Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    En Ouganda, le régulateur des télécommunications, l’Ugandan Communications Commission (UCC) lancera au cours de l’année des plateformes locales de médias sociaux dans le but de réduire les coûts de l’internet. Pour le directeur exécutif de l’UCC, Godfrey Mutabazi, il s’agit d’un des projets sur lesquels « nous travaillons. Il y a un investisseur qui apporte nos propres plateformes de médias sociaux, au lieu de Twitter, vous allez avoir quelque chose de local que vous allez utiliser ». Selon l’UCC, l’hébergement de contenu en dehors de l’Ouganda est la raison des coûts Internet prohibitifs. Mais la Commission estime aussi que des versions propres de Facebook et Twitter vont empêcher la propagation haineuse.

    L’UCC est l’agence de régulation des communications du pays. Elle est censée promouvoir et sauvegarder les intérêts des consommateurs et des opérateurs sur la qualité. Godfrey Mutabazi confie que des acteurs du gouvernement et de l’industrie des télécommunications seraient encouragés à utiliser et promouvoir les plateformes de médias sociaux locaux pour attirer davantage de personnes. Dans un pays qui compte environ 40 millions d’habitants, selon Godfrey Mutabazi, 10 millions de personnes peuvent s’abonner aux médias sociaux locaux. Le responsable de l’UCC compare la concurrence du marché à la compétition musicale. Alors que la musique des musiciens occidentaux a dominé, Godfrey Mutabazi affirme que les musiciens locaux ont également prospéré, un signal que les plateformes de médias sociaux locales que l’UCC a l’intention d’introduire peuvent s’épanouir aux côtés de Facebook et Twitter.

    Restriction

    L’UCC continue d’encourager les fabricants de smartphones à apporter des produits de qualité, mais relativement bon marché, afin d’augmenter la consommation d’Internet dans le pays. « Dans quelques années, le prix de l’internet va baisser, car nous allons encourager l’importation de smartphones pour que la majorité des gens puissent utiliser les smartphones. Une des raisons pour lesquelles internet coûte cher, c’est parce que la capacité de télécommunication de Mombasa est utilisée par peu de gens », affirme-t-on à l’UCC.

    Cependant, les dernières décisions de l’UCC ne font pas unanimité. Plusieurs observent estiment qu’elle n’a pas le mandat légal de faire certaines choses à la place. Sur la création de réseaux propres à l’Ouganda, les critiques évoquent une volonté de restriction de la liberté de parole. Selon eux, l’UCC veut contrôler la liberté d’expression dans le pays. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes en Ouganda (HRNJ-U) dénonce régulièrement les décisions de l’UCC. Pour le HRNJ-U, l’UCC a dépassé ses prérogatives pour devenir une agence répressive. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes a souvent regretté les incidents dans lesquels l’UCC a bloqué l’accès aux médias sociaux, a empêché les médias de couvrir certains événements politiques et a fermé ou menacé de fermer les médias.

     

  • Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Alors que la plupart des Africains luttent encore pour assimiler les principes fondamentaux de la crypto-monnaie et de la technologie blockchain, Elisha Owusu Akyaw, un lycéen de 16 ans, profite déjà des opportunités offertes par ces technologies.

    La fièvre de Bitcoin balaie l’Afrique et beaucoup y investissent. Un rapport de la société de services financiers Citibank a classé le Kenya au cinquième rang des détenteurs de bitcoins par habitant au monde. Le Nigeria s’est classé troisième et l’Afrique du Sud a pris la sixième place. Les observateurs ont blâmé l’intérêt croissant pour le Bitcoin sur le taux de chômage élevé en Afrique. D’autres croient qu’il s’agit de combattre le sentiment de ne pas être laissé pour compte en tant que jeunes.

    Au Ghana, Elisha Akyaw s’illustre aussi dans le domaine. Actuellement, chef de la direction de Token Media, une société de marketing de crypto monnaie qu’il a créée en 2017 pour aider les projets de blockchain à atteindre leur public cible, Elisha est l’un des plus prometteurs entrepreneurs au Ghana. S’il est vrai que son entreprise reste relativement petite, Elisha Akyaw et son équipe ont travaillé avec des sociétés financières locales pour développer leurs projets. Token Media, selon Bitcoinafrica.io, a permis de recueillir plus de 40 millions de dollars en ventes de jetons grâce à ses services marketing.

    Elisha, entrepreneur dans le sang

    Elisha est entré dans le monde de la technologie et de l’innovation précocement. Déjà à l’âge de 12 ans il a pu créer un site Web tout seul alors qu’il avait à peine accès à Internet. À son début, l’un de ses premiers travaux consistait à créer un blog commercial pour Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla (firefoxcentral.com). À la fin du projet, il se lance dans la technologie de la crypto-monnaie, la technologie blockchain et Bitcoin. « Je me suis retrouvé dans l’espace technologique en 2013. J’ai eu mon deuxième téléphone après avoir utilisé un Nokia 3310, j’ai donc eu accès à Internet et j’ai commencé à explorer les téléphones mobiles, les systèmes d’exploitation et les sites Web », a-t-il confié.

    Pour Elisha, il semble que combiner l’éducation et l’esprit d’entreprise n’est qu’une partie des défis auxquels il est confronté en tant qu’entrepreneur. Son revers majeur a été les difficultés de transfert d’argent, car il y a peu de plateformes en Afrique qui supportent l’intégration de la crypto-monnaie. Mais pour le moment, l’adolescent est en train de mettre sur pied un événement blockchain axé sur la crypto-monnaie afin de susciter des discussions sur la réglementation et l’avenir de la crypto-monnaie en Afrique.

    Pour lui, c’est assez clair : l’avenir des crypto-monnaies en Afrique est prometteur, car il est passé de simples devises à diverses plateformes utiles qui seront essentielles pour le continent africain, croit-il.

    Le Ghana rattrape progressivement la fièvre Bitcoin alors que le pays a accueilli sa première conférence blockchain en novembre dernier.

  • Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    En Afrique, les footballeurs, surtout internationaux, sont souvent impliqués dans des actions caritatives. Si ce n’est pour l’amélioration du système de soins et de santé, la construction des écoles de foot, des infrastructures sociales, alors ils sont présents dans le domaine de l’éducation.

    S’il faut souligner que dans l’ensemble ces actions ne sont pas assez importantes pour porter tout un développement national, elles sont néanmoins d’une grande utilité pour les communautés bénéficiaires.

    Asamoah Gyan (Ghana)

    Image result for Gyan asamoah education

    En 2017, Asamoah Gyan, footballeur professionnel ghanéen, a inauguré un complexe sportif au sein de son ancienne école, Accra Academy au Ghana. Le projet aurait coûté près de 155. 000 dollars. Une façon à lui de « redonner à son ancienne école, ce dont il avait bénéficié ». Le projet consiste à révéler des étudiants qui ont des talents en football.

    Asamoah Gyan, capitaine de l’équipe nationale du Ghana, joue actuellement en tant qu’attaquant au Kayserispor FC, un club turc.

    Samuel Eto’o (Cameroun)

    Related image

    Outre la construction d’un centre pédiatrique pour réduire le taux de mortalité infantile à Douala, au Cameroun, l’année dernière, Samuel Eto’o a annoncé son intention de construire une école dans la région nord du Cameroun avec le soutien de donateurs. La fondation de l’ancien capitaine des Lions Indomptables a également fourni 100 bourses aux filles dans une école en Sierra Leone.

    Samuel Eto’ o est un footballeur professionnel camerounais qui joue en tant qu’attaquant pour le club turc d’Antalyaspor. Notamment passé par le club espagnol Barcelone FC, Eto’o est à ce jour le joueur africain au palmarès le plus garni de tous les temps, ayant remporté le titre de Joueur africain de l’année à quatre reprises.

     

    Didier Drogba (Côte d’Ivoire)

    Image result for didier drogba enfants

    Didier Drogba, ancienne star ivoirienne du football, a récemment créé, en Côte d’Ivoire, une école destinée à permettre aux enfants d’une communauté rurale d’accéder à une éducation de qualité. L’école aurait été partiellement financée par Nestlé et l’International Cocoa Initiative. L’installation comprend des salles de classe, un jardin d’enfants, une cantine, des latrines, un terrain de football et des installations d’hébergement pour les enseignants.

    Didier Drogba, 40 ans, ancien capitaine des Éléphants, évolue désormais au sein du club American Phoenix Rising.

  • Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Ils ont fait la musique africaine en 2017, avec leurs tubes ou albums. De Lagos à Johannesburg, d’Accra à Bamako, de Lomé à Douala… Quels sont les artistes africains à suivre en 2018 ?

    10 — Black Coffee (Afrique du Sud)

    Image result for Black Coffee (Afrique du Sud)Black Coffee, à l’état civil Nkosinathi Maphumulo est l’artiste qui a relevé le niveau de musique « house » sud-africaine. L’artiste aux multiples récompenses est née au Kwazulu-Natal, la province de la musique house sud-africaine ou il a fait des études de musique. En musique africaine, il n’est pas du tout un inconnu.

    9 — Ferre Gola (Congo)

    Image result for 9 — Ferre Gola (Congo)À 41 ans, le Congolais Ferre Gola a été élu en 2017 meilleur artiste africain au Canal 2’Or. Bien connu dans le monde de la rumba, Ferre Gola est considéré comme celui qui assure la relève de feu Papa Wemba, ou encore Franco Luambo.

    8— Shyn, (Madagascar)

    Image result for Shyn afrima (Madagascar)

    Rafler les prix de la révélation aux AFRIMA 2017 sur un continent où le domaine de la musique est presque devenu une auberge espagnole, ce n’est pas chose ordinaire. Tête haute, le jeune malgache tente de croire en sa musique dans un pays qui n’est pas très connu dans le monde musical. Il prévoit d’ailleurs sortir son premier album en cette année.

    7 — Daphné (Cameroun)

    Image result for 7 — Daphné (Cameroun)

    À 28 ans, la Camerounaise native de Buea est sur une bonne voie pour rayonner en Afrique. Et ce, même en étant étudiante. Meilleure artiste musicienne de l’Afrique centrale de l’année 2016, Daphnée s’est encore illustrée en 2017 avec ses tubes comme Calée, jusqu’à la gare, ou encore Je te promets, des chansons qui ont tous connu de gros succès.

    6 — Sidiki Diabaté (Mali)

     

    Image result for Sidiki Diabaté (Mali)

    Récompensé déjà en 2010 dans son pays pour ses qualités de beatmaker, instrumentaliste et compositeur alors qu’il n’avait que 19 ans, le Malien Sidiki Diabaté a la cote montante en Afrique, surtout francophone. Issu de la 72e génération d’une des plus exceptionnelles familles de griots et de joueurs de Kora, instrument du griot par excellence, Sidiki a connu une année 2017 plutôt remplie.

    5 — Sarkodie (Ghana)

    Image result for 5 — Sarkodie (Ghana)

    En Afrique, Michael Owusu Addo aka Sarkodie a une réputation enviable. Même s’il ne rappe qu’en Twi, une langue parlée par quelque 6 millions de Ghanéens, l’artiste de 29 ans est un grand influenceur dans le monde du rap. Cet artiste au talent incontesté se trouve être l’ambassadeur de la jeunesse ghanéenne ainsi que celui de nombreuses marques internationales telles que Samsung. Engagé, Afroptimiste, Sarkodie a connu une légère baisse de régime en 2017, mais a récemment promis un grand retour.

    4- Yemi Alade (Nigeria)

    Image result for 4- Yemi Alade (Nigeria)

    Yemi Alade n’est pas que connue au Nigeria. À 28 ans, la star nigériane qui est devenue très célèbre depuis sa chanson « Johnny » n’a pas fini d’impressionner. La fille « Yoruba-ibo » comme elle est surnommée, a remporté 2 prix majeurs aux MTV African Music Awards et la meilleure performance d’artiste féminine en 2015 et 2016. Si l’année 2017 n’a pas été celle de grandes récompenses, la star est une travailleuse et fera surement de gros coups en 2018.

    3 — Eddy Kenzo (Ouganda)

    Image result for 3 — Eddy Kenzo (Uganda)

    Edrisa Musuuza, alias Eddy Kenzo, est très connu en Afrique de l’Est et de l’Ouest après la sortie de sa chanson Sitya Loss en 2014. Une chanson qui avait en moyenne 10 000 vues par jour, et partagée par des célébrités comme Akon, Ronaldinho, Tevin Cambell, Ellen Degeneres, Puff Daddy, Sanaa Lathan et tant d’autres dans le monde entier. En 2017, il a été récompensé au festival AFRIMA, raflant le trophée de meilleur album de l’année avec son opus Biology.

    2 — Toofan (Togo)

    Related image

    2017 aura été une année de grandes réussites pour le groupe togolais Toofan. En novembre de l’année dernière, les deux artistes ont gagné deux trophées lors de la cérémonie officielle de remise des prix d’AFRIMA Awards : le Best Group et le Best Pop Act. Mais pas que. Le groupe togolais a aussi signé avec maison de musique Universal Music France, un rêve de longue date. La collaboration avec le Nigérian Patoranking sur le concept « Gné bras » a aussi enregistré un succès continental. Ces artistes qui ont habitué leurs fans aux nouveaux concepts presque chaque année en sortiront surement un autre en 2018.

    1— Le duo  Wizkid – Davido (Nigeria)

    Image result for Wizkid and davidoDifficile de dire celui d’entre les deux qui mène actuellement la danse au Nigeria, pays disposant la plus grande industrie musicale en Afrique. En 2017, les deux artistes ont chacun remporté un prix lors de la 12e édition de Futur Awards Africa. Si Wizkid (26 ans) a marqué l’histoire en devenant le premier artiste africain a remporté le prix du meilleur acte international aux MOBO Awards, Davido (25 ans) a, de son côté, remporté le trophée du musicien de l’année. Wizkid a remporté plusieurs prix cette année et ce n’est pas étranger de voir son nom aux côtés de son compatriote nigérian. Les deux ont été nominés dans la catégorie du meilleur acte africain aux MTV Europe Music Awards, qui ont été remportés par le hit « Fall », tandis que Wizkid s’est distingué aux AFRIMA avec trois trophées. Magique.

  • Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    La science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) ont toujours été connues comme des domaines réservés aux hommes. Si depuis quelque temps dans les pays développés les donnes ont changé, en Afrique également, certaines femmes commencent par exceller dans ces secteurs d’activité qui demandent habileté et grande réflexion, voire une capacité physique. Et il faut noter, ces domaines d’activités se révèlent être ceux souvent qui sont étroitement liés au développement des pays.

    Tolu Oni

    Image result for Tolu OniStimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni ​​a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.

    Funk Opeke

    Image result for Funke Opeke

    Nantie d’une maîtrise en génie électrique à l’Université de Columbia, Funke Opeke a eu une carrière remarquable dans les TIC aux États-Unis en tant que directrice exécutive de la division de Verizon Communications à New York. En 2005, elle a rejoint MTN Nigeria en tant que responsable technique (CTO). Elle a été conseillère chez Transcorp et chef de l’exploitation de NITEL. Touchée par la faible connectivité Internet au Nigeria, elle a fondé MainOne, un fournisseur de services de communications et de solutions de réseau en Afrique de l’Ouest.

    Regina Honu

    Image result for Regina Honu

    Regina Honu est un développeur de logiciel ghanéen et l’une des rares femmes à faire des progrès technologiques en Afrique. Elle a fondé Soronko Academy, la première école de codage et de design centrée sur l’homme pour les enfants et les jeunes adultes en Afrique de l’Ouest. Elle a été nommée par CNN comme l’une des 12 femmes inspirantes qui font la promotion des STEM. Cadre de la prochaine génération de codeuses en Afrique à travers ses nombreuses initiatives technologiques, elle a également été nommée l’une des six femmes ayant un impact sur la technologie en Afrique.

    Blessing Kwomo

    Related image

    Blessing Kwomo est une entrepreneure et une ingénieure nigériane. Elle a connu une réorientation dans le domaine de la santé après avoir été témoin de certains cas de maladies auxquels sa communauté a été confrontée en raison d’une mauvaise condition de vie. Elle a ensuite créé le studio thérapeutique Roroboth qui offre des soins à domicile aux familles à faible revenu. Elle utilise une approche qui s’attaque à la cause principale des maladies en ce qui concerne l’environnement.

    Ethel Coffie

    Image result for Ethel Coffie

    Ethel Coffie est une entrepreneure ghanéenne spécialiste des TIC. Fondatrice de Women in Tech Africa qui compte plus de 30 membres dans les pays africains et la diaspora, Ethel Coffie est bien connue en Afrique pour son expertise dans le domaine tech. Elle a également fondé EDEL Technology Consulting et a lancé la première réunion panafricaine sur les femmes dans les TIC. Grâce à la richesse de ses compétences techniques et commerciales acquises de son travail, elle a soutenu plusieurs femmes dans les TIC. Ethel est nommée parmi les cinq premières femmes ayant un impact sur les technologies de l’information en Afrique.

  • Après l’or, le diamant et le pétrole, le Ghana va exploiter le lithium

    Après l’or, le diamant et le pétrole, le Ghana va exploiter le lithium

    La Commission en charge des minerais au Ghana a annoncé mi-janvier la découverte de lithium en quantités commerciales dans la Volta, dans l’ouest du pays et dans la région Ashanti. Bien qu’il soit encore impossible de faire des projections, car il est encore tôt de commencer les activités d’exploration globales dans les domaines identifiés, il est clair qu’il existe un potentiel énorme pour le pays et sa population de bénéficier de l’extraction du minerai.

    Le lithium appelé « pétrole blanc » ou « l’or du 21e siècle » est utilisé pour les téléphones électriques, les ordinateurs, les voitures électriques – tout appareil batterie rechargeable – ainsi que des médicaments tels que les médicaments de stabilisation de l’humeur. Il est l’un des 10 minéraux les plus chers de la planète et son prix a triplé pour atteindre un record de 12 000 $ la tonne l’année dernière pendant que la demande était forte.

    Atout

    Le constructeur automobile américain, Telsa, qui s’est donné pour objectif de produire près de 500 000 voitures électroniques d’ici 2020 pourrait avoir besoin de plus de lithium que celui déjà en cours de production. De quoi réjouir le gouvernement ghanéen. Le responsable exécutif de la Commission en charge des minerais, Kwaku Addai Antwi Boasiako, explique que les activités minières commenceront bientôt dans le pays.

    « Mais nous voulons attirer des investissements dans la région de la Volta, qui est l’endroit où nous avons le lithium et tous ces minéraux rares. Ce sont les minéraux de l’avenir », renseigne le patron de la Commission en charge des minerais. Le lithium, énergie verte et énergie renouvelable, va permettre au Ghana d’élargir sa base de production minérale. La présence de ce minerai est un atout pour le pays. Son exploitation nécessite tout de même des dépenses.

    Gestion des minéraux

    Certains observateurs ont déjà de leur côté exprimé leur inquiétude. Ils estiment que l’excitation autour de la découverte de lithium rappelle la jubilation autour de la découverte du pétrole et de gaz dans le pays en 2007, et à moins de bien le gérer, la découverte de lithium pourrait conduire à la déception de la population qui espère bénéficier de cette richesse.

    Dans un objectif de bonne gestion, la Commission en charge des minerais envisage publier la carte minérale du pays afin que les cosignataires demandent une exploitation. Ils prendront également la demande de licence en ligne pour prévenir la corruption. Kwaku Addai Antwi Boasiako indique que 14 nouvelles stations satellites sont en train d’être mises en place pour surveiller les sites de découverte et dissuader les mineurs illégaux.

  • Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    En mai prochain, Volkswagen va commencer par assembler des voitures au Rwanda. Le constructeur allemand prévoit assembler trois de ses modèles dans le pays. Ce début d’assemblage va également marquer l’expérimentation d’un service d’autopartage du constructeur. Trois phases sont prévues dans la cadre de l’installation de la marque au Rwanda. On  note en premier la construction d’une usine dans la zone économique spéciale de Kigali. Le coût de cet investissement est estimé à 20 millions de dollars.

    Volkswagen devrait également mettre en place une plateforme de location et d’autopartage dans le pays, qui sera géré par une compagnie rwandaise. Une entreprise locale va de son côté s’occuper de la conception de l’application pour ce service familier à Uber adopté dans différents pays européens. Le constructeur allemand va surtout s’atteler à la formation de ses futurs employés. Il s’agit de leur donner les connaissances nécessaires afin qu’ils puissent bien remplir leurs tâches. Volkswagen compte créer près de 1000 emplois. Une fois opérationnelle, l’usine va produire près de 5000 véhicules par an.

    Véhicules hybrides

    L’usine rwandaise de Volkswagen va assembler des véhicules hybrides. Les trois modèles qui seront assemblés sont la citadine Polo, la berline Passat et la voiture de sport Teramont. Le choix du Rwanda s’explique d’abord par la stabilité politique que vit le pays. Pour Thomas Schaefer, directeur général de Volkswagen Afrique du Sud, le climat de paix qui règne au Rwanda a motivé le constructeur. À cela s’ajoute le niveau de développement remarquable porté par des réformes économiques engagées par l’État. Rappelons que le Rwanda enregistre régulièrement une forte croissance économique et s’est engagé dans une lutte efficace contre la corruption.

    En s’installant au Rwanda, Volkswagen continue de mettre en œuvre son projet de conquête du continent africain. Volkswagen assemble déjà des véhicules au Nigéria, en Afrique du Sud et depuis quelques mois au Kenya. Selon les informations, l’Algérie devrait être le prochain pays à accueillir les usines d’assemblages de Volkswagen.

  • Il y a 57 ans, Patrice Lumumba fut assassiné [Sa dernière lettre]

    Il y a 57 ans, Patrice Lumumba fut assassiné [Sa dernière lettre]

    Plus de 57 après sa mort, Patrice Émery Lumumba reste dans les mémoires. Homme politique congolais et premier Premier ministre de la République démocratique du Congo indépendant, ce panafricaniste a été assassiné en janvier 1961, à l’âge de 36 ans.

    Ces dernières heures aux mains des soldats du chef d’État-major Joseph-Désiré Mobutu, qui prendra plus tard le pouvoir à la suite d’un coup d’État, a été filmée. Dans l’assassinat de cet esprit brillant du continent, beaucoup continuent d’indexer les États-Unis, les Nations-Unies et l’ancienne colonie belge. Pour les héritiers de Lumumba, l’ancien homme politique était un visionnaire. Lumumba a transformé le pays en trois mois dans le bureau et il a fortement plaidé en faveur d’une Afrique unie jusqu’à sa mort. Il est considéré comme l’un des pères fondateurs de l’Afrique postcoloniale et un défenseur clé dans le mouvement panafricain.

    Son combat contre le colonial et son alliance à un moment donné avec l’Union soviétique sont quelques raisons pour lesquelles les « alliés occidentaux » ont refusé de l’aide durant la crise du Congo. Il a écrit beaucoup de lettres pendant son temps en prison aux dirigeants politiques, des amis et la famille exprimant son inquiétude sur la situation de son pays et son espoir de libération. Pour se rappeler cet illustre homme politique qui avait un projet de réussite pour l’Afrique, Afrotribune vous propose la dernière lettre qu’il a écrite à sa femme Pauline en 1960 avant d’être assassiné.

    Ma compagne bien-aimée,

    Je t’écris ces mots sans savoir si tu les reçois, quand tu les recevras, et si je serai encore en vie lorsque tu les lis. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant que la cause sacrée à laquelle mes camarades et moi avons consacré toute notre vie triomphera à la fin. Mais ce que nous voulions pour notre pays — son droit à une vie honorable, à la dignité parfaite, à l’indépendance sans restrictions — n’a jamais été voulu par le colonialisme belge et ses alliés occidentaux, qui ont trouvé un soutien direct et indirect, intentionnelles et non intentionnelles chez certains hauts fonctionnaires des Nations Unies, ce corps dans lequel nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel pour l’aide.

    Ils ont corrompu certains de nos compatriotes ; ils ont acheté d’autres ; ils ont fait leur part pour déformer la vérité et souillent notre indépendance. Que puis-je dire d’autre ? « Ce mort ou vivant, libre ou en prison par ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui est importante. Ce qui est important est le Congo, notre pauvre peuple dont l’indépendance a été transformée en une cage, avec des gens qui nous regardent de l’extérieur des barres, parfois avec compassion charitable, parfois avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens dans mon cœur que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis, étrangers et nationaux, qu’il se lèvera comme un pour dire non à la honte et à la dégradation du colonialisme et retrouvera sa dignité à la pure lumière du jour.

    Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés dans tous les coins du monde resteront toujours à côté des millions de Congolais qui ne renonceront pas à la lutte jusqu’au jour où il n’y aura plus de colonisateurs et plus de mercenaires notre pays. Je veux que mes enfants, que je laisse derrière moi et peut-être ne reverrai plus, disent que l’avenir du Congo est beau et que leur pays leur compte, comme l’entendent tous les Congolais ; accomplissent la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance, notre souveraineté ; car sans justice, il n’y a pas de dignité et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

    Ni les assauts brutaux, ni les mauvais traitements cruels, ni la torture ne m’ont conduit à demander grâce, car je préfère mourir avec ma tête haute, la foi inébranlable, et la plus grande confiance dans la destinée de mon pays plutôt que de vivre dans l’esclavage et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot ; il ne sera pas l’histoire enseignée dans les Nations Unies, Washington, Paris ou Bruxelles, cependant, mais l’histoire enseignée dans les pays qui se sont débarrassés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira sa propre histoire et au nord et au sud du Sahara, il sera une histoire pleine de gloire et de dignité.

    Ne me pleure pas, ma compagne ; Je sais que mon pays qui souffre maintenant beaucoup sera en mesure de défendre son indépendance et sa liberté. Vive le Congo ! Longue vie à l’Afrique !

    Patrice

     

  • Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Le Sénégal enregistre encore une avancée vers l’indépendance énergétique. Le pays a inauguré le 15 janvier dernier une nouvelle centrale solaire dénommée Ten Mérina. Située dans la région de Thiès à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar, l’infrastructure énergétique dispose d’une puissance de 30 MW. Son inauguration a été effectuée par l’actuel chef du gouvernement Mahammed Dionne.

    Le financement total des travaux de la centrale solaire Ten Mérina est estimé à 43 millions d’euros. Les travaux se sont inscrits dans le cadre d’un projet piloté par Meridiam la société française d’investissement et Solairedirect et Eiffage, deux autres entreprises de l’Etat français. Les trois sociétés ont effectué des travaux de construction sur plusieurs mois grâce à un prêt de près de 35 millions d’euros de la Société belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) et Proparco. « Ces nouveaux panneaux solaires couvriront les besoins en électricité de plus de 225 000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33 300 tonnes de CO2 par an en remplaçant directement des unités de production à base de fioul », ont expliqué les responsables du projet.

    Diversifier les sources d’énergie

    Le Sénégal compte désormais quatre centraux solaires répartis sur le territoire. Parmi elles, celle de Malicounda qui dispose d’une capacité de 22 MW. Il y a également à Santhiou-Mékhé, la centrale de Senergy dont la capacité énergétique est estimée à 30 MW. Mais aussi la centrale de Senergy II installée à Bokhol qui a un apport énergétique de 20 MW. L’État prévoit construire d’autres infrastructures dans d’autres régions. Des unités photovoltaïques devront être installées à Kahone et à Sakal.

    L’objectif pour les autorités sénégalaises est de diversifier les sources d’énergie pour le pays. Le pays a jusqu’à présent recouru aux énergies fossiles. L’implantation des centrales photovoltaïques devrait permettre à une grande partie de la population d’avoir accès à l’électricité. Dans le même temps, le pays compte honorer ses engagements pris dans le cadre de la COP21 et atteindre aussi ses objectifs sur le plan énergétique comme prévu dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

     

     

  • Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Les Etats doivent légiférer sur les migrations de protocole internet version 6 (IPV6). C’est ce que pensent plusieurs experts du domaine. Ils estiment que les gouvernements doivent rechercher des moyens législatifs pour assurer une conformité rapide aux migrations de protocole internet version 6 (IPV6). En décembre dernier, une réunion du Comité régional africain d’Internet (AFRINIC-27) organisée à Lagos a vu la participation de plusieurs acteurs, dont plusieurs boursiers financés par l’organisation pour discuter des enjeux. Tous ont reconnu l’urgence pour le continent d’accélérer le processus de migration afin d’éviter la « panne d’Internet ». Depuis sa création, Afrinic s’investit dans le développement d’Internet sur le continent.

    Son PDG, Alan Barret, affirme que plus de 100 millions d’adresses IPv4 et plus de 9000 préfixes IPv6 / 32 ont été alloués en Afrique avec environ 42% de ses 1500 membres recevant un préfixe IPv6. L’année dernière, Afrinic a alloué 7,2 millions d’adresses IPv4, 95/32 préfixes IPv6 et 127 ASN avec 122 nouveaux membres. Alan Barret considère qu’une législation unique des gouvernements africains sera un grand atout pour le processus de migration. Une décision au niveau de l’Union africaine peut « changer le jeu », insiste le PDG de Afrinic. « C’est la raison pour laquelle nous engageons les principaux responsables gouvernementaux et le groupe de travail à trouver des solutions durables à la migration IPV6 », ajoute-t-il.

    Création d’un environnement favorable

    Selon Sunday Folayan, président du conseil d’administration d’AFRINIC, en dehors des politiques gouvernementales et de la volonté des dirigeants nécessaires pour conduire l’ordre du jour, les opérateurs de télécommunications devraient envisager de mener le processus. Par exemple, « si MTN Nigeria peut transformer tout son équipement pour se plaindre d’IPV6 ou passer du réseau à ce nouveau protocole internet, alors le Nigeria aurait réalisé une migration de 35% », précise-t-il. De son côté, le professeur Umar Danbatta, vice-président exécutif de la Commission des communications du Nigeria (NCC), explique que pour soutenir les technologies émergentes, « nous devons créer un environnement favorable au déploiement d’IPv6 ».

    Image result for afrinic alan baret

    « Nous devons nous engager davantage dans le domaine de la gouvernance de l’Internet et d’autres initiatives similaires, du niveau national au niveau sous-régional, régional et mondial pour contribuer et partager les meilleures pratiques qui peuvent contribuer à la croissance d’Internet », conseille le vice-président de NCC. Le professeur Danbatta, qui a reconnu les efforts de la société Internet et des parties prenantes pour contribuer au développement de l’Internet dans la région africaine, annonce que la NCC s’engage à soutenir l’industrie africaine de l’Internet autant que possible. Ce qui assurera la disponibilité, l’abordabilité et l’accessibilité à l’Internet haute vitesse. Cela va entraîner l’émergence de nouvelles technologies et le déploiement de plus de services.

    Implication de coût

    Toutefois, le Dr Chris Nwannenna, PDG de SystMetrics Systems Limited, estime que l’IPV6 offre de meilleures technologies, mais que les coûts pourraient être responsables d’une migration lente, ajoutant que les opérateurs auraient besoin de temps pour changer d’équipement. « IPV6 va à une meilleure technologie, mais l’implication de coût pourrait être la raison pour laquelle les opérateurs et les autres utilisateurs ne sautent pas dessus. Nous devons considérer les pouvoirs d’investissement des opérateurs pour accéder à leur capacité de migrer maintenant ou plus tard. Mais, définitivement, la migration vers IPv6 devrait être encouragée », déclare-t-il. Selon lui, le Nigeria doit faire tout son possible pour éviter la «course aux rats» en ce qui concerne la migration vers le nouveau protocole.