Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    À moins de vingt ans, Fanta Diaite sait prendre de grandes initiatives. Cette jeune sénégalaise dirige Agri’bio, une structure qui produit et vend des produits agricoles, notamment des fruits et des légumes. Grâce à des formations agricoles, elle a eu l’idée d’exploiter les terres appartenant à sa famille. Elle peut compter sur des membres de sa famille qui l’aident dans la production. Les produits de Agri’bio sont achetés par des grossistes.

    Pour bien fonctionner, Agri’bio dispose d’un ingénieur agronome qui fait des études de rentabilité et conseille les produits à cultiver chaque saison. Pour la jeune entrepreneure, c’est au continent de travailler ses terres. « Nous devons produire et consommer nos produits. Nous devons réduire les importations », explique-t-elle.

    Produire et transformer

    Étudiante en gestion et management des entreprises, elle a participé à des séminaires de mentoring et des Boot camp qui lui permettent de croire en ses capacités. Les jours de cette jeune responsable d’entreprise sont occupés par des cours et des réunions avec ses collaborateurs qui sont généralement des amis et des membres de sa famille. Très jeune, Fanta Diaite fait preuve d’abnégation et confie braver les difficultés pour réussir. « Je veux réussir dans ce que j’entreprends. Je prends en compte les critiques constructives. J’oublie celles qui ne peuvent pas me faire avancer », affirme-t-elle.

    Agri’bio ambitionne se positionner dans l’agroalimentaire. Fanta Diaite veut se lancer la transformation et la vente de produits comme la noix de coco. Pour cela, la responsable envisage recourir à des aides financières. « La transformation nécessite la construction d’un local, des machines, des moyens de transports et de distributions », justifie-t-elle.

    Sauver des vies

    Fanta Diaite est aussi la responsable de la startup Ame Dome qui lui a permis d’être distinguée en mai dernier comme l’un des trois jeunes entrepreneurs prometteurs du Sénégal. Ame Dome est une plateforme de santé en ligne censée aider les femmes enceintes. Fanta Diaite explique que la plateforme va relier le corps médical (sages-femmes, gynécologues, médecin, pédiatre) et les femmes enceintes du pays.

    Les femmes enceintes vont disposer d’un carnet de grossesse numérique qui leur permettra de suivre un contrôle régulier avec leurs médecins traitants. Ame Dome devrait être utile à des femmes enceintes qui vivent loin de la capitale et dans des zones reculées.

    En attendant, elle envisage bénéficier d’une incubation pour développer sa plateforme e-santé et d’autres projets. « Il y a d’autres problèmes à régler au Sénégal grâce au digital », fait-elle savoir. Elle invite des jeunes de son âge à s’intéresser à l’entrepreneuriat qu’elle considère comme « important » et « utile ». « Nous sommes des milliers à arriver sur le marché de l’emploi chaque année avec des compétences presque identiques », explique-t-elle, avant de faire remarquer : « nos projets peuvent nous permettre de créer des emplois et d’être stable financièrement ».

  • Temie Giwa-Tibosun [32 ans] a déjà livré 10.000 banques de sang au Nigeria

    Temie Giwa-Tibosun [32 ans] a déjà livré 10.000 banques de sang au Nigeria

    Cette entrepreneure nigériane sauve des vies. Temie Giwa-Tibosun a créé en 2015 LifeBank, une plateforme qui approvisionne des centres de santé nigérians en sang. L’entrepreneure a misé sur la technologie pour améliorer l’accès à des transfusions sanguines au Nigeria. LifeBank travaille en effet avec les banques de sang, les hôpitaux et des donneurs de sang. Pour Temie Giwa-Tubosun il est important de s’assurer de la disponibilité de sang pour sauver des vies.

    Formée aux États-Unis où elle a étudié à l’université de Minnesota, la jeune entrepreneure a décidé de rentrer dans son pays pour mettre son savoir-faire à la disposition de ses compatriotes. Alors qu’elle travaillait pour une organisation non gouvernementale, celle qui est considérée comme l’une des femmes les plus inspirantes du Nigéria a constaté le manque de sang dans les hôpitaux du pays, notamment dans les localités pauvres.

    Elle raconte que des femmes enceintes après leur accouchement perdaient parfois la vie à cause des manques de sang. D’autres accidentés et même des enfants sont aussi victimes de ce manque de sang récurrent. À cela s’ajoutent les manquements constatés dans les hôpitaux, notamment l’absence d’une organisation qui permet de ranger les banques de sang selon les groupes sanguins et de les protéger dans de bonnes conditions.

    Livraison rapide

    Depuis trois ans, LifeBank aide donc les hôpitaux à localiser les fournitures médicales essentielles telles que le sang, l’oxygène et les vaccins. L’équipe de la plateforme se charge ensuite de la livraison aux hôpitaux. Temie Giwa-Tibosun affirme qu’il s’agit d’un processus basé sur l’utilisation de technologie, de big data et de logistique. LifeBank dispose d’une quarantaine de banques de sang.

    En cas de besoin l’entrepreneure évoque la rapidité de la livraison dans les hôpitaux. « Nous disposons de voitures et de moto pour éviter les embouteillages. Nous pouvons faire la livraison en moins d’une heure », justifie-t-elle, avant de préciser qu’il existe un système de fermeture Bluetooth qui protège les boîtes qui contiennent le sang.

    Près de 10000 unités de sang livrées

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    Pour maintenir ses services et sauver des vies, LifeBank organise chaque année des campagnes de don de sang dans le pays. Ces campagnes ont lieu au moins quatre fois chaque année et permettent d’approvisionner les dépôts de sang de la startup. Temie Giwa-Tibosun ajoute aussi que la plateforme bénéficie du soutien de plus de 5000 donneurs de sang bénévoles.

    Depuis 2015, LifeBank a livré près de 10000 unités de sang. La plateforme collabore avec une centaine d’hôpitaux dans le pays. En plus de Lagos, la startup espère couvrir d’autres villes du pays. Temie Giwa-Tibosun compte à cet effet sur des investisseurs qui peuvent financer ses activités.

  • En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    Entrepreneure sociale, Marjorie Atuhurra consacre une grande partie de son temps à l’autonomisation des femmes en Ouganda. Elle est l’une des voix féminines les plus écoutées dans le pays. Marjorie Atuhurra a en effet créé Gejja Women Foundation qu’elle dirige. Cette association a pour mission de promouvoir la gent féminine et de permettre aux jeunes filles de développer leurs potentiels.

    Depuis sa création en 2015, Gejja Women Foundation aide essentiellement les femmes marginalisées notamment les veuves. La fondation vient également en aide aux adolescents. À travers son association Marjorie Atuhurra accorde un soutien éducatif à de nombreux jeunes ougandais. De jeunes filles bénéficient régulièrement également d’une formation en hygiène corporelle. Des serviettes hygiéniques réutilisables sont distribuées à des filles dans les régions du pays. Marjorie Atuhurra explique ces serviettes permettent aux filles d’assister aux cours durant leur période de menstruation.

    Appui aux initiatives privées

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    Pour Marjorie Atuhurra les femmes ougandaises ont un besoin urgent d’autonomisation, elles sont défavorisées et ne peuvent toujours pas défendre leurs droits. Son objectif est de leur fournir des connaissances nécessaires pour qu’elles se « prennent en charge ». Dans cette dynamique Gejja Women Foundation encadre et aide des femmes à lancer leur entreprise dans différents domaines tels que l’artisanat, la production de vin et la culture de champignons. « Nous avons récemment lancé une campagne de doit les aider à s’intéresser à la culture des légumes », fait savoir Marjorie Atuhurra.

    En trois ans d’existence, Gejja Women Foundation a déjà encadré près de 200 femmes et touché 20000 personnes dans le pays. Marjorie Atuhurra travaille avec une équipe dynamique qui l’aide dans la programmation des formations sur l’hygiène menstruelle, l’encadrement des startups féminines et l’organisation des campagnes de sensibilisation. L’entrepreneure sociale ambitionne créer un centre de fondation dans le centre de l’Ouganda pour venir en aide à d’autres femmes. Après, elle compte proposer ses services à des femmes des pays de la région. Dans cinq ans, elle envisage toucher de nombreuses femmes en Afrique de l’Est grâce à des partenariats.

  • Diplômée de Harvard et Stanford, Yasmin Belo-Osagie aide les africaines à créer leur PME

    Diplômée de Harvard et Stanford, Yasmin Belo-Osagie aide les africaines à créer leur PME

    Née aux Etats-Unis c’est pourtant au Nigéria que Yasmin Belo-Osagie a grandi avant de repartir en Angleterre puis aux Etats-Unis pour ses études à l’université de Princeton. Cette promotion est aujourd’hui l’un acteurs principaux qui assurent la promotion des femmes dans le monde entrepreneurial. L’entrepreneur qui a préparé un MBA en partenariat avec la Harvard Law School et la Stanford Graduate School of Business estime que plusieurs conditions ne permettent pas aux femmes de développer leurs initiatives privées dans leur secteur de prédilection.

    Yasmin Belo-Osagie a en effet cofondé en 2013 She Leads Africa, une entreprise sociale de femmes basée au Nigeria qui cherche à relever les défis auxquels les femmes du continent sont confrontées en créant, en développant et en soutenant leurs entreprises et leurs services professionnels.

    She Leads Africa a lancé une plateforme en ligne qui met à la disposition des femmes des articles et des programmes d’étude et des conseils d’affaires. Yasmin Belo-Osagie précise que ces conseils et programmes tiennent principalement compte des réalités du monde entrepreneurial africain.

    Atout du numérique

    Depuis cinq ans, la Nigériane met ainsi son savoir-faire au service d’une centaine de jeunes entrepreneures nigérianes et des pays de la sous-région. Dans cette dynamique elle bénéficie du soutien de grandes entreprises comme Intel, Guaranty Trust Bank, Huawei et Etisalat. Il faut dire que Yasmin Belo-Osagie a convaincu ces grandes entreprises de l’importance pour elles de soutenir les projets ambitieux de jeunes entrepreneures.

    Yasmin Belo-Osagie organise aussi des rencontres entre les entrepreneures africaines et celles d’autres continents. Il y a trois ans, elle a permis à cinq entrepreneures africaines de rencontrer en Chine des investisseurs qui s’intéressent au continent africain. La Nigériane encourage surtout les jeunes entrepreneurs à ne pas négliger l’apport technologie dans l’élaboration de leur projet.

    Pour celle qui a été consultante en développement de stratégies de croissance pluriannuelles pour les grandes organisations, le numérique peut servir d’accélérateur aux initiatives féminines qui émergent en Afrique.

  • Gladys King’ori: le nouveau visage de la FinTech au Kenya

    Gladys King’ori: le nouveau visage de la FinTech au Kenya

    Ancienne banquière, Gladys King’ori est une Kenyane qui s’illustre désormais dans le domaine de la Fintech. Dans son pays, cette entrepreneure transforme en effet les services financiers grâce à la technologie. Passionnée d’informatique, la jeune entrepreneure est aussi intéressée par les questions liées à l’inclusion financière. Son objectif est de participer à l’accès et à la prestation de services financiers au Kenya et sur le continent.

    En plus de son diplôme en informatique, Gladys King’ori a également obtenu une maîtrise en administration des affaires et gestion stratégique. Elle a travaillé dans différents secteurs et a offert ses services à des entreprises publiques ou privées. Entre 2012 et 2013, elle était responsable du développement de produits chez Equity Bank Limited où elle s’est occupée de la conception de solutions de prototypage, de l’interface utilisateur et de la cartographie des différents processus.

    Fort d’une dizaine d’années d’expérience dans la prestation de services financiers et d’une expertise en stratégie et planification de développement de produits, Gladys King’ori a fondé ZOA Tech. Il s’agit d’une plateforme de gestion financière qui offre un accès de bout en bout aux services financiers n’importe où, n’importe quand et à partir de n’importe quel appareil.

    Du numérique au service de l’inclusion financière

    C’est avec ZOA Tech que l’entrepreneure a développé le premier commutateur du Kenya et de l’Afrique de l’est. Le commutateur permet à n’importe quel client d’envoyer de l’argent instantanément via le transfert mobile et les services bancaires par Internet.

    En dehors des services de sa plateforme, l’entrepreneure s’implique dans d’autres projets de développement de son pays. En 2015, en tant que chef de projet adjoint pour l’approfondissement du secteur financier au Kenya Gladys King’ori faisait partie de l’équipe qui a établi une association de monnaie électronique et la mise en œuvre d’un changement national.

    L’année passée, l’entrepreneure a aussi géré un projet qui lui a permis de mettre en place des systèmes financiers numériques, des paiements par QR (Quick Response), l’inclusion financière et l’accès au développement de Cash-lite.

  • Les PME nigérianes prospèrent grâce à Chioma Ifeanyi-Eze

    Les PME nigérianes prospèrent grâce à Chioma Ifeanyi-Eze

    Cette entrepreneure nigériane a préféré quitter son emploi bien rémunéré pour se consacrer au développement des entreprises dans son pays et en Afrique. Chioma Ifeanyi-Eze tient toujours un discours encourageant envers les initiatives privées. Son objectif est d’aider les petites et moyennes entreprises du continent à avoir un taux de croissance durable.

    Depuis 2015, la Nigériane s’est à cet effet donné les moyens. Chioma Ifenanyi-Eze est la responsable d’AccountingHub, une société de comptabilité.  Elle est également spécialisée dans l’utilisation des stratégies de comptabilité virtuelle et commerciale. Pour elle, il existe un grand fossé entre les activités des PME et leurs capacités financières. Depuis, elle mise sur la technologie et ses connaissances de fiscaliste pour fournir des solutions adéquates aux entreprises.

    Avant de se lancer dans une aventure entrepreneuriale, la jeune entrepreneure a d’abord été employée après ses études avec une dizaine d’expérience en son compte. Elle a occupé le poste de directrice financière de certaines entreprises nigérianes. Chioma Ifeanyi-Eze a même cofondé en 2014 Innabel Logistics, est une entreprise de taille moyenne spécialisée dans le transport aérien, la logistique et les services de soutien. Diplômée de l’université de Jos, la Nigériane conseille aux entrepreneurs d’assurer une « bonne santé financière » à leurs entreprises pour faciliter le développement de ses activités.

    Depuis sa création en 2015, Chioma Ifeanyi-Eze explique que les services d’AccountingHub permettent de trouver des solutions aux problèmes d’audit des petites et moyennes entreprises. Il faut dire qu’en trois ans, la société a fait ses preuves sur le plan national. Plus d’une quarantaine, de petites et moyennes entreprises ont ainsi bénéficié des conseils d’AccountingHub. Résultats, la quarantaine d’entreprises ne fait pas face à des « difficultés de comptabilité ». Chioma Ifeanyi-Eze justifie que ces entreprises sont à jour avec leurs finances et les différents impôts. La jeune entrepreneure souhaite gagner d’autres clients avant de proposer ses services dans d’autres pays de la sous-région.

     

  • Nigeria: Juliet Ehimuan-Chiazor, le prochain Bill Gates?

    Nigeria: Juliet Ehimuan-Chiazor, le prochain Bill Gates?

    Elle est considérée comme l’une des femmes les plus influentes dans le secteur du numérique en Afrique. Juliet Ehimuan-Chiazor est une experte technologie numérique. Diplômée en informatique à l’université de Cambridge, cette entrepreneure a également fait des études en stratégie, entrepreneuriat et comportement organisationnel à la London Business School.

    Depuis 1995, Juliet Ehimuan-Chiazor a travaillé dans plusieurs entreprises. La Nigériane a par exemple occupé le poste de superviseur de la surveillance du rendement et de l’assurance de la qualité à Shell Petroleum Development Company. Avant de rejoindre MSN International en tant que Business Process Manager, Juliet Ehimuan-Chiazor a travaillé pour Microsoft UK comme responsable de programme et superviseur de projets pour des filiales de MSN en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Mais en 2005, Juliet Ehimuan-Chiazor  change de cap et décide de revenir dans son pays. Elle quitte pourtant ses fonctions chez Microsoft pour créer Strategic Insight Consulting, une société qui fournit de programmes de collaboration qui relient les dirigeants et les professionnels africains avec leurs homologues du monde entier. Ces réalisations à la tête de son entreprise lui ont valu d’être nommée en 2011 Country Manager de Google pour le Nigeria. C’est là qu’il fait encore preuve d’initiatives en lançant des services appréciés par plus d’un.

    Améliorer la démocratisation d’Internet

    En tant que Country Manager de Google Nigeria, Juliet Ehimuan-Chiazor est responsable d’une série de produits et services innovants visant à construire l’écosystème en ligne au Nigeria à travers une stratégie à trois volets. Il faut dire que l’entrepreneure a placé l’accès des populations à Internet au centre de ses priorités. Elle considère qu’à l’heure du numérique ce besoin vital devrait être satisfait à un prix abordable pour les Nigérians.

    C’est également avec le concours de Juliet Ehimuan-Chiazor que Google Nigeria a lancé Get Nigerian Businesses Online, un programme national qui fournit des outils gratuits que des responsables d’entreprises peuvent utiliser pour créer des sites web ou d’autres plateformes en ligne en un temps record. Get Nigerian Businesses Online veut soutenir les entreprises dans leurs services en ligne.

    Depuis 2011, Juliet Ehimuan-Chiazor collectionne les prix pour ses bonnes actions à la tête de Google Nigeria. Entre autres, l’entrepreneure a été récompensée en tant que « personnalité informatique de l’année au Prix national du mérite en technologie de l’information en 2012.

  • Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Cette entreprise nigériane compte une vingtaine d’années d’expérience dans le développement des affaires et du numérique. Emem Usanga est diplômé de la London South Bank University. Cette spécialiste de l’organisation des entreprises et des startups possède également de nombreux certificats technologiques.

    Emem Usanga est co-responsable de la coalition Tech appelée Tech London Advocates Africa. Il s’agit d’une coalition dirigée par le secteur privé regroupant plus de 2 700 experts du secteur de la technologie et de la communauté élargie qui se sont engagés à promouvoir le potentiel de Londres en tant que plaque tournante mondiale pour les entreprises technologiques et numériques.

    Emem Usanga explique que Tech London Advocates s’efforce de soutenir les start-ups technologiques et les entreprises à forte croissance de Londres dans la recherche de nouveaux investissements, de nouveaux talents et d’un succès continu. Emem Usanga a occupé des fonctions au Royaume-Uni. Elle a été conseillère en stratégie de sociétés dans la résolution de problèmes commerciaux, de produits et de marketing dans des start-ups à forte croissance et des entreprises de taille moyenne.

    La méthode bnkability

    Après des réalisations à l’étranger, Emem Usanga a décidé de mettre son savoir-faire au service de son pays et du continent. Elle est la représentante d’Interaction Design Foundation (IDF) au Nigéria. IDF promeut et donne des formations en design global.

    Emem Usanga veut faire bénéficier ses acquis au sein de la Tech London Advocates à des jeunes du continent. Dans cette dynamique, cette professionnelle du marketing, des industries de la publicité s’est vite lancé dans l’entrepreneuriat en s’intéressant au secteur de l’investissement. Elle a créé et dirige depuis septembre 2016 InvestWell qui est devenu Bnkability, une entreprise qui veut résoudre les défis liés à l’approvisionnement des projets bancables en Afrique.

    Emem Usanga a remis en question la manière dont des investissements sont faits dans des projets d’infrastructure africains. Elle évoque un processus lourdement manuel et coûteux. « Personne n’essaie de casser « l’élément de bancabilité » en raison de sa complexité », justifie-t-elle, avant de conseilleur aux porteurs de projets de toujours transformer leurs « solutions » en une question et de bien en discuter avec toutes les parties prenantes associées à leurs entreprises.

  • Slide Safe, la startup nigériane qui encourage les rapports sexuels sans risque

    Slide Safe, la startup nigériane qui encourage les rapports sexuels sans risque

    Créé en 2016, Slide Safe est une innovation en santé publique. La startup veut contribuer à l’augmentation du dépistage des IST. Elle a été cofondée par Florida Uzoaru, Precious Onuobia et Janet Nwaoshai. Ces derniers veulent aussi encourager les rapports sexuels sans risque parmi les personnes sexuellement actives au Nigéria. « Nous voulons amener les gens à développer un style de vie de santé sexuelle et à les rendre négatifs vis-à-vis des MST », déclarent-elles.

    En janvier 2017 Slide Safe a lancé un service à la demande pour améliorer les rapports sexuels protégés dans le pays. La startup distribue ainsi des kits de test des MST et des produits sexuels, notamment des préservatifs et des lubrifiants. Elle fournit également des kits de test d’auto-santé pour les Nigérians.

    Precious Onuobia précise qu’il est mis à la disposition de la clientèle des trousses de test de santé pour l’hépatite B, des trousses de test de grossesse, des pilules et d’autres produits pour les infections transmissibles sexuellement (ITS).

    Éducation sexuelle

    D’abord créée sous le nom de « Sex In A Box », la startup s’est finalement connaître à travers « Slide Safe ». Florida Uzoau explique cela a été fait dans le but de cultiver la discrétion. « Le premier nom mettait les clients mal à l’aise. Ils veulent être discrets. Nous leur offrons aussi l’anonymat », justifie-t-elle.

    Il faut dire que l’anonymat du client est la principale proposition de vente de la société. Les clients peuvent envoyer leurs commandes dans un message court. Ils reçoivent ensuite leur livraison dans un emballage « anonyme ». Plus d’un an après son lancement, Slide Safe a vendu près de 1000 boîtes de produits sexuels.

    Janet Nwaoshai pour sa part fait savoir que les services de Slide Safe participent à l’éducation sexuelle des enfants. L’entrepreneure souligne que les parents ont souvent du mal à discuter du sexe avec leurs enfants. Slide Safe participe aussi au contrôle des naissances dans le pays. Le groupe d’âge des clients de la startup est entre 18-34 ans. Ce qui représente 60% de la population du pays. Slide Safe compte mobiliser des fonds pour renforcer ses services dans le pays.

     

     

  • Kenya: À 27 ans Tabitha Tongoi gagne gros avec ses conseils et astuces de beauté

    Kenya: À 27 ans Tabitha Tongoi gagne gros avec ses conseils et astuces de beauté

    Tabitha Tongoi est une figure très connue au Kenya. Elle s’est fait connaître grâce à ses projets éducatifs et surtout à son blog. Élevée dans une famille modeste, la jeune entrepreneure a étudié les sciences politiques aux États-Unis et décroché son premier emploi en Australie dans le marketing des médias sociaux et la gestion communautaire.

    Mais Tabitha Tongoi décide de revenir dans son pays natal. Très vite, elle se positionne comme une ressource pour les femmes à la recherche d’informations sur le soin de leurs cheveux naturels. Elle se renseigne aussi auprès des entreprises locales dans ce domaine. Il lui vient alors à l’idée de créer sa « propre structure de beauté ».

    C’est ainsi que depuis 2015, Tabitha Tongoi tient son blog dénommé Craving Yellow. En très peu de temps, Craving Yellow est passé d’un blog très populaire à une marque pour les consommateurs de produits de beauté naturels, proposant des produits spécialement sélectionnés dans la boîte de beauté ou des ateliers sur le sujet dans les classes Craving Yellow. Au point où la jeune entrepreneur a transformé sa présence en ligne en une entreprise lucrative.

    L’entrepreneure compte plus de 170000 abonnés en ligne. Tabitha Tongoi compte en effet plus de 50000 abonnés à sa chaîne YouTube et près de 2000 twittos la suivent. Les photos de la Sud-africaine sont vues par près de 100000 abonnés et ses publications sur sa page Facebook peuvent atteindre plus de 20000 abonnés. En trois ans elle a vendu de nombreux produits de beauté et d’autres destinés à des soins capillaires qui lui ont permis de rentabiliser l’argent dépensé pour commencer ses activités.

    Tabitha Tongoi a lancé récemment de nouveaux produits, notamment le shampooing Craving Yellow et les bonnets en satin. Elle compte sur des collaborations avec des entreprises kenyanes et les commandes d’acheteurs internationaux pour écouler ses produits.