Catégorie : Tech & Innovation

  • Qui est William Elong [26 ans], le fabricant des drones made in Cameroun

    Qui est William Elong [26 ans], le fabricant des drones made in Cameroun

    À la tête d’une entreprise de fabrication de drone, William Elong fait partie de très jeunes entrepreneurs du Cameroun. Fondateur de la startup Will&Brothers, ce brillant entrepreneur est diplômé de la Haute école de commerce de Yaoundé et de l’École supérieure de commerce de la Rochelle. Spécialisé en intelligence économique, c’est à l’École de guerre économique de Paris dont il est à ce jour le plus jeune diplômé, qu’il a appris. Également autodidacte, William Elong s’est formé sur plusieurs sujets qui le passionnent.

    À la tête de sa startup depuis plus de cinq ans, il s’est positionné dans l’intelligence économique et l’innovation technologique. En parallèle, William Elong veut à partir des drones offrir différents services dans les domaines de l’agriculture, de la météorologie et de la cartographie. Selon lui, il faut que l’Afrique ait des yeux dans le ciel. Il a à cet effet développé l’initiative DroneAfrica. Grâce une campagne de financement participatif, William Elong a présenté en février dernier les premiers drones made in Cameroun.

    Will&Brothers a fabriqué trois types de drones. Le premier drone de la startup est dénommé « Algo » et a une portée de 20 km avec 45 minutes d’autonomie. Le deuxième est un hexacoptère appelé « Logarithm ». Le troisième drone est surnommé « Sanaga ». L’entrepreneur compte sur une nouvelle collecte de fonds pour accroitre la production des drones et conquérir les différents marchés.

    « L’Afrique a encore beaucoup de chemin à faire en matière d’intelligence économique. Nos États doivent s’en servir pour se faire une place de choix sur l’échiquier mondial », rappelle William Elong âgé de 26 ans. Le jeune entrepreneur s’intéresse à tout. Grâce aux technologies, il envisage de fournir à des zones défavorisées de son pays des moyens pour améliorer les conditions d’études des apprenants.

    En attendant, la startup Will&Brothers envisage déjà développer un autre projet. William Elong veut créer une nouvelle intelligence artificielle dénommée « Cyclop ». Cela va permettre de « détecter automatiquement des personnes, des objets ou même des animaux, l’idée est de rendre les drones intelligents avec un peu de ressources », explique-t-il.

     

     

  • Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    À une époque où la plupart des systèmes éducatifs africains ne répondent plus aux attentes des étudiants « geek », un laboratoire robotique, Fundi Bots, est né en Ouganda. Il a été créé par Solomon King qui a décidé d’arrêter ses études universitaires parce que fatigué d’étudier pour des examens. « Je ne suis pas un rebelle, je suis juste un homme déçu par notre système d’éducation », déclare-t-il.

    Il y a près de vingt ans lorsqu’il a abandonné ses études ce passionné de robotique s’est formé sur internet. Ses réalisations lui ont permis de remporter en 2014 deux prix au plan national (Echoing Green Fellowship et Ashoka fellow). Son laboratoire robotique reçoit de jeunes passionnés d’ingénierie. « Ici, dans ce laboratoire, nous mettons davantage l’accent sur la pratique que sur de longues théories. Nos écoles et universités forment les gens à passer des examens, mais rien de pratique », affirme Solomon King, qui explique que le mot fundi signifie « ingénieux » en swahili.

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    Fundi Bots veut aider des milliers de jeunes à révéler leurs talents. Le laboratoire dispose d’une salle d’apprentissage où tout est démontable et mobile : c’est le cas des murs, du mobilier et du laboratoire. « Tout est mobile ici, nous pouvons personnaliser la salle d’apprentissage en fonction de ce que nous voulons. C’est notre magie », explique Rosebell Nsita, responsable des relations publiques chez Fundi Bots.

    Comme Solomon King, elle aussi a été déçue par le système éducatif, avant de découvrir ses talents dans les relations humaines dans cette organisation. Rosebell Nsita a été passionnée par l’art depuis qu’elle était très jeune. Mais les leçons théoriques des universités ougandaises ne l’ont pas aidée à poursuivre sa passion. Elle explique que c’est surtout en s’inspirant de son expérience qu’elle a eu le désir d’aider d’autres jeunes à découvrir leur potentiel grâce à Fundi Bots.

    Plus de 3000 apprenants

    A Fundi Bots, les cours sont donnés gratuitement. Les apprenants sont surtout orientés vers les cours de leur choix. Un laboratoire spécial est également ouvert à des étudiants « insatisfaits de ce qu’ils apprennent à l’université ». « Nous leur enseignons les rudiments de l’informatique, de la mécanique et de l’électronique. Nous faisons tout pour qu’ils apprennent de manière amusante », confie un membre du laboratoire.

    Fundi Bots a prouvé ses compétences, au point qu’il est demandé dans les écoles primaires et secondaires en Ouganda pour proposer des cours pratiques en parallèle avec la théorie. Cela génère un revenu pour les dépenses administratives du laboratoire, qui s’ajoute au financement externe déjà collecté par les bailleurs de fonds Fundi. L’apprentissage dans ce laboratoire se fait via des robots. Cette façon d’apprendre à travers la pratique vise à rendre les élèves plus performants et plus rapides.

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    Certains ont de meilleures notes dans leurs universités après leurs stages à Fundi Bots. « Nos méthodes ont récemment aidé un jeune qui, tout au long de sa carrière scolaire, était terrible en physique. Mais après avoir appris de la pratique ici à la maison, ses notes dans cette classe se sont améliorées. Il s’est distingué et fait de la science à l’université », explique Rosebella Henry, formateur chez Fundi Bots. Pour Solomon King, changer ou avoir une incidence sur une vie est déjà un succès — des douzaines d’histoires de vies ont changé positivement depuis la création du bot Fundi.

    « Nous avons déjà eu plus de 3000 apprenants dans nos murs, et nous envisageons nous installer au Rwanda et en Tanzanie avec l’aide de nos partenaires », annonce le responsable du laboratoire pour qui l’Afrique doit rattraper le retard qu’elle accuse dans le domaine de la technologie et créer des conditions pour l’emploi des jeunes.

  • Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    La science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) ont toujours été connues comme des domaines réservés aux hommes. Si depuis quelque temps dans les pays développés les donnes ont changé, en Afrique également, certaines femmes commencent par exceller dans ces secteurs d’activité qui demandent habileté et grande réflexion, voire une capacité physique. Et il faut noter, ces domaines d’activités se révèlent être ceux souvent qui sont étroitement liés au développement des pays.

    Tolu Oni

    Image result for Tolu OniStimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni ​​a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.

    Funk Opeke

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    Nantie d’une maîtrise en génie électrique à l’Université de Columbia, Funke Opeke a eu une carrière remarquable dans les TIC aux États-Unis en tant que directrice exécutive de la division de Verizon Communications à New York. En 2005, elle a rejoint MTN Nigeria en tant que responsable technique (CTO). Elle a été conseillère chez Transcorp et chef de l’exploitation de NITEL. Touchée par la faible connectivité Internet au Nigeria, elle a fondé MainOne, un fournisseur de services de communications et de solutions de réseau en Afrique de l’Ouest.

    Regina Honu

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    Regina Honu est un développeur de logiciel ghanéen et l’une des rares femmes à faire des progrès technologiques en Afrique. Elle a fondé Soronko Academy, la première école de codage et de design centrée sur l’homme pour les enfants et les jeunes adultes en Afrique de l’Ouest. Elle a été nommée par CNN comme l’une des 12 femmes inspirantes qui font la promotion des STEM. Cadre de la prochaine génération de codeuses en Afrique à travers ses nombreuses initiatives technologiques, elle a également été nommée l’une des six femmes ayant un impact sur la technologie en Afrique.

    Blessing Kwomo

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    Blessing Kwomo est une entrepreneure et une ingénieure nigériane. Elle a connu une réorientation dans le domaine de la santé après avoir été témoin de certains cas de maladies auxquels sa communauté a été confrontée en raison d’une mauvaise condition de vie. Elle a ensuite créé le studio thérapeutique Roroboth qui offre des soins à domicile aux familles à faible revenu. Elle utilise une approche qui s’attaque à la cause principale des maladies en ce qui concerne l’environnement.

    Ethel Coffie

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    Ethel Coffie est une entrepreneure ghanéenne spécialiste des TIC. Fondatrice de Women in Tech Africa qui compte plus de 30 membres dans les pays africains et la diaspora, Ethel Coffie est bien connue en Afrique pour son expertise dans le domaine tech. Elle a également fondé EDEL Technology Consulting et a lancé la première réunion panafricaine sur les femmes dans les TIC. Grâce à la richesse de ses compétences techniques et commerciales acquises de son travail, elle a soutenu plusieurs femmes dans les TIC. Ethel est nommée parmi les cinq premières femmes ayant un impact sur les technologies de l’information en Afrique.

  • Afrique: 159 startups numériques ont reçu 195 millions de $ en 2017

    Afrique: 159 startups numériques ont reçu 195 millions de $ en 2017

    Les investissements dans les startups africaines de technologie ont atteint les niveaux les plus élevés, avec 159 startups rassemblant plus de 195 millions de dollars, selon Disrupt Africa Tech Startups Funding Report 2017.

    Les résultats de cette recherche révèlent que le financement total des entreprises technologiques africaines en 2017 a augmenté de 51 % par rapport à 2016, tandis que le nombre de startups financées a également augmenté de 8,9 %.

    L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya sont restés les trois premières destinations d’investissement pour la troisième année consécutive. Pour la première fois, le financement assuré par les startups nigérianes a dépassé l’Afrique du Sud en 2017, bien qu’il y ait beaucoup plus d’entreprises sud-africaines.

    Gabriella Mulligan, cofondatrice de Disrupt Africa, affirme que l’un des principaux enseignements de cette recherche est la mesure dans laquelle le nombre de startups ayant obtenu des fonds et le montant global des investissements recueillis ont considérablement augmenté. « Il ne fait aucun doute que la “révolution technologique” africaine est en train de se produire. De plus en plus d’entreprises de qualité sont en cours de construction, et les investisseurs sont prêts à les soutenir, plus que jamais auparavant », explique Mme Mulligan.

    Autres points intéressants, alors qu’au cours des dernières années presque tous les fonds ont été consacrés à des startups dans les trois premiers pays (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya), la part des financements vers ces pays diminue rapidement. Ce qui signifie que de plus en plus de financements vont vers des marchés alternatifs, montrant que les investisseurs ne sont plus confinés à ces hubs traditionnels, mais recherchent des talents et des opportunités d’affaires sur tout le continent.

    Le lead nigérian

    Selon Gabriella Mulligan, l’histoire du Nigeria est intéressante. « Alors que 2017 marque la première année où elle a dépassé l’Afrique du Sud en termes de montant total des fonds collectés, plus les 60 % du financement total du Nigeria vont à une seule entreprise : Andela. Et selon les chiffres du rapport, exempté des fonds collectés par Andela, le Nigeria présente un moins bon bilan que l’Afrique du Sud et le Kenya.

    A en croire Disrupt Africa, des signes d’un intérêt croissant des investisseurs pour les marchés moins développés ont également été observés, le pourcentage total des financements reçus par ces trois principaux écosystèmes passant de 81,7 % à 74,7 % en 2015. Le Ghana, l’Égypte et l’Ouganda apparaissent clairement comme des hotspots.

    Tendances

    Les entreprises Fintech se sont montrées de loin le secteur le plus attractif pour les investisseurs, avec 45 start-ups fintech représentant près d’un tiers du financement total destiné aux entreprises technologiques africaines en 2017. L’intérêt pour le commerce électronique a rebondi, en hausse de 350 % par rapport à l’année précédente. Les start-ups ont levé plus de 16,7 millions de dollars US, tandis que l’agrotechnologie a couru sur le devant de la scène, avec un financement de 203 % en 2016.

    Pour l’avenir, Disrupt Africa s’attend à ce que la reprise générale se poursuive avec des fonds et des financements supplémentaires. La société estime que l’Afrique du Sud retrouvera la première place, tandis que le Kenya continuera de performer fortement. Quant au Ghana, le pays commencera à laisser sa marque.

    Toutefois, l’accès à un financement suffisant pour les startups en dehors des trois premiers marchés reste un défi, tout comme le soutien aux startups qui ne sont pas basées dans les grandes villes.

     

  • Comment WhatsApp a redessiné le trafic internet au Zimbabwe

    Comment WhatsApp a redessiné le trafic internet au Zimbabwe

    WhatsApp est devenu depuis quelques années l’application la plus populaire dans certains États du continent. C’est le cas en Zimbabwe où près de 44 % de l’utilisation de l’internet mobile dans le pays est consacré à l’application de messagerie. Comparé à Facebook qui représente 1 % de l’utilisation de l’internet mobile. L’application est de plus en plus utilisée. Au point où plus de la moitié des données internet vont lui être consacrées. Selon l’autorité de régulation des postes et télécommunications du Zimbabwe (Potraz), les offres promotionnelles Whatsapp commercialisées par les opérateurs mobiles du pays font augmenter l’utilisation des plateformes.

    WhatsApp a changé la façon dont les Zimbabwéens communiquent et partagent des informations à travers des groupes et des listes de diffusion traitant de tout, de la politique et du gouvernement au football et à la musique. Mais les sociétés de télécommunications au Zimbabwe comme ailleurs en Afrique ne sont pas toujours aussi enthousiastes à l’égard de l’importance grandissante de WhatsApp, car elles ne reçoivent aucun revenu direct du service et cela « cannibalise » les revenus existants des SMS et de la voix.

    Ralentissement

    Il y a deux ans, les compagnies de téléphonie mobile du pays ont perdu de considérables revenus de voix au cours du premier trimestre, selon le Potraz. Les revenus de la téléphonie mobile ont représenté 53 % du chiffre d’affaires total au deuxième trimestre, contre 58 % au trimestre précédent. Les revenus de données mobiles sont restés stables autour de 21 %. Cependant, le chiffre d’affaires total des firmes mobiles pour la période était en hausse de 3,2 % à 185,6 millions de dollars. Bien que WhatsApp soit la plate-forme de messagerie texte la plus utilisée, il est également préféré pour sa fonction d’appel vocal, en particulier pour les appels internationaux.

    Les firmes mobiles zimbabwéennes ont déjà fait pression sur le gouvernement pour qu’il réglemente les meilleurs services du pays. Les taux de croissance des revenus mobiles ont ralenti en Afrique subsaharienne depuis 2013 et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’à la fin de la décennie, malgré une base d’abonnés toujours en croissance rapide. Sur le continent, de plus en plus d’abonnés ont montré une préférence pour discuter et passer des appels vocaux via ces plateformes comme WhatsApp, Skype et FB Messenger. Cela a conduit à une « cannibalisation croissante des revenus traditionnels de la voix et de la messagerie », selon l’organisation mondiale du commerce, la GSMA.

     

  • L’Égypte lance son Smartphone Nile X pour concurrencer le iPhone X

    L’Égypte lance son Smartphone Nile X pour concurrencer le iPhone X

    Le président Abdel Fattah El Sisi a reçu la semaine dernière le Nile X, le premier smartphone fabriqué localement et conçu pour le consommateur égyptien, lors d’une cérémonie somptueuse.

    Dans son effort pour investir dans le secteur de la technologie, l’administration de Abdel Fattah Sisi a soutenu une Silicon Valley égyptienne à Assiout, dans la région pauvre du sud du pays, pour relancer la fabrication locale.

    SICO, la société égyptienne derrière le Smartphone 4G, a vu croitre une base de consommateurs égyptiens. Le contexte d’évolution de cette initiative est intéressant. Avec une population de plus de 95 millions d’habitants, les abonnements à la téléphonie mobile ont dépassé les 99 millions. Toutefois, seulement 32 % des Égyptiens ont un téléphone intelligent, ce qui en fait un marché en plein essor que l’entreprise souhaite exploiter grâce à des propositions abordables. Mohamed Abel Azim, directeur marketing de SICO n’a pas caché ses intentions. « Il existe de fortes opportunités pour l’Égypte d’être un centre de production de smartphones abordables en Afrique et nous voulons faire partie de ce changement. Nous voulons une révolution dans le jeu électronique dans la région », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, « nous avons la capacité de produire plus de 1,8 million d’unités dans les deux premières semaines dès le lancement ».

    Selon toujours les informations de celui-ci, environ 55 % de l’appareil est assemblé dans son usine à Assiout et le reste est fabriqué en Chine. « Nous avions l’habitude de fabriquer uniquement en Chine et avons travaillé avec des entreprises technologiques telles que Google, Qualcom, Intel et HP. Ce que nous cherchons à faire est d’assembler les cartes mères et les circuits électroniques dans notre usine nouvellement construite », a ajouté Abdel Azim.

    En effet, l’administration Sisi s’est lancée dans de grands projets nationaux ces dernières années, telles que l’agrandissement du canal de Suez et la construction d’une nouvelle capitale administrative. L’assemblage du smartphone local, dont la plupart des composants sont fabriqués en Égypte, s’inscrit dans la même perspective. Le projet est également dans une logique de mise en valeur d’une économie égyptienne active, qui peut continuer à attirer les investisseurs étrangers, en particulier les investissements chinois.

    Pour ne rien envier à Samsung ou iPhone…

    Nile X a des caractéristiques comparables au grandes marques importées. Le téléphone Android dispose de 4 Go de RAM et un appareil photo de 13 mégapixels. Ce modèle-là par exemple, devra coûter environ 112 $ à l’utilisateur. Les autres produits vont d’environ 200 livres égyptiennes (11 dollars) pour un smartphone de base à 4 200 livres égyptiennes (235 dollars) pour des tablettes. Ces produits seront disponibles pour les consommateurs égyptiens à partir du 15 décembre. Et selon les prévisions, la société SICO sortira de nouveaux modèles tous les six mois. Il faut rappeler que cette initiative intervient dans un contexte où, après une dévaluation en novembre 2016, la monnaie nationale égyptienne a perdu la moitié de sa valeur par rapport au dollar américain. Conséquence les prix, en particulier des biens importés, ont considérablement augmenté.

    Le ministère égyptien des Technologies de l’information et de la communication a déjà investi environ 400 millions de livres égyptiennes (22,4 millions de dollars) dans le projet. Si Abdel Azim n’a pas donné de son côté de chiffres concrets pour l’investissement de la société chinoise, il a garanti qu’ils soutenaient l’entreprise sur le plan technologique. En effet, la Chine investit massivement dans la construction du nouveau capital administratif de l’Égypte et devrait injecter plus de 8 milliards de dollars dans l’économie qui se redresse encore.

    Désormais, SICO cherche à s’étendre en Afrique avec des projets de construction d’un hub régional est-africain à Nairobi et d’expansion au Mozambique, au Nigeria et en Afrique du Sud. L’Égypte a un écosystème de démarrage en croissance rapide avec la collecte de fonds pour les entreprises naissantes passant à environ 105 % l’an dernier seulement.

    Dans un communiqué dimanche publié dimanche passé, la présidence égyptienne s’est réjouie de ce nouveau succès. « Nous faisons les premiers pas sur le chemin de la production locale des appareils électroniques », peut-on lire dans le communiqué. À dessein, l’Égypte veut « prendre la place qu’elle mérite dans cette industrie » en exportant ses produits électroniques, a précisé la présidence.

  • En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    Le continent africain est dans une belle dynamique en matière des nouvelles technologies et ses performances semblent plaire aux géants mondiaux. Au rang de ceux-ci, Microsoft, qui veut principalement s’intéresser au domaine de l’éducation.

    Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’américain Microsoft a exprimé son intention d’utiliser pour la première fois des data centers situés en Afrique, et plus précisément à Johannesburg et au Cap pour se fournir des cloud, à l’horizon 2018. Ce n’est pas tout. Les nouveaux centres proposeront également la possibilité d’hébergement de données et ainsi faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur une bonne partie du continent africain. Selon le communiqué que l’entreprise fondée par Bill Gates et Paul Allen avait rendu public, « ce nouvel investissement est un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique ».

    Mais depuis peu, Microsoft s’intéresse à bien d’autres domaines, comme l’éducation. En effet, Microsoft travaille actuellement avec des ministères de l’éducation dans de nombreux pays africains comme le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya…, en fournissant des technologies pour assister les processus d’enseignement et d’apprentissage. De fait, lors d’une récente conférence, les responsables du groupe ont ajouté à cette liste, un nouveau partenariat avec le Mozambique pour « moderniser l’éducation dans le pays ».

    En janvier dernier, Microsoft avait aussi signé un protocole d’entente accord avec Ecobank Transnational Incorporated, société mère du groupe bancaire panafricain Ecobank. Une collaboration qui résulte de la pression croissante sur les agglomérations africaines due à l’urbanisation et à la nécessité de d’offrir des services qui assureront un environnement plus sûr, ouverte et durable. Objectif de cet accord, accompagner les efforts des gouvernements pour « moderniser et élever les standards des grandes villes du continent grâce à des solutions numériques de pointe ». Ce protocole d’accord se veut un vecteur de modernisation des secteurs qui auront l’impact le plus immédiat et le plus important pour le développement les pays africains.

    Les secteurs visés comprennent les décaissements de bourses et les frais de scolarité dans le secteur de l’éducation ; par ailleurs, la collecte par la municipalité auprès des vendeurs du marché et des petites boutiques, les règlements pour les licences des véhicules et de permis de conduire ainsi que pour les e-Visa et les e-Passeport. Mais l’initiative ne se limite pas là. Elle couvre également la mise en œuvre d’un programme complet d’e-compétences et de formations dans le domaine du digital.

    L’entreprise a également profité du sommet pour le lancement officiel en Afrique de sa solution Microsoft 365 Education, conçue pour « libérer la créativité », pour « promouvoir le travail d’équipe » et « offrir une expérience utilisateur simple et sûre ». Parmi les différentes fonctionnalités, le paquet comprend une version éducative du jeu populaire Minecraft (qui enseigne aux étudiants comment coder), une plate-forme de collaboration Microsoft Teams et le service Intune du géant du logiciel, qui aide les écoles à mettre en place et à gérer les appareils scolaires.

    En Afrique, le grand défi

    Un grand des grands obstacles auquel se heurtent les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique pour œuvrer dans le domaine de l’éducation est qu’elles doivent souvent travailler avec les gouvernements, ce qui peut être un exercice lent et trop bureaucratique. L’attrait du sommet Innovation Africa est probablement sa capacité à attirer un grand nombre de responsables gouvernementaux à un même endroit.

    Un autre défi auquel Microsoft est confrontée selon ses responsables est la perception de la tarification de ses produits éducatifs. Bien de personnes ignorent que les écoliers n’ont pas à payer le même prix pour utiliser Word comme les entreprisse. « Je suis toujours surpris de voir combien d’institutions en Afrique ne savent pas que nous avons des licences pour l’éducation. Beaucoup d’institutions me disent que “votre logiciel est trop cher”, mais le fait est qu’elles achètent des logiciels à des prix compétitifs », a commenté Mark East, responsable régional de Microsoft pour l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Commentant ce dont les prestataires de services éducatifs ont besoin pour réussir sur le continent, East a mis en exergue des « victoires de tête de pont », des réussites avérées qui peuvent être utilisées pour décrocher de nouvelles affaires. Il a ajouté que ceux qui cherchent à entrer dans un pays particulier devraient s’associer avec de plus grandes entreprises technologiques déjà actives sur un marché. Ils devraient également s’aligner sur les plans de transformation numérique des gouvernements respectifs, a-t-il conseillé.

     

     

  • Révolution 2.0:  ces incubateurs qui stimulent les startups ouest-africaines

    Révolution 2.0:  ces incubateurs qui stimulent les startups ouest-africaines

    La technologie et le numérique restent encore des secteurs qui ne sont pas suffisamment explorés sur le continent. Plusieurs incubateurs tentent à cet effet d’encourager des initiatives numériques dans les pays africains.

    Chaque année la plupart des États africains voient leur croissance économique augmenter. Certains gouvernements se sont d’ailleurs dotés de plan de développement qui doit conduire leur pays vers l’émergence. Pour atteindre ce niveau, les pays misent sur d’autres secteurs que l’exploitation des matières premières. Il y a également le secteur des technologies et de l’économie numérique qui doit leur permettre de promouvoir des innovations.

    Les startups peinent encore à être créées même si les initiatives privées ne manquent pas. Les dernières innovations appréciées sur le continent ont quand même été l’œuvre de bons nombres d’incubateurs. En Afrique de l’Ouest, l’incubateur Jokkolabs basé à Dakar qui forme depuis 2010 des entrepreneurs sur la créativité numérique est une référence. En sept ans, cet espace de coworking et d’innovation a permis l’éclosion de différentes startups numériques au Sénégal.

    Presque la même situation dans la capitale togolaise. Le quartier de Djidjolé abrite un espace de travail où de passionnés de technologie et du numérique se côtoient. Il s’agit du Woelab, un incubateur créé par Sénamé Agbodjinou, un jeune entrepreneur décidé à encourager « le partage du savoir numérique au Togo ». Le Woelab a incubé depuis quelques années plusieurs projets numériques. Mais également des startups qui sont conseillés part de spécialistes ou d’experts. Au Woelab des enseignements gratuits sont donnés aux jeunes amoureux de technologies. Il y a quelques années, l’incubateur a même facilité la conception d’une imprimante 3D Opensource à partir de déchets électroniques.

    L’esprit d’équipe pour innover

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    A Accra depuis six ans, l’incubateur mFriday s’illustre également de son côté dans le soutien aux jeunes ghanéens férus du numérique. En 2011, les responsables de mFriday ont décidé partager avec la jeunesse des connaissances en technologie mobile, notamment le développement des applications. Leurs efforts ont porté des fruits avec le lancement de plusieurs applications mobiles qui répondent à des besoins dans différents secteurs du pays. L’innovation numérique est aussi en marche au Nigéria.

    Dans ce pays où des abonnés mobiles se comptent par millions avec un taux de pénétration internet en progression, des incubateurs encouragent la créativité numérique. Parmi eux, on peut retenir CoCreation Hub Nigeria qui vient en aide à plusieurs entrepreneurs web du pays. A Lagos, l’incubateur s’est basé sur ses partenariats avec Samsung, BlackBerry et même Google pour s’imposer. CoCreation Hub Nigeria a ainsi permis à des entrepreneurs de bien « monter leur projet » et de recevoir parfois l’appui financier des investisseurs.

    L’incubateur camerounais ActivSpaces situé à Douala forme aussi des jeunes entrepreneurs dans l’innovation technologique. Les jeunes sont même accompagnés dans leurs projets et bénéficient des conseils de mentors dans la réalisation de leurs initiatives. ActivSpaces sert également d’espace de coworking. L’incubateur contribue surtout à la naissance de jeunes entrepreneurs prometteurs avec d’encourageantes histoires de réussite. « ActivSpaces est un atout pour la scène Tech camerounaise », résume un développeur d’application. Ce dernier explique que l’incubateur est à l’origine de l’esprit d’équipe et de recherche entre les entrepreneurs du pays.

  • Simula, un logiciel sénégalais qui va révolutionner les mathématiques

    Simula, un logiciel sénégalais qui va révolutionner les mathématiques

    À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), un doctorant au Département de Mathématiques et d’Informatique devient l’objet de curiosité, avec une innovation qui permet aux enseignants du secondaire comme à ceux du supérieur de préparer leurs enseignements et de corriger les exercices.

    Jusqu’ici, des pays africains n’avaient pas le choix. Ils étaient presque contraints de recourir un logiciel fabriqué en France et qui, selon certains utilisateurs, est loin des réalités et les préoccupations des pays africains : « Géogebra ». Et c’est sur ce point que l’auteur, Michel Seck, présente le nouveau produit, du nom de « Simula » comme une révolution dans le domaine de la mathématique.

    Révolution

    Les fonctions de ce logiciel sont diverses. Selon le concepteur, Simula, peut faire une analyse, l’algèbre linéaire, les bases de Groebners, la théorie des nombres, les graphes 2D et 3D, la probabilité. Mais pas que. L’application est capable de traiter également des statistiques, des réseaux arithmétiques et les codes correcteurs.

    Selon toujours l’auteur, Simula comporte près de 120.000 lignes de codes. « Il permet de faire directement des exercices de statistiques, de calcul des limites et des calculs de grandes puissances », présente Michel Seck qui est spécialiste de la « la cryptographie, l’algèbre et ses applications ». À l’Université Cheik Anta Diop, Prof Sow s’enorgueillit. « C’est une grande innovation en Afrique. À ma connaissance, c’est le premier logiciel conçu en Afrique. Il permet de simuler et de faire des mathématiques en ligne », a-t-il déclaré.

    En concevant son application, Michel Seck avait une ambition principale : trouver une solution au problème de l’accès aux Tic pour le plus grand nombre d’apprenants et d’enseignants. « Il m’a fallu aller à l’université pour utiliser les logiciels afin de faire les mathématiques. Je veux que ce logiciel soit librement accessible, qu’on l’utilise aussi bien dans les lycées que dans les universités. Ainsi, on pourra l’utiliser du secondaire jusqu’au niveau universitaire », souhaite-t-il.

    En effet, Michel Seck a, pour commencer, catalogué les différentes difficultés liées à l’enseignement des mathématiques au Sénégal. Il en a ensuite déduit que ces contraintes n’ont pas favorisé la simplification des échanges de connaissances dans cette matière. Voilà pourquoi, pense-t-il à travers son application, encourager beaucoup de jeunes à s’inscrire dans les filières scientifiques, notamment les mathématiques. On comprendra pourquoi, contrairement aux autres logiciels, l’utilisateur n’aura pas besoin d’une formation pour utiliser Simula.

    Adoption

    Au Sénégal, le processus devant aboutir à l’autorisation du nouveau produit au sein des écoles a été enclenché. Un accord de principe aurait été déjà trouvé avec le Comité national de l’enseignement des mathématiques. Si le processus aboutit tôt, l’outil sera introduit dans l’enseignement à partir de cette année.

    « Jusqu’ici, il n’y a pas de Travaux pratiques (TP) en mathématiques dans les universités. Or les TP sont organisés en France. Aujourd’hui, ce logiciel rend possible l’organisation des TP. Nous envisageons d’introduire les TP en Licence 1, Licence 2 et Licence 3 à la Faculté des Sciences et techniques », avance le concepteur. Ce logiciel que le fabricant veut comme une calculatrice améliorée peut bientôt être accepté partout.

  • Niger: la télé-irrigation révolutionne l’agriculture et l’élevage

    Niger: la télé-irrigation révolutionne l’agriculture et l’élevage

    Depuis  2013 Tech-Innov vient en aide à de nombreux agriculteurs nigériens dans la gestion de l’irrigation de leur culture.

    Quatre ans après son lancement, plus de 200 exploitations bénéficient de cette technologie. Des agriculteurs ont vu la superficie de leur exploitation augmentée. L’application Tech-Innov a été conçue par l’entrepreneur Abdou Mamane Kane qui s’est donné pour mission de fournir aux agriculteurs et aux éleveurs des moyens de gestion de l’eau. Il explique que l’irrigation constitue un facteur important dans la réussite des cultures locales.

    Concrètement, Tech-Innov se base sur un système d’irrigation à distance basé sur une autonomie. Dans les exploitations équipées, il existe des ressources d’eau comme des puits. Ces derniers sont dans la plupart des cas dotés d’un système de pompage tourné grâce à l’énergie solaire ou éolienne. Puis un réseau d’irrigation est installé dans les exploitations agricoles et les fermes d’élevage avec à la clé une station météo.

    Les agriculteurs utilisent donc à distance des téléphones pour déclencher le système d’irrigation en temps voulu. Pour le concepteur de Tech-Innov, l’application permet surtout de livrer régulièrement aux agriculteurs des données météorologiques en rapport avec la température, la pluviométrie, le taux d’humidité, le vent ou l’ensoleillement.

    « Les exploitations sont donc irriguées normalement et en fonction des données analysées avec l’appui de l’université de Niamey ». A une quarantaine de kilomètres de la capitale Niamey, des agricultrices de Goubé trouvent le système d’irrigation « très aidant ». « Nous irriguons avec de l’eau potable grâce à un système de filtrage au rayon UV. Tout cela à distance », confient-elles avec satisfaction. Il faut dire que Tech-Innov leur a déjà permis d’agrandir leur surface et d’augmenter leur rendement.

    Rendre le kit plus accessible

    L’initiative de Abdou Mamane Kane lui a permis de recevoir en 2015 le prix du concours de l’Entrepreneur social en Afrique. Au ministère des Postes, des Télécommunications et du Numérique, on se félicite de l’existence de cette innovation technologique qui « révolutionne l’irrigation dans le pays ».

    De plus en plus d’exploitations agricoles sont cultivées et les structures d’élevage sont abreuvées avec un gain de temps et peu d’efforts physiques. Pour les agriculteurs analphabètes, la startup a mis en place une autre version de l’application qui permet de déclencher vocalement le système d’irrigation. Il s’agit de rendre accessible l’application à de nombreux agriculteurs et d’éviter à certains « des manipulations complexes », selon Abdou Mamane Kane.

    Avec ses résultats encourageants, la startup nigérienne envisage conquérir le marché ouest-africain et le bassin méditerranéen au plus tard en 2021. Mais pour le moment, le kit d’irrigation coûte cher et les agriculteurs sont parfois obligés de s’endetter pour les payer. La startup compte sur des partenariats avec des microfinances pour venir en aide aux agriculteurs.

    Abdou Mamane Kane estime par ailleurs que la mise en place d’une unité de production des kits au Niger va permettre à Tech-Innov de diminuer les prix. Grâce à un programme de recherche et de développement, Tech-Innov s’emploie également à inventer d’autres kits qui pourraient faciliter la tâche aux agriculteurs, aux éleveurs et même aux pêcheurs. Tout le bien pour un pays où l’agriculture représente avec l’élevage presque la moitié du Produit intérieur brut.