Catégorie : Culture

  • Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Au Nigeria, la startup Artyrama a lancé des expositions et des ventes aux enchères en ligne, donnant aux amateurs d’art l’opportunité d’apprécier et d’acheter des œuvres (peintures, photographies, sculptures et autres médias en ligne) où qu’ils soient. Objectif,  offrir aux jeunes artistes talentueux une plateforme pour écouler leur travail.

    La startup Artyrama tire son essence de l’art le plus fin de toute l’Afrique, comblant le fossé entre les amateurs et l’art exquis à des prix abordables. La tendance est désormais sur les réseaux sociaux où, des artistes inconnus deviennent viraux grâce à leurs œuvres. Pourtant, peu savent comment acquérir leur travail.

    Au même moment, l’intérêt autour de l’art africain a fait écho dans des maisons de ventes aux enchères les plus connues du monde comme Bonhams, à la recherche des pièces plus abordables qui deviendront un investissement plus tardif.

    Pour être au carrefour de ces offres et demandes, un groupe de jeunes Tech entrepreneurs lancent la startup Artyrama, qui s’est engagée à donner aux œuvres d’art d’origine africaine une scène mondiale pour promouvoir son développement sa culture en Afrique.

    Artyrama face à son marché

    Lanre Fisher, directeur d’Artyrama, issu d’une famille de collectionneurs d’art, fait lui-même partie d’un groupe de collectionneurs, de technologues et de créatifs qui ont remarqué l’ intérêt croissant pour l’art contemporain africain. Consultant en affaires, ses parents étaient de fervents collectionneurs et son oncle était un mécène de l’artiste nigérien Ben Enwonwu, le peintre du célèbre tableau nigérian Tutu.

    Sa plateforme se passe des murs blancs de galeries traditionnelles en n’existant qu’en ligne. Selon le directeur d’Artyrama, la plupart de ses clients sont des collectionneurs en dehors du continent, en France et en Pologne.

    Basée à Lagos, avoir un site de commerce électronique n’exempte pas Artyrama de la bureaucratie grincheuse de faire des affaires au Nigéria cependant. Les membres du personnel d’Artyrama doivent donc amener chaque tableau à la galerie où il doit être évalué pour que les exportateurs paient un pourcentage basé sur cette évaluation.

    Au fur et à mesure que l’entreprise se développe, elle espère vendre davantage sur le continent. Ces six derniers mois, l’équipe s’est concentrée sur les paiements sécurisés et la livraison fiable, mais espèrent introduire la « réalité virtuelle » pour favoriser la confiance parmi les acheteurs en ligne.

    En outre, Artyrama fournit également des services de conseil pour les individus ou les organisations qui veulent acheter et vendre des œuvres d’art. Alors que le marché contemporain africain se développe, les collectionneurs doivent être sûrs qu’ils font le bon choix. Pour cela, les services de conseil d’Artyrama aident à simplifier le processus d’acquisition de grandes pièces.

     

  • Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Il a quitté depuis ses dix ans sa terre natale. Mais reste pourtant attaché à sa patrie. S’il n’a toujours pas fait un retour en Côte d’Ivoire, Bambadjan Bamba reste au fait des nouvelles de son pays. Né en 1983 il s’est très vite envolé pour les États-Unis avec ses parents. Ces derniers demandent l’asile politique dans leur pays d’accueil et s’installent dans le South Bronx.

    Plus de vingt-cinq ans après, il a aujourd’hui son permis de résider et de travailler aux États-Unis. Mais Bambadjan Bamba a vécu une situation difficile en tant qu’immigré. Il a fait des études sans soutien financier et a tout donné pour suivre des cours de théâtre. Et il faut dire que cet Ivoirien continue de réaliser son rêve américain. Depuis dix ans, il est présent dans l’industrie hollywoodienne. Devenu acteur et cinéaste, Bambadjan Bamba s’est déjà fait remarquer dans des films comme Marvel. Bambadjan est également figurant dans des films et séries télévisées tels que Grey’s Anatomy, NCIS : LA ou encore Wyclef en Amérique.

    Réalisation

    Récent succès pour l’acteur, il a réussi à décrocher un rôle dans le film Black Panther où jouent également d’autres acteurs célèbres comme Lupita Nyongo’o et Danai Gurira. Bambadjan Bamba ne cache d’ailleurs pas sa joie lorsqu’il a été choisi après la distribution. « J’étais super super excité, je sautais partout dans la maison », a-t-il révélé au site Face2FaceAfrica. L’Ivoirien explique d’ailleurs avoir suivi des cours de Taekwondo et lu des BD pour réussir son casting. « C’était vraiment gratifiant de faire partie du film », a-t-il confié à Face2Faceafrica

    avec son expérience, Bambadjan Bamba fait partie des têtes africaines de Hollywood. Membre du conseil d’administration de l’Association des artistes africains de Hollywood, l’acteur ivoirien contribue à faire émerger d’autres talents africains dans l’industrie cinématographique américaine. À son actif, un court-métrage dont il est fier. Dénommé « papa », le film écrit et réalisé par Bambadjan Bamba relate l’histoire d’un adolescent africain qui essaie de s’adapter à la vie en Amérique sous la conduite de son père rigoureux. L’acteur envisage désormais réaliser un long-métrage grâce à ses propres fonds.

    Stand with Bamba

    Contre la décision de Donald Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) qui permet aux jeunes arrivés illégalement aux États-Unis de bénéficier d’une protection, Bambadjan Bamba proteste. L’Ivoirien a lancé une campagne sous le hashtag #StandWithBamba pour mettre fin à la décision du président américain. En collaboration avec Define American, l’acteur de 35 ans bénéficie aussi du soutien d’autres figures de Hollywood. En parallèle, une pétition a été aussi lancée. Elle a déjà recueilli plus de 2000 signatures. Sa campagne connait une réussite. À tel point qu’il a été reçu sur des chaînes de télévision comme CNN où il a déclaré être prêt à se battre pour l’abrogation par le Congrès de la décision du président Trump de mettre fin au programme des « Dreamers ».

    « S’ils n’abrogent pas ou qu’ils ne trouvent pas de solution, je n’ai pas d’autre choix que de continuer à me battre. Je suis ici pour rester et je vais continuer à faire ce que je fais. Continuer d’utiliser ma voix pour trouver une solution », a affirmé Bambadjan Bamba dans son interview accordée à Face2FaceAfrica. L’acteur ivoirien a d’autres projets en cours dans son pays d’accueil. S’il y a fondé aussi une famille, il ne perd pas de vu son objectif ultime : revenir en Côte d’Ivoire et aider à construire une industrie cinématographique à Abidjan. Bambadjan Bamba envisage également créer une école de cinéma sur le continent.

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  • Londres: 339.000 euros pour Tutu, la ‘Mona Lisa’ nigériane

    Londres: 339.000 euros pour Tutu, la ‘Mona Lisa’ nigériane

    Le portrait d’une princesse réalisé par l’artiste Ben Enwonwu en 1974, un tableau qui a atteint un statut presque mythique au Nigéria, perdu il y a  des décennies a été découvert dans un appartement du nord de Londres.

    Giles Peppiatt, le directeur de l’art africain moderne à la maison d’enchères Bonhams qui a fait la découverte a annoncé que le tableau sera vendu aux enchères « Africa Now » de Bonhams à Londres le 28 février. Pour la première fois, la vente aux enchères sera également diffusée à Lagos, ce qui permet aux collectionneurs nigérians de soumissionner pour cette pièce de l’histoire culturelle.

    Le prix estimé de sa vente est compris entre 200 000 et 300 000 de livres sterling (226.000 à 339.000 euros). S’il dépasse la limite supérieure, il établira un nouveau record pour un artiste nigérian moderne.

    Toutefois, pour l’écrivain romancier Ben Okri, sa valeur est plus que financière. « Ça nous donne un aperçu d’une importante recomposition africaine de l’art du portrait ». Selon lui, les peintres africains n’ont « jamais eu » l’attention méritée, « c’est l’œuvre parfaite pour commencer » à se demander pourquoi.

    Giles Peppiatt reste optimiste sur la vente de cette œuvre et pense que c’est probablement le tableau le plus célèbre à sortir d’Afrique. « Son apparition sur le marché est un événement important et nous nous attendons à ce qu’il suscite un énorme intérêt », a déclaré celui-ci, qui a indiqué avoir l’habitude de recevoir un appel environ toutes les huit semaines de quelqu’un qui croyait avoir le vrai Tutu.

    Tutu, l’histoire d’un tableau mythique

    Si la semaine dernière l’information sur la trouvaille de l’œuvre d’art le plus connu au Nigeria a fait écho, cela fait bien longtemps que la pièce originale n’a pas été retrouvée. Quoique dans nombre de maisons au Nigeria, il n’est pas rare de voir des copies du chef-d’œuvre accrochées aux murs.

    En effet, Tutu, le portrait de la princesse royale Ife Adetutu Ademiluyi que l’écrivain Ben Okri surnomme la Mona Lisa africaine, a été retrouvé dans un appartement londonien dans la maison d’une famille « parfaitement ordinaire », a déclaré Giles Peppiatt. Jusqu’alors, dans le monde de l’art on considérait cette œuvre comme perdue.

    Selon l’histoire, la princesse aurait rencontré l’artiste Enwonwu durant l’été 1973 et lui aurait demandé de peindre son portrait. Elle était une princesse royale d’Ife, une ancienne ville du sud-ouest du Nigeria considérée comme la maison ancestrale du deuxième groupe ethnique du pays. Cette représentation de la princesse Enwonwu est devenue un symbole de la réconciliation nigériane après la guerre pour l’indépendance du Biafra.

    Les propriétaires du tableau, qui ont demandé à rester anonymes, ont hérité de la peinture de leur père et « n’avaient pas la moindre idée ». C’était un original jusqu’à ce que Peppiatt confirme son authenticité. Jusque aujourd’hui, des 3 portraits, deux sont toujours non trouvés.

  • Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Jamais un film n’aura suscité de critiques dans la nation arc-en-ciel. Et pour cause, le film Inxeba (Les Initiés) projeté depuis quelques semaines n’est pas bien accueilli. Il relate l’histoire d’un groupe d’adolescents rassemblés dans un camp d’initiation. Ils suivent des rites traditionnels censés faire d’eux des hommes. Inxeba montre les étapes de cette cérémonie traditionnelle. Mais le film s’attarde surtout sur la relation particulière qui lie deux garçons du groupe. Ces deux derniers sont amoureux l’un de l’autre et vivent leur amour en cachette. Au fur et à mesure que les rituels se déroulent, le film évoque également toutes les actions des deux garçons qui font notamment l’amour.

    En Afrique du Sud où les secrets autour de ce genre de rituels sont bien gardés, peu ont apprécié le fait que Inxeba traite de ce sujet. Le film a provoqué l’indignation d’une bonne partie de la population à sa sortie. Les acteurs du film ont été menacés. Il leur est reproché d’avoir levé le voile sur une partie de cette cérémonie qui fait passer les adolescents à leur statut d’homme. Le réalisateur et son équipe ont également été critiqués par certains chefs traditionnels. Le roi xhosa a par exemple indexé le fait que Inxeba révèle les secrets jalousement gardés d’une tradition qui a réussi à supporter l’oppression et la modernisation.

    Un film qui bouscule

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    « Il n’est pas acceptable de plonger subjectivement dans des traditions et des pratiques dont vous n’êtes pas membre, sous prétexte de susciter le débat et l’engagement », s’indignent Lwando Xaso et Zukiswa Pikoli, deux écrivains xhosa. Les deux auteurs reprochent au réalisateur du film, John Trengrove, un Sud-Africain blanc, d’avilir « le peuple xhosa ». Cela, malgré que John Trengrove ait écrit le scénario du film avec l’auteur Thando Mgqolozana fondateur lui-même d’un festival littéraire noir.

    Les critiques à l’endroit du film portent surtout sur l’amour entre deux garçons dont les actions intimes sont montrées par moments. Pour certains critiques de cinéma, John Trengrove a eu l’audace de traiter dans son premier long-métrage de traité de deux tabous en pays xhosa. « Il est important que le contenu que nous produisons perturbe et propulse le public vers l’introspection. Le film met l’accent sur des aspects importants de notre culture et de nos traditions, tout en abordant les questions d’actualité liées à l’identité, à la masculinité et à la sexualité », déclare pour sa part un réalisateur sud-africain.

    De son côté, John Trengrove a expliqué que le film n’a pas été réalisé pour « plaire à tous ». « Pour être honnête, ce ne serait pas un moment satisfaisant si ce n’était que de l’amour et de la bonne volonté que nous avons reçue du public sud-africain au cours des dernières semaines », a-t-il conclu.

  • Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Ils sont jeunes et ont malgré leur âge connu la célébrité. La scène musicale a en effet eu de brillants artistes qui ont vu leur carrière s’arrêter de façon tragique. Des étoiles qui sont parties tragiquement par maladie ou par accident de circulation. Afrotribune vous présente un top 8 d’artistes africains partis trop tôt.

    Ebony Reigns (Ghana)

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    Carrière courte, mais remarquable. Cette « étoile filante » est née en 1997. Celle qui a rendu l’âme le 9 février dernier était connue pour son style vestimentaire captivant et unique. Critiquée parfois sur cet aspect, Ebony Reigns n’a jamais voulu se départir de ce qu’elle considérait comme faisant partie d’elle. De son vrai nom, Priscilla Opoku-Kwarteng, la chanteuse d’afro-beat et de dance-hall est connue dans son pays et à l’étranger pour des chansons comme « Sponsor », « Dancefloor » et « Kupe ».

    Terry Bonchaka (Ghana)

    Artiste talentueux, il a été également fauché à la fleur de l’âge. Malgré son jeune âge, Terrence Nii Okang Mensah Adjetey était considéré dans les années 2000 parmi les meilleurs artistes. Né en 1982, c’est en octobre 2003 qu’il a rendu l’âme après un accident tragique intervenu alors qu’il revenait d’un concert. Ses chansons phares sont « Ghana Ladies » et « Pulele ».

    Cynthia Akudo Jonah dit Cynthomania (Nigeria)

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    Cette Nigériane était l’un des talents prometteurs de sa génération. De son vrai nom, Cynthia Akudo Jonah s’apprêtait à sortir son premier album avant de tomber malade. Celle qui a collaboré avec d’autres artistes connus de son pays est connue pour des chansons comme « Imo State Ebeano ». C’est en juin 2014 que Cynthomania a rendu l’âme, emportée par sa maladie.

    Carlton Williams Bongo Juma dit K- Rupt (Kenya)

    Au Kenya, ses chansons continuent d’être fredonnées. Les plus connues sont « Changamshwa », « Tukawake » ou encore « Chacha ». Il a été tué par balle alors qu’il se rendait à un concert. Sa voiture a été volée par des gangs qui se sont débarrassés de son corps. K-Rupt avait 24 ans.

    Oladapo Olaitan Olaonipekun dit DaGrin (Nigeria)

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    Fauché à 22 ans en avril 2010, DaGrin pouvait rapper en anglais et en yorouba avec une aisance qui lui était propre. C’est en 2010 qu’il remporte dans son pays l’Award de 2010 du meilleur album de rap. Avec ses chansons « Kondo », « Pon Pon Pon », DaGrin a eu des collaborations avec d’autres artistes célèbres de la scène musicale nigériane.

    Issah Mmari Wangui dit E-Sir (Kenya)

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    Un accident de route aura également eu raison de cet excellent rappeur. En 2001 avec sa chanson « Jo », E-Sir reçoit les honneurs de tous les mélomanes kenyans. Issah Mmari Wangui de son vrai nom est né en 1981 aura eu une brève carrière. Des chansons immortelles comme « Mos Mos », « Boomba Train » et « Hamunitishi ». Des prix remportés au Music Awards en 2003. Puis un décès qui survient la même année.

    Kefee Obareki Don Momoh (Nigeria)

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    Chanteuse, compositrice. Obareki Don Momoh, plus connue sous le nom de Kefee, avait un talent hors-norme. Cela lui a valu le prix de chanteuse nigériane de gospel féminin. Née en 1980, c’est grâce à son album « Trip » qu’elle s’est fait connaître sur la scène musicale. Suivra également un second album dénommé « Branama ». Récompensée par l’ONU avec le prix des jeunes ambassadeurs pour la paix en 2009, Kefee est morte cinq ans après à cause d’une maladie pulmonaire.

    Sharon Wangwe (Lady S) (Kenya)

    Le 3 septembre 2007, le Kenya a perdu une rappeuse talentueuse. Sharon Wangwe qui était plus connue sous le nom de Lady S n’est pas sortie indemne d’un accident de voiture. La chanteuse avait embrassé l’univers musical en hommage à son père artiste mort alors qu’elle avait 17 ans. Ses chansons « Ukimwona » et « Mighty King » continuent malgré tout de résonner.

  • Marrakech sera la capitale de l’art contemporain africain

    Marrakech sera la capitale de l’art contemporain africain

    Durant le mois de février prochain, Marrakech devrait attirer des foules. Pour cause, la grande ville marocaine accueillera l’édition africaine inaugurale de la foire d’art contemporain africain 1-54, tout en organisant le lancement international de son propre grand musée consacré à l’art africain contemporain.

    Du 24 au 25 février, Marrakech accueillera la première édition du salon 1-54 sur le continent africain, accueillant 60 artistes internationaux et 17 galeries venus d’Afrique et du monde entier. Tenu à Londres pour les cinq dernières années et à New York pour trois, 1-54 est axé sur l’art contemporain de l’Afrique et de sa diaspora.

    Avec le monde de l’art en ville pour 1-54, Marrakech saisira l’occasion pour ouvrir son tout nouveau musée d’art contemporain africain Al Maaden (MACAAL) à un public international.

    MACAAL, qui a été lancé localement en 2016, lors de la COP22, serait le premier du genre en Afrique du Nord. Un musée d’art contemporain indépendant à but non lucratif, qui vise à rassembler et à exposer des artistes établis et émergents de tout le continent.

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    Ce musée est financé par Othman et son père Alami Lazraq, nommé par Forbes comme l’un des hommes les plus riches d’Afrique. Les deux dirigent ensemble la société de développement immobilier Groupe Alliances, le plus grand constructeur d’hôtels au Maroc.

    Dès son ouverture, le musée présentera un spectacle photographique du groupe « Africa is No Island » (du 24 février au 24 août 2018). Un travail de 40 photographes destinés à mettre en valeur la diversité culturelle du continent et de sa diaspora.

    L’exposition comprendra des œuvres de l’artiste congolais Sammy Baloji, du photographe italien Nicola Lo Calzo et de la photographe marocaine Leila Alaoui, décédée l’année dernière au Burkina Faso à la suite d’une attaque terroriste.

    Marrakech, pôle dynamique de l’art contemporain

    MACAAL rejoint un autre grand musée qui a ouvert ses portes à Marrakech ces derniers mois.

    La ville a abrité en fin d’année un tout nouveau musée consacré au couturier français d’accessoire de haute couture dans un nouveau lieu frappant.

    À travers ces initiatives, Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, qui soutient depuis longtemps la scène artistique contemporaine marocaine émergente veut renforcer le positionnement du royaume en tant que pôle dynamique de l’art contemporain.

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    En parallèle, la foire bisannuelle 1:54, qui tire son nom des 54 pays qui composent le continent africain, lancera également sa première édition africaine à Marrakech durant ce nouveau mois de février.

    Touria El Glaoui, la directrice du salon 1:54, a déclaré qu’elle a choisi le Maroc pour accueillir la foire, parce que le royaume chérifien possède « l’une des scènes artistiques les plus dynamiques du continent ».

    Elle avait d’abord espéré que la foire coïnciderait avec la Biennale de Marrakech, mais la septième édition de l’exposition a été annulée cette année en raison du manque de fonds. « La foire entrera culturellement en 2018, alors que la biennale s’organise pour un retour en 2020 », explique El Glaoui, l’entrepreneure marocaine.

  • Au Nigeria, la cérémonie de mariage peut coûter 6,3 millions de dollars

    Au Nigeria, la cérémonie de mariage peut coûter 6,3 millions de dollars

    Au Nigéria, l’industrie du mariage a le vent en poupe. Elle suscite de plus en plus d’intérêt avec des investissements considérables. TNS Global, une étude de marché réalisée explique que se marier au Nigéria peut être une affaire de millions de dollars. En réalité, le coût d’un mariage nigérian moyen peut varier entre 9 460 dollars et 13 515 dollars. Certains mariages accueillent même jusqu’à 1000 invités.

    D’autres mariages nigérians ont coûté jusqu’à 55 478,60 dollars et même 277 393 dollars. Il y a plus d’un an, lorsque le fils de Folorunsho Alakija, considérée comme l’une des femmes les plus riches d’Afrique, s’est marié, on avait alors assisté à des dépenses faramineuses. Le mariage célébré a coûté 6,3 millions de dollars au Blenheim Palace au Royaume-Uni avec un million de roses du célèbre fleuriste Jeff Leatham, un gâteau de 12 mètres et d’autres dépenses estimées à 43 000 dollars.

    Outre ces dépenses, l’industrie du mariage contribue aussi à l’économie du Nigéria. Cette industrie a mis en lumière des secteurs entiers qui étaient il y a quelques années non rentables ou même inexistantes comme le secteur du maquillage, le secteur de la restauration et même les sociétés de location de toilettes de luxe.

    Création d’emplois

    De nouveaux emplois ont également été créés dans le cadre de l’industrie du mariage. Cette dernière a également d’autres avantages comme la promotion de ses acteurs. Des mariées ont déjà eu l’occasion de voyager à l’étranger pour obtenir leurs robes de mariée. Depuis quelques années, des designers nigérians ont aussi émergé. Comme c’est le cas pour des maquilleurs et des photographes. Tous ces acteurs facturent leurs services à des prix pouvant aussi leur permettre de subvenir à leurs besoins. À titre d’exemple, Jide of St Ola, l’un des maquilleurs les plus connus, facture un maquillage à un prix supérieur ou égal à 1000 $.

    Dans cette industrie florissante, des startups également jouent leur partition. Elles offrent des services. Les mariages ont même occupé 60% des activités des startups comme Drinks.ng. Cette dernière se propose de livrer des boissons commandées par les mariés en ligne. Dapper Wedding Hub (DWH) mise de son côté sur la technologie pour rendre la planification de mariage transparente. Des mariés peuvent surtout payer pour qu’on leur fasse la promotion sur des réseaux sociaux comme Twitter et Instagram. Ils payent dans ce cas entre 1500 $ et 5000 $.

  • L’Ouganda et son président pleurent la mort du musicien Mowzey, 34 ans

    L’Ouganda et son président pleurent la mort du musicien Mowzey, 34 ans

    La musique ougandaise est en deuil. Elle pleure le décès du chanteur Mowzey Radio. Considéré comme l’un des chanteurs les plus talentueux de sa génération, Mowzey Radio faisait l’unanimité depuis plusieurs années avec son ami Weasel avec qui il forme un duo. De son vrai nom Moses Sekibogo, l’artiste a rendu l’âme après des blessures subies lors une bagarre dans un bar. Hospitalisé depuis près de deux semaines, il s’est éteint ce 1er février. L’annonce de son décès par les médecins de Case Clinic a suscité sur le web des messages d’hommage de personnalités et d’anonymes.

    Le président ougandais Yoweri Museveni qui fait partie des fans de l’artiste a regretté la mort d’un « jeune talentueux qui avait un bel l’avenir devant lui ». Durant l’état critique du chanteur à l’hôpital, le président de la République a fait don de 8300 $ pour son traitement. Il faut dire que Mowzey Radio fait partie des artistes qui ont soutenu Yoweri Museveni lors de sa dernière élection en 2016.

    Plus de dix ans de carrière

    Mowzey Radio aura été un artiste impressionnant. Avec Weasel, il a composé plusieurs chansons qui lui ont permis d’être reconnu sur la scène nationale, continentale et mondiale. Alors qu’il était étudiant à l’université de Makerere, il s’est fait remarquer en 2004 avec son premier titre solo « Tujja Kuba Wamu ». L’année suivante, il intègre le Leone Island. Son talent éclate. Mowzey Radio sortira par la suite de nombreuses chansons qui ont renforcé son influence sur la scène musicale.

    Avec Weasel il a été distingué durant de grandes occasions comme les MTV Africa Music Awards, les All Africa Music Awards ou encore les Black Entertainment Awards. Issu d’un milieu défavorisé, Mowzey Radio était un exemple de réussite pour la jeunesse de son pays.

    Ses chansons ont été constamment jouées à la fois sur les ondes et dans les boîtes de nuit de l’Ouganda. Malgré quelques critiques sur son mode de vie festif et ses rapports avec la drogue, Mowzey Radio promettait à ses fans il y a quelques mois d’autres surprises pour la suite de sa carrière. Ce ne sera pas le cas. A 33 ans, la mort met fin de façon tragique à sa carrière de plus de dix ans.

  • Le verre a été fabriqué en Afrique des siècles avant l’arrivée des Européens

    Le verre a été fabriqué en Afrique des siècles avant l’arrivée des Européens

    Au Nigeria, l’analyse du verre trouvé sur un site a révélé une industrie de production de verre subsaharienne unique qui existait 1000 ans avant l’arrivée des commerçants étrangers au 15e siècle.

    Le verre a été produit en Afrique subsaharienne longtemps avant l’arrivée des Européens, selon des scientifiques étudiant des perles trouvées au Nigeria. L’analyse chimique de cet objet trouvé sur un site archéologique a révélé une composition distincte entièrement unique à la région. Cette découverte contredit ainsi une hypothèse de longue date selon laquelle le verre a été apporté en Afrique subsaharienne par des commerçants de la Méditerranée ou du Moyen-Orient.

    Le verre, une histoire nigériane

    Igbo Olokun, le site où les perles ont été découvertes, se trouve au nord d’une ville ancienne et centre de pouvoir régional appelé Ile-Ife, la maison ancestrale des Yoruba de l’Afrique de l’Ouest. « Cette zone a été reconnue comme un atelier de travail du verre pendant plus d’un siècle », a déclaré le Dr Abidemi Babatunde Babalola, un anthropologue de l’Université Harvard qui a dirigé le projet de recherche.

    En effet, l’abondance des perles de verre trouvées à Ile-Ife a été associée aux nombreux sanctuaires et sculptures historiquement situés là-bas. Cependant, les archéologues ont supposé qu’ils étaient des preuves de commerce avec des peuples lointains.

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    Babalola a dirigé la recherche qui a été publiée par le Journal of Archaeological Science d’Elsevier. « De la fouille, nous avons récupéré presque 13 000 perles noires et la plupart d’entre elles ne sont pas à leur stade fini ce qui montre qu’elles étaient encore en fabrication au moment de l’abandon du site », explique-t-il. Sur ces 13 000 perles de verre trouvées sur le site, les chercheurs ont analysé 52 et n’ont trouvé aucune correspondance avec la composition du verre produit ailleurs.

    Ainsi, deux groupes de verre ont été trouvés à Igbo Olokun, l’un avec des niveaux élevés de chaux et d’alumine, et l’autre avec de faibles niveaux de chaux et des niveaux élevés d’alumine. Les deux ont été identifiés comme étant uniques à la région, et le Dr Babalola et son équipe ont noté que leur composition reflétait la géologie locale et les matières premières disponibles.

    Notamment, le verre trouvé à Igbo Olokun a également été daté entre les années 1100 et 1500, des siècles avant que les Européens établissent des réseaux commerciaux en Afrique de l’Ouest.

    Méthode de travail

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    La recherche de Babalola implique à la fois la recherche archéologique et scientifique qui détermine les origines des particules de verre. Une combinaison qui, selon le chercheur, faisait défaut dans les recherches précédentes.

    En utilisant une méthode appelée spectrométrie de masse, qui mesure la concentration de tous les éléments dans le verre, ils ont pu déterminer l’origine des perles en observant les éléments de « signature » et en les associant aux éléments géologiques de la région où ils ont été trouvés.

    Le travail de Babalola a également rapporté de nombreux matériaux pour le travail du verre, confirmant qu’Igbo Olokun était le centre de la fabrication du verre.

    Au moins pour les touristes qui sont souvent déçus d’apprendre que les perles qu’ils achètent en Afrique sont originaires d’Europe, il y a de bonnes nouvelles en perspective.

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  • Voyage: vous n’allez pas regretter vos vacances au Swaziland

    Voyage: vous n’allez pas regretter vos vacances au Swaziland

     Le Swaziland, pays enclavé au sud de l’Afrique, est réputé pour ses réserves naturelles et ses festivals mettant en avant la culture swazie traditionnelle. Bordant l’Afrique du Sud et le Mozambique, le pays n’occupe qu’une petite partie de l’Afrique australe. Occupé pendant des milliers d’années, le Swaziland a une histoire intrigante à découvrir. Voici 10 choses que vous ne saviez probablement pas sur le Swaziland.

    1- Vraie monarchie

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    Le Swaziland est l’un des derniers endroits au monde à avoir un monarque absolu, le seul en Afrique subsaharienne. Et la famille royale, les Mswati, est l’une des familles royales les plus riches du monde. 67e fils de son père, Mswati III, l’actuel roi, compte plus d’une douzaine d’épouses et deux douzaines d’enfants. D’ailleurs chaque année, à la fin de l’été, il est habilité à en choisir une nouvelle lors de la « fête des roseaux ».

    2- Pays très pacifique

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    Le Swaziland est connu pour être un pays très pacifique. En effet, depuis son indépendance, en 1968, cette ancienne colonie britannique n’a jamais connu la guerre. Fait rare dans un pays africain.

    3- Peu peuplé

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    Avec une population de seulement 1 267 704 personnes, le Swaziland vient comme l’un des pays les moins peuplés d’Afrique. Une population insignifiante, comparée aux géants comme le Nigeria avec ses 186 millions. Mais même si la population est faible, il est encore en croissance à un taux décent et certainement pas en déclin.

     4- C’est génial pour le rafting en eau vive

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    Pour une dose d’adrénaline, un voyage en rafting en eaux vives sur la rivière Great Usutu est intéressant en Swaziland. Swazi Trails organise des excursions d’une demi-journée et d’une journée comprenant le déjeuner et le transport le long de la section de Bulungu.

    5-  Umhlanga ou Reed Dance

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    La danse Umhlanga ou Reed dance, organisée pendant 8 jours lors de la fête des roseaux, et exécutée par près de 40 000 jeunes filles swazies vêtues de costumes vibrants, est à vivre. Les jeunes filles coupent des roseaux et dansent pour leur roi dans l’espoir qu’elles pourraient être choisies comme la prochaine épouse.

    6- Bougies uniques

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    Le Swaziland est célèbre pour ses bougies colorées faites à la main qui ont la forme de presque tous les animaux africains. Ils sont vraiment uniques parmi les produits africains et font des souvenirs parfaits.

    7- Officiellement un royaume

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    Les Swazis ont établi leur royaume dans les années 1700 sous la direction de Nganwe III. Cependant, les contours actuels n’ont été établis qu’en 1881. Un parlement est élu, mais c’est toujours le roi qui gouverne d’une main de fer. Il nomme le Premier ministre parmi les membres de son clan familial. Les partis politiques ne sont perçus que comme des « associations » et la Cour suprême ne peut juger d’affaires pouvant impliquer la monarchie.

    8- Sibebe Rock

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    Située à environ 10 km de la capitale Mbabane, Sibebe est le plus grand pluton de granite exposé au monde. Bien que différent dans sa géologie, Sibebe est le deuxième plus grand rocher autoportant au monde après Ayers Rock en Australie. La meilleure vue de Sibebe est expérimentée en remontant. Il y a plusieurs sentiers de randonnée guidés pour conduire au sommet.

    9- Très petit État

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    Le Swaziland n’a pas obtenu une part importante des terres et le pays est l’un des plus petits du continent. Il s’étend sur 17 363 kilomètres carrés. A l’ouest, le pays est dominé par des montagnes, tandis qu’à l’est, le plateau du Lubombo sépare le Swaziland du Mozambique.

    10- Pays ouvert

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    Les Sud-Africains (et les citoyens des autres pays du Commonwealth) n’ont pas besoin de visa, mais auront besoin d’un passeport et de 50 rands par voiture pour entrer dans le pays. Aucun visa n’est délivré aux populations des pays frontaliers.