Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Maxwell Chikumbutso, le zimbabwéen qui viole les lois de la physique

    Maxwell Chikumbutso, le zimbabwéen qui viole les lois de la physique

    Maxwell Chikumbutso, c’est le prototype de l’inventeur africain qui a abandonné l’école à l’âge de 14 ans et continue à utiliser ses capacités intellectuelles pour trouver une solution aux problèmes énergétiques qui restent un obstacle au véritable processus d’industrialisation de l’Afrique.

    C’est à l’âge de 14 ans que Maxwell Chikumbutso a commencé par s’intéresser à la science et à la technologie, en devenant autodidacte. Son voyage a débuté en 1997 quand il a commencé à expérimenter différentes technologies à Kuwadzana, une banlieue zimbabwéenne.

    Inventions

    En 1999, Maxwell Chikumbutso construit son premier projet à succès qui était un émetteur de radiodiffusion. Il a commencé à le promouvoir, bien qu’illégalement. Le projet a échoué, en raison du manque de financement.

    Deux ans plus tard, sous le mentorat de Rose Mazula, alors présidente de la Broadcasting Association of Zimbabwe, il a développé ce qu’il appelle le facilitateur de navigation numérique qui aide dans l’atterrissage des aéronefs à partir de variables telle que la taille de l’avion, sa vitesse et son poids, etc. Il l’a fait découvrir au Centre de formation technique d’Air Zimbabwe où il a été évalué et félicité par des ingénieurs aéronautiques. Maxwell avait dit que son initiative était le premier ajout à la technologie des avions zimbabwéens depuis 1980, même si en ce moment, il n’avait jamais été dans un avion. Cependant, en raison du manque de soutien financier, le projet a tout simplement échoué.

    Quelques années plus tard, Maxwell Chikumbutso a rencontré un avocat, Bruce Mujeyi, qui lui a présenté l’idée de brevets qui était alors un sujet peu familier. Bruce a adhéré à la vision de Maxwell, s’est porté volontaire pour enregistrer un brevet gratuitement et a commencé à financer des projets.

    En 2003, Maxwell a commencé à avoir des idées sur la création d’un générateur autoalimenté. Par l’entremise de Bruce, Maxwell s’est mis en rapport avec d’éminents professeurs du Zimbabwe qui lui ont dit qu’il était impossible de créer une telle machine. Cependant, il a poursuivi son idée de le financer avec le peu d’argent qu’il a obtenu en tant que chauffeur de camion de transport. En 2009, le premier prototype du générateur Greener a commencé à produire 1200 Watts.

    La même année, Maxwell a été invité par le gouvernement du Lesotho à faire une présentation de son projet. On lui a offert un contrat de 1,2 million de dollars, mais il a refusé après avoir rencontré Zach Wazara, ancien PDG d’Econet et fondateur de Brodacom. Les deux hommes ont formé un partenariat et il est devenu influent dans la construction de l’entreprise de télécoms ratée Brodacom. Chez Brodacom, il a inventé ce qu’il dit être la première technologie WiFi Meshing au Zimbabwe avec des stations de basses auto-organisatrices parmi d’autres projets.

    Dans le cadre du partenariat, le deuxième prototype de puissance plus écologique a été développé et a généré 50 kilowatts. En 2007, l’inventeur n’a pas réussi à trouver un avocat qui était en mesure de déposer un brevet pour la puissance verte parce qu’elle violait les lois naturelles de la physique.

    Maxwell est également l’inventeur d’un hélicoptère biplace à même d’utiliser 6 différents carburants, sans changer de moteur.

    Après plusieurs échecs de partenariats et de financement, Chikumbutso, déçu, a déménagé aux États-Unis en 2017 où il a établi le siège social de son entreprise en Californie. Là, il espère avoir plus de soutiens financiers afin de poursuivre ses recherches. Mais il ne perd pas son objectif d’inventer pour aider l’Afrique. « J’aime l’Afrique et je suis tellement fier d’être né et grandi en Afrique. Je vais sûrement revenir au Zimbabwe où tout a commencé », a-t-il confirmé.

  • Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Samuel Safo Tchofo est un ingénieur en électromécanique et un chercheur qui a  conçu et fabriqué des machines à égrener les pistaches  qui intègrent une unité de séparation automatique. L’ensemble de l’unité de traitement industriel dispose de 10 machines toutes fabriquées au Cameroun et dénommées SEM (Safo Egusi Machines).

    C’est en 2013 que cet inventeur a quitté son poste de directeur général Guinée équatoriale et Cameroun chez Schlumberger, où il a effectué l’essentiel de sa carrière professionnelle, pour se consacrer à ses recherches, dans un laboratoire qu’il a aménagé à Douala, la capitale économique camerounaise. Une meule portative, une perceuse, la scie sauteuse ou encore l’appareil multifonctionnel portatif, beaucoup d’inventions sont à son actif. Mais la plus attrayante semble être sa décortiqueuse incorporée à une trieuse automatique qui sépare la coque amande par reconnaissance de forme bidimensionnelle. Cette machine qu’il a nommée SEM est conçue à partir de plus de 750 pièces mécaniques assemblées.

    En clair, avec SEM, les graines sont identifiées par reconnaissance de forme et envoyées à l’unité de décorticage. Une fois les graines décortiquées, elles sont automatiquement séparées de leur coque et envoyées à l’unité de contrôle qualité.

    Une invention unique

    Image result for Samuel Safo Tchofo

    Le SEM est unique en raison de ses spécifications industrielles qui incluent le taux d’efficacité inégalé jusqu’à présent de 97%. Cette invention ouvre les portes des produits industriels dans les domaines tels que la santé, la nutrition et cosmétiques grâce à ces graines très riches.

    Initié en 1988, le brevet final de l’invention a été déposé en 2015 auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Depuis 2016, il a été officiellement attribué sous le numéro de marque déposée 17399. Comme l’explique l’ingénieur, cette invention est le résultat de plus de 27 ans de recherches scientifiques et technologiques.

    Aujourd’hui, le Camerounais est consultant en transfert technologique et développement du contenu local auprès des Nations-Unies. Sous cette casquette, il s’intéresse notamment aux questions de développement et à la gestion des sociétés, la formation du personnel et le développement des capacités.

    Mais Samuel Safo Tchofo ne compte pas s’arrêter là. Il est prêt à jurer qu’il est possible de faire du whisky crème avec le beurre de pistache. Dès lors, il a trouvé une piste pour de nouvelles recherches.

  • Cet ingénieur nigérian produit de l’électricité grâce au tonnerre

    Cet ingénieur nigérian produit de l’électricité grâce au tonnerre

    Il s’appelle Obayagbona Emmanuel Imafidon. Il y a un an, cet ingénieur nigérian a trouvé une solution pour résoudre les problèmes de pénurie d’électricité au Nigéria. Diplômé en génie électrique à l’Institut de gestion et de technologie d’Enugu, Obayagbona Emmanuel Imafidon a en effet inventé un appareil capable de générer de l’électricité à partir du tonnerre. Il explique avoir commencé ses recherches depuis plus de dix ans. Selon lui, cette énergie peut alimenter le Nigéria et tout le continent pendant plus de cinquante ans.

    « On peut penser que ce n’est pas possible et si c’est possible pourquoi le monde occidental n’a pas converti la foudre en électricité, mais ce que j’ai développé jusqu’ici est un prototype. Il y a cinq chambres, y compris la zone de piégeage qui est faite de parafoudre », prévient le Nigérian. Il ajoute que son invention dispose de zones de stockage et de conversion qui convertissent l’énergie statique en électricité et transmettent l’énergie dans la zone de transmission.

    Pour l’ingénieur les zones de transmission réduisent la puissance à partir de 50 mégawatts et les cinq zones de stockage de son appareil peuvent stocker plus de 25 mégawatts de puissance. L’ingénieur veut dépasser l’étape de prototype. A cet effet, il compte sur l’appui de la Nigeria Society of Engineers (NSE) pour réaliser un grand projet d’électrification. Obayagbona Emmanuel Imafidon explique que pour piéger la foudre, des condensateurs de stockage industriels à haute énergie doivent être construits dans des endroits spécifiques du pays.

     

  • Farida Bedwei, femme Tech la plus influente du Ghana malgré son handicap

    Farida Bedwei, femme Tech la plus influente du Ghana malgré son handicap

     

    S’il est vrai qu’invalidité n’est pas forcément un désavantage, la Ghanéenne Farida Bedwei, ingénieure logicielle, en est une preuve vivante.

    Née en 1979, une paralysie cérébrale a été identifiée chez Farida Bedwei à l’âge d’un an. Mais déjà jeune, celle-ci a fermement refusé de laisser son handicap affecter son éducation et sa carrière.

    Aujourd’hui, cofondatrice et directrice technique d’une société de logiciels, Farida Bedwei est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes de la technologie financière sur le continent.

    En 2013, le magazine CEO d’Afrique du Sud a nommé Bedwei la femme la plus influente du monde des affaires et des gouvernements.

    Son plus grand accomplissement est le développement d’une plateforme de logiciel de cloud qui est utilisé par près de 300 compagnies de microfinance à l’échelle nationale. Ces institutions administrent des prêts à leurs clients en envoyant un code à leurs téléphones mobiles par SMS. Ce code peut être échangé contre de l’argent dans n’importe quelle succursale, rendant les petits prêts disponibles immédiatement et sans protocole.

    Première vie

    Bedwei a vécu une enfance nomade grâce au travail de son père au Programme des Nations Unies pour le développement. En conséquence, la famille résidait à la Dominique, à la Grenade et au Royaume-Uni avant de s’installer définitivement au Ghana lorsque Bedwei avait neuf ans.

    Bedwei a été scolarisée à domicile jusqu’à l’âge de 12 ans, puis a poursuivi ses études dans une école publique. À cet âge déjà, Bedwei commençait par manifester une affinité pour les objets électroniques et l’ordinateur. Bedwei sautera alors le lycée afin de s’inscrire à un cours d’informatique d’un an au centre de technologie de l’information de rue Michael. À 15 ans, elle était l’une des plus prometteuses jeunes de la classe.

    Après son diplôme, la programmeuse passionnée a commencé à chercher du travail et a trouvé son poste de rêve chez Soft, une société de logiciels de premier plan dans la région. « Je suis un modèle pour beaucoup d’enfants handicapés et c’est très important pour moi de montrer au monde que … Oui … Vous pouvez avoir un enfant handicapé et ce n’est pas la fin du monde. Il y a tellement de choses qu’on peut finir par faire avec les bonnes ressources » pense l’ingénieure, grande défenseure des droits des personnes handicapées.

    En 2010, elle a rejoint G-Life Financial Services en 2010. Le système adopté par la société n’était pas efficace pour le micro financement, alors avec un collègue de l’entreprise, ils ont commencé à construire leur propre plateforme de logiciel cloud appelée gKudi.

    La tête sur les épaules, la Ghanéenne est toujours fière de son parcours. « Je suis fière de beaucoup de choses. Le numéro un est le fait que j’ai été capable d’aller aussi loin. Car même pour un homme, diriger une entreprise de technologie dans cette partie du monde n’est pas facile » confie-t-elle.

     

    Image result for Farida Bedwei,

  • Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    A 27 ans, c’est beaucoup de barrières que Salma al-Majidi a du briser pour devenir la première coach d’un club de foot masculin au Soudan, pays majoritairement musulman et conservatiste.

    À la Fédération internationale de football association (FIFA), Salma al-Majidi est présentée comme la première femme arabe et soudanaise à prendre en charge une équipe d’hommes dans le monde arabe.

    Fille d’un policier à la retraite, la jeune soudanaise n’a jamais caché son amour pour le football. « Pourquoi le football? Parce que c’est mon premier et dernier amour », dit-elle à tout curieux. En effet, c’est depuis l’âge de 16 ans que cette célibataire s’intéresse à ce sport. Elle était souvent spectatrice à l’entraînement de l’équipe de son frère à l’école. Séduite par les instructions du coach et ses gestes, Salma al-Majidi réalise très tôt qu’elle était destinée à cette activité. D’abord, elle a rêvé d’être joueuse, et finalement elle est devenue coach du fait que le Soudan n’a toujours pas d’équipe féminine, confie-t-elle. Dès lors, elle pousse loin sa curiosité, quitte à discuter chaque temps après l’entrainement avec le coach qui décide finalement de lui donner une chance.

    Après plusieurs formations et des diplômes, la « Sister coach », comme elle est nommée, devient entraîneuse de football à plein temps, avec une rémunération similaire à celle de ses homologues masculins. Elle a notamment coaché les clubs masculins de 2e ligue Al-Sasr, Al-Nahda, Al-Mourada…

    En 2015, la BCC classe la Soudanaise parmi les 100 femmes qui inspirent.

    Débuts compliqués

    Voile sur la tête, sifflet à la bouche et vêtements de sport… Les débuts ont été compliqués pour Salma al-Majidi. Imposer son autorité en tant que femme dans un pays conservatiste musulman n’est pas chose aisée. « Il y a des garçons qui refusent de m’écouter », explique-t-elle. Et d’ajouter, «  ils disaient appartenir à une tribu qui croyait que les hommes ne devraient jamais prendre leurs ordres auprès d’une femme. Il a fallu des mois pour qu’ils m’acceptent ». Aujourd’hui, l’entraineuse est fière de son parcours, et ses joueurs aussi.

    Son père ne le cache pas. Parler de la passion de sa fille à ses proches a été difficile. « Mon message aux hommes en général est de donner une chance aux femmes de faire ce qu’elles veulent », lance Salma al-Majidi. Elle espère inspirer d’autres jeunes filles à persévérer pour faire ce qu’elles aiment.

    Pour le moment, elle est déterminée à réussir et à évoluer pour entraîner une équipe internationale un jour. Ou alors, l’équipe nationale féminine du Soudan.

  •  Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

     Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

    Passionné de technologie, cet entrepreneur a fondé Langbot, une startup qui s’est spécialisée dans le domaine des langues. Langbot a pour objectif de faciliter l’apprentissage des langues grâce à l’utilisation des robots, des bots. « J’ai toujours été intéressé par l’apport de la technologie à la langue », explique Nati Gossaye.

    Diplômé en informatique, celui qui estime que les langues peuvent être mieux cernées grâce à la technologie a déjà travaillé dans des entreprises en tant que développeur ou sur des projets mobiles et web.

    L’entrepreneur a eu l’idée de créer sa startup quand il apprenait le français. « J’utilisais aussi des applications pour m’aider à apprendre le français. Je n’avais pas assez progressé. J’ai donc commencé par travailler sur Langbot que j’ai soumis au Messenger Bot Challenge pour le Moyen-Orient et l’Afrique lancé par Facebook. J’ai ensuite gagné 20 000 $ », affirme-t-il.

    Pour réaliser son projet, Nati Gossaye collabore avec un de ses camarades diplômés en linguistique et qui a développé diverses méthodologies pour l’acquisition de la langue. La startup peut surtout compter sur des partenariats. « Nous avons conclu un partenariat avec la plus grande école française d’Éthiopie, Alliance Ethio-Francaise, et avons mené avec succès des tests utilisateurs avec leurs étudiants », souligne Nati Gossaye qui confie vouloir vulgariser au cours de l’année les avantages de Langbot.

  • À 30 ans, Bogolo Joy Kenewendo est ministre au Botswana

    À 30 ans, Bogolo Joy Kenewendo est ministre au Botswana

    Au Botswana, la nomination de Bogolo Joy Kenewendo, 30 ans, renouvelle les espoirs auprès des jeunes.

    Mercredi dernier, Mokgweetsi Masisi, le nouveau président du Botswana, a procédé à la prestation de  serment avec son gouvernement de 18 membres, dont la plus jeune, Bogolo Joy Kenewendo.

    Dans son pays, elle n’est pas inconnue. Si la jeune dame se voit confier un portefeuille ministériel aujourd’hui, c’est par mérite. En effet, l’économiste, commentatrice des médias et analyste des politiques, avait déjà rejoint le Parlement en 2016, en tant que députée spécialement élue par l’ancien président Ian Khama alors qu’elle n’avait que 28 ans.

    Dans ce nouveau gouvernement, elle est désormais ministre des Investissements, du Commerce et de l’Industrie. Sa nomination fait par ailleurs d’elle la plus jeune ministre du pays et l’une des rares femmes à avoir un poste politique dans ce pays d’Afrique australe enclavé.

    Cette nomination de cette jeune qui a fait de l’éradication de la pauvreté, de la réduction des inégalités et de l’autonomisation des femmes et des jeunes son leitmotiv apparait comme le fruit des promesses du président Masisi qui s’est engagé dans son discours lors de la cérémonie de prestation de serment à investir dans la jeunesse.

    Cet exploit a suscité beaucoup de réactions de la part de nombreux jeunes Africains sur les médias sociaux qui demandent plus de jeunes au sein des instances de prises de décision dans les pays africains.

    Qui est Bogolo Joy Kenewendo ?

    Kenewendo est née au village de Motopi dans la région de Boteti, au Botswana. Après l’école primaire, elle s’est inscrite au Pitzer College. Elle a ensuite été admise à l’Université du Botswana, où elle a obtenu un baccalauréat ès arts en économie.

    Titulaire d’une maîtrise en économie internationale de l’Université du Sussex au Royaume-Uni et bénéficiaire de la prestigieuse bourse Chevening en 2012, Bogolo Joy Kenewendo est certifiée en gestion de projet.

    En tant que l’un des deux jeunes délégués du Botswana à la 64e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Bogolo a été nommée pour présenter une déclaration de la jeunesse africaine au Secrétaire général des Nations Unies.

    Elle était également une militante pour l’autonomisation des femmes puisqu’elle est cofondatrice du groupe Molaya Kgosi Women Empowerment, suite à sa bourse Mandela Washington en 2011 qui lui a offert l’opportunité de rencontrer l’ancienne première dame américaine Michelle Obama.

    Bogolo Joy Kenewendo a vécu au Ghana après sa maîtrise et a travaillé comme économiste du commerce au ministère du Commerce et de l’Industrie du Ghana après un précédent emploi en tant que consultante économique à Econsult Botswana. Elle a remporté plusieurs prix, dont le prix TOYP (Ten Outstanding Young Persons) décerné par JCI Botswana en 2012.

     

     

     

     

  • Adama Traoré, peintre né sans bras mais pas sans talent

    Adama Traoré, peintre né sans bras mais pas sans talent

    Adama Traoré, c’est la parfaite illustration d’un jeune africain qui se refuse l’option de se créer des barrières à cause de sa difformité. Celui qui a été désigné en février 2016, mascotte de la tendance « l’Ivoirien nouveau » est un symbole vivant de ce concept, à reprendre les termes de Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie.

    Rencontrez-le, à l’entrée de Sococé II Plateaux où il vend habituellement ses tableaux, il vous dira : « je pouvais aussi mendier comme le font la plupart des handicapés, mais j’ai décidé de me battre malgré mon infirmité pour me tailler une place au soleil. »

    Peintre âgé de 38 ans, celui qui est mieux connu sous le nom d’Adamo, est pourtant un manchot et infirme des membres inférieurs. Sa dextérité à un art dans lequel a priori tout lui échappe est impressionnante. Sans bras, Adamo est très habile avec son pinceau dans la bouche.

    Né à Treichville, Adama a été une charge pour ses parents qui ne l’ont pas scolarisé jusqu’à 9 ans, à cause de sa difformité. C’est quand son chemin croise celui de la Française Marie Odile Bilberon, alors directrice de La Providence, un centre pour enfants handicapés, qu’il sera accueilli dans ce centre qui accepte de s’occuper de sa scolarité. « Nous étions près de 200 pensionnaires que je m’initie au dessein grâce à Marie Odile qui m’a appris à mettre les couleurs, à les harmoniser avec de la gouache », se souvient le peintre. La Providence lui trouvera plus tard un manager.

    Inspiré par Dame Nature

    Le pinceau entre le menton et le bout des bras qui lui reste, Adamo a une précision hors pair, si bien que le voir en train de peindre un tableau est avant tout, un art.

    L’Ivoirien tire son inspiration de la nature qui, selon lui, « se dégrade aujourd’hui à cause des actions » de l’homme. Adama voudrait que par son art, la conscience collective soit éveillée sur la nécessité de préserver l’environnement.

    En août 2016, le peintre a été lauréat du Prix d’Excellence du gouvernement ivoirien, qui lui permet de toucher une enveloppe de 10 millions F CFA et un diplôme pour l’ensemble de ses œuvres malgré son handicap.

    Mais à vrai dire, même si Adama travaille beaucoup, il est confronté à divers problèmes, principalement financiers. « Je vends un tableau chaque deux semaines. C’est vraiment difficile, car je n’arrive pas à joindre les deux bouts en dépit de mes efforts » déclare-t-il. Mais il ne baisse pas les bras. À qui veut l’entendre, il dit toujours qu’il reste confiant pour la suite de sa carrière.

     

  • Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    L’annonce a été faite en fin de semaine dernière : Yvonne Manzi Makolo devient directrice générale de RwandAir, la compagnie aérienne rwandaise.

    Yvonne Manzi Makolo remplace le colonel Chance Ndagano, qui a été le PDG intérimaire pendant près de 12 mois. Cette nomination par le président Paul Kagame fait partie d’un remaniement ministériel annoncé samedi. Mais la jeune Rwandaise n’est pas nouvelle dans l’entreprise. Elle travaille avec la compagnie aérienne depuis environ un an, où elle occupait le poste de vice-présidente exécutif en charge des affaires de l’entreprise.

    En effet, cette nomination coïncide avec le moment où le transporteur national planifie l’expansion de ses vols. RwandAir dessert actuellement environ 25 destinations en Afrique, en Asie et en Europe. Les plans pour lancer des vols directs vers la Chine sont dans les étapes avancées, avec le premier vol prévu en milieu de cette année. La compagnie aérienne a également mis le cap sur les vols vers les États-Unis et Israël, en plus de relier plus de villes africaines à son réseau.

    Qui est Yvonne Manzi Makolo ?

    Il y a 15 ans,  Yvonne Manzi Makolo a  fait ses valises et a quitté le Canada où elle avait vécu pendant une dizaine d’années, pour retourner au Rwanda. À son arrivée, elle a travaillé en informatique et dans le développement des applications avant de rejoindre  MTN-Rwanda. Jusqu’en 2016 et avant de travailler à Rwandair, elle a été Chief Marketing Officer, puis  Chief Executive Officer de MTN-Rwanda.

    Elle a aussi travaillé dans le secteur privé depuis son retour au Canada. Au Canada, elle avait également été associée à un projet de la Banque mondiale, de même qu’une ONG appelée World Links, pour informatiser les écoles et former les enseignants à l’utilisation des ordinateurs.

  • Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Depuis plusieurs mois cette startup kenyane s’est donné pour objectif de rendre plus facile l’apprentissage des cours à chaque enfant en Afrique subsaharienne. M-Shule est la première plateforme d’apprentissage adaptatif en Afrique accessible aux étudiants par SMS.

    M-Shule a été créé par Claire Mongeau. Cette entrepreneure a d’abord travaillé dans des écoles privées à faible coût en Inde et au Kenya, avec des étudiants des réserves indigènes aux États-Unis. L’entrepreneure explique que ces années d’expérience lui ont permis de se rendre compte qu’il y a des familles et des éducateurs qui aimeraient mettre à la disposition de leurs enfants ou élèves un moyen simple d’apprentissage.

    La startup se base sur les innovations technologiques utiles au secteur de l’éducation. Elle fournit ainsi un tutorat personnalisé à chaque étudiant sur le continent. M-Shule utilise l’intelligence artificielle pour analyser ce que l’apprenant sait. Cette technique permet de définir le profil d’apprentissage ou le besoin éducatif de l’apprenant. L’objectif est de fournir aux apprenants, grâce à la messagerie, ce qui leur est nécessaire.

    M-Shule est dirigé par Claire Mongeau et neuf autres collaborateurs spécialisés dans l’éducation, la technologie et les affaires. M-Shule rédige des rapports aux parents et aux écoles qui bénéficient de ses services. Ces rapports rendent compte des avancées et sont à l’origine des améliorations à apporter aux offres de formation.

    La startup a déjà travaillé avec 400 apprenants de 15 écoles à faible revenu à Nairobi. Depuis, M-Shule voit ses utilisateurs augmenter significativement. Claire Mongeau et son équipe veulent désormais mettre l’accent sur le développement de produits et l’échelle à travers le Kenya, et ensuite à travers le continent.