Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Le Ghana, bon élève de la liberté de presse en Afrique

    Le Ghana, bon élève de la liberté de presse en Afrique

    Le peuple ghanéen continuera à défendre le droit à la liberté d’expression jusqu’à la fin, en raison de sa détermination à construire une société libre et ouverte avec une gouvernance responsable. C’est en substance la déclaration qu’a faite le président Ghana Nana Akufo-Addo, dans son discours lors du dîner des récompenses de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

    Selon lui, le Ghana a manifesté, dans la IVe République, son profond attachement aux principes de la responsabilité démocratique, du respect des libertés individuelles et des droits de l’homme, et de la primauté du droit.

    Le président Akufo-Addo a exhorté les professionnels des médias à continuer de travailler  avec la même honnêteté et la même passion. Et au cours de vos délibérations, souvenez-vous que le caractère sacré de l’avenir de la liberté de la presse est entre vos mains.

    Ghana, pourtant bon élève

    Cette déclaration du chef de l’État ghanéen intervient en réalité à quelques jours de la révélation de l’indice mondial de la liberté de la presse, qui classe le Ghana, premier en Afrique.

    La nation ouest-africaine a détrôné la Namibie pour occuper la première place africaine, et la 23 sur le plan mondial, bien devant la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.

    L’Indice mondial de la liberté de la presse 2018, récemment publié, compile le degré de liberté dont disposent les journalistes dans 180 pays. Il prend en considération le degré de capacité des médias à fonctionner indépendamment des sources de pouvoir politique, gouvernemental, commercial et religieux et constitue un indicateur fort du niveau de liberté de la presse en jeu.

    Un groupe d’experts a répondu à un questionnaire fondé sur le pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement médiatique et l’autocensure, le cadre législatif, la transparence et la qualité de l’infrastructure qui soutient la production de nouvelles et d’informations.

    L’Érythrée, Djibouti et le Soudan avaient zéro point et étaient les moins classés sur l’indice en Afrique.

  • Qui est Habibata Gansgné, la seule conductrice de taxi à Ouagadougou ?

    Qui est Habibata Gansgné, la seule conductrice de taxi à Ouagadougou ?

    À Ouagadougou, elle fait objet de curiosité dans un métier qui était jusqu’ici l’apanage des hommes. Habibata Gansgné, 32 ans, est conductrice de taxi, et la seule femme dans le domaine dans la capitale burkinabè.

    Au bord de sa petite Citroën vert et rose, celle qui est appelée « Biba » a, avant de devenir aujourd’hui ‘taxiwoman’, une grande histoire derrière elle.  En effet, rien ne prédestinait cette femme à ce métier. Biba, c’est avant tout une femme dévouée et passionnée par tout ce qu’elle entreprend.

    N’ayant pas eu la chance d’aller au collège, Biba a été dans sa première vie, coutrière. Mais sur un coup de tête, elle décide en 2009 de conduire un taxi. « J’ai pris cette décision parce qu’après les périodes de fêtes, la couture ne marchait plus. Je voulais faire quelque chose qui allait me procurer des revenus pendant toute l’année » explique cette femme au foyer, mère d’un garçon de 6 ans.

    Depuis, les journées de travail sont longues pour Biba. Réveil à 5h30 pour commencer la journée avec les travaux domestiques, puis conduits jusqu’en soirée, parfois tard, tant qu’il y a des clients. Depuis qu’elle s’est fait connaitre, Biba a du mal à respecter l’heure de la fin des travaux qu’elle s’était fixée : 18h normalement.  «  Si vous êtes chaque fois en retard, vos clients ne peuvent pas vous faire confiance », dit-elle.

    Le taxi lui rapporte environ 250.000 francs CFA (150 à 380 euros) par mois, un revenu plutôt correct au Burkina Faso.

    Ambitieuse

    Au début, Biba a commencé par déposer ses cartes de visite dans les complexes touristiques. Au fil du temps, elle s’est constitué une clientèle fidèle en travaillant régulièrement avec les ONG, les hôtels et les maisons d’hôtes. La conductrice ne compte pas s’arrêter là. Secrètement, elle rêve d’avoir une société de taxis, dans laquelle elle compte embaucher des femmes comme chauffeurs.

    En attendant de pouvoir monter sa société, Biba économise pour acheter un nouveau véhicule. À l’en croire, ce taxi devra être climatisé, afin de satisfaire sa clientèle pendant les périodes de fortes chaleurs, et tout-terrain, pour amener ses clients dans tout le Burkina.

    En plus de son métier de « taxiwoman », Biba n’a pas oublié ses anciennes amours à savoir la couture. Même si elle n’est plus pratiquante, elle propose quand même de belles coupes à ses clients.

  • Souleymane Mboup: le scientifique sénégalais premier à découvrir le VIH-2

    Souleymane Mboup: le scientifique sénégalais premier à découvrir le VIH-2

    Le professeur Souleymane Mboup est un scientifique sénégalais renommé titulaire de doctorats en bactériologie, virologie et pharmacie. Il est surtout connu pour avoir découvert, avec d’autres scientifiques des États-Unis et d’Europe, un nouveau virus VIH appelé VIH- 2 par opposition au VIH- 1 qui a été découvert en premier.

    Le professeur Mboup enseignait la microbiologie à l’École de médecine et de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop au milieu des années 1980. En 1985, il a apporté aux États-Unis un récipient contenant 30 flacons de sang prélevés sur des prostituées sénégalaises. Les échantillons de sang ont été partagés avec le président du Harvard AIDS Institute, Max Essex. Les études du professeur Mboup ont révélé que le sang aurait pu être infecté par un nouveau virus ressemblant au SIDA.

    Phyllis Kanki, professeur agrégé de pathobiologie à l’École de santé publique de Harvard, a réussi à isoler la nouvelle souche du virus VIH des échantillons de sang du Sénégal. La réputation du professeur Mboup en tant que chercheur sur le SIDA a fait un bond de géant depuis lors, et surtout quand, avec ses pairs, il a présenté ses premières découvertes sur le nouveau virus HIV lors du Symposium international sur le SIDA en Afrique en novembre 1985.

    En 1994, après une étude de huit ans sur les travailleuses de sexes sénégalaises infectées par le VIH- 2, le professeur Mboup et d’autres scientifiques ont écrit un article dans Science Magazine montrant que le virus VIH- 2 était moins virulent et moins transmissible que le VIH- 1.

    Souleymane Mboup a trouvé un moyen de séparer l’ADN des globules blancs infectés par le VIH- 2 et a pu réduire de manière significative le coût du test de dépistage du VIH de 25 à 0,30 dollar au Sénégal, contribuant ainsi à réduire le taux d’infection par le VIH.

  •  Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

     Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

    A priori, les études supérieures de cette Nigérienne lui prédestinaient uniquement une carrière dans le secteur de la santé. Nafissa Hamidou est titulaire d’un diplôme de sage-femme. La trentenaire maitrise également les questions liées au genre et au développement.

    Mais très tôt, celle qui a éprouvé le besoin de contribuer au développement de son pays s’est engagée à aider les éleveurs nigériens. Nafissa Hamidou a créé il y a quatre ans SALMA, une entreprise qui s’est positionnée dans le secteur de l’élevage dans le but de proposer des solutions aux éleveurs.

    Avec son entreprise SALMA, Nafissa Hamidou produit des aliments pour bétail. Elle explique avoir eu l’idée de créer cette entreprise lorsqu’elle travaillait à la plateforme paysanne du Niger. L’entrepreneure ajoute avoir écouté des éleveurs se plaindre du manque d’aliment pour leur bétail.

    C’est ainsi que depuis 2014, elle produit des aliments faits à base de différents éléments nutritifs. La jeune entrepreneure confie que ces aliments augmentent la productivité des bétails.

    Les aliments produits par l’entreprise respectent les normes de l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN). Nafissa Hamidou estime être passionnée par son métier. A la tête de SALMA elle veut être un modèle pour les autres femmes du pays.

    Il faut dire que l’initiative de Nafissa Hamidou évite à l’État d’exporter des aliments nutritifs pour bétails à des coûts élevés. Issue d’une famille d’éleveurs et de nomades, Nafissa Hamidou est en pleine réussite dans son entreprise. Au point l’entrepreneure propose désormais aux éleveurs un aliment multi nutritionnel composé de fourrage broyé, de produits agro-industriels et des Minéraux. SALMA dispose de points de vente dans le pays. Les prestations de l’entreprise devront également être étendues dans d’autres régions du pays.

  • À 30 ans, Gossy Ukanwoke crée la première université en ligne au Nigeria

    À 30 ans, Gossy Ukanwoke crée la première université en ligne au Nigeria

    Cet entrepreneur nigérian de 30 ans est connu pour ses initiatives dans les domaines du numérique et de la formation professionnelle. Gossy Ukanwoke explique être passionné par l’éducation depuis son enfance, ayant grandi avec des parents enseignants.

    Il y a huit ans, alors qu’il était encore un étudiant de premier cycle, Gossy a fondé Students Circle Network (SCN) – une plate-forme qui fusionne une fonctionnalité sociale avec une riche base de données de plus de 10 000 ressources académiques, des notes aux tutoriels.

    L’entrepreneur a ensuite fondé en 2012 Beni American University Research & Development à travers lequel il a fondé Beni American University et BAU Executive Education Beni American University qui est la première université en ligne du Nigeria avec l’objectif d’éliminer les barrières qui entravent l’accès à l’enseignement supérieur en Afrique.

    BAU Executive Education permet à des étudiants d’interagir et de communiquer sur des ressources éducatives, rendant l’éducation et l’apprentissage sociaux et humains via des ressources, des groupes d’étude, des liens sociaux, des offres de bourses et des stages universitaires. L’université offre également des programmes de formation à des professionnels qui cherchent à développer leurs compétences commerciales ou managériales, à la fois en ligne et en présentiel. BAU compte plus de 8 000 étudiants en ligne et 300 autres sites spécialisés dans les affaires, la technologie et les sciences humaines avec une équipe de plus de 100 professeurs.

    Gossy Ukanwoke est également le président de EduTech Nigeria, une entreprise de technologie qui travaille avec les universités pour automatiser en ligne le parcours des étudiants, de l’inscription au diplôme, en aidant les universités africaines traditionnelles à faire passer leurs diplômes présentiels en ligne. EduTech met à la disposition des universités de meilleures technologies pour leur faciliter leurs recrutements et leurs admissions.

  • Oury Diallo, l’entrepreneur qui vulgarise « l’esprit startup » en Guinée

    Oury Diallo, l’entrepreneur qui vulgarise « l’esprit startup » en Guinée

    À 30 ans, Oury Diallo pose depuis janvier dernier ses premiers pas dans l’entrepreneuriat. Ce Guinéen réfléchit sans cesse à des projets qui peuvent impacter sa communauté.  Diplômé en management et développement commercial, Oury Diallo est également titulaire d’un master 1 en management des entreprises.

    Il explique s’être tôt intéressé à l’idée d’entreprendre qu’il considère comme un moyen d’épanouissement. L’entrepreneur dirige depuis janvier ODK Consulting, une société qu’il a créée. Oury Diallo mise sur son savoir-faire pour conseiller et former des entreprises. ODK Consulting propose en effet des formations en développement commercial en management et en stratégie.

    L’entrepreneur ajoute que le cabinet dispose également des compétences pour conseiller les entreprises dans la gestion des relations avec leur clientèle. « Mes clients sont des PME, des startups et des entrepreneurs. Je les accompagne selon leurs besoins afin qu’ils puissent passer un cap dans leur activité », soutient-il.

    Accompagnement

    Oury Diallo est surtout un entrepreneur qui veut contribuer à l’émergence de nouvelles idées portées par des talents. À cet effet, l’entrepreneur offre à travers son cabinet un accompagnement spécial aux jeunes entrepreneurs qui peuvent passer de « l’idée au projet ».

    Depuis le début de ses activités, l’entrepreneur s’attèle à nouer des relations pour conquérir des clients et développer son business. Oury Diallo finance les activités d’ODK Consulting avec ses propres économies. Mais il négocie avec des organismes dans le but de recevoir des appuis pour renforcer ses activités.

    Sensibilisation

    Oury Diallo compte sur la qualité de ses services pour s’imposer dans un secteur où la concurrence est rude. L’entrepreneur veut sans cesse innover pour faire la différence. Il compte à cet effet s’entourer de ses premiers collaborateurs au cours de l’année. En attendant, Oury Diallo qui est né et a grandi en France travaille sur des thématiques qui peuvent permettre à la jeunesse de son pays d’origine d’évoluer.

    Son objectif est de développer l’esprit entrepreneurial en Guinée. L’entrepreneur confie sa volonté de sensibiliser les jeunes sur l’importance de créer sa propre structure par choix et non par défaut. En Afrique où l’on retrouve la population la plus jeune, le Guinéen estimé que le continent va se développer grâce à ces jeunes. Ces derniers ont un potentiel exceptionnel qu’on doit exploiter, assure-t-il.

  • Oluwatobi Ajayi [30 ans] contrôle le marché de Mercedes-Benz au Nigéria

    Oluwatobi Ajayi [30 ans] contrôle le marché de Mercedes-Benz au Nigéria

    À 30 ans cet entrepreneur nigérian dirige Jetvan Automobiles Limited. Oluwatobi Ajayi a cofondé cette entreprise qui est depuis trois ans le plus grand vendeur de Mercedes-Benz. Alors qu’à 24 ans il occupait le poste de directeur de département chez Mercedes-Benz Nigeria, Oluwatobi Ajayi décide de renoncer à son emploi.

    Il lui vient alors l’idée de fonder avec quelques investisseurs Jetvan Automobiles Limited. Depuis 2015 les résultats de son entreprise sont satisfaisants. Oluwatobi Ajayi vend chaque année dans son pays plus de 500 véhicules.

    Pourtant diplômé en sciences du sol et en mécanisation agricole, Oluwatobi Ajayi explique qu’il doit sa passion pour les affaires à sa maîtrise en administration des affaires. Grâce à son dynamisme, l’entrepreneur a réussi à classer son entreprise comme le plus grand concessionnaire Mercedes-Benz Sprinter autorisé au Nigeria.

    Il affirme qu’il s’est rendu compte le secteur du transport par minibus au Nigeria avait besoin d’un bus comme le Mercedes Benz Sprinter en raison de sa durabilité, sa qualité, son confort et sa sécurité. Ce que les autres marques n’offraient pas. Oluwatobi Ajayi ne se laisse pas influencer par sa réussite. Il reste fidèle à son objectif qui est de proposer des solutions de transport complètes, rentables et rapides aux personnes, clients et utilisateurs finaux qui se trouvent dans le secteur du transport par minibus.

    Fort de ses succès, Oluwatobi Ajayi rêve de mieux faire connaître son entreprise. Il veut révolutionner l’industrie des transports au Nigéria. « Mon objectif à long terme est d’avoir un héritage où les gens se souviendraient de moi comme quelqu’un qui a eu un impact positif sur l’économie nigériane », confie celui qui est considéré comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent.

  • À 27 ans, il quitte le MIT aux USA pour entreprendre au Nigeria

    À 27 ans, il quitte le MIT aux USA pour entreprendre au Nigeria

    Grâce à l’initiative de ce jeune entrepreneur, la classe moyenne nigériane arrive à payer mensuellement ses loyers. Obina Okwodu a 27 ans et affiche un parcours brillant. Diplômé du MIT aux États-Unis, le Nigérian a également étudié en génie civil. Cet expert en sciences de gestion a surtout travaillé en tant qu’analyste dans une banque.

    Il a pourtant préféré rentrer en 2015 dans son pays pour venir en aide aux populations. Obina Okwodu a fondé Fiber, une plateforme en ligne de location. L’entrepreneur travaille avec des propriétaires pour permettre à certains de ses compatriotes de payer leur loyer. Basé à Lagos, Fiber permet en effet à des Nigérians de vivre dans des maisons entièrement meublées et de payer leur loyer mensuellement.

    Les maisons sont approvisionnées en fonction de la demande. Après que les utilisateurs fassent des demandes sur le site Web, Fibre recherche les appartements qui correspondent le mieux à leurs critères. Les locataires sont ensuite bloqués dans des contrats d’un an et ils doivent payer 25% de la redevance annuelle à l’avance – c’est essentiellement le loyer de trois mois – pour obtenir les clés. Ils répartissent ensuite ce qui reste du loyer au cours des 11 prochains mois.

    Avant l’existence des services de Fiber, même les personnes de la classe moyenne devaient payer par exemple deux ans de loyer avant d’occuper l’endroit où ils veulent vivre. Selon Obina Okwodu, le marché immobilier au Nigeria traite 100% de la population locative comme si elle était à 100% risquée. Il explique qu’il y a encore d’autres problèmes que Fiber envisage résoudre.

    Alors que Fiber ne couvre que Lagos, Obina Okwodu prévoit étendre la plateforme à d’autres villes du pays pour « soulager ses compatriotes ».

  • À 27 ans, cet entrepreneur contrôle le marché du riz local au Nigéria

    À 27 ans, cet entrepreneur contrôle le marché du riz local au Nigéria

    Abubakar Sadiq Mohamed Falalu à moins de 30 ans et est à la tête d’une entreprise qui brasse des millions. Le Nigérian est le fondateur de Falgates, une entreprise de culture et de transformation du riz. Il explique être guidé par l’objectif de fournir au marché local du riz produit des Nigérians pour des Nigérians. « Nous visons à fournir le meilleur riz blanchi de qualité au marché nigérian. La qualité est notre priorité numéro un, car nous croyons que la qualité est ce qui fait le bonheur de nos clients », justifie-t-il.

    Pour le bon fonctionnement de son entreprise, Abubakar Sadiq Mohamed Falalu dispose d’un moulin à riz. La machine est capable de moudre 15 tonnes de riz par jour. Installée dans le nord du pays, l’entreprise emploie près de 200 personnes. Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 400000 dollars, Falgates connaît un succès grâce à la qualité de ses produits.

    Selon Abubakar Sadiq Mohamed Falalu, le respect des clients et l’adaptation à leur besoin font la particularité de Falgates. L’entreprise fournit d’ailleurs des riz pour l’exportation et l’usage domestique. Comme d’autres jeunes entrepreneurs de sa génération, le fondateur de Falgates veut contribuer à l’essor économique de son pays. Il confie être confronté à différents défis, notamment convaincre certains de ses compatriotes à s’intéresser à la production locale.

    Désigné par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent, Abubakar Sadiq Mohamed Falalu sait que l’évolution de son entreprise dépendra de ses stratégies à faire aimer le riz 100% nigérian.

  • Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Au Ghana, l’entrepreneur Nelson Boateng s’est fait célèbre en recyclant les déchets plastiques pour fabriquer des blocs de construction moins chers et construire des routes.

    La mauvaise qualité de l’assainissement coûte au pays 290 millions de dollars par an au Ghana et une bonne partie des déchets sont constitués de plastiques dont seulement 10% sont recyclés. Le gouvernement a envisagé d’interdire l’utilisation de plastiques non biodégradables, mais les inquiétudes concernant les pertes d’emplois sont énormes et ces propositions ont finalement été mises de côté.

    Résultat de recherche d'images pour "Nelson Boateng recycling"

    Nelson Boateng, 33 ans, connait bien depuis qu’il a commencé à travailler dans une usine à l’âge de 13 ans, les plastiques. En 2015, craignant l’interdiction imminente d’une interdiction des plastiques, Nelplast, entreprise de Boateng est poussé à penser à un moyen de garder l’entreprise en vie.

    Utilisant les connaissances acquises de manière informelle par des ingénieurs avec lesquels il avait travaillé, il a mis au point un procédé de production qui mélange du sable avec du plastique et de l’oxyde rouge pour fabriquer des blocs de pavage d’un pied carré. Il a déposé une demande de brevet qui doit encore être approuvée.

    Nouveauté

    Image associée

    L’utilisation de plastiques jetés dans la construction de routes a été expérimentée ailleurs.

    « En Inde, ils mettent les plastiques dans l’asphalte pour éviter les fissures et les nids de poule, mais ma technologie est très différente», explique Boateng. Le Ghanéen, lui, n’utilise pas de bitume ni de pierre. « L’asphalte est cher, mais le mien est moins cher et la durabilité est garantie », ajoute l’entrepreneur.

    À 1 $ chacun, les blocs de son entreprise sont moins chers que le prix moyen de 1,50 $ pour un bloc de béton. Ses blocs infusés de plastique ont été utilisés pour paver certaines maisons et reconstruire un tronçon de route dénivelé à Ashaiman, le canton densément peuplé où il a grandi.

    Résultat de recherche d'images pour "Nelson Boateng recycling"

    Son entreprise, Nelplast Ghana emploie directement 60 personnes et 500 autres indirectement. Mais à 200 pâtés de maisons par jour utilisant 800 kilos de déchets plastiques, la capacité est faible pour les promoteurs immobiliers qui ont manifesté leur intérêt à utiliser ses blocs. La mise à l’échelle a été un défi parce qu’il n’a pas l’équipement nécessaire.

    Nelplast a été acceptée dans «One-District, One-Factory», le plan d’industrialisation phare du gouvernement du Ghana dont les avantages comprennent des prêts à faible intérêt allant de 50 000 à 5 millions de dollars. Une promesse faite par le ministre de l’Environnement d’aider Boateng à obtenir plus de machines pour qu’il puisse augmenter sa capacité, jusqu’à concurrence de 15 000 blocs par jour.

    Résultat de recherche d'images pour "Nelson Boateng recycling"En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes

    En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes