Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Afro-optimisme: le temps de l’Afrique est venu!

    Afro-optimisme: le temps de l’Afrique est venu!

    Mieux qu’une tendance qui envahirait une génération d’Africains pour pousser les jeunes à l’adhésion sans pour autant faire l’exception de toute mode, c’est-à-dire démoder, l’Afro-optimisme est une valeur, un principe en lequel nous avons foi pour propulser le continent.

    On ne le dira jamais assez, le continent africain fait face de nouveau à un paradoxe existentiel. Alors que cette terre devient objet de concurrence diplomatique, sinon alors commerciale, entre l’Europe, les États-Unis, la Chine ou autres grandes puissances qui misent sur lui et sa population jeune et travailleuse, bien d’entre nous tentent de franchir (en vain) la Méditerranée. Les raisons, elles ont toujours été multiples. Mais le temps où l’Afrique est réduite à une trilogie de famine, guerre, et épidémie est de plus en plus révolu dans nombre de mentalités.

    Du Cap au Caire, de Praia à Mogadiscio, en passant par Harare, Ouagadougou ou Banjul, les sociétés sont éveillées et on appris à réclamer de meilleures formes de gouvernances. Ces nouvelles sociétés à l’avant-garde d’une Afrique en sempiternel perfectionnement, c’est la génération audacieuse et intrépide que peut incarner le martyr Mohammed Bouazizi, qui ira crier à tue-tête « Dégage » à la place Tahrir pour malheureusement s’immoler par le feu. C’est aussi la génération caractérisée par la Révolution à Ouagadougou, sans oublier les rues de Bujumbura, sa révolte contre un ordre politique obscurantiste, dynastique et exterminateur. Ce mouvement de l’Afrique, c’est aussi tomber de vieux autocrates qui se sont crus éternellement inamovibles.

    Loin d’un slogan breton-woodien, l’afro-optimisme est un espace communautaire où les jeunes Africains, issus de tous les milieux et de toutes les professions, peuvent se réunir pour discuter de leur avenir commun et faire quelque chose à ce sujet. C’est, à l’image de la Négritude, une affirmation du potentiel africain ; c’est aussi au-delà de l’affirmation, pour nous, populations issues de ce continent, un engagement, un pacte de renouveau.

    L’afro-optimisme, c’est la génération Aliko Dangote qui enseigne la clé majeure pour réussir en Afrique. Sans légèreté,  ce potentiel dont nous nous sommes permis de rêver n’est plus que la concrétisation des ambitions  de développement. Dans notre histoire commune, les conditions pour relever durablement de nombreux défis n’ont jamais été aussi propices. L’Afrique est en bonne voie, et plus que jamais.

    Au Ghana, en Éthiopie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, en Tanzanie, ou au Kenya, pour ne citer que ces pays, le taux de croissance a de quoi faire envier l’Europe. La population est jeune, les marchés et les services financiers sont en plein développement, les classes moyennes connaissent une émergence, et les secteurs clés comme l’urbanisation, l’agriculture et l’industrialisation sont de mieux en mieux organisés. On se félicitera aussi de la révolution numérique qui n’est que remarquable, et dont on parle toujours très peu.

    Les génies africains sont en train de se déployer, les talents sont exploités, les esprits débordants de créativités tentent de pallier une multitude d’écueils jadis infranchissables. Bien de jeunes assimilent l’importance de l’entrepreneuriat, et tâchent de contribuer à l’économie de leur pays de par son entremise. Rêvons que 34 sur les 54 pays en Afrique ne figurent plus parmi les pays les moins avancés et que plus que 60 % de la population active jeune chômeuse ait retrouvé un emploi durable.

    Qu’un Africain sur cinq ne soit plus touché par un conflit violent, que l’Afrique pèse plus que 2 % du commerce mondial… Et pour que cela ne tienne, travaillons-y. À Afrotribune, nous avons pris le bon côté des choses, et nous en sommes convaincus. Nous croyons en le génie africain et nous avons décidé d’y investir. Autant que faire se peut, nous voulons être ce pinceau qui dessine au bout de chacun de nos efforts, de nos articles, les nouveaux contours de l’Afrique à l’antipode une terre de malheurs.

    Une Afrique en innovation, en mutation dans presque tous les domaines. Nous nous inscrivons à l’agenda 2063 de l’Union Africaine (l’Afrique que nous voulons) qui est persuadée que ‘’le temps est venu de construire une Afrique intégrée, une Afrique prospère et pacifique, conduit par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale’’. Cette Afrique, nous voulons la construire ensemble. Avec nos lecteurs!

  • Nadiaka, la styliste togolaise revalorise les artisans locaux !!!

    Nadiaka, la styliste togolaise revalorise les artisans locaux !!!

    Au Togo, elle fait partie des créateurs les plus respectées. Ses créations sont portées par plusieurs personnalités au Togo et dans la sous-région. La styliste Nadiaka qui a célébré cette année ses 15 ans de carrière avec un gigantesque défilé de mode, s’engage à revaloriser les tissus africains et les artisans locaux.

    Pour célébrer ses 15 ans de carrière, Nadiaka a essentiellement utilisés les tissus africains pour son défilé. Le Batik et le Kenté ont été à l’honneur. Au-delà de son aspect culturel, la démarche de la styliste togolais revêt une philosophie socio-économique ; promouvoir les artisans locaux et améliorer leurs conditions de vie.

    « Dans notre lutte pour le développement de l’Afrique, on s’est dit qu’il faut bien faire travailler les artisans de notre continent et consommer les produits qu’ils font. Les pagnes tissés, les pagnes Batik sont des matières africaines et nous avons tenu à valoriser ces productions. C’est quand nous les créateurs, nous arrivons à mettre en valeur ces matières qu’eux aussi peuvent avoir une forte demande et en vivre », explique-t-elle.

    Diplômée en informatique, Nadiaka (42 ans) a exercé plusieurs fonctions dans sa vie, avant de se consacrer à la mode ; sa passion.  Son goût pour l’élégance et sa rigueur sur les finitions expliquent le charme de ses créations. Début 2019, Nadiaka a fait rayonner la journaliste présentatrice togolaise Lys Djamie avec ses vestes sur mesure assorties du pagne tissé Kenté. Le journal de 20h est devenu un rendez-vous de mode.

    La styliste a déjà  présenté ses créations sur une cinquantaine de défilés en Afrique et en Europe. Elle entend désormais habiller toute l’Afrique.

    « Nous allons miser sur des représentations à l’international. Nous voulons installer des boutiques Nadiaka dans la sous-région. L’objectif de la marque c’est d’habiller toute l’Afrique. Il faut commencer par poser nos pas dans les autres pays aussi », se lance-t-elle comme défi.

     

     

     

     

  • Elizabeth Kperrun : apôtre  de  l’éducation en langue locale et sur mobile

    Elizabeth Kperrun : apôtre de l’éducation en langue locale et sur mobile

    Au Nigéria, la jeune entrepreneure de 32 ans Elizabeth Kperrun apporte l’éducation aux populations démunies avec l’application mobile Zenafri.  L’idée est de simplifier l’éducation en la rendant ludique. Les utilisateurs de la plateforme peuvent faire l’apprentissage aussi bien dans leur langue locale qu’en anglais.

    Le succès de la plateforme numérique  Zenafri dépasse les frontières du Nigéria. L’application est utilisée sur les cinq continents et la promotrice ne cache pas sa joie. « Nous avons des statistiques qui nous révèlent que Notre application a été téléchargée au Nigeria, en Afrique du Sud, au Kenya, en Ouganda, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie… C’est un accès mondial ! », se réjouit-elle.

    Depuis sa création en 2015, l’entreprise Zenafri  Limited spécialisée dans le développement des jeux et applications à vocation éducationnelle pour les enfants et familles africaines a déjà mis sur le marché trois jeux. Il s’agit de AfroTalez, First Words et Teseem. Ces jeux apprennent essentiellement aux utilisateurs, leur langue maternelle ainsi que l’anglais. Les applications permettent également aux utilisateurs de connaitre les contes traditionnels africains.

    « L’enseignement de qualité est très coûteux au Nigéria et certains enfants n’y ont donc pas accès. L’éducation est très difficile. Ce que nous essayons de faire, c’est d’utiliser des applications mobiles pour les smartphones. Les familles peuvent les télécharger pour apprendre les mots de base dans leur langue locale ainsi que dans la langue anglaise », explique Zenafri.

    Avec sa startup, Elizabeth Kperrun a remporté le programme 54 de  Women In Africa (WIA) Initiative. Elle a également reçu le prix de l’éducation lors du second Sommet mondial de WIA, à Marrakech, en septembre 2018. Elizabeth Kperrun vient de remporter en mai 2019, le « Prix Initiative » lors de la troisième édition de l’AFD Digital Challenge.

    Elizabeth Kperrun (32 ans) est diplômée en communication, en gestion des affaires et en entrepreneuriat.

  • Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Lauréate du prix de la meilleure interprétation au Fespaco avec le film  «  L’Œil du cyclone » de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye est la seule africaine, membre du jury de la 72ème édition du Festival de Cannes présidé par le réalisateur et producteur mexicain Alejandro González Iñarritu.

    Fille d’un père sénégalais et d’une mère nigériane, Maimouna N’Diaye  a vu le jour à Paris (France). Elle grandit en Guinée et poursuit ses études en France où elle obtint son diplôme d’Etude théâtrale.   En 1992, elle joue son premier grand rôle dans La Chasse aux papillons sous la direction de du cinéaste géorgien Otar Iosseliani. En 1996 Maimouna N’Diaye   prêtera sa voix à Karaba la sorcière dans  le long métrage animé à succès Kirikou du réalisateur Michel Ocelot .

    De retour en Afrique, Maimouna N’Diaye    s’installe en Côte d’Ivoire où elle intègre la troupe de théâtre Ymako Teatri. Femme à multiples casquettes, Maimouna N’Diaye     est également réalisatrice de plusieurs films documentaires dont Warbassanga et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009. Elle évoque dans ses productions des maux dont souffre sa communauté notamment, les violences faites aux femmes et le sort réservé aux personnes atteintes de troubles mentaux.

    Maimouna N’Diaye    a joué dans une quarantaine de films courts et longs métrages.  Que se soit dans « Bol d’amour » de Jacques Trabi (2001), « Jardin en automne » (2005) d’Ottar Iosseliani ou encore « Une femme pas comme les autres » de Abdoulaye Dao (2008), Maimouna N’Diaye   incarne avec perfection ses personnages.

    En 2015, Maimouna N’Diaye    joue le rôle d’une jeune avocate commise  pour juger Fargass Assandé qui incarnait un détenu accusé de plusieurs crimes. Le film « l’œil du cyclone » a glané plusieurs récompenses.  Maimouna N’Diaye     et Fargass Assandé ont respectivement été distingués, « Meilleure interprétation féminine » et «  meilleure interprétation masculine » au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).

    « C’est une grande reconnaissance pour moi et pour mon travail et je dédie ce trophée à toutes les femmes, à toutes les comédiennes », avait déclaré l’actrice panafricaine.

  • Direxiona: apprendre à conduire en Egypte sans être harcelée, c’est possible !!!

    Direxiona: apprendre à conduire en Egypte sans être harcelée, c’est possible !!!

    En 2017, un rapport de la fondation Thomson Reuters classait Caire, la capitale égyptienne à la tête des villes les plus dangereuses au monde pour les femmes.  Bien avant ce rapport, plusieurs organisations de la société civile dénonçaient régulièrement les actes de violences sexuelles exercés sur les femmes en Egypte.  Les Egyptiennes se sentent ainsi de moins en moins en sécurité dans les transports publics  ou dans  des voitures seules avec des personnes de sexe opposé.  La journaliste économique Nayrouz Talaat a lancé en 2016 Direxiona,  une plateforme web qui met en contact, les monitrices et les femmes qui souhaitent apprendre la conduite. Les premiers résultats sont encourageants.

    Pour éviter d’être victimes de harcèlement ou de toutes autres formes de violences sexuelles, plusieurs femmes préfèrent se déplacer en compagnie d’un proche ou d’un membre de la famille. Les femmes se retrouvent ainsi dans une situation de dépendance permanente.

    Avec Direxiona elles peuvent se retrouver seules dans la cabine d’une voiture sans risque de se faire violer. Et elles sont nombreuses à saisir l’opportunité. La plateforme a permis à 150  femmes d’apprendre à conduire. Direxiona enregistre plus de 10 000 séances de conduite et compte dépasser le cap des 50 000 avant la fin de l’année 2019.

    Toutefois, Direxiona ne prône pas la ségrégation sexuelle. Selon Nayrouz Talaat, l’objectif principal de la plateforme est de mettre en contacts les personnes qui désirent apprendre la conduite avec des moniteurs sûrs. «Je pense que rien ne peut être fait sans la coopération des deux sexes», explique-t-elle.

    Direxiona fait partie des 5 projets lauréats de la troisième édition de l’AFD Digital Challenge. Initié par l’Agence France Developpement, la compétition vise à soutenir et encourager les solutions imaginées en faveur des femmes en Afrique. « En utilisant le numérique comme levier de développement, ces initiatives répondent au besoin d’inclusion des femmes dans la société et dans l’économie, ainsi qu’aux enjeux de réduction des inégalités de genre » peut-on lire sur le site de l’AFD.

  • Des couveuses fabriquées au Cameroun pour sauver des nouveau-nés prématurés

    Des couveuses fabriquées au Cameroun pour sauver des nouveau-nés prématurés

    L’Agence Universitaire pour l’Innovation (AUI) basée au Cameroun,  s’est lancée dans la fabrication sur place de couveuses néonatales avec des matières achetées et/ou fabriquées au Cameroun. Dans un pays en manque de couveuses pour sauver les enfants prématurés ( 100 couveuses pour plus de 7 000 établissements de santé), l’invention de l’AUI se présente comme une des solutions pour la réduction du taux de décès des nouveau-nés. La découverte fait partie des cinq projets récompensés lors de  la troisième édition de  l’AFD Digital Challenge. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 09 mai 2019 à Paris (France).

    La couveuse AUI  fabriquée par l’Agence Universitaire pour l’Innovation est dotée de cartes électroniques adaptées aux variations de tensions et autres problèmes électriques souvent constatés au Cameroun.  Même si à première vue, la machine semble une fabrication artisanale, il convient de lui reconnaitre  l’incorporation des technologies modernes. La couveuse AUI  fournit à distance via une application mobile des informations relatives à la température, à l’humidité et autres détails de l’appareil.

    « Notre couveuse peut être assistée à distance. Elle communique avec le personnel de santé en charge de l’enfant. En cas de problème sur la couveuse, un message est envoyé  au médecin », explique le chef technicien de l’Agence Universitaire pour l’Innovation, Serge Njidjou.

    La nouvelle version de couveuse AUI permettra aux parents d’avoir à distance les images de leur bébé depuis la couveuse via une plateforme web.

    L’invention a reçu le prix Initiative de  l’AFD Digital Challenge. La startup bénéficiera ainsi d’une enveloppe financière de 15000 euros. En février 2018, elle avait décroché le Prix du chef de l’Etat pour l’innovation

    Comme la majorité des projets innovants développés en Afrique subsaharienne, la couveuse AUI aura pour prochain défi, son industrialisation. Pour cela, il faudra mobiliser d’importants moyens financiers pour une production en série des appareils. Ceci permettra de réduire le prix d’achat des couveuses.

  • Qui est Phillipine Mtikitiki : la nouvelle DG de Coca Cola Afrique de l’Est et Centrale ?

    Qui est Phillipine Mtikitiki : la nouvelle DG de Coca Cola Afrique de l’Est et Centrale ?

    La sud-africaine Phillipine Mtikitiki sera à partir du 1er juin 2019, la nouvelle Directrice Générale de Coca-Cola Afrique de l’Est et centrale. Elle remplace à ce poste  Ahmed Rady. La première femme à occuper ces hautes fonctions au sein de Coca Cola en Afrique de l’Est et centrale sera basée au Kenya (Nairobi).

    «Je suis très heureux d’annoncer le nouveau rôle de Phillipine. Grâce à l’expertise et aux résultats de Phillipine, je suis confiant que son leadership mènera l’entreprise vers de nouveaux sommets dans cette région riche en opportunités et en croissance « , a déclaré Bruno Pietracci, président de Coca-Cola pour l’Afrique australe et orientale.

    Phillipine Mtikitiki connait bien la maison Coca Cola en Afrique de l’Est et  centrale. Elle a intégré la compagnie en 1998 comme  « Graduate associate » à l’issue d’un programme  universitaire.  Selon le site africanshapers.com, elle  a travaillé au sein de la business unit et des entreprises d’embouteillage en Afrique du Sud dans des fonctions et des rôles à responsabilité.

    Avant sa nomination comme Directrice générale de Coca-Cola Afrique de l’Est et centrale, Phillipine Mtikitiki était directrice de Coca-Cola’s Southern & East Africa Business Unit (SEABU-Afrique australe et orientale). Sa zone d’intervention couvrait  le Mozambique, la Namibie, le Botswana et la  Zambie.

    Diplômée  en administration des affaires (MBA) de la Henley Business School, Phillipine Mtikitiki est également titulaire d’un bachelor en administration des affaires et d’un autre Bachelor spécialisé en économie de l’université de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud).

  • Cosmas Maduka : l’autodidacte, patron d’un des plus grands concessionnaires du Nigéria

    Cosmas Maduka : l’autodidacte, patron d’un des plus grands concessionnaires du Nigéria

    L’histoire de Cosmas Maduka fascine les entrepreneurs. Issu d’une famille nigériane modeste, le PDG de la COSCHARIS a connu une enfance difficile. A l’âge de 4 ans, il perd son père et se retrouve en apprentissage chez oncle. Ce dernier l’autorise à dormir dans le magasin. En contrepartie, il exécute toutes les corvées de l’atelier.
    Sa vie bascule à nouveau le jour où il prend la mauvaise décision de fermer l’atelier de son oncle pour participer à une retraite à l’église. Furieux, l’oncle le chasse de l’atelier et lui remet un dollar.

    Cosmas Maduka s’associe avec son frère et ils investissent dans la vente de pièces détachés. La collaboration a été de courte durée. Les deux personnes ne s’entendent par sur la gestion de leur business. Maduka décide alors de faire cavalier seul toujours dans la vente de pièce détachées. Il rencontre plusieurs difficultés et se retrouve finalement avec une balance à la main entrain de faire le porte à porte pour prendre le poids de ses clients contre quelques pièces.

    Avec les économies réalisées, Cosmas Maduka crée COSCHARIS qui au départ était une entreprise de vente de pièce détachées pour moto. Selon Forbes, sa société vend aujourd’hui plus de 400 voitures par mois, dont les prix s’élèvent à environ 150 millions de nairas (420 000 dollars). Son parc de luxe comprend des voitures de marque comme Rolls-Royce, BMW, Jaguar, Range Rover et Ford.

    Sur le marché des TIC Cosmas Maduka a créé COSCHARIS Technologies Limited et se positionne en challenger. Il a développé des partenariats avec HP, Microsoft et Lenovo,
    Cosmas Maduka s’inspire beaucoup de la culture japonaise. « À partir du début des années 80, je me rendais au Japon pour affaires et même après cela, j’y passais un peu plus de temps pour admirer leur culture et leur mode de vie qui m’influencent beaucoup », a-t-il confié à Forbes Afrique.

  • Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    C’est confirmé. Genevieve Nnaji est excellente aussi bien sur scène que derrière la caméra. L’actrice et réalisatrice nigériane a signé en avril avec Netflix pour un montant de 3,8 millions de dollars. Le géant du streaming et de la vidéo à la demande devient le distributeur du film « Lionheart » de la Nigériane.
    Fille d’un père ingénieur et d’une mère enseignante, Genevieve Nnaji a fait ses études primaires et secondaires à Methodist Girls College Yaba. Elle entame ses études supérieures à l’Université de Lagos où elle s’intéresse au cinéma.

    Genevieve Nnaji décroche son premier rôle à 19 ans. C’était dans le film « Most Wanted ». Elle devient rapidement l’un des acteurs influents de Nollywood et joue dans « Last Party », « Mark of the Beast » et dans 80 autres films.

    Devenue l’une des actrices les mieux payées dans l’industrie cinématographique nigériane, Genevieve Nnaji a remporté plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de l’année 2001 aux « City People Awards », et celui de la meilleure actrice aux Africa Movie Academy Awards (AMAA) en 2005.

    En 2018, elle a réalisé « Lionheart », un long métrage qui retrace les aventures de Adaeze, une femme chef d’entreprise qui reprend la société de son père malade avec l’aide de son oncle. Dans ce film, figurent plusieurs grands noms du cinéma nigérian comme Nkem Owoh , Pete Edochie et bien évidemment Genevieve Nnaji.
    La star nigériane a également fait une virée dans l’univers musical en 2004 en sortant son premier album « One Logologo Line », un mélange de Hip hop et des musiques urbaines. Genevieve Nnaji est depuis 2008 propriétaire de la marque de vêtement « St Genevieve ».

  • Jeanine Mabunda : première femme élue présidente de l’Assemblée Nationale en RDC

    Jeanine Mabunda : première femme élue présidente de l’Assemblée Nationale en RDC

    Avant d’entamer sa carrière politique, Jeannine Mabunda Lioko a passé la majeure partie de sa vie professionnelle dans le monde de la finance. La première femme élue présidente de l’Assemblée Nationale de la RD Congo avait occupé plusieurs postes de responsabilité dans diverses banques au Congo.
    Diplomée en droit et détentrice d’une licence en sciences commerciales de l’Institut catholique des hautes études commerciales (ICHEC), Jeannine Mabunda Lioko a débuté sa carrière à Citibank Congo comme account officer, chargée des relations avec les grands comptes et analyste crédit en 1988.

    En 1997, elle devint conseillère au cabinet du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC). En 2002, elle fut nommée administratrice-déléguée générale (ADG) du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) avant de faire son entrée au gouvernement le 05 février 2007. Elle occupe le portefeuille du ministre d’Etat, chargée de la réforme des entreprises publiques. L’ancien président Congolais Joseph Kabila avait décidé de faire de Jeannine Mabunda Lioko sa conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles en 2012. Ce poste qui sortait totalement des compétences de Lioko était sensible car plusieurs organisations dénonçaient régulièrement des actes de violences sexuelles sur les minieurs en RD Congo.

    La député de la circonscription de Bumba depuis 2011 est la première femme élue président de l’Assemblée Nationale. Elle succède depuis le 24 avril 2019 à Aubin Minaku. Elle n’est cependant pas la toute première femme présidente de l’Assemblée Nationale. Avant elle, Philomène Omatuku avait été nommée à ce poste par intérim