Catégorie : Société

  • Ovoula Lepembe, 28 ans, localise des pharmacies de garde en Afrique

    Ovoula Lepembe, 28 ans, localise des pharmacies de garde en Afrique

    Pour répondre au manque d’informations médicales et de conseils de santé, Ovoula Lepembe a mobilisé des fonds pour concevoir une application dénommée Lisungui Pharma. Son objectif est aussi de permettre aux utilisateurs de pouvoir localiser des pharmacies de garde.

    Ce jeune entrepreneur de 28 ans confie que Lisungui permet de connaître les prix des produits disponibles dans les pharmacies. Les patients ont surtout la possibilité d’être alertés par l’application dans le but de bien respecter la posologie de leurs médicaments.

    le Congolais Rufin Ovoula Lepembe  est sans cesse préoccupé par le développement de l’Afrique. Il est diplômé en management des entreprises et trouve que de grandes innovations doivent être faites dans le domaine de la santé sur le continent. Son application est déjà utile à plus de 1000 personnes dans cinq pays (Congo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cameroun et Sénégal) du continent. Lisungui peut être utilisée pour détecter les pharmacies de garde dans un rayon de 10 km.

    Depuis la conception de Lisungui Pharma en 2015, l’application a remporté en 2016 le premier prix du concours d’entreprise de la fondation congolaise Perspectives.

    Sélectionné dans le cadre de la 4e édition du programme de la Fondation Tony Elumelu, l’entrepreneur envisage augmenter le nombre d’utilisateurs avec une bonne promotion autour de Lisungui Pharma. Ovoula Lepembe compte surtout intégrer de nouveaux services à sa startup, notamment un service de livraison.

  • Yapili, la médecine 2.0 du Botswana fait des prouesses

    Yapili, la médecine 2.0 du Botswana fait des prouesses

    Depuis mai 2017, cette startup botswanaise veut rendre plus accessibles les informations médicales et les conseils de santé. Fondé par quatre jeunes entrepreneurs de l’Afrique de l’Est, Yapili est une plateforme web peer-to-peer et une application Android offrant de nouvelles opportunités pour de nombreux Africains de se connecter aux professionnels de la santé locaux et occidentaux de manière efficace et confidentielle.

    Les responsables veulent contribuer à un service de qualité sur le continent. Les populations sont parfois éloignées des centres de santé et doivent souvent parcourir de longues distances pour rencontrer un agent de santé. « Nous avons donc pensé tirer profit de la technologie mobile pour élargir l’accès au soin de santé », soutiennent-ils.

    Yapili compte plus de 1000 utilisateurs et collabore avec une centaine de médecins. La plateforme offre un accès anonyme et sécurisé à ses utilisateurs. Depuis son lancement, elle est utilisée par des patients diabétiques, des hypertendus et des femmes enceintes. Yapili a permis aussi à de nombreuses personnes d’avoir accès à des conseils sur le planning familial, le VIH Sida, les soins primaires ou encore les maladies mentales.

    En octobre 2017, la plateforme a remporté le prix du meilleur film du Spindle’s Public Award lors du Partos Innovation Festival d’Amsterdam. Un mois après, YAPILI a remporté le Seedstars Gaborone 2017 Startup Competition et devrait représenter le Botswana au Global Seedstars Summit en Suisse durant ce mois d’avril.

  •  Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

     Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

    Passionné de technologie, cet entrepreneur a fondé Langbot, une startup qui s’est spécialisée dans le domaine des langues. Langbot a pour objectif de faciliter l’apprentissage des langues grâce à l’utilisation des robots, des bots. « J’ai toujours été intéressé par l’apport de la technologie à la langue », explique Nati Gossaye.

    Diplômé en informatique, celui qui estime que les langues peuvent être mieux cernées grâce à la technologie a déjà travaillé dans des entreprises en tant que développeur ou sur des projets mobiles et web.

    L’entrepreneur a eu l’idée de créer sa startup quand il apprenait le français. « J’utilisais aussi des applications pour m’aider à apprendre le français. Je n’avais pas assez progressé. J’ai donc commencé par travailler sur Langbot que j’ai soumis au Messenger Bot Challenge pour le Moyen-Orient et l’Afrique lancé par Facebook. J’ai ensuite gagné 20 000 $ », affirme-t-il.

    Pour réaliser son projet, Nati Gossaye collabore avec un de ses camarades diplômés en linguistique et qui a développé diverses méthodologies pour l’acquisition de la langue. La startup peut surtout compter sur des partenariats. « Nous avons conclu un partenariat avec la plus grande école française d’Éthiopie, Alliance Ethio-Francaise, et avons mené avec succès des tests utilisateurs avec leurs étudiants », souligne Nati Gossaye qui confie vouloir vulgariser au cours de l’année les avantages de Langbot.

  • Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Depuis plusieurs mois cette startup kenyane s’est donné pour objectif de rendre plus facile l’apprentissage des cours à chaque enfant en Afrique subsaharienne. M-Shule est la première plateforme d’apprentissage adaptatif en Afrique accessible aux étudiants par SMS.

    M-Shule a été créé par Claire Mongeau. Cette entrepreneure a d’abord travaillé dans des écoles privées à faible coût en Inde et au Kenya, avec des étudiants des réserves indigènes aux États-Unis. L’entrepreneure explique que ces années d’expérience lui ont permis de se rendre compte qu’il y a des familles et des éducateurs qui aimeraient mettre à la disposition de leurs enfants ou élèves un moyen simple d’apprentissage.

    La startup se base sur les innovations technologiques utiles au secteur de l’éducation. Elle fournit ainsi un tutorat personnalisé à chaque étudiant sur le continent. M-Shule utilise l’intelligence artificielle pour analyser ce que l’apprenant sait. Cette technique permet de définir le profil d’apprentissage ou le besoin éducatif de l’apprenant. L’objectif est de fournir aux apprenants, grâce à la messagerie, ce qui leur est nécessaire.

    M-Shule est dirigé par Claire Mongeau et neuf autres collaborateurs spécialisés dans l’éducation, la technologie et les affaires. M-Shule rédige des rapports aux parents et aux écoles qui bénéficient de ses services. Ces rapports rendent compte des avancées et sont à l’origine des améliorations à apporter aux offres de formation.

    La startup a déjà travaillé avec 400 apprenants de 15 écoles à faible revenu à Nairobi. Depuis, M-Shule voit ses utilisateurs augmenter significativement. Claire Mongeau et son équipe veulent désormais mettre l’accent sur le développement de produits et l’échelle à travers le Kenya, et ensuite à travers le continent.

  • BeSpecular: l’application qui prête des yeux aux malvoyants africains

    BeSpecular: l’application qui prête des yeux aux malvoyants africains

    Il y a deux ans, Chris Venter, un Sud-Africain, a perdu la vue à cause d’un virus contracté lors d’un voyage.

    Ancien chef, il était déterminé à continuer à cuisiner. Pour ce faire, il a dû réapprendre à naviguer dans une cuisine et même à couper des oignons. S’il veut verser du lait, il a un appareil qui émet un bip lorsque le verre est presque plein. Mais il y a encore des obstacles, comme voir la couleur de l’oignon, ou la date d’expiration du lait. C’est en cela que l’application BeSpecular se montre utile.

    En effet, BeSpecular relie cet utilisateur à des bénévoles du monde entier qui veulent prêter leurs yeux aux aveugles. « La première fois que je l’ai utilisé, j’étais sur le point de couper un oignon et j’étais incertain si c’était un oignon blanc ou rouge que j’avais pris, alors j’ai pris une photo », a témoigné le blogueur de 43 ans. Ensuite, une fois la demande soumise, une poignée de volontaires, appelés « sightlings », reçoivent une notification sur leur smartphone. « Il m’a juste fallu environ 30 secondes avant que j’aie la première réponse » ajoute l’utilisateur.

    Réduire le poids de la cécité

    Dans le monde, l’Organisation du monde pour la santé estime à 285 millions le nombre de personnes  malvoyantes. Parmi ceux-ci, 39 millions sont aveugles et 246 millions ont une basse vision. Pis, environ 90% de ceux-ci vivent dans des pays à faible revenu ou dans les pays en développement. Un vaste champ de personnes ayant besoin d’aides.

    BeSpecular, lancé à l’occasion de la Journée mondiale de la vue le 13 octobre 2016, compte jusqu’à présent environ 15 000 abonnés, avec une répartition à peu près égale entre les malvoyants et les bénévoles, selon l’entreprise basée à Johannesburg, en Afrique du Sud.

    L’idée de l’application a été conçue à l’Université de Stanford en 2014, où le PDG Stephanie Cowper et le directeur technique Giacomo Parmeggiani étaient des camarades de classe. «Nous voulions avoir un impact important sur la vie des gens en utilisant la technologie», explique M. Cowper.

    Selon les concepteurs, l’application utilise un algorithme pour connecter les bonnes personnes, un peu comme une application de rencontres. Les demandes sont envoyées à des bénévoles d’âge et d’emplacement physique similaires aux malvoyants, explique M. Cowper.

    Si BeSpecular n’est pas la seule application qui aide les malvoyants, elle est actuellement la seule basée en Afrique. Du Japon à la Finlande en passant par le Mexique, BeSpecular a des utilisateurs dans plus de 50 pays à travers le monde, selon la société.

  • Juges, avocates : ces femmes incontournables du Droit en Afrique

    Juges, avocates : ces femmes incontournables du Droit en Afrique

    En Afrique, ces dernières années, nombre de femmes ont fait des avancées significatives dans le secteur juridique, où les postes les plus importants sont encore largement dominés par les hommes. Mais il est clair qu’elles sont de plus en plus en mesure de choisir leur propre parcours et le nombre de femmes africaines en droit augmente régulièrement.

    Voici-en 7 qui inspirent sur tout le continent.

    Amina Augie – Nigeria

    Le 7 novembre 2016, la juge Amina Augie a été assermentée comme juge de la Cour suprême du Nigéria (SCN), la plus haute juridiction du pays. Cela fait d’elle, la sixième femme à y siéger, sur les quelque 104 juges actuels et anciens de la Cour.

    Amina Augie a obtenu son diplôme de premier cycle en droit à l’Université d’Ife, a poursuivi ses études à la Nigerian Law School et s’est qualifiée comme avocate. Après avoir terminé le service national de la jeunesse obligatoire dans l’État de Sokoto, elle s’est inscrite à l’Université Ahmadu Bello de Zaria pour faire une maîtrise en droit. Nantie d’un diplôme de maîtrise en criminologie et des sujets connexes à l’Université de Lagos, elle est également certifiée par le Chartered Institute of Arbitrators Nigeria et l’Institute of Advanced Legal Studies. Amina Augie a déjà rédigé et publié plus de 70 articles de conférences, articles et chapitres de livres sur divers aspects de la loi, en mettant l’accent sur les droits de la personne.

    Aisha Zumo Bade – Tanzanie

    Titulaire d’un baccalauréat en droit et lettres de l’Université de Dar es-Salaam, Aisha Bade a débuté comme stagiaire dans les cabinets d’un avocat foncier de renom en Tanzanie. Elle a ensuite étudié en Nouvelle-Zélande et y a travaillé comme juriste avant de retourner en Tanzanie pour occuper un poste au ministère des Terres du pays.

    Aisha Zumo Bade a ensuite fondé Chipeta Bade and Associates, et plus tard Bade Attorneys. Elle est actuellement associée chez Leo Attorneys à Dar es-Salaam et préside l’Association des femmes juristes tanzaniennes. Mme Aisha est membre du conseil de la Tanganyika Law Society, de l’East Africa Law Society et de la Tanzania Women Lawyers Association où elle a déjà été responsable du travail de plaidoyer, des cliniques d’aide juridique et de la collecte de fonds.

    Ntyam Ondo Mengue — Cameroun

    Image result for Ntyam Ondo Mengue — Cameroun

    Ntyam Ondo Mengue est Camerounaise. Elle a été élue juge de la Cour africaine pour un mandat de six ans lors du 27e Sommet de l’UA qui s’est tenu en juillet 2016 à Kigali, au Rwanda. Titulaire d’un diplôme de l’École normale d’administration et de magistrature et d’une licence en droit privé, Ntyam Ondo Mengue a travaillé dans le système judiciaire du Cameroun depuis 1982, occupant plusieurs postes clés, tel que la présidente du tribunal d’instance de Yaoundé, vice-présidente de la Cour d’appel, présidente de la Section des Contrats administratifs de la Cour de la Cour Suprême du Cameroun.

    Bensaoula Chafika — Algérie

    Élue juge à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples en janvier 2017 lors de la 28e Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine pour un mandat de six ans, Bensaoula Chafika est une Algérienne bien connue dans son domaine. Spécialiste du droit public, elle est actuellement enseignante à l’École nationale de la magistrature d’Algérie.

    Elle a occupé plusieurs postes clés dans la magistrature et l’administration de l’Algérie, notamment celui de juge aux chambres criminelles pour les affaires impliquant des délinquants, juge à la Cour d’appel, membre du conseil d’administration de l’Institut de droit et justice, etc.

    Solomy Balungi Bossa – Ouganda

    Image result for Solomy Balungi Bossa - Ouganda

    La juge Solomy Balungi Bossa est Ougandaise. Elle a été élue juge de la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples en juin 2014, pour un mandat de six ans. Avec plus de vingt-sept ans d’expérience juridique et judiciaire au niveau national, régional et international, Solomy Balungi Bossa possède une expérience considérable dans la pratique judiciaire internationale, les droits de l’homme internationaux, le droit international humanitaire, le droit pénal international et le droit constitutionnel.

    Elle a reçu divers prix en reconnaissance de ses services distingués en tant que juriste, juge et défenseure des droits de la personne. De par le passé, elle a été juge à la Haute Cour en Ouganda pendant seize ans (1997-2013). Elle a aussi travaillé à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est pendant cinq ans, au Tribunal pénal international des Nations Unies pour le Rwanda (UNICTR) durant neuf ans et demi et sert actuellement de juge à la Cour d’appel de l’Ouganda.

    Fatoumata Dembélé Diarra – Mali

    Fatoumata Dembélé Diarra a obtenu une licence en droit de l’homme de l’Université de Dakar, une maîtrise en sciences juridiques de l’école nationale d’administration de Bamako, ainsi qu’un diplôme de l’école nationale de droit de Paris.

    Membre importante du Mouvement démocratique malien, Mme Diarra a été nommée juge à la Cour pénale internationale (CPI) en mars 2003. Elle a précédemment occupé les fonctions de directrice nationale du département de la justice du Mali et de présidente de la chambre d’appel de Bamako. La fondatrice du Centre Pro Bono pour les femmes et les enfants au Mali a longtemps été un leader dans la défense des droits des couches vulnérables.

     

  • Nomfundo Mcoyi, 43 ans, contrôle l’industrie funéraire en Afrique du Sud

    Nomfundo Mcoyi, 43 ans, contrôle l’industrie funéraire en Afrique du Sud

    Nomfundo Mcoyi est connue dans son pays comme l’une des principales femmes d’affaires dans le secteur funéraire, réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 50 millions de rands. En 2004, elle a démissionné de son poste d’enseignante pour se concentrer sur une activité de traiteur. Cinq ans après, cette mère de cinq enfants divorce. Elle décide par la même occasion de créer son entreprise, Icebolethu Funeral Services, avec seulement cinq employés. « Je ne pouvais pas laisser tomber mes enfants, je devais travailler et les soutenir», explique-t-elle.

    L’entrepreneure se rappelait avoir éprouvé de difficultés au début. Sans voiture et sans morgue, elle a misé sur la location d’espace de stockage dans un autre salon funéraire. « Je louais aussi leurs véhicules pour des funérailles », précise-t-elle. En neuf ans, Nomfundo Mcoyi a élargi son entreprise en sept divisions pour en faire un guichet unique offrant des services funéraires, des services de restauration, des bouquets de fleurs et des funérailles. Aujourd’hui, l’entreprise emploie environ 500 personnes et dispose d’un centre d’appel ultramoderne à Durban.

    Réussite

    Avec une cinquantaine de succursales sur le territoire, Icebolethu s’est aussi installé à l’étranger. L’entreprise a ouvert un bureau au Royaume-Uni. Des Sud-africains morts à l’étranger sont ainsi rapatriés grâce au service de Icebolethu Funeral Services. « Nous collaborons également avec un fournisseur de services funéraires au Zimbabwe », ajoute la responsable.

    « Je ne veux rien faire en dehors de mon activité principale de funérailles. Je crois que mon entreprise est unique parce que nous sommes un guichet unique; vous trouvez tout avec le groupe Icebolethu », dit-elle. Chaque semaine, son entreprise facilite l’organisation de plus de 40 enterrements. « Notre image de marque unique, combinée à une offre de service toujours excellente, nous a permis de capturer une grande partie d’un marché sud-africain hautement concurrentiel », justifie-t-elle.

    Modèle

    Malgré son succès, l’entrepreneure insiste : « Pour moi, il ne s’agit pas de gagner de l’argent, mais de résoudre les problèmes des gens et de donner des funérailles dignes ». Nomfundo Mcoyi a été finaliste aux Premier Business Awards nationaux d’Afrique du Sud dans la catégorie Women in Business en 2013. En 2016, Nomfundo Mcoyi a remporté le prix de l’entreprise funéraire de l’année 2016 dans le secteur financier.

    La Sud-africaine a été également sacrée entrepreneure de l’année 2017 dans la catégorie « moyennes entreprises ». Passionnée par le mentorat des jeunes, et en particulier des filles, l’entrepreneure leur vient en aide. Nomfundo Mcoyi a également mis en place un programme de mentorat, Rhoda Girls, qui permet à des filles d’être encadrées par des coaches pour les aider à réaliser leur potentiel.

     

     

  • Afrique du Sud: des jouets pour rendre le système éducatif plus efficace

    Afrique du Sud: des jouets pour rendre le système éducatif plus efficace

    Est-il avantageux d’apprendre en s’amusant ? Pour ces deux entrepreneurs, la question ne se pose pas. Terry Pheto et Mampho Brescia en sont convaincues. Les deux entrepreneurs estiment nécessaire de laisser à la disposition des enfants des outils qui peuvent leur permettre de s’amuser et d’apprendre. À cet effet, elles ont lancé Let’s Learn Toys, un magasin de jouets éducatifs en ligne. « Nous pensons qu’il faut offrir aux jeunes des jouets qui leur permettront d’apprendre. Il leur faut des jeux qui peuvent les aider à saisir des informations significatives qui les aideront à grandir », expliquent celles qui étaient plus connues dans le monde du cinéma et de la télévision.

    Avant de lancer leur magasin en ligne en août 2017, les deux Sud-Africaines expliquent qu’ils ont découvert « la dure réalité du système éducatif de leur pays ». « Quand nous avons regardé les statistiques et le classement du système éducatif sud-africain en comparaison avec d’autres pays, nous étions vraiment secoués. Nous nous sommes alors demandé comment nous pouvions donner aux enfants un accès aux outils éducatifs qu’ils pourraient utiliser pour conquérir le monde un jour », affirment-elles.

    Une gamme de produits

    « Je pense qu’il y a toujours un besoin d’éducation. Les tendances vont et viennent, mais nous voulions quelque chose qui mette en valeur une nouvelle façon d’apprendre », considère Mampho Brescia qui ajoute : « Nous ne pouvons pas nous contenter du fait que 30% (comme un laissez-passer) est suffisant. Que font les enfants tout le temps? Cela signifie qu’ils jouent, alors pourquoi ne pas leur donner des jouets qui amélioreront leurs connaissances? »

    En quelques mois, les deux entrepreneurs multiplient alors leurs recherches, s’associent avec des fournisseurs, enregistrent leur société et démarrent leurs activités. Let’s Learn Toys a plus de 2 000 produits, qui proviennent des meilleurs fournisseurs du monde entier. Le prix varie entre 29 rands et 7000 rands en fonction du type de jouet. Dans leur magasin, il existe des jouets destinés aux enfants âgés de 12 mois à 18 ans. Des jouets existent également pour des enfants handicapés.

    Transformer l’éducation

    « Pour les enfants plus âgés, nous mettons l’accent sur la littérature, les mathématiques, les sciences et la technologie. Pour les groupes d’âge plus jeunes, les jouets sont organisés pour s’assurer que les enfants améliorent leur pensée et leur puissance cérébrale », déclare Terry Pheto. Let’s Learn Toys propose des produits qui développent les habiletés motrices fines et globales et qui offrent aux enfants des moyens tactiles d’apprendre et de progresser grâce à des jeux de rôles imaginatifs et au développement du comportement cognitif.

    Depuis près d’un an, elles confient recevoir des témoignages de parents heureux du progrès de leurs enfants. Seule entreprise du pays à se positionner dans ce domaine, Let’s Learn Toys veut donner « le meilleur aux Sud-Africains ». En attendant, les deux entrepreneurs veulent influencer les habitudes d’achat des parents, réfléchir profondément à ce qu’ils investissent dans le développement de leurs enfants. Confiantes, Terry Pheto et Mampho Brescia croient à un succès de leur entreprise. Elles veulent inspirer d’autres entrepreneurs du continent à leur emboiter le pas dans le domaine.

  • Le Ghanéen Virgil Abloh nommé directeur artistique chez Louis Vuitton [Portrait]

    Le Ghanéen Virgil Abloh nommé directeur artistique chez Louis Vuitton [Portrait]

    Virgil Abloh, fondateur de la marque de haute surette Off-White et directeur artistique de longue date de l’artiste américian Kanye West, sera le prochain directeur artistique des vêtements pour hommes de Louis Vuitton, l’une des maisons européennes les plus anciennes et les plus puissantes du luxe.

    Virgil Abloh devient le premier directeur artistique afro-américain de Louis Vuitton et l’un des rares designers noirs au sommet d’une maison patrimoniale française.

    « Cette opportunité de réfléchir à ce que le prochain chapitre du design et du luxe signifiera pour une marque qui représente le summum du luxe a toujours été un objectif dans mes rêves les plus fous », a déclaré le designer, qui ajoute qu’il prévoit de déménager avec sa famille à Paris pour prendre le poste chez la plus grande marque de l’écurie LVMH.

    « Virgil est incroyablement bon pour créer des ponts entre le classique et les tendances », a déclaré Michael Burke, directeur général de Louis Vuitton. Les deux hommes se sont rencontrés il y a environ 12 ans lorsque M. Abloh a passé six mois à Fendi chez Kanye West, où M. Burke était alors le directeur général.

    Qui est Virgil Abloh ?

    Virgil Abloh est directeur créatif de Off-White et consultant pour Kanye West.

    A 37 ans, cet américain d’origine ghanéenne de première génération, élevé dans l’Illinois, est largement considéré comme l’un des grands acteurs de mode; un maître de l’utilisation de l’ironie, de la référence et du clin d’œil (plus la célébrité, la musique, le digital et le hype), pour recontextualiser le familier et lui donner une aura de monnaie culturelle.

    En dépit de l’absence d’éducation formelle à la mode, M. Abloh architecte de formation, a fondé Off-White, une référence à sa croyance selon laquelle les vieilles barrières tombent en panne. Une décennie après sa première rencontre avec M. West, Virgil Abloh est devenu son partenaire créatif.

    En 2015, Off-White était finaliste du prix LVMH Young Designers. M. Abloh sera le premier finaliste de LVMH à assumer un rôle majeur dans la conception d’une marque LVMH. L’année dernière, M. Abloh a reçu le prix Urban Luxe lors des British Fashion Awards.

    Champion de la collaboration croisée, M. Abloh a travaillé avec des noms aussi variés que Nike, Jimmy Choo, Moncler et, avec un projet à venir, Ikea. Plus récemment, il a fait équipe avec Takashi Murakami, un collaborateur fréquent de Vuitton, pour un spectacle à la galerie Gagosian à Londres. «D’une certaine manière, tout mon travail a consisté à me convaincre d’assumer un rôle comme celui-ci», a déclaré M. Abloh.

    Il est vraisemblable que M. Abloh pourrait être l’homme qui rendra les vêtements pour hommes de Louis Vuitton plus pertinents pour la génération du millénaire.

    Abloh a également déclaré qu’il allait se concentrer sur la façon dont la marque communiquait avec ses consommateurs, notamment la sortie des produits, le défilé et la façon dont elle interagissait avec l’atmosphère politique mondiale.

    Certainement, Vuitton lui donnera une plateforme plus grande que celle qu’il a eue. Les vêtements pour hommes ne sont actuellement vendus que dans environ 150 des 450 magasins Vuitton dans le monde, bien que l’entreprise prévoie de les augmenter de 25 à 28 magasins. Il y a également 13 magasins pour ‘’hommes autonomes’’, et six autres sont prévus cette année, selon M. Burke.

    Bien que LVMH n’étale pas la performance spécifique de la marque, M. Burke a déclaré que le secteur des vêtements pour hommes avait connu une croissance à deux chiffres et «connu une excellente année 2017».

    Toutefois, M. Abloh va continuer à diriger Off-White. « Off-White, c’est 17 ans de moi-même, alors que Vuitton est pour la 37e année », at-il confié.

  • Nigeria: il quitte son métier de banquier pour servir les enfants défavorisés

    Nigeria: il quitte son métier de banquier pour servir les enfants défavorisés

    Pour le jeune entrepreneur nigérian Otto Orondaam, donner aux enfants une bonne éducation vaut plus que de gagner des millions.

    L’histoire de Orondaam Otto est celle d’un jeune nigérian promis à un destin fort opulent, qui a finalement renoncé à être un médecin et un banquier pour suivre son cœur. « J’allais devenir médecin, mais à un moment donné, je me suis rendu compte que ce n’était pas seulement par la médecine que l’on pouvait avoir un impact sur la société », confie M. Orondaam.

    L’entrepreneur social âgé de 30 ans est le fondateur de Slum2School Africa, une initiative sociale qui fournit des services d’éducation et de santé aux enfants défavorisés. « J’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de problèmes qui nous affectaient. Je ne me sentais pas à l’aise de voir et de me plaindre de ces réalités sans rien y faire », dit-il.

    De la banque aux rues nigérianes

    Image result for Otto Orondaam

    Après avoir obtenu son premier diplôme en anatomie humaine à l’Université de Port Harcourt au Nigeria, Otto Orondaam a poursuivi avec une maîtrise en gestion de projet du SCFP, au Royaume-Uni. Il a également obtenu un certificat en changement social, innovation et entrepreneuriat social de l’Université pour la paix, mandatée par les Nations Unies, au Costa Rica. Mais, c’est en travaillant dans une grande institution financière qu’Otto a découvert son amour pour l’entrepreneuriat social.

    « J’avais regardé un documentaire sur la BBC intitulé » Welcome to Lagos « et il représentait le Nigeria d’une manière négative, ce qui me faisait tellement mal. Je me suis demandé : “Pourquoi la BBC ferait-elle un documentaire sur Lagos et le seul endroit qui leur convenait était un bidonville à Makoko ?” se demande Otto.

    Mais c’est en se rendant dans cette localité que le Nigérian se rend à l’évidence des difficultés dans cette zone. “J’ai vu des élèves sans vêtements et la plupart des enfants n’allaient pas à l’école et c’était une journée d’école”, décrit-il.

    En effet, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Nigéria compte environ 10,5 millions d’enfants non scolarisés, soit le nombre le plus élevé au monde. Le pays compte également 71 % de la population qui vit avec moins d’un dollar par jour. Otto savait qu’il devait prendre des mesures drastiques.

    L’entrepreneur décide alors de démissionner de son travail et de prendre ce fléau à bras le corps. Depuis, il a travaillé avec plus de 3000 jeunes dans plus de 25 pays et a pu fournir des bourses d’études à 650 jeunes et plusieurs autres programmes de soutien médical et psychosocial à plus de 4000 élèves.

    L’année dernière, la startup a lancé une campagne de collecte de fonds, le #1000Dreams, afin de soutenir les enfants déjà inscrits pour les garder à l’école et veiller à ce qu’ils reçoivent une éducation de bonne qualité. L’objectif poursuivi est de scolariser chaque année environ 1000 élèves.

    Slum2School a commencé avec 118 enfants dans sa première année, soutenue avec des économies propres de l’initiateur du projet.

    Depuis le lancement de Slum2School Africa en 2012, l’organisation a remporté plus de 15 prix nationaux pour ses stratégies novatrices, son orientation vers le développement communautaire, son style de leadership, sa motivation pour les jeunes et son impact social.  Slum2School a aussi obtenu environ 5 000 bénévoles.

    L’initiative a déjà valu à Otto d’être reconnu par l’ancien gouverneur de l’État de Lagos, Babatunde Fashola, comme le membre le plus remarquable du corps de l’État de Lagos pour l’impact social créé dans l’État en 2011/2012.

    Toutefois, l’entrepreneur ne veut pas encore appeler cela un succès. « Le succès pour moi n’est pas une destination, mais le voyage lui-même. Cela fait que la vie de quelqu’un d’autre vaut la peine d’être vécue tous les jours », soutient-il.