Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Ghana : Utilisation effective des premiers vaccins contre le paludisme

    Ghana : Utilisation effective des premiers vaccins contre le paludisme

    Le Ghana entre dans une nouvelle phase de la lutte contre le paludisme. Le pays a démarré l’utilisation des vaccins contre la maladie. Le Ghana devient ainsi le second pays à adopter ce vaccin RTS après le Malawi.
    Pour être efficace, le vaccin RTS doit être administré au patient en quatre doses successives suivant un calendrier bien strict. Seuls les enfants de 2 ans, bénéficient pour l’heure de cette première campagne lancée par le ministère ghanéen de la santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Le nouveau vaccin contre le paludisme a passé avec succès tous les tests scientifiques. Son utilisation réduira de 40% les risques du paludisme. C’est pour cela que les professionnels de santé recommandent toujours l’observation des recommandations en vigueur jusqu’ à présent notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnés et insecticides.

    « C’est vraiment quelque chose que nous considérons en santé publique comme un rêve qui se réalise, car jusqu’à présent, lorsque vous regardez l’intervention qui a été utilisée pour lutter contre la maladie, nous pensons que ce nouveau vaccin va donner un élan significatif dans la lutte contre le paludisme », explique Richard Mihigo de l’OMS.
    L’OMS a enregistré en 2017, 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. Au Ghana, 5.5 millions de cas ont été enregistrés en 2018.

  • Angéline Yougbaré : la burkinabè qui transforme le pagne traditionnel en accessoires de mode

    Angéline Yougbaré : la burkinabè qui transforme le pagne traditionnel en accessoires de mode

    Diplômée en pharmacie, Dr Angéline Yougbaré n’a pas choisi entre sa carrière et sa passion. Elle cumule les deux. Appuyée par sa famille, elle a lancé en avril 2019 Fénel, la nouvelle marque d’accessoires de mode faits à base du tissu traditionnel, Faso dafani.

    A l’université (à Dakar), Angéline Yougbaré fabriquait des perles qu’elle proposait à ses camarades qui en raffolaient. Après l’obtention de son diplôme en 2012, elle rentre au Burkina Faso et exerce son métier de pharmacienne tout en continuant par proposer ses bijoux à ses potentielles clientes.
    Elle constate que le marché des perles est saturé et décide après plusieurs mois de réflexion de se reconvertir en fabrication d’accessoires de mode faits en pagnes tissés.

    « Étant à Dakar, j’ai remarqué que le pagne tissé du Burkina était très prisé par les autres communautés. J’ai commencé alors à fabriquer des pochettes et des chaussures que je vendais », explique-t-elle dans un entretien accordé à site faso.net.
    Dr Angéline Yougbaré se fait former dans ce nouveau secteur et avec l’appui de son mari, elle lance le 13 avril 2019 Fenel.

    La nouvelle marque propose une gamme diversifiée de produits allant des coiffes pour les cheveux, boucles d’oreilles assortis aux coiffes, bracelets, écharpes perlées aux sacs.
    Les hommes ne sont pas du reste. Fenel leur propose des boutons de manchettes et pinces à cravate assortis.
    Ces produits Fenel ont été bien accueillis par le public et la marque est fière de recevoir déjà des commandes internationales.

    Mariée et mère de deux enfants, Angéline Yougbaré trouvent toujours du temps pour ses différentes activités et sa famille.
    « J’ai l’avantage de travailler avec mon mari. On est un couple, des partenaires et des amis. Ça aide beaucoup, la compréhension est de mise », explique-t-elle.

  • Mariam Kourouma : la promotrice d’« O’burger », la chaîne de restauration rapide « made in africa »

    Mariam Kourouma : la promotrice d’« O’burger », la chaîne de restauration rapide « made in africa »

    Mariam Kourouma fait partie des jeunes africains dont le parcours entrepreneurial inspire leurs pairs. La guinéenne de 34 ans est la promotrice de la chaîne de restauration rapide « O’burger » qui ambitionne de conquérir l’Afrique.

    Mariam Kourouma a fait ses études primaires et secondaires en Guinée. En France, elle obtint un Brevet de Technicien Supérieur en assistance de direction puis une formation en communication. Elle travaille dans plusieurs entreprises françaises avant de retourner en Guinée où elle fut Business Segment Supervisor chez l’opérateur de téléphonie mobile MTN.
    « Ma première expérience en tant qu’entrepreneure a été dans l’immobilier où j’étais associée avant de me lancer dans la restauration avec les Fast Food O ‘burger. Plus tard, j’ai créé Innov’services qui est une société de services aux entreprises », explique-t-elle. Les restaurants O’burger existent déjà en France, au Bénin et en Côte d’Ivoire.

    Mariam Kourouma est également propriétaire de la société INNOV’SERVICES, qui fait du facility management. « Nous nous occupons absolument de tout (entretien de locaux, organisation d’évènements, secrétariat, gestion locative etc.), afin que les entreprises se focalisent sur leur métier de base. Soit nous exécutons directement les taches que les entreprises nous confient, soit nous les mettons en contact avec les meilleurs fournisseurs/prestataires locaux, précise la Guinéenne.

    Mariam Kourouma emploie 30 personnes et espère donner plus de chance aux étudiants en fin de formation qui recherchent leur premier emploi. « Mon objectif c’est d’employer directement ou indirectement 100 jeunes d’ici 2020… ».

  • Viamap: l’application camerounaise pour lutter contre l’insécurité

    Viamap: l’application camerounaise pour lutter contre l’insécurité

     

    Ce qui était censé être un exercice de classe, est sur le point de devenir une œuvre d’utilité publique. Viamap est une application mobile  développée  par deux jeunes étudiants camerounais Brice Dounkeng Zélé et Wilfried Joh Ekoka pour réduire l’insécurité au Cameroun.

    Viamap se veut une communauté de partage d’avis sur les zones à risque au Cameroun.  L’application permet aux victimes ou témoin d’une infraction de signaler la dangerosité de la zone concernée.  L’idée dans un premier temps est de prévenir le grand public des zones à risque au Cameroun.

    Les « lanceurs d’alerte » peuvent faire leur dénonciation dans différentes catégories selon l’infraction. Il est ainsi prévu des catégories pour les agressions, les drogues, les homicides, la prostitution…

    Viamap pourrait également être d’une grande utilité pour les forces de l’ordre et de sécurité qui pourraient agir plus rapidement une fois avoir identifié les zones où les infractions sont commises. Légère (7,8 Mo), l’application est facilement téléchargeable.

    « Je suis encore entrain de tester. Mais l’initiative est vraiment novatrice et très utile » à indiqué Choibou Gambo, un internaute.

    L’application est toujours en développement et les apports des premiers utilisateurs sont attendus. « Viamap, une application qui j’ose croire contribuera drastiquement à faire baisser le taux de criminalité dans notre pays le Cameroun. Elle est toujours en cours de développement vos retours et avis nous aideront à l’améliorer », a déclaré Brice Zélé, co-concepteur de l’application.

    Brice Zélé et  Wilfried et Joh Ekoka sont des étudiants en management des systèmes d’informations à l’institut universitaire de la Côte de Douala,

     

     

     

  • Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Ingénieur en Génie Mécanique Parfait DJIMNADE a travaillé à  la société nationale de ciment Tchad (SONACIM) avant de découvrir sa passion pour l’entrepreneuriat. Il décide alors de se  faire former à distance à  l’Institut Internationale d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) à Ouagadougou/Burkina Faso en Management des Entreprises et des Organisations. Avec son frère, il crée l’Entreprise des Travaux Agricoles « ENTRAG.SARL »  spécialisée dans la production et la commercialisation des produits agricoles.

    La société intervient également dans assistance et conseil agro-écologique,   appui conseil et formation aux associations et groupement agricole et l’élevage des petits ruminants et des volailles.

    Parfait DJIMNADE s’est démarqué de ses concurrents  au Tchad en lançant www.agro-businesstchad.com, une boutique en ligne qui permet aux agriculteurs de commercialiser facilement leurs produits. En 2017, la plateforme a permis à 3000 petits producteurs et agricoles d’écouler leurs produits.

    www.agro-businesstchad.com  a ainsi permis à ces entrepreneurs agricoles d’augmenter leurs chiffres d’affaire de 300 millions de FCFA (500,000 $). ENTRAG.SARL emploie  huit (8) personnes essentiellement des  composée des ingénieurs agronomes et environnementalistes, un consultant économique et financier et un doctorant en génétique de production.

    Parfait DJIMNADE  a ouvert un centre d’incubateur dénommé «  Agro-Business Tchad Incubator » qui se veut un hub d’innovations agricoles au Tchad. « La révolution agricole tchadienne viendra de la jeunesse, et nous sommes là pour cette jeunesse à travers notre incubateur », explique-t-il.

    Parfait DJIMNADE a été respectivement Lauréat du prix Tchad Talents 2015, Lauréat du programme de financement de la Foundation Tony Elumelu (TEF Alumni2017) et Finaliste du prix de l’Innovation Numérique organisé par ONG Internationale Reach for Change et la Téléphonie mobile Tigo Tchad.

  • LikPc : le premier ordinateur commercialisable « made in Togo »

    LikPc : le premier ordinateur commercialisable « made in Togo »

    Les ordinateurs tout-en-un sont une nouvelle génération de machines qui fonctionnent sans unité centrale. C’est ce type d’appareil que la société togolaise Liksoft a présenté le 19 avril au public togolais.  Conçu et  monté au Togo, LikPc devient la première marque d’ordinateur commercialisable produite au Togo.

    Fonctionnant sous Window 10, les ordinateurs Lik Pc sont des Core I5 dotés du 8Go de mémoire RAM (extensible jusqu’à 32 Go). Equipés d’écrans HD de 21,5 pouces et de deux disques durs dont  un ssd, les machines de la société Liksoft sont aussi bien adaptés au professionnels qu’aux particuliers.

    « Likpc est conçu sur le modèle d’un ordinateur mais nous avons pensé à des équipements un peu plus petit pour que le format soit aussi léger et performant. Il contient deux types de disque dur à l’intérieur notamment un disque SSD qui permet de démarrer le système rapidement et un disque de 1 Téra qui sert à stocker les données », explique Adevou Ekpeh Fera de la société Liksoft.

    LIKSOFT  se présente comme est un intégrateur de solutions qui a pour vocation de promouvoir les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle en Afrique à travers ses services spécialisés dans les métiers du numérique et d’accompagner les entreprises à la transformation digitale.

    la société intervient dans plusieurs domaines tels, l’intégration de solutions, l’ingénierie logicielle, le marketing digital, l’éditeur d’application mobile et logiciel, l’archivage numérique, la sécurité informatique, l’architecture des systèmes d’informations, les conseils et expertise en infogérance informatique, les télécoms  et l(assemblage et montage des appareils électroniques.

  • Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Deux entrepreneurs ; le Burundais Gérard Niyondiko, et le Français Franck Langevin ont mis sur pied au Burkina Faso une pommade anti-moustique dénommée « Maïa ».  Leur objectif est de lutter contre le paludisme sans changer le mode de vie des populations. La commercialisation du produit débutera en septembre 2019.  Maïa  fait partie des 30 innovations africaines célébrées lors du 2ème  forum de la santé de l’OMS tenu au Cap Vert en mars 2019.

    « Maïa » est une pommade fabriquée à base du beurre de Karité, une huile dont les vertus ne sont plus à démontrer. Gérard Niyondiko l’un des porteurs de ce projet avait déjà travaillé en 2014 sur un projet similaire Faso Soap ; un savon anti-moustique. Il avait constaté les utilisateurs des savons passaient d’autres produits cosmétiques après le bain, ce qui réduit l’effet du savon. C’est la raison pour laquelle, il a décidé de travailler sur la pommade qui est généralement passée en dernière position après les toilettes.

    La boite de « Maïa »  de 200 ml sera vendue à  1000 fcfa. Au-delà de sa fonction de lutte contre les moustiques, le produit est une véritable pommade qui hydrate la peau.

    « Maïa »   ne sera pas qu’une simple pommade. Les porteurs du projet s’évertuent pour une reconnaissance de leur invention par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS).  Selon lefaso.net, 250 tests anti-moustiques ont été effectués au laboratoire en collaboration avec le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP).

    « Notre idée est d’arriver à convaincre la communauté scientifique qui travaille sur la question du paludisme que notre produit est une solution complémentaire »,explique Franck Langevin.

    « Maïa »   peut être utilisé par toutes les couches de la société. Une fois passé sur le corps, le produit a un temps d’action de 4 heures. Pour cela il est recommandé de l’utiliser les soirs.

    En 2017, l’OMS a enregistré 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. La Région africaine de l’OMS supporte une part disproportionnée de la charge mondiale de paludisme.  92% des cas de paludisme et 93% des décès dus à cette maladie sont survenus dans cette Région.

     

     

  • Wassa Wassa : le plat traditionnel remis au goût du jour par Wini farms

    Wassa Wassa : le plat traditionnel remis au goût du jour par Wini farms

    Le couscous d’igname communément appelé wassa  wassa est un plat très prisé au nord du Togo et du Bénin. A Lomé, une startup dénommée Wini farms s’est lancée dans la production et la commercialisation de ce mets traditionnel.  Les premiers résultats sont impressionnants.

    Préparé dans des conditions hygiéniques irréprochables et emballé par un film laminé avec une feuille d’aluminium à l’intérieur, le wassa wassa de Wini farms est apprécié dans les grandes villes du Togo et à l’extérieur. En effet ils sont de plus en plus nombreux les Togolais de la diaspora à passer la commande du Wassa wassa.

     

    Facile à transporté, le produit  est disponible en paquet de 250 et 500g. Précuit, il se consomme rapidement selon la préférence de chaque client. Préparé sans additif chimique, Wassa wassa peut être consommé par tout le monde. Il est conseillé aux personnes à fort prévalence du diabète à cause de son  index glycémique bas.

    Actuellement disponible  à Lomé chez  Made in Togo situé à cassablanca, et à Winishop à Agoe Cacaveli, le produit est attendu  bientôt dans les boutiques d’alimentation et les supermarchés du pays.

    « Le défi et objectif  majeur pour tout entrepreneur  est l’écoulement de son produit et nous  mettons le nécessaire pour pouvoir satisfaire la demande sans cesse croissante », a déclaré Ephrem Koutoumna, le responsable de Wini farm avant de lancer un appel aux « suggestions pour la satisfaction de la demande ».

    Ephrem Koutoumna convie les Togolais à soutenir le projet en opérant un changement de comportement. « c’est mieux de consommer ce qu’on connait et on sait faire », conclut-il.

    Basé à Lomé quartier Cacaveli, Wini farms commercialise en dehors du wassa wassa, des volailles  et produits carnés élevés dans des conditions naturelles.

     

  • Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz  de son vrai nom Rémy Sossouvi  est un artiste béninois spécialisé dans le tissage des sculptures en fil de fer. En 2017 il fut médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie dans sa catégorie.

    Remy Samuz a depuis son enfance été considéré comme un garçon qui passe son temps à s’amuser. Personne à l’époque ne comprenait le plaisir que le jeune homme ressentait en sculptant des personnages avec des fils de fer. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le nom d’artiste Samuz. Remy Samuz s’est en réalité inspiré de la manière dont les oiseaux tissent leurs nids.

    « Je me suis dit si les oiseaux arrivent à tisser leurs nid avec leur bec, l’homme qui à les deux mains peut faire plus », explique-t-il. Remy Samuz décide alors d’imiter les oiseaux en utilisant des brins de balais sans succès. Il essaie ensuite les fils de fer de père et constate qu’il arrivait à créer des formes.

    Très vite, Samuz a abandonné sa formation en mécanique pour se consacrer à son art. « Je n’ai pas d’heure de travail fixe. Je tisse à n’importe quel moment de la journée. »  Samuz sculpte généralement des silhouettes de femmes, des enfants, bref son quotidien.

    En 2017, Remy participe aux huitième Jeux de la Francophonie avec son œuvre intitulée « Préparons l’avenir ».

    Au fil du temps j’ai mis au point une technique qui donne à la fois beaucoup de rigidité tout en conservant une grande légèreté à mes sculptures pour véhiculer ce que nous vivons dans le quotidien , dans la société en Afrique et dans le monde y compris l’ensemble des œuvres que je présente a cette édition des jeux de la francophonie, qui a pour titre « Préparons l’avenir », a-t-il écrit dans son dossier technique.

    En 2018, Remy Samuz   a effectué une exposition intitulée « Conférences de femmes » à l’Institut Français du Bénin.  « Le monde vient de la femme. La femme est la colonne vertébrale de l’humanité. La femme joue un rôle important au sein de la société », rappelle-t-il.

     

  • Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Ses sacs se vendent à 30 000 dollars la pièce et ses montres bracelets ; entre 80 et 200 000 dollars la pièce. C’est clair. La marque Felio Siby, s’adresse à une clientèle spécifique.  Derrière cette belle réussite se cache le Gabonais Dominique Siby. Diplômé en relation internationale, cet entrepreneur a décidé de dénommer son entreprise Felio Siby, en hommage à son père, son premier partenaire sur le projet.

    Pour atteindre ses objectifs, Dominique Siby s’est donné des principes. D’abord, il s’abstient de collaborer avec la Chine. Pour lui, il est concevable de fabriquer des produits de luxe en Chine.

    « Depuis que j’ai commencé, je sais ce que je veux faire et je sais où je vais. Je me suis construit un plan bien précis que je suis », explique-t-il.

    Résidant aux USA (Miami), Dominique Siby collabore cependant  avec des artisans locaux en Italie et en suisse pour la confection de ses produits de marque.  Pour sa cible, Dominique Siby a opté pour un marché de niche ; il s’agit notamment des fortunés qui ont déjà utilisé les plus grandes marques et souhaitent avoir quelque chose d’unique, de rare.

    Ces types de clients, il les trouve en Europe, aux USA et aussi en Afrique. Oui, Dominique Siby vend ses produits de luxe  en Angola, au Congo Brazaville et au Gabon.

    « Depuis que Felio Siby existe, ma plus grosse vente a été réalisée en Afrique…  Les Africains aiment se faire plaisir et dépensent beaucoup d’argent dans le luxe  », confie-t-il.

    La marque Felio Siby fut en 2016, le sponsor officiel du coureur brésilien de Formule 1 Felipe Nasr et de l’écurie anglaise Sahara Force India. Le Gabonais a également collaboré avec le tennisman Tomas Berdych.

    Pour recruter ses clients, Dominique Siby use de ses réseaux. Il procède également à des ventes en ligne. Peux importe l’endroit où se trouve le client, il se fait le plaisir de le livrer en personne si tel est le souhait de ce dernier.  L’ambition de Siby est de conquérir le Nigéria, deuxième puissance économique du continent avec ses milliers de millionnaires.