Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Edouard Akakpo-Lado : l’inventeur togolais élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du mérite 

    Edouard Akakpo-Lado : l’inventeur togolais élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du mérite 

    Il voulait construire des avions. A défaut, il trouve des solutions à des milliers de Togolais qui évoluent dans le secteur agricole avec ses inventions. Edouard Akakpo-Lado est l’inventeur de plusieurs machines notamment Merlinox (la machine à piler les noix de palme), l’Araricomax (décortiqueuse de céréales) et  Conpalmi (concasseur de noix de palme). Il est également l’inventeur du fourneau amélioré économique baptisé « Foyeco ». Les travaux du jeune togolais lui ont valu une décoration par le gouvernement togolais.

    Titulaire d’un brevet de technicien supérieur en électromécanique, Edouard Akakpo-Lado fait partie de la jeune et prometteuse génération d’inventeurs togolais. Il est également le fondateur  du centre de recherche d’invention et d’innovation technologique (CRIIT) ; une structure qui regroupe de jeunes techniciens en mécanique, électricité, électronique, informatique  qui mettent en commun leurs compétences pour répondre aux besoins des communautés locales dans le domaine technique.

    Edouard Akakpo-Lado n’est jamais en panne d’imagination. Tellement les besoins des populations sont grandes. Fatigué de voir ses parents souffrir pour  extraire le jus des noix palme pour faire la sauce ou l’huile de palme, il décide de créer « Merlinox ».

    « Ma première innovation est le Merlinox, c’est la machine qui sert à piler 3kg de noix de palme en 5min et donner le jus instantanément pour la préparation de la sauce aux noix de palme ou l’extraction de l’huile rouge. Elle sépare le jus des noix. Le premier prototype a été mis en place en 2012 et subit des améliorations jusqu’à 2016. Elle été exposée dans plusieurs foires et salons nationaux », explique-t-il.

    Edouard Akakpo-Lado a également développé d’autres produits comme l’Araricomax qui permet de décortiquer l’arachide, le haricot et le soja. La machine permet aussi de décortiquer 3kg de noix en 5min et sépare automatiquement les graines des gousses.

    Le Conpalmi, elle permet de concasseur 3kg de noix palmiste en 5min facilitant le concassage pour les fabricants d’huile de palme. Elle peut être installée comme une petite unité de concassage de prestation de service.

    Edouard Akakpo-Lado est le promoteur de « Foyeco », les fourneaux améliorés avec une grande vitesse de cuisson. Pour l’inventeur, son produit est à la fois économique et écologique. En effet, les foyers Foyeco utilisent très peu de charbon de bois (juste les poudres de charbon) contrairement aux foyers classiques.

    Dans sa démarche écologique, le CRIIT, la structure d’Edouard Akakpo-Lado a mis sur le marché « les charbons verts » obtenus après recyclages des poudres de charbon de bois.

    Distingué par l’Etat togolais, le jeune Akakpo-Lado ne cache pas son émotion.  « Ce fut un grand honneur pour moi hier d’être élevé au rang du Chevalier de l’Ordre National du mérite », a-t-il publié sur sa page Facebook.

     

  • La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    Phylicia Wissa a fait son entrée dans l’univers cinématographique très jeune. A l’âge de 13 ans, la petite Californienne d’origine Congolaise fut inscrite à la Hollywood High School où elle s’initie à l’actorat. En parallèle, elle suit des cours de théâtre. En 2009, elle obtient son diplôme et participe à plusieurs tournages. Phylicia wissa Nson a déjà joué dans 25 films aux USA dont trois en 2019.

    Phylicia wissa Nson a perdu son père alors qu’elle avait 2 ans. Elle fut élevée par sa mère qui l’a accompagnée dans le choix de sa carrière. Avant de s’inscrire à la Hollywood High School, la jeune Congolaise rêvait d’être une journaliste présentatrice télé. Cependant sa passion pour le cinéma a pris le dessus.

    Après l’obtention de son diplôme en 2009, Phylicia wissa Nson a eu du mal à intégré l’univers cinématographique des USA. Elle a été rejetée sur plusieurs projets de films. Désespérée, sa mère a décidé de l’inscrire à un programme d’académie de police pour jeunes cadets. Elle déménage par lui suite à New York où elle améliore son art d’actrice en obtenant le diplôme du Conservatoire d’art dramatique de New York (NYCDA).

    De retour à Los Angeles, elle a participé à plusieurs programmes télé et web. Phylicia Wissa a joué dans « Criminal minds » (Esprits criminels) de Jeff Davis diffusé sur CBS et son réseau. En 2012, elle a joué le rôle principal dans « Color of Beauty », un cour métrage qui évoque la problématique de la peau noire en occident. Le film fut sélectionné au « Black Film Festival » de San Francisco la même année.

    Sur le cour métrage « XXV » qui retrace le parcours de 7 jeunes en quête de leurs identités, Phylicia wissa Nson a porté la casquette co-réalisatrice, actrice et co-scénariste . En 2019, elle déjà joué dans : « Overbooked », « The Obituary of Tunde Johnson et « The Office is Mine ». La congolaise apparait également dans l’épisode 20 de la saison 2 de la série « Swat ».

  • Cina Lawson : lauréate du « Public service award » de la Harvard Kennedy School

    Cina Lawson : lauréate du « Public service award » de la Harvard Kennedy School

    La ministre togolaise des postes, de l’économie numérique et des innovations technologique Cina Lawson recevra le 18 mai 2019, le « Public service award » de la Harvard Kennedy School (HKS)
    Ce prix, anciennement appelé The Alumni Achievement Award est créé en 1997. Il récompense les anciens étudiants de l’université qui ont considérablement amélioré la condition humaine aux niveaux local, régional, national ou international.

    Les bénéficiaires doivent apporter des changements substantiels dans la vie  des personnes, des organisations ou des gouvernements par le biais d’un seul acte influent ou d’une série d’actions ayant produit un changement sociétal positif.
    Les candidatures proviennent d’anciens élèves, de professeurs et de membres du personnel de HKS. Les auto-nominations pour ce prix sont ne sont pas encouragés.

    Cina Lawson sera célébrée pour sa contribution au développement des Tic et du numérique au Togo. Elle a œuvré pour la mise sur pied du projet « Campus Wifi » qui a consisté à doter les universités publiques du Togo de connexion Internet haut débit avec accès gratuit aux étudiants.
    Elle a également permis la multiplication des fournisseurs d’accès Internet (FAI) au Togo. En 2017, le gouvernement togolais a accordé la licence à deux nouveaux FAI ; Teolis et Groupe Vivendi Africa Togo (GVA Togo).

    Cina Lawson a aussi contribué au développement du mobile banking au Togo avec le projet «Eco CCP», qui facilite la création des compte épargne  en composant simplement un numéro avec son téléphone.

    La ministre togolaise des postes, de l’économie numérique et des innovations technologique Cina Lawson est titulaire d’un master en politiques publiques de l’université d’ Harvard, d’une maîtrise d’histoire de l’université de Paris X (Nanterre) et un diplôme d ‘études approfondies (DEA) en commerce et finances de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris.

    Cina Lawson a été analyste chez la Banque mondiale, consultante chez Alcatel et responsable de la stratégie d’entreprise et du développement des partenariats chez Orange business services à New-York. Elle fut nommée ministre des postes et des télécommunications en juin 2010, poste qu’elle occupe jusqu’à ce jour.

  • Abiy Ahmed Ali : l’homme qui ramena la paix dans la corne de l’Afrique

    Abiy Ahmed Ali : l’homme qui ramena la paix dans la corne de l’Afrique

    La réputation du nouveau premier ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie Abiy Ahmed Ali, dépasse les frontières de l’Afrique. Ses discours et actes en faveur de la pacification de la corne de l’Afrique sont salués par l’Unesco qui lui a délivré début mai, le Prix Félix Houphouët-Boigny 2019 pour la recherche de la Paix.

    Abiy Ahmed Ali a eu le mérite de renouer les relations diplomatiques avec l’Erythrée après 20 ans de tensions. Il a œuvré pour l’ouverture des frontières qui séparent les deux pays et obtenu avec son homologue érythréen, le rétablissement des lignes téléphoniques entre les deux pays. Les deux Etats se sont engagés à rouvrir leurs ambassades fermées aux temps forts de la crise.

    « Nous nous sommes mis d’accord pour que les liaisons aériennes ouvrent prochainement, pour que les ports soient accessibles, pour que les gens puissent circuler entre les deux pays et que nos ambassades ouvrent », avait déclaré Abiy Ahmed Ali.

    Il faut rappeler que  Abiy Ahmed Ali a accepté restituer à l’Erythrée, les territoires qui cristallisent les tensions entre les deux pays frères depuis au moins deux décennies.

    Qui est l’homme ?

    Né en 1976, Abiy Ahmed Ali est le quatrième premier ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie. Titulaire d’un Master en leadership transformationel, d’un Master en administration des affaires et d’un doctorat de l’institut d’études sur la paix et la sécurité de l’université d’Addis-Abeba, Abiy Ahmed Ali a fait son entrée en politique en 2010. De 2015 à 2016, il fut   ministre des Sciences et des Technologies . Le 02 avril 2018, Abiy Ahmed Ali succède à  Haile Mariam Dessalegn au poste de premier ministre.

     

  • Burkina Faso : Qui est Ima Hado, vainqueur du Marley d’or 2019 ?

    Burkina Faso : Qui est Ima Hado, vainqueur du Marley d’or 2019 ?

    Au Burkina Faso, Ima Hado inspire plusieurs jeunes artistes qui souhaitent embrasser la tendance reggae.  Résidant en Europe (Italie) depuis 1991, Ima Hado s’est distingué par ses instruments de musiques atypiques. Il parvient à moderniser les instruments traditionnels comme le kundé qu’il rebaptise le « Kundé bass ». Ima Hado est le lauréat de l’édition 2019 du Marley d’or.

    Que ce soit en Italie, en Californie ou au Jamaïque, Hado ne se déplace jamais sans son Kunde bass. Ce grand instrument qui mésure deux mètres (2m) de long fait la fierté du burkinabè.

    « Quand on écoute mon son « fight in the morning », on ne se rendrait pas compte que c’est le kundé bass qui est joué. Ce kundé groove, épate les gens sur les scènes d’Europe » raconte-t-il fièrement avant d’inviter la nouvelle génération à l’adopter.

    Artiste chanteur, auteur et compositeur, Ima Hado joue également à plusieurs instruments. Il est à la fois guitariste et percussionniste. Il a sorti  plusieurs albums dont « Liberté » (1989), « Aminata »(2003), « Héritage » (2005), « Tumi » (2007), « Esperance » (2011), « Source » (2012) et  « Revolution_Time » en  2016.

    Issu d’une famille assez modeste, Ima Hado a fréquenté jusqu’en classe de 3ème avant de raccrocher. Il fut initié à la musique par son père qui fut lui-même artiste.

    « Mon papa était artiste musicien. Paix à son âme, il a vécu 110 ans. Depuis l’âge de 5 ans, je jouais la musique traditionnelle avec lui dans les cabarets, les champs, les baptêmes, les funérailles », se rappelle-t-il.

    C’est peut-être son passé difficile qui l’a amené à s’investir dans le social. Ima Hado soutient les initiatives des femmes vulnérables en milieu rural.

    « J’ai trouvé à une centaine de femmes, plus de 6 ha. J’ai réalisé des forages, des plaques solaires et chacune se débrouille. Je n’ai pas besoin de leur donner de l’argent, mais je leur apprends à se prendre en charge. En même temps, j’interviens dans l’éducation. J’ai construit une école. Beaucoup d’enfants ne fréquentaient pas, ce n’est pas joli, à quelques 20 km de la capitale », raconte-t-il modestement.

  • Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%

    Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%

    Manka Angwafo (33 ans) est la lauréate de Cartier Women’s initiative Awards 2019 (Afrique subsaharienne), l’évènement qui récompense chaque année 21 femmes de toutes les régions du monde. La Camerounaise est la promotrice de « Grassland Cameroon », une entreprise sociale qui aide les petits producteurs céréaliers du Cameroun à améliorer leurs conditions de vie. Les agriculteurs bénéficiaires des appuis de « Grassland Cameroon » ont vu augmenter leurs revenus de 200%.

    Au Cameroun, les femmes font partie des couches les plus vulnérables. Celles qui se retrouvent dans le secteur agricoles n’arrivent pas à vivre de leur métier faute de financement pour moderniser leur production. Les rares structures qui acceptent d’octroyer des prêts le font à des taux d’intérêt avoisinant les 30%.
    Comme solution, Manka Angwafo à travers sa structure « Grassland Cameroon », finance les petits agriculteurs qui la remboursent en céréales. Mieux, « Grassland Cameroon » rachète 70% des récoltes des agriculteurs, permettant à ces derniers de subvenir aux besoins de leurs familles. « Grassland Cameroon » revend après les céréales à d’autres sociétés.

    Pour être efficace, Manka Angwafo a organisé les petits producteurs en groupements. Ils sont donc solidairement responsables des prêts contractés. Et ça marche. Le taux de remboursement des prêts est estimé à 97%.

    En dehors du financement, Manka Angwafo offre aux groupements agricoles, des formations. Elle leur propose également de matériel agricole à louer pour améliorer leurs productions. Près de 400 agriculteurs bénéficient des services de structure « Grassland Cameroon »
    Sa passion pour le secteur agricole, Manka Angwafo l’a découverte en assistant sa grand-mère dans les travaux champêtres. Elle se rend compte des moyens rudimentaires que cette dernières utilise et les manques à gagner qui en résultent.
    «Nous avons cassé beaucoup de noyaux et avons perdu du bon grain. Je savais que cela pouvait être fait différemment », explique la jeune entrepreneure.


    Diplômée en économie et en relations internationales à l’université de Tufts Manka Angwafo est également titulaire d’un master en« European business » de l’ESCP Europe à Paris . A l’âge de 23 ans, elle a rejoint la banque mondiale comme analyste de recherche au bureau de l’économiste en chef.

    Les Cartier Women’s Initiative Awards sont un concours international de business plan créé en 2006 par Cartier en partenariat avec l’INSEAD Business School et McKinsey & Company pour identifier, soutenir et promouvoir les femmes entrepreneures et leurs projets. Chaque année, ils récompensent 21 femmes entrepreneures, soit trois finalistes par région : Amérique latine, Amérique du Nord, Europe, Afrique sub-saharienne, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Extrême-Orient et Asie du Sud-Est.

  • Côte d’Ivoire : Manuella Ollo à la tête du 1er label des consommateurs africains

    Côte d’Ivoire : Manuella Ollo à la tête du 1er label des consommateurs africains

    Le label des consommateurs africains est une reconnaissance attribuée par les consommateurs aux produits et services consommés et/ou utilisés sur le sol ivoirien. Cela se matérialise par le logo rouge label des consommateurs africains apposé sur les marques en précisant que ce sont des marques élues par des consommateurs.

    L’initiative vient de la jeune ivoirienne Manuella Ollo , diplômée d’un master en marketing communication et commercial à l’INSEEC Paris. Le concept vise à encourager les entreprises africaines à offrir des produits et services de qualité aux consommateurs. La première certification (en 2016) a donné la parole à 15000 consommateurs qui ont donné leurs avis sur les projets.
    Trois critères sont considérés dans cette notation. En effet les consommateurs donnent leurs avis sur le rapport qualité/prix, la satisfaction et l’attractivité.

    Après quatre éditions couronnées de succès en Côte d’Ivoire, Manuella Ollo veut étendre son concept à d’autres pays de l’Afrique de l’ouest. « Dans un futur très proche je travaille à internationaliser le concept dans la sous région », explique l’ivoirienne.
    Déterminée, Manuella sait qu’elle rencontrera des difficultés tout au long de la réalisation de son projet. Cependant elle reste optimiste.

    « Je m’y attendais car les plus grandes choses sont celles qui sont plus difficiles à obtenir… Je m’en suis sortie grâce à ma maitrise mon domaine. Mon expertise, ma force de conviction et ma croyance en Dieu ont été pour moi plus que bénéfiques », indique-t-elle.

    Manuella Ollo dirige aujourd’hui le premier et l’unique label des consommateurs de l’Afrique francophone. Elle est également la président directrice générale de Yhoax Group S.A.

  • Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Vous avez suivi la cérémonie d’ouverture de la CAN 2017 (au Gabon) et des 8ème Jeux de la Francophonie (à Abidjan)? Vous avez surement découvert ce maitre de cérémonie hors pair avec un style américain qui séduisait plus d’un. Lui c’est Charly Tchatch de son vrai nom Hanse Charly Mougniengou. Le jeune gabonais de 30 ans impressionne par son art oratoire et son audace. Son histoire est atypique tout comme la personne.

    En année de licence en sociologie, Charly Tchatch était déjà un entrepreneur. Il achetait des friperies qu’il revendait. Avec la petite économie qu’il réalise, il se lance dans la vente des produits de la pâtisserie sur le campus.  Pour ce faire, il allait récupérer les produits à 350 f cfa qu’il venait revendre à 500 f cfa au campus. Les affaires marchaient bien pour lui jusqu’au moment où les responsables de l’université décident  de le virer du campus.

    Charly Tchatch décide alors de créer sa propre sandwicherie.  En manque de fonds d’investissement, il se tourne vers les banques pour avoir un prêt. Sans caution, ni garantie, Charly Tchatch savait qu’il avait peu de chance d’être pris au sérieux par le personnel de la banque mais il décide de tenter sa chance.  Audacieux, une fois arrivée à la banque, il demande le bureau du responsable des crédits et lui rencontre son histoire ; son parcours entrepreneurial. La dame impressionnée accepte financer  personnellement son projet.

    « Soyons audacieux. N’attendons rien de l’Etat car l’Etat ne connait pas notre état », aime-t-il dire.

    Entre temps, le petit restaurant de Charly Tchatch ne faisait pas assez de bénéfice comme prévu. Il était obligé de le fermer et se retrouve sans emploi et sans domicile. Il passe un mois chez une ex et plus d’un an dans un bureau du conseil national de la jeunesse du Gabon où il devint volontaire. Les soirs il dormait sur le plancher de son bureau.

    L’audace encore l’audace

    Dans les bureaux du conseil national de la jeunesse, Charly Tchatch s’est découvert un talent d’artiste chanteur. Ses chansons ne sont ni en français ni en anglais. C’est une invention propre à lui qu’il a baptisé le tchatching.

    « Le Tchatching  est simplement un mélange de consonnes et de syllabes qui ne respecte pas la logique de la syntaxe de la langue française et anglaise. C’est dans ce mélange que je trouve mon inspiration pour m’épanouir en musique, et avec ma voix j’essaie de transmettre une émotion. En somme consonnes et syllabes sont l’essence même du Tchatching », explique Charly Tchatch.

     

    C’est ainsi que Charly a commencé par animer les petites soirées à Libreville  jusqu’au jour où il parvient à convaincre un des organisateurs du New York Forum Africa de le laisser chanter une minute. Après cette prestation, il s’est  une fois de plus fait  inviter dans l’organisation de Coupe d’Afrique des Nations CAN 2017 en se montrant une fois de plus convainquant. Pour la première fois Charly Tchatch fait son show devant des milliers des milliers de spectateurs. Il sera aussi à Abidjan pour présenter la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Francophonie d’Abidjan.

    Charly Tchatch est aujourd’hui, maitre de cérémonie et présentateur télé, « motivateur » et artiste.

     

  • Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Etudiant en géologie en 2011, Bemah Gado ne s’imaginait pas un jour parmi les grands défenseurs de l’environnement de son pays du continent. Aujourd’hui, il est spécialisé dans le recyclage et la gestion des déchets. En 2018 il fut sélectionné parmi les 35 jeunes qui font bouger l’Afrique francophone par l’association Francophonie 3535. Tout est parti d’un constat amer.

    « J’étais en deuxième année à l’université. J’avais constaté que sur l’ensemble de l’université, il n y avait que des dépotoirs sauvages. Les étudiants quand ils rentrent dans les amphis, ils jettent sur place les sachets et le reste de ce qu’ils ont mangé , ce qui fait que l’amphi est méconnaissable le lendemain », se rappelle-t-il.
    Bemah Gado décide alors d’agir. Il en parle autour de lui et décide de s’organiser en association. « Nous avons une ONG qui fait de la récupération, de la collecte, de l’appui à la mairie, de la sensibilisation ».

    L’Ong Science et Technologie Africaines pour un Développement Durable (Stadd ) de Bemah Gado commercialise des déchets une fois recyclés. Son prochain défi est la transformation sur place des déchets. L’organisation recrute essentiellement les femmes car elle développe un volet social ; l’autonomisation des femmes.
    « Nous avons constaté que dans des familles modestes, ce sont les femmes qui prennent sur elles la majorité des charges de la famille. Et si ces femmes n’ont pas d’activités génératrices de revenus, cela va peser sur l’éducation des enfants et autres », explique Bemah Gado.
    L’Ong a déjà recyclé près de 1000 tonnes de déchets dont 300 tonnes de déchets plastiques. Bemah Gado envisage désormais former d’ici 2020 169 jeunes entrepreneurs pour qu’ils parviennent à financier leurs différents projets.

    « Nous avons mis cette formation en lien avec les cibles des ODD, puisque ses objectifs engagent 169 cibles. Nous estimons que d’ici 2020, nous pouvons former les 169 jeunes (un entrepreneur pour une cible) capables de porter des projets solides et crédibles et d’avoir accès aux financements pour la réalisation de leurs projets », a-t-il déclaré.

    Bemah Gado est titulaire d’un master en environnements sédimentaires et porte également la casquette de coach formateur professionnel certifié d’Afrique en développement personnel.

  • Simpala : l’avenir de l’éducation au Cameroun 

    Simpala : l’avenir de l’éducation au Cameroun 

     

    Depuis 2012, le Camerounais Cyrille Feugang travaillait pour la mise sur pied d’une suite de logiciels qui devraient permettre aux enseignants, aux parents et aux chefs d’établissements  de mieux gérer leurs relations au quotidien. C’est désormais chose faite. Simpala.net, disponible sur le web et sur mobile, est opérationnel dans plusieurs établissements scolaires du Cameroun avec des résultats plus que satisfaisants.

    Cyrille Feugang fondateur de Simpala.net

    Plus besoin de passer des semaines à renseigner les bulletins de notes, calculer les moyennes et classer les résultats. La plateforme Simpala, s’en occupe. Chaque enseignant doit juste porter ses notes dans l’application et le tour est joué. La simplicité de l’opération émerveille les enseignants.

    « Avant il fallait marcher avec des calculatrices, se déplacer  partout avec des bulletins,  mais aujourd’hui avec notre simple téléphone  Android, on remplit seulement les notes et l’application fait le reste », se réjouit Alain Njugnia, un enseignant qui a adopté l’application.

    Avec Payroll de la plateforme Simpala, les chefs d’établissements peuvent facilement suivre n’importe où les activités de leur personnel. Ils peuvent également générer des bons de caisse et traiter les salaires en quelques minutes.

    L’application a également mérite de créer en quelques clics, les cartes d’identité scolaire des élèves.  Les établissements qui ont souscrit aux services de Simpala,  informent régulièrement par SMS les parents d’élève de la moyenne de leurs enfants (avant la distribution des bulletins), des réunions et autres informations utiles.

    « En fin de trimestre, les messages nous parviennent.  Avant même que l’enfant ne rentre avec le bulletin, nous avons déjà le résultat », témoigne un parent.

    Cyrille Feugang attend étendre ses services à d’autres pays sur le continent. Pour y arrive, il a démarré le développement d’une version anglaise de sa plateforme.