Catégorie : Sport

  • Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    A 27 ans, c’est beaucoup de barrières que Salma al-Majidi a du briser pour devenir la première coach d’un club de foot masculin au Soudan, pays majoritairement musulman et conservatiste.

    À la Fédération internationale de football association (FIFA), Salma al-Majidi est présentée comme la première femme arabe et soudanaise à prendre en charge une équipe d’hommes dans le monde arabe.

    Fille d’un policier à la retraite, la jeune soudanaise n’a jamais caché son amour pour le football. « Pourquoi le football? Parce que c’est mon premier et dernier amour », dit-elle à tout curieux. En effet, c’est depuis l’âge de 16 ans que cette célibataire s’intéresse à ce sport. Elle était souvent spectatrice à l’entraînement de l’équipe de son frère à l’école. Séduite par les instructions du coach et ses gestes, Salma al-Majidi réalise très tôt qu’elle était destinée à cette activité. D’abord, elle a rêvé d’être joueuse, et finalement elle est devenue coach du fait que le Soudan n’a toujours pas d’équipe féminine, confie-t-elle. Dès lors, elle pousse loin sa curiosité, quitte à discuter chaque temps après l’entrainement avec le coach qui décide finalement de lui donner une chance.

    Après plusieurs formations et des diplômes, la « Sister coach », comme elle est nommée, devient entraîneuse de football à plein temps, avec une rémunération similaire à celle de ses homologues masculins. Elle a notamment coaché les clubs masculins de 2e ligue Al-Sasr, Al-Nahda, Al-Mourada…

    En 2015, la BCC classe la Soudanaise parmi les 100 femmes qui inspirent.

    Débuts compliqués

    Voile sur la tête, sifflet à la bouche et vêtements de sport… Les débuts ont été compliqués pour Salma al-Majidi. Imposer son autorité en tant que femme dans un pays conservatiste musulman n’est pas chose aisée. « Il y a des garçons qui refusent de m’écouter », explique-t-elle. Et d’ajouter, «  ils disaient appartenir à une tribu qui croyait que les hommes ne devraient jamais prendre leurs ordres auprès d’une femme. Il a fallu des mois pour qu’ils m’acceptent ». Aujourd’hui, l’entraineuse est fière de son parcours, et ses joueurs aussi.

    Son père ne le cache pas. Parler de la passion de sa fille à ses proches a été difficile. « Mon message aux hommes en général est de donner une chance aux femmes de faire ce qu’elles veulent », lance Salma al-Majidi. Elle espère inspirer d’autres jeunes filles à persévérer pour faire ce qu’elles aiment.

    Pour le moment, elle est déterminée à réussir et à évoluer pour entraîner une équipe internationale un jour. Ou alors, l’équipe nationale féminine du Soudan.

  • Hamidou Msaidie, un Comorien « magicien » au Real Madrid

    Hamidou Msaidie, un Comorien « magicien » au Real Madrid

    18 avril 2017, en Champion’s League européen, le Real Madrid affronte le Bayern Munich, match retour de la manche des quarts de finale. On joue alors la 112e minute quand le jeune espagnol Marco Asensio vient de marquer le quatrième but des Merengues. Sur le banc, l’entraineur Zinedine Zidane célèbre le but avec son adjoint David Bettoni, puis un autre… Hamidou Msaidie, un membre du staff madrilène dont bien de supporters ignorait jusque-là l’existence, encore moins le rôle.

    Difficile connexion… même à Usain Bolt

    A Madrid et dans son pays, Hamidou Msaidie est d’une discrétion légendaire. Très peu savent de lui, et il est connu pour ne pas faire bon ménage avec les médias. La presse ne connaît pas son âge. Tout juste, soupçonne-t-on qu’il aurait collaboré avec la Fédération française de football. Pourtant, Hamidou est une fierté comorienne, un sportif de haut niveau qui a pu se hisser dans le staff de l’un des meilleurs clubs au monde. « Il faut toujours parler au conditionnel avec lui » rassurent ses proches.

    « Je le connais de nom. J’étais venu l’année dernière pour Real Madrid-Manchester City. On voulait le voir par courtoisie… On n’a pas pu » explique Amir Abdou, le sélectionneur national des Comores.

    La situation a été pareille avec la journaliste Élie-Dine Djouma. La rédactrice du quotidien comorien Al-Watwan n’a jamais réussi à approcher l’adjoint de Zidane. « J’ai déjà écrit plusieurs articles sur lui malgré la difficulté à recueillir des infos le concernant » confie-t-elle.

    « Il est tellement méconnu que, lors de la dernière finale de la Ligue des champions, il était à côté de Zidane au bord de la pelouse et certains l’avaient pris pour un ramasseur de balles », raconte Moussa Fayssoil, directeur de la communication de la Fédération comorienne de football.

    Plus encore, Usain Bolt a cédé face à lui après au moins six années de demandes répétées. Hamidou Msaidie n’a toujours pas accepté. Dans le travail, Msaidie sait préserver ses secrets. C’est peut-être son premier atout.

    Un spécialiste de la réathlétisation

    S’il est moins connu que son collègue David Bettoni, une petite enquête révèle que ce Comorien originaire de Mitsamiouli est en fait un compagnon de route de Zidane depuis la Castilla, l’équipe réserve du Real.

    Dans les documents officiels comme sur le site du club, Hamidou Msaidie est présenté simplement comme un « adjoint », au même titre que Bettoni, et ce, même si dans les faits, son rôle est légèrement différent. En effet, Hamidou est essentiellement axé sur la réathlétisation des joueurs. En clair, il aide les blessés à revenir en forme.

    Toutefois, une vidéo sur Internet de Msaidi le présente comme un expert de la fasciathérapie. «Le principe est de se faire soigner même quand ça va », s’amuse-t-il dans cette interview. Le traitement consiste à détendre, à assouplir les fascias, les tissus, qui sont parfois tendus, parfois trop courts, parfois trop durs. Une technique nouvelle qui permet aux joueurs de mieux et vite récupérer.

    Sur le chemin de Madrid

    Selon Élie-Dine Djouma, à la base, Hamidou était un kiné de formation qui avait son cabinet en Ile-de-France. Sa rencontre avec Zidane remonte  en 1998, quand le joueur français en compagnie de quelques amis avait sollicité son service. Intervention appréciée, Zidane enverra vers lui plus tard l’un de ses fils.

    «Msaidie a assuré et Zizou est tombé sous le charme. Définitivement », rassure la journaliste. Ce succès sera le principal critère sur lequel Zidane se basera pour le sélectionner, une fois que l’ancien numéro 10 de l’Équipe de France va atterrir à Castilla, la formation jeune des clubs de Madrid. Puis, Hamidou va grimper les échelons, au même rythme que l’entraîneur français.

    Hamidou Msadié assure son poste aux côtés du champion du monde 1998 avec David Battoni. Il a intégré la formation A sous la houlette de Zinedine Zidane. L’ancien meneur de jeu des galactiques a été officiellement nommé entraineur du club le 4 janvier dernier 2016 à la place de Rafael Benitez. « C’était après la nomination de Zizou que le Français a fait appel à son kinésithérapeute personnel », rappelle Fayssoile Moussa, chargé de communication de la Fédération de football comorien.

    Depuis qu’il travaille à Madrid, Zidane lui fait confiance. Les résultats de l’équipe lui donnent sans doute raison.

    Vie privée, black-out

    Chez lui à Mitsamihuli au nord de Ngazidja, son père, Mohamed Msaidié, un ancien militaire de l’armée française, a fêté le succès de son fils pendant plus de vingt-quatre heures, quand le Real Madrid a gagné pour la douzième fois la Ligue des Champions en 2017.

    Hamidou est le tout premier Comorien qui progresse en Liga, championnat professionnel espagnol. Dans son pays, les Comores, il reste une référence et une source d’inspiration pour nombre de jeunes joueurs qui rêvent encore d’atterrir à la Maison-Blanche.

     

     

     

  • Coupe du monde 2026: le Maroc, ce pays qu’il faut soutenir

    Coupe du monde 2026: le Maroc, ce pays qu’il faut soutenir

    Après l’Afrique du Sud en 2010, c’est au tour du Maroc de rêver de l’organisation d’une coupe du monde. Alors que le royaume se confronte à des concurrents sérieux, il y a de quoi nourrir les espoirs.

    Le 13 juin prochain, le nom du (des) pays hôte (s) de la Coupe du monde 2026 sera annoncé par la Fédération internationale de football (FIFA). La candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 2026 a été officiellement présentée en mars. Depuis, tout le Royaume s’est mobilisé pour que ce rêve devienne réalité. En effet, pour ce pays nord-africain de 35 millions d’habitants, c’est la cinquième tentative de remporter l’organisation d’une Coupe du monde. Après les échecs de 1994, 1998, 2006 et 2010, le Maroc espère enfin devenir la deuxième nation africaine à accueillir ce championnat.

    La grande concurrence

    L’offre du Maroc se heurte au bloc des États-Unis, du Mexique et du Canada. Dans le royaume, les autorités sont convaincues : il faudra beaucoup de travail pour tâcher de convaincre les 207 fédérations internationales afin d’obtenir des votes. Cependant, contrairement aux tentatives précédentes, le Maroc fera tout pour éviter de répéter les mêmes erreurs qui l’ont empêché d’accueillir des événements passés.

    Malgré la forte concurrence, la candidature marocaine a plusieurs atouts. Cette fois, plus que jamais auparavant, l’effort marocain est fort et présente toutes les caractéristiques pour ramener l’épreuve de la Coupe du Monde en Afrique en 2026.

    Stratégies

    Les autorités marocaines estiment que leur offre reste un projet fort grâce à la position géographique du royaume, au cœur de la carte du monde. Sa sécurité par rapport aux pays de la région, et l’expérience accumulée dans l’organisation des compétitions internationales vont prouver qu’ils sont prêts. « Le Maroc se trouve à 14 kilomètres de l’Europe et le fuseau horaire joue en sa faveur. Les fans de football découvriront un pays tolérant, authentique et passionné de football », a déclaré Moulay Hafid Elalamy, président du comité d’organisation.

    Le royaume chérifien peut également tabler sur un aspect important : s’il venait à abriter la compétition, les pays européens, asiatiques et africains pourront regarder quatre matches par jour, ce qui représente plus de 50% des revenus des droits TV.

    Mais au-delà de cet aspect, le Maroc est revenu au premier plan avec le changement de présidence à la tête de la Fédération marocaine de football. Le nouveau dirigeant de la fédération, Faouzi Lekjaa est très proche du numéro 1 de la CAF, le malgache Ahmad Ahmad, désireux lui aussi de mettre l’Afrique au sommet de l’affiche du football mondial. Il voit en le Maroc, l’ambassadeur parfait. Mais pas que.

    Le Marco a aussi positionné tant de stars africaines comme ambassadeurs de sa candidature, notamment Samuel Eto’o et Didier Drogba. « De 1930 à 2030, le continent africain n’a organisé qu’une seule fois la Coupe du Monde. Il ne doit pas rester dans la marge », a lancé Faouzi Lekjaa.

    Le président du comité de candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du Monde 2026, Moulay Hafid Elalamy, a expliqué lors d’une réunion à Casablanca que le Royaume est « un pays qui respecte les règles du jeu » et qui mènera sa campagne « selon les règles ».

    Actuellement, le Maroc travaille à l’agrandissement et à la rénovation de cinq stades situés à Marrakech, Agadir, Fès, Tanger et Rabat, en plus de la construction de quatre nouveaux stades: deux à Casablanca, Oujda et Tétouan. Il y aura également cinq stades modulaires à construire à Ouarzazate, Meknès, El Jadida, Nador et Marrakech II. Tous, conformes aux exigences de la FIFA. Le choix des villes, toutes situées à moins de 550 kilomètres de Casablanca et idéalement reliées au transport.

    Par ailleurs, les autorités marocaines ont aussi annoncé la construction de 21 hôpitaux aux normes internationales et 130 sites de formation, pour un total de 110 mille emplois.

    Dès lors, les responsables marocains sont convaincus que la popularité du football et la stabilité politique feront la différence.

     

     

     

     

     

  • Maroc: qui est Nawal El Moutawakel, la première femme arabe olympique?

    Maroc: qui est Nawal El Moutawakel, la première femme arabe olympique?

    Quand en ce mois de mai 2017, le président français Emmanuel Macron attendait en audience Nawal El Moutawakel, ce n’est pas qu’une vice-présidente du comité international olympique (CIO) qu’elle recevait. Nawal El Moutawakel fait également partie de la Commission d’évaluation du CIO en vue de l’attribution des JO 2024, une Marocaine qu’il devait tenter de séduire pour l’attribution des JO 2024 à Paris.

    S’il existe des champions dont les noms transcendent le temps, construisent la légende et l’histoire olympique, plus rare sont les championnes dont le succès s’impose comme une évidence. Nawal El Moutawakel en est une.

    Au Maroc, son nom est toujours rattaché à la date fétiche du 8 août 1984, lorsqu’elle est devenue la première femme arabo-musulmane à remporter une médaille d’or olympique. Elle est une histoire vivante de  succès, de gloire et de défi ; d’une athlète amateur dans les rues de Casablanca à un champion olympique, puis vice-président de l’institution sportive la plus prestigieuse au monde.

    8 août 1984

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    Nawal El Moutawakel a marqué l’histoire du sport africain en général, et celle du Maroc en particulier, lors de sa victoire au 400 mètres haies des Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. C’est ce record qui en a fait une sportive légendaire, tant être la première femme musulmane afro-arabe à remporter une médaille d’or aux Jeux olympiques est un symbole de fierté pour les femmes africaines.

    « Le roi Hassan II m’a appelé juste quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée », a confié Nawal El Moutawakel. « Quelqu’un m’a emmené dans une pièce privée et m’a dit: ‘’le roi est au téléphone. Il veut te parler.’’ Alors, il m’a dit: ‘’Je suis si fier de toi, Nawal. Tout le pays est heureux et fier de votre réussite.’’ En fait, j’étais sans voix », se rappelle l’athlète.

    « Je ne pouvais pas croire que le roi était encore éveillé et me regardait, même si c’était au petit matin au Maroc » raconte la quinquagénaire. Mais sa plus grande fierté vient de la surprise du roi, comme Nawal El Moutawakel le mentionne toujours dans ses interviews, qui décide de célébrer sa victoire en nommant chaque fille née au Maroc pendant cette journée par son nom.

    Des rues de Casablanca au CIO

    Cette militante et féministe a fait de sa carrière sportive la pierre angulaire de son entrée en politique. Animée par le désir d’émanciper les femmes à travers le sport, Nawal El Moutawakel organise chaque année la course féminine à Casablanca. Elle incarne la femme marocaine moderne et double son engagement au Maroc et sa carrière sportive à travers son implication dans les institutions internationales.

    Titulaire d’une maîtrise en éducation physique de l’Université de l’Iowa aux États-Unis, sa carrière universitaire l’a amenée au poste d’entraîneur sportif avant d’être décideuse.

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    Sa victoire en 1984 déclenche la jubilation au Maroc. Il marque son entrée sur la scène politique lorsque feu le roi Hassan II, l’a nommée secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports, puis, ministre des Affaires sociales. Elle a de nouveau été nommée au même poste de 2007 à 2009 à titre de ministre des Sports et de la Jeunesse.

    En effet, cette femme reste celle qui illustre mieux cette mentalité qui veuille que l’institution sportive surpasse le privilège masculin. En 1983, elle reçoit le ‘National Merit’, et devient membre de la Fédération internationale d’Athlétisme en 1993, puis en 1998, elle est devenue membre du Comité international olympique du CIO, occupant des postes importants au sein du Comité exécutif.

    Plus tard, elle a été nommée ambassadrice de bonne volonté pour l’UNICEF en 1999 et à l’ONU en 2011 pour les objectifs du Millénaire pour le développement. Nawal El Moutawakel est classée parmi les « 50 personnalités africaines les plus influentes au monde» selon le magazine Young Africa.

    En 2015, celle qui a supervisé la préparation des Jeux olympiques de 2016 au Brésil a été décorée à la Légion d’honneur par le président François Hollande, en tant que femme marocaine et africaine puissante et influente.

    Nawal El Moutawakel, ainsi que des femmes au Maroc, croit que sa victoire aux Jeux olympiques de 1984 a aidé à changer la vie de milliers de femmes musulmanes à travers le monde, marginalisées et sans voix ni rôle dans la société à cette époque.

     

  • Mohamed Salah, ce pharaon de 25 ans qui veut conquérir l’Europe

    Mohamed Salah, ce pharaon de 25 ans qui veut conquérir l’Europe

    Si les rumeurs associent désormais le nom de Mohamed Salah, l’Égyptien de 25 ans, aux plus grands clubs européens (Real Madrid, FC Barcelone, Manchester City…) c’est à dessein. Rares sont des clubs qui ne voudraient pas Salah dans leur club.

    Samedi dernier, il faisait froid à Anfield, l’antre du club de Liverpool FC. Habituellement, avec trois points confortablement assurés, les supporteurs de ce club d’Angleterre font les premières fléchettes pour la sortie. Cependant, samedi, la situation était différente.

    Anfield avait été témoin de quelque chose hors de l’ordinaire. Un cliché au coup de sifflet final l’a prouvé. Les téléphones portables étaient prêts à saisir le moment pour la postérité. Mohamed Salah venait de produire un spectacle unique. Le ballet de l’égyptien laisse bouche bée, son manager et ses coéquipiers cherchent des superlatifs, et s’assurent que le statisticien du club passe la seconde moitié du temps, la tête embourbée dans les livres d’histoire afin de trouver les dernières références.

    En effet, en Angleterre, ces types d’affichages ne sont pas récurrents. Il est donc difficile de trouver les mots pour rendre justice à ce que Salah a fait à Watford. Le joueur s’en est rendu compte, et voilà pourquoi à la fin de la rencontre il s’est empressé de s’excuser auprès du gardien adverse, pour lui avoir planqué 4 des 5 buts marqués par son équipe, le premier d’un joueur égyptien dans le championnat anglais. Mais cela ne l’a pas empêché d’entrer au panthéon d’Anfield, comparable à John Barnes (contre Queens Park Rangers, octobre 1987), Steven Gerrard (Olympiacos, décembre 2004), Robbie Fowler (Fulham, octobre 1993) et Luis Suarez (Norwich, décembre 2013).

    Le « Mo » Sallah

    Cette nouvelle démonstration confirme que le club de Salah dispose de la 2e meilleure attaque du championnat d’Angleterre avec 73 réalisations. Mais sur le plan personnel, le Pharaon est aussi sur un piédestal, à tout le moins, très élevé. Ses performances lui permettent de prendre la tête du classement des buteurs outre-Manche avec 28 réalisations au compteur, prenant le large sur l’attaquant anglais Harry Kane (Tottenham), qui sera absent sur les pelouses pour quelques semaines. Pour nombre d’observateurs, si le natif de Najrij tient ce rythme particulier, il pourrait sans difficulté faire tomber le record de buts inscrits sur une saison de Premier League. Puisque, toutes compétitions confondues, il culmine actuellement à 36 réalisations. C’est le meilleur total d’un joueur pour sa première saison à Liverpool, Fernando Torres n’en ayant marqué que 33 lors de l’exercice 2007/08.

    Mais Salah ne se contente pas que de marquer. A son actif, 9 passes décisives en championnat. Seuls Kevin De Bruyne et Leroy Sané, tous deux de Manchester City ont fait mieux que lui.

    De sa première saison également, Salah est devenu le neuvième joueur à marquer en 20 matches différents de Premier League dans la même saison, le dernier étant Robin van Persie pour Manchester United en 2012-13.
    Il est, pour emprunter le label du manager de Liverpool Jurgen Klopp, « avide de buts » et il manœuvre efficacement pour faire mieux qu’Ian Rush, le dernier joueur d’Anfield à avoir marqué 40 buts dans une campagne.

    La 8e merveille

    Sa métamorphose, depuis que le joueur a quitté le club italien de Roma pour Liverpool, aura été en effet spectaculaire. Sur les réseaux sociaux, les amateurs des films Manga n’ont pas encore tari d’éloges envers l’homme, le caricaturant comme le personnage fictif Sangokou en mode super guerrier dans la série japonaise Dragon Ball. Et ce n’est pas faux.

    Pour nombre de ses fans d’ailleurs, il n’est pas inconcevable que l’Égyptien puisse atteindre 50 buts en mai et, même si c’est un défi de taille, le fait est qu’il a défié toutes les attentes et la logique jusqu’ici.
    Arrivé cette saison en Angleterre, le pharaon bouscule déjà l’ordre établi des choses, s’offrent gloires et records à l’échelle européenne. Mais ses quatre buts contre Watford samedi ne sont que les derniers d’une campagne qui vise, selon Jurgen Klopp, le coach de Liverpool, à assurer sa place dans le folklore d’Anfield.

    Pour son entraineur, le ballon d’or africain n’est qu’au début de son potentiel. « Salah a joué plus sur l’aile à Roma, où il avait un attaquant très dominant, Edin Dzeko. Personne ne pouvait savoir qu’il pouvait jouer comme attaquant. Nous le lui avons appris étape par étape. Nous ne savions pas exactement qu’il était capable de jouer au centre » confié Klopp, samedi dernier après le match.

    Dans chacune de ses apparitions sous la tunique rouge, Salah prend chaque sprint comme la finale du 100 mètres aux Jeux olympiques. « L’équipe s’adapte aux forces. Personne ne parle et dit: ‘’Mo, mais tu dois …’’ Pour l’instant, personne ne dit autre chose à Salah que ‘’continue’’ » rassure Jurgen Klopp.
    À un moment où l’Afrique revit la nostalgie du ballon d’or George Weah, voir Salah futur ballon d’or du continent est peut-être oser alors que le tandem Cristiano-Messi n’a pas encore connu de déclin, mais reste un rêve parmi.

  • Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    L’Afrique est désormais mondialement reconnue pour son excellence dans divers domaines sportifs. Sur le continent, le sport est un élément qui peut rassembler au-delà des différences culturelles et des affiliations sociales. Aujourd’hui, cette industrie continue de contribuer positivement à l’économie africaine. Mais quels sont les sports les plus populaires sur le conscient ?

    Football

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    C’est sans aucun doute. Le football est le sport le plus populaire en Afrique. Introduit par les colons, cette discipline sportive a su s’imposer très rapidement. Et la raison, contrairement à d’autres sports, il nécessite des ressources minimales. En effet, la prolifération des clubs de football africains a débuté il y a plus de 50 ans et, depuis lors, le nombre de clubs et de ligues de football professionnel a augmenté.

    En 2010, l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois sur le sol africain, un coup de pouce majeur pour le football africain.

    Les pays bien connus pour leurs prouesses en football sont le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Tunisie ou encore le Sénégal. Parmi les meilleurs joueurs africains, figurent Samuel Eto’o, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, et bien entendu l’emblématique Gorge Weah.

    Rugby

    Image result for Rugby SOUTH AFRICASaviez-vous que l’Afrique du Sud compte à elle seule plus de 600 000 joueurs de rugby enregistrés ? La popularité de Rugby sur le continent a commencé en Afrique du Sud où elle a joué un rôle clé dans le début de l’ère postapartheid.

    En 1995, l’équipe nationale sud-africaine, Springboks, a remporté la Coupe du monde de rugby à domicile et Nelson Mandela, alors président sud-africain, portait une chemise de François Pienaar, un Sud-Africain blanc. Ce sport a ainsi symbolisé la réconciliation en Afrique du Sud.

    Parmi les autres pays africains qui ont excellé dans ce sport figurent le Kenya, la Namibie et le Ghana.

    Au Kenya, l’industrie du rugby a connu une croissance rapide avec le tournoi international annuel Safari Sevens qui attire des participants du monde entier. En 2016, l’équipe nationale kenyane de rugby a remporté l’IRB Sevens World Series à Dubaï.

    Selon le classement 2017, l’Afrique du Sud occupe le 5e rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie.

    Cyclisme

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    Très populaire en Afrique du Sud, le Cape Town Cycle Tour, qui attire plus de 35 000 cyclistes, est la plus grande course cycliste au monde à durée individuelle.

    Actuellement en Afrique du Sud, il y a plus de 25 600 membres cyclistes inscrits. L’un des meilleurs cyclistes d’Afrique du Sud est Greg Minnaar, triple vainqueur de la Coupe du Monde Mountain Bike UCI.

    L’Érythrée est également considérée comme une nation cycliste à venir, dont le potentiel a vu Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus devenir les premiers Africains à participer au Tour de France. En effet, c’est en 1898 que les colons italiens ont introduit les bicyclettes en Érythrée et, depuis lors, le cyclisme est resté un sport favori.

    L’Éthiopie voisine est célèbre pour le cyclisme féminin avec un talent phénoménal à la base.

    Athlétisme

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    L’Afrique est une puissance de l’athlétisme, en particulier dans les épreuves sur le terrain et sur piste où le continent s’est très bien comporté dans les compétitions mondiales. Il ne fait aucun doute que l’athlétisme a mis l’Afrique sur la carte mondiale, et ses succès ont commencé il y a quelques décennies. Plusieurs pays d’Afrique sont connus pour leurs performances athlétiques, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Algérie.

    L’histoire de l’athlétisme remonte à l’époque de Reggie Walker, un sprinter sud-africain, qui fut le premier Africain à remporter une médaille d’or olympique de 100 mètres en 1908. Au fur et à mesure que les pays ont commencé à gagner en indépendance, l’athlétisme a continué de se populariser également.

    Selon les données des championnats du monde d’athlétisme de l’IAAF de tous les temps, le Kenya est en tête du classement africain avec 128 médailles, l’Éthiopie avec 72 médailles et l’Afrique du Sud avec 21 médailles.

    Criquet

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    Le cricket est un sport populaire en Afrique du Sud, au Kenya et au Zimbabwe. En 2003, l’Afrique a accueilli la Coupe du monde de cricket, organisée conjointement par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

    En Afrique, ce sport est également utilisé pour autonomiser les communautés Chose qui s’illustrent auprès des jeunes Guerriers Maasai au Kenya, qui ont abandonné la lance traditionnelle et utilisent le cricket pour aider à lutter contre la mutilation génitale féminine.

    Au Nigeria, le cricket est le sport le plus ancien avec le premier match international officiel disputé en 1904, vingt ans avant que le Nigeria ne participe à un match de football. Aujourd’hui, de nombreux pays africains participent à de nombreux matches internationaux de cricket tout en affichant des résultats impressionnants.

    Lutte

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    La lutte a toujours fait partie de nombreuses communautés africaines depuis des temps immémoriaux, où les combats étaient monnaie courante dans les arènes des villages. Cette tradition s’est perpétuée dans de nombreuses communautés, en particulier au Sénégal, chez les Nubiens du Soudan et dans le sud de l’Égypte.

    Passée bien avant le football au Sénégal, la lutte a également joué un rôle clé dans l’intégration sociale et l’autonomisation économique. En plus d’être un sport, c’est une représentation parfaite de la culture et de la tradition africaine.

    Les matchs sont animés avec des chants, des danses, des acclamations et attirent aussi de grandes foules. Ils se déroulent principalement dans des zones sablonneuses. Les statistiques ont révélé que la lutte reçoit des commandites annuelles d’environ 1 million de dollars à 2 millions de dollars par an et les meilleurs lutteurs nationaux peuvent gagner jusqu’à 200 000 $ par match.

    Rallye automobile

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    Les rallyes africains sont considérés comme les plus difficiles au monde et rassemblent des pilotes de renoms. Ce sport est très célèbre au Kenya, au Sénégal, au Zimbabwe et en Ouganda. L’Africa Rally Championship (ARC) est un événement annuel qui se déroule dans plusieurs pays africains sélectionnés.

    Le KCB Safari Rally au Kenya est l’un des événements les plus médiatisés et les plus fréquentés du continent africain. Lancé en 1953, les fans viennent du monde entier pour assister à cet événement spectaculaire qui retient l’attention des médias.

    Parmi les autres évènements organisés sur le continent figurent le Rallye de l’Afrique de l’Ouganda, qui a débuté en 1997, le Rallye de la Zambie, l’un des plus anciens d’Afrique, et le Rallye de Côte d’Ivoire.

    Selon les statistiques publiées par la FIA, l’organisation mondiale du sport automobile, l’Ouganda arrive en tête du continent africain. Le Rwanda est en 2e position et le Zimbabwe est 3e.

    Basketball

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    Depuis son introduction dans les années 1960, le Basketball a conquis bien de pays. Ces derniers temps, le nombre d’équipes professionnelles a augmenté avec de nombreuses compétitions organisées pour améliorer la qualité de ce sport, célèbre en l’Égypte, en Tunisie, au Cameroun, au Ghana, en Ouganda, au Kenya et au Nigéria.

    Parmi les Africains célèbres qui ont joué sur la scène internationale figurent les anciennes stars de la NBA, Hakeem Abdul Olajuwon et Dikembe Mutombo.

    Selon les statistiques de 2017, le Nigeria est en tête du classement africain. La Tunisie est 2e.

  • Basket-ball: Massaï Ujiri, un Nigerian au sommet de la NBA américain

    Basket-ball: Massaï Ujiri, un Nigerian au sommet de la NBA américain

    Âgé de 48 ans, Masai Ujiri est l’une des fiertés de la diaspora africaine aux États-Unis. S’il reste très connu, Massaï Ujiri n’oublie pas ses origines. Rappelant ses débuts dans le football au Nigéria avant de finalement préférer le Basket-ball. Il est surtout impressionné par le parcours de son compatriote Hakeem Olajuwon connu le premier africain à avoir évolué dans la NBA. Au Nigéria, Massai Ujiri joue du basket, entraine une équipe de Basket-ball avant de nourrir d’autres rêves.

    C’est alors qu’il décide d’émigrer aux États-Unis. Sur ses nouvelles terres, Massai Ujiri joue au Bismarck College avant d’être transféré à la Montana State University Billings. Il s’illustre et joue notamment en Europe. Avant de devenir entre 2003 et 2007 recruteur des Nuggets de Denver.

    Le Nigérian rejoint ensuite les Raptors de Toronto et occupe le poste de directeur de recrutement. Durant deux ans, soit de 2008 à 2010, Masai Majiri manage les Raptors et retourne finalement chez les Nuggets. Deux ans après, Denver réalise une saison fantastique et Massaï Ujiri est nommé meilleur dirigeant de NBA. Ce succès sera de courte durée pour les Nuggets qui sont très vite éliminés dans les playoffs.

    Parrain des camps de basket-ball au Nigéria

    Massaï Ujiri est depuis redevenu manager général des Raptors en 2013 suite à un contrat de 15 millions de dollars échelonné sur cinq ans. Le Nigérian s’occupe en parallèle des relations Afrique du programme de la NBA pour le Basket-ball en Afrique. Dans son pays d’origine, il parraine des camps de Basket-ball nigérians. Massai Ujiri participe à la formation de jeunes passionnés de Basket-ball. Des talents qui ont déjà eu la chance de faire des tests aux États-Unis et de poursuivre leur formation dans des clubs américains.

    Le responsable des Nuggets reste à ce jour l’un des défenseurs de son continent d’origine. Il a par exemple récemment peu apprécié les propos du président américain Donald Trump sur Haïti et les pays africains. Il a déclaré ne pas trouver ces propos « justes ». « Je ne pense pas que ce soit ce qui peut inspirer le leadership. Je suis fier d’être africain, d’avoir grandi dans un shithole », a-t-il affirmé.

     

  • Ces athlètes africains à suivre aux prochains Jeux olympiques d’hiver

    Ces athlètes africains à suivre aux prochains Jeux olympiques d’hiver

    Cette année, plus de pays africains se sont intéressés aux jeux Olympiques d’hiver qui se tiendront du 9 au 25 février prochains à Pyeongchang, en Corée du Sud. Pour bien de pays sur le continent, l’édition 2018 des jeux d’hiver marque leurs premières participations. En effet, il faut noter que l’Afrique subsaharienne est longtemps restée en marche de cet évènement pour des raisons de conditions climatiques non favorables. En 2014, seulement 4 nations africaines avaient été représentées : les habituels Maroc et Algérie, en plus du Togo et du Zimbabwe.

    Portrait de 5 profils hors pair à suivre lors de cette compétition :

    Akwasi Frimpong (Ghana)

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    Akwasi Frimpong, compétiteur en Skeleton, est le seul représentant de son pays aux jeux de cette année où le Ghana fera sa deuxième apparition. Le Ghana qui a été représenté pour la première fois à cette compétition en 2010 a raté les Jeux de 2014 pour rebondir en 2018 avec Frimpong.

    Akwasi Frimpong est un sprinter hollandais d’origine ghanéenne. Né et élevé au Ghana, Akwasi a déménagé aux Pays-Bas à l’âge de huit ans. L’athlète n’a pas commencé à courir jusqu’à l’âge de 15 ans, mais quand il l’a fait, il n’a jamais regardé derrière. Déterminé à représenter son pays aux épreuves sportives les plus prestigieuses, Akwasi a travaillé dur, et c’est sa passion infatigable et ses efforts continus qui lui ont valu le surnom de « GoldenSprint ». Aujourd’hui, l’athlète est le fier gagnant de 4 médailles de bronze, 4 médailles d’argent et 8 médailles d’or à divers événements sportifs locaux et internationaux.

    Aminata Gabriella Fall (Sénégal)

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    À 33 ans, la skieuse italienne d’origine sénégalaise rêve aussi de ramener une médaille à Dakar.

    D’un père Sénégalais et d’une mère Italienne, Aminata habite à Lonato sur le lac de Garda en Italie. Athlète membre de la Fédération sénégalaise de ski depuis 2011, elle pratique cette discipline sportive, avec une spécialité dans le slalom géant. Actuellement, Aminata est encore à la recherche de sponsors qui pourraient la soutenir afin de réaliser son rêve olympique. Néanmoins, le président de la Fédération sénégalaise de Ski, Lamine Guèye, se réjouit de sa skieuse. Parce qu’il aura donc attendu près de 33 ans pour voir le Sénégal être représenté en dames.

    Mathilde-Amivi Petijean (Togo)

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    Après Sotchi 2014, la Franco-Togolaise représentera encore le Togo aux prochains jeux d’hiver. En 2014, alors qu’elle représentait pour la première fois le pays à cette compétition à l’âge de 19 ans, Mathilde-Amivi finit sa course au 68e rang sur 75. Mais elle ne s’était pas découragée. « Ma participation représente beaucoup pour les Togolais, je pense. Elle montre qu’il faut passer au-dessus des stéréotypes et qu’il n’y a pas que les pays européens qui peuvent faire du ski. Même les Africains peuvent en faire », s’est-elle réconfortée.

    En effet, Mathilde-Amivi Petijean, aujourd’hui 23 ans, née d’un père français et d’une mère togolaise, a débuté le ski en Haute-Savoie en France, pays qu’elle représente au début de sa carrière. Aux JO de Sotchi, Mathilde-Amivi PETITJEAN est qualifiée pour les dix kilomètres classiques. Elle est le porte-drapeau du Togo qui était présent pour la première fois à cet évènement sportif. En mars 2016, elle prit part à sa première épreuve de Coupe du monde à l’occasion du Ski Tour Canada.

    Seun Adigun (Nigeria)

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    L’initiative de la Nigériane est optimiste, sinon très ambitieuse. Alors qu’elle se fait entourée de 2 autres Nigérianes (Ngozi Onwumere et Akuoma Omeoga), Seun Adigun et son équipe aspirent remporter une médaille en bobsleigh, une discipline sportive très peu connue au Nigeria et pour laquelle elle a commencé par s’appliquer il y a à peine quatre ans.

    Annoncé depuis 2016, ce projet a connu l’adhésion plusieurs personnes, au rang desquelles, la tenniswoman américaine Serena Williams, qui a tenu à féliciter le trio nigérian sur les réseaux sociaux.

    Née à Chicago aux États-Unis, Seun Adigun, 31 ans, est une ancienne athlète nigériane, spécialiste du 100 mètres haies. Dans cette première vie, elle s’est distinguée notamment lors de la saison 2010 en remportant la médaille d’or du 100 m haies lors des Championnats d’Afrique de Nairobi. Depuis 2013, elle est bobeuse.

    Simidele Adeagbo (Nigeria)

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    La Nigériane Simidele Adeagbo est la première femme africaine à participer aux épreuves de skeleton des Jeux olympiques d’hiver. Adeagbo, qui rejoindra l’équipe historique de bobsleigh nigérian, s’est qualifiée après avoir terminé 3e de sa 5e course qualificative. Âgée de 36 ans, elle est actuellement classée au 84e rang mondial, bien qu’elle ait touché un traîneau de skeleton pour la première fois en juste en… septembre 2017 !

    Avant cette nouvelle aventure, Simidele a été quadruple championne américaine et triple record de saut à l’université du Kentucky. Après avoir abandonné ses ambitions sportives en 2008, la Nigériane d’origine s’est relancée en 2016, quand elle a entendu parler d’une équipe nigériane de bobsleigh qui voulait participer aux Jeux d’hiver.

  • Google rend hommage à la légende du football Stephen Keshi

    Google rend hommage à la légende du football Stephen Keshi

    S’il était encore vivant, Stephen Keshi aurait fêté son 56e anniversaire. Google Nigéria a quand même choisi de célébrer l’ancien capitaine des Super Eagles à travers un google doodle . Stephen Keshi est connu comme étant l’une des deux figures, aux côtés de l’Égyptien Mahmoud El-Gohary, à avoir remporté la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le plus grand tournoi de football d’Afrique, en tant que joueur et entraîneur. Le Nigérian a d’abord remporté le titre en 1994 en tant que capitaine des Super Eagles et, 19 ans plus tard, il a de nouveau gagné en tant qu’entraîneur en menant l’équipe de Super Eagles à la victoire en 2013. Trois ans après, Stephen Keshi est décédé en juin 2016.

    Dans une nation folle de football où le sport est un passe-temps national et souvent un événement unificateur, Stephen Keshi était bien aimé et on se souvient affectueusement de ses décennies de service à l’équipe nationale. Sa carrière en tant que joueur avec les Super Eagles a duré 14 ans au cours desquels il a fait 60 apparitions – le deuxième plus haut jamais par aucun joueur au moment de la retraite de Keshi en 1995. En 2011, Keshi a pris la tête des Super Eagles à une époque où l’équipe nationale était à un bas niveau et ne tenait presque plus sa réputation d’une des meilleures équipes du continent. En effet, les Super Eagles n’avaient pas remporté de titre international depuis que Keshi avait remporté le trophée de la CAN en 1994. En 2014, Keshi a scellé son héritage avec les Super Eagles à la Coupe du Monde au Brésil où ils ont été éliminés en huitième de finale.

    Image result for Stephen Keshi google doodleParcours exceptionnel

    Notamment, Keshi reste populaire parmi les joueurs de la ligue de football locale du Nigeria. Pendant son temps avec les Super Eagles, Keshi a brisé un plafond en insistant pour inviter des joueurs prometteurs de la ligue locale à l’équipe nationale senior — une décision courageuse étant donné que le Nigeria avait plusieurs grands noms des clubs de football européens populaires à l’époque. L’équipe de Keshi à la CAN 2013 était composée de six joueurs locaux. Sa décision a finalement porté ses fruits quand, en finale contre le Burkina Faso, le seul but du Nigeria a été marqué par une star locale.

    Sa carrière de club de 19 ans s’étend sur cinq pays et quatre continents, dont un séjour de quatre ans à Anderlecht, le club le plus titré de Belgique, où il remporte le titre de champion en 1991. Autre performance de sa carrière d’entraîneur, Stephen Keshi a réussi à qualifier pour la première fois le Togo pour la Coupe du monde 2006.


    Note de la Rédaction: 

    Un Google Doodle, ou tout simplement Doodle (de l’anglais doodle, désignant un gribouillage et permettant une paronomase avec « Google »), est une modification particulière et temporaire du logo de Google présentée pendant une journée sur la page d’accueil du moteur de recherche de l’entreprise. 


     

  • Football: six académies pour une « renaissance congolaise »

    Football: six académies pour une « renaissance congolaise »

    La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé début décembre la construction de six académies de football au Congo dès 2018.

    C’est une annonce qui a réjoui le milieu sportif congolais. Plusieurs acteurs du football ont d’ailleurs exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance à la CAF. En effet, le 8 décembre dernier, alors qu’il était en visite de travail à Brazzaville la capitale congolaise, Jean Michel Bénezet, conseiller spécial du président de la CAF a indiqué que l’instance faîtière du football africain entend pourvoir le pays de six académies de football. Très proche d’Ahmad Ahmad, Jean Michel Bénezet, chef du projet, avait durant son séjour visité plusieurs installations sportives du Congo. L’envoyé spécial du président de la CAF a surtout fait savoir que toutes les infrastructures visitées devront subir « des travaux de réhabilitation et de modernisation ».

    La construction des six académies se fera dans six villes du Congo. La CAF prévoit en effet dispatcher ces infrastructures sur toute l’étendue du territoire et les faire bénéficier à un grand nombre de passionnés de football. Une académie sera construite à Brazzaville. D’autres seront aussi érigées dans les villes comme Pointe-Noire, Dolisie, Owondo ou encore Ouesso. Dans la plupart de ces villes, il existe déjà des installations sportives.

    Mais ces dernières sont devenues vieilles et n’obéissent pas souvent aux normes internationales. L’État congolais, à travers le ministère des Sports, avait déjà il y a quelques mois exprimé sa volonté de « redorer le blason à ces infrastructures sportives ». L’annonce de la CAF raisonne donc comme « une bonne nouvelle ». « Ce projet de la CAF va contribuer à la politique de formation de jeunes footballeurs », confie une source de la fédération congolaise de football.

    Renaissance

    Les travaux de construction des infrastructures vont durer un an. Selon Jean Michel Bénezet, les six académies vont permettre au Congo de détecter de jeunes talents âgés de 15 à 16 ans. Il s’agira après de les former dans de bonnes conditions. « Le challenge est énorme. Puisqu’il y a devant nous neuf mois pour organiser ces académies. Il faut détecter les talents et trouver les éducateurs pour qu’en octobre 2018, les premiers pensionnaires puissent rentrer », détaille le conseiller du président de la CAF.

    Jean Michel Bénezet a ensuite indiqué que le projet peut-être résumer en un grand plan de détection qui doit regrouper environ 20 à 25 joueurs de talents par académie. « On devrait ainsi avoir un total de cent cinquante pensionnaires de 15 à 16 ans qui intégreront ces académies sur un programme spécifique de football », a-t-il rappelé.

    Au ministère des Sports, l’on ne cache pas les avantages que comporte ce projet. Outre la formation de jeunes talents, les infrastructures sportives vont contribuer à la « renaissance du football congolais » tant souhaité par le public sportif. En effet, plusieurs acteurs sportifs gardent en mémoire les bonnes performances des diables rouges (l’équipe nationale) ainsi que celles de certains clubs nationaux dans les années 1970. Plus de quarante ans après, le football congolais se cherche. Pas qualifié pour la prochaine coupe du monde en Russie, le Congo mise sur une qualification à la Coupe d’Afrique des Nations en 2019 au Cameroun.