Catégorie : Tech & Innovation

  • Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Rodgers Wambua, jeune étudiant kenyan en informatique a développé une application de messagerie capable de fonctionner sans connexion Internet au Kenya. L’invention de ce jeune permet à ses camarades étudiants de l’université des Sciences et Technologies de Masinde Muliro (MMUST) d’échanger entre eux sans utiliser de data. « Grâce au Bluetooth Chat, vous pouvez discuter avec vos amis même si vous ne disposez pas d’un ensemble de données sur votre téléphone ou votre WI-FI dans votre environnement. Aucune charge n’est encourue », confie l’étudiant.

    Rodgers Wambua a dénommé son application Bluetooth Chat. « Mes camarades ont commencé par économiser leur argent de poche qu’ils utilisaient pour payer de la connexion pour s’écrire. Ils les consacrent à l’achat de livres et de nourritures », confie l’inventeur qui est en troisième année de technologie de l’information. Grâce à l’application, les étudiants économisent entre 200 et 350 shillings par jour.

    Amélioration

    Selon Rodgers Wambua, son application peut être utilisée dans un rayon de 100 mètres. Le jeune kenyan envisage à cet effet modifier « Bluetooth chat » pour élargir la distance de communication. Une manière de permettre aux utilisateurs « de communiquer avec leurs amis et leurs parents ».

    Mais déjà Rodgers Wambua, affirme qu’il a déjà breveté son invention et compte en tirer profit. « Je reçois actuellement un peu d’argent de Google annonces. Je vais mieux développer l’application et avoir davantage de gain », déclare-t-il. Le jeune inventeur peut surtout compter sur des appuis. « Nous l’aiderons à modifier l’application afin que la distance ne soit pas un obstacle à la communication. Ensuite, nous l’enregistrerons sur le Google Playstore afin que de nombreuses personnes puissent y avoir accès », a confié Dr Kevin Omieno, spécialiste en informatique.

     

  • À la découverte de VT-BOT, le robot-enseignant du Togolais Sam Kodo

    À la découverte de VT-BOT, le robot-enseignant du Togolais Sam Kodo

    Sam Kodo est un inventeur qui bouscule tout. Avec sa nouvelle invention, ce passionné de robotique qui a pourtant étudié les lettres s’invite dans le secteur de l’éducation avec sa nouvelle trouvaille. Le Togolais a conçu un robot-enseignant dénommé VT-BOT (Virtual Teacher-Robot) avec lequel il entend apporter un soutien à l’enseignement. Début mars à Casablanca, Sam Kodo a ainsi séduit les participants lors de la première édition du festival FUTUR.E.S in Africa. L’inventeur a été distingué avec le « Prix coup de Cœur » de FUTUR.E.S in Africa 2018.

    Sam Kodo a conçu ce robot de façon particulière. En plus de vieux ordinateurs, l’inventeur a utilisé des canettes et des plastiques pour avoir le VT-BOT. Le VT-BOT dispose d’un écran, d’un haut-parleur et d’une webcam. A cela s’ajoute un « nano-ordinateur Raspberry Pi dotée d’une intelligence artificielle ».

    Premier dans ce domaine dans son pays, il confie que le VT-BOT va contribuer à l’évolution du secteur de l’éducation. Pour Sam Kodo, ce robot humanoïde est capable d’interagir à distance. Le Togolais soutient que son invention peut suppléer un enseignant en cas d’absence de ce dernier. Mais le VT-BOT peut également être une solution pour l’insuffisance d’enseignant dans certaines écoles. Pour y parvenir, le Togolais envisage améliorer la mobilité de son invention ainsi que le design.

    Les robots d’Infinite Loop

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    Il faut rappeler que ce jeune togolais de 25 ans n’est pas à sa première invention. Depuis quelques années, il a créé la startup Infinite Loop qui est spécialisée dans la robotique et l’informatique. « Je suis devenu entrepreneur, car je crois que c`est un excellent moyen de développer technologiquement mon pays et de transformer mon continent », explique-t-il. Avec sa startup, il a déjà créé un laptop dénommé LifeBook. Sam Kodo a également mis au point SmartBag, un sac solaire ordinateur. Cela lui a valu en 2015 le Prix USADF (African Development Foundation).

    Sam Kodo a remporté d’autres récompenses. Lauréat en 2013 du premier prix du Forum des jeunes entrepreneurs au Togo, le Togolais a aussi été finaliste du Prix Anzisha. Ses inventions lui ont permis d’être sélectionné dans le cadre du YALI (Young African Leaders Initiative) initié par Barack Obama. Le jeune inventeur togolais peut également compter sur une équipe de supervision de Google qui le conseille dans ces projets. Le fondateur d’Infinite Loop collabore également avec d’autres startups africaines sur des projets de robot.

     

     

  • Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    L’Afrique dépense chaque année plus de 35 milliards de dollars pour importer de la nourriture. Aujourd’hui, une start-up du Cap essaie de réduire cette facture en développant des drones intelligents pour aider les agriculteurs à augmenter leurs rendements.

    Environ 60% des Africains vivent dans les zones rurales, et ces communautés dépendent fortement de l’agriculture. Il est donc sans doute important de stimuler la productivité et d’améliorer l’accès aux outils modernes et à l’information sur la gestion des terres. À cette fin, Aerobotics est une innovation qui séduit les agriculteurs en Afrique du Sud, pays constamment secoué par la sècheresse.

    Des drones et satellites mis en contribution

    Fondée par James Paterson, la jeune entreprise espère résoudre certains de ces problèmes urgents. Selon l’entreprise, son application utilise l’intelligence artificielle et des algorithmes pour transformer l’imagerie des satellites et des drones en informations utiles dans le but d’aider les agriculteurs à identifier les zones problématiques dans les champs.

    Grâce à une caméra, les agriculteurs peuvent localiser chaque zone problématique en utilisant les coordonnées GPS. L’application, disponible sur Apple et Android, permet également de prendre des notes, des photos, ou encore de suivre les progrès de chaque zone affectée afin que les agriculteurs puissent mieux gérer leur temps et leurs ressources sur une base régulière, réduisant ainsi le gaspillage dans l’irrigation et la lutte antiparasitaire.

    En réalité, les images satellites sont utilisées pour mettre en évidence les tendances à plus long terme, tandis que les drones volent à des moments précis de la saison pour obtenir des informations plus détaillées.

    James Paterson a grandi dans une ferme fruitière près du Cap avant d’obtenir un Master en Aéronautique et Astronautique. En 2014, il a commencé à construire des drones dans son garage avec le cofondateur Benji Meltzer.

    Aerobotics promet à ses clients que les rendements vont augmenter jusqu’à 10%. La startup est désormais présente dans 11 pays, dont les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Avec près de 200 clients dans le monde (environ 85% en Afrique du Sud), les promoteurs prévoient d’étendre rapidement leurs équipes de développement commercial et le logiciel.

    Le potentiel précoce de l’entreprise a attiré l’attention du géant américain Google. La jeune équipe d’innovateurs vient de rentrer du programme Launchpad Accelerator de la société.

    Désormais, Aerobotics travaille à améliorer sa technologie afin de pouvoir promettre à ses clients des récoltes encore plus importantes.

  • Oshi Agabi, le scientifique nigérian qui bouscule l’intelligence artificielle

    Oshi Agabi, le scientifique nigérian qui bouscule l’intelligence artificielle

    Oshi Agabi, fondateur de start-up nigérian a créé un appareil qui, selon lui, peut être utilisé pour détecter l’odeur des explosifs et même des cellules cancéreuses.

    Présenté en fin de l’année dernière, Koniku Kore, comme l’ingénieur a appelé son appareil, est le premier à fusionner des neurones vivants de cellules souches de souris dans une puce de silicium. « Nous avons fusionné la neurobiologie synthétique avec la technologie traditionnelle du silicium dans le but de résoudre les problèmes urgents du monde réel », a-t-il déclaré.

    En fait, son système conçu pour reconnaître l’odeur des explosifs pourrait donc être utilisé pour remplacer la sécurité aéroportuaire traditionnelle. « L’un des problèmes qui nous affligent actuellement est la sécurité », a-t-il déclaré.

    De même, cette invention pourrait également être utilisée pour détecter des maladies de la même manière que les chiens peuvent détecter des cellules cancéreuses via des odeurs. « C’est un système sensoriel, c’est essentiellement ce que nous recréons dans notre puce », explique Agabi.

    Le prototype présenté en fin d’année dernière à TED tenue à Arusha en Tanzanie, et dont les images ne peuvent pas encore être révélées publiquement, a partiellement résolu l’un des plus grands défis de l’exploitation des systèmes biologiques qui consiste à maintenir les neurones en vie.

    Mais en faisant cette invention, Oshi Agabi venait de renverser une tendance : remplacer l’intelligence artificielle communément utilisée, par l’intelligence biologique, plus efficace, non pour des équations mathématiques complexes, mais pour reconnaître les odeurs par exemple, chose qui nécessiterait des quantités colossales de puissance et d’énergie de calcul.

    Désormais, même si les experts ont déclaré qu’il était difficile de faire de tels systèmes des marchés de masse, le Nigérian aura devancé les grandes entreprises technologiques comme Google et Microsoft, qui veulent désormais créer une intelligence artificielle sur le modèle du cerveau humain.

    « Nous pensons que la puissance de traitement qui va faire fonctionner les robots du futur sera basée sur la biologie synthétique et nous en jetons les bases », pense l’ingénieur.

    Le professeur John Donoghue, qui dirige le Centre Wyss pour la bio et la neuro-ingénierie à Genève, a félicité le Nigérian, en affirmant que son travail est « très intéressante ». « Les ordinateurs numériques sont rapides et fiables, mais stupides, alors que les neurones sont lents, mais intelligents », a-t-il déclaré.

    Pour le Nigérian, dire que son invention a révolutionné la technologie n’est pas exagéré. Puisque, confie-t-il, cette intelligence pourrait bientôt s’inviter dans bien de domaines. « Une entreprise de drones espère que les transformateurs se montreront supérieurs dans la détection des fuites de méthane dans les raffineries de pétrole. Un autre vise à utiliser les processeurs pour modéliser l’effet de certains médicaments sur le cerveau humain » a déclaré l’ingénieur.

    Koniku, la startup du futur

    Le Nigérian a lancé sa start-up Koniku il y a déjà trois ans. Dès la première année, elle a levé 1 million de dollars de financement. Sa startup réalise déjà des profits de 10 millions de dollars dans des transactions avec l’industrie de la sécurité.

    En 2016, Agabi avait présenté un relais à l’accélérateur de biotechnologies, IndieBio, que le concepteur a présenté comme « la première et la seule » au monde.

    Né au Nigéria, Agabi s’était d’abord intéressé à l’apprentissage automatique tout en fabriquant un bras robotique de sélection pour classer des objets pour la société suisse de robotique, Neuronics. Après huit ans, il quitte l’entreprise pour poursuivre sa maîtrise en physique théorique, concentrant sa thèse sur le défi de l’interfaçage des neurones avec un robot. Il a passé les quatre années suivantes à travailler pour construire un bras robotisé qui pourrait être attaché à un amputé.

    Désormais, selon le bio ingénieur, le futur fonctionnera sur un ordinateur beaucoup plus vivant. Et c’est dans cette perspective que s’inscrivent ses travaux.

     

     

     

  • Burkina: une invention de Christian Toé va sauver des millions d’enfants

    Burkina: une invention de Christian Toé va sauver des millions d’enfants

    Au Burkina, certains compatriotes de Christian Toé voient en lui « l’espoir ». L’espoir qui pourra sauver dans quelques années des enfants. Car Christian Toé a fait grand. Diplômé en génie de système industriel, l’entrepreneur a misé sur sa startup Genuine pour se consacrer depuis quelques années à un projet santé. Le Burkinabé a donc inventé un sac réfrigérant qui permet de maintenir la température d’un vaccin pendant quatre jours. Dénommée Laafi Bag, l’invention se révèle d’une grande importance pour le secteur de la santé sur le continent.

    « Il m’était particulièrement important de résoudre ce problème. Quand les vaccins ne sont plus dans les températures de conservation recommandées, ils deviennent comme des flacons d’eau. Et lorsque vous les injectez à un enfant, ils ne jouent plus leur rôle de protection », affirme Christian Toé. Laafi Bag peut notamment être utilisé par des agents de santé. Ces derniers interviennent dans la plupart des pays africains, notamment dans les zones rurales où manquent souvent des centres de santé. L’invention de Christian Toé peut également servir durant des campagnes de vaccination.

    « Des millions d’enfants africains meurent chaque année parce qu’ils ne sont pas vaccinés », rappelle un fonctionnaire de l’OMS.  « Laafi Bag va protéger les vaccins et sauver des vies humaines », ajoute-t-il. Avant de rassurer que le sac réfrigérant respecte toutes les normes de l’OMS. Pour soutenir le projet, l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) de Ouagadougou s’est également proposé de le couver.

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    Aubaine pour le secteur de la santé

    Le ministère de la Santé et la direction de la prévention par la vaccination du Burkina Faso entendent également soutenir la réalisation de Laafi Bag jusqu’à son terme. Ils prévoient en effet installer un système de géolocalisation qui permettra de « localiser les agents afin de mieux surveiller les températures réelles de leurs vaccins ».

    Pour finaliser son invention, l’entrepreneur bénéficie de nombreux soutiens. Christian Toé devrait notamment bénéficier d’un appui financier d’une banque de son pays. Un financement estimé à plus de 100 millions de FCFA pour récompenser « un projet innovant » et une « invention vraiment utile ». Laafi Bag a déjà permis à son inventeur d’être sacré il y a deux ans lauréat du Rebranding Africa Awards. Une récompense qui lui a valu un gain de 6 millions de FCFA.

    Une fois le Laafi Bag développé, l’institution onusienne de la santé devrait l’homologuer. Selon Christian Toé, la mise sur le marché du sac réfrigérant se fera rapidement. Selon les informations, les ministères de la Santé se préparent à payer ce sac de protection des vaccins. Une situation qui réjouit l’ancien étudiant de l’université Polytechnique de Bobo-Dioulasso.

  • Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Un étudiant rwandais de troisième année a inventé un prototype de réseau qui permettra aux utilisateurs de WhatsApp de passer des appels internes et internationaux sans Internet.

    Dans un contexte où sur le continent africain, les appels internationaux coutent encore très cher, à 26 ans, Deodate Mugenzi pourrait voir résolu un grand problème de communication.

    Cet étudiant en sciences de technologie de l’information et de la communication au Centre régional polytechnique de Kigali au Rwanda a développé un prototype qui contourne les règles traditionnelles de télécommunication et d’Internet. En effet, le prototype de Deodate Mugenzi permet aux utilisateurs de l’application de messagerie WhatsApp d’appeler des utilisateurs qui ne sont pas utilisateurs de l’application directement sur leurs numéros de téléphone, alors que jusqu’ici, seuls les utilisateurs de WhatsApp peuvent communiquer entre eux.

    Connecter sans internet

    Au Rwanda par exemple où selon les estimations, le nombre d’utilisateurs de smartphones est bien inférieur à 1,2 million de personnes sur quelque 12 millions de populations, le mécanisme de Deodate Mugenzi est une belle option de communication. Parce que tout comme le Rwanda, nombre de pays africains ont ce frein qui ne facilite pas les échanges avec l’international.

    « Le problème est que beaucoup de gens ici au Rwanda et dans d’autres parties de l’Afrique ne peuvent pas se permettre de posséder des smartphones qui leur permettent d’utiliser tous ces services Internet. Pour y remédier, les gens devraient utiliser des services qui leur permettent de communiquer en utilisant n’importe quelle plateforme à leur disposition », dit-il.

    Pour pouvoir utiliser le système, Mugenzi qui a fait à plusieurs reprises l’essai de son prototype doit enregistrer les numéros de l’appelant et du destinataire sur WhatsApp. En d’autres termes, il utilise WhatsApp comme une plateforme pour connecter deux personnes.

    Le jeune entrepreneur affirme que le prototype a été développé à partir de sa passion pour la science et la technologie, ainsi que de la nécessité de résoudre les problèmes existants auxquels la plupart des gens font face dans son pays.

    Pour réaliser ce bijou technologique, l’étudiant de troisième année se souvient avoir passé d’innombrables heures à la bibliothèque en essayant de relier les compétences de réseautage, de communication mobile et d’autres compétences qu’il avait acquises à l’école pour trouver une solution qui aiderait beaucoup de gens.

    Selon les informations fournies par celui-ci, le système a été développé à partir du concept de physique optique, combiné avec des expériences de réseautage et de communication mobile. Il s’agit d’un prototype qui bénéficierait à la fois aux consommateurs et aux fournisseurs de services, a-t-il rassuré. « Une fois que les télécoms et les FAI auront accepté l’idée et que le système sera commercialisé, les tarifs des appels vocaux seront moins chers », pense celui-ci.

    Désormais, le jeune Rwandais pense à une phase de production de masse à des fins de commercialisation. Mais avant cela, il veut acquérir beaucoup plus de compétences techniques afin d’améliorer son invention.

    Actuellement, Mugenzi est en partenariat avec l’ambassade américaine au Rwanda pour former de jeunes étudiants passionnés par la technologie. L’idée est d’inspirer et de motiver plus de jeunes à poursuivre la technologie.

  • Des éleveurs kenyans combattent le vol des bétails grâce à la technologie

    Des éleveurs kenyans combattent le vol des bétails grâce à la technologie

    Au Kenya, le vol de bétail a longtemps été difficilement combattu. Cela a souvent représenté un défi pour les éleveurs. En effet, dans le pays, de nombreux cheptels paissent dans un système pastoral, où les aires ouvertes exposent les animaux à des risques de vol. Pour mettre fin au vol, différentes méthodes ont été pratiquées sans succès.

    Depuis quelques mois une technologie a été mise en place pour combattre le phénomène. Il s’agit de la plateforme Chipsafer qui met à disposition des propriétaires de bétail un système de suivi à distance pour identifier et géolocaliser le bétail. Ce système offre aux éleveurs une sécurité de leur bétail. C’est à la fois un aspect des avantages que comporte de nos jours l’introduction de la technologie dans l’agropastoralisme.

    Atout

    Image result for Masai shepherdL’avantage de la plateforme Chipsafer est que son système travaille à longue distance et met automatiquement à jour les utilisateurs sur l’emplacement de leur bétail en temps réel. C’est un grand atout, car jusqu’à présent, « la plupart de nos méthodes, notamment l’utilisation des implants par radiofréquence (RFID), ne nous permettaient d’avoir des informations qu’à faible distance », rappelle un propriétaire de bétail.

    Le système fonctionne en utilisant des récepteurs distants de cinq à vingt milles. Ces récepteurs captent les signaux des capteurs sans fil attachés au bétail comme des étiquettes ou des colliers. Équipés de GPS et d’accéléromètres, les capteurs transmettent des données sur l’emplacement, la vitesse et les mouvements du bétail, que Chipsafer livre aux utilisateurs par satellite. La société développe un ensemble d’algorithmes pour analyser les anomalies du comportement du bétail, souvent des signes de maladie ou de vol.

    3 dollars par tête.

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    Avec des ensembles de données plus volumineux, les algorithmes peuvent apprendre à déterminer la cause exacte de ces anomalies. Selon Victoria Alonso Perez, fondatrice de la plateforme Chipsafer, il est possible d’avoir plusieurs informations sur un animal grâce à la géolocalisation et au mouvement.

    Chipsafer a récemment mis sa technologie à l’épreuve dans des programmes pilotes en Namibie et au Kenya. Reste maintenant le coût du système. Les responsables de Chipsafer l’estime à 3 dollars par tête durant un mois en fonction du pays et de la taille du troupeau. Les éleveurs kenyans s’intéressent de plus en plus au système. Ils espèrent avec son utilisation avoir la traçabilité de leurs bêtes.

  • Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    C’est un habitué du sérail entrepreneurial au Cameroun. Et pour cause, Olivier Madiba a choisi depuis plus de dix ans de créer et d’innover. Son univers est celui des jeux. Ce diplômé de l’université de Yaoundé a été formé en informatique. En 2004, il a créé dans la capitale camerounaise une société de production de jeux vidéo dénommée Kiro’o Games. Cela lui a permis en 2016 de lancer « Aurion : l’Héritage des Kori-Odan » qui est à ce jour le premier jeu vidéo camerounais.

    Depuis le lancement d’Aurion : l’Héritage des Kori-Odan il y a deux ans, Olivier Madiba a réellement placé le Cameroun sur le marché du jeu vidéo en Afrique. Produit par un Camerounais et pour les Camerounais, Aurion a été financé par une campagne de financement participatif.

    A la tête d’une équipe de développeurs, l’entrepreneur camerounais ne cache pas l’absence d’un marché immédiat au Cameroun. Malgré le fait que Kiro’o Games crée au Cameroun, « il n’y a pas de réelle industrie dans le domaine », assure-t-il. Pour le moment, « nous vendons aux États-Unis et en Europe où le marché est déjà organisé et où nous sommes bien installés comme le jeu africain le plus prometteur de l’histoire », ajoute celui qui est aussi designer.

    Mentoring

    Soucieux de participer à la formation d’une relève compétente, Olivier Madiba a également mis en place Kiro’o Rebuntu. Il s’agit en effet d’une plateforme de mentoring de jeunes entrepreneurs. « Il faut absolument qu’on mette en place une chaîne de formation », aime-t-il à rappeler.

    Avec son expérience, Olivier Madiba qui a déjà fait ses marques sur sa terre natale envisage étendre ses activités sur le continent. « Nous projetons de créer et gérer une communauté de 18.7 millions d’utilisateurs de nos services et nous comptons nous établir dans 12 pays de l’Afrique subsaharienne », explique-t-il. En attendant, il rêve également de créer dans vingt ans plus d’un million d’emplois au Cameroun.

     

  • Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Ses proches lui reconnaissent une ingéniosité incroyable. Il n’a pas encore trente ans. Flavien Kouatcha est la figure d’une jeunesse africaine battante. L’entrepreneur qui a cofondé Organiz agency se fait remarquer depuis trois ans par sa startup Save Our Agriculture.

    Vainqueur de l’African Entrepreneurship Awards il y a quelques mois, ce spécialiste de l’agritech a bénéficié de 100000 dollars qui vont lui permettre de continuer ses activités. Avec Save Our Agriculture, depuis mars 2015, il met à la disposition des agriculteurs et des éleveurs différents types d’appareils.

    La startup de Flavien Kouatcha est spécialisée dans l’aquaponie. Les kits vendus par Save Our Agriculture permettent aux utilisateurs de produire des légumes et d’élever des poissons dans des kits vendus entre 80000 et 250 000 FCFA. Flavien Kouatcha est entouré d’une équipe d’employés qui fabriquent les kits.

    Passionné d’initiative privée, il a renoncé à un emploi bien payé pour se lancer dans son entreprise. Il explique avoir pensé à une méthode qui permettrait aux agriculteurs d’éviter que leurs récoltes pourrissent.

    Lauréat en 2016 du prix de Champion digital de l’agriculture décerné lors de la conférence Africa 4 Tech tenue à Marrakech avant la COP22, Flavien Kouatcha s’attèle aussi à former d’autres agriculteurs sur les techniques de l’aquaponie. L’entrepreneur ambitionne surtout renforcer son équipe pour satisfaire des demandes extérieures.

    Pour lui, l’aquaponie ne constitue pas seulement un avantage, permettant de produire dans un espace urbain. Elle peut aussi permettre de réaliser une production bio plus importante qu’en agriculture traditionnelle.

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  • Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    En Afrique du Sud, face aux grands risques que courent quotidiennement les mineurs, un groupe de jeunes étudiants a développé système pour alerter en cas de danger.

    « Rock Pulse », c’est ce système qui sera déployé prochainement dans les mines sud-africaines. Ce système d’alerte rapide et de surveillance détecte la stabilité des roches dans les mines et réduit le risque d’accidents miniers. Un dispositif conçu par des étudiants sud-africains en sciences, qui pourrait aider à prévenir les décès dus aux mines.

    En effet, Rock Pulse est un autre robot développé par le Conseil sud-africain pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR), et présentée au Mining Indaba qui se tient actuellement au Cap, en Afrique du Sud, du 5 au 8 février 2018.

    Le robot travaille en recueillant des données souterraines et en interprétant ces données afin de déclencher une alarme si un danger potentiel est détecté, a déclaré Veronica Mohapeloa, porte-parole du Département de la science et de la technologie.

    Ces étudiants font partie d’un groupe de participants au programme Data Science for Impact et Decision Enablement (DSIDE), qui est financé par le Département des Sciences et Technologies, a confié Mme Mohapeloa. Cinquante étudiants d’Afrique du Sud ont été recrutés pour faire partie du programme de cette année, a-t-elle ajouté.

    En réalité, le programme DSIDE vise à renforcer les capacités en matière de science des données en recrutant des étudiants pour participer à la résolution de problèmes réels par la pratique. Environ 50 étudiants de partout au pays ont été recrutés dans le programme de cette année, qui a formé 141 étudiants depuis sa création en 2014.

    Les étudiants qui ont développé le système de Rock Pulse (Nicolene Roux, Boitumelo Mahlobo et Clodita Mandlazià) ont confirmé que la technologie a atteint un niveau de confiance, ce qui assure sa validité, mais que des améliorations sont encore nécessaires.

    « Nous nous sommes rendu compte que la technologie ne pouvait pas faire la différence entre un son artificiel et un son non créé, c’est là qu’il faut s’améliorer, car vous ne voulez pas qu’un faux déclencheur affecte négativement la production d’une mine » a déclaré Nicolene Roux, qui a passé trois ans sous terre pendant ses études de géologie.

    En effet, les mines d’Afrique du Sud sont considérées comme l’un des environnements de travail le plus dangereux du pays, en raison des explosions de roches et de l’activité sismique qui fait beaucoup de morts.

    Fonctionnement de Rock Pulse

    Le système de surveillance Rock Pulse est testé par le CSIR. Le département explique que Rock Pulse fonctionne en collectant des données en temps réel, sous terre, à l’aide d’un géophone connecté à un boulon de toit dans un puits de mine.

    Les algorithmes interprètent alors les données pour identifier les déclencheurs ou les événements potentiellement dangereux, provoquant éventuellement une alarme pour l’évacuation des parties affectées de la mine.

    De fait, RockPulse est capable d’écouter la microsismicité brute, d’extraire des caractéristiques de microfractures. La surveillance est continue en temps réel des instabilités et permet également d’optimiser les temps de réintroduction en toute sécurité après des événements dangereux.

    Par ailleurs, d’autres technologies seront également exposées au Mining Indaba développé par le CSIR. Ceux-ci comprennent le dispositif d’inspection, le système de prévention des collisions, la santé au travail et les solutions technologiques d’ergonomie.

    Le responsable du groupe de recherche CSIR, John Isaacs, estime que le système est un pas dans la bonne direction pour remplacer les anciennes technologies actuellement utilisées, d’autant plus que les mines sud-africaines ont besoin de technologies robustes pour améliorer les conditions de travail.

    Le but ultime, ajoute-t-il, est que le système devrait être en mesure d’éclairer la planification future, d’identifier les risques et de définir les voies de sortie les plus courtes en cas d’évacuation. Pour cela, les concepteurs sont exhortés à une amélioration.