Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Lydia Asiimwe Sabiiti est la fondatrice d’EcoSmart Pads, startup qui fabrique des serviettes à bas prix à partir de la canne à sucre. La jeune entrepreneure s’est lancée dans cette initiative lorsqu’elle a rencontré une jeune fille de 16 ans, Kyomuhendo, qui avait parcouru un long chemin depuis son village de Rwanyamahenbe, dans la partie occidentale de l’Ouganda. Selon elle, Kyomuhendo était escortée par sa mère à la recherche de meilleurs soins de santé à l’hôpital régional de référence de Mbarara.

    Elle avait développé des plaies vaginales qui s’étaient d’abord présentées avec des démangeaisons peu après sa période de menstruation. « J’ai appris que la jeune fille avait utilisé 3 morceaux du même vieux linge au cours des deux dernières années de gestion de son flux menstruel. Elle a appris que le même tissu était partagé entre trois de ses sœurs et deux autres cousines qui vivaient toutes avec elles », explique Lydia Asiimwe Sabiiti. Après cette expérience, Lydia Asiimwe Sabiiti s’est engagée à sensibiliser des étudiantes sur l’hygiène sanitaire. C’était au cours du programme de stages CAMTech Uganda.

    Après sa sensibilisation, Lydia Asiimwe Sabiiti a été rejoint sur son projet par trois étudiants avec qui elle forme désormais l’équipe d’EcoSmart Pads. Depuis, la dynamique équipe s’est lancée dans la fabrication des serviettes hygiéniques à coûts très réduits. L’objectif pour EcoSmart Pads est de garantir l’égalité, le dynamisme et la dignité dans la gestion des « règles chez les filles et les femmes en Ouganda ». Les Eco Smart Pads sont des serviettes hygiéniques fabriquées à partir de résidus recyclés de canne à sucre pour les filles et les femmes d’âge menstruel issues de familles à faible revenu. « Les résidus de canne à sucre dans les usines de fabrication de sucre sont les matières premières de notre produit et sont obtenus à un prix abordable », explique la fondatrice de la startup.

    Lydia Asiimwa Sabiiti est convaincue que cette idée fonctionnera en raison des faibles coûts de production qui permettront de réduire considérablement le prix de ce produit. L’équipe a d’abord mené une expérience dans le laboratoire de microbiologie de l’Université des sciences et de la technologie de Mbarara pour déterminer laquelle des deux entre le maïs et la canne à sucre avait des résidus à fort taux d’absorption. La canne à sucre a émergé avec un pourcentage d’absorbance plus élevé et a été sélectionnée comme plante à considérer comme matière première pour cette innovation.

    Bénéficiaires

    « Nous avons procédé à une évaluation des besoins, nous avons interagi avec nos utilisateurs finaux et nous en avons tiré des conclusions, informant nos estimations de prix et les quantités d’emballages de produits », explique un membre de l’équipe de la startup. EcoSmart Pads distribue ainsi sur le marché des serviettes hygiéniques dans un paquet de 12 pièces à prix de 1500 shilling ougandais (soit 0,34 euro). « Nous ne cherchons pas à générer beaucoup de chiffres d’affaires nous vendons aux personnes à faible revenu. Nous cherchons à travailler avec des philanthropes pour avoir un impact dans notre communauté locale. En ce qui concerne la durabilité de notre entreprise, nous examinons d’autres options génératrices de revenus. », fait savoir Lydia Asiimwa Sabiiti.

    Les principaux bénéficiaires de ce produit sont les filles scolarisées issues de milieux défavorisés et dont la poursuite des études a été affectée par ce défi. D’autres femmes non scolarisées issues de milieux défavorisés comme les femmes en prison, les camps de réfugiés, les hôpitaux publics, sont également les principales bénéficiaires de ce produit. En général, les femmes ougandaises issues de milieux à revenu élevé bénéficieront aussi du faible coût de ce produit, car elles pourront réaliser des économies. EcoSmart Pads envisage mobiliser des fonds pour poursuivre ses activités. En juin 2017, dans le cadre du défi Up Accelerate de l’UNFPA, la startup avait déjà reçu un prix de 10 000 $.

  • Ces athlètes africains à suivre aux prochains Jeux olympiques d’hiver

    Ces athlètes africains à suivre aux prochains Jeux olympiques d’hiver

    Cette année, plus de pays africains se sont intéressés aux jeux Olympiques d’hiver qui se tiendront du 9 au 25 février prochains à Pyeongchang, en Corée du Sud. Pour bien de pays sur le continent, l’édition 2018 des jeux d’hiver marque leurs premières participations. En effet, il faut noter que l’Afrique subsaharienne est longtemps restée en marche de cet évènement pour des raisons de conditions climatiques non favorables. En 2014, seulement 4 nations africaines avaient été représentées : les habituels Maroc et Algérie, en plus du Togo et du Zimbabwe.

    Portrait de 5 profils hors pair à suivre lors de cette compétition :

    Akwasi Frimpong (Ghana)

    Image result for Akwasi Frimpong (Ghana)

    Akwasi Frimpong, compétiteur en Skeleton, est le seul représentant de son pays aux jeux de cette année où le Ghana fera sa deuxième apparition. Le Ghana qui a été représenté pour la première fois à cette compétition en 2010 a raté les Jeux de 2014 pour rebondir en 2018 avec Frimpong.

    Akwasi Frimpong est un sprinter hollandais d’origine ghanéenne. Né et élevé au Ghana, Akwasi a déménagé aux Pays-Bas à l’âge de huit ans. L’athlète n’a pas commencé à courir jusqu’à l’âge de 15 ans, mais quand il l’a fait, il n’a jamais regardé derrière. Déterminé à représenter son pays aux épreuves sportives les plus prestigieuses, Akwasi a travaillé dur, et c’est sa passion infatigable et ses efforts continus qui lui ont valu le surnom de « GoldenSprint ». Aujourd’hui, l’athlète est le fier gagnant de 4 médailles de bronze, 4 médailles d’argent et 8 médailles d’or à divers événements sportifs locaux et internationaux.

    Aminata Gabriella Fall (Sénégal)

    Image result for Aminata Gabriella Fall (Sénégal)

    À 33 ans, la skieuse italienne d’origine sénégalaise rêve aussi de ramener une médaille à Dakar.

    D’un père Sénégalais et d’une mère Italienne, Aminata habite à Lonato sur le lac de Garda en Italie. Athlète membre de la Fédération sénégalaise de ski depuis 2011, elle pratique cette discipline sportive, avec une spécialité dans le slalom géant. Actuellement, Aminata est encore à la recherche de sponsors qui pourraient la soutenir afin de réaliser son rêve olympique. Néanmoins, le président de la Fédération sénégalaise de Ski, Lamine Guèye, se réjouit de sa skieuse. Parce qu’il aura donc attendu près de 33 ans pour voir le Sénégal être représenté en dames.

    Mathilde-Amivi Petijean (Togo)

    Image result for Mathilde-Amivi Petitjean (Togo)

    Après Sotchi 2014, la Franco-Togolaise représentera encore le Togo aux prochains jeux d’hiver. En 2014, alors qu’elle représentait pour la première fois le pays à cette compétition à l’âge de 19 ans, Mathilde-Amivi finit sa course au 68e rang sur 75. Mais elle ne s’était pas découragée. « Ma participation représente beaucoup pour les Togolais, je pense. Elle montre qu’il faut passer au-dessus des stéréotypes et qu’il n’y a pas que les pays européens qui peuvent faire du ski. Même les Africains peuvent en faire », s’est-elle réconfortée.

    En effet, Mathilde-Amivi Petijean, aujourd’hui 23 ans, née d’un père français et d’une mère togolaise, a débuté le ski en Haute-Savoie en France, pays qu’elle représente au début de sa carrière. Aux JO de Sotchi, Mathilde-Amivi PETITJEAN est qualifiée pour les dix kilomètres classiques. Elle est le porte-drapeau du Togo qui était présent pour la première fois à cet évènement sportif. En mars 2016, elle prit part à sa première épreuve de Coupe du monde à l’occasion du Ski Tour Canada.

    Seun Adigun (Nigeria)

    Image result for Seun Adigun (Nigeria)

    L’initiative de la Nigériane est optimiste, sinon très ambitieuse. Alors qu’elle se fait entourée de 2 autres Nigérianes (Ngozi Onwumere et Akuoma Omeoga), Seun Adigun et son équipe aspirent remporter une médaille en bobsleigh, une discipline sportive très peu connue au Nigeria et pour laquelle elle a commencé par s’appliquer il y a à peine quatre ans.

    Annoncé depuis 2016, ce projet a connu l’adhésion plusieurs personnes, au rang desquelles, la tenniswoman américaine Serena Williams, qui a tenu à féliciter le trio nigérian sur les réseaux sociaux.

    Née à Chicago aux États-Unis, Seun Adigun, 31 ans, est une ancienne athlète nigériane, spécialiste du 100 mètres haies. Dans cette première vie, elle s’est distinguée notamment lors de la saison 2010 en remportant la médaille d’or du 100 m haies lors des Championnats d’Afrique de Nairobi. Depuis 2013, elle est bobeuse.

    Simidele Adeagbo (Nigeria)

    Image result for Simidele Adeagbo (Nigeria)

    La Nigériane Simidele Adeagbo est la première femme africaine à participer aux épreuves de skeleton des Jeux olympiques d’hiver. Adeagbo, qui rejoindra l’équipe historique de bobsleigh nigérian, s’est qualifiée après avoir terminé 3e de sa 5e course qualificative. Âgée de 36 ans, elle est actuellement classée au 84e rang mondial, bien qu’elle ait touché un traîneau de skeleton pour la première fois en juste en… septembre 2017 !

    Avant cette nouvelle aventure, Simidele a été quadruple championne américaine et triple record de saut à l’université du Kentucky. Après avoir abandonné ses ambitions sportives en 2008, la Nigériane d’origine s’est relancée en 2016, quand elle a entendu parler d’une équipe nigériane de bobsleigh qui voulait participer aux Jeux d’hiver.

  • Google rend hommage à la légende du football Stephen Keshi

    Google rend hommage à la légende du football Stephen Keshi

    S’il était encore vivant, Stephen Keshi aurait fêté son 56e anniversaire. Google Nigéria a quand même choisi de célébrer l’ancien capitaine des Super Eagles à travers un google doodle . Stephen Keshi est connu comme étant l’une des deux figures, aux côtés de l’Égyptien Mahmoud El-Gohary, à avoir remporté la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le plus grand tournoi de football d’Afrique, en tant que joueur et entraîneur. Le Nigérian a d’abord remporté le titre en 1994 en tant que capitaine des Super Eagles et, 19 ans plus tard, il a de nouveau gagné en tant qu’entraîneur en menant l’équipe de Super Eagles à la victoire en 2013. Trois ans après, Stephen Keshi est décédé en juin 2016.

    Dans une nation folle de football où le sport est un passe-temps national et souvent un événement unificateur, Stephen Keshi était bien aimé et on se souvient affectueusement de ses décennies de service à l’équipe nationale. Sa carrière en tant que joueur avec les Super Eagles a duré 14 ans au cours desquels il a fait 60 apparitions – le deuxième plus haut jamais par aucun joueur au moment de la retraite de Keshi en 1995. En 2011, Keshi a pris la tête des Super Eagles à une époque où l’équipe nationale était à un bas niveau et ne tenait presque plus sa réputation d’une des meilleures équipes du continent. En effet, les Super Eagles n’avaient pas remporté de titre international depuis que Keshi avait remporté le trophée de la CAN en 1994. En 2014, Keshi a scellé son héritage avec les Super Eagles à la Coupe du Monde au Brésil où ils ont été éliminés en huitième de finale.

    Image result for Stephen Keshi google doodleParcours exceptionnel

    Notamment, Keshi reste populaire parmi les joueurs de la ligue de football locale du Nigeria. Pendant son temps avec les Super Eagles, Keshi a brisé un plafond en insistant pour inviter des joueurs prometteurs de la ligue locale à l’équipe nationale senior — une décision courageuse étant donné que le Nigeria avait plusieurs grands noms des clubs de football européens populaires à l’époque. L’équipe de Keshi à la CAN 2013 était composée de six joueurs locaux. Sa décision a finalement porté ses fruits quand, en finale contre le Burkina Faso, le seul but du Nigeria a été marqué par une star locale.

    Sa carrière de club de 19 ans s’étend sur cinq pays et quatre continents, dont un séjour de quatre ans à Anderlecht, le club le plus titré de Belgique, où il remporte le titre de champion en 1991. Autre performance de sa carrière d’entraîneur, Stephen Keshi a réussi à qualifier pour la première fois le Togo pour la Coupe du monde 2006.


    Note de la Rédaction: 

    Un Google Doodle, ou tout simplement Doodle (de l’anglais doodle, désignant un gribouillage et permettant une paronomase avec « Google »), est une modification particulière et temporaire du logo de Google présentée pendant une journée sur la page d’accueil du moteur de recherche de l’entreprise. 


     

  • Le plus grand actionnaire d’UBER veut quitter l’Afrique

    Le plus grand actionnaire d’UBER veut quitter l’Afrique

    Uber pourrait bientôt se retirer de certains marchés internationaux, y compris 15 villes africaines, si son nouvel actionnaire majoritaire parvient à ses fins. Un nouvel investissement de 8 milliards de dollars par un consortium dirigé par SoftBank, le géant japonais de la technologie, a permis au groupe d’acquérir 17,5 % du capital d’Uber. La part de 15 % de SoftBank fait de l’entreprise japonaise la plus grande actionnaire d’Uber. Les responsables d’Uber espèrent que l’investissement permettra à l’entreprise de « doubler » en fournissant son service « à plus de gens dans plus d’endroits autour du monde ».

    Image result for uBER TAXI AFRICA

    Les objectifs actuels d’Uber sur le continent africain semblent en contradiction avec la vision de SoftBank. Rajeev Misra, directeur du conseil d’administration de SoftBank, pense que cette entreprise a de meilleures chances de succès et de rentabilité si elle se concentre uniquement sur des marchés clés tels que les États-Unis, l’Europe, l’Amérique latine et l’Australie. Rajeev Misra devrait rejoindre le conseil d’Uber dans le cadre de l’accord. Softbank détient des participations significatives (paywall) dans certaines des plus grandes sociétés du monde, y compris les sociétés indiennes Ola et chinoise Didi. Il n’est donc pas surprenant qu’elle veuille que la société californienne se concentre sur les marchés clés.

     Uber et l’Afrique  

    Depuis son lancement sur le marché africain en 2013, Uber s’est rapidement développé pour opérer dans huit pays dont l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte et le Maroc. Cette expansion est survenue en dépit d’une forte opposition de la part de rivaux tels que Little Ride de Safaricom à Nairobi et le service de taxi estonien Taxify sur la plupart des marchés africains. Taxify est en partie financé par Didi, le rival mondial d’Uber, la société chinoise de ride-hailing. Au cours de ses quatre années en Afrique, Uber a connu des progrès significatifs sur le continent.

    Related image

    L’Égypte est l’un de ses marchés à la croissance la plus rapide dans le monde et au cours de ses 16 premiers mois à Lagos, Uber a fourni 30 % de manèges de plus que lors de ses 16 premiers mois à Londres. Au Ghana, Uber s’est associé avec le ministère des Transports pour développer un cadre réglementaire pour la technologie de covoiturage, en veillant essentiellement à ce que l’entreprise ne soit pas confrontée à des problèmes de réglementation similaires à ceux rencontrés sur d’autres marchés. En octobre 2017, son application UberEATS avait été téléchargée plus d’un demi-million de fois en Afrique du Sud, où se trouve le plus grand marché africain d’Uber.

    Cependant, comme sur certains de ses autres marchés, les syndicats de taxis s’opposent aux opérations d’Uber dans des pays africains. Ils affirment que le modèle de l’entreprise de transport routier est préjudiciable à leurs activités. Mais parfois, Uber a eu l’opposition de ses propres conducteurs qui ont protesté contre de bas salaires en faisant grève à Abuja et en rejoignant un syndicat en Afrique du Sud. Pendant ce temps, à Lagos, les conducteurs ont intenté un procès pour obtenir le statut d’employé alors que d’autres ont tenté de contrer les faibles frais d’Uber en employant une fausse application GPS pour gonfler artificiellement les tarifs des passagers.

  • Pourquoi visiter l’Afrique malgré les perceptions négatives?

    Pourquoi visiter l’Afrique malgré les perceptions négatives?

    Si le continent africain fait l’objet de nombre de clichés et de préjugés, il reste néanmoins une terre convenable pour les aventures.

    L’Afrique continue d’être une destination privilégiée pour nombre de touristes et ce n’est pas le dernier rapport du Baromètre mondial du tourisme de l’OMT qui fera la preuve du contraire.

    Ce rapport récemment paru jette plus de lumière sur les visites touristiques internationales accrues de l’Afrique pour l’année 2017. Le rapport a noté que l’Afrique a combiné son rebond 2016 et atteint un record de 62 millions d’arrivées internationales l’année dernière.

    Dans cette perspective, l’Afrique du Nord s’est redressée avec une augmentation de 13 % des arrivées et de 5 % en Afrique subsaharienne. En fin de compte, Baromètre mondial du tourisme a enregistré la plus forte arrivée de touristes internationaux dans le monde, avec une augmentation de 7 % en 2017 et l’Afrique devrait continuer de croître de 5 % à 7 % en 2018.

    En clair, l’Afrique a attiré plus de touristes dans la région au cours des dernières années. Et ceci, même son image est présentée par les grands médias comme un continent très pauvre, fragilisé par nombre d’épidémies et déchiré par la guerre. Mais pourquoi l’Afrique attire malgré tout ?

    Pour répondre, voici cinq éléments qui motivent les gens à venir en Afrique.

    Tourisme

    Image result for africa safari adventure park

    Le tourisme est sans doute le premier point qui attire en Afrique. Bien de gens optent pour l’Afrique pour de nouvelles aventures. L’Afrique a beaucoup de sites touristiques fascinants comme les chutes Victoria en Zambie et les pyramides de Gizeh, en Égypte. Le Mont Kilimandjaro, la plus haute montagne d’Afrique est un endroit populaire qui attire des touristes de partout dans le monde.

    Opportunité commerciale

    Image result for business mauritius shops

    L’Afrique au cours des dernières décennies semble attirer des gens partout dans le monde à des fins commerciales. Avec une croissance démographique impressionnante et donc un marché de consommation sans cesse grandissant, de grandes villes comme Lagos, Nairobi, Kigali présentent désormais bien d’opportunités alléchantes pour les investisseurs. Il faut noter aussi que l’Afrique est l’une des régions qui possèdent les plus grandes croissances économiques dans le monde.

    Agriculture

    Image result for farmer africa

    L’Afrique a de vastes terres relativement moins chères à des fins agricoles, avec des politiques de propriétés terriennes avantageuses. Et cela semble être un facteur de motivation pour s’aventurer en Afrique. Encore que le continent a un climat naturellement favorable à l’agriculture et à l’élevage.

    Le soleil

    Related image

    Bien que l’exposition excessive au soleil puisse être dommageable, certaines recherches montrent que le contact avec le soleil améliore réellement le fonctionnement du cerveau et le système immunitaire. Pour des populations dans les pays très froids, l’Afrique sert alors le mieux cet objectif.

    « Motherland »

    Image result for Motherland ghana obama

    Pour les personnes d’ascendance africaine vivant en dehors de l’Afrique, la visite à la « maison » est un privilège et une opportunité de créer des liens avec leur patrie. Ce déménagement leur permet de découvrir leurs véritables identités tout en renouant avec des proches qu’ils n’avaient jamais rencontrés. Le continent reste un repère.

  • Nigeria: rencontre avec l’enseignante des mathématiques en Igbo

    Nigeria: rencontre avec l’enseignante des mathématiques en Igbo

    Au Nigeria, une enseignante a décidé de devancer le gouvernement pour enseigner les maths dans sa langue maternelle.

    En juin 2017, le ministre nigérian des Sciences et de la Technologie, M. Ogbonnaya Onu, avait indiqué que des projets étaient en cours pour enseigner les matières scientifiques, technologiques, techniques et mathématiques (STEM) dans les langues maternelles, compte tenu du faible niveau d’adoption des carrières techniques au Nigeria. Si l’idée parait encore difficile, c’est bien parce que les parties prenantes ont regretté que le manque d’enseignants de sciences capables de parler leurs langues maternelles et la diversité des origines ethniques des étudiants soient des obstacles.

    Mais avant même que le gouvernement ne fasse cette annonce, une enseignante de mathématiques à Port Harcourt, dans l’État de Rivers, avait déjà adopté la langue locale pour son enseignement. Cynthia Onwuchuruba Bryte-Chinule enseigne à ses élèves les mathématiques en pidgin nigérian et Igbo depuis un moment.

    L’obstacle anglais

    Dans une interview accordée à un média local, l’enseignante affirme avoir a été inspirée par ses étudiants dans la prison de Port Harcourt et quelques 40 autres enfants qu’elle enseigne gratuitement.

    « La plupart d’entre eux sont des décrocheurs scolaires qui ne comprennent pas la langue anglaise… Je pensais que cette langue ne devrait pas être un obstacle à l’apprentissage des mathématiques. J’ai donc essayé une méthode différente. Je leur ai donné les questions de maths dans le pidgin nigérian et les concepts avec lesquels ils pouvaient s’identifier », a-t-elle expliqué.

    Pour elle, il est une évidence que l’enseignement en anglais était une perte de temps. « La plupart ne savent pas ce que signifie “’addition”’, alors vous devez leur dire “’joignez-vous ensemble”’ », dit-elle. Ainsi, pour faire en sorte que les matières STEM soient largement acceptées et comprises au Nigéria, il faut utiliser des supports linguistiques faciles à comprendre pour les étudiants.

    Les chiffres comme au quotidien

    Cynthia est diplômée en mathématiques de l’Université Nnamdi Azikiwe de l’État d’Anambra. Elle est la fondatrice de PEEL Initiative, une organisation à but non lucratif qui œuvre pour l’amélioration de l’éducation en Afrique en particulier les mathématiques. Son organisation veut aussi avoir un impact sur la vie des enfants défavorisés par l’éducation. Et c’est dans cette perspective que se logent la plupart des actions de la Nigériane.

    Par ailleurs, l’enseignante dirige le programme Maths Afrique qui relie les tuteurs aux étudiants à un prix qui aide à financer son initiative. Elle a reconnu sa difficulté à obtenir des fonds auprès des donateurs pour soutenir les programmes, mais elle a exprimé sa détermination à faire avancer les choses, peu importe les circonstances.

    Mais dans son parcours, Cynthia est confrontée à un obstacle redouté par les autorités nigérianes dans leur politique d’intégration des langues maternelles dans l’enseignement des matières scientifiques : la diversité des origines ethniques. Mais pour tenter de pallier cette difficulté, Cynthia a fait de courts tutoriels vidéo sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et YouTube en Igbo et pidgin nigérian… Résultat, satisfaisant. « Je vois beaucoup d’intérêts suscités et c’est la seule essence de l’exercice ; montrer aux gens que les maths ne sont pas si difficiles. J’ai fait des versions de vidéos et de didacticiels Igbo et Pidgin sur les mathématiques, mais j’ai découvert que ceux en langue Igbo étaient plus largement acceptés ».

    Toutefois, Cynthia est convaincue que le chemin est encore long pour son initiative, dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

  • Ces clips qui cartonnent de Dar es Salam à Lomé en passant par Lagos

    Ces clips qui cartonnent de Dar es Salam à Lomé en passant par Lagos

    2017 a été une excellente année pour la musique africaine. Les artistes africains ont travaillé sans relâche au cours de l’année pour améliorer leur production et renforcer leur présence sur les scènes musicales. De nombreuses chansons sont ainsi sorties. Certaines d’entre elles ont été particulièrement bien accueillies. Elles ont fait danser de nombreux mélomanes sur le continent.

    If, Davido

    Image result for If, Davido

    L’année écoulée a été une superbe pour Davido. La superstar nigériane a fait sortir un hit et a été partout. Son premier single de l’année « If » a été une énorme réussite sur le continent et à l’échelle mondiale avec la vidéo de plus de 50 millions de vues sur YouTube.

    Melanin, Sauti Sol feat Pato Ranking

    Image result for Melanin, Sauti Sol feat Pato Ranking

    Le groupe afropop kenyan Sauti Sol a également connu une excellente année. Leur dernier single, « Melanin », qui célèbre la beauté noire, met en vedette Pato Ranking, un artiste de dancehall nigérian. Il a été reçu avec beaucoup de succès.

    Wo, Olamide

    Image result for Wo, Olamide

    Autre réussite nigériane, la chanson « Wo » de Olamide. Composé en Yoruba, le chanteur qui rappe dans sa langue natale a fait bouger plusieurs fans dans les pays de la sous-région ouest-africaine. La chanson a fait plus de 11 millions de vues sur YouTube et continue d’être jouée dans les « endroits chauds » des capitales africaines.

    Pain Killer, Sarkodie ft. Runtown

    Image result for Pain Killer, Sarkodie ft. Runtown

    Sarkodie, celui que l’on considère actuellement comme le meilleur rappeur du continent a encore fait étalage de son talent dans la chanson « Pain Killer » dans laquelle il a réalisé un featuring avec l’artiste nigérian de l’afrobeat Runtown.

    Come closer, Wizkid ft Drake

    Image result for Come closer, Wizkid ft Drake

    Très connue en Afrique, la star nigériane de l’afrobeat a frappé fort en réalisant un featuring avec le célèbre rappeur canadien Drake. Cette collaboration a été beaucoup appréciée, consacrant Wizkid comme l’un des artistes africains les plus connus sur la scène mondiale.

    Leg over, M. Eazi

    Image result for Leg over, M. Eazi

    Cette chanson mérite également d’être écoutée, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. « Leg over » du Nigérian M. Eazi figure parmi les chansons les plus écoutées durant l’année écoulée.

    Zilipendwa, artistes de la WCB Wasafi

    Image result for Zilipendwa, artistes de la WCB Wasafi

    Diamond Platnumz, Rayvanny, Harmoniser, Mbosso, Lavalava, Reine Darleen et Rich Mavoko sont les artistes de la WCB Wasafi. Leur chanson « zilipendwa » a reçu des critiques positives et a fait danser plus d’un. En témoignent les nombreux vidéos et commentaires postés par des fans sur les réseaux sociaux.

    Iskaba, Wande Coal, DJ Tunez

    Image result for Iskaba, Wande Coal, DJ Tunez

    Dernière chanson de cette sélection, le featuring entre Wande Coal et DJ Tunez. La chanson Iskaba continue d’être jouée.

  • Face au poids de la dette, le Congo perd la confiance de la Chine

    Face au poids de la dette, le Congo perd la confiance de la Chine

    La situation économique difficile que traverse le Congo va-t-elle influencer les relations extérieures du Congo ? C’est en tout cas le cas pour le moment. L’incapacité du pays à payer ses dettes à la Chine refroidit depuis quelques mois les bonnes relations vieilles de plus de cinquante ans entre le pays et l’empire du Milieu. Conséquence directe, la banque chinoise Eximbank a vite fait de déménager à Dakar une boutique ouverte à Brazzaville. Sur un autre plan, Sinosur, la compagnie assurant les investissements chinois au Congo a suspendu ses activités dans le pays.

    Comme cause de cette « situation difficile », les autorités congolaises ont évoqué l’effondrement des cours du pétrole. Depuis deux ans, la croissance économique du pays stagne au point en Afrique centrale, le pays est en passe de devenir une curiosité à cause de sa dette. La situation du pays est telle qu’en août 2017 le FMI a dépêché une mission à Brazzaville pour négocier la mise en place d’un programme d’ajustement budgétaire. En réalité, le Congo traverse une « situation compliquée », analyse un expert économique. Ce dernier confie que la dette du pays est estimée à près de 120 % du PIB. « Les autorités congolaises ont en effet caché une partie de la dette. Elles l’évaluaient d’ailleurs à 77 % », ajoute l’expert. Cette situation selon les informations a discrédité le pays auprès de certains bailleurs.

    Bonne gouvernance budgétaire

    À ce jour, les arriérés de paiement aux pays étrangers ont augmenté. Outre la Chine, le Congo doit également beaucoup d’argent à la France et au Brésil. Le programme d’ajustement du FMI devrait permettre au pays de sortir de « la crise ». Au niveau du gouvernement, on craint tout de même que les réformes drastiques de ce programme du fonds monétaire provoquent une contestation sociale. Des sources proches du FMI, le programme d’ajustement va aider plutôt aider le pays à assainir la gestion de sa situation économique.

    Les autorités chinoises espèrent une bonne gouvernance de l’État congolais avant de « rééchelonner la dette ». Cela devra permettre au pays de consolider ses relations sino-congolaises. La Chine premier pays à ouvrir une ambassade au Congo a toujours apporté son soutien à l’État congolais sur différents plans. Le pays asiatique est même le premier partenaire commercial du Congo.

  • Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    La plus grande compagnie de télécommunication de l’Ouganda, MTN Ouganda est prise dans une lutte pour assurer le renouvellement de sa licence qui expire cette année. Avec 55 % de part de marché des télécommunications ou environ 11,2 millions d’abonnés accumulés sur 20 ans d’exploitation, les enjeux sont élevés pour l’opérateur.

    La lutte s’est intensifiée en décembre après que le régulateur du secteur, Uganda Communications Commission (UCC), a annoncé que les télécoms avaient demandé à prolonger leur licence pour plus de dix ans à partir d’octobre 2017. Dans le cadre de l’annonce, l’UCC a demandé à ceux qui avaient des objections de les présenter en même temps que le rapport d’évaluation de la compagnie qui devait être dévoilé le 13 février avant une audience publique sur le même sujet le 26 février.

    Plusieurs acteurs exigent que MTN remplisse certaines conditions avant d’obtenir le renouvellement de sa licence. Un groupe de fournisseurs de services à la tête de la lutte a adressé une pétition au président Yoweri Museveni, au parlement et à l’autorité de régulation du secteur demandant que MTN soit sondé pour plusieurs violations présumées avant le renouvellement de son permis. Le groupe Association des applications sans fil et des fournisseurs de services de l’Ouganda (WASPA-U) a également écrit une lettre au chef de l’État dans laquelle il indique que l’impunité de MTN et le non-respect des règles et les règlements ont désavantagé l’Ouganda. Le WASPA-U accuse MTN d’avoir saisi des ressources des compagnies locales et retenu illégalement leurs revenus.

    Violations des lois

    Une pétition a été lancée. Les initiateurs de la pétition soulèvent des accusations contre MTN allant de la déclaration de revenus, à des pratiques commerciales contraires à l’éthique, à un comportement anticoncurrentiel, à une prise de contrôle illégale de leurs activités, à la violation des lois et paiements aux entreprises locales. Conscients que les dirigeants ougandais pourraient facilement ignorer ces préoccupations et faire pression sur ceux qui ont le pouvoir de renverser ces problèmes, certains membres de WASPA-U ont contacté des actionnaires clés en Afrique du Sud qui ont déjà fait pression sur les dirigeants ougandais avec ces tensions avant qu’elles ne se propagent.

    Un des membres de WASPA-U affirme que le président de MTN Ouganda, Charles Mbiire, les avait rencontrés et s’était engagé à accéder à leur revendication après avoir contacté de hauts responsables en Afrique du Sud. MTN a déjà fait face à des accusations de pratiques de concurrence déloyale, en cours de déclaration et de non-respect de la loi, y compris sur d’autres marchés africains où elle opère. En Ouganda, si les preuves déposées par certains des membres de WASPA-U sont vérifiées, MTN pourrait voir le renouvellement de sa licence être retardé. Pour l’heure, les autorités ougandaises indiquent que les préoccupations des pétitionnaires nécessitaient une enquête.

  • Samsung abandonne ses projets de création d’une usine au Nigeria

    Samsung abandonne ses projets de création d’une usine au Nigeria

    Samsung a abandonné l’idée d’établir une usine de fabrication au Nigéria parce que sa part de marché dans le pays n’est pas assez grande. Le PDG Afrique de l’entreprise, Sung Yoon, a indiqué que la fabrication d’un téléphone portable nécessite 400 composants et qu’aucun n’est disponible au Nigeria. À ce jour, Samsung reste la première société d’électronique grand public au Nigeria.

    Toutefois sa part du marché est inférieure à celle de l’Afrique du Sud. La part de marché des smartphones de Samsung en Afrique du Sud est de 80%, mais plus faible au Nigeria.  D’autres raisons justifient également l’abandon de l’établissement de Samsung au Nigéria. Entre autres, des problèmes de construction d’infrastructure, le retour sur investissement (ROI) et le marché gris.

    Selon Sung Yoon, la construction d’une usine de production dépend du ROI et de l’efficacité de l’économie. À ce jour, Samsung dépense près de 16 milliards de dollars dans la recherche et le développement (R & D). La marque vend plus de 700 téléphones mobiles chaque minute et plus de 41 000 toutes les heures à l’échelle mondiale. Au Nigéria, Sung Yoon a rappelé que la vision africaine de Samsung est d’être la marque la plus admirée, à travers un partenariat et une croissance rentable.

     Implantation future

    Le responsable Afrique de la marque explique que Samsung a des usines de fabrication au Vietnam, en Chine, en Afrique du Sud et en Corée. « Avoir une autre entreprise de fabrication au Nigéria est une chose de l’avenir », ajoute-t-il. Avec sa population de 180 millions habitants reste donc une puissance sur laquelle Samsung pourrait baser son implantation sur le continent. Le PDG a appelé les distributeurs et revendeurs Samsung à toujours informer la société de ses campagnes de vente, afin de lui permettre de façonner ses produits en conséquence et d’améliorer la visibilité des services pour les consommateurs.