Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Voyage: vous n’allez pas regretter vos vacances au Swaziland

    Voyage: vous n’allez pas regretter vos vacances au Swaziland

     Le Swaziland, pays enclavé au sud de l’Afrique, est réputé pour ses réserves naturelles et ses festivals mettant en avant la culture swazie traditionnelle. Bordant l’Afrique du Sud et le Mozambique, le pays n’occupe qu’une petite partie de l’Afrique australe. Occupé pendant des milliers d’années, le Swaziland a une histoire intrigante à découvrir. Voici 10 choses que vous ne saviez probablement pas sur le Swaziland.

    1- Vraie monarchie

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    Le Swaziland est l’un des derniers endroits au monde à avoir un monarque absolu, le seul en Afrique subsaharienne. Et la famille royale, les Mswati, est l’une des familles royales les plus riches du monde. 67e fils de son père, Mswati III, l’actuel roi, compte plus d’une douzaine d’épouses et deux douzaines d’enfants. D’ailleurs chaque année, à la fin de l’été, il est habilité à en choisir une nouvelle lors de la « fête des roseaux ».

    2- Pays très pacifique

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    Le Swaziland est connu pour être un pays très pacifique. En effet, depuis son indépendance, en 1968, cette ancienne colonie britannique n’a jamais connu la guerre. Fait rare dans un pays africain.

    3- Peu peuplé

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    Avec une population de seulement 1 267 704 personnes, le Swaziland vient comme l’un des pays les moins peuplés d’Afrique. Une population insignifiante, comparée aux géants comme le Nigeria avec ses 186 millions. Mais même si la population est faible, il est encore en croissance à un taux décent et certainement pas en déclin.

     4- C’est génial pour le rafting en eau vive

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    Pour une dose d’adrénaline, un voyage en rafting en eaux vives sur la rivière Great Usutu est intéressant en Swaziland. Swazi Trails organise des excursions d’une demi-journée et d’une journée comprenant le déjeuner et le transport le long de la section de Bulungu.

    5-  Umhlanga ou Reed Dance

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    La danse Umhlanga ou Reed dance, organisée pendant 8 jours lors de la fête des roseaux, et exécutée par près de 40 000 jeunes filles swazies vêtues de costumes vibrants, est à vivre. Les jeunes filles coupent des roseaux et dansent pour leur roi dans l’espoir qu’elles pourraient être choisies comme la prochaine épouse.

    6- Bougies uniques

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    Le Swaziland est célèbre pour ses bougies colorées faites à la main qui ont la forme de presque tous les animaux africains. Ils sont vraiment uniques parmi les produits africains et font des souvenirs parfaits.

    7- Officiellement un royaume

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    Les Swazis ont établi leur royaume dans les années 1700 sous la direction de Nganwe III. Cependant, les contours actuels n’ont été établis qu’en 1881. Un parlement est élu, mais c’est toujours le roi qui gouverne d’une main de fer. Il nomme le Premier ministre parmi les membres de son clan familial. Les partis politiques ne sont perçus que comme des « associations » et la Cour suprême ne peut juger d’affaires pouvant impliquer la monarchie.

    8- Sibebe Rock

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    Située à environ 10 km de la capitale Mbabane, Sibebe est le plus grand pluton de granite exposé au monde. Bien que différent dans sa géologie, Sibebe est le deuxième plus grand rocher autoportant au monde après Ayers Rock en Australie. La meilleure vue de Sibebe est expérimentée en remontant. Il y a plusieurs sentiers de randonnée guidés pour conduire au sommet.

    9- Très petit État

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    Le Swaziland n’a pas obtenu une part importante des terres et le pays est l’un des plus petits du continent. Il s’étend sur 17 363 kilomètres carrés. A l’ouest, le pays est dominé par des montagnes, tandis qu’à l’est, le plateau du Lubombo sépare le Swaziland du Mozambique.

    10- Pays ouvert

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    Les Sud-Africains (et les citoyens des autres pays du Commonwealth) n’ont pas besoin de visa, mais auront besoin d’un passeport et de 50 rands par voiture pour entrer dans le pays. Aucun visa n’est délivré aux populations des pays frontaliers.

     

  • Pourquoi le Ghana reste l’un des pays les plus attractifs en Afrique?

    Pourquoi le Ghana reste l’un des pays les plus attractifs en Afrique?

    Avec une population de près de 30 millions d’habitants, le Ghana présente des atouts sur différents plans. Ces richesses ont déjà permis au pays d’être connu dans le monde. Sur le plan musical, le Ghana s’est distingué par le Highlife, une combinaison de la musique traditionnelle, du jazz ou encore du calypso qui ont été appréciés par de nombreuses personnes.

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    Le Highlife s’est imposé en Afrique de l’Ouest avant de conquérir d’autres pays dans le pays. Depuis, on assiste à l’éclosion de nouveaux talents avec des chanteurs de style différents. C’est dans cette dynamique que la danse Azonto a pu être créé. Le Ghana a réussi à faire danser de nombreuses personnes d’Accra à New York en passant par Lagos.

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    Il y a surtout les symboles Adinkra dont les Ghanéens sont fiers. Symboles visuels représentants des concepts, les Adinkra ont été créés par les Akans du Ghana. Aujourd’hui, ils sont connus dans le monde et surnommés par certains comme des alphabets ghanéens. Le Ghana peut aussi se targuer d’avoir « une bonne cuisine ». C’est par le Jollof, du riz préparé façon ghanéenne, que le pays se distingue le plus. Il y a aussi « Shito », savoureuse sauce au poivre préparée dans le pays. Shito est même préparé et vendu dans de nombreux pays.

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    Créativité

    Preuve de l’esprit créatif des Ghanéens, le tissu sent. Véritable richesse, il est tissé dans le pays depuis près de 10 siècles par le peuple Akan-Ashanti. Il s’agit en effet d’un « tissu royal au caractère sacré », explique un historien. « Ce tissu a été inventé par un chasseur qui s’est inspiré de la façon dont une araignée tisse sa toile », ajoute-t-il. Le tissu est mis en valeur par des rois, des notables, mais aussi certains chefs d’État ghanéens qui le portent. Les populations le portent également. Le kente est d’ailleurs exporté dans plusieurs pays du monde.

    Depuis quelques années, le jeune entrepreneur ghanéen Peter Paul Akanto a créé la société Kente Master qui commercialise en ligne des cartables, des chaussures, des cravates et même des tongs faites à base de Kente. L’esprit créatif du Ghana s’illustre aussi dans les sandales « Ahenema » fabriquées au Ghana depuis plusieurs siècles. Considérées comme les sandales les plus durables au monde, les Ahenema font également partie des richesses ghanéennes. C’est également au Ghana que l’utilisation des perles a débuté. On y retrouve encore des perles de plus de 600 ans qui ont été utilisées par plusieurs chefs.

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    Disposant du plus grand lac artificiel au monde, le Ghana est également le deuxième producteur mondial de cacao. Le pays dispose aussi de nombreux minéraux. Déjà producteur d’or, de diamant, du manganèse, du pétrole et de la bauxite, le Ghana a découvert récemment du lithium dans ses sols.

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    Le Ghana compte de nombreux scientifiques qui travaillent dans des instituts de recherches dans le monde. Des Ghanéens continuent d’ailleurs d’occuper d’importants postes dans les institutions du monde. Abritant surtout plusieurs sites touristiques, le Ghana bénéficie également d’un paysage sociopolitique apaisé avec une démocratie exemplaire. Et ce n’est pas sans raison que Barack Obama a choisi le Ghana pour sa première visite en Afrique de l’Ouest en 2009. Le pays continue d’ailleurs d’attirer des touristes.

     

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  • Les Seychelles, leader mondial dans la réduction des gaz à effet de serre  

    Les Seychelles, leader mondial dans la réduction des gaz à effet de serre  

    Les Seychelles, archipel de 115 îles au large des côtes de l’Afrique de l’Est, sont confrontées depuis un certain temps à nombre de défis climatiques, affectant bien de leurs activités, notamment la pêche dont dépend une grande partie de la population.

    Depuis environ une décennie, les rapports montrent une « vulnérabilité » de l’environnement sur les îles Seychelles. Principaux points touchés, le changement climatique, la dégradation de l’environnement due au développement, la pollution et le blanchissement des coraux qui affectent ses pêcheries.

    Toutefois, le pays ne s’est pas montré désarmé, et la situation s’est considérablement améliorée, à en croire l’indice de performance environnementale 2018, un rapport biennal de chercheurs de l’Université de Yale et de l’Université de Columbia en collaboration avec le Forum économique mondial. L’effort fourni a été remarquable, et le rapport note que les Seychelles ont émergé comme le pays avec la plus grande amélioration enregistrée.

    Performances

    En effet, l’indice classe 180 pays dans 24 catégories différentes : pollution de l’air, assainissement, pêche, agriculture, climat et énergie, habitat de la biodiversité.

    Les Seychelles se sont notamment illustrées dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, même si en parallèle données de la Banque mondiale montrent cependant que les émissions de CO2 des Seychelles ont fluctué au fil des ans.

    Au 39e rang de l’indice, les Seychelles sont le pays d’Afrique subsaharienne le mieux classé. Viennent ensuite la Guinée équatoriale (71) et la Namibie (79). Les Seychelles ont vu une amélioration significative dans la section du climat et de l’énergie, passant de l’un des plus bas niveaux, 179 à 1, le plus haut possible, avec une amélioration de son score de 10,04 à 93,25. Toutefois, l’Afrique en général reste faible sur ces indices.

    Les Seychelles sont probablement mieux connues comme ses plages et son tourisme. En 2017, cet État insulaire était reconnu sur le continent pour être le pays le plus ouvert à tous les détenteurs de passeports africains. De même, ses citoyens ont le passeport africain le plus puissant.

     

  • Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Si Hailé Sélassié, empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974, pensait que son pays avait le potentiel de devenir un leader mondial de l’or, il n’a peut-être pas tort. Asosa, une zone située à l’ouest de l’Éthiopie, non loin de la frontière soudanaise, pourrait être l’emplacement de la plus ancienne mine d’or au monde. C’est en tout cas ce que présentent les résultats des recherches géologiques dans cette zone.

    La zone d’Asosa est composée de plaines, de vallées accidentées, de crêtes montagneuses, de ruisseaux et de rivières. Densément végétalisée, cette zone qui fait partie de la région de Benishangul-Gumuz en Éthiopie est recouverte de sites archéologiques contenant des indices sur la façon dont les gens y vivaient il y a des milliers d’années, ainsi que de vieilles fosses et tranchées minières.

    Datant de 6000 ans, Asosa a fourni une source clé d’or à l’empire égyptien antique, dont la grande richesse était mondialement connue. Aujourd’hui, les résultats des recherches relancent les perspectives. Certains habitants locaux vivent déjà de la prospection, et plusieurs sociétés minières ont également été actives dans la région au cours des dernières années.

    Éthiopie, prochain grand exploiteur de l’or ?

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    L’exploitation plus substantielle des richesses de la région remonte à l’invasion italienne des années 1930. Les Italiens ont exploré le district aurifère de Welega et le sud-est d’Asosa. Mais quand le gouvernement révolutionnaire Derg fut plongé dans la guerre civile, l’extraction de l’or a disparu de l’ordre du jour pendant une décennie et demie. Il a fallu attendre le début des années 2000 avant que le gouvernement ne commence à accorder des permis d’exploration.

    En effet, si plusieurs mines sont en activité dans le pays, aucune d’elles n’est à Asosa. Le bénéficiaire des efforts italiens des années 1930 à Welega est la prospection aurifère Tulu Kapi, contenant 48 tonnes d’or. Ce dernier a été acquis en 2013 par le groupe minier chypriote KEFI Minerals pour une valeur d’environ 2,3 milliards de dollars américains.

    Quant à Asosa, la société égyptienne ASCOM a réalisé une importante découverte aurifère dans la zone en 2016. Elle a publié une première déclaration de ressources qui revendiquait la présence de 48 tonnes d’or. Pourtant, cela pourra n’être que le début.

    Explications

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    Selon l’explication technique fournie par les chercheurs, la géologie de la zone d’Asosa est caractérisée par divers types de roches volcaniques et sédimentaires qui ont plus de 600 millions d’années. La région a été intensément déformée par les forces géologiques, ce qui a entraîné des failles de plusieurs kilomètres à de minuscules fissures.

    Certaines de ces veines contiennent du quartz, et c’est principalement là que l’or de la région s’est accumulé. En réalité, l’or provenait de matériaux fondus au plus profond de la Terre qui se frayait un chemin vers le haut au cours d’un processus connu sous le nom de subduction. C’est ce qui explique par exemple les gisements d’or dans les arcs insulaires comme en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    De fait, les chercheurs en sont convaincus : il y a plus d’or de classe mondiale dans cette région. Selon ceux-ci, il n’est pas exagéré de dire que le potentiel aurifère de l’Éthiopie pourrait rivaliser avec celui de l’Afrique du Sud, ce qui placerait le pays dans le top cinq des pays producteurs d’or dans le monde. Cependant, il existe encore des défis importants.

    Faire face à la bureaucratie gouvernementale peut être difficile. Dans une zone comme Asosa, il y a des espèces sauvages à éviter, comme les serpents venimeux, les babouins et même les singes. L’extraction de l’or ayant déjà une très mauvaise réputation internationale pour les dommages environnementaux, Asosa pour se plier aux mêmes conséquences.

  • Les Ghanéens vont bientôt payer les « tro-tro » par voie électronique

    Les Ghanéens vont bientôt payer les « tro-tro » par voie électronique

    Les Ghanéens pourront bientôt régler leur frais de transport par voie numérique aux conducteurs de véhicules commerciaux communément appelés dans le pays « Tro-tro ». Ce mode de paiement qui va constituer une avancée pour le secteur des transports est en étude. Un projet de loi a été élaboré et devrait être adopté dans ce cadre. Le système de paiement va être instauré en collaboration avec la Banque du Ghana. Le vice-gouverneur de la Banque, Maxwell Opokou Afari, explique que ce mode de paiement va permettre d’éviter les malentendus et les incompréhensions entre passagers et conducteurs à propos de reliquats ou de changements de Cedis.

    « Si vous prenez un Tro-tro, il vous suffira de demander le numéro du compte mobile du conducteur. Après vous n’aurez qu’à transférer sur son compte votre frais de déplacement », affirme Maxwell Opokou Afari. Pour le vice-gouverneur de la Banque du Ghana, son institution s’est jointe au projet dans le but de répondre à la volonté du public d’utiliser les technologies pour faire des affaires

    remplacer les paiements traditionnels.

    Il faut dire que ce projet des autorités ghanéennes pour le secteur des transports s’inscrit dans une dynamique d’adoption des paiements numériques en remplacement des paiements « traditionnels ». La loi en étude porte sur les directives de gestion électronique et les systèmes de paiement. Un élu du Parlement indique que le texte vise à promouvoir la disponibilité et l’acceptation de la monnaie électronique et d’autres formes de services de paiement en tant que moyen de paiement de détail.

    Le Ghana va ainsi disposer d’un cadre réglementaire propice à des mécanismes de paiement de détail et de transfert de fonds commodes efficaces. « Nous voulons surtout atténuer les risques associés aux activités de monnaie électronique et aux autres services de paiement », rappelle de son côté un membre du gouvernement.

     

  • Et si Black Panther était inspiré par les Amazones du Dahomey?

    Et si Black Panther était inspiré par les Amazones du Dahomey?

    Si Black Panther, le nouveau film du studio américain Marvel a quelque chose d’intéressant auprès des Africains, ce n’est non seulement la forte présence d’acteurs d’origine africaine qui y est présente. Mais bien aussi parce que l’histoire est bien inspirée de l’Afrique. Le cas des Amazones du Dahomey serait une évidence.

    Le studio Marvel vient de sortir un autre thriller de Black Panther. Dans cette nouvelle vidéo de moins de deux minutes, les projecteurs ont été braqués sur l’armée exclusivement féminine, les Dora Milaje, dont le rôle a été démontré comme déterminant dans le scénario du film. Dans la vidéo, celles-ci se sont livrées à une démonstration de bravoure.

    Danai Gurira, l’actrice américaine d’origine zimbabwéenne, qui sert aussi de général d’armée au sein de la Dora Milaje, a déclaré que « les Dora Milaje sont des femmes qui ont donné leur vie au trône et à la sécurité du royaume ». Il y a de quoi penser aux Amazones du Dahomey.

    Mais, qui étaient vraiment les Amazones ?

    Nous sommes au XIXe siècle, sous le règne du roi Gézo. Le corps militaire se façonne pour devenir l’unité d’élite féminine du roi. Elles avaient toujours le crâne rasé. Elles étaient couronnées d’un bonnet blanc orné de caïmans bleus.

    En fait, dans l’ancien Royaume du Dahomey (actuel Bénin), existait une armée de guerrières qui avait défié tous les clichés sexistes dont les femmes sont victimes. « Vaincre ou mourir » était leur devise. Plus vaillantes que les hommes, elles mettaient sans difficulté à épreuve l’autre sexe. Ni l’ennemi ni la mort ne pouvaient les décourager. De leur vrai nom Mino (nos mamans, en langue Fon), les colons les avaient nommées les Amazones, en référence à l’armée mystique et puissante de toutes les femmes appelées Amazones dans la mythologie grecque.

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    Selon l’histoire, alors qu’elles n’étaient que d’environ 800 au départ, leur nombre a très vite augmenté pour avoisiner les 6000. Plus tard, ces femmes vaillantes allaient se battre dans d’autres royaumes alors que le Dahomey commençait à se développer. Elles perdront alors des soldats à la guerre et finalement attaqués par les colons français. Elles gardent malgré tout leur réputation. La culture de la détermination et de la rigueur qu’elles menaient avait fait qu’elles pouvaient jouir de relations privilégiées avec le roi. On ne les regardait pas dans les yeux, seul le roi avait ce privilège. Elles étaient craintes. Elles prêchaient le célibat, vivaient dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage immédiat avaient, avant elles, accès.

    En réalité, connues pour être particulièrement habiles, chacun de leurs exercices et défilés militaires était spectaculaire, parce que toujours exécutés en chorégraphique. Mais cela n’aura pas échappé au vent de la colonisation. À la fin du XIXe siècle, lorsque le royaume du Dahomey est tombé, l’armée des Amazones fut démantelée aussi, à en croire les récits de l’UNESCO.

    Aujourd’hui, il y a de quoi les remémorer.

     

  • Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Selon la Banque mondiale, les pays du continent devraient encore enregistrer une forte croissance au cours de l’année 2018. C’est le cas depuis quelques années. L’institution financière indique dans ses prévisions que six pays africains feront partie des dix premiers à plus forte croissance durant l’année. Ces prévisions confirment la poursuite de la reprise économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne.

    Il faut dire que certains gouvernements ont amorcé des réformes économiques dans le but de développer des secteurs importants dans leur pays. Ces réformes favorisent une augmentation de la croissance économique, mais aussi l’inclusion financière. Dans certains pays des conditions favorables sont créées pour lutter contre le chômage et faciliter l’emploi des jeunes.

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    En tête des pays qui sont attendus, on peut citer le Ghana. Ce pays de la sous-région ouest-africaine sera en tête des économies les plus dynamiques avec 8,3 % de croissance. « Les récents efforts entrepris par le gouvernement ghanéen sont en train de porter des fruits », analyse un expert de la Banque mondiale. Ce dernier explique surtout que la hausse de prix des matières premières est l’une des raisons qui justifient la reprise économique de la plupart des États.

    Dynamisme

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    Outre le Ghana, deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest feront partie des économies les plus dynamiques. Il s’agit du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le premier, selon la Banque mondiale, devrait enregistrer une croissance économique de 6,9 % et le second aura 7,2 % de croissance économique. Des économistes s’accordent en effet à reconnaître au Sénégal et à la Côte d’Ivoire de véritables avancées sur le plan économique.

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    L’Afrique de l’Est est également représentée dans le dynamisme économique du continent. L’Éthiopie (8,2 %), Djibouti (7 %) et la Tanzanie (6,8 %) verront ainsi leurs croissances économiques augmentées. Les prévisions de la Banque mondiale font remarquer que ce dynamisme économique peut être pérenne. Le fait est que ces « pays dynamiques » s’emploient à développer des secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou les infrastructures. Beaucoup estiment cependant que les gouvernements devraient faire plus d’efforts pour faire bénéficier les fruits des croissances aux populations.

  • Hollywood: deux acteurs ougandais dans le film Back Panther

    Hollywood: deux acteurs ougandais dans le film Back Panther

     L’Ouganda n’est en tout pas un grand pays cinématographique à même de fournir ses stars comme le Nigeria, l’Afrique du Sud ou le Kenya à la grande industrie de production de films américains. Pourtant, deux Ougandais figurent dans le casting du blockbuster Black Panther, qui sera sur les écrans dès le 12 février prochain.

    L’engouement suscité par le film Black Panther est légendaire, au point où il établit un nouveau record pour la vente anticipée de billets pour un film de Marvel. Une raison qui explique cet engouement, Black Panther est un film qui défie de nombreux stéréotypes sur l’Afrique et les peuples africains. L’histoire se déroule à Wakanda, un pays africain fictif qui est le pays le plus technologiquement avancé au monde. À cet effet, la plus grande partie des acteurs qui font apparition dans cette production américaine est d’origine africaine.

    En effet, dans ce casting où bien de stars d’origine africaine font apparition, l’Ouganda sera lui aussi représenté par deux acteurs internationaux. Il s’agit de Florence Kasumba et Daniel Kaluuya. La première reprendra son rôle de « Captain America: Civil War » en tant qu’Ayo, un membre de la Dora Milaje et tandis que le second jouera W’Kabi, un confident de T’Challa, l’acteur principal.

    Florence Kasumba

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    Dans le récent film de Marvel, Captain America : Civil War (2016), Florence Kasumba était présente. Elle était dans le rôle d’Ayo, une chef de sécurité, rôle qu’elle reprendra dans le prochain Black Panther. Elle est membre de la Dora Milaje, une équipe féminine de combat.

    Née à Kampala, la capitale ougandaise il y 41 ans et élevée à Berlin, en Allemagne, Kasumba et entrée dans le monde cinématographique depuis un certain temps. En plus de jouer dans des films allemands et hollandais, elle a également fait apparition en tant que sénatrice Acantha dans Wonder Woman et la méchante sorcière de l’Est dans la série télévisée Emerald City de la NBC.

    Le personnage de Florence Kasumba dans Captain America : Civil War a été l’un des nouveaux personnages les plus mémorables, bien qu’elle n’ait eu que quelques minutes de dialogue.

    Daniel Kaluuya

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    Nominé le 23 janvier aux Oscar pour son rôle dans le film d’horreur Get Out, Daniel Kaluuya a avant Black Panther, un parcours intéressant. Il a déjà à son actif, une nomination aux Bafta et une autre au Golden Globe pour son rôle décisif dans le film d’horreur, une satire sur les relations raciales aux États-Unis.

    Daniel Kaluuya est un acteur anglais, comédien et écrivain d’origine ougandaise. Il est né en 1989 à Londres, en Angleterre, de parents immigrés ougandais. À 27 ans, Kaluuya est déjà un visage familier pour les amateurs du cinéma. Il a joué dans la série Black Mirror de Twilight Zone, ou dans le rôle de Posh Kenneth dans la comédie dramatique anglaise Skins.

    Également acteur principal du prochain thriller psychologique de Jordan Peele, Daniel Kaluuya se révèle comme un prochain grand nom de Hollywood.

  • Qui était Hugh Masekela, le père du Jazz sud-africain ?                                                                                                                   

    Qui était Hugh Masekela, le père du Jazz sud-africain ?                                                                                                                  

    Hugh Masekela, légendaire trompettiste sud-africain et figure du mouvement anti-apartheid, est décédé le 23 janvier à l’âge de 78 ans, après une bataille contre le cancer de la prostate.

    Né le 4 avril 1939, Hugh Masekela a d’abord pris une trompette après avoir vu le film Young Man With a Horn et encouragé par l’activiste Father Trevor Huddleston. Souvent décrit comme le « père du jazz sud-africain », Hugh Masekela était une icône de la Sophiatown d’Afrique du Sud, l’enclave politique et culturelle de Johannesburg qui a été rasée par la police de l’apartheid, mais reste un symbole de la liberté noire.

    Hugh Masekela s’est exilé en 1961, vivant à Londres et à New York où il a perfectionné sa trompette aux côtés de certains de ses héros comme Miles Davis. Il a continué à prêter sa voix à la lutte politique, avec des albums comme l’américanisation d’Ooga Booga. Il a parcouru le continent, se produisant à Accra, enregistrant à Gaborone et faisant des tournées avec Graceland de Paul Simon, traversant les frontières comme il le faisait dans les genres.

    Artiste et militant

    Dans une carrière qui a duré des décennies, Hugh Masekela a joué aux côtés de musiciens tels que Miriam Makeba dont il a été époux, Abdullah Ibrahim, Fela Kuti et Harry Belafonte. Comme ses contemporains, la performance de Masekela était étroitement liée à ses convictions politiques. Sa musique est devenue la toile de fond de la lutte contre l’apartheid, à travers des chansons telles que Bring Back Nelson Mandela et Soweto Blues. Quand il est retourné en Afrique du Sud, il a continué à jouer alors qu’il prêtait sa voix rauque à de nouvelles causes, comme l’autonomisation des musiciens, et était un militant vocal contre la drogue et l’alcool après sa propre bataille. Sa musique a continué à raconter l’histoire de la vie en Afrique du Sud, notamment la lutte des mineurs venus de l’Afrique australe pour travailler dans les mines d’or de Johannesburg à travers le poignant Stimela.

    La dernière représentation publique de Hugh Masekela était prévue pour novembre 2017 aux côtés de la légende musicale zimbabwéenne Oliver Mtukudzi et d’une foule de jeunes musiciens. Mais cela a dû être annulé en raison de problèmes de santé. Hugh Masekela a commencé un traitement contre le cancer de la prostate en 2008 et était de retour sur scène dès que ses forces le lui permettaient. En mars 2016, cependant, le cancer est revenu et a commencé à se propager, selon un communiqué publié par sa famille l’année dernière. Insatisfait de ce qu’il considérait comme une complaisance croissante dans le paysage politique et socio-économique de l’Afrique du Sud, il continuait à dénoncer la pauvreté de la majorité noire, préservant la culture africaine et les taux élevés de violence contre les femmes en Afrique du Sud. « Nous avons perdu notre sentiment d’indignation après notre vote », avait-il déclaré lors d’une de ses dernières interviews télévisées.

  • Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    À une époque où la plupart des systèmes éducatifs africains ne répondent plus aux attentes des étudiants « geek », un laboratoire robotique, Fundi Bots, est né en Ouganda. Il a été créé par Solomon King qui a décidé d’arrêter ses études universitaires parce que fatigué d’étudier pour des examens. « Je ne suis pas un rebelle, je suis juste un homme déçu par notre système d’éducation », déclare-t-il.

    Il y a près de vingt ans lorsqu’il a abandonné ses études ce passionné de robotique s’est formé sur internet. Ses réalisations lui ont permis de remporter en 2014 deux prix au plan national (Echoing Green Fellowship et Ashoka fellow). Son laboratoire robotique reçoit de jeunes passionnés d’ingénierie. « Ici, dans ce laboratoire, nous mettons davantage l’accent sur la pratique que sur de longues théories. Nos écoles et universités forment les gens à passer des examens, mais rien de pratique », affirme Solomon King, qui explique que le mot fundi signifie « ingénieux » en swahili.

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    Fundi Bots veut aider des milliers de jeunes à révéler leurs talents. Le laboratoire dispose d’une salle d’apprentissage où tout est démontable et mobile : c’est le cas des murs, du mobilier et du laboratoire. « Tout est mobile ici, nous pouvons personnaliser la salle d’apprentissage en fonction de ce que nous voulons. C’est notre magie », explique Rosebell Nsita, responsable des relations publiques chez Fundi Bots.

    Comme Solomon King, elle aussi a été déçue par le système éducatif, avant de découvrir ses talents dans les relations humaines dans cette organisation. Rosebell Nsita a été passionnée par l’art depuis qu’elle était très jeune. Mais les leçons théoriques des universités ougandaises ne l’ont pas aidée à poursuivre sa passion. Elle explique que c’est surtout en s’inspirant de son expérience qu’elle a eu le désir d’aider d’autres jeunes à découvrir leur potentiel grâce à Fundi Bots.

    Plus de 3000 apprenants

    A Fundi Bots, les cours sont donnés gratuitement. Les apprenants sont surtout orientés vers les cours de leur choix. Un laboratoire spécial est également ouvert à des étudiants « insatisfaits de ce qu’ils apprennent à l’université ». « Nous leur enseignons les rudiments de l’informatique, de la mécanique et de l’électronique. Nous faisons tout pour qu’ils apprennent de manière amusante », confie un membre du laboratoire.

    Fundi Bots a prouvé ses compétences, au point qu’il est demandé dans les écoles primaires et secondaires en Ouganda pour proposer des cours pratiques en parallèle avec la théorie. Cela génère un revenu pour les dépenses administratives du laboratoire, qui s’ajoute au financement externe déjà collecté par les bailleurs de fonds Fundi. L’apprentissage dans ce laboratoire se fait via des robots. Cette façon d’apprendre à travers la pratique vise à rendre les élèves plus performants et plus rapides.

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    Certains ont de meilleures notes dans leurs universités après leurs stages à Fundi Bots. « Nos méthodes ont récemment aidé un jeune qui, tout au long de sa carrière scolaire, était terrible en physique. Mais après avoir appris de la pratique ici à la maison, ses notes dans cette classe se sont améliorées. Il s’est distingué et fait de la science à l’université », explique Rosebella Henry, formateur chez Fundi Bots. Pour Solomon King, changer ou avoir une incidence sur une vie est déjà un succès — des douzaines d’histoires de vies ont changé positivement depuis la création du bot Fundi.

    « Nous avons déjà eu plus de 3000 apprenants dans nos murs, et nous envisageons nous installer au Rwanda et en Tanzanie avec l’aide de nos partenaires », annonce le responsable du laboratoire pour qui l’Afrique doit rattraper le retard qu’elle accuse dans le domaine de la technologie et créer des conditions pour l’emploi des jeunes.