Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Jumia : Première société  technologique africaine cotée à la bourse de New York

    Jumia : Première société  technologique africaine cotée à la bourse de New York

    Jumia, le numéro1 du e-commerce en Afrique a réalisé une brillante introduction  au  New York Stock Exchange (NYSE). La société créée en 2012 au Nigéria, a réussi à lever 196 millions de dollars.

    «  Nous allons continuer à nous concentrer sur notre mission et à travailler encore plus dur pour aider les consommateurs, les vendeurs, les partenaires et toutes les parties prenantes à tirer profit de cette révolution technologique », peut-on lire dans un communiqué publié par la startup.

    Jumia est aujourd’hui présente dans 14 pays d’Afrique et emploie 5000 salariés.  Selon tribune.fr,  en 2018, le volume des transactions réalisées sur ses plateformes s’est élevé à 828,2 millions d’euros, soit une progression de 63% par rapport 2017.

    Sur un continent où la bancarisation est faible, Jumia arrive à satisfaire ses clients en optant pour des paiements à la livraison.

  • Fibre : la statrup qui  simplifie les procédures de location de logements à Lagos

    Fibre : la statrup qui  simplifie les procédures de location de logements à Lagos

    Louer un appartement au Nigéria tout comme dans plusieurs capitales africaines n’est pas aisée. Non seulement la procédure de location demande du temps, il faut également avoir un budget conséquent. Les propriétaires des appartements exigent généralement deux ans de caution. Le jeune nigérian Obinna Okwodu, propriétaire de la startup Fibre a imaginé une  solution adaptée aux jeunes professionnels et cadres moyens.

    Fibre est une plateforme numérique qui propose à ses clients, des résidences avec des procédures de paiements allégés. La startup ne propose pas des prêts immobiliers mais des plans de paiement adaptés aux bourses des clients.

    «Dans la plupart des cas, nous ne possédons pas les propriétés que nous louons. Nous travaillons en partenariat avec les propriétaires et agissons en tant qu’agent, en les aidant à trouver un occupant approprié de leurs propriétés. Nous recevons et versons également des revenus de location pour le compte de nos partenaires propriétaires », peut-on lire sur le site de la startup.

    Fibre est une initiative d’ Obinna Okwodu. Né aux USA, Obinna a effectué son enfance au Nigéria avant de poursuive ses études universitaires à Cambridge, à l’Université du Massachusetts Institute of Technology. Là il obtient B.Sc. (Baccalauréat universitaire en sciences) en génie civil et en sciences de la gestion. Obinna Okwodu  a travaillé un an chez Morgan Stanley avant de revenir créer son entreprise au Nigéria.

    Sa passion, pour le bâtiment, il la tient de son père. « Mon père est ingénieur civil. Nous passions les samedis après-midi sur ses chantiers de construction à Lagos. Son travail a été l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai commencé à me soucier des structures et j’ai décidé d’étudier le génie civil à l’Université. C’est pourquoi j’ai choisi d’en apprendre davantage sur l’immobilier et d’essayer de faire la différence sur le marché immobilier du Nigéria », explique-t-il.

    Fibre fait partie des 30 entrepreneurs les plus prometteurs en 2018. Ses services couvrent essentiellement la grande ville de Lagos.

  • Komi Agbokou : le roi du chocolat, le visage du social business au Togo

    Komi Agbokou : le roi du chocolat, le visage du social business au Togo

    Titulaire d’une maitrise en psychologie de la santé (obtenue à l’Université de Lomé), Komi Agbokou a poursuivi ses études en Allemagne avant de s’installer définitivement au Togo . Sans aucune connaissance préalable du secteur agroalimentaire, ce père de deux petites filles est devenu le roi du chocolat au Togo. Il a crée Choco Togo, la première coopérative qui transforme sur place, le cacao des producteurs togolais en chocolat. En avril 2019, Eric Agbokou est élevé au rang des Chevaliers de l’ordre de mérite Agricole par le premier ministre togolais.

    Au Togo, Komi Agbokou est le visage du social business. Cet entrepreneur formé aux techniques de fabrication du chocolat en Italie, place au cœur de ses démarches, le bonheur de l’homme. Intrigué par les conditions de vie misérables des producteurs du cacao de son pays, il a entrepris d’acheter les produits de leurs récoltes à des prix intéressants. Les fèves achetées  sont ensuite transformées sur place pour obtenir du chocolat 100% naturel « made in Togo ».

    « Les Cacaoculteurs sont plus importants que le Cacao! Qu’ils soient honorés, respectés et encouragés à vivre du fruit de leurs labeurs. Faire de la cacaoculture une profession et une Business! Et jamais une fatalité ! Tel est notre combat! Tel est la mission qu’assigne Choco Togo », a-t-il déclaré au lendemain de sa décoration.

    Dans la région des Plateaux où est produite l’amélanodo, une variété de cacao recherchée, Eric Agbokou ne se contente pas de racheter les fèves des producteurs. Il les encourage à consommer eux aussi le fruit de leur travail. Avec des ustensiles de cuisine ordinaires, Eric apprend régulièrement aux producteurs de cacao les techniques traditionnelles de fabrication du chocolat. Pour lui, le chocolat ne doit pas être un luxe pour les producteurs de cacao.

    En effet dans un documentaire dérangeant produit par sa structure, Komi Agbokou a montré aux yeux du monde l’extrême pauvreté des cacaoculteurs du Togo et leur ignorance quasi-totale du chocolat. Sur une dizaine de producteur de cacao interviewés, personne n’ avait auparavant consommé du chocolat.


    « Depuis que la culture du cacao est introduite au Togo, nos grands parents et nos pères ne se sont jamais posé la question de savoir à quoi ce la sert », déplore-t-il.

    Ajourd’hui, Agbokou peut être fier. La qualité de son chocolat est reconnue sur le plan international. En 2016, il fut invité à présenté son produit à la Francophonie des solutions en France.  Sa structure participe régulière au salon mondial du chocolat et son stand attire à chaque fois des milliers de curieux.  Eric a créé une centaine d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects.

  • Boubou Cisse : Nouveau premier ministre du Mali

    Boubou Cisse : Nouveau premier ministre du Mali

    La présidence du Mali vient de rendre officielle, la nomination du nouveau premier ministre, après le la démission de Soumeylou Boubey Maïga et son gouvernement.

    Le nouveau locataire de la primature est l’ancien ministre de l’économie et des finances Boubou Cisse.
    Cisse a commencé sa carrière en tant qu’économiste pour la Banque mondiale à Washington, DC en 2005 . En 2008, il a été promu économiste principal et directeur de projet de la Division du développement humain . Il a ensuite travaillé au Nigeria et au Niger en tant que représentant résident de la Banque mondiale.

    Cisse a été nommé ministre de l’Industrie et des Mines du Mali en 2013 et ministre des Mines en avril 2011. Il est ministre de l’Economie et des Finances depuis janvier 2016.

    Celui-ci aura pour mission la constitution d’un nouveau gouvernement «d ans l’esprit des conclusions de ses consultations avec les forces politiques de la majorité et de l’opposition », précise le communiqué du gouvernement.

  • 72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    La franco-sénégalaise, Mati Diop sera la seule Africaine qui foulera le tapis rouge du festival de Cannes 2019, pour présenter son long métrage « Atlantiques ». Le film produit par Les Films du bal, Cinekap, Frakas Productions  évoque l’immigration et le chômage en  Afrique subsaharienne.

    « Le sujet parle de l’économie, de politique, en passant par l’émigration pour atterrir à l’amour entre Ada et Souleymane et Issa. Le film raconte des choses de chez nous pour embrasser l’universel », a indiqué Oumar Sall  de Cinekap aux confrères de l’APS.

    « Atlantiques » est tourné à plusieurs endroits au Sénégal aussi bien en Wolof qu’en français. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice Mati Diop (37 ans). Mati avait déjà réalisé plusieurs cours métrages à succès notamment  « Mille Soleils », récompensé du Grand Prix du Festival international du film documentaire de Marseille. Le film « 35 rhums » fut nominé en 2010 au Prix Lumières du meilleur espoir féminin pour 35 rhums.

    Fille du musicien Wasis Diop Mati Diop est également une actrice. Elle a joué dans une dizaine de films notamment Le Garde corps (court-métrage) de Lucrezia Lippi ou encore Sleepwalkers de Thierry de Peretti.

    En dehors du film « Atlantiques », en lice pour la palme d’or, deux autres films de réalisatrices africaines font également partie de la sélection officielle de la 72ème édition du Festival de Cannes. Il s’agit de « Papicha » de l’Algérienne Mounia Meddour et «  Adam », le premier long métrage de l’actrice et réalisatrice marocaine  Maryam Touzani.

  • Musa Darboe : le Gambien qui abandonne un poste d’ingénieur aux USA pour la riziculture

    Musa Darboe : le Gambien qui abandonne un poste d’ingénieur aux USA pour la riziculture

    Fils d’un grand fermier gambien, Musa Darboe a passé son enfance dans les rizières de la région Central River. Contrairement aux enfants de la ville qui se livrent à divers activités ludiques, Musa et ses frères passaient leurs journées dans les champs de riz.

    Le Riz occupait une place importante dans sa famille. C’est la principale source de revenu. La riziculture a permis au père de Musa de payer la scolarité de ses enfants ainsi que des autres membres de la grande famille. Les affaires prospéraient pour lui. Propriétaires des plus grandes fermes de la région, c’est chez lui que les autres fermiers venaient louer le matériel agricole. A chaque saison, la famille de Musa constituait une importante réserve de riz.

    « Économiquement, tout provenait du riz. Nous en consommons et nous en vendons aussi. Nous n’avons jamais eu à acheter du riz », se rappelle Musa.

    En 2000 Musa Darboe arrive aux Etats Unis d’Amérique où il vit le rêve américain. Il a un bon boulot d’ingénieur chez Verizon Wireless avec un salaire annuel 85000 dollars, une femme et des enfants. Entre temps, son père décède et la famille a du mal à pérenniser l’héritage.

    La vie de Musa Darboe a basculé le jour où, un de ses frères restés au village, l’appelle pour lui demander de l’argent pour payer du riz.

    « J’ai été choqué. Nous n’avons jamais eu à acheter du riz, alors pourquoi devons-nous en acheter maintenant?  »

    Se sentant interpellé, il décide  dans un premier temps de revenir en Gambie pendant les vacances pour aider les siens.  A son arrivée, il découvre l’état de désespoir dans lequel est resté sa famille et sa communauté depuis la mort de son père.  Musa Darboe prend sur lui, d’abandonner son travail aux USA pour se consacrer à la riziculture en Gambie.

    « Ils ne me croyaient pas. Ils ont pensé qu’en raison des opportunités que j’avais aux États-Unis, il n’était pas idéal pour moi de revenir en Gambie pour devenir agriculteur. Certains disent que je suis fou », se rappelle-t-il.

    Musa Darboe a d’abord contacté les agriculteurs américains chez qui il a appris les meilleurs techniques pour pratiquer une riziculture efficace et efficiente. Il crée Maruo Farms Ltd et modernise le secteur. Actuellement Musa est dans un processus d’expansion de ses fermes mais il est confronté au désintéressement de la jeunesse aux métiers agricoles.

    « Comment pouvons-nous encourager et inciter la population jeune à rejoindre le secteur agricole vieillissant? L’âge moyen d’un agriculteur en Gambie est d’environ 53 ans. Ce n’est pas bon », déplore-t-il.

     

  • Marie Korsaga : La première astrophysicienne du Burkina Faso

    Marie Korsaga : La première astrophysicienne du Burkina Faso

    Titulaire d’un Doctorat en Astrophysique, Marie Korsaga devient depuis ce 19 avril 2019, la première astrophysicienne de son pays, le Burkina Faso. Cette jeune dame a fait la majeure partie de son cursus universitaire à l’Université de Ouagadougou (jusqu’au DEA), avant de s’envoler pour la France où elle a préparé son doctorat au laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) puis à l’Université de Cape Town en Afrique du Sud.

    Toute petite, Marie Korsaga se posaient les mêmes questions qui turlupinent tous les gamins de son âge : « De quoi l’univers est-il composé ? Comment la vie est-elle apparue sur terre ? » Marie Korsaga savait qu’elle n’aura pas les réponses à toutes ses questions au Burkina Faso. Dans son pays, l’astronomie n’était pas enseignée à l’époque. Elle décide alors d’embrasser la physique pour devenir ingénieure en génie civil. Son choix a été diversement apprécié par ses proches.

    J’étais confrontée à des propos du genre, -La physique est trop compliquée pour une femme, Ce sera difficile pour toi de t’en sortir là dedans – Et que je risquais même de devenir folle par la suite », se souvient-elle.
    Arrivée en année de maitrise, l’astronomie venait d’être introduite au programme comme matière optionnelle. Marie Korsaga saisit la chance de sa vie pour réaliser ses rêves. « Je vous assure que j’ai tout de suite été éblouie par ce que j’avais appris pendant le cours et c’est là que j’ai découvert que notre connaissance de l’univers était encore jeune et évoluait avec le temps ».

    Après l’obtention de son Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en Physique appliquée, elle poursuit ses études doctorales en France où elle intègre le programme « Physique des galaxies » (PDG) du Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM).

    Passionnée de sa matière, Marie Korsaga peut passer des heures à plonger ses interlocuteurs dans son univers. Et seuls les amoureux de l’astronomie arrivent à la suivre. « Je réduis les données brutes (données observationnelles) obtenues avec des grands télescopes observant dans le visible, je les analyse, j’obtiens des cubes de données et des champs de vitesse, j’en déduis des courbes de rotation ».

  • RD  Congo : la justice annule la condamnation de l’opposant Moïse Katumbi

    RD  Congo : la justice annule la condamnation de l’opposant Moïse Katumbi

     

    Le jugement du 21 juin 2016 condamnant l’ex président du club de footaball TP Mazembe à trois ans de prison vient d’être annulée par la cour de cassation. Cette condamnation avait contraint en exil, l’ancien gouverneur du province du Katanga. Plus rien ne s’oppose désormais au retour en République Démocratique du Congo  de Moïse Katumbi.

    Le riche homme d’affaire et homme politique a dirigé le prestigieux club « Tout Puissant Mazembe » depuis 1990. Sous sa présidence le club a remporté cinq championnats d’Afrique et fut finaliste en 2010 à la Coupe du monde des clubs.

    L’opposant au régime de l’ancien président Joseph Kabila est considéré par le Magazine anglais The Economist comme « le deuxième homme le plus puissant en République démocratique du Congo après le président Joseph Kabila ».

    En 2018, son retour en RDC a été empêché par les autorités congolaises. L’homme avait saisi le conseil d’Etat pour être autorisé à pénétrer sur le territoire congolais et déposer sa candidature pour la présidentielle, sans suite.

  • Patricia Zoundi : l’Ivoirienne fondatrice de Quickcash, le transfert d’argent des paysans

    Patricia Zoundi : l’Ivoirienne fondatrice de Quickcash, le transfert d’argent des paysans

    Quand on est né d’un père manœuvre devenu cadre et diplomate, on a toutes les raisons de croire au travail bien fait et à l’abnégation. Juriste formée à l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso) Patricia Zoundi épouse Yao est la première femme à se lancer dans la Fintech en Côte d’Ivoire. En 2010, Elle crée Quickcash, une plateforme de transfert d’argent qui se passe de réseau internet pour effectuer ses opérations. Sa solution très pratique dans les zones rurales démocratise le transfert d’argent. De trois villages, son réseau s’est étendu aujourd’hui à 300 villages de la Côte d’Ivoire.

    Après la malheureuse expérience vécue dans la gestion d’une agence de transfert d’argent Wester Union, loin de se décourager, Patricia Zoundi crée sa plateforme qu’elle appelle Quickcash. Avec un ordinateur, un téléphone portable et une bonne dose de conviction, elle s’y lance mobilisant au passage ses premiers collaborateurs.

    « Je n’avais pas d’argent pour les payer mais je leur ai partagé ma vision et ils m’ont suivi. », se souvient-elle.  Quickcash  a pour vision de contribuer à l’émergence d’un monde rural prospère et actif en Afrique. En2014, Patricia Zoundi a obtenu le Prix National d’Excellence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire dans la catégorie Entreprenariat Jeune.

    En 2016, elle participe, au Global Entrepreneurship Summit aux USA : « Je n’oublierai jamais ma rencontre à la Silicon Valley avec Barack Obama. »

    Aujourd’hui Patricia est devenue un serial entrepreneur. Elle est la fondatrice de deux autres entreprises ;   « Digital hub » qui intervient dans la fintech, et Cannan land axée sur  l’agriculture durable. Elle emploie 20 personnes et a créé 1500 emplois indirects. Malgré sa success-story édifiante, Patricia avait des difficultés à accéder aux crédits.

    Invitée 17 avril à partager son expérience lors du premier sommet Wefi qui se tenait à Abidjan, elle déclarait à France 24 avant de monter sur le podium que « l’heure n’est plus aux discours mais à l’action ».  A la fin de sa communication, Patricia fut rappelée par le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) Akinwumi Adesina qui lui a promis le soutient de son institution devant tout le public.

     

     

  • Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Fille d’un père médecin et d’une mère nutritionniste,la Gabonaise  Chef Anto n’a pas opté pour la voie toute tracée pour elle.  Alors que son père l’imaginait, médecin, Anto Cocagne a préféré  s’orienter vers l’art culinaire.  Il a fallu l’intervention d’un oncle de sa famille pour que son père la laisse s’inscrire au lycée hôtelier Lesdiguières de Grenoble puis le «  Harvard » de la cuisine française : l’École Supérieure de Cuisine française Grégoire Ferrandi, à Paris.

    Titulaire d’un BTS en Arts culinaires à Lesdiguières, une Licence en Management des unités de restauration à l’IUT Pierre Mendès France de Grenoble et un Bachelor Restaurateur option Traiteur Organisateur de Réceptions à Ferrandi,  Anto Cocagne fut dans un premier temps commis avant de gravir les échelons pour devenir chef de cuisine.

    Pour diversifier ses recettes, elle entreprend un voyage aux USA où elle découvre de nouvelles saveurs « et un service différent de celui enseigné dans les écoles de cuisine françaises. »

    De retour en France Chef Anto a travaillé pour  de grandes maisons et des personnalités de renom comme Alain Hascoët, chef de l’hôtel cinq étoiles Le Carlton, à Cannes, ou encore Eric Pras, Meilleur Ouvrier de France en 2004, désormais trois étoiles au guide Michelin.

    Chef Anto s’installe  à son compte  et devient cheffe à domicile et consultante. « A travers mon métier de cheffe à domicile, je fais découvrir à mes clients, à 95% non Africains, une cuisine qui leur était jusque-là étrangère. Ma plus belle gratification est leur enthousiasme face aux recettes que je leur présente et leur désir de découvrir l’Afrique autrement après cette expérience. Organiser We Eat Africa s’inscrit dans cette continuité logique qui me tient à coeur de populariser les cuisines d’Afrique », explique-t-elle sur africavivre.com.

    Ne trouvant pas de cadre pour exprimer leurs talents en occident, le chef Anto et ses collègues cuisiniers africains ont lancé en 2018 à Paris, la première édition du festival des cuisines africaines « We Eat Africa ».

    « L’Afrique c’est 54 pays, c’est 54 façons de cuisiner. Vous partez d’un produit comme le manioc, suivant les pays chacun le traite de façon différente. Les gens avaient besoin de voir un autre visage de l’Afrique, côté gastronomie », explique-t-elle. Son festival met avant non seulement les chefs africains mais aussi les épices et plats et boisson du continent.

    Cette année, la deuxième édition du festival « We Eat africa » sera spécialement dédiée aux femmes. Elle se tiendra à Dakar du 24 au 28 avril 2019.