Catégorie : Startups

  •  Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

     Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

    A priori, les études supérieures de cette Nigérienne lui prédestinaient uniquement une carrière dans le secteur de la santé. Nafissa Hamidou est titulaire d’un diplôme de sage-femme. La trentenaire maitrise également les questions liées au genre et au développement.

    Mais très tôt, celle qui a éprouvé le besoin de contribuer au développement de son pays s’est engagée à aider les éleveurs nigériens. Nafissa Hamidou a créé il y a quatre ans SALMA, une entreprise qui s’est positionnée dans le secteur de l’élevage dans le but de proposer des solutions aux éleveurs.

    Avec son entreprise SALMA, Nafissa Hamidou produit des aliments pour bétail. Elle explique avoir eu l’idée de créer cette entreprise lorsqu’elle travaillait à la plateforme paysanne du Niger. L’entrepreneure ajoute avoir écouté des éleveurs se plaindre du manque d’aliment pour leur bétail.

    C’est ainsi que depuis 2014, elle produit des aliments faits à base de différents éléments nutritifs. La jeune entrepreneure confie que ces aliments augmentent la productivité des bétails.

    Les aliments produits par l’entreprise respectent les normes de l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN). Nafissa Hamidou estime être passionnée par son métier. A la tête de SALMA elle veut être un modèle pour les autres femmes du pays.

    Il faut dire que l’initiative de Nafissa Hamidou évite à l’État d’exporter des aliments nutritifs pour bétails à des coûts élevés. Issue d’une famille d’éleveurs et de nomades, Nafissa Hamidou est en pleine réussite dans son entreprise. Au point l’entrepreneure propose désormais aux éleveurs un aliment multi nutritionnel composé de fourrage broyé, de produits agro-industriels et des Minéraux. SALMA dispose de points de vente dans le pays. Les prestations de l’entreprise devront également être étendues dans d’autres régions du pays.

  • Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Aubin N’Gouan est un jeune entrepreneur qui impacte de nombreuses communautés grâce à son initiative. Ce Gabonais a cofondé il y a trois ans Solar Box, une startup qui loue et commercialise des kits solaires photovoltaïques mobiles sous forme de cubes pour capter les rayons chauffants du soleil. Diplômé en génie électrique Aubin N’Gouan a fait des études à l’École polytechnique d’Agadir. Il explique que ses « Solar Box » sont capables de fournir trois fois plus d’énergie que d’autres kits solaires.

    En réalité, pour développer son projet, l’entrepreneur s’est intéressé aux besoins principaux des populations de son pays. Il a ensuite créé sa startup dans le but d’apporter aux foyers nécessiteux de l’électricité solaire. Aubin N’Gouan reconnaît d’ailleurs avoir tout lancé dans sa chambre d’étudiant.

    Partenariat

    Selon lui, il était important de faire de l’énergie solaire une alternative énergétique sérieuse au Gabon. Le fait est que cette énergie était habituellement utilisée pour des lampes dans des zones publiques. Depuis 2015, le Solar Box proposé par l’entrepreneur est composé d’une batterie, d’un onduleur et d’un cube solaire capable de fonctionner pendant près de dix heures.

    La solution énergétique de Aubin N’Gouan comble donc le déficit énergétique constaté dans les zones rurales du pays. Solar Box propose à sa clientèle trois offres, notamment une consommation mensuelle (10000 FCFA) pour une maison et une offre premium dont peuvent bénéficier de grands bâtiments.

    Ces innovations ont permis à Aubin N’Gouan d’être récompensé par le prix du Start-upper au plan national. L’entrepreneur a déjà tissé des partenariats avec des entreprises étrangères, notamment en Chine. Aubin N’Gouan veut désormais implanter sa startup dans des pays du continent où la demande est forte.

  • Zoom sur IncubMe, le premier incubateur panafricain

    Zoom sur IncubMe, le premier incubateur panafricain

    Fin avril, le premier incubateur panafricain a été lancé à Alger, la capitale algérienne. Ce lancement intervient après plus de deux ans de recherches et de travaux. Cet incubateur a été créé grâce à de meilleurs modèles d’incubation.

    Dénommé IncubMe, cet incubateur vise à soutenir les startups sur le continent. Il s’agit également de mettre en place un cadre protecteur à des initiatives entrepreneuriales dans les pays du continent. IncubMe a donc pour objectif de mettre fin à la disparition rapide des startups qui se créent. L’incubateur va offrir toutes les chances à ces startups de réussir.

    Selon les informations, IncubMe va accompagner tous les jeunes africains porteurs d’idées. Ces derniers recevront des recommandations et seront orientés au besoin. Ils peuvent surtout bénéficier d’une période d’incubation pour renforcer leurs actions.

    Des success-stories

    Pour Kamel Oumnia, un des responsables de l’incubateur, IncubMe va également développer des startups algériennes à l’international grâce au net et aux technologies de l’information et de la communication (TIC), en élaborant, notamment des applications mobiles. Kamel Oumnia ajoute que des jeunes entrepreneurs du continent doivent profiter de IncubMe pour développer des idées ingénieuses.

    « L’Afrique dispose d’un potentiel extraordinaire par rapport à d’autres continents avec une population jeune, un territoire vaste, des ressources et des infrastructures importantes et une volonté politique d’encourager l’entrepreneuriat », souligne Kamel Oumnia. IncubMe se fixe pour objectif de révéler des histoires de succès. A cet effet, IncubMe va tisser des partenariats avec d’autres incubateurs qui existent sur le continent.

     

  • Africatopforum: le nouvel espace d’échanges entre internautes francophones

    Africatopforum: le nouvel espace d’échanges entre internautes francophones

    L’Afrique francophone tient-elle enfin son espace d’échanges destiné à répondre à ses préoccupations ? C’est le moins qu’on puisse dire. Il faut dire que la société Africa Top Sport basée à Lomé a lancé africatopforum qui devrait, selon les responsables, permettre aux Africains de trouver les bonnes réponses à leurs interrogations. Il s’agit d’un cadre de partages d’expériences avec la production de contenus sur l’Afrique. Africatopforum devrait surtout permettre aux Africains de mieux connaître leur continent.

    En Afrique subsaharienne où il existe déjà des sites d’échanges entre internautes, africatopforum entend se démarquer. La plateforme se consacre uniquement à l’Afrique, avec des salons de discussions répartis par thématique et par pays. Roger Adzafo, directeur général de Africa Top Sport explique que les internautes peuvent ainsi trouver facilement des réponses à des questions qui sont parfois spécifiques à leur région ou à leur pays.

    L’autre point positif de cette nouvelle plateforme d’échanges est la liberté donnée aux internautes de créer eux-mêmes des sujets de discussion. Selon l’équipe administratrice du site, les échanges devraient essentiellement porter sur des thématiques relatives au développement de l’Afrique. Cependant, les internautes ne peuvent pas tenir sur africatopforum des propos de haines ou inciter à des pratiques terroristes.

    « Cette plateforme peut servir de site de tutoriel pour apprendre à faire beaucoup de choses. Aujourd’hui pour maitriser certains logiciels il faut aller sur des plateformes anglophones et autres », rappelle Roger Adzafo, qui déplore cet état de fait. Le directeur général de Africa Top Sports souhaite que des spécialistes francophones profitent de la nouvelle plateforme d’échanges pour se faire connaître et partager leur savoir-faire.

     

  • Afrique du Sud: Kandua, la plateforme de survie à l’usage des bricoleurs 

    Afrique du Sud: Kandua, la plateforme de survie à l’usage des bricoleurs 

    Dès sa création en 2014 sous le nom de ID Work, cette startup sud-africaine a été considérée comme l’une des meilleures. Kandua est une sorte de marketplace qui permet à des utilisateurs de trouver des électriciens, des plombiers et des bricoleurs pour des travaux à domicile.

    Kandua a été fondée par deux jeunes entrepreneurs, Arjun Khoosal et Sayo Folawiyo. Il s’agissait pour eux de permettre à des artisans indépendants de trouver de l’emploi en travaillant avec professionnalisme.

    La plateforme est désormais utilisée par plusieurs Sud-africains. Ces derniers ont la possibilité de trouver des fournisseurs de services en effectuant des recherches sur la plateforme en ligne. Les responsables de Kandua s’assurent surtout des compétences des électriciens, des charpentiers ou autres artisans inscrits sur la plateforme. Kandua permet également aux utilisateurs de noter les prestataires en fonction de la qualité des travaux qu’ils réalisent.

    Sayo Folayiwo précise que cela a mis fin à la difficulté pour des propriétaires de trouver des artisans professionnels « qui ne peuvent les trahir ». Arjun Khoosal affirme de son côté son plaisir de voir les prestataires responsables et les clients toujours satisfaits.

    En quatre ans, l’apport de la plateforme aux communautés est considérable. Ces fondateurs expliquent qu’avoir misé sur la technologie pour faciliter les prestations de services informels a été une idée géniale. Ils ajoutent que Kandua compte de nombreux utilisateurs grâce à la qualité de ses prestataires. La startup est présente dans la région de Gauteng ainsi que dans quelques villes. Kandua compte plus de 300 prestataires qui ont déjà servi plus d’un millier de clients.

  • Oury Diallo, l’entrepreneur qui vulgarise « l’esprit startup » en Guinée

    Oury Diallo, l’entrepreneur qui vulgarise « l’esprit startup » en Guinée

    À 30 ans, Oury Diallo pose depuis janvier dernier ses premiers pas dans l’entrepreneuriat. Ce Guinéen réfléchit sans cesse à des projets qui peuvent impacter sa communauté.  Diplômé en management et développement commercial, Oury Diallo est également titulaire d’un master 1 en management des entreprises.

    Il explique s’être tôt intéressé à l’idée d’entreprendre qu’il considère comme un moyen d’épanouissement. L’entrepreneur dirige depuis janvier ODK Consulting, une société qu’il a créée. Oury Diallo mise sur son savoir-faire pour conseiller et former des entreprises. ODK Consulting propose en effet des formations en développement commercial en management et en stratégie.

    L’entrepreneur ajoute que le cabinet dispose également des compétences pour conseiller les entreprises dans la gestion des relations avec leur clientèle. « Mes clients sont des PME, des startups et des entrepreneurs. Je les accompagne selon leurs besoins afin qu’ils puissent passer un cap dans leur activité », soutient-il.

    Accompagnement

    Oury Diallo est surtout un entrepreneur qui veut contribuer à l’émergence de nouvelles idées portées par des talents. À cet effet, l’entrepreneur offre à travers son cabinet un accompagnement spécial aux jeunes entrepreneurs qui peuvent passer de « l’idée au projet ».

    Depuis le début de ses activités, l’entrepreneur s’attèle à nouer des relations pour conquérir des clients et développer son business. Oury Diallo finance les activités d’ODK Consulting avec ses propres économies. Mais il négocie avec des organismes dans le but de recevoir des appuis pour renforcer ses activités.

    Sensibilisation

    Oury Diallo compte sur la qualité de ses services pour s’imposer dans un secteur où la concurrence est rude. L’entrepreneur veut sans cesse innover pour faire la différence. Il compte à cet effet s’entourer de ses premiers collaborateurs au cours de l’année. En attendant, Oury Diallo qui est né et a grandi en France travaille sur des thématiques qui peuvent permettre à la jeunesse de son pays d’origine d’évoluer.

    Son objectif est de développer l’esprit entrepreneurial en Guinée. L’entrepreneur confie sa volonté de sensibiliser les jeunes sur l’importance de créer sa propre structure par choix et non par défaut. En Afrique où l’on retrouve la population la plus jeune, le Guinéen estimé que le continent va se développer grâce à ces jeunes. Ces derniers ont un potentiel exceptionnel qu’on doit exploiter, assure-t-il.

  • FinTech: avec 3 millions USD levés chez Proparco, la startup JUMO se positionne

    FinTech: avec 3 millions USD levés chez Proparco, la startup JUMO se positionne

    Début avril, la startup sud-africaine JUMO a levé un investissement en actions de 3 millions de dollars auprès de Proparco, la filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) qui œuvre pour le développement du secteur privé sur le continent.

    Fondé en 2015 par Adrew Watkins-Ball, JUMO se positionne dans le fintech. La startup mise sur la technologie émergente pour offrir aux personnes des JUMOservices financiers à partir de leurs téléphones portables. Andrew Watkins-Ball a expliqué que le partenariat avec Proparco va permettre à JUMO de comprendre les marchés et de mieux protéger ses clients dans la transparence.

    Le directeur général de Proparco a affirmé que cet investissement dans  vise à promouvoir l’inclusion financière en mettant l’accent sur les organisations de microfinance, les prêts pour les PME et la technologie mobile. Il s’agit selon lui d’atteindre un plus grand nombre de personnes dans une zone plus large.

    Sécurisation du marché des prêts

    JUMO veut désormais construire une plateforme à plus grande échelle et à moindre coût pour offrir des services financiers de haute qualité sur les marchés émergents. La startup sud-africaine tire parti des réseaux mobiles pour fournir des prêts et des produits d’épargne à ses clients. JUMO a développé un algorithme de notation de crédit qui aide les clients à débloquer la valeur de leurs empreintes numériques en donnant une estimation précise de leur solvabilité.

    La startup regroupe les produits de différentes banques et les vend aux entreprises en quête de crédit. L’ensemble du processus de prêt est facilité par les réseaux mobiles, où le démarrage a été lié à un certain nombre de fournisseurs de services. JUMO offre ses services dans des pays comme la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, la Zambie ou le Ghana.

    En trois ans, JUMO a déboursé 17 millions de prêts. En tout, 80% de ses clients sont de petites entreprises. Andrew Watkins-Ball précise que la startup sécurise entre 10% et 25% du marché des prêts en Afrique. L’entrepreneur souligne aussi qu’il y a plus de 100 millions de personnes qui pourraient potentiellement bénéficier du service dans les pays que la société couvre actuellement.

  • Tanzanie: Idris Sultan, cordonnier millionnaire à 25 ans

    Tanzanie: Idris Sultan, cordonnier millionnaire à 25 ans

    En Tanzanie les chaussures d’Idris Sultan sont connues de tout le monde. La créativité de ce jeune entrepreneur de 25 ans est appréciée par ses compatriotes. Conséquence, la marque de chaussure qu’il a créée est très aimée. C’est en 2017 qu’Idris Sultan fait son entrée dans l’univers entrepreneurial. Très connu pour ses succès dans la téléréalité, il se construit désormais une nouvelle réputation à la tête de Sultan By Foremen, l’entreprise qu’il a créée.

    Sultan By Foremen assure la promotion de Sultan Shoes, une ligne de chaussure pour hommes. Les chaussures sont fabriquées avec un style particulier. Ils sont avec du cuir et de daim qui les rend très lisses. La qualité des produits est confirmée par de nombreux clients. En 2017 Sultan By Foremen a réalisé un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 millions de FCFA.

    Idris Sultan explique que la création de Sultan by Foremen a été l’aboutissement de plusieurs mois de travail de conception. L’entrepreneur ajoute avoir bénéficié de l’appui de concepteurs et de fabricants de chaussures pour créer sa marque.

    En un an, le jeune entrepreneur est plutôt fier de son initiative. Il estime participer à la valorisation de l’esprit créatif tanzanien. Ses chaussures expriment la classe, l’élégance et le confort. Idris Sultan veut continuer à innover et à produire des chaussures. L’entrepreneur annonce que Sultan by Foremen va suivre les dernières tendances de la mode et s’affirmer comme la marque qui valorise la Tanzanie.

  • Rajiv Mehta, [32 ans], millionnaire au Kenya grâce à la publicité

    Rajiv Mehta, [32 ans], millionnaire au Kenya grâce à la publicité

    32 ans et déjà une dizaine d’années de vie entrepreneuriale marquée la réussite. Rajiv Mehta a fondé en 2008 Tangerine Investments, une entreprise de publicité extérieure qui utilise des véhicules de transport en commun, des poubelles et des poteaux de rue pour commercialiser des biens de consommation de premier plan au Kenya. En dix ans, l’entrepreneur fait désormais un chiffre d’affaires annuel de plus d’un million de dollars. Parmi ses clients, Rajiv Mehta peut se targuer de compter Kenya Airways, Pizza Inn, Subway ou encore Coca Cola HP.

    Avant de lancer son entreprise, Rajiv Mehta a connu des moments difficiles. L’entrepreneur évoque le décès de son père, l’abandon de ses études universitaires et le manque de soutiens des membres de sa famille. C’est alors qu’il décide de se lancer dans la vie active pour s’occuper de sa maman et de ses frères et sœurs. Rajiv Mehta importe des mastics liquides et des accessoires, notamment des treuils de voiture qu’il vend à des clients locaux. En parallèle, il multiplie de petits jobs et travaillait même les nuits.

    L’aventure Tangerine

    Il finit par se lancer dans le domaine de la publicité. Tangerine Investments qu’il a créé est devenu une société publicitaire importante au Kenya. Son entreprise compte désormais parmi sa clientèle plus de 500 entreprises, notamment des multinationales et des entreprises locales. Tangerine Investments couvre toutes les villes du pays avec ses services. « Nous travaillons sur les besoins de nos clients et nous nous assurons que nous essayons de leur fournir ce qu’ils recherchent », soutient-il.

    L’entreprise s’est surtout diversifiée en offrant ses services dans des pays de la sous-région. Rajiv Mehta affirme que Tangerine Investments s’est associé à des entreprises étrangères. La vision de Rajiv Mehta est de développer Tangerine Investments comme une entreprise mondiale de publicité extérieure et d’impression présente dans tous les continents du monde. L’entrepreneur s’intéresse aussi à d’autres domaines. Il a étendu les services de son entreprise à d’autres secteurs tels que le commerce électronique, la santé.

    À de jeunes entrepreneurs africains qui souhaitent lui emboiter le pas, l’entrepreneur kenyan leur conseille de donner le meilleur d’eux-mêmes. « N’ayez jamais peur de prendre un risque. N’écoutez pas non plus les autres qui sont toujours négatifs et disent que vous ne pouvez pas faire quelque chose à cause de la concurrence. Lisez les histoires de réussite », déclare celui qui est l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent.

  • Kenya : Safaricom va lancer le premier réseau social FinTech

    Kenya : Safaricom va lancer le premier réseau social FinTech

    Au Kenya, l’opérateur de téléphonie mobile Safaricom a lancé une plateforme qui permettra à ses clients d’envoyer et de recevoir de l’argent tout en discutant.

    La décision devrait, selon certains, renforcer la position dominante du service de transfert d’argent mobile M-Pesa dans le monde, faire progresser l’ambition de Safaricom de devenir une entreprise mondiale innovante, tout en facilitant une connexion supplémentaire entre des dizaines de millions de ses abonnés.

    En effet, le service de messagerie, nommé Bonga (discuter en swahili), a été partiellement lancé le 26 avril dans des tests bêta fermés pour certains utilisateurs sur des appareils Android.

    Rapprocher

    L’application permettra aux utilisateurs de revoir leur solde sur M-Pesa, en plus de permettre aux clients de traiter de l’argent sans quitter la plateforme. Le service a été conçu pour la première fois en août 2017 et a été produit par le groupe d’innovation Alpha de la société, créé l’année dernière pour tirer parti de M-Pesa afin de favoriser l’inclusion financière.

    La sortie de Bonga positionne également Safaricom comme un site de réseautage social, permettant à ses près de 30 millions d’abonnés non seulement d’envoyer des messages directs sur une plateforme libre, mais aussi de les aider à organiser des réunions commerciales et améliorer leur expérience commerciale.

    Le gouvernement du Kenya détient une participation de 35% dans Safaricom, propriété majoritaire du groupe britannique Vodafone. Mais comme les taux d’adoption ont atteint un sommet, les fonctionnaires ont reconnu la nature «maladroite» et «loin d’être élégante» du service, disant qu’il était temps de brancher le système de porte-monnaie électronique à des applications innovatrices tierces.

    Les efforts récents de Safaricom s’apparentent aux initiatives entreprises par des applications populaires telles que WhatsApp, qui ont introduit une application métier autonome au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud pour aider à connecter plus rapidement les clients et les entreprises.