Catégorie : Tech & Innovation

  • Nairobi: Twende Twende, une application qui sauve 300.000 automobilistes

    Nairobi: Twende Twende, une application qui sauve 300.000 automobilistes

    Face aux fréquents embouteillages dans les villes africaines, des solutions sont imaginées pour éviter les longues attentes aux automobilistes. Cela va des applications mobiles aux sites d’informations sur le trafic routier.

    Dans les capitales et grandes Africaines, le boom démographique est suivi depuis quelques années par des embouteillages dans les rues aux heures de pointe. Dans la plupart des cas, les automobilistes se voient obligés de subir. Mais ce n’est pas toujours le cas dans certaines villes comme Nairobi où une application de messagerie « vient au secours des automobilistes ».

    Appelée Twende Twende (« allons-y, allons-y » en swahili), l’application permet à ses utilisateurs d’informer les automobilistes sur leurs situations et le trafic. Les automobilistes peuvent donc sur leurs recommandations emprunter des voies indiquées pour éviter les embouteillages et retrouver leurs clients.

    Lancée il y a plus d’un an, Twende Twende a été conçue par IBM Research Africa. Twende Twende est générée par ordinateur et est à ce jour disponible sur deux réseaux de télécommunications mobiles du pays. Il s’agit de Safaricom et Airtel. Uyi Stewart, expert d’IBM explique que l’application fournit aux utilisateurs des informations sur l’état du trafic sur des routes stratégiques. « Les conducteurs, ainsi que les usagers de la route, initient la demande en envoyant à notre serveur un message SMS indiquant la route sur laquelle ils veulent des informations en matière de circulation », ajoute-t-il.

    Avant de préciser que « le serveur réagit alors en renvoyant au conducteur l’information demandée ». Depuis son lancement, les experts estiment à près de 600 000 dollars US le manque à gagner évité « en contournant les embouteillages ». Dans une capitale de 3 millions d’habitants et qui fait 696 kilomètres carrés avec plus de 300 000 automobiles, l’initiative est appréciée par la population.

    Améliorer la mobilité urbaine

    En Afrique de l’Ouest, des entrepreneurs et de jeunes start-upeurs se mobilisent également. Certains usagers réfléchissent aussi à des solutions pour éviter « des longues heures d’attente sur des routes congestionnées ». Certaines solutions sont par ailleurs trouvées dans quelques villes.

    C’est le cas de la capitale ghanéenne Accra. Jamless un service d’information sur le trafic permet depuis quatre ans à des automobilistes d’éviter les embouteillages. Le service emploie des indics qui passent leurs journées dans les artères de la ville. Les indics sont chargés de fournir des informations aux automobilistes et à d’autres usagers de la route. L’apport de Jamless reste pour le moment satisfaisant, constate Guillaume Boniface, fondateur du service d’information.

    À Lagos le phénomène fruste plus d’un. La circulation dans la ville nigériane est souvent ralentie par des files interminables de voitures contraintes de rouler doucement. Mais Giditraffic aide pour le moment certains automobilistes. La plateforme partage avec ses followers sur Twitter des informations sur le trafic routier. Des conducteurs évitent ainsi des embouteillages dans cette mégalopole africaine. À des milliers de kilomètres, Abidjan est également l’une des villes où l’on constate des embouteillages des heures de pointe. Comme solution, le site web Civroute fournit des informations aux usagers de la route.

    Mais c’est à Dakar que la solution envisagée pour désengorger la capitale et mettre fin aux bouchons est tout autre. Les autorités ont lancé des travaux de construction d’une nouvelle ville à Diamniadio située à une vingtaine de kilomètres de Dakar. Cela va décongestionner les routes et éviter de « fatigantes attentes aux Dakarois à des heures de pointe », justifie-t-on à l’Agence de promotion des investissements et grands travaux (Apix). La même source indique que c’était la meilleure option pour améliorer la mobilité urbaine.

  • DevFest: Google tente une révolution en Afrique

    DevFest: Google tente une révolution en Afrique

    À Lomé comme dans d’autres villes d’Afrique et d’ailleurs, les développeurs se préparent pour débuter  un festival mondial de Google de deux jours orientés vers les Tech-entrepreneurs. Sur le continent, le géant américain tente une révolution Tech malgré les difficultés multiples.

    Le DevFest ou « Festival des Développeurs » est un événement de grande envergure organisé chaque année à travers le monde par les communautés locales de développeurs en collaboration avec Google. Les DevFests sont des événements de développement gérés par la communauté qui se déroulent dans le monde entier, axés sur la création de communautés et l’apprentissage des technologies de Google. Le Togo qui connait de plus en plus de centres de formation de codage n’est pas à l’abri de cet événement.

    Au Togo, selon les organisateurs, l’édition de cette année réunira près de 300 personnes issues du monde du développement, de la sécurité informatique, des réseaux et télécommunications, de l’administration des systèmes, etc. Mais pas que. L’évènement rassemble également des écoles universitaires, des entreprises et organisations œuvrant pour la promotion des TIC au Togo.

    Cette année, l’évènement sera consacré au partage des dernières technologies de développement web et mobile avec tous les participants. Les échanges toucheront presque tous les domaines : le web, Android, cloud, firebase, le design UX…

    Google en position d’attaque

    En Afrique, le géant californien Google est sur tous les fronts. Sur ce continent où la démographie devient de plus en plus importante et le taux de pénétrations ne cesse d’intéresser, Google est conscient d’une chose : il y aura 500 millions d’internautes en Afrique d’ici à 2020, quand ils n’étaient que 100 millions fin 2010. Et c’est cet état de choses qui réconforte cette entreprise comme bien d’autres pour investir dans les Tech startups.

    Au Nigeria, Google et Facebook ont annoncé quelques semaines déjà vouloir s’installer au Nigeria, plus peuplé pays d’Afrique. Dans ce vaste pays aux économies galopantes, le groupe de Mountain View a bien une intention : stimuler les start-ups technologiques africaines et développer une croissance africaine unique.

    Le mois dernier, Google a lancé Google Launchpad et Google Play Afrique du Sud. Les deux initiatives qui seront entièrement basées en Afrique, précisément en Afrique du Sud et au Nigeria, veulent offrir aux entrepreneurs et aux concepteurs technologiques tant en herbe qu’expérimentés, un accès pratique et direct à la confiance intellectuelle de Google. Les candidatures sont ouvertes aux start-ups technologiques avec leurs propres fonds de démarrage du Ghana, du Kenya, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Les structures choisies pour participer au programme de trois mois recevront plus de 3 millions de dollars en soutien sans fonds propres, espace de travail, voyages et relations publiques, ainsi qu’un accès aux experts en technologies de la Silicon Valley durant trois ans.

    Le directeur régional de Google pour l’Afrique subsaharienne, Andy Volk, a déclaré que Google cherchait des moyens de s’impliquer davantage dans les entreprises technologiques africaines depuis plusieurs années. Avec un climat d’affaires technologique de plus en plus favorable et une vague d’idées technologiques uniques en provenance du continent, il était temps de commencer à établir des relations d’affaires. « Toute personne qui passe du temps dans l’espace technologique africain sait que le continent abrite des innovations passionnantes », se convainc celui-ci.

    Toutefois, le constat manifestement le plus frappant et qui agace en Afrique francophone, c’est que les plus grandes startups sont dans les pays anglophones.

    Le difficile climat pour les Tech startups en Afrique

    En Afrique, hormis quelques pays qu’on peut facilement localiser comme ayant un climat favorable à l’éclosion des startups à l’instar de l’Éthiopie, Kenya, l’Afrique du Sud, le Maroc… la tendance générale n’est pas convenable à ces petites entreprises. Le financement est un problème qui tue les startups dès la naissance.

    Pour la Ghanéenne Dorothy Gordon qui dirige l’Institut de technologie avancée et d’informations d’Accra, la taille réduite du marché économique de l’Afrique francophone est également un obstacle à l’essor des start-ups. « En raison de la taille du marché, il est difficile d’attirer des investisseurs étrangers. Et les gouvernements locaux ne font pas assez pour aider les jeunes start-ups à se développer », a-t-elle confié dans un entretien à Forbes Afrique.

    Sur le continent, on évalue les besoins de financement des jeunes structures à quelque 140 milliards de dollars par an, alors que les banques sont de nature hostiles aux risques, et la durée de vie des startups est souvent courte. Les stratégies mises en place par les pays pour accompagner ces entreprises se révèlent dans la plupart des cas inefficaces. Mais le tout ne se limite pas là. Un manque d’encadrement parait parfois comme une difficulté fondamentale. Surtout pour les Tech entrepreneurs, la disponibilité de la connexion internet reste un élément déterminant. La coupure de connexion pendant 93 jours dans la partie anglophone du Cameroun en début d’année 2017 a constitué un grand frein dans l’évolution des startups de la Silicon Moutain. Mais l’étroitesse du marché des consommations pose dans certains, cas une autre difficulté.

    En effet, si la progression du taux de pénétration d’Internet impressionne sur le continent, il faut aussi rappeler que cette croissance est principalement portée par quelques pays seulement, comme le Kenya, le Nigeria, l’Égypte, le Maroc, l’Éthiopie, le Soudan, l’Ouganda ou encore l’Afrique du Sud. Au Maroc par exemple, plus de 58,3 % de la population à accès à Internet, contre quelques 2,1 % au Niger. Le premier obstacle pour les entrepreneurs africains spécialisés dans le secteur digital est donc cet accès restreint au réseau mondial pour ces populations.

    Mais pour certains, grâce aux nouvelles technologies les prochaines années vont marquer un point d’inflexion dans les méthodes de financement des startups. Le nano crédit, initiative qui permet à des entrepreneurs d’avoir de la trésorerie au quotidien a déjà fait ses preuves au Kenya, avec commercial Bank of Africa (CBA) et Safaricom. En Afrique francophone, l’initiative peut également être au bénéfice des Tech entrepreneurs.

     

  • Isizwe, le WiFi gratuit qui fait rêver toute Afrique

    Isizwe, le WiFi gratuit qui fait rêver toute Afrique

    Face aux coûts élevés des données mobiles, le projet Isizwe met à la disposition des municipalités sud-africaines un réseau de Wi-Fi gratuit.

    En Afrique, le taux de pénétration élevé du mobile se conjugue avec l’élévation des coûts des données dans la plupart des pays. Une situation qui empêche une bonne partie de la population de naviguer convenablement. En réalité la Banque mondiale estime que pour chaque pénétration de 10 % de l’accès à Internet, le PIB d’un pays augmente de 1,28 %.

    Dans certains pays, la téléphonie mobile n’est d’ailleurs pas accessible à une bonne partie de la population. En Afrique du Sud par exemple, l’achat des données mobiles n’est pas toujours chose aisée. Les données sont disponibles à des prix qui vont de 10 centimes à 2 rands. A l’heure où le pays subit encore des transformations numériques avec des services proposés par différentes startups, les populations de certaines régions se voient incapables de payer des données.

    Dans la plupart des cas, certaines régions restent en marge des services disponibles grâce à la connexion mobile. Le projet Isizwe initié par Alan Knott-Craig Jr, ancien PDG de Mxit, veut emmener les États à « considérer le Wi-Fi comme un service de base ». « L’accès à Internet devrait être un service essentiel, comme l’eau ou l’électricité. Et tout comme l’eau et l’électricité, il devrait être accessible à tous, peu importe les circonstances, » sont convaincus les porteurs du projet.

    Il s’agira de mettre à la disposition du continent de l’Internet sous la forme d’un Wi-Fi gratuit. Pour les responsables du projet, c’est un moyen alternatif de connecter les populations à Internet. « Isizwe permet de combler la fracture numérique et donne accès à internet, mais aussi accès à l’information, à l’empowerment, au reste du monde », explique Duduzile Mkhwanazi PDG de Isizwe.

    Un réseau gratuit et rapide

    « Notre rôle est de travailler avec l’État et de l’aider à déployer le Wi-Fi et offrir un accès à internet. Nous aidons notre pays », rappelle Duduzile Mkhwanazi. Isizwe vient combler les efforts du gouvernement sud-africain dans les télécommunications. Le projet est réalisé depuis 2013 dans la ville de Tshwane qui compte plus de 3 millions d’habitants. Plus de 1000 zones WiFi publiques ont été mises en place. Les écoles, les bibliothèques et les parcs ont été couverts par le réseau. Plus de 25 % de la population navigue désormais grâce à une connexion internet gratuite.

    En plus de permettre aux utilisateurs 500 Mo par jour sur Tshwane Free WiFi, Project Isizwe a développé un portail de contenu. Tobetsa est conçu pour donner aux utilisateurs l’accès à du contenu curé non plafonné. Ce contenu est axé sur l’éducation, le développement des compétences et l’emploi, et donne aux communautés locales le pouvoir d’accéder à l’information, à l’éducation et aux emplois en ligne, leur permettant de participer à l’économie comme jamais auparavant.

    Le coût du déploiement de la première phase de Isizwe à Tshwane a été payé par la municipalité. La phase 2 porte sur l’installation, l’exploitation et la maintenance de plus de 200 points d’accès (d’une capacité de 5 000 utilisateurs chacun) pendant trois ans. La municipalité va payer près de 53 millions de rands aux responsables du projet.

    L’avantage du projet et son déploiement réussi à Tshwane ont forcé l’admiration d’autres municipalités qui envisagent offrir les réseaux de Wi-Fi gratuit à leurs populations. Pour l’heure le projet n’est réalisé qu’en Afrique du Sud. D’autres pays anglophones de l’Afrique australe devraient tout de même en bénéficier. Viendra ensuite le tour d’autres municipalités africaines sur le continent.

     

  • Ghana: deux adolescents produisent l’électricité grâce au manioc

    Ghana: deux adolescents produisent l’électricité grâce au manioc

    La nouvelle génération de jeunes entrepreneurs ghanéens s’illustre dans différents secteurs de développement avec des innovations remarquables.

    Au Ghana, un soutien proactif est apporté à l’entrepreneuriat depuis quelques années. Cela a facilité la naissance de nouvelles entreprises. Les inventions sont également constatées dans plusieurs secteurs. Parmi elles, on peut citer une voiture trois places ou un appareil qui génère de l’électricité grâce au manioc.

    Deux jeunes ont en effet mis en place un appareil d’une tension de 12 volts capable d’alimenter une dizaine d’ampoules à économie d’énergie et un poste de radio. Pour faire fonctionner l’appareil, du manioc mélangé est mis dans un réservoir d’un litre. « Les tuyaux dans le dispositif absorberont alors le manioc mélangé du réservoir et l’utiliseront ensuite pour produire de l’électricité », expliquent-ils.

    Ce prototype peut être mieux développé. Les jeunes inventeurs envisagent avoir du financement pour concevoir un appareil capable de générer une puissance élevée avec un plus grand réservoir. Sur ce plan, les autorités ghanéennes ont créé un environnement propice pour stimuler les investissements dans l’entrepreneuriat. L’État facilite ainsi l’accès au financement des micro — , petites et moyennes entreprises. L’initiative n’a pas encore comblé toutes les attentes. Cependant elle a déjà permis à des entrepreneurs de continuer la réalisation de leurs projets.

    Innovation

    Pour promouvoir la création d’entreprises, l’État a mis en place durant un an un programme universitaire appuyé par la Banque mondiale. Il s’agit du projet eGhana qui a permis à des jeunes entrepreneurs comme Peter Paul Akanko, PDG de la société Kente Master, qui fait du tissu traditionnel un produit chic et jeune.

    Sa société fabrique à partir du tissu Kente des cravates, des tongs, des chaussures, des cartables, mais aussi des étoles pour les cérémonies de remise de diplôme. D’autres programmes de pépinière d’entreprise sont aussi mis en place. Et le pays s’illustre par les réalisations de ses entrepreneurs.

    Sulley Amin Abubakar a par exemple créé Zaacoal qui produit du charbon à base de coques de noix de coco. Sa jeune compatriote Bernice Dapaah a réalisé un projet écologique impressionnant. L’entrepreneure a en effet fabriqué des bicyclettes en bambou. « Ces vélos n’ont pas besoin d’être remplacés tout le temps. Et s’il faut les réparer, les matériaux, les outils et les compétences sont sur place », explique la fondatrice de Ghana Bamboo Bikes qui a déjà créé des emplois.

    Dans le secteur du numérique, trois jeunes ont fondé il y a quatre ans MeQasa, un site d’immobilier et de petites annonces qui aide la population. Bright Simons a de son côté lancé MPedigree, une application mobile qui permet déceler les faux médicaments. D’autres espaces de travail comme Hub Accra ou ISpace Ghana encouragent également l’idée d’entrepreneuriat technologique.

    À côté de ce « Ghana qui bouge », l’État a décidé de conquérir l’espace. Le Ghana a lancé en juillet dernier son premier satellite, GhanaSat-1, qui va faciliter la surveillance dans la recherche scientifique et la surveillance des côtes du pays. Le satellite a été construit par des ingénieurs ghanéens de l’université All Nation de Koforidua. Un deuxième satellite devrait également être lancé pour contrôler l’exploitation illégale des minerais ou la déforestation dans le pays.

  • Le Ghana lance le premier permis de conduire électronique en Afrique de l’Ouest

    Le Ghana lance le premier permis de conduire électronique en Afrique de l’Ouest

    Resté longtemps l’apanage des pays occidentaux, le Ghana vient de lancer les permis de conduire numériques. Le pays devient ainsi le premier pays d’Afrique de l’Ouest à adopter cette technologie.

    L’Autorité ghanéenne en charge des immatriculations de véhicules et des permis de conduire (DVLA) a lancé mardi 7 novembre 2017, les permis de conduire électroniques, considérés comme l’un des plus sécurisés au monde. Le lancement a été effectué par le vice-président ghanéen Dr Mahamudu Bawumia.

    Le nouveau permis de conduire utilisera une technologie d’impression d’identité sécurisée qui peut être facilement intégrée à d’autres systèmes de la DVLA. La licence de pilote intelligent dispose d’une puce sans contact pour promouvoir un bon stockage des données biographiques et personnelles. Il utilisera également la technologie la plus récente pour l’impression sécurisée d’ID.

    Selon les responsables de la DVLA, la nouvelle carte électronique va accélérer l’acquisition de nouveaux permis de conduire. Il permettra aux demandeurs de l’obtenir dans les deux à quatre semaines suivant la demande.

    En outre, les nouveaux permis permettront à améliorer les revenus décroissants de la DVLA.

    L’adoption de ce nouveau permis fait partie des mesures du gouvernement ghanéen visant à supprimer les personnes intermédiaires communément appelés, « gorro boys » dans processus de délivrance de nouveaux permis de conduire.

    Ce nouveau processus aura également une incidence sur le processus d’immatriculation des véhicules. La demande et le traitement des dossiers s’effectueront en ligne, et le transfert de propriété des véhicules immatriculés dans une autre juridiction peut également être automatisé, ce qui élimine le besoin de rédiger des lettres de transfert.

    Il y a quelques mois, le GhanaCard…

    En septembre dernier, le président ghanéen Nana Akufo-Ado a lancé une nouvelle carte d’identité nationale baptisée GhanaCard. Cette carte utilise une technologie de pointe qui intègre plusieurs couches de fonctions de sécurité de la plupart des documents électroniques d’identité avancés, consolidant ainsi l’évolution du pays dans le monde numérique.

    Une carte qui répond à tous les besoins biométriques de base du pays et permettant l’harmonisation et l’intégration de tous les autres services de données au Ghana, tels que l’assurance maladie nationale, passeport, sécurité sociale.

    GhanaCard a marqué une nouvelle ère dans la gestion de l’identité biométrique au Ghana et met fin à la prolifération des systèmes biométriques par d’autres agences gouvernementales.

    Aussi, la carte a-t-elle été améliorée pour tirer parti des nouvelles technologies telles que les éléments tactiles pour aveugles, la technologie d’intégration de puce et les capacités d’iris, en plus de prendre les 10 empreintes digitales d’un candidat.

    Le déploiement de la GhanaCard est une collaboration entre l’Autorité nationale d’identification (NIA) et les systèmes de gestion d’identité (IMS), une filiale du Groupe Margins, un fournisseur local de solutions d’identité, de sécurité et de transactions.

    De plus, l’exercice d’enregistrement de la GhanaCard implique des enfants de 0 à 5 ans, ce qui donnera au pays une occasion unique d’assainir et de rationaliser sa certification de naissance afin d’assurer l’inclusion sociale dès la naissance.

     

  • Togo: la difficile éclosion des startups du numérique

    Togo: la difficile éclosion des startups du numérique

    Les brises de l’entrepreneuriat qui soufflent sur les pays émergents asiatiques ont fini par avoir raison de l’Afrique. Exposé à un taux de chômage très élevé et qui ne cesse de croitre de manière exponentielle à cause d’un taux de natalité relativement fort face à des politiques d’emploi non efficaces et à des économies qui n’évoluent que lentement, les jeunes sont presque condamnés à une alternative d’auto-emploi.

    Au Togo, après une longue période caractérisée par des cycles de stagnation et de récession liée à plus de quinze ans de crise sociopolitique, l’économie togolaise est marquée, durant les huit dernières années (2005 à 2012), par des signes d’une reprise progressive. Ainsi, le taux de croissance économique qui a été en moyenne de 2,4% sur la période 2005 à 2007 s’est progressivement et de manière régulière engagée sur une trajectoire ascendante jusqu’à atteindre 5,9 % en 2012.

    Si cette performance économique est louable, son impact sur les conditions économiques et sociales des populations est resté mitigé. Toutefois, cette situation globalement précaire est adossée un taux du chômage et de sous-emploi au Togo relativement très élevé. Au grand nombre de chômeurs, s’est ajouté le développement d’un secteur informel, laissé jusque-là à lui-même, dont le niveau de sous-emploi apparaît aujourd’hui comme une pesanteur quant à la création d’emplois décents et durables.

    Dès lors, des initiatives naissent sur le terrain. Le Togolais Dona Etchri a été primé à Paris au programme de Connexions Citoyennes 2017 organisé par CFI, avec sa nouvelle application dénommée Doomevi, « une application qui va améliorer la participation citoyenne dans la vie active de la nation togolaise en stimulant le sérieux et la promptitude dans la réparation et l’entretien des infrastructures publiques ». D’autres jeunes Togolais comme Sam Kodo s’illustre dans la robotique, comme Limpio Studio qui s’est fait connaitre avec le premier jeu vidéo togolais.

    Le grand assaut

    Au Togo, la situation n’est pas tout autre. Le marché de l’emploi consomme très peu de jeunes que les universités n’en produisent. Le chômage est galopant.

    Si le gouvernement s’aperçoit fébrile face aux politiques d’emplois des jeunes, il a néanmoins des approches de solution, en passant par la création d’un ministère du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. Depuis, des structures ont été créées ayant pour mission d’accompagner les jeunes à faire éclore leur leadership et à s’engager dans l’auto-emploi.

    Depuis la création du Fonds d’appui à l’initiative économique des jeunes (FAIEJ), le bilan est sans doute mitigé, mais l’Etat est tout de même satisfait de faire sortir de son laboratoire des jeunes entrepreneurs. Cette initiative qui forme des jeunes de 18 à 35 et finance leurs projets se veut un système de prêt permettant de financer à hauteur de 95% le coût total de projet. Le taux applicable est de 4,5% avec un différé maximum de 6 mois, et ce, selon la nature de l’activité, sur une durée maximale de 36 mois.

    Dispositif d’accompagnement technique et financier opérationnalisé en 2013, le FAIEJ dans le cadre de sa mission, soutient les jeunes porteurs d’initiatives d’entreprises. A ce jour, plus de 1 500 projets sont structurés dont un millier financé à hauteur de 1 700 000 000 F CFA, selon les responsables.

    Difficultés

    Au Togo, nombre sont les difficultés liées au secteur de l’entrepreneuriat. S’il est vrai que le Centre de formalités des entreprises est de plus en plus opérationnel et simplifier, d’autres contraintes subsistent encore.

    Le Togo mise en effet sur le secteur du numérique pour doper son économie. Depuis la mise en place du ministère des Postes et de l’Économie numérique, des initiatives dans le sens de l’innovation numérique intéressent et les occasions pour les primer ne font pas défaut.

    Toutefois, pour les startups spécialisées dans le numérique et dans la technologie, les coupures régulières et intempestives de l’électricité ajoutées aux censures sur internet que le pays a connu lors de la crise sociopolitique constituent un réel manque à gagner pour les jeunes entrepreneures. « Déjà que la qualité de la connexion internet est médiocre, mais chère, cela ne facilite pas les choses. Ensuite, les coupures de la connexion bouleversent les prévisions et nous mettent dans l’incertitude constante » a confié un jeune entrepreneur digital.

    En effet, ce problème est souvent relevé, mais pas que. D’autres pointent, sans être contre le principe au fond, le fonctionnement de l’Office togolais des Recettes qui ne favorise pas la bonne croissance des startups, mais plutôt les « étouffe ».

    Autre point souvent ressorti : le manque de financement. « Le Togo fait un effort, mais il reste beaucoup à faire. Pour un pays qui a besoin de compter sur les compétences locales pour, à la fois relever l’économie du pays et contribuer à la résolution des problèmes de chômages, c’est encore insuffisant », nous confie un entrepreneur. Conséquence, les jeunes cerveaux préfèrent aller se faire valoriser sur d’autres marchés comme en Europe, en Asie, en Amérique voire en Afrique de l’Est et australe, ces régions hautement fertiles aux innovateurs.

    Pour autant, bien de jeunes entrepreneurs ne désarment pas. Ils sont plus d’un à être persuadés, tout comme la ministre togolaise de l’Économie numérique, que le Togo représente une terre d’opportunité pour quiconque veut entreprendre en numérique, tant que le rêve de faire de Lomé un hub numérique n’est pas encore mort.

  • Dokita Eyes: l’application santé pour les patients de Lomé

    Dokita Eyes: l’application santé pour les patients de Lomé

    Conçue pour rendre plus accessibles les soins de santé aux populations, l’application Dokita Eyes est équipée de 4 interfaces pour le patient, le pharmacien, le laborantin et le personnel soignant. 

    La conception de cette application constitue une alternative pour l’utilisation de carnet de santé, la rédaction de l’ordonnance par le médecin. Ce dernier peut grâce à l’application conseiller son patient. Dokita Eyes donne la possibilité aux patients de commander différents services de santé. Il peut s’agir de « l’achat d’un produit à la pharmacie, d’une analyse médicale ou encore d’une course pour son assurance santé ». Madzé Agbetiafa, le concepteur de l’application explique qu’une équipe a été mise en place pour satisfaire les commandes des populations. Selon lui, les produits commandés sont directement livrés à l’adresse de livraison indiquée.

    Toujours grâce à l’application les laborantins peuvent sous forme d’alertes envoyer directement à des médecin-soignants les résultats des analyses de leurs patients. Dokita Eyes est mis gratuitement à la disposition de la population. L’équipe en charge de l’application a également signé une collaboration avec l’hôpital de Bè, un centre de santé de la capitale togolaise. Madzé Agbetiafa indique également qu’un carnet de santé virtuel a été mis en place. Pour l’utiliser, les patients doivent « payer une carte numérisée « Dokita Eyes Card » au prix de 3500 F CFA pour une validité de 12 mois ».

    Plateforme d’échanges

    Cette solution mobile innovante d’E-santé, Dokita Eyes App, apporte une célérité à la prise en charge des malades à Lomé. Parce qu’elle sert à la fois de plateforme d’échanges pour le personnel soignant, de carnet de santé numérique, de canal d’accès aux services de santé pour gagner du temps. Dokita Eyes constitue un important apport dans le domaine de l’E-santé.

    L’application a d’ailleurs été finaliste du concours RFI Challenge App Afrique qui récompense les innovations numériques permettant d’améliorer la qualité des services de santé sur le continent. Fort de son succès, Dokita Eyes a également été nominée à la première édition de l’Africa Global Telecom Business (GTBM) Awards destiné à récompenser les innovations et les acteurs du monde du numérique.

     

     

  • The Boy In Savannah, le premier jeu vidéo togolais cartonne

    The Boy In Savannah, le premier jeu vidéo togolais cartonne

    Conçu sur l’initiative de jeunes togolais, le premier jeu vidéo togolais a reçu en deux ans l’adhésion de plusieurs utilisateurs.

    C’est en décembre 2015 que de jeunes togolais réunis sur le label LimPio Studio lancent la première version du jeu « The Boy in Savannah », premier jeu vidéo entièrement réalisé au Togo. Quelques mois plus tard, une version améliorée du jeu est mis en ligne « The boy in the Savannah Advanced Edition », plus innovant et dynamique.

    Tout est parti de la startup LimPio Studio, cofondé par deux jeunes togolais, Gérard Limpiyè Pana, étudiant en programmation et Pio Jules Tchédou, étudiant en architecture. Un troisième (KPANOU Loyimon Ferry) s’est occupé des sons sur la première version du jeu mais c’est une équipe de cinq personnes qui a travaillé sur la version avancée du jeu.

    Promouvoir la faune et la flore

    Le principe du jeu « The boy in Savannah » ou « le garçon dans la savane » en français est simple. Il s’agit d’un périple d’un jeune homme dans la savane. Un jeu de type runner dont l’objectif est d’atteindre le score le plus élevé tout en évitant les animaux sauvages. Au-delà de son aspect ludique, le jeu vidéo veut faire la promotion non seulement de la faune et de la flore de l’Afrique, mais aussi de sa culture.

    Selon Tchédou Pio, un des promoteurs du jeu, la phase de promotion a permis de faire accepter au sein de la population « cette création togolaise ». La prochaine étape ? Concevoir un jeu en Réalité Virtuel. « Pour cela, nous sommes à la recherche de partenaires car il nous faut du matériel de dernière génération et logiquement des casques de réalité virtuelle », explique Tchédou Pio.

     

  • Gabeya, à l’école de programmation en Afrique

    Gabeya, à l’école de programmation en Afrique

    Depuis son installation à Addis-Abeba, les services de Gebeya, la startup que Amadou Daffe a créée en 2016 pour aider les entreprises à digitaliser leurs services, sont tombés sur un terrain fertile. La startup procure de l’emploi à des centaines de jeunes codeurs.

    L’aventure démarre déjà dans les années 2000. Après ses études en génie informatique desquelles il sort nanti d’un bachelor en Computer Science et un Masters en Management Information Systems, Amadou Daffe a commencé à travailler pour des entreprises technologiques américaines basées en Pennsylvanie. « J’ai alors été choqué de voir qu’un nombre infime d’Africains travaillaient avec ces entreprises, contrairement aux Asiatiques et en particulier les Indiens, » raconte-t-il. L’idée de former les talents informatiques du continent africain pour les mettre en relation avec les entreprises américaines nait. L’objectif était de construire un réseau de développeurs. Amadou Daffe venait de lancer son premier projet, le Coders4Africa.

    Après 4 ans passés à parcourir le Sénégal, le Mali, le Kenya, l’Éthiopie et même la Tunisie, le jeune entrepreneur a mis en place un modèle de sous-traitance dans lequel il reçoit des contrats des USA pour les exécuter en Afrique. Néanmoins, le modèle n’était pas assez performant. Il manquait parfois suffisamment de développeurs pour certaines commandes. D’où le besoin de former plus de personnes. L’aventure Coders4Africa doit alors très rapidement changer de modèle.

    « Nous avons transformé ce réseau en une opportunité professionnelle. »

    Gebeya est aujourd’hui un écosystème autosuffisant qui repose sur trois piliers : le programme de formation payant, la plateforme de sous-traitance et l’incubateur.

    La startup est actuellement installée en Éthiopie et au Kenya. Un choix qui s’explique par le très vaste marché de potentialités des deux pays qui font à eux deux, près de 150 millions d’habitants, avec environ 60 % de la population jeune et des économies galopantes. « Depuis que je vis en Éthiopie, on a eu plus de succès en 8 mois qu’en 4 ans ! », a confié le CEO de Gabeya. Un succès qui s’explique par le fait que cette startup est très attachée au marché africain.

    Au sein de cette startup, la question de parité est également de mise. 30 % des professionnels sont des femmes, et l’entreprise prévoie d’atteindre 50 % de femmes dans le programme l’année prochaine. « Ce que les gens ne comprennent pas, sans être sexiste, c’est que les femmes ont de meilleures aptitudes pour la programmation », aime dire Amadou Daffe qui ne perd pas d’une seconde son plus grand défi : « devenir leader sur le marché du digital en Afrique. »

  • Coliba, une startup ivoirienne lutte contre les déchets plastique

    Coliba, une startup ivoirienne lutte contre les déchets plastique

    L’Afrique, surtout sub-saharienne est confrontée à des défis énormes de gestion de ses déchets, tant les politiques de gestion de ces déchets sont défaillantes et les populations restent souvent en marge de cette tâche. Coliba, une startup ivoirienne se propose de pallier ce problème en recyclant les déchets plastiques.

    En Côte d’Ivoire, l’entreprise COLIBA tente de revaloriser les déchets plastiques à l’aide d’un support web et mobile. A travers une plateforme numérique, les utilisateurs-clients ont accès à leur compte mobile et peuvent facilement programmer des collectes d’ordures. Ces ordures converties en points, deviennent alors des bonus. En complément, les usagers reçoivent des conseils sur l’environnement. L’entreprise effectue alors le tri des déchets et offre aux utilisateurs la possibilité d’en tirer profit (argent, matériels de tri d’ordures, kits scolaires). L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet ville durable initié par le gouvernement ivoirien.

    En effet, Coliba part d’un constat simple : « nous avons effectué un voyage en Afrique de l’Ouest dans 7 pays et ce pour un concours organisé par Ampion (Association allemande). Ce concours recommandait donc de présenter des projets dans le domaine du développement durable. Notre constat était simple, comment réduire les déchets plastiques qu’on voyait un peu partout avec une innovation technologique ? C’est de là qu’est venu le projet COLIBA. Après, on s’est bien rendu compte que ce défi était assez important dans la mesure où en Côte d’Ivoire, on produit 5 millions de tonnes de déchets/an » a déclaré le co-fondateur Yaya Koné.

    Vaste marché

    Le marché du recyclage des déchets plastiques en Côte d’Ivoire est estimé à plus de 120 milliards de FCFA soit plus de 180 millions d’euros, selon l’Agence nationale de la salubrité urbaine (ANASUR). L’entreprise prévoit de capturer 300 tonnes de déchets plastiques/mois. Soit 15% des déchets plastiques dans la ville d’Abidjan. L’objectif est d’implanter la solution partout dans le pays.

    Avec plus d’une tonne de déchets collectés chaque mois et environ mille clients, cette startup travaille exclusivement avec des femmes dans son centre de tri. Un choix justifié par le fait que ce sont des personnes vulnérables, plus exposées à la pauvreté et moins aux systèmes de production et financiers.

    Avec une capture de 300 tonnes de déchets par mois sur 10 communes de la ville d’Abidjan, les 3 ans à venir verront une marge de croissance de plus 20 % de l’activité.