Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • À la rencontre de Renaud Dossavi, ce littéraire togolais [24 ans] qui rêve les États-Unis d’Afrique 

    À la rencontre de Renaud Dossavi, ce littéraire togolais [24 ans] qui rêve les États-Unis d’Afrique 

    Lauréat du premier prix du concours de la Banque africaine pour le développement (BAD) « l’Afrique de mes rêves », Ayi Renaud Dossavi, jeune de 24 ans, est avant tout un panafricain afroptimiste, qui trouve demeure dans un afrofuturisme comme au Wakanda, et peut-être inspiré du « I have a dream » de Martin Luther King.

    S’il est un admirateur de la réalisation du studio américain Marvel, Black Panther, le jeune écrivain togolais a peut-être mieux fait en matière de projection pour le continent afin de décrocher le meilleur prix du concours de la BAD.

    Être lauréat d’une compétition d’une grande institution africaine aussi symbolique comme la BAD sur plus de 2000 candidatures est d’abord un grand succès aux yeux du Togolais, mais celui-ci est beaucoup plus enchanté par le fait d’avoir été récompensé pour un sujet qui, plus que de le passionner, le hante : le développement de l’Afrique. Dans la production avec laquelle Renaud Dossavi est lauréat, il expose une Afrique qui fait effectivement rêver.

    ‘Cette Afrique-là’…

    Nous sommes en 2058, sur l’île de Gorée, au Sénégal, à l’ouest dans les États-Unis d’Afrique. Cet État-continent avait trouvé il y a quelques années en arrière,  la parfaite harmonie entre l’industrie, la technologie et l’énergie sur fond d’une croissance verte. Cette Afrique avait réalisé d’importants progrès. Entre autres, le bassin industriel du Congo est devenu le deuxième cœur de l’industrie mondiale, alimenté par une énergie propre et abondante.

    Les États-Unis d’Afrique ont réussi à produire beaucoup plus qu’ils ne consomment, grâce notamment à une irrigation de l’immense Sahara. Les habitants et la quasi-totalité des moteurs de la planète sont alimentés à base d’une énergie obtenue à partir de l’eau, via un processus chimique de « scission moléculaire à basse énergie ». Les guerres fratricides et la famine n’ont plus droit de cité.

    La science y est aussi développée. Pour couronner ce succès, l’État-continent avait déjà enregistré des prix Nobel en chimie et en médecine.

    « Parfois, je crois que je pense l’Afrique avant moi-même… »

    Aussi disert qu’un entretien peut être avec Renaud Dossavi, il ne perd pas pour autant un de ses objectifs : produire pour être utile à l’Afrique. C’est en effet ce leitmotiv qui l’a conduit à publier cette année même « Nous et l’Histoire », une analyse sur le passé, le présent et l’avenir ; un essai sur l’histoire africaine vue par un jeune intellectuel qui est en même temps l’auteur. Dans ce livre, ce dernier jette les bases d’une réflexion sur le futur de l’Afrique.

    Et quand il s’agit de se mettre au service de l’Afrique, le jeune auteur le prend particulièrement pour mission. Il en est convaincu, au point de le répéter devant le parterre de leaders africains présents lors du sommet de la BAD en Corée du Sud. Pour lui, la solution pour le développement de l’Afrique n’est pas dans une quelconque négociation. Mais plutôt, dans le travail. Le jeune Africain doit vaincre ou périr, sans métaphore, sans hyperbole. « Sans quoi, nous risquons de nous retrouver sans terre, sans souveraineté, sans liberté, sans fierté, sans dignité si nous ne faisons pas le sacrifice ultime et total en ce début de siècle pour rattraper les 500 ans de retards économique, civilisationnel et technique que nous avons accusés par rapport aux autres,» estime Renaud.

    Pour cet auteur de 5 ouvrages, la génération passée et celle qui l’a précédée ont échoué. Puisqu’ils n’ont pas réussi à assurer la croissance du continent, cette dernière génération n’a pas le choix. À cet effet, tout comme le penseur panafricain Edem Kodjo auteur du livre « Et demain l’Afrique », Renaud Dossavi estime que l’Africain doit travailler deux fois plus que les autres, afin, d’une part, de comprendre son passé et sa propre histoire, et d’autre part maitriser le présent pour « être au rendez-vous ». La renaissance africaine n’est plus à cet effet un choix, c’est une mission pour tout Africain.

    « Vive l’Afrique, vit la beauté »

    De ses années sur le campus de Lomé où Renaud Dossavi a pu obtenir son diplôme d’analyste biologiste, le jeune togolais a pris congé des tubes à essai, pour vouer un amour aux essais littéraires. Renaud fait également de la poésie, aime le beau, et ne saurait parler de sa littérature en l’exemptant. « La beauté avec un ‘’ B majuscule’’ » insiste-t-il.

    Réduire donc le beau de Renaud Dossavi à l’esthétique, c’est la biaiser. Il ouvre le concept à un sens philosophique, aussi bien largement qu’il englobe « le beau, le bien et le vrai, une parfaite adéquation entre la forme et le fond, le mot juste, la pensée exacte pour exprimer la bonne idée » a-t-il pris le soin de conclure…

     

     

  • Au Bénin, Jallis Ametepe réinvente le cuiseur  

    Au Bénin, Jallis Ametepe réinvente le cuiseur  

    Jallis Ametepe, un citoyen béninois, a conçu une nouvelle variété de fours baptisés Steamways qui aide à cuire et à réchauffer de la nourriture sans radiation, et donc mieux que les micro-ondes.

    Jallis Ametepe est un informaticien de 29 ans basé aux États-Unis. Alors qu’il a vécu une expérience d’une pâte réchauffée qui, desséchée, a perdu son goût, le Béninois a promis à sa femme de concevoir un nouveau dispositif de cuisson et de réchauffement qui serait bien meilleur que les micro-ondes et qui n’aurait aucun effet négatif sur le corps humain. Et c’est désormais fait.  L’inventeur a terminé la phase de conception de son appareil qui ne va utiliser que la vapeur d’eau pour cuire ou réchauffer les aliments.

    Steamways est muni d’une plaque chauffante qui permet de bouillir l’eau dont la vapeur est ensuite transmise à la nourriture par une passoire, explique le concepteur, qui poursuit en disant que ce procédé permet de recueillir le maximum de vapeur dans le bocal afin de permettre la cuisson totale et rapide des nourritures.

    Pour l’inventeur, alors que Steamways ne produit pas de radiation, il permet de réchauffer les repas, tout en maintenant leur saveur et sans les dessécher. L’appareil a aussi deux sources d’énergie que sont l’énergie électrique et l’énergie solaire.

    Réduire la biomasse

    Dans les pays en développement, en particulier dans les zones rurales, 2,5 milliards de personnes recourent à la biomasse (le bois de chauffe, le charbon de bois, les déchets agricoles et les excréments d’animaux) pour répondre à leurs besoins énergétiques pour la cuisine. Dans de nombreux pays, ces ressources représentent plus de 90% de la consommation d’énergie des ménages.

    L’invention de Jallis Ametepe a précisément pour ambition de contribuer à réduire la part de la biomasse dans le bouquet d’énergies primaires au sein des foyers pauvres, contribuant de cette manière à protéger l’environnement.

    Selon les prévisions de l’inventeur, l’appareil devrait être disponible sur le marché au plus tard à la fin de cette année 2018.

  • PiggyBank, une plateforme qui aide les Nigérians à bien économiser leur salaire

    PiggyBank, une plateforme qui aide les Nigérians à bien économiser leur salaire

    Créée il y a deux ans, Piggybank est une plate-forme d’épargne en ligne qui permet de réaliser des économies en toute sécurité. La startup mise sur la discipline et la flexibilité pour faire augmenter l’épargne de ses clients. A la tête de cette startup, on retrouve Oduwayo Eweniyi. Celle qui est diplomée en informatique a refusé un emploi avec un bon salaire pour se lancer dans l’univers startup. Elle a cofondé PiggyBank avec Joshua Chibueze et Somto Ifezue des connaissances rencontrées durant ses études universitaires.

    L’offre de la startup est simple. PiggyBank propose à des clients de déposer au moins 1 dollar par jour sur leur compte en ligne Piggybank.ng avec un intérêt de 6% par an sur son épargne. Les clients ne peuvent ensuite toucher à ses dépôts jusqu’à une date de retrait convenue avec la plateforme. S’ils décident de retirer leur somme plus tôt ils sont obligés de payer des frais de retrait anticipés de 5%.

    En se lançant dans la collecte de fonds, les entrepreneurs indiquent n’avoir pas eu suffisamment d’expériences dans le domaine. Mais ils ont pu compter sur des soutiens de quelques entrepreneurs. La préoccupation de PiggyBank est d’aider les gens à économiser leur salaire. « Nous sommes différents des grandes banques, car nous apportons transparence et clarté aux finances de nos utilisateurs », justifie Odunayo Eweniyi. PiggyBank est une plateforme qui a des transactions traçables et les responsables de la plateforme peuvent communiquer avec ses utilisateurs.

    Objectif 2 milliards de dollars en épargne

    Odunayo Eweniyi explique que 80% de ses compatriotes doivent économiser au moins 40% de leur revenu mensuel pour survivre et payer leurs dépenses quotidiennes. Depuis son lancement, la startup compte de plus de 53 000 utilisateurs enregistrés. Ces derniers ont économisé plus de 5 millions de dollars. Ces bons résultats attirent de nouveaux investisseurs.

    La startup a surtout obtenu une licence de microfinancement auprès de la Banque centrale du Nigeria. « Cela a renforcé notre crédibilité et notre capacité à évoluer efficacement », soutient l’entrepreneure. A ce jour, la startup n’offre pas tous les services financiers à ses clients. Mais Odunayo Eweniyi confie qu’un travail se fait pour répondre aux différentes attentes des clients. A cet effet, PiggyBank travaille entre autres en partenariat avec des fournisseurs de crédit fiables. La startup envisage désormais épargner plus de 2 milliards de dollars et investir après ces fonds dans des entreprises.

  • Ethel Cofie, la Ghanéenne qui booste la croissance des entreprises sur le continent

    Ethel Cofie, la Ghanéenne qui booste la croissance des entreprises sur le continent

    Cette Ghanéenne est considérée comme l’une des entrepreneures qui impactent le plus le secteur des technologies de l’information sur le continent. Ethel Cofie dirige depuis quelques années Edel Technology Consulting, une société de conseil et de produits informatiques. Elle est basée en Afrique de l’ouest et dans certains pays européens.

    Avec une dizaine d’années d’expérience dans le domaine, Ethel Cofie a travaillé Royaume-Uni, au Ghana, au Nigéria et en Sierra Leone pour des projets tels que Bill et Melinda Gates ou le Mobile Technology for Health. La Ghanéenne explique qu’après ses premiers emplois à l’étranger elle a choisi de revenir s’installer en Afrique et participer principalement au développement des entreprises.

    Sa capacité à travailler avec différentes équipes pour coordonner les stratégies des entreprises et les stratégies informatiques lui a permis de mettre en place des solutions technologies créatives. Ethel Cofie confie également conseiller et consulter sur la croissance de la technologie dans les marchés émergents et amener plus de femmes dans les carrières technologiques à travers l’Afrique.

    Elle réfléchit régulièrement sur la vision de l’avenir des femmes dans le secteur de la technologie en Afrique. Dans ce cadre, elle a fondé Women in Tech Africa, le plus grand groupe africain de femmes en technologie avec des membres dans plus de 30 pays d’Afrique et dans la diaspora et en croissance. Grâce à l’entrepreneure, depuis 2016, plus de 10 femmes se s dans des pays africains et européens où elles organisent des activités.

    Selon elle, il est important de trouver des moyens de développer un réseau de soutien et d’entraide entre les entrepreneurs. Ceci au niveau des femmes et des hommes. Ethel Cofie estime que cela devrait se faire dans tous les secteurs d’activités. « Cela va être source de progrès et de développement pour nos pays », justifie-t-elle.

  • Qui est Wendy Appelbaum, la femme la plus riche d’Afrique du Sud?

    Qui est Wendy Appelbaum, la femme la plus riche d’Afrique du Sud?

    En Afrique du Sud cette femme d’affaires est présente dans toutes les actions de développement. Fille de Donald Gordon homme d’affaires et philanthrope sud-africain, Wendy Appelbaum est souvent classée femme la plus riche du pays. Depuis plus de vingt ans, elle pose ses pas dans plusieurs secteurs de développement.

    La riche femme d’affaires a cofondé depuis 1994 WIPHOLD, la première société contrôlée par des femmes à s’inscrire à la bourse de Johannesburg avec des actifs de plus de 1 milliard de rands. Wendy Appelbaum croit que les femmes peuvent jouer un rôle décisif dans l’émergence de la plupart des pays du continent. À cet effet, WIPHOLD travaille dans le but de faire bénéficier ses services à des femmes d’autres pays en voie de développement sur le continent.

    Dans son pays, elle vient en aide à ses compatriotes. Ce qui lui vaut d’être beaucoup appréciée. Chaque année, une clinique mobile permet à des femmes de se faire dépister gratuitement pour le cancer du sein. Wendy Appelbaum est aussi à l’origine de la création de plusieurs écoles privées dans le pays. Ces établissements avec des frais de scolarité réduits contribuent à l’amélioration du niveau de l’éducation des jeunes sud-africains. Elle rappelle qu’une éducation réussie peu est à la base de toute action de développement.

    « Femme à tout faire »

    Administratrice du Fonds Mondial pour la Nature en Afrique du Sud, Wendy Appelbaum est également membre du conseil d’administration de Synergos Southern Africa et du conseil consultatif de l’université Harvard. Son intérêt pour d’autres sujets explique sa présence dans d’autres organisations, notamment le Cercle global de philanthropes (GPC). Mais outre le fait qu’elle soit née dans une famille riche, Wendy Appelbaum reste une entrepreneure qui a réussie. « J’ai appris à gérer une entreprise et comment gagner de l’argent », fait-elle savoir.

    Grâce à ses connaissances dans les finances, le marketing et les ressources humaines, elle a créé et dirige depuis une dizaine d’années De Morgenzon Estate, une entreprise viticole et agricole. «J’ai toujours voulu cultiver. J’ai toujours voulu vivre dans la nature », justifie-t-elle. Il faut dire que son entreprise connaît une grande croissance dans ses activités. De Morgenzon Estate fabrique chaque année 750000 bouteilles de vin de qualités. Wendy Appelbaum précise que près de 75% de ces bouteilles sont exportées vers l’Europe et les Etats-Unis.

  • TradeDepot, la startup nigériane de digitalisation de biens de consommation

    TradeDepot, la startup nigériane de digitalisation de biens de consommation

    Depuis deux ans cette startup nigériane s’est positionnée dans la distribution de produits de grande consommation en Afrique. TradeDepot est une plateforme en ligne qui intègre plusieurs acteurs commerciaux, notamment les fabricants, les distributeurs et les détaillants. Elle a été fondé trois entrepreneurs nigérians. Il s’agit de Michael Ukpong, Onyekachi Izukanne et Ruke Awaritefe.

    Son lancement permet à des utilisateurs nigérians de connaître les prix des produits sur le marché en temps réel. Grâce à TradeDepot ils peuvent savoir les remises et les nouvelles offres de grandes marques. Cela leur permet de faire des commandes de produits adéquates.

    Pour les fabricants, la plateforme sert également de cadre de suivi des distributions de leurs produits. Ils ont aussi la possibilité de fixer des prix en fonction des réalités du marché. Ils peuvent par ailleurs tisser des liens de fidélité avec des détaillants. Dans le pays, TradeDepot est utilisé par des entreprises de biens de consommation.

    Accroître le rendement

    Onyekachi Izukanne qui dirige la startup explique que la distribution de bien de consommation dans les pays émergents a souvent été mal faite par des plateformes technologiques déjà existantes. L’entrepreneur ajoute que la création de TradeDepot permet désormais au Nigéria de résoudre certains problèmes du secteur informel jusqu’à la chaîne d’approvisionnement.

    « Notre objectif est de permettre à chaque dépanneur en Afrique de recevoir régulièrement leurs fournitures aux meilleurs prix possible; être le partenaire d’approvisionnement pour les points de vente en Afrique », rappelle Onyekachi Izukanne.

    En avril dernier, TradeDepot a reçu un investissement de 3 millions de dollars de la part du fonds Africa de Partech Ventures. Ce financement va permettre à la plateforme de mieux développer ses services pour accroître son rendement. TradeDepot envisage numériser totalement les biens de consommation sur le continent.

  • Joseph Kwesi Eyison forme une génération d’entrepreneurs talentueux au Ghana

    Joseph Kwesi Eyison forme une génération d’entrepreneurs talentueux au Ghana

    Josiah Kwesi Eyison totalise une quinzaine d’années dans le secteur de la technologie et de la gestion. Cet entrepreneur ghanéen a cofondé à Accra iSpace Foundation. Il s’agit d’un espace d’innovations qui accueillent de jeunes talentueux passionnés de technologies. iSpace Foundation soutient ainsi des startups et des entrepreneurs à travers des formations en technologie et business.

    Diplomé en nouvelles technologies, médias et communication de l’université d’East London, Josiah Kwesi Eyison a aussi été formé en gestion d’entreprise. Ancien représentant Afrique de l’ouest pour Quintessentially, une société de services de conciergerie de luxe avec plus de 40 bureaux à travers le monde, l’entrepreneur ghanéen a aussi été responsable de pôle développement d’autres entreprises.

    L’homme a aussi participé au développement de Learning Without Frontiers une plateforme qui regroupe des acteurs de l’éducation, du numérique, de la technologie et du divertissement. L’entrepreneur ne cache pas sa volonté de participer au développement de son pays et du continent.

    Avec son expérience et sa maîtrise des sujets auxquels Josiah Kwesi Eyison pilote désormais l’initiative Unlocking Women & Technology (UWAT). À travers cette initiative, l’entrepreneur de jeunes femmes entrepreneurs à réussir dans leur projet. Le Ghanéen estime que des conditions doivent être créées pour permettre à ces entrepreneures de développer leur potentiel.

    Dans cette optique, Josiah Kwesi Eyison utilise la technologie pour mobiliser les femmes et partager avec elles des connaissances. Le fondateur de iSpace Foundation affirme que le partage et le travail sont les moyens par lesquels des changements significatifs peuvent s’opérer en Afrique.

  • Karangué, la startup sénégalaise de lutte contre la mortalité infantile

    Karangué, la startup sénégalaise de lutte contre la mortalité infantile

    La startup Karangué a été fondée par Mamadou Sall et Ameth Sow, deux entrepreneurs soucieux de mettre leur savoir-faire au service de leurs pays. Mamadou Sall explique que les efforts enregistrés dans le secteur de la santé pour réduire le taux de mortalité infantile restent infimes par rapport aux réalités sur le terrain. Des pertes de vie humaines sont toujours constatées. Les entrepreneurs ont alors décidé de lancer leur startup depuis plus de trois ans.

    Karangué dispose en effet d’une plateforme et d’une application au service de la santé maternelle et infantile. Elle a été conçue dans le but d’aider des femmes enceintes afin que leurs enfants soient vaccinés normalement après leur naissance. La startup permet également à des femmes d’avoir un suivi régulier de leurs enfants. Elle est basée sur un système d’alerte intelligent par appel vocal et SMS déclenchés 48h avant la date de vaccination ou des visites pré et postnatales.

    Pour se faire connaitre de la population, la startup a pu compter sur le soutien de personnalités sénégalaises. Ces dernières ont participé à la sensibilisation des populations sur l’utilité des services de Karangué. Un partenariat a été signé entre l’opérateur de téléphonie mobile Orange. En collaboration avec des agents de santé des villes et des localités du pays, les dates de naissance des nouveau-nés et les numéros de téléphone de leur maman sont enregistrés.

    Un calendrier de vaccination est ensuite établi pour permettre à chaque maman d’être informée grâce au système d’alerte. De nombreux enregistrements ont été faits sur la plateforme et des milliers de messages sont envoyés aux personnes inscrites. Elles reçoivent également des appels en langues locales, notamment le sérère, le pular, le wolof. Les responsables de la startup envisagent couvrir tout le pays et servir plus de 500000 femmes enceintes chaque année. La startup compte surtout s’installer dans d’autres pays de la sous-région.

  • Cape Town: le développement  des entreprises passe par la startup DataProphet

    Cape Town: le développement  des entreprises passe par la startup DataProphet

    Depuis quatre ans, cette startup basée à Cape Town s’est imposée dans la fourniture de services de conseil et de développement aux entreprises. DataProphet a été fondé en 2014 par Frans Cronje et Daniel Schwartzkopff. Depuis, la startup fournit des services de conseil sur mesure à divers clients locaux et internationaux dans les services de détail, de fabrication et financiers. La startup offre des produits (Insight, Omni et Mentat) qui permettent à sa clientèle de connaître le succès.

    Grâce à la qualité de ses services, DataProphet travaille avec de grandes entreprises sud-africaines. Elle donne également des conseils à des entreprises sur le continent. DataProphet a déjà conseillé le constructeur allemand Daimler. La startup utilise l’apprentissage automatique pour aider les entreprises à développer des produits et des solutions, en particulier dans le secteur manufacturier.

    Les deux responsables expliquent que faute de conseils adéquats de nombreuses entreprises ne connaissent pas une bonne croissance après leur création. Ils ajoutent que DataProphet dispose de meilleures solutions technologiques et de services de développement qui peuvent aux entreprises de s’imposer dans un marché de forte croissance.

    Frans Cronje explique que la startup ambitionne de mieux développer ses canaux de vente dans les deux marchés. Dans cette optique, la startup a obtenu durant le premier trimestre de l’année, un financement de plusieurs millions de dollars auprès de la société de capital-risque Knife Capital. Le financement va contribuer à financer « le développement de solutions DataProphets et principalement à stimuler l’expansion aux États-Unis et dans l’UE », indiquent les entrepreneurs.

  • Afrique du Sud: Andiswa Silinga séduit les entreprises avec ses solutions géospatiales

    Afrique du Sud: Andiswa Silinga séduit les entreprises avec ses solutions géospatiales

    Andiswa Silinga dispose d’un atout qui fait de lui une personne très connue dans son pays. Cette entrepreneure sud-africaine maîtrise plusieurs solutions de gestion de données géospatiales. Elle a dans cette dynamique décidé de créer sa propre entreprise. Il s’agit de GEMI GIS Environmental Services qui met à la disposition de plusieurs entreprises des solutions technologiques de pointe, notamment la gestion de données géospatiales.

    L’objectif de Andiswa Silinga est d’accompagner les entreprises industrielles dans leurs actions. GEMI GIS Environmental Services aide ainsi sa clientèle dans la prise de décisions opérationnelles en fournissant des cartes sur différentes tendances. Andiswa Silinga explique qu’elle est solicitée par des entreprises minières, d’énergie et de construction pour ses services. Elle ajoute que son entreprise utilise des technologies de pointe telles que les systèmes d’information géographique (SIG) et les drones (UAV) pour collecter des données de localisation précises et quasi instantanées avant de les analyser et de les interpréter.

    Données précises, décisions utiles

    Andiswa Silinga confie que les services de GEMI GIS Environmental Services portent sur les levés aériens, la cartographie des actifs et des infrastructures, la conformité et les surveillances environnementales. L’entreprise étudie fait aussi la cartographie de sites et offre des services d’inspections. Par exemple, « si une entreprise veut développer un centre commercial, elle doit s’assurer qu’elle a choisi le meilleur emplacement », déclare Andiswa Silinga.

    L’entrepreneure considère qu’à l’ère du numérique, les entreprises ont besoin d’informations précises pour prendre des décisions idoines. Elle estime que l’analyse des données est un moyen utile pour la réussite des actions d’une entreprise.

    Andiswa Silinga ambitionne de faire croître GEMI GIS Environmental Services en le positionnant dans le pays et dans la sous-région comme la première solution géospatiale. En attendant, la jeune entrepreneure emploie quatre personnes et collabore avec un partenaire commercial. Parfois, elle travaille aussi avec des consultants sur des projets.