Du haut de ses 28 ans, Alvine Flora Handou Choupo est l’une de ces rares jeunes entrepreneuses camerounaises à succès. Née au Cameroun où elle a fait ses études primaires et secondaires, Alvine Flora a poursuivi ses études supérieures en France et en Angleterre à l’issue desquelles elle est sanctionnée d’un diplôme d’ingénieur financier.
Après quatre années de fonction dans une banque française, la Camerounaise a décidé de « faire autrement ». « J’ai ressenti le besoin de faire quelque chose de significatif et de travailler dans un endroit où mon action aurait du sens et plus d’impact: le Cameroun » confie-t-elle. Ainsi, est-elle rentrée s’installer au Cameroun, après avoir décroché un MBA à l’INSEAD Business School.
Au Cameroun, la première société qu’Alvine Flora a créée est Vu Sur, « un premier bébé qu’elle a accouché » en juillet 2015 dans le but de permettre aux résidents camerounais et d’Afrique d’acheter sur toutes les plateformes du monde. La startup Vu Sur se proposait ainsi de venir à bout des problèmes de paiement et de livraison auxquels les e-commerçants et les clients étaient confrontés.
L’initiatrice souhaite « abolir les frontières et mieux intégrer l’Afrique subsaharienne au sein du marché mondial ». « Pour cela, nous permettons à ceux qui souhaitent acheter sur les plateformes comme Amazon, AliBaba, Ebay et autres de payer leurs achats par les moyens de paiement locaux (Mobile Money, Cash, Virement bancaire) et de recevoir leurs achats par notre intermédiaire quelques jours plus tard dans leurs villes de résidence. » Explique-t-elle.
Mais Vu Sur n’est pas le seul projet à succès de celle-ci. Il y a quelques mois, elle a également lancé une sorte de branche de Vu Sur, du nom d’AfriRelay, « une société dont le but est d’offrir aux résidents d’Afrique Subsaharienne un réseau de proximité pour la livraison de leurs colis. »
Désormais, vu que le business model de Vu Sur a été implémenté et adapté au Cameroun avec succès, l’entrepreneure souhaite très vite conquérir la plupart des marchés francophones d’Afrique subsaharienne. « La première étape sera le Congo et le Congo RDC en janvier 2018. Puis le Gabon, le Tchad et le Mali en Mars 2018 et enfin la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin en septembre 2018. Nous espérons que Vu Sur aura autant de succès dans ces pays qu’au Cameroun » ambitionne-t-elle.




Dans son usine, plus de 300 paires de chaussures sont produites chaque mois. En 2012, deux ans après le lancement, l’entreprise avait enregistré un bénéfice net de 15 000 $.















Stimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.



