Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Macron veut créer 450 millions d’emplois en Afrique

    Macron veut créer 450 millions d’emplois en Afrique

    Le Chef d’Etat français, Emmanuel Macron, en tournée africaine, a prononcé un discours devant des étudiants burkinabés ce mardi. De la situation libyenne à aux questions sur l’éducation des jeunes filles, Macron n’a pas oublié l’un des piliers considérés comme fondamental pour le développement de l’Afrique : l’entrepreneuriat.

    C’est face à quelque 800 étudiants burkinabés issus de différentes universités que Emmanuel Macron a prononcé son premier discours à l’endroit des Africains. Pour une allocution de plus de 1 h 40 min, les sujets abordés ont été divers. Si le discours du président français a évidemment été axé sur la jeunesse africaine, principalement celle Burkinabé qu’il a saluée pour ses luttes pour la démocratie, en faisant cas de la révolution de 2014, Emmanuel Macron a aussi parlé de l’entrepreneuriat.

    « Le changement, le renouveau générationnel sur un continent dont 70 % a moins de 30 ans. C’est n’est pas une option, c’est une loi mathématique » a déclamé le jeune Président français.

    « Je serai au côté de ceux qui font le choix de la responsabilité et pas celui du déni » a laissé entendre le président français, et d’ajouter ensuite « partout où j’aurais de tels partenaires, je travaillerai avec eux sans calcul. La France ne se privera pas d’un lien avec la jeunesse. »

    450 millions d’emplois

    En effet, Emmanuel Macron a annoncé, pour dit-il faciliter l’innovation en Afrique, la création d’un fonds d’un milliard d’euros pour aider le continent à créer 450 millions d’emplois d’ici 2025.

    « Ce fonds que nous allons créer permettra de faire même plus qu’un milliard d’euros, multiplier par dix cet objectif pour avoir une enveloppe qui permettra de financer des projets, des entrepreneurs africains dans les domaines du numérique, de l’agriculture » a principalement exprimé celui qui a eu par après des échanges directs avec les étudiants.

    Mais le Chef d’Etat français qui croit que la croissance du monde se jouera en Afrique ne s’est pas arrêté sur ce volet. Il a également fait d’autres annonces bien accueillies par l’auditoire. Pour le président Macron, la France n’investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement. « Elle n’investira plus pour que des grands groupes participent à des opérations de corruption organisée ». Selon celui, les investissements qui seront désormais faits en Afrique devraient directement bénéficier à la jeunesse.

    Macron a aussi informé d’une saison des cultures africaines en France en 2020 pour, dit-il, aider au parachèvement d’une histoire d’Afrique écrite par les Africains.

    Aussi, a-t-il dit, en vue des Jeux olympiques de 2024 qui se tiendront à Paris, un plan d’envergure européenne sera en mis en œuvre pour permettre « aux sportifs africains de venir s’installer en France et avoir les meilleures installations ». Avant d’ajouter, « j’aimerais que les sportifs africains disposent aussi d’installations durables.

    Toutefois, Macron a aussi émis le vœu de voir les Africains diplômés en France de revenir pour relever les défis du continent. Le président a aussi annoncé des investissements dans le domaine de l’éducation en Afrique, tout comme des bourses d’études qu’il a promises, avec un accent particulier sur les jeunes filles. Une annonce longuement applaudie par les étudiants.

  • Mugabe a versé les larmes avant de signer sa lettre [Reuters]

    Mugabe a versé les larmes avant de signer sa lettre [Reuters]

    Lorsque Robert Mugabe signait sa démission le 21 novembre après quelques jours de détentions et de pressions de la part de l’armée, le geste n’a pas été sans émotion. Selon un prêtre à Hararé proche du président Mugabe, le vieil homme de 93 ans aurait même versé quelques larmes.

    Robert Mugabe a connu une fin tout sauf dramatique. Les 37 années passées à la tête de l’État zimbabwéen lui sera désormais nostalgique. Le père Fidelis Mukonori, un prêtre jésuite et ami proche de Mugabe a témoigné des derniers moments et la signature de la démission par l’ancien président Mugabe.

     LIRE AUSSI: Grace Mugabe: la reine du shopping qui a voulu gouverner

    Selon ce prêtre qui s’est confié à un journal local, le président Robert Mugabe s’était en un premier temps déclaré « soulagé » lorsqu’il a accepté de quitter son poste de président du Zimbabwe sous la pression de l’armée et de son parti, le Zanu PF. Ensuite, Robert Mugabe aurait pleuré et déploré la trahison par des lieutenants proches de lui. « Les gens sont des caméléons », aurait affirmé celui à qui sont attribuées les citations les plus grotesques sur la toile. Sa lettre de démission signée a été lue mardi, alors que le parlement a entendu une motion pour le destituer.

    « Quand il a terminé sa signature, son visage a simplement brillé, pas de larmes à moins qu’il y ait des anges pleurant quelque part », a ironisé Mukonori. « Pour moi, c’était un signe qu’il acceptait que “ah c’est fait”, il est soulagé, pas qu’il soit lésé, mais soulagé, » a-t-il ajouté.

    Selon toujours ce prêtre jésuite, Mugabe a réalisé que la fin était proche quand il avait vu environ 60 000 Zimbabwéens protester et exiger qu’il démissionne. Le président de 93 ans a finalement accepté la défaite seulement après avoir été limogé par son parti ZANU-PF et confronté à « ‘l’ignominie »’ de la destitutio

     LIRE AUSSI:  Wikileaks révèle comment les USA ont évincé Robert Mugabe

    Des sources ont déclaré que Mugabe était provocant quand il a rencontré les hauts gradés de l’armée le 16 novembre, ce qui était le début d’un affrontement de cinq jours. Selon Mukonori, Mugabe aurait voulu une transition graduelle et sans heurt du pouvoir à Mnangagwa, qu’il avait limogé, un plan finalement contrecarré par le fait que Mnangagwa ne soit pas revenu immédiatement d’exil en Afrique du Sud.

    Zimbabwe nouveau

    Lors de sa cérémonie de prestation de serment, Mnangagwa a déclaré qu’il appréciait la démocratie, la tolérance et la primauté du droit et qu’il s’attaquerait à la corruption. Il a également exhorté les citoyens à ne pas entreprendre de « vengeance ». Toutefois, le nouveau gouvernement est déjà prêt à traduire en justice certains des proches de Mugabe et de sa femme. L’ancien ministre des Finances, Ignatius Chombo, a déjà affronté des magistrats samedi pour des accusations de corruption. Il n’a pas plaidé coupable.

    En effet, la chute de Mugabe après 37 années au pouvoir a été stimulée par une bataille pour lui succéder qui a opposé son ancien bras droit Emmerson Mnangagwa, qui l’avait soutenu pendant 52 ans, et l’épouse de Mugabe, Grace, qui a 52 ans.

  • A la découverte de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique

    A la découverte de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique

    Les brasseurs de bières artisanales ont le vent en poupe en Afrique du Sud. Ils tentent de conquérir avec des techniques de fabrication un marché occupé en grande partie par des brasseries industrielles.

    En Afrique du Sud, une révolution s’opère dans la fabrication de bière artisanale. En dix ans, le nombre de fabricants de bières douces et de bières de blé a augmenté. « Plusieurs brasseurs préparent désormais leurs propres bières avec des techniques spéciales », révèle un ancien maître brasseur installé à Pretoria.

    Ce dernier qui compte une trentaine d’années dans le métier a formé près de vingt brasseurs qui préfèrent aujourd’hui fabriquer de la bière artisanale. Dans le pays le nombre de brasseries sud-africaines s’accroît et on compte désormais près de deux cents fabricants de bière artisanale alors qu’on « enregistrait que six en 2007 ».

    Parmi la nouvelle génération de brasseurs de bière noirs figure Phumelelo Marali considéré comme la figure de proue de cette révolution. En 2010, Phumelelo Marali a appris à brasser de la bière grâce au soutien de Lex Mitchell, un maître brasseur sud-africain. Sept ans après, l’entrepreneur est à la tête de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique.

    C’est à Johannesburg à l’aéroport international de Tambo que Phumelelo Marali fait montre de sa connaissance. « Toute la préparation de la bière est fait ici. Nous permettons à nos clients de voir le processus », explique le fondateur de Airport Craft Brewers. Le nombre des clients de la brasserie a considérablement augmenté depuis sa création. Phumelelo Marali brasse désormais chaque semaine près de 20 000 litres de bière. « Il nous faut satisfaire une clientèle composée de plusieurs nationalités », précise-t-il.

    La qualité pour mieux concurrencer

    À part Phumelelo Marali, d’autres brasseurs sud-africains qui se sont lancés sur le marché de la bière artisanale comptent augmenter leur volume de production. Alors que certains envisagent brasser jusqu’à 100 000 litres de bière par mois, d’autres misent déjà sur l’exportation. C’est le cas de Luca Tooley, 28 ans, fondateur de la brasserie Zwakala basée au nord-est du pays dans la province du Limpopo.

    « Nous allons exporter vers les États-Unis », confie le jeune brasseur. En attendant, Luca Tooley a déjà signé un contrat avec l’entreprise sud-africaine de la restauration Nando’s. « Ils vont proposer nos bières dans leurs restaurants américains », explique le chef de la brasserie Zwakala.

    Même si depuis 2010, les brasseurs ont vu leurs ventes triplées, les bières artisanales représentent seulement moins de 5 % des bières vendues dans le pays. Il s’agit désormais pour eux d’occuper dans les cinq prochaines années 10 % des bières vendues sur le marché. Mais également de vendre dans la sous-région, notamment au Zimbabwe et en Zambie.

    La trentaine dépassée, Tsikwe Molobye est aussi brasseur. Il prévoit lancer une bière destinée à « la population noire aisée du pays. Selon de nombreux industriels, l’émergence de la classe moyenne devrait étendre le marché de la bière artisanale en Afrique du sud et dans les autres pays de l’Afrique australe ».

    Malgré tout, la qualité n’est pas toujours de mise et certaines brasseries ont déjà été critiquées pour les bières fabriquées. Lucy Corne qui est blogueuse a déjà écrit des chroniques sur la plupart des bières qu’il a testées. Ce qui est sûr, « je ne dépenserai pas mon argent sur les productions de plus de cinquante brasseries parmi les 200 que compte l’Afrique du Sud », prévient-elle.

    Outre les critiques sur la qualité de leur production, les brasseries artisanales font désormais face à une rude concurrence des brasseries industrielles. Il y a quelques mois, le Néerlandais Heineken a acquis Soweto Gold, l’une des bières artisanales les plus vendues du pays. Quant à la South African Breweries (SAB), la brasserie nationale, elle a dorénavant développé sa propre ligne artisanale.

  • IrokoTV: la Netflix africaine qui accroche tout un continent

    IrokoTV: la Netflix africaine qui accroche tout un continent

    Sept ans après sa création, la plateforme de vidéo à la demande s’étend sur le continent avec des programmes disponibles en téléchargement sur téléphone. Retour sur comment IrokoTV a construit son succès grâce à son fondateur Jason Njoku.

    Ce sont des millions de visiteurs qu’IrokoTV enregistre chaque mois depuis plusieurs années. La plateforme qui compte plus de 5000 films a été pensée par Jason Njoku. Diplômé en chimie, celui qui a voulu se faire un nom en Grande-Bretagne a fini par retourner dans son pays natal. C’est au Nigéria que Jason Njoku sera confronté à d’autres difficultés, notamment le manque de moyens financiers. Toutefois, l’entrepreneur réussit en 2010 à entrer en contact avec des professionnels du monde du cinéma dans son pays. Des relations se tissent alors entre des producteurs de films locaux et l’entrepreneur.

    C’est grâce à l’appui de quelques partenaires financiers comme son « ami Bastien Gotter » que Jason Njoku achète des droits de contenu pour IrokoTV qui succède à sa chaîne Youtube Nollywoodlove. Depuis sa création, la plateforme s’est spécialisée dans le divertissement mobile apprécié de plus en plus sur le continent. Mais également, IrokoTV propose à ses utilisateurs de la télévision sur internet. C’est sur cette offre que la plateforme a construit sa popularité et augmenté le nombre de ses utilisateurs. IrokoTV propose un grand nombre de films africains Nollywood.

    Des programmes en téléchargement sur téléphone

    Dans l’évolution de sa startup, Jason Njoku a pu compter sur des partenariats d’affaires et les sociétés de capital-risque. En sept ans, la startup nigériane a connu une ascension fulgurante. IrokoTV s’est imposée dans le divertissement mobile et dans la télévision sur Internet. Au point où pour le moment son fondateur trouve « les réalisations satisfaisantes ». En effet, depuis 2010, IrokoTV a attiré près de 40 millions de dollars en financement d’investissement auprès d’investisseurs étrangers, principalement des investisseurs en capital de risque, selon Jason Njoku. Parmi les investisseurs de la jeune startup, on peut citer la société américaine Tiger Global et l’investisseur suédois Investment AB Kinnevik.

    Il y a un an, le Nigéria a réussi à lever pour le compte de IrokoTV 19 millions de dollars. Objectif, étendre ses activités dans les pays francophones et conquérir un marché encore inoccupé dans certains pays. Et le moins qu’on puisse dire est que le pari est réussi. De plus en plus de contenus africains sont diffusés. Comme c’est le cas dans la sous-région ouest-africaine où grâce à un contrat signé avec Canal+ la visibilité de la plateforme s’est accrue avec des films nigérians sous-titrés en français. Dans d’autres régions du continent, les films sont sous-titrés en swahili et en zoulou. Les populations bénéficient désormais des programmes de IrokoTV disponibles en téléchargement sur une application mobile et accessible sur téléphone et sur une tablette. Cette application a été lancée en 2015 au prix de 500 nairas par mois. Les abonnés africains de la chaîne cryptée française ont considérablement augmenté et sont aujourd’hui estimés à plus de deux millions.

    Mieux, « nous avons mis en place des kiosques connectés pour faciliter des téléchargements aux abonnés », explique Jason Njoku. Surnommée « Netflix of Africa » par le magazine Forbes, IrokoTV occupe depuis quelques années le marché africain toujours convoité par le géant américain de la vidéo à la demande. À ce jour, de nombreux spécialistes de cinéma et de la télé web considèrent IrokoTv comme « un projet bien pensé ». Ils prédisent encore des succès pour ce qu’ils estiment être « une plateforme bien établie ».

     

     

     

     

  • Ouganda: la technologie réduit la mortalité infantile

    Ouganda: la technologie réduit la mortalité infantile

    En Afrique, la consultation prénatale est un processus souvent négligé par des femmes enceintes, surtout dans les zones rurales. Pour emmener les femmes à s’intéresser à cette pratique médicalement importante, Bridge to Health montre des images d’échographie aux femmes enceintes.

    Dans les zones rurales, certaines femmes ne mesurent pas l’importance de se rendre dans une clinique avant d’accoucher. Beaucoup estiment que la consultation des guérisseurs traditionnels est largement suffisante. Pendant la grossesse, les femmes devraient recevoir en moyenne des soins de santé 8 fois, selon l’OMS.

    Faire entrer les femmes dans les soins médicaux lorsqu’elles ne sont enceintes que de quelques mois est une priorité pour les responsables de la santé publique, car de simples interventions sauvent souvent la vie de la mère et de l’enfant.

    Bridge to Health au front

    Une étude de Bridge to Health Medical et Dental a mis en application le dispositif dans les hautes terres du sud-ouest de l’Ouganda en 2014. Cette étude, publiée par PLOS One cette année, a révélé que quand les médecins installent des cliniques temporaires dans les villages ruraux, six fois plus de femmes enceintes visitent lorsque des échosondeurs gratuits sont annoncés.

    Désormais, un groupe de médecins canadiens est à l’avant-garde de ce qui semble être un moyen très efficace d’inciter les femmes enceintes en zones rurales à visiter des cliniques bien avant leurs dates d’échéance. C’est ainsi que dans le sud-ouest de l’Ouganda, un technicien de Bridge to Health, une organisation caritative médicale canadienne, avec une échographe parcourent les villages.

    Ils offrent aux femmes enceintes des aperçus de leurs fœtus pour les encourager à se faire examiner. « C’est magique de pouvoir regarder votre bébé à naître », a déclaré le Dr Michael S. Silverman, spécialiste des maladies infectieuses à la Western University de London, au Canada, et coauteur de l’étude.

    Selon l’organisation Bridge to Health, le traitement précoce du VIH, de la syphilis et de l’hypertension artérielle, ainsi que des vaccins comme le tétanos et des vitamines comme l’acide folique, peuvent faire d’énormes différences dans la survie de la mère et du bébé à la naissance.

    Les dispositifs de l’étude ont coûté entre 2 500 et 10 000 dollars, a déclaré le Dr William Cherniak, directeur exécutif de Bridge to Health et autre co-auteur. Ils sont alimentés par batterie, font 40 balayages par charge. Le groupe espère tester de nouveaux des scanners peu coûteux qui se branchent directement sur les smartphones ; Ainsi, le technicien peut voir le fœtus sur le téléphone et transmettre l’image à un radiologue n’importe où dans le monde, a déclaré le Dr Cherniak. En réalité, jusqu’ici les femmes de l’étude ne pouvaient voir leurs fœtus que sur des moniteurs, mais Bridge to Health a depuis ajouté une imprimante pour que les femmes puissent prendre des photos à la maison.

    « Nous avons même diagnostiqué une appendicite aiguë chez une femme âgée qui est arrivée même si elle n’était pas enceinte », a déclaré le Dr Cherniak. « Ces machines ont beaucoup d’utilisations » se satisfait-il, en espérant ajouter très bientôt des améliorations.

  • Libéria: des fantômes hantent le palais de la présidence

    Libéria: des fantômes hantent le palais de la présidence

    Au Libéria, les travaux pour le réaménagement du Manoir, la présidence du pays, vont bon train. Sauf que cette bâtisse qui accueille les Chefs d’États libériens semble hantée.

    Si au Libéria, la présidente Ellen Johnson Sirleaf semble finir son mandant indemne, elle est consciente que son cas est une exception. Selon bon nombre de citoyens, cette exception est justifiée par son refus de dormir au Manoir, excepté quelques nuits après son investiture en 2006.

    Ensuite, quelques jours plus tard, Mme Sirleaf s’était retournée chez elle sous prétexte que l’endroit devait être décoré à nouveau avant qu’elle puisse y emménager. En effet, compte tenu de l’histoire du bâtiment, peu de Libériens reprochent à Mme Sirleaf de n’y avoir pas vécu. Durant tout son mandat, elle s’était logée dans une villa au bord de la mer dans le quartier du marché aux poissons de Monrovia, où elle peut faire sa nage dans sa piscine en paix.

    Secret de polichinelle

    Monrovia, n’importe quel Libérien le sait et le dit. Le Manoir est hanté. Pour preuve, aucun président ayant séjourné dans ce bâtiment pendant une période prolongée n’en est ressorti sain et sauf. Si Charles Taylor y a emménagé sans y perdre la vie, il y fut tout de même attaqué en 1996. Selon les dire, les esprits errent dans les couloirs du bâtiment, tandis que les « applaudissements des fantômes » peuvent être entendus tard dans la nuit, comme à la fin d’un discours, rapportent les gardes de sécurité.

    Les proches amis et associés de Mme Sirleaf disent qu’elle était consternée par ce qui l’avait rencontrée lorsqu’elle est arrivée dans l’immeuble. Dans la chambre principale qui abritait ses prédécesseurs, les fenêtres avaient été peintes en noir. Idem pour les fenêtres de la petite salle familiale. Le long couloir effrayant où l’ancien président William Richard Tolbert a été tué était bien encore long et glauque.

    Les murs de la salle de bain principale étaient tous des miroirs. Un salon circulaire à l’étage inférieur des quartiers résidentiels était taché de sang sur les murs et le tapis. Le plafond de ce qui devait être le bureau de Mme Sirleaf était peint avec des anges au visage sombre de Jésus-Christ.

    Quand Mme Sirleaf a demandé que les anges et Jésus soient enlevés, les ouvriers superstitieux ont refusé. La première femme-chef d’État du Liberia a ensuite discrètement demandé à d’autres de repeindre le plafond une nuit. Lors d’une récente interview, elle a refusé d’entrer dans les détails. « Il y avait des anges volants au plafond dans le bureau », a-t-elle dit. « Bien sûr, nous l’avons enlevé. »

    Quelques mois plus tard, un incendie que les autorités ont jugé électrique, mais que la plupart des gens croient être un incendie criminel, ravage le bâtiment. Douze ans et deux mandats présidentiels plus tard, la rénovation n’est toujours pas terminée. Lorsque le président George W. Bush est venu en visite en 2008, et a secoué son butin aux côtés de Mme Sirleaf à de la musique libérienne, ils l’ont fait sur le terrain du manoir, mais pas à l’intérieur. Selon les informations, la rénovation sera terminée dans deux ans, soit environ un tiers du mandat du prochain président.

    Histoire répétée

    C’est le président William Vacanarat Shadrach Tubman qui a fait construire l’endroit au début des années 1960. En 1964, il a emménagé pour sept années relativement paisibles, avant de mourir en 1971 à l’âge de 75 ans. Au Libéria où peu de personnes croient aux causes naturelles de la mort, beaucoup ont attribué le décès de M. Tubman à une prophétie de Wilhelmina Bryant-Dukuly, connue sous le nom de Mère Dukuly. Celle-ci avait publiquement averti le président qu’il allait mourir le jour où il laisserait un couteau le toucher. Le président n’avait pas accordé du crédit à cette prophétie et a autorisé des médecins à Londres à opérer sur lui pour un cancer de la prostate. Il est mort.

    Ensuite, c’était le président William Richard Tolbert. Après un bref règne de neuf ans, William Tolbert a été attaqué dans l’obscurité par des soldats de sa propre armée, menés par le sergent-major. Les assaillants ont tiré trois balles sur William Tolbert, puis ont arraché son œil droit et, finalement, l’ont éventré. Ils ont arrêté sa première dame, Victoria Tolbert, et les enfants puis exécuté les membres du cabinet du président.

    Selon certaines rumeurs à Monrovia, Samuel Doe qui a assuré la présidence et a élu domicile au manoir aurait des alligators dans le sous-sol nourris à la chair humaine. Samuel Doe s’était enfermé dans le manoir pendant des mois alors que les combats pour renverser son régime faisaient rage. Le 9 septembre 1990, le jour où il est sorti du manoir pour rendre visite à certaines troupes internationales de maintien de la paix, les forces de Prince Yormie Johnson ont frappé. Ils ont capturé Samuel Doe pendant un échange de tirs et l’ont emmené dans leur repaire. Celui-ci fut tué, après avoir été torturé.

    Après plusieurs années de guerre civile, en 1997, le chef milice Taylor fut élu président. Il s’était installé dans le manoir avant même d’être élu. En octobre 1996, il a payé le prix quand les assaillants se sont présentés pour essayer de le tuer. Sept de ses gardes du corps ont perdu et la vie Charles Taylor sera finalement reconnue coupable de crimes de guerre. Il purge sa peine de 50 ans dans une prison britannique.

    Actuellement, les équipes de construction continuent à travailler pour réparer le manoir pour le prochain président. Reste à savoir si celui aura le courage d’y séjourner.

  • Isizwe, le WiFi gratuit qui fait rêver toute Afrique

    Isizwe, le WiFi gratuit qui fait rêver toute Afrique

    Face aux coûts élevés des données mobiles, le projet Isizwe met à la disposition des municipalités sud-africaines un réseau de Wi-Fi gratuit.

    En Afrique, le taux de pénétration élevé du mobile se conjugue avec l’élévation des coûts des données dans la plupart des pays. Une situation qui empêche une bonne partie de la population de naviguer convenablement. En réalité la Banque mondiale estime que pour chaque pénétration de 10 % de l’accès à Internet, le PIB d’un pays augmente de 1,28 %.

    Dans certains pays, la téléphonie mobile n’est d’ailleurs pas accessible à une bonne partie de la population. En Afrique du Sud par exemple, l’achat des données mobiles n’est pas toujours chose aisée. Les données sont disponibles à des prix qui vont de 10 centimes à 2 rands. A l’heure où le pays subit encore des transformations numériques avec des services proposés par différentes startups, les populations de certaines régions se voient incapables de payer des données.

    Dans la plupart des cas, certaines régions restent en marge des services disponibles grâce à la connexion mobile. Le projet Isizwe initié par Alan Knott-Craig Jr, ancien PDG de Mxit, veut emmener les États à « considérer le Wi-Fi comme un service de base ». « L’accès à Internet devrait être un service essentiel, comme l’eau ou l’électricité. Et tout comme l’eau et l’électricité, il devrait être accessible à tous, peu importe les circonstances, » sont convaincus les porteurs du projet.

    Il s’agira de mettre à la disposition du continent de l’Internet sous la forme d’un Wi-Fi gratuit. Pour les responsables du projet, c’est un moyen alternatif de connecter les populations à Internet. « Isizwe permet de combler la fracture numérique et donne accès à internet, mais aussi accès à l’information, à l’empowerment, au reste du monde », explique Duduzile Mkhwanazi PDG de Isizwe.

    Un réseau gratuit et rapide

    « Notre rôle est de travailler avec l’État et de l’aider à déployer le Wi-Fi et offrir un accès à internet. Nous aidons notre pays », rappelle Duduzile Mkhwanazi. Isizwe vient combler les efforts du gouvernement sud-africain dans les télécommunications. Le projet est réalisé depuis 2013 dans la ville de Tshwane qui compte plus de 3 millions d’habitants. Plus de 1000 zones WiFi publiques ont été mises en place. Les écoles, les bibliothèques et les parcs ont été couverts par le réseau. Plus de 25 % de la population navigue désormais grâce à une connexion internet gratuite.

    En plus de permettre aux utilisateurs 500 Mo par jour sur Tshwane Free WiFi, Project Isizwe a développé un portail de contenu. Tobetsa est conçu pour donner aux utilisateurs l’accès à du contenu curé non plafonné. Ce contenu est axé sur l’éducation, le développement des compétences et l’emploi, et donne aux communautés locales le pouvoir d’accéder à l’information, à l’éducation et aux emplois en ligne, leur permettant de participer à l’économie comme jamais auparavant.

    Le coût du déploiement de la première phase de Isizwe à Tshwane a été payé par la municipalité. La phase 2 porte sur l’installation, l’exploitation et la maintenance de plus de 200 points d’accès (d’une capacité de 5 000 utilisateurs chacun) pendant trois ans. La municipalité va payer près de 53 millions de rands aux responsables du projet.

    L’avantage du projet et son déploiement réussi à Tshwane ont forcé l’admiration d’autres municipalités qui envisagent offrir les réseaux de Wi-Fi gratuit à leurs populations. Pour l’heure le projet n’est réalisé qu’en Afrique du Sud. D’autres pays anglophones de l’Afrique australe devraient tout de même en bénéficier. Viendra ensuite le tour d’autres municipalités africaines sur le continent.

     

  • Où sont passés Eto’o, Drogba, Kanouté, Essien et les autres ?

    Où sont passés Eto’o, Drogba, Kanouté, Essien et les autres ?

    Ils font partie des meilleurs de leur génération et ont marqué de leur empreinte l’histoire du football africain.

    Avec de carrières brillantes, ces talents africains n’évoluent plus dans les cinq majeurs européens et sont moins présents dans l’actualité sportive. D’autres parmi eux ont raccroché les crampons et se donnent à d’autres activités. Afrotribune vous donne des nouvelles de ces anciens internationaux du continent.

     Frederic Omar Kanouté

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    Depuis qu’il s’est retiré, l’ancien joueur de FC Séville envisage une reconversion en tant qu’entraîneur. En 2015, l’équipe jeune de FC Séville lui a été confiée. Il a d’ailleurs bouclé sa formation de Licence A. Le Ballon d’or africain 2007 est pressenti comme futur sélectionneur des Aigles du Mali. Selon les informations il devrait succéder à Alain Giresse qui a démissionné en février dernier.

    El Hadji Diouf

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    Il y a quinze ans, El Hadji Diouf illuminait de tout son talent la participation du Sénégal à la coupe du monde 2002. L’ancien joueur des Reds a depuis quitté les terrains. Celui qui a été deux fois ballon d’or africain et finaliste de la CAN 2002 profite de sa retraite à Dakar. Selon les informations, El Hadji Diouf est conseiller sportif du président Macky Sall et ambassadeur de bonne volonté du gouvernement sénégalais.

    Didier Drogba

    Image result for Didier DrogbaA 39 ans, celui qui a l’un des palmarès les plus attrayants joue désormais en deuxième division américaine. Didier Drogba, troisième meilleur buteur mondial de la décennie entre 2001-2010 (83 buts) est actuellement en contrat avec le club Phoenix dont il est copropriétaire. L’ancien joueur de Chelsea a indiqué il y a quelques semaines mettre un terme à sa carrière l’année prochaine. Drogba envisage se consacrer à ses multiples projets, notamment l’acquisition d’une franchise en MLS, la ligue américaine de football à l’horizon 2020. L’ancien joueur marseillais devrait également lancer sa marque de chaussure dénommée « JAD ». En novembre, Didier Drogba a fait partie des joueurs africains qui ont condamné « l’esclavage en Libye ».

    Samuel Eto’o

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    Quadruple ballon d’or africain, l’attaquant camerounais est le meilleur buteur de l’histoire de la coupe d’Afrique des nations. Samuel Eto’o qui a déjà évolué dans de nombreux grands clubs européens, notamment au FC Barcelone n’a pas encore arrêté sa carrière malgré son âge avancé (36 ans). L’ancien barcelonais évolue désormais en Turquie avec le club d’Antalyaspor. Souvent intéressé par les questions qui touchent au développement du continent, Samuel Eto’o s’était également indigné contre la vente de migrants africains en Libye.

    Michael Essien

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    L’ancien Black star continue de jouer loin de l’Europe où il a évolué dans des grands clubs comme Chelsea, le Real Madrid ou le Milan AC. A 34 ans, Michaël Essien, celui qui a été élu dans le onze type de la CAN 2008 évolue désormais au Persib Bandung, un club de première division indonésienne.

    Mido

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    C’est sans doute l’un des meilleurs talents de sa génération. Malgré son énorme potentiel, Mido n’a jamais réussi à confirmer durant sa carrière tout le bien qu’on pensait de lui. Sulfureux, l’Égyptien a évolué dans plusieurs clubs européens où il n’a pas fait fortes impressions. Désormais en retraite, l’ancien joueur de Marseille et de Tottenham intervient en tant que consultant sur certaines chaînes de son pays. Mido est surtout entraîneur du club Wadi Degla.

    Seydou Keita

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    Ancien capitaine emblématique des Aigles du Mali, Seydou Keita est le joueur le plus titré de l’histoire du football malien. Mais depuis quelques années, le milieu de terrain n’est plus visible sur les terrains européens. L’ancien joueur du FC Barcelone évolue désormais à El Jaish SC au Qatar et se dirige progressivement vers la fin de sa carrière.

    Mohamed Aboutrika

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    Mohamed Aboutrika est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football africain. L’Égyptien a dans sa carrière, remporté Coupes d’Afrique des nations (CAN) d’affilée. Il a également gagné cinq Ligues des champions et quatre super coupes d’Afrique. L’attaquant a également été sacré sept fois champion de son pays avec le Al Ahly. Celui qui a pris sa retraite internationale depuis 2013 reviendra-t-il en sélection ? La qualification de l’Égypte à la prochaine coupe du monde a fait naître dans le public sportif l’envie de « revoir Aboutrika reporter le maillot national ».

     

     

  • Coton: l’Afrique de l’Ouest exporte 95 % de sa production [Gand Angle]

    Coton: l’Afrique de l’Ouest exporte 95 % de sa production [Gand Angle]

    Malgré les hausses régulières de la production cotonnière, l’Afrique de l’Ouest n’arrive pas encore à combler le déficit de transformation au plan local.

    La production du coton augmente dans la sous-région ouest-africaine. Le secteur du coton et du textile concentre d’ailleurs près de 10 millions de producteurs et plus d’un million de salariés. Les pays producteurs rencontrent des difficultés, mais continuent de produire du coton bio. C’est le cas du Burkina Faso et du Mali qui sont les deux premiers producteurs de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont enregistré ces deux dernières années une hausse de leur production.

    Cela n’a pas toujours été le cas dans pays. Comme au Bénin où l’on a constaté de faibles rendements. Au cours de la même période, le Sénégal a quant à lui fait face à des problèmes d’accès aux semences, à de faibles précipitations. Les taux de rendement augmentent en Afrique de l’ouest, selon un expert de TextileExchange.

    Durant la campagne 2016/2017, les productions de la sous-région ont encore augmenté avec « une amélioration du rendement de chaque pays », ajoute l’expert. Avec de bonnes précipitations, les deux premiers producteurs ont enregistré des hausses respectives de 25 % et 26 % sur leur production. Mais il se pose un problème de transformation.

    Le Mali par exemple ne transforme que « 2 % de sa production, », admet Mohamed Aly Ag Ibrahim, ministre de l’Industrie. À cela s’ajoutent l’insuffisance d’usines et un déficit énergétique. Le constat est amer. En réalité, l’Afrique de l’Ouest ne compte désormais qu’une dizaine d’unités de transformation. En moins de vingt ans, plus de trente usines ont été fermées.

    Des pertes économiques

    Une étude réalisée par la BOAD avait indiqué que plus de 90 % du volume de production du coton est exporté pour transformation. Pourtant, selon plusieurs spécialistes du secteur, les pays de la région se développeraient s’ils parviennent à transformer au moins 20 % de leur production. Autant dire que l’Afrique de l’Ouest perd beaucoup. Sa faible transformation porte sur le filage, première étape de transformation du coton.

    « Nous ne maîtrisons pas encore le tissage, le tricot ou la confection », déplore un producteur burkinabé. Les États tentent en vain de corriger cette insuffisance. Il y a deux ans, les autorités sénégalaises ont dû rouvrir à Thiès l’usine NSFT-FTT. « Cela nous a coûté plus de 400 millions de FCFA. C’est grâce à une garantie du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) », explique une source du ministère de l’Agriculture.

    D’autres pays comme le Mali ont rouvert leurs usines, mais ont fini par les refermer faute de moyens. Un plan d’action régional de développement des entreprises de la filière coton-textile a d’ailleurs été pensé par les acteurs. Ce plan porte sur la transformation et la commercialisation des produits issus du coton. Le but est de permettre aux populations de la sous-région de bénéficier des retombées de la culture du coton.

    Les États membres de l’UEMOA ont même adopté un programme ambitieux qui devrait faciliter la transformation de 25 % de la production de coton de la sous-région. Le programme n’a pas fonctionné comme cela se doit. Sa mise en œuvre a été handicapée par des contraintes institutionnelles et financières. Le Burkina Faso a aussi adopté un document de planification stratégique pour soutenir les producteurs. Un appui a été aussi apporté à la libéralisation de la filière avec surtout la création d’un fonds de lissage et d’un fonds intrant.

    Augmenter la transformation locale

    Pour révolutionner le secteur, les États comptent développer des entreprises industrielles. Ces dernières vont s’occuper de la transformation et développer également des services de commercialisation compétitifs. La réorganisation de la production de l’or blanc passe aussi par le renforcement de la coopération entre les États. Les pays peuvent ainsi bénéficier des « complémentaires industries-artisanat et des économies d’échelle ».

    Il s’agit pour les pays de la sous-région d’avoir accès aux tissus écrus, au coton-fibre, aux fils de coton et d’autres produits textiles. Pour transformer localement de la fibre de coton, les pays producteurs comptent opérer des réformes dans le secteur sans impacter le revenu des producteurs. Cela va de la réduction du déficit de compétitivité à une décote sur le prix de cession du coton aux filatures de la zone UEMOA. « La transformation locale est plus que nécessaire. Les États doivent se donner les moyens », souligne un membre de l’Organisation professionnelle des industries cotonnières et textiles (Opict).

    Les pays de la région misent aussi la formation d’une main-d’œuvre qualifiée. « Il nous faut former les producteurs, mais également créer des centres de formation aux métiers du textile », concède le directeur d’une filature ivoirienne. Les pays producteurs comptent opérer ces réformes qui doivent développer le secteur et créer de milliers d’emplois. L’Organisation professionnelle des industries cotonnières et textiles prévoit en effet la création de 50 000 postes directs et 500 000 emplois indirects au sein de l’UEMOA.

     

  • Éperviers du Togo: la nouvelle vie des ténors du mondial 2006

    Éperviers du Togo: la nouvelle vie des ténors du mondial 2006

    Plus de dix ans après sa première participation à la coupe du monde, le Togo a baissé de niveau. Sur les six dernières CAN, les Éperviers en ont disputé deux. Le Togo a raté les coupes du monde de 2010 et 2014 et ne disputera pas Russie 2018. La sélection qui est désormais dirigée par le Français Claude Le Roy a entamé une reconstruction sur fond de résultats mitigés.

    De quoi rendre nostalgique le public sportif qui ne cesse de se rappeler les périodes de gloire de l’équipe nationale. À Lomé, la brillante qualification à la coupe du monde alimente encore les discussions. L’occasion de revenir sur ce que sont devenus quelques acteurs de la campagne 2006 en Allemagne. La sélection qui est désormais dirigée par le Français Claude Le Roy a entamé une reconstruction sur fond de résultats mitigés.

    Abalo Dosseh

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    Il a porté les maillots de l’équipe nationale à 67 reprises et a inscrit un but. L’ancien défenseur a surtout été le capitaine du Togo durant la coupe du monde 2006. Celui qui a joué à Amiens SC en France est devenu entraîneur. Abalo Dosseh est depuis 2016 coach adjoint de l’équipe nationale. Il s’est également vu confier la gestion de l’équipe locale avec laquelle il pose essentiellement ses premiers pas d’entraîneurs.

    Nibombé Daré

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    Stoppeur, Nibombé Daré a fait partie de l’aventure coupe du monde 2006 en Allemagne. L’ancien joueur de l’AS Douanes de Lomé (devenu OTR) a été l’un des plus capés de l’équipe nationale. À part le mondial, Daré a également participé à des coupes d’Afrique des nations. Depuis avril 2017, le longiligne défenseur central est devenu entraîneur de l’AFC Tubize un club de deuxième division belge. Le Togolais qui s’est formé pour l’obtention du diplôme d’entraîneur UEFA-A s’occupe de l’équipe espoir du club. À 37 ans, Nibombé Daré envisage un jour prendre les rênes de l’équipe nationale. L’ancien joueur de Timisoara suit d’ailleurs de près les résultats des Éperviers du Togo.

    Mohamed Abdel Kader Coubadja Touré

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    Il est sans doute l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Togo. En 84 sélections, Kader Coubadja totalise 53 buts et est le meilleur buteur de l’histoire de la sélection du Togo. Artisan de la qualification du Togo pour Allemagne 2006, l’ancien attaquant de Parme en Italie est d’ailleurs entré dans l’histoire le 13 juin 2006 en marquant le premier but du Togo à la coupe du monde. Ancien joueur de Sochaux, Kader Coubadja côtoie l’équipe de formation de jeunes du club depuis qu’il a raccroché les crampons.

    Olufadé Adekambi

    C’est en 2010 que Olufadé Adekambi a pris sa retraite internationale après une quarantaine de sélections avec le Togo. L’ancien Épervier a participé à la CAN 2006 et a été l’un des acteurs clés de la première qualification du Togo à la Coupe du monde en Allemagne. Olufadé Adekambi s’est reconverti en entraîneur. Il dirige actuellement au Togo Semassi de Sokodé, un club de première division avec lequel il a terminé vice-champion de la saison 2016-2017. L’ancien attaquant de l’OGC Nice a également créé un centre de développement sportif dans son pays.

    Thomas Dossevi

    Il a passé près de dix ans en sélection nationale. Thomas Dossevi a participé à la coupe du monde 2006 alors qu’il était joueur à Valenciennes. Le Franco-Togolais qui a raccroché il y a quelques années est devenu recruteur du Standard de Liège. Thomas Dossevi est également consultant sportif de la chaîne cryptée Canal+.