Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Au Rwanda, le gouvernement s’est lancé dans une politique d’offre de services de soins oculaires à toute la population. Une première dans un pays à faible revenu.

    Dans un pays où un tiers des 12 millions de la population a des problèmes de vue, des infirmiers bien outillés ont visité les 15 000 villages rwandais dans le cadre d’un projet visant à assister les personnes en handicap oculaire. En la matière, cet État est devenu le premier pays à faible revenu à fournir des soins oculaires universels à sa population.

    Pour ce faire, le gouvernement s’est associé à l’organisation Vision for a Nation (VFAN) pour former plus de 3 000 infirmiers spécialisés dans 502 centres de santé locaux. Leur mission consiste à prescrire des lunettes et recommander les personnes ayant des problèmes oculaires graves aux cliniques nationales.

    La ministre rwandaise de la Santé, Diane Gashumba, a déclaré que le Rwanda a balisé la voie à d’autres pays. « L’impact de cette initiative a été énorme », a-t-elle ajouté.

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    Sauver des vues et des vies

    Au Rwanda, les maladies oculaires touchent une très grande partie de la population. Pour Dr Jennifer Yip, de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, il est question avec cette initiative de « sauver » les vues, en assistant les personnes susceptibles d’être frappées par la cécité. « Nous avons constaté que 34 % de la population du Rwanda pourrait bénéficier d’une forme de soins oculaires. Cela va des symptômes très mineurs à ceux nécessitant une chirurgie qui change la vie », a-t-elle confié à la presse.

    Dr Graeme Mackenzie, consultant pour Vision for a Nation, a décrit comment les conditions de vue non traitées, particulièrement chez les femmes, piègent les familles dans un cycle de pauvreté. « Le tri des fèves de café est une affaire assez sérieuse au Rwanda », a déclaré M. Mackenzie. « Ce sont généralement les femmes qui travaillent dans cette industrie, et leur gagne-pain dépend de leur capacité à trier les haricots. Vers l’âge de 45 ans, ils perdent leur capacité à bien voir. Leur qualité de travail souffre et donc leur revenu baisse.

    Atteindre les objectifs de développement

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    Pour Dr Graeme Mackenzie, une mauvaise vision est un défi important pour la santé et le développement des pays.

    Au Rwanda, la myopie est la maladie oculaire la plus fréquente, et plus de 80 % des affections oculaires y sont considérées comme évitables. Le pays se classe au 159e rang sur l’indice de développement humain et seulement 19,8 % de la population a accès à l’électricité. À l’échelle mondiale, 253 millions de personnes vivent avec une déficience visuelle.

    Pour Tony Hulton, directeur général de VFAN, les soins oculaires sont essentiels pour atteindre les objectifs de développement durable. “Nous n’allons pas permettre aux pays d’atteindre leur plein potentiel et de sortir de la pauvreté sans soins oculaires,” a-t-il déclaré.

    Prochaine étape pour VFAN, le Ghana. Bien que la population et la composition géographique du pays représentent des obstacles supplémentaires, Hulton est convaincu de la valeur de la mission de l’entreprise.

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  • 5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    L’Afrique est l’une des destinations préférées des touristes chaque année. La particularité touristique du continent réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et la multitude de paysages ainsi que le riche patrimoine culturel.

    En 2016, l’Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs après une période de vache maigre, causée principalement par l’épidémie Ebola. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les chiffres vont continuer par augmenter et pourraient plus que doubler d’ici à 2030 pour atteindre les 163 millions annuels.

    Pour ceux qui n’y sont jamais venus, il y a plusieurs raisons pour que votre prochaine destination soit en Afrique. Une fois que vous êtes prêt, voici 5 conseils pour vous.

    1. Ayez un ami africain à vos côtés le long du voyage

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    Les expériences de voyage peuvent être améliorées lorsque vous voyagez avec un local. Associez vos sorties touristiques à des restaurants que seuls les locaux connaissent. C’est aussi un excellent moyen d’avoir une connaissance intime de la culture. En plus de cela, même si les Africains sont très hospitaliers, il est évident qu’ils font beaucoup plus confiance à l’étranger qui a à ses côtés un des leurs.

    1. Sacrifiez votre confort pour l’expérience réelle

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    Bien que de nombreux pays africains ont un hôtel cinq étoiles, il est conseillé, une fois en Afrique, de sortir de la zone de confort. Une nuit sans électricité, mais plutôt autour d’un lampion ou du feu, un bain avec de l’eau froide, un repas pris à même avec la main, ce sont des pratiques propres aux Africains que vous pourrez essayer gratuitement.

    1. N’oubliez pas de prendre des dispositions

    Image result for tourism africa vaccin mosquitoIl y a certaines piqûres que vous devriez prendre avant votre voyage. Vous devriez absolument prendre des prophylaxies contre le paludisme. Mais, ce sont des obstacles mineurs qui ne devraient pas vous rebuter. Si vous avez des questions sur des pays spécifiques, demandez à quelqu’un qui a été là.

    Et n’oubliez pas de sortir des idées reçues, ces clichés sur l’Afrique qui caricaturent le continent comme une terre de malheurs à la merci des bêtes sauvages et des maladies mortelles.

    1. Soyez respectueux

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    Les Africains sont de grands conservateurs. Ce qui implique le fait que vous pourriez peut-être être surpris par leurs manières de vivre. Mais gardez-vous de s’en moquer, au risque de devenir à leurs yeux, une persona non grata.

    Faites attention à leur manière de s’habiller, de se saluer. Si vous avez un sens de rétention, impressionnez-les avec quelques mots dans leur vernaculaire, ne serait-ce que « bonjour », « au revoir » et « merci ». C’est le secret pour mériter toute leur attention.

    1. Acheter des vêtements et des bijoux

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    Rien ne bat un authentique chef-d’œuvre africain. Vous pouvez acheter des vêtements bon marché de tailleurs incroyables. Il existe plusieurs types de bijoux disponibles dans différents pays. Peu importe où vous allez, arrêtez-vous au marché et ajoutez un bijou africain à votre tenue. Ça vous coutera surement moins cher qu’une montre Rolex.

     

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  • Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

    Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

     En Afrique du Sud, le projet « Empower Shack » d’Urban-Think Tank vise à transformer les bidonvilles en logements abordables et en aménagement des rues pour les populations pauvres.

    Les bidonvilles d’Afrique du Sud ont augmenté en taille et en nombre ces dernières années. On estime que 7,5 millions de personnes n’ont pas accès à un logement officiel en raison d’une crise du logement qui dure depuis des décennies et qui pousse les plus grandes villes à leurs limites.

    Selon certains chiffres, un quart des résidents du Cap sont exclus du marché immobilier officiel, bien que le droit d’accès à un logement adéquat ait été inscrit dans la Constitution post-apartheid du pays. Et s’il est vrai que les régimes de logement du gouvernement existent, ils ont été incapables de répondre à la demande croissante.

    Face à ce problème, le projet « Empower Shack » propose une solution : développer des logements abordables dans les bidonvilles.

    En effet, Empower Shack est un projet de développement interdisciplinaire dirigé par Urban-Think Tank (UTT), une entreprise spécialisée dans les pratiques de design dédiées aux projets axés sur l’architecture sociale, en collaboration avec d’autres partenaires.

    À Khayelitsha, le projet prend forme

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    Khayelitsha est le deuxième plus grand canton du Cap. Il est connu pour ses logements de mauvaise qualité. Urban-Think Tank a conçu quatre prototypes de logements solides et abordables qui seront placés dans ce canton qui traine la mauvaise réputation de  l’un des bidonvilles les plus notoires d’Afrique du Sud.

    Cette année, Urban-Think Tank a ajouté 16 autres unités dans le cadre de son objectif plus large de démontrer une méthode adaptable de conception de logements sécuritaires et accessibles dans les plans urbains. Cette initiative répond surtout à la nécessité de garantir à tous les résidents le droit de « rester sur place », à en croire les responsables.

    Selon ceux-ci, chaque maison est pensée en rapport au bénéficiaire, afin qu’il puisse faire des contributions financières équitables. Pour son prototype initial et ses propositions pour la conception, Urban-Think Tank a été retenu pour le prix international Riba 2018, un concours bisannuel qui récompense les meilleurs nouveaux bâtiments au monde qui profitent aux communautés environnantes.

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    Dispositions

    Les logements sont disposés autour d’un noyau d’assainissement, fournissant de l’eau et des toilettes sur le site. Un deuxième étage ou même un troisième peut être ajouté si nécessaire, pour accommoder différentes tailles de familles. De fait, les membres de la communauté qui vivent dans l’Empower Shack deviennent des acteurs à long terme du projet.

    Pour les habitations, les unités sont disponibles en six tailles allant de 38 mètres carrés à 84 mètres carrés et sont tarifées en conséquence, avec un coût de construction moyen de 160 000 rands. Ce prix correspond à une subvention offerte par le gouvernement en une somme forfaitaire aux ménages admissibles. Les résidents paient alors une moyenne nette de 14 pour cent du coût de la construction grâce à un programme de microfinance.

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    En outre, UTT a également développé un logiciel qui peut facilement modéliser différentes configurations urbaines pour les cabanes Empower à construire. Décrit par l’équipe comme une option de « ville préférentielle », l’utilisateur peut saisir les besoins individuels et communautaires ainsi que les cadres de planification municipaux. Différents scénarios d’aménagement urbain ajustables sont ensuite reproduits automatiquement.

    Le logiciel produit également un modèle 3D en ligne auquel les résidents peuvent avoir accès pour visualiser les mises en page potentielles et enregistrer leurs commentaires.

    À long terme, Urban-Think Tank espère que son projet influencera la politique du logement du gouvernement et donnera accès à divers logements pour le marché d’écart de l’Afrique du Sud.

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  • Des élus américains portent le Kente Ghanéen pour protester contre Trump

    Des élus américains portent le Kente Ghanéen pour protester contre Trump

    Le premier discours sur l’état de l’Union du président américain Donald Trump restera dans l’histoire. En proie à de nombreuses critiques malgré la bonne santé économique de son pays, Donald Trump a encore fait face à des protestations durant son discours devant le Congrès. Cette fois-ci, la plus remarquable des protestations a été silencieuse, mais visuelle. En réponse aux commentaires « indignes et irrespectueux » du 45e président américain sur Haïti et les pays africains, certains législateurs ont choisi de porter durant le discours un tissu africain. Il s’agit du Kente.

    Face à Donald Trump, tous les membres du Congressional Black Caucus (CBC) ont porté du Kenté. Insensibles au discours du président, ces membres du Congrès ont expliqué que c’était une occasion de s’indigner contre les déclarations « honteuses » du président des États-Unis sur Haïti et les pays de l’Afrique. Un élu démocrate du Texas a affirmé qu’il avait porté du Kenté pour désapprouver « les propos du président ». C’était également une occasion pour le CBC de montrer sa solidarité envers les pays insultés.

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    Symbole de lutte

    Tissé au Ghana par les Akan-Ashanti depuis le 12e siècle, le Kente est un trésor de l’Afrique. Tissu royal composé de différentes couleurs, le Kente a pendant longtemps été l’apanage des rois, des chefs ou des notables. Mais il est depuis plusieurs années porté par la population à des occasions spéciales. Certains chefs d’État ghanéens aiment également le porter. Kente Master, une entreprise ghanéenne commercialise en ligne le tissu.

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    Le Kenté est donc exporté dans plusieurs pays du monde. Mais bien avant, il y a plus de cinquante ans, des Américains noirs avaient porté le tissu durant les luttes pour la reconnaissance de leurs droits. Comme en Afrique à la même époque, le kenté était devenu un symbole de lutte. D’autres personnalités ont aussi porté le Kenté durant de grandes occasions. Parmi eux, on peut citer l’ancien président ghanéen Kwame Nkrumah, le prix Nobel de la paix Martin Luther King, l’ancien boxeur Muhammed Ali, le chanteur Michael Jackson et l’icône de la lutte antiapartheid Nelson Mandela.

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  • ROA, le premier jeu vidéo malgache développé par des lycéens

    ROA, le premier jeu vidéo malgache développé par des lycéens

    Ne partir de rien, sans être formé en informatique, et concevoir grâce à la passion un jeu vidéo. C’est le défi qu’ont relevé de jeunes Malgaches. Lycéens, tous âgés de moins de vingt ans, les jeunes concepteurs ont réussi à développer un jeu sur mobile pour des Malgaches. Ils s’appellent Rakotomalala Ambinintsoa Ny Aina, Rakotoarivelo Alain Jason Dimitri, Rakotomihamina Tiana Mihasoa Razafimahatratra Antsa Ny Ony Niriantsoa Emmanuel et sont aujourd’hui considérés dans leur pays comme de talents prometteurs.

    Depuis la création de leur jeu, ils s’emploient à redonner confiance à d’autres jeunes qui hésitent encore à se donner à leur passion. Pour eux, il s’agit de prouver que les jeunes malgaches peuvent eux aussi produire quelque chose. Les quatre développeurs bénéficient du soutien des médias nationaux qui leur font la promotion nécessaire.

    Un jeu de réflexe

    Dénommé ROA (deux en malgache), le jeu vidéo est un jeu de réflexe développé en 2D. Il est présent en version 4.4.2 sur Android. Pour y jouer, il faut « tout simplement mener deux boules vers point en franchissant des obstacles », explique l’un des concepteurs. Le joueur évolue durant le jeu d’étape en étape et rencontre d’autres obstacles qu’il doit éviter. « Le jeu compte en tout 12 étapes, dont 10 obligatoires et 2 en bonus », commentent les développeurs.

    Premier produit de leur collaboration, ROA a été développé après trois mois de travail des jeunes développeurs. Après son lancement en octobre dernier, ROA a totalisé plusieurs téléchargements. Le jeu vidéo a conquis plusieurs passionnés dans le pays. Le succès connu par ROA depuis son lancement a poussé les quatre développeurs à s’organiser. Ils ont créé à cet effet InfinitGames, une organisation qui doit leur permettre d’inciter d’autres jeunes à s’intéresser à la conception de jeu vidéo. En attendant, les quatre

  • Doctix: la startup e-santé qui facilite les consultations au Mali

    Doctix: la startup e-santé qui facilite les consultations au Mali

    Au Mali, les médecins deviennent de plus en plus accessibles. Depuis bientôt deux ans, Doctix propose aux patients de choisir leurs médecins et de prendre rendez-vous. Il s’agit en effet d’une plateforme disponible en ligne et qui répertorie des médecins maliens. Les patients ont donc la latitude de choisir leur médecin. Celui qui est auteur de cette initiative est un jeune entrepreneur. Il s’appelle Tidiane Ball. Médecin de formation, spécialisé en informatique médicale, il a décidé de lancer en mars 2016 sa startup Doctix. « Les patients perdaient trop de temps durant leur rendez-vous. Pour moi il n’était inadmissible que cela continue ainsi », avait-il constaté.

    Pour lancer Doctix, Tidiane Ball a mobilisé des fonds. Il a également bénéficié d’une subvention de l’USADF (US African development foundation). Le jeune entrepreneur a eu 25 000 dollars américains pour lancer sa plateforme en ligne. Doctix a depuis été bien accueilli par la population. « J’ai déjà eu recours à la plateforme santé. J’ai pris un rendez-vous avec mon docteur et tout s’est bien passé pour la suite de mon traitement », témoigne un patient bamakois.

    Une plateforme en réussite

    <blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »en-gb »><p lang= »fr » dir= »ltr »><a href= »https://twitter.com/hashtag/Doctix?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Doctix</a>, aujourd&#39;hui cest 104 médecins repartis comme suit: cc <a href= »https://twitter.com/invest_mali?ref_src=twsrc%5Etfw »>@invest_mali</a> <a href= »https://twitter.com/USADF?ref_src=twsrc%5Etfw »>@USADF</a> <a href= »https://twitter.com/USAIDMali?ref_src=twsrc%5Etfw »>@USAIDMali</a> <a href= »https://twitter.com/africanews?ref_src=twsrc%5Etfw »>@africanews</a> <a href= »https://twitter.com/Bondinnov?ref_src=twsrc%5Etfw »>@Bondinnov</a> <a href= »https://twitter.com/fyouzan?ref_src=twsrc%5Etfw »>@fyouzan</a> <a href= »https://twitter.com/Fatittystar?ref_src=twsrc%5Etfw »>@Fatittystar</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/esante?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#esante</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/eHealth?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#eHealth</a> <a href= »https://t.co/of4CA94LQ6″>pic.twitter.com/of4CA94LQ6</a></p>&mdash; Doctix (@Doctix1) <a href= »https://twitter.com/Doctix1/status/932719456463269888?ref_src=twsrc%5Etfw »>20 November 2017</a></blockquote>
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    Dans son fonctionnement, Doctix nécessite que les patients se servent de smartphone ou de leur ordinateur. Lorsqu’ils se connectent sur le www.doctix.net ils sont guidés par des informations disponibles sur le site. Les patients peuvent ainsi choisir leurs médecins en fonction de sa spécialité. Doctix met surtout à leur disposition des informations sur les médecins. On peut y retrouver leur parcours, leurs horaires de disponibilité et leurs tarifs de consultations. Mais on peut également lire sur Doctix des témoignages de patients. La plupart confirment l’utilité de la plateforme et la qualité des soins ou traitements reçus auprès des médecins. Pour prendre rendez-vous, le patient fournit le motif de sa consultation et l’envoie à son médecin. Ce dernier peut à son tour confirmer le rendez-vous en fonction de sa disponibilité.

    Depuis son lancement, Doctix permet à plusieurs médecins de mieux organiser leur consultation. « La plateforme nous est vraiment utile. Jusqu’à 2016 nombreux d’entre nous avaient du mal à organiser leur planning de consultation » confirme un médecin généraliste. À ce jour, plus d’une quarantaine de médecins sont inscrits sur la plateforme et une trentaine de cliniques sont en partenariat avec Doctix. En contrepartie de son apport au monde médical, Doctix perçoit 10 % sur les frais de consultation de chaque médecin. « Nous avons embauché des personnes qui gèrent le site. Nous espérons tisser d’autre partenariat et enregistrer plus de prise de rendez-vous sur Doctix », explique le responsable de la startup.

    À 32 ans, Tidiane Ball bénéficiaire du programme Mandela Washington Fellowship avait déjà fondé il y a près de dix ans le premier site d’informations médicales et annuaire des professionnels de la santé du Mali (malisante.net). Fin entrepreneur, il a aussi participé à la fondation en 2015 à Bamako d’un incubateur de startup appelé DoniLab. Tidiane Ball est surtout lauréat du prix Fund of Internet Research and Education (Fire) et du prix de la mobilité internationale.

  • Elle quitte la France et devient millionnaire au Mali grâce aux jus de fruits

    Elle quitte la France et devient millionnaire au Mali grâce aux jus de fruits

    Ingénieure en agrobusiness, Aïssata Diakité a lancé les activités de son entreprise Zabbaan Holding en 2017. Le Zabbaan Holding fabrique des jus au Mali à partir de plantes naturelles. A moins de 30 ans, après des études en France, cette entrepreneure a misé sur des méthodes traditionnelles pour la fabrication de jus made in Mali. Pour faire fonctionner son entreprise, Aïssata Diakité a tissé des relations avec des agriculteurs.

    Ces derniers lui fournissent des feuilles vertes de kinkeliba ou du pain de singe qui rentrent dans la fabrication de différents jus de fruits. La jeune entrepreneure a également bénéficié du soutien du ministère du Développement industriel qui suit de près les initiatives privées qui rentrent dans le développement du pays.

    Aïssata Diakité reste convaincue. Il nous faut « produire localement et consommer ce que nous produisons », explique-t-elle. Pour réaliser son rêve, elle a renoncé à un poste à l’Association française de normalisation en France pour lancer Zabbaan Holding au Mali. Près d’un an après le lancement de son entreprise, l’entrepreneure emploie une soixantaine de personnes.

    Ces derniers produisent 1000 bouteilles de jus naturels chaque jour. L’entreprise propose différents types de jus. Entre autres « la guerrière », fait de moringa, d’hibiscus, de menthe et de baobab, « le prince » fabriqué à base du zaban et du baobab, ainsi que « le roi » fait de mangue et de baobab. Les jus de fruit sont nommés en référence eu titre composant l’organigramme de l’ancien empire madingue.

    Valoriser les produits locaux

    Si la gamme de jus de fruit n’est pas encore certifiée bio, sa vente se fait quand même sur le marché local à un prix abordable. « La bouteille est à 500 FCFA », confie un employé de la startup. « Nous vendons aussi bien à des particuliers qu’à des entreprises. Nous livrons à domicile à partir de 25 bouteilles », ajoute Aïssata Diakité qui fait partie des « Young Leaders » de la fondation AfricaFrance. Avec ses réalisations actuelles, elle envisage conquérir d’autres marchés dans la sous-région.

    « La gamme Zabbaan est référençable à l’international. Des grands groupes de la distribution sont aujourd’hui intéressés par nos produits ». Fin 2017, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 800 000 euros. Pour sa directrice générale, l’objectif sera de toujours valoriser les produits locaux d’Afrique et d’être le leader des produits de qualité. En attendant, Aïssata Diakité prévoit lancer prochainement la production d’arômes naturels qui pourront être exportés.

     

  • Le verre a été fabriqué en Afrique des siècles avant l’arrivée des Européens

    Le verre a été fabriqué en Afrique des siècles avant l’arrivée des Européens

    Au Nigeria, l’analyse du verre trouvé sur un site a révélé une industrie de production de verre subsaharienne unique qui existait 1000 ans avant l’arrivée des commerçants étrangers au 15e siècle.

    Le verre a été produit en Afrique subsaharienne longtemps avant l’arrivée des Européens, selon des scientifiques étudiant des perles trouvées au Nigeria. L’analyse chimique de cet objet trouvé sur un site archéologique a révélé une composition distincte entièrement unique à la région. Cette découverte contredit ainsi une hypothèse de longue date selon laquelle le verre a été apporté en Afrique subsaharienne par des commerçants de la Méditerranée ou du Moyen-Orient.

    Le verre, une histoire nigériane

    Igbo Olokun, le site où les perles ont été découvertes, se trouve au nord d’une ville ancienne et centre de pouvoir régional appelé Ile-Ife, la maison ancestrale des Yoruba de l’Afrique de l’Ouest. « Cette zone a été reconnue comme un atelier de travail du verre pendant plus d’un siècle », a déclaré le Dr Abidemi Babatunde Babalola, un anthropologue de l’Université Harvard qui a dirigé le projet de recherche.

    En effet, l’abondance des perles de verre trouvées à Ile-Ife a été associée aux nombreux sanctuaires et sculptures historiquement situés là-bas. Cependant, les archéologues ont supposé qu’ils étaient des preuves de commerce avec des peuples lointains.

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    Babalola a dirigé la recherche qui a été publiée par le Journal of Archaeological Science d’Elsevier. « De la fouille, nous avons récupéré presque 13 000 perles noires et la plupart d’entre elles ne sont pas à leur stade fini ce qui montre qu’elles étaient encore en fabrication au moment de l’abandon du site », explique-t-il. Sur ces 13 000 perles de verre trouvées sur le site, les chercheurs ont analysé 52 et n’ont trouvé aucune correspondance avec la composition du verre produit ailleurs.

    Ainsi, deux groupes de verre ont été trouvés à Igbo Olokun, l’un avec des niveaux élevés de chaux et d’alumine, et l’autre avec de faibles niveaux de chaux et des niveaux élevés d’alumine. Les deux ont été identifiés comme étant uniques à la région, et le Dr Babalola et son équipe ont noté que leur composition reflétait la géologie locale et les matières premières disponibles.

    Notamment, le verre trouvé à Igbo Olokun a également été daté entre les années 1100 et 1500, des siècles avant que les Européens établissent des réseaux commerciaux en Afrique de l’Ouest.

    Méthode de travail

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    La recherche de Babalola implique à la fois la recherche archéologique et scientifique qui détermine les origines des particules de verre. Une combinaison qui, selon le chercheur, faisait défaut dans les recherches précédentes.

    En utilisant une méthode appelée spectrométrie de masse, qui mesure la concentration de tous les éléments dans le verre, ils ont pu déterminer l’origine des perles en observant les éléments de « signature » et en les associant aux éléments géologiques de la région où ils ont été trouvés.

    Le travail de Babalola a également rapporté de nombreux matériaux pour le travail du verre, confirmant qu’Igbo Olokun était le centre de la fabrication du verre.

    Au moins pour les touristes qui sont souvent déçus d’apprendre que les perles qu’ils achètent en Afrique sont originaires d’Europe, il y a de bonnes nouvelles en perspective.

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  • Transport aérien: comprendre le marché unique lancé par l’Union Africaine

    Transport aérien: comprendre le marché unique lancé par l’Union Africaine

    C’est une des résolutions du 30e sommet des Chefs d’États africains qui intéresse le monde aéroportuaire en Afrique. Près de trois décennies après sa première proposition, les pays africains ont finalement fait un pas important vers la création de marchés uniques.

    Le marché unique africain du transport aérien (SAATM) est le premier projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA, visant à créer un marché unique et unifié du transport aérien en Afrique pour libéraliser l’aviation. L’initiative qui repose largement sur les accords de la Décision de Yamoussoukro de 1999, veut également faire avancer le programme d’intégration économique de l’Afrique.

    Pourquoi ouvrir le ciel?

    L’Association du transport aérien international (IATA) a déclaré que le SAATM stimulerait la demande, améliorerait la compétitivité de l’industrie du transport aérien en Afrique et rendrait ce marché plus accessible. Une étude de l’IATA montre que si seulement 12 pays africains clés ouvraient leurs marchés et augmentaient leur connectivité, 155 000 emplois supplémentaires et 1,3 milliard de dollars de produit intérieur brut annuel seraient créés dans ces pays.

    A ce jour, c’est 23 pays africains qui ont lancé l’initiative du marché. Aussi, selon les experts, un avantage immédiat du marché unique aérien sera une connectivité accrue entre les pays africains et une réduction des prix des billets d’avion.

    En conséquence, cela devrait se traduire par des vols directs plus réguliers entre les pays africains plutôt que par des voyages qui impliquaient, comme avant, des escales au Moyen-Orient ou en Europe.

    Elan

    Le lancement du marché unique aérien se révèle comme une suite aux initiatives de plusieurs pays africains visant à assouplir les règles de visa pour les ressortissants africains. En outre, ce projet devrait stimuler le potentiel longtemps espéré du tourisme intra-africain.  Puisque l’année dernière, un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement a montré qu’entre 1995 et 2014, alors que le nombre total d’arrivées de touristes internationaux en Afrique avait plus que doublé, les Africains ne représentaient que quatre visiteurs sur dix. Principal problème doigté, la cherté du transport aérien. Un problème qui sera bientôt résolu.

    Toutefois, Rapahel Kuuchi, vice-président de l’IATA pour l’Afrique, affirme que ses retombées ne se concrétiseront pas, à moins d’une « mise en œuvre effective » du projet par les pays signataires et d’une adoption future par les pays restants.

  • Le Cap-Vert va passer à 100% d’énergies renouvelables en 2025

    Le Cap-Vert va passer à 100% d’énergies renouvelables en 2025

    Tout en faisant un geste à l’endroit de l’environnement, les îles du Cap-Vert veulent miser sur le vent et le soleil pour réduire leur facture énergétique. Dans le cadre de son programme «Énergie durable pour tous», ce pays s’est engagé à obtenir 100% de son électricité à partir de ressources renouvelables à l’horizon 2025.

    Énergie, la dose capverdienne

    Le Cap-Vert, petit archipel insulaire situé au large de la côte nord-ouest de l’Afrique à environ 600 km à l’ouest du Sénégal, s’est fixé comme objectif ambitieux de ne tourner plus que sur les énergies renouvelables.

    En effet, alors que la majeure partie de son électricité est produite par des groupes électrogènes, le Cap-Vert a commencé par diversifier son portefeuille énergétique.

    Puisque selon les estimations, entre 2015 et 2020, les îles doubleront presque la consommation annuelle d’électricité à 670 GWh, contre 360 ​​GWh actuellement. Mais la situation est telle que, sur ces territoires, même si presque tous les 550 000 habitants ont accès à l’électricité, environ un tiers compte encore sur le bois de chauffage et le charbon de bois pour cuisiner. Le Cap-Vert n’envie néanmoins pas le reste du continent.Related image

    En réalité, la consommation d’électricité par habitant sur ces îles qui est de 727 kWh par personne par an, est nettement supérieure à la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne, située à 488 kWh par personne par an. Toutefois, les prix de l’électricité y sont élevés.

    Désormais, grâce à de nouvelles technologies et à des pratiques commerciales innovantes, le Cap-Vert peut atteindre son objectif d’énergie 100% renouvelable de manière rentable.

    Ambitieux

    Le Cap-Vert vise loin. Avec des technologies de pointe et des pratiques commerciales innovantes, cet État peut atteindre son objectif d’énergie 100% renouvelable selon les experts. Et ce, d’une manière rentable et équitable.

    Récemment, une équipe de recherche a suggéré qu’un système basé sur le stockage solaire, éolien et énergétique pourrait répondre à leurs objectifs du Cap-Vert. Selon les chercheurs, ces îles ont un large éventail d’options pour y arriver. Le Cap-Vert, dépourvu de grandes ressources hydroélectriques, pourrait être unique dans la réalisation de l’énergie 100% renouvelable avec un mélange de ressources diverses.

    Diversité

    Comme ses voisins africains, le Cap-Vert dispose d’une variété de ressources et de technologies. « Le pays possède des ressources éoliennes comme le Maroc, le potentiel solaire du Sahel, des ressources géothermiques comme le Kenya et une énergie marine comparable à celle de nombreux pays côtiers. Les alizés du nord-est du Cap-Vert sont considérés comme excellents pour la production d’énergie éolienne » estime Erik Nordman, enseignant chercheur à l’Université de Grand Valley State.

    Et si selon ce dernier, un parc éolien nécessite généralement des vitesses de vent d’au moins 6,4 m/s à 50 m du sol, les vitesses moyennes annuelles du vent au Cap-Vert dépassent 9,0 m/s dans le parc éolien.

    En plus, déjà trois des îles, y compris les deux plus peuplées, produisent environ 25% de leur électricité à partir d’énergies éoliennes.

    Il faut rappeler que le Cap-Vert a déjà connu un énorme succès en intégrant l’énergie éolienne et solaire dans son système énergétique. En adoptant des technologies de pointe et des pratiques commerciales innovantes, son rêve sera à portée de main.