Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • À 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

    À 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

    Quitter une vie sûre d’un travail bien rémunéré et choisir une autre faite d’incertitudes, de haut et de bas, c’est le parcours qu’a choisi l’Ivoirien Akadji Gbongbadje.

    Il y a déjà  8 mois que ce jeune a laissés derrière lui sa carrière de changé d’affaires dans une grande banque à Paris pour retrouver Abidjan, où vit sa famille. Dans la capitale ivoirienne, ville dont Akadji n’avait plus que de souvenirs d’enfance, celui-ci ouvre une crêperie avec l’aide d’un associé.

    Né à Rennes, Akadji a grandi en Bretagne. « J’avais déjà muri l’idée d’investir dans mon pays. On s’est dit, par la nourriture, on pouvait réunir les deux cultures : la culture bretonne et la culture ivoirienne », confie l’entrepreneur.

    Avant de se lancer, les associés ne négligent aucun détail. Du concept à l’offre en passant par le business plan, ils n’ont pas hésité à faire plusieurs voyagent pour l’étude de marché, tant il est évident que les crêpes ne font pas partie des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Abidjan comptant déjà trois crêperies, Akadji et son associé ont choisi de s’installer à Abidjan Nord, et ils sont les seuls dans la zone. Mais l’objectif poursuivi par l’entrepreneur est d’être leader dans le domaine en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

    37 millions investis

    Pour réaliser ce projet, Akadji et son associé ont dû décaisser 37 millions de F CFA, en majorité empruntés.

    Aussi, avant de pouvoir ouvrir leurs crêperies, que de difficultés rencontrées. Au début, Akadji a dû faire face aux problèmes de fiscs. Ensuite, de la France en Côte d’Ivoire, les quotidiens ne se ressemblent pas. L’entrepreneur doit constamment garder son œil sur l’entreprise, faire la promotion de son restaurant, et tâcher de convaincre des potentiels partenaires. Une présence sur les plateaux dans les émissions télé, une communication sur les réseaux sociaux, des séances de dégustation, le quotidien de l’équipe n’est pas de tout repos. Mission, démocratiser la crêpe, jusque-là considérée comme une nourriture réservée aux étrangers et les riches.

    Le diplômé en marketing sait où il va et compte sur ses atouts pour atteindre ses objectifs. Il se rassure d’ailleurs en disant qu’à 27 ans, il a encore doit à l’erreur.

     

  • HydroIQ, la startup qui veut résoudre les problèmes d’eaux en Afrique

    HydroIQ, la startup qui veut résoudre les problèmes d’eaux en Afrique

    Afin de résoudre le problème de l’eau en Afrique, des startups technologiques interviennent pour numériser le système d’accessibilité et de facturation pour les consommateurs. Au rang de ces startups, HydroIQ.

    Selon les chiffres avancés par les Nations Unies, les deux tiers de la population mondiale pourraient vivre dans des conditions de stress hydrique d’ici 2025, et la majorité de ces personnes vivront en Afrique subsaharienne. La région africaine est déjà confrontée à des problèmes constants en raison de la pénurie d’eau qui, parfois, n’atteint jamais les consommateurs. En effet, environ 50 % de l’eau fournie par les services publics sur le continent est perdu avant d’atteindre le consommateur, à cause d’un réseau de distribution inefficace et mal géré. Pour ne rien arranger, le coût des pertes d’eau est supporté par les consommateurs.

    Afin de pallier ces manquements, la startup HydroIQ veut rendre l’eau plus accessible aux populations africaines grâce à la technologie. Propulsée par trois technologies majeures, la startup kenyane de surveillance de l’eau s’appuie sur l’internet des objets, l’analyse de données et l’automatisation des paiements.

    Désignée première startup africaine de 2018 par Startup.info, HydroIQ est également la première opératrice de réseau d’eau virtuelle au monde. La société a été fondée par deux entrepreneurs, Brian Bosire et Victor Shikoli, qui sont déterminés à révolutionner l’accès et la distribution de l’eau en Afrique.

    Fonctionnement

    HydroIQ fonctionne en utilisant un dispositif intelligent de mesure qui, lorsqu’il est branché sur le réseau d’approvisionnement en eau existant, peut transformer le système d’eau traditionnel en un réseau d’eau intelligent.

    Il peut être installé dans les foyers pour suivre la consommation en temps réel. De cette façon, les consommateurs ne paient que ce qu’ils utilisent. Avec une base de répartition alimentée en argent mobile, le paiement pour la consommation est également numérisé et rendu facile. Des avantages supplémentaires permettent aux consommateurs de recevoir des notifications lorsque l’eau est faible. La détection de fuite en temps réel envoie des alertes pour une détection précoce et une action rapide.

    Selon des sources, jusqu’à 45 % des revenus sont perdus en raison du manque d’infrastructures et de systèmes de paiement des factures. Avec HydroIQ, de tels obstacles seront être surmontés.

    Par ailleurs, la startup entend résoudre le problème de l’eau en Afrique en rendant son modèle économique durable, évolutif et adaptable grâce à l’utilisation des technologies numériques. En se concentrant à fournir aux consommateurs africains la facilité et la commodité de payer pour ce qu’ils utilisent, le processus numérisé réduira davantage les coûts initiaux pour les consommateurs, en fournissant une valeur standard élevée à ses clients, à en croire les porteurs du projet.

    Cette année, HydroIQ compte installer des compteurs dans 1 500 foyers et entend élargir et développer les connaissances du marché pour répondre aux besoins des consommateurs. Avec un objectif d’atteindre 34 000 foyers d’ici 2019, il devrait couvrir plus de 300 000 dans les cinq prochaines années.

  • Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    En Afrique, une femme qui achète des contraceptifs ou des préservatifs est très susceptible d’attirer des regards curieux et inconfortables, pourtant conseillés pour « contrôler » la forte natalité sur le continent.

    La perception et l’attitude du public vis-à-vis des femmes qui achètent des services de santé reproductive pourraient les intimider et entraîner des conséquences telles que les grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles, entre autres.

    Cependant, au Rwanda, une start-up technologique locale a mis en place une plateforme de commerce électronique pour permettre aux femmes d’accéder aux produits et aux informations sur les soins de santé. La startup Kasha, qui existe depuis bientôt deux ans, a permis à des milliers de femmes d’accéder à une gamme de produits de santé pour femmes garantissant la confidentialité et la qualité.

    Selon Joanna Bichsel, cofondatrice et PDG de la startup, Kasha existe parce que les femmes sont la plus grande opportunité d’affaires et la façon dont les femmes accèdent aux produits de santé est une expérience inconfortable et embarrassante. « La technologie peut permettre un accès confidentiel à des produits de santé pour femmes à grande échelle », a-t-elle déclaré.  Avec l’émergence du commerce électronique en Afrique de l’Est, Joanna Bichsel et l’autre cofondatrice, Amanda Arch, ont pris le temps de comprendre les difficultés rencontrées par une partie des femmes rwandaises qui accèdent aux produits de santé. Les deux, anciennes employées de Microsoft, ont déménagé au Rwanda après s’être senties frustrées par le fait que les innovations technologiques vitales qu’ils avaient vues se dérouler sur la scène technologique de Seattle n’atteignaient pas le monde en développement

    jusqu’à présent, la startup a pu mobiliser environ 1,5 million de dollars en capitaux leur permettant d’établir une présence dans le pays avec une équipe composée de 20 personnes.

    Efficacité

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    Simple plateforme web au départ, la startup dispose désormais d’une application  afin d’avoir une hotline dédiée, une plateforme WhatsApp, une application et un USSD pour les clients sans accès à internet et smartphones. Cette dernière option est d’ailleurs jusqu’aujourd’hui la plus utilisée, avec près de 10 000 ventes rien que par le USSD.

    De leurs ventes jusqu’à présent, environ 30 % sont dans les zones rurales avec de bas salaires, 50 % sont des personnes à revenu moyen et environ 20 % sont des professionnels.

    S’il est vrai que le défi commun entre les plateformes de commerce électronique à travers le monde est que leurs produits ont souvent un prix de marge élevé alors qu’ils tentent de réaliser un bénéfice, Kasha fait les choses autrement. La startup a relevé le défi en nouant des partenariats stratégiques avec des fournisseurs et des distributeurs en leur accordant des prix de volume. De cette façon, ils vendent les produits au même prix que les détaillants avec la commodité de la livraison et la confidentialité. L’entreprise a également un modèle d’affaires en collaboration avec des fabricants tels que Unilever ayant en outre des produits moins chers. « Nous avons construit notre modèle d’affaires pour garder nos produits vraiment abordables. La plupart d’entre eux sont des produits de base, donc vous ne pouvez pas avoir une marge élevée », a déclaré Bichsel.

    L’entreprise a également travaillé sur différents modèles de livraison pour les produits en fonction de ce que l’acheteur peut se permettre. Dans certains cas, ils ont des livraisons de porte-à-porte, alors que dans d’autres, ils ont des points de livraison près de l’emplacement des clients.

    La hotline fournit également des informations aux utilisateurs, y compris une option de consultation par téléphone avec un professionnel de la santé sur des produits tels que la régulation des naissances et les méthodes de planification familiale.

    Leur approche leur a valu des partenariats avec le ministère de la Santé pour améliorer l’accès à des services tels que la santé reproductive dans les zones rurales et les endroits les moins bien desservis.

    L’entreprise cherche actuellement à s’étendre et couvrir totalement Kigali. Avec l’adoption actuelle, la startup va également conquérir le marché kenyan avant la fin de cette année.

  • Au Kenya, la startup iNuka Pap simplifie l’accès aux prêts

    Au Kenya, la startup iNuka Pap simplifie l’accès aux prêts

    Sur un continent où l’accès aux services financiers n’est toujours pas facile, iNuka Pap, une startup kenyane voit une forte traction de sa plateforme mobile qui facilite le processus pour les coopératives de crédit offrant des prêts à leurs membres.

    Certifié par le programme Barclays Accelerator au Cap, iNuka Pap collabore avec des coopératives de crédit pour fournir à leurs membres un accès à des prêts instantanés.

    Sa plateforme exclusive fournit des services financiers d’urgence aux membres des coopératives. Une fois que la coopérative s’est inscrite, ses membres sont embarqués sur la plateforme avec des montants de prêts prédéfinis. Le système envoie un SMS aux membres pour les informer du prêt, auquel il est possible d’accéder via USSD, ce qui rend les opérations faciles, même pour les personnes utilisant des téléphones à fonctionnalités.

    Actuellement, Inuka Pap compte près de 80 000 abonnés sur la plateforme, avec plus d’une dizaine de coopératives actives.

    Waweru Kuria CEO de la startup a assuré que iNuka Pap ne cesse d’élargir ses partenariats.

    Évolution

    iNuka Pap a été longtemps dans la planification. Le développement a commencé en mai 2015, et a duré sept mois. Il a été testé en début d’année 2016 avec 200 utilisateurs, et a commencé son prototype en février de la même année.

    En effet, les banques ont encore une faible pénétration en Afrique rurale. Une situation qui a laissé des gens des gens vivre avec des coopératives de crédit locales, comme les SACCO en Afrique de l’Est, Esusu en Afrique de l’Ouest et Stokvels en Afrique du Sud. Ces coopératives prennent entre deux jours et deux semaines pour accéder au crédit. « Cela signifie qu’en cas d’urgence, il est presque impossible pour leurs membres d’avoir accès à un prêt à temps. Donc, ces membres se tournent vers les prêteurs sur salaire et les usuriers, ce qui aggrave la plupart du temps leurs conditions », explique Kuria.

    iNuka Pap résout ces problèmes en utilisant sa plateforme exclusive pour permettre aux membres des coopératives d’accéder à des prêts sur leurs téléphones portables quand ils en ont le plus besoin.

    Il s’est avéré populaire auprès des investisseurs et des partenaires ainsi que des utilisateurs.

    Actuellement, la startup est implantée au Kenya et en Afrique du Sud. Elle s’emploie désormais à développer ses activités en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, au Ghana et au Zimbabwe.

  • Chris Nsamba prépare la « mission Apollo 11 » de l’Ouganda

    Chris Nsamba prépare la « mission Apollo 11 » de l’Ouganda

    Il n’a pas fini de le répéter : les grands scientifiques ont tous, à un moment de leur vie, été qualifiés de fous par leurs contemporains. Chris Nsamba n’échappe à la règle, lui fabricant d’une navette spatiale pour envoyer le premier Ougandais dans l’espace.

    Il serait facile de rire de Chris Nsamba, fondateur du Programme de recherche spatiale africaine. En 2011 quand il faisait découvrir son centre de recherche, ce n’était autre chose que son jardin de derrière où il n’y a pas beaucoup de preuves du type d’outils sophistiqués pouvant inspirer confiance.

    Chris Nsamba n’a pas changé de mission… À l’image d’un Mobutu obnubilé par la même ambition, cet Ougandais ne jure que par son rêve. Même s’il sait que la mission ne sera pas facile.

    Baptisée par son concepteur le Faucon africain, la navette, qui ressemble à un planeur volumineux avec une envergure de 10 mètres, doit pouvoir franchir l’atmosphère terrestre. Chris souhaite finir ses travaux, faire des essais nécessaires et envoyer le premier Ougandais dans l’espace dans la prochaine décennie. Le trentenaire assure aussi former lui-même l’équipage de sa navette.

    Sa confiance inébranlable est confortée par le soutien moral et financier de plusieurs centaines d’amoureux de l’espace. Mais les soutiens au projet un peu fou de Chris ne s’arrêtent pas au monde amateur: ils proviennent aussi des hautes sphères de la présidence, le président Yoweri Museveni.

    Inventeur de l’incubateur à bébé

    Outre ce projet fou de celui qui est lauréat du premier prix Best African Scientist 2013-2014, Chris est aussi l’auteur d’une machine utile dans le domaine sanitaire et particulièrement dans les accouchements prématurés.

    Fabriqué et testé en Ouganda, son incubateur peut surveiller l’oxygène dans le sang des bébés ainsi que leurs battements cardiaques par minute et montrer un graphique du pouls du cœur.

    Si un bébé cesse de respirer, l’incubateur déclenche immédiatement un système d’alarme. La machine est également équipée d’un dispositif sans fil qui transmet les données de sorte qu’une infirmière, par exemple, puisse la surveiller à distance. Construite avec 188 capteurs, cette invention veut réduire le nombre des 42 000 bébés prématurés qui meurent chaque année, selon les chiffres de l’Unicef.

    La machine est entièrement automatique, contrôlée par un écran tactile et fonctionne sur le système d’exploitation Windows. Elle  produit de l’oxygène à partir de son environnement et la température peut être réglée entre 32 et 38 °C. Elle est également dotée d’un système anti-moustique contrôlé par l’ordinateur qui humidifie et désinfecte automatiquement l’environnement du bébé.

  • À 82 ans, la Sud-Africaine Esther Mahlangu décore des voitures de BMW

    À 82 ans, la Sud-Africaine Esther Mahlangu décore des voitures de BMW

    C’est grâce à une perpétuation de l’héritage traditionnel des Ndebele, en Afrique du Sud, que Esther Mahlangu a appris à peindre sa grand-mère et sa mère déjà à l’âge 10 ans. Aujourd’hui, à 82 ans elle est une célébrité dont les travaux sont appréciés au-delà du Cap.

    Née dans une ferme près de Middelburg à Mpumalanga en Afrique du Sud dans les années 35, le talent artistique de Mahlangu a émergé quand, à la puberté, elle a subi la pratique traditionnelle Ndebele dans laquelle les jeunes femmes sont cloîtrées de la société pendant quelques mois pour apprendre.

    La technique traditionnelle de la peinture murale Ndebele consistait d’abord à finir une maison en bouse de vache, avant de décorer les murs avec des motifs en argiles colorées. Quand elle a grandi dans les années 1940, l’utilisation de peintures modernes a été introduite et les formes géométriques colorées qui ont fini par définir l’art de Ndebele ont également évolué à cette époque. Ce sont ces influences qui serviront à inspirer son travail plus tard dans sa carrière.

    Ascendance

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    Adolescente, Mahlangu est devenue une experte dans l’exécution de l’art traditionnel de la peinture murale Ndebele. Grâce à son travail, elle est devenue célèbre et a commencé à recevoir des commandes de partout en Afrique et dans le monde.

    Bien que fondée sur la tradition, Mahlangu a commencé à évoluer, à élaborer et à innover sur les conceptions et les techniques traditionnelles au cours de son travail. Elle a commencé à les transposer sur toile et autre matériel pour séduire un public plus large.

    Dans son travail, Mahlangu représente des objets ordinaires de tous les jours dans l’abstrait, dessinant à main levée sans mesures ou croquis préalables, et utilisant des plumes et des brindilles empaquetées comme des pinceaux comme à l’ancienne.

    Mérites

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    Au cours des 30 dernières années, Mahlangu a exposé des peintures murales et des toiles à travers l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord et du Sud, tout en capturant l’imagination de plus d’une génération sur les médias sociaux à travers des campagnes caritatives. L’une de ces campagnes était une collaboration avec le chanteur John Legend pour une publicité de Belvedere Vodka, avec RED (un organisme caritatif fondé par Bono) pour sensibiliser et recueillir des fonds pour la lutte contre le VIH / SIDA en Afrique.

    En 1991, le constructeur automobile allemand BMW a chargé Mahlangu de créer une voiture d’art, rejoignant ainsi Andy Warhol et David Hockney  avant elle. La BMW 521i est devenue la première voiture d’art africaine  et a été exposée au Musée national des femmes dans les arts à Washington DC en 1994. Mahlangu est devenue la première créatrice non occidentale et féminine des voitures d’art. Elle a été de nouveau sollicitée en 2016 pour ajouter son art Ndebele sur la série BMW 7 qui était exposée Frieze Art Fair à Londres.

    Aujourd’hui, les œuvres de Mahlangu sont représentées dans des galeries privées, corporatives et publiques du monde entier. Sa maison de village à Mpumalanga est inondée de visiteurs, désireux d’explorer son approche complexe de la décoration murale.

    Outre dans son propre pays, Mahlangu a exposé en Australie, en Amérique, au Japon et dans de nombreux pays européens. Certaines de ses peintures murales les plus célèbres ont été exposées à New Identities of Bocum Museum en Allemagne, au magasin de musique de Virgin Atlantic à Times Square, au National Museum of Women in the Arts de Washington DC et au Civic Theatre de Johannesburg. L’octogénaire reste une inspiration pour sa société.

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  • Au Kenya, MoBar Delivery apporte de l’alcool à votre porte

    Au Kenya, MoBar Delivery apporte de l’alcool à votre porte

    Au Kenya, la start-up MoBar Delivery innove en reliant les consommateurs aux fournisseurs via des services de messagerie, utilisant une application mobile, rationalisant et simplifiant la distribution des marchandises dont principalement l’alcool.

    Lancé seulement à la fin de l’année dernière et disponible sur iOS, Android ou Web, MoBar Delivery a déjà établi un partenariat avec Jeyfine Wines, grand distributeur d’alcool. La startup a aussi constitué une base mensuelle de 1.500 clients.

    « Nous construisons des logiciels de logistique de livraison en ligne et à la demande. Nous donnons aux consommateurs la possibilité de commander les produits dont ils ont besoin avec une livraison garantie en moins d’une heure », a déclaré Ian Wanyoike, cofondateur de la startup.

    Élargir l’offre

    Image result for Alcohol deliverySi MoBar Delivery a commencé par la livraison de l’alcool, elle ne pense pas en rester là. MoBar Delivery prévoit également de s’étendre à d’autres domaines, à un moment où les promoteurs sont convaincus que la course en magasin est désormais inutile à cette époque de la prestation de services en ligne.

    MoBar Delivery va désormais vendre aussi des produits de « première nécessité », comme la nourriture, les épices, etc.

    Ian Wanyoike assure que la force de sa startup réside dans la promptitude de la livraison, à une époque où les plateformes de cybercommerce sont légion. « Les livraisons le jour même et le lendemain sont ce qui est courant, mais il y a beaucoup de produits dont les consommateurs ont besoin plus souvent et souvent spontanément », pense-t-il.

    À en croire ce dernier, MoBar Delivery a connu un succès rapide du fait que la plupart des clients avaient été référés par d’autres utilisateurs. Cela a conduit à une hausse des recettes en décembre et à une croissance mensuelle moyenne des revenus de 32 % jusqu’au début de cette année.

    Actuellement, la startup est en train de lever des fonds pour développer ses équipes de vente, de marketing et de technologie, afin de devenir le leader du marché kenyan de la livraison d’alcool à la demande. Il prévoit également de s’étendre en dehors de Nairobi.

    Ian Wanyoike assure qu’ils sont en train de finaliser un accord avec un distributeur d’alcool à Mombasa pour pouvoir commencer les opérations à Nyali et à Bamburi dans les mois à venir.

  • Ghana : Gabriel Opare [20 ans], le créateur du concurrent de Google

    Ghana : Gabriel Opare [20 ans], le créateur du concurrent de Google

    A 20 ans, Gabriel Opare, un étudiant ghanéen a construit un nouveau moteur de recherche pour rivaliser les géants Google et YouTube.

    Gabriel a construit un moteur de recherche gratuit pour les vidéos appelées Mudclo. Mudclo, un moteur de méta-recherche, permet aux utilisateurs de découvrir, de rechercher et de diffuser du contenu vidéo provenant de plusieurs sources sur Internet en un seul endroit. Le concepteur estime que son invention est assez bonne pour être compétitive dans le secteur des moteurs de recherche et qu’il peut évoluer à l’échelle mondiale.

    Concurrent de Google

    « YouTube est un site d’hébergement de vidéos, Mudclo combine la puissance de YouTube et de deux autres sites d’hébergement vidéo afin de créer Mudclo », a confié l’étudiant en sociologie, qui explique que les recherches les plus populaires de ses utilisateurs comprennent des publicités, des vidéos musicales et du contenu amateur.

    Cette innovation, Gabriel ne l’a pas réussie en un seul jour. N’ayant pas de base dans les formations technologique avant, il a dû d’abord apprendre à coder en suivant des cours en ligne pendant son temps libre. C’est à l’âge de 17 ans qu’il a commencé le développement. En effet, c’est bien avant de terminer ses études secondaires en 2015 que Gabriel s’est juré de construire un moteur de recherche plus puissant que Google. Bien qu’il n’y soit pas parvenu à 100%, il a réussi à créer deux plateformes Google similaires, dont Mudclo, déjà disponible sur le marché, un moteur de recherche vidéo et une plate-forme publicitaire.

    L’étudiant avoue s’être inspiré d’autres Ghanéens, motivé et désireux de créer des entreprises à un jeune âge sur un continent où les possibilités sont limitées et le chômage est accentué, surtout après des études dans les domaines des sciences sociales. Quand on lui demande comment est-il arrivé là, il aime répondre, « j’ai toujours cru en la diversité des compétences comme un moyen indispensable d’ajouter de la valeur à une personne ».

    Juste quelques mois après sa conception, Mudclo a déjà attiré l’attention de certaines entreprises technologiques, y compris des sites d’hébergement de vidéos bien connus. Et ce, même s’il reste encore du travail à faire sur le moteur pour corriger les bugs, améliorer les fonctionnalités et les expériences visuelles.

    Le jeune Gabriel Opare, mesure l’importance du travail qu’il devra abattre pour atteindre ses objectifs, et compte bien évidemment sur l’accompagnement des pouvoirs publics et autres mécènes, qui paraissent

  • À 20 ans, l’Ivoirien O’Plerou crée des émoticônes africaines

    À 20 ans, l’Ivoirien O’Plerou crée des émoticônes africaines

    Le défi du jeune Ivoirien O’Plerou est bien clair : concevoir cette année 365 icônes pour les réseaux sociaux qui reflètent la diversité du continent africain, à raison d’une émoticône chaque jour.

    Si les Kim K West ont leurs kimojis, l’application snapchat les bitmojis, de même que les géants Google et Apple, l’Ivoirien Luc Denis Grebet, connus sous le nom d’O’Plerou a aussi pensé à l’Afrique.

    Étudiant graphiste, il a décidé de commencer son année 2018 avec un projet appelé Zouzoukwa, qui veut littéralement dire image en langue bété, l’une des 70 qui coexistent en Côte d’Ivoire. Son projet consiste à concevoir et publier une nouvelle émoticône pour chaque jour de l’année, pour un total de 365 représentant la diversité et la richesse des 54 pays d’Afrique.

    En effet, l’idée lui est venue en mars 2017, quand il a décidé de concevoir une série de masques qui représenteraient la vaste culture de son pays. « Mais je ne savais pas vraiment comment l’exécuter, alors j’ai abandonné l’idée », dit-il. Un jour de septembre dernier a été l’inspiration finale du jeune, alors qu’il discutait avec un ami grâce à une application de messagerie. Il a alors pensé à créer des émoticônes pour exprimer l’ethnicité, l’histoire, la gastronomie et la vie quotidienne. Finalement, il a décidé d’étendre le projet à l’ensemble de l’Afrique.

    Dans les publications faites jusqu’à présent sur son compte Instagram, les émoticônes publiées sont des représentations des différents groupes ethniques du continent et des objets du quotidien ou de la nourriture typique.

    Son idée l’a conduit à remporter les Adicom Awards dans la catégorie des jeunes innovateurs.

    Perspectives

    Les émoticônes créées par O’Plerou ne sont pas encore incluses dans les plateformes numériques telles que Whatsapp ou Facebook Messenger/ le concepteur, pour l’instant, n’a non plus reçu d’offres pour les intégrer.

    « La société qui les gère est le consortium Unicode et tout le monde peut proposer. Cependant il faut qu’ils répondent à certains critères qui sont principalement la popularité, une forte demande et une compréhension par “un grand nombre de personnes”. Honnêtement, je ne pense pas que les emojis spécifiques aux pays puissent être acceptés, mais il y a de l’espoir pour certains autres » confie-t-il.

    Mais pour celui-ci, l’objectif principal est en train d’être atteint : partager la culture africaine avec le monde entier. En plus de ça, celui-ci espère réaliser une application où ses créations seront utilisables. Il compte aussi vendre des vêtements et autres accessoires sur lesquels il y aura les zouzoukwa. Mais pas que. En parallèle, l’étudiant a créé un site web où il compte partager le processus créatif de chaque emoji et des recettes pour les nourritures.

  • JustNow, une startup pour lutter contre le gaspillage alimentaire

    JustNow, une startup pour lutter contre le gaspillage alimentaire

    Nouvelle startup sud-africaine, JustNow utilise deux applications pour aider les grandes et petites entreprises agroalimentaires à économiser de l’argent et à réduire le gaspillage tout en augmentant l’engagement des clients.

    Lancé en 2016, JustNow vise à réduire le gaspillage alimentaire grâce à l’utilisation d’une application mobile de vente et de marketing puissante et intelligente.

    Fonctionnement

    La startup a une application Merchandiser, qui est connectée en temps réel à une autre application du grand public. Les magasins utilisent l’application Merchandiser pour créer et gérer des offres tout au long de la journée. Une fois qu’une offre est activée, elle est affichée dans l’application grand public avec un code de réduction. Le consommateur peut visiter le magasin proposant une offre basée sur le principe du premier arrivé, premier servi.

    En parallèle, le consommateur prend les produits directement à partir des étagères, et à la caisse le caissier scanne les codes à barres du produit et les codes de réduction indiqués dans l’application. Cela déclenchera la réduction.

    Alexandre Vellieux, CEO de la startup a confié que les déchets alimentaires coûtent 1,6 milliard de dollars par an aux détaillants sud-africains, ce qui représente 5% de leurs recettes totales. « En mettant des offres sur les produits à vendre par dates le même jour ou le lendemain, cela donne la possibilité à la boutique de vendre ces articles à un prix réduit qui convaincra les consommateurs. Sans la remise, ces articles seraient souvent ignorés par les mêmes consommateurs pour une vente ultérieure par date » a-t-il déclaré.

    Cette startup autofinancée, qui est actuellement en pourparlers avec des investisseurs potentiels, est disponible dans sept magasins Engen Woolworths à Johannesburg Nord.

    En un an, dans les trois magasins où JustNow a obtenu des données, la startup a déjà réduit de 20% le coût des déchets alimentaires. Avec plus de consommateurs utilisant l’application, l’équipe croit pouvoir atteindre une réduction de 30 à 40% du gaspillage alimentaire très prochainement.

    JustNow est en train de s’étendre au Cap et est sur le point de lancer en Roumanie avec le deuxième plus grand détaillant de produits alimentaires au monde, Carrefour.