Catégorie : Startups

  • Alvine Handou Choupo, 28 ans, le visage du e-commerce camerounais

    Alvine Handou Choupo, 28 ans, le visage du e-commerce camerounais

    Du haut de ses 28 ans, Alvine Flora Handou Choupo est l’une de ces rares jeunes entrepreneuses camerounaises à succès.  Née au Cameroun où elle a fait ses études primaires et secondaires, Alvine Flora a poursuivi ses études supérieures en France et en Angleterre à l’issue desquelles elle est sanctionnée d’un diplôme d’ingénieur financier.

    Après quatre années de fonction dans une banque française, la Camerounaise a décidé de « faire autrement ». « J’ai ressenti le besoin de faire quelque chose de significatif et de travailler dans un endroit où mon action aurait du sens et plus d’impact: le Cameroun » confie-t-elle. Ainsi, est-elle rentrée s’installer au Cameroun, après avoir décroché un MBA à l’INSEAD Business School.

    Au Cameroun, la première société qu’Alvine Flora a créée est Vu Sur, « un premier bébé qu’elle a accouché » en juillet 2015 dans le but de permettre aux résidents camerounais et d’Afrique d’acheter sur toutes les plateformes du monde. La startup Vu Sur se proposait ainsi de venir à bout des problèmes de paiement et de livraison auxquels les e-commerçants et les clients étaient confrontés.

    L’initiatrice souhaite « abolir les frontières et mieux intégrer l’Afrique subsaharienne au sein du marché mondial ». « Pour cela, nous permettons à ceux qui souhaitent acheter sur les plateformes comme Amazon, AliBaba, Ebay et autres de payer leurs achats par les moyens de paiement locaux (Mobile Money, Cash, Virement bancaire) et de recevoir leurs achats par notre intermédiaire quelques jours plus tard dans leurs villes de résidence. » Explique-t-elle.

    Mais Vu Sur n’est pas le seul projet à succès de celle-ci. Il y a quelques mois, elle a également lancé une sorte de branche de Vu Sur, du nom d’AfriRelay, « une société dont le but est d’offrir aux résidents d’Afrique Subsaharienne un réseau de proximité pour la livraison de leurs colis. »

    Désormais, vu que le business model de Vu Sur a été implémenté et adapté au Cameroun avec succès, l’entrepreneure souhaite très vite conquérir la plupart des marchés francophones d’Afrique subsaharienne. « La première étape sera le Congo et le Congo RDC en janvier 2018. Puis le Gabon, le Tchad et le Mali en Mars 2018 et enfin la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin en septembre 2018. Nous espérons que Vu Sur aura autant de succès dans ces pays qu’au Cameroun » ambitionne-t-elle.

  • Qui est Tonyi Senayah, le fabricant des chaussures présidentielles au Ghana ?

    Qui est Tonyi Senayah, le fabricant des chaussures présidentielles au Ghana ?

    À Kumasi, Tonyi Senayah est un entrepreneur à succès qui inspire les jeunes voulant se frayer une success-story dans l’auto-emploi. Il est connu pour avoir fabriqué des chaussures portées par l’ancien président John Mahama.

    Guidé par un instinct d’entrepreneuriat depuis l’adolescence, Tonyi Senayah ne s’est contenté que de sa licence en sociologie pour quitter l’université en 2007.

    En 2009, il a remarqué une forte demande pour des chaussures de haute qualité et connaissait beaucoup de jeunes talentueux fabricants de chaussures qui cherchaient du travail. «  J’avais acheté une paire de chaussures d’un fabricant local et je les ai portées au travail. Mes collègues ont été impressionnés et en ont voulu aussi. Même après le travail, j’avais encore des contacts qui m’appelaient pour passer des commandes » raconte le trentenaire.

    Il a alors trouvé un moyen de s’auto-employer tout en aidant les jeunes talentueux à trouver de l’emploi. Il s’est alors décidé de commencer avec seulement 100 dollars américains (73 euros) dans sa poche. D’abord en achetant auprès de fabricants locaux, puis en établissant son propre atelier en 2010.

    Selon lui il a été important dans cette démarche de surmonter la peur de l’échec. « Vous devez avoir quelque chose d’extraordinaire pour réussir ici en Afrique », dit celui qui ambitionne conquérir le marché international sous peu. Et d’ajouter, « le plus grand défi à surmonter est la peur de l’échec : si vous parvenez à surmonter ces doutes quant à la possibilité de réussir ou non, alors je crois que tous les autres obstacles sont surmontables ».

    Évolution fulgurante

    Horseman Shoes a connu une émergence rapide. Son idée, clairement définie au départ, était de mener son entreprise à devenir le plus grand fabricant de chaussures made in Africa. L’entreprise est spécialisée dans les chaussures de qualité et à la mode avec le meilleur du cuir, dont des chaussures habillées pour hommes, des sandales et des pantoufles, ou encore des bottes de sécurité.

    De fait, il n’a fallu qu’un an pour que Senayah soit nommé jeune entrepreneur de l’année aux Global Professional Achievers Awards à Accra. En 2013, le Ghanéen et sa petite entreprise a également été distingués par le prix Outstanding Product Quality de l’African Leadership Magazine en 2013.

    Dans son usine, plus de 300 paires de chaussures sont produites chaque mois. En 2012, deux ans après le lancement, l’entreprise avait enregistré un bénéfice net de 15 000 $.

    Toutefois, le promoteur du projet raconte que son entreprise a enregistré une forte demande suite à l’approbation présidentielle. En effet, en 2014, le président du Ghana, John Dramani Mahama avait déclaré son amour pour Horseman Shoes lors du discours sur l’état de la nation dans le cadre du lancement de la campagne « Made in Ghana ». Le président avait affirmé que ces chaussures faites localement sont « très confortables et durables. » Et de lâcher finalement, « en fait, je porte une paire en ce moment »

    À la suite de cela, les commandes ont gonflé et Tonyi Senayah a été encore élu jeune entrepreneur le plus influent du Ghana pour 2015.

    L’entrepreneur pense que les approbations présidentielles des produits locaux sont très utiles pour les startups.

     

  • Au Nigeria, une startup mise sur la technologie pour les mariages

    Au Nigeria, une startup mise sur la technologie pour les mariages

     Chaque année des mariages ont lieu sur le continent. On estime à près de 5 millions le nombre des cérémonies de mariage en Afrique. La plupart d’entre elles ont lieu au Nigéria, pays où une véritable industrie se développe depuis quelques années. Le budget moyen de mariage dans beaucoup de villes africaines se situe entre 4500 $ et 40000 $. Au Nigéria plus de 10 millions de dollars sont consacrés aux mariages chaque année.

    Pour organiser leur mariage, beaucoup se réfèrent même à des startups spécialisées. Comme c’est le cas pour Dapper Wedding Hub (DWH). Cette startup mise essentiellement sur la technologie pour planifier des mariages. Depuis son lancement, DWH voit plusieurs mariés faire appel à ses services. Dapper Wedding Hub livre tous les produits nécessaires à l’organisation d’un mariage. Sur son site web, les couples peuvent avec des clics planifier leurs cérémonies de mariage. Ils peuvent obtenir des offres, consulter les activités de différents fournisseurs et faire leurs commandes.

    Soutenir les clients

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    DWH a une base de données de fournisseurs et de services nécessaires pour un mariage. Grâce à la startup, les mariés peuvent entrer en contact avec des photographes. DWH les aide aussi à trouver des lieux pour organiser leurs cérémonies ou recevoir leurs invités. Des couples ont déjà surtout fait appel à Dapper Wedding Hub pour trouver des vidéastes et des maquilleurs. La startup a intégré à sa stratégie économique une flexibilité budgétaire. Son responsable Damilola Asolo indique qu’il existe des options de paiement flexibles pour toujours avoir des budgets avec des mariages de qualités adéquates.

    Après le lancement en octobre 2017, Dapper Wedding Hub, Phoebe Dami-Asolo, directrice marketing de la startup rappelle que d’autres services seront proposés aux clients pour permettre à la startup d’accroître sa visibilité. De son côté, Izunna Okpala, directeur technique de DWH, estime qu’il s’agira surtout d’offrir quand il le faut un coup de main aux clients, en cas de contraintes financières durant la planification de leur mariage.

  • Nigeria: Il quitte l’université à 19 ans pour faire fortune via WhatsApp

    Nigeria: Il quitte l’université à 19 ans pour faire fortune via WhatsApp

    Anjola Adebayo-Oyetoro, un Nigérian âgé de 19 ans, ayant quitté l’université a fondé Offers.ng, un marché pour la vente et l’achat de biens. La plateforme a été lancée en novembre dernier et a déjà sa propre part d’utilisateurs.

    En effet, Offers.ng est une plateforme de commerce en ligne pour la vente et l’achat de biens au Nigeria. La plateforme permet aux commerçants de poster leurs annonces d’une manière innovante qui reproche davantage le client au commerçant.

    Pour mettre sa stratégie en perspective, Anjola et son équipe ont franchi un pas dans la redéfinition de l’espace du commerce électronique en devenant le premier site à implanter l’option WhatsApp Seller au Nigeria. Une option qui permet désormais de vendre à travers l’application de messagerie WhatsApp.

    L’autre point sur lequel Anjola et son équipe (actuellement composée de 3 personnes) ont misé, c’est la sécurité informatique dans un pays exposé à la cyberattaque.

    D’ailleurs, c’est avec une série d’innovation de sa plateforme en perspective qu’il reste ambitieux sur son projet.

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    La rude concurrence dans le e-commerce au Nigeria

    Le Nigeria, plus gros marché de consommation en Afrique fort de ses 186 millions de populations, est une terre fertile pour le commerce électronique, tant le taux de pénétration de la téléphonie mobile et de la connexion internet sont de gros atouts.

    En effet, le Nigeria a enregistré son premier site spécialisé dans les petites annonces depuis 2008, avec Nairalist lancé par un Nigérian. Le site Web a fermé ses portes après l’entrée de DealFish dans l’espace. Dealfish lui-même a ensuite été fermé par sa société mère, Nasper, qui l’a remplacé par OLX, un acteur international dans le secteur des petites annonces, et où Nasper détient une participation de 71 %.

    D’autres sites ont également marqué de façon éphémère cet univers au Nigeria comme Efritin, qui a été lancé en 2015 ou encore Kaymu.ng. Actuellement, OLX semble être le principal meneur du secteur, suivi de près par Jiji, de gros vendeurs auxquels Anjola devra opposer une concurrence. Mais celui-ci ne se décourage pas.

    Dans une interview accordée à un journal local, l’adolescent pense que malgré le nombre important de plateformes de e-commerce déjà existantes, le marché nigérian est assez grand pour se tailler une place. « Nous ne voyons pas de concurrence, nous voyons des opportunités, nous prévoyons d’aller de l’avant avec notre plateforme » ambitionne-t-il.

    A nombre de curieux qui l’ont interrogé sur sa recette pour le succès, il aime répondre avec une hargne complaisante : « A 19 ans, j’ai abandonné l’université pour entreprendre. Posez-moi cette question dans 5 ans ». Il y a de quoi l’espérer.

  • Elle quitte la France et devient millionnaire au Mali grâce aux jus de fruits

    Elle quitte la France et devient millionnaire au Mali grâce aux jus de fruits

    Ingénieure en agrobusiness, Aïssata Diakité a lancé les activités de son entreprise Zabbaan Holding en 2017. Le Zabbaan Holding fabrique des jus au Mali à partir de plantes naturelles. A moins de 30 ans, après des études en France, cette entrepreneure a misé sur des méthodes traditionnelles pour la fabrication de jus made in Mali. Pour faire fonctionner son entreprise, Aïssata Diakité a tissé des relations avec des agriculteurs.

    Ces derniers lui fournissent des feuilles vertes de kinkeliba ou du pain de singe qui rentrent dans la fabrication de différents jus de fruits. La jeune entrepreneure a également bénéficié du soutien du ministère du Développement industriel qui suit de près les initiatives privées qui rentrent dans le développement du pays.

    Aïssata Diakité reste convaincue. Il nous faut « produire localement et consommer ce que nous produisons », explique-t-elle. Pour réaliser son rêve, elle a renoncé à un poste à l’Association française de normalisation en France pour lancer Zabbaan Holding au Mali. Près d’un an après le lancement de son entreprise, l’entrepreneure emploie une soixantaine de personnes.

    Ces derniers produisent 1000 bouteilles de jus naturels chaque jour. L’entreprise propose différents types de jus. Entre autres « la guerrière », fait de moringa, d’hibiscus, de menthe et de baobab, « le prince » fabriqué à base du zaban et du baobab, ainsi que « le roi » fait de mangue et de baobab. Les jus de fruit sont nommés en référence eu titre composant l’organigramme de l’ancien empire madingue.

    Valoriser les produits locaux

    Si la gamme de jus de fruit n’est pas encore certifiée bio, sa vente se fait quand même sur le marché local à un prix abordable. « La bouteille est à 500 FCFA », confie un employé de la startup. « Nous vendons aussi bien à des particuliers qu’à des entreprises. Nous livrons à domicile à partir de 25 bouteilles », ajoute Aïssata Diakité qui fait partie des « Young Leaders » de la fondation AfricaFrance. Avec ses réalisations actuelles, elle envisage conquérir d’autres marchés dans la sous-région.

    « La gamme Zabbaan est référençable à l’international. Des grands groupes de la distribution sont aujourd’hui intéressés par nos produits ». Fin 2017, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 800 000 euros. Pour sa directrice générale, l’objectif sera de toujours valoriser les produits locaux d’Afrique et d’être le leader des produits de qualité. En attendant, Aïssata Diakité prévoit lancer prochainement la production d’arômes naturels qui pourront être exportés.

     

  • Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    À une époque où la plupart des systèmes éducatifs africains ne répondent plus aux attentes des étudiants « geek », un laboratoire robotique, Fundi Bots, est né en Ouganda. Il a été créé par Solomon King qui a décidé d’arrêter ses études universitaires parce que fatigué d’étudier pour des examens. « Je ne suis pas un rebelle, je suis juste un homme déçu par notre système d’éducation », déclare-t-il.

    Il y a près de vingt ans lorsqu’il a abandonné ses études ce passionné de robotique s’est formé sur internet. Ses réalisations lui ont permis de remporter en 2014 deux prix au plan national (Echoing Green Fellowship et Ashoka fellow). Son laboratoire robotique reçoit de jeunes passionnés d’ingénierie. « Ici, dans ce laboratoire, nous mettons davantage l’accent sur la pratique que sur de longues théories. Nos écoles et universités forment les gens à passer des examens, mais rien de pratique », affirme Solomon King, qui explique que le mot fundi signifie « ingénieux » en swahili.

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    Fundi Bots veut aider des milliers de jeunes à révéler leurs talents. Le laboratoire dispose d’une salle d’apprentissage où tout est démontable et mobile : c’est le cas des murs, du mobilier et du laboratoire. « Tout est mobile ici, nous pouvons personnaliser la salle d’apprentissage en fonction de ce que nous voulons. C’est notre magie », explique Rosebell Nsita, responsable des relations publiques chez Fundi Bots.

    Comme Solomon King, elle aussi a été déçue par le système éducatif, avant de découvrir ses talents dans les relations humaines dans cette organisation. Rosebell Nsita a été passionnée par l’art depuis qu’elle était très jeune. Mais les leçons théoriques des universités ougandaises ne l’ont pas aidée à poursuivre sa passion. Elle explique que c’est surtout en s’inspirant de son expérience qu’elle a eu le désir d’aider d’autres jeunes à découvrir leur potentiel grâce à Fundi Bots.

    Plus de 3000 apprenants

    A Fundi Bots, les cours sont donnés gratuitement. Les apprenants sont surtout orientés vers les cours de leur choix. Un laboratoire spécial est également ouvert à des étudiants « insatisfaits de ce qu’ils apprennent à l’université ». « Nous leur enseignons les rudiments de l’informatique, de la mécanique et de l’électronique. Nous faisons tout pour qu’ils apprennent de manière amusante », confie un membre du laboratoire.

    Fundi Bots a prouvé ses compétences, au point qu’il est demandé dans les écoles primaires et secondaires en Ouganda pour proposer des cours pratiques en parallèle avec la théorie. Cela génère un revenu pour les dépenses administratives du laboratoire, qui s’ajoute au financement externe déjà collecté par les bailleurs de fonds Fundi. L’apprentissage dans ce laboratoire se fait via des robots. Cette façon d’apprendre à travers la pratique vise à rendre les élèves plus performants et plus rapides.

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    Certains ont de meilleures notes dans leurs universités après leurs stages à Fundi Bots. « Nos méthodes ont récemment aidé un jeune qui, tout au long de sa carrière scolaire, était terrible en physique. Mais après avoir appris de la pratique ici à la maison, ses notes dans cette classe se sont améliorées. Il s’est distingué et fait de la science à l’université », explique Rosebella Henry, formateur chez Fundi Bots. Pour Solomon King, changer ou avoir une incidence sur une vie est déjà un succès — des douzaines d’histoires de vies ont changé positivement depuis la création du bot Fundi.

    « Nous avons déjà eu plus de 3000 apprenants dans nos murs, et nous envisageons nous installer au Rwanda et en Tanzanie avec l’aide de nos partenaires », annonce le responsable du laboratoire pour qui l’Afrique doit rattraper le retard qu’elle accuse dans le domaine de la technologie et créer des conditions pour l’emploi des jeunes.

  • Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Lydia Asiimwe Sabiiti est la fondatrice d’EcoSmart Pads, startup qui fabrique des serviettes à bas prix à partir de la canne à sucre. La jeune entrepreneure s’est lancée dans cette initiative lorsqu’elle a rencontré une jeune fille de 16 ans, Kyomuhendo, qui avait parcouru un long chemin depuis son village de Rwanyamahenbe, dans la partie occidentale de l’Ouganda. Selon elle, Kyomuhendo était escortée par sa mère à la recherche de meilleurs soins de santé à l’hôpital régional de référence de Mbarara.

    Elle avait développé des plaies vaginales qui s’étaient d’abord présentées avec des démangeaisons peu après sa période de menstruation. « J’ai appris que la jeune fille avait utilisé 3 morceaux du même vieux linge au cours des deux dernières années de gestion de son flux menstruel. Elle a appris que le même tissu était partagé entre trois de ses sœurs et deux autres cousines qui vivaient toutes avec elles », explique Lydia Asiimwe Sabiiti. Après cette expérience, Lydia Asiimwe Sabiiti s’est engagée à sensibiliser des étudiantes sur l’hygiène sanitaire. C’était au cours du programme de stages CAMTech Uganda.

    Après sa sensibilisation, Lydia Asiimwe Sabiiti a été rejoint sur son projet par trois étudiants avec qui elle forme désormais l’équipe d’EcoSmart Pads. Depuis, la dynamique équipe s’est lancée dans la fabrication des serviettes hygiéniques à coûts très réduits. L’objectif pour EcoSmart Pads est de garantir l’égalité, le dynamisme et la dignité dans la gestion des « règles chez les filles et les femmes en Ouganda ». Les Eco Smart Pads sont des serviettes hygiéniques fabriquées à partir de résidus recyclés de canne à sucre pour les filles et les femmes d’âge menstruel issues de familles à faible revenu. « Les résidus de canne à sucre dans les usines de fabrication de sucre sont les matières premières de notre produit et sont obtenus à un prix abordable », explique la fondatrice de la startup.

    Lydia Asiimwa Sabiiti est convaincue que cette idée fonctionnera en raison des faibles coûts de production qui permettront de réduire considérablement le prix de ce produit. L’équipe a d’abord mené une expérience dans le laboratoire de microbiologie de l’Université des sciences et de la technologie de Mbarara pour déterminer laquelle des deux entre le maïs et la canne à sucre avait des résidus à fort taux d’absorption. La canne à sucre a émergé avec un pourcentage d’absorbance plus élevé et a été sélectionnée comme plante à considérer comme matière première pour cette innovation.

    Bénéficiaires

    « Nous avons procédé à une évaluation des besoins, nous avons interagi avec nos utilisateurs finaux et nous en avons tiré des conclusions, informant nos estimations de prix et les quantités d’emballages de produits », explique un membre de l’équipe de la startup. EcoSmart Pads distribue ainsi sur le marché des serviettes hygiéniques dans un paquet de 12 pièces à prix de 1500 shilling ougandais (soit 0,34 euro). « Nous ne cherchons pas à générer beaucoup de chiffres d’affaires nous vendons aux personnes à faible revenu. Nous cherchons à travailler avec des philanthropes pour avoir un impact dans notre communauté locale. En ce qui concerne la durabilité de notre entreprise, nous examinons d’autres options génératrices de revenus. », fait savoir Lydia Asiimwa Sabiiti.

    Les principaux bénéficiaires de ce produit sont les filles scolarisées issues de milieux défavorisés et dont la poursuite des études a été affectée par ce défi. D’autres femmes non scolarisées issues de milieux défavorisés comme les femmes en prison, les camps de réfugiés, les hôpitaux publics, sont également les principales bénéficiaires de ce produit. En général, les femmes ougandaises issues de milieux à revenu élevé bénéficieront aussi du faible coût de ce produit, car elles pourront réaliser des économies. EcoSmart Pads envisage mobiliser des fonds pour poursuivre ses activités. En juin 2017, dans le cadre du défi Up Accelerate de l’UNFPA, la startup avait déjà reçu un prix de 10 000 $.

  • Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Alors que la plupart des Africains luttent encore pour assimiler les principes fondamentaux de la crypto-monnaie et de la technologie blockchain, Elisha Owusu Akyaw, un lycéen de 16 ans, profite déjà des opportunités offertes par ces technologies.

    La fièvre de Bitcoin balaie l’Afrique et beaucoup y investissent. Un rapport de la société de services financiers Citibank a classé le Kenya au cinquième rang des détenteurs de bitcoins par habitant au monde. Le Nigeria s’est classé troisième et l’Afrique du Sud a pris la sixième place. Les observateurs ont blâmé l’intérêt croissant pour le Bitcoin sur le taux de chômage élevé en Afrique. D’autres croient qu’il s’agit de combattre le sentiment de ne pas être laissé pour compte en tant que jeunes.

    Au Ghana, Elisha Akyaw s’illustre aussi dans le domaine. Actuellement, chef de la direction de Token Media, une société de marketing de crypto monnaie qu’il a créée en 2017 pour aider les projets de blockchain à atteindre leur public cible, Elisha est l’un des plus prometteurs entrepreneurs au Ghana. S’il est vrai que son entreprise reste relativement petite, Elisha Akyaw et son équipe ont travaillé avec des sociétés financières locales pour développer leurs projets. Token Media, selon Bitcoinafrica.io, a permis de recueillir plus de 40 millions de dollars en ventes de jetons grâce à ses services marketing.

    Elisha, entrepreneur dans le sang

    Elisha est entré dans le monde de la technologie et de l’innovation précocement. Déjà à l’âge de 12 ans il a pu créer un site Web tout seul alors qu’il avait à peine accès à Internet. À son début, l’un de ses premiers travaux consistait à créer un blog commercial pour Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla (firefoxcentral.com). À la fin du projet, il se lance dans la technologie de la crypto-monnaie, la technologie blockchain et Bitcoin. « Je me suis retrouvé dans l’espace technologique en 2013. J’ai eu mon deuxième téléphone après avoir utilisé un Nokia 3310, j’ai donc eu accès à Internet et j’ai commencé à explorer les téléphones mobiles, les systèmes d’exploitation et les sites Web », a-t-il confié.

    Pour Elisha, il semble que combiner l’éducation et l’esprit d’entreprise n’est qu’une partie des défis auxquels il est confronté en tant qu’entrepreneur. Son revers majeur a été les difficultés de transfert d’argent, car il y a peu de plateformes en Afrique qui supportent l’intégration de la crypto-monnaie. Mais pour le moment, l’adolescent est en train de mettre sur pied un événement blockchain axé sur la crypto-monnaie afin de susciter des discussions sur la réglementation et l’avenir de la crypto-monnaie en Afrique.

    Pour lui, c’est assez clair : l’avenir des crypto-monnaies en Afrique est prometteur, car il est passé de simples devises à diverses plateformes utiles qui seront essentielles pour le continent africain, croit-il.

    Le Ghana rattrape progressivement la fièvre Bitcoin alors que le pays a accueilli sa première conférence blockchain en novembre dernier.

  • Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    La science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) ont toujours été connues comme des domaines réservés aux hommes. Si depuis quelque temps dans les pays développés les donnes ont changé, en Afrique également, certaines femmes commencent par exceller dans ces secteurs d’activité qui demandent habileté et grande réflexion, voire une capacité physique. Et il faut noter, ces domaines d’activités se révèlent être ceux souvent qui sont étroitement liés au développement des pays.

    Tolu Oni

    Image result for Tolu OniStimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni ​​a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.

    Funk Opeke

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    Nantie d’une maîtrise en génie électrique à l’Université de Columbia, Funke Opeke a eu une carrière remarquable dans les TIC aux États-Unis en tant que directrice exécutive de la division de Verizon Communications à New York. En 2005, elle a rejoint MTN Nigeria en tant que responsable technique (CTO). Elle a été conseillère chez Transcorp et chef de l’exploitation de NITEL. Touchée par la faible connectivité Internet au Nigeria, elle a fondé MainOne, un fournisseur de services de communications et de solutions de réseau en Afrique de l’Ouest.

    Regina Honu

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    Regina Honu est un développeur de logiciel ghanéen et l’une des rares femmes à faire des progrès technologiques en Afrique. Elle a fondé Soronko Academy, la première école de codage et de design centrée sur l’homme pour les enfants et les jeunes adultes en Afrique de l’Ouest. Elle a été nommée par CNN comme l’une des 12 femmes inspirantes qui font la promotion des STEM. Cadre de la prochaine génération de codeuses en Afrique à travers ses nombreuses initiatives technologiques, elle a également été nommée l’une des six femmes ayant un impact sur la technologie en Afrique.

    Blessing Kwomo

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    Blessing Kwomo est une entrepreneure et une ingénieure nigériane. Elle a connu une réorientation dans le domaine de la santé après avoir été témoin de certains cas de maladies auxquels sa communauté a été confrontée en raison d’une mauvaise condition de vie. Elle a ensuite créé le studio thérapeutique Roroboth qui offre des soins à domicile aux familles à faible revenu. Elle utilise une approche qui s’attaque à la cause principale des maladies en ce qui concerne l’environnement.

    Ethel Coffie

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    Ethel Coffie est une entrepreneure ghanéenne spécialiste des TIC. Fondatrice de Women in Tech Africa qui compte plus de 30 membres dans les pays africains et la diaspora, Ethel Coffie est bien connue en Afrique pour son expertise dans le domaine tech. Elle a également fondé EDEL Technology Consulting et a lancé la première réunion panafricaine sur les femmes dans les TIC. Grâce à la richesse de ses compétences techniques et commerciales acquises de son travail, elle a soutenu plusieurs femmes dans les TIC. Ethel est nommée parmi les cinq premières femmes ayant un impact sur les technologies de l’information en Afrique.

  • Kenya : la ruée des investisseurs vers les ‘techlabs’ non métropolitaines

    Kenya : la ruée des investisseurs vers les ‘techlabs’ non métropolitaines

    Pendant des années, Nairobi a été le berceau de l’innovation technologique au Kenya, et le centre de l’écosystème des startups florissantes du pays, connu sous le nom de Silicon Savannah. Mais depuis peu, d’autres « techlab » loin de Nairobi émergent.

    La plupart des espaces d’innovation, des centres d’incubation, des accélérateurs et des laboratoires de fabrication au Kenya sont concentrés dans la capitale Nairobi, une des grandes villes africaines attrayantes pour les investisseurs.

    Mais au cours des dernières années, des centres technologiques ont vu le jour dans d’autres villes du pays, notamment Mombasa (SwahiliBox), Kisumu (LakeHub), Eldoret (Dlab Hub), Voi (Sote Hub), Machakos (Ubunifu) et Nyeri (Mt. Kenya Hub et DeHub). Certains de ces centres fonctionnent de manière indépendante, tandis que d’autres évoluent dans le cadre d’institutions universitaires. Mais tous soutiennent des entrepreneurs travaillant à l’intersection des secteurs technologique, créatif et culturel.

    En effet, la décentralisation de l’industrie technologique kenyane est une preuve que le marché de Nairobi est saturé. En réalité, malgré les avantages commerciaux et logistiques de la capitale, c’est toujours une ville très chère où vivre et opérer pour de jeunes entrepreneurs n’est pas aisé.

    Marché attrayant

    L’omniprésence de la connectivité et la qualité du réseau à travers le pays attirent un grand nombre d’investisseurs : la pénétration du mobile parmi les 45 millions de populations du Kenya s’élève à plus de 90 % et le pays possède l’une des vitesses d’Internet mobile les plus rapides au monde. L’introduction d’un système de gouvernance plus décentralisé en 2010 a également permis de se tourner vers la technologie pour construire des économies locales. Ce sont quelques-uns des facteurs qui ont poussé Ahmed Maawy à lancer SwahiliBox à Mombasa il y a quatre ans. En tant que programmeur et développeur de produits prospère basé à Nairobi, Maawy a toujours voulu établir un espace où les jeunes entrepreneurs et les innovateurs pourraient se rencontrer et échanger des idées dans sa ville natale.

    Selon lui, malgré la technologie permettant la communication et la collaboration à distance, un espace physique permet la création d’une communauté dédiée à la construction de systèmes plus complexes et de solutions locales qui profitent aux communautés locales.

    Défis

    Sylvia Musalagani, chargée de projet à l’organisation hollandaise de développement Hivos, qui a travaillé avec des hubs comme SwahiliBox et LakeHub, affirme que les centres technologiques à l’extérieur de Nairobi sont toujours confrontés à des défis qui entravent leur croissance. Il s’agit notamment de la qualité moins bonne de la qualité d’Internet, du manque d’inscription officielle, de l’absence d’expertise commerciale et de la capacité de gérer les finances ou de commercialiser leurs propres produits et innovations. A cela, s’ajoute l’étroitesse des différents marchés.

    Pour celle-ci, beaucoup d’entre eux n’ont pas la capacité de gérer ces organisations, et par conséquent, luttent avec la durabilité. Pour cette raison, note Musalagani, les centres de technologie à l’extérieur de Nairobi ont besoin de plus de financement que leurs homologues à Nairobi.

    Un cofondateur de LakeHub, James Odede, estime quant à lui que les organisations qui financent les hubs sont réticentes à fournir un soutien dans des villes où le modèle n’a pas encore été prouvé, et où une communauté visible de technophilies n’existe pas. Quand ils ont initialement demandé des fonds, Odede rappelle qu’ils ont dû « faire beaucoup d’efforts pour trouver » comment convaincre les bailleurs de fonds qu’il y avait un besoin d’espace. Aujourd’hui, LakeHub compte  2 000 membres inscrits.

    Pour surmonter ce défi, Sylvia Musalagani pense qu’il doit y avoir un effort concerté entre le gouvernement, le secteur privé et les investisseurs étrangers pour s’assurer que ces centres reçoivent un soutien adéquat. Cela inclut le fait de leur faciliter l’accès aux finances et de mettre en place des structures bancaires alternatives qui pourraient aider à soutenir leurs modèles d’affaires.