Catégorie : Economie

  • Non, l’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit!

    Non, l’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit!

    Pour penser l’Afrique il est nécessaire de changer de discours et de redonner à ce continent la place qu’il mérite. Le fait est que jusqu’à présent elle est considérée à tort comme un continent pauvre. C’est ainsi que l’on assiste régulièrement à des déclarations qui tendent à présenter l’Afrique comme dénuée de richesses. Pour appuyer ses propos erronés, des images et des publications sont brandies. Chaque année, il arrive même que des campagnes de charité, des appels au don soient lancés pour « aider l’Afrique ». Toutes ces actions renforcent les clichés, les suppositions sur l’Afrique. Mais il existe une autre histoire africaine, la vraie, qui mérite d’être contée.

    L’Afrique est riche. Bien sûr sa richesse est volée, mais elle reste un continent riche. C’est une évidence. Savez-vous par exemple que des études montrent que l’Afrique subsaharienne est un créancier pour le reste du monde à hauteur de plus de 41 milliards de dollars ? Si tel est le cas, savez-vous aussi que des rapports expliquent que plus de 200 milliards de dollars quittent le continent chaque année ? Parmi ces fonds qui quittent l’Afrique, on peut évoquer des multinationales étrangères spécialistes de l’optimisation fiscale qui font tout pour ne pas payer suffisamment d’impôts dans les pays. L’année écoulée, cette perte était estimée à plus de 60 milliards de dollars.

    L’Afrique victime

    Des milliards sont également « perdus » dans les secteurs de la pêche, du commerce et de la faune. Toutefois, des discours font croire que l’Afrique reçoit des aides financières suffisantes, qui l’aideraient à se « développer ». Cette conception n’est pas vraie. Rien que les flux financiers illicites représentent environ 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) du continent, soit trois fois l’aide que reçoivent les États africains.

    C’est donc clair que l’Afrique constitue une sorte de niche dont d’autres profitent. Le continent se voit aussi contraint de subir les conséquences du changement climatique dont sont responsables en grande partie les grands pays industriels. Bien sûr, le dérèglement climatique cause des dommages pour les sociétés africaines, et les pays sont incapables d’utiliser les combustibles fossiles pour se développer comme d’autres pays européens. Pour être claire, la crise climatique a été causée par des pays occidentaux dits « grands », mais l’Afrique subit durement ses conséquences.

    Nécessité d’un réveil

    Les richesses du continent ne profitent donc pas aux Africains. Même s’il y a des reproches à faire aux dirigeants africains, il faut dire que des actions extérieures n’aident pas aussi l’Afrique. Tout est fait que les situations déplorables perdurent en Afrique. Parlons des prêts que des organismes internationaux et des pays occidentaux font aux pays africains. Ces prêts se révèlent souvent être des pièges dans la mesure où ils se transforment en des dettes difficiles à rembourser. De nombreux Africains sont donc dépouillés de leurs richesses ; cela permet à une infime minorité d’Africains de s’enrichir et de faciliter la fuite des capitaux.

    Il faut que cela change. Pour y arriver, il appartient à la nouvelle génération de décideurs africains de prendre conscience des maux dont souffre l’Afrique. Ces leaders africains ne doivent plus laisser l’économie dans les mains du règne de la privatisation. Il serait également utile que les marchés africains ne soient plus livrés à des concurrences déloyales. Les investissements étrangers ne doivent pas aussi se faire au détriment des pays africains. Il faut que l’installation des entreprises occidentales se fasse dans les règles afin que cela rapporte aux populations. Ce n’est que comme ça que l’Afrique se développera comme il faut. Ce continent est tellement riche. Il faut le faire rayonner !

  • Eatout : le guide en ligne des restaurants kenyans

    Eatout : le guide en ligne des restaurants kenyans

    Eatout est une initiative du Kenyan MikulShah. De retour à Nairobi après avoir passé 10 ans en Grande Betagne, il s’est rendu compte que ses amis restés aux pays n’étaient pas en mesure de lui indiquer les meilleurs restaurants et plats et de la ville. Il s’associe ainsi à Ami Doshi et lance en 2009, Eatout.

    Eatout est une plateforme web et mobile qui recense la gastronomie kenyane dans toute sa diversité. Les utilisateurs de la plateforme, ont juste qu’à saisir leur préférence dans la barre de recherche et la plateforme leur propose les restaurants avec des photos et commentaires.

    Les utilisateurs de la plateforme bénéficient également des réductions allant jusqu’à 25% sur des réservations.

    En 2017, la startup a levé 500 000 dollars chez Craft Silicon et l’Africa Media Ventures Fun pour accélérer sa croissance.

    Son modèle est différent des autres plateformes puisque Eatout se rémunère à l’abonnement et non à la transaction ou encore via les publicités. Elle permet de présenter une offre plus complète et diversifiée aux consommateurs et un gain de visibilité aux restaurateurs, selon le dernier classement des « 100 startups africaine où investir ».

  • Adama Koudou : le père du thé à base du kinkéliba

    Adama Koudou : le père du thé à base du kinkéliba

    Au Togo, Adama Koudou fait partie des entrepreneurs les plus plébiscités. Le promoteur de Natu Thé, créé à base des feuilles du kinkéliba est une référence pour des milliers de jeunes togolais. Son entreprise compte aujourd’hui une cinquante d’employés et loin de se contenter de ses résultats, le jeune entrepreneur togolais vise le marché international.

    Les feuilles du kinkéliba sont consommées dans plusieurs familles africaines comme tisane mais jamais personne n’a eu l’idée d’en faire un thé. Adama Koudou entrepreneur dans l’âme vendait déjà au campus des compléments alimentaires pour une société américaine. Il crée ensuite une entreprise qui permettait aux ménages de payer le gaz butane en plusieurs mensuialités.

    L’idée de la transformation du kinkéliba en thé lui est venue après une formation au Bénin. « Lors d’une conférence sur l’entreprenariat à Cotonou, le formateur avait exigé que nous proposions une ligne d’entreprise . Quand je suis revenu, j’étais passé à la foire et là j’ai trouvé un stand du ministère du Développement à la Base et j’ y ai laissé mon nom. On m’a appelé après pour déposer un dossier; ce que j’ai fait sans hésiter. Plus tard le FAIEJ m’appelle pour me dire que j’avais un projet viable. Avant, j’étais dans la commercialisation des produits d’extérieur. Mais j’ai compris, grâce à cette formation, qu’il faille valoriser les plantes médicinales de l’Afrique. C’est ce qui m’ a amené à valoriser le Kinkeliba en le transformant en thé, qui est très apprécié par les Togolais », se rappelle-t-il.

    Adama Koudou a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) pour démarrer son entreprise. Ses produits sont bien accueillis par les populations. En effet les communautés africaines reconnaissaient déjà au Kinkeliba des vertus thérapeutiques.

    « Le Kinkeliba aide le foie à éliminer les toxines. Il purifie le foie, les reins et la vésicule biliaire pour les aider à fonctionner à leur niveau optimal, pour éliminer les toxines. Lorsque vous avez des organes vitaux comme les poumons, le foie, les reins et le cœur qui fonctionne correctement, vous empêchez beaucoup de maladies chroniques », explique Adama sur le site d’Africanews.

    Aujourd’hui son entreprise Bio-Afrique produit 20.000 boîtes de thé de Kinkeliba chaque mois. Adama Koudou a multiplié les points de vente de son produits dans plusieurs quartiers de Lomé et à l’intérieur du pays.
    Adama Koudou est diplômé en Marketing à l’université de Lomé.

  • Transport aérien : Asky ouvre une ligne Lagos-Johannesburg

    Transport aérien : Asky ouvre une ligne Lagos-Johannesburg

    Les compagnies aériennes Asky et Ethipian s’associent pour   ouvrir la destination Lomé-Johannesburg en passant par Lagos (Nigéria) et Libreville (Gabon). Le premier vol a été effectué ce week-end avec un  Boeing 737-700 de 116 places.

    Concernant ce vol en partage de code, Asky assure l’exploitation et Ethiopian se charge uniquement du volet marketing.

    “Nous recherchons toujours des méthodes de voyage efficaces pour relier les gens aux différentes parties du monde. Le lancement de ces nouveaux itinéraires minimisera le temps de déplacement et assurera que nos clients arrivent toujours à destination en toute sécurité « , déclare Abel Alemu, directeur régional d’Ethiopian Airlines pour l’Afrique australe.

    Pour la directrice générale d’Ethiopian Airlines au Nigéria, Firihiewot Mekonnen, l’ouverture de cette nouvelle ligne est stratégique pour sa compagnie.

    « Le Nigéria est l’un de nos plus grands marchés où nous apportons le meilleur de nos avions et nous nous efforçons toujours de donner le meilleur de nous-mêmes aux Nigérians. Dans ce cadre, nous avons découvert que de nombreux Nigérians se rendent en Afrique du Sud. Nous avons donc décidé d’aider à améliorer la connectivité des passagers », a-t-elle indiqué.

    Fondée e, 2007, la compagnie Asky dont le siège est basé à Lomé (Togo) dessert 22 capitales africaines. La compagnie a pour principal partenaire Ethiopian Airlines qui détient 40 % du capital.

  • Monnaie de la Cedeao : le nom, le régime de change et le modèle de la banque centrale enfin connus !!!

    Monnaie de la Cedeao : le nom, le régime de change et le modèle de la banque centrale enfin connus !!!

    Réuni à Abidjan (Côte d’Ivoire) les 17 et 18 juin 2019, le comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la Cedeao ont sorti un rapport  portant sur les nom et symbole de la future monnaie unique ainsi que la détermination du régime de change et du modèle de banque centrale. La nouvelle monnaie devrait s’appeler « Eco ».

    La communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) tient à avoir sa monnaie unique en 2020 conformément à l’agenda qu’elle s’est définie.  Selon le magazine Jeune Afrique, la nouvelle monnaie s’appellera « Eco » et son régime de change sera flexible. Comme modèle de banque centrale, il est prévu un type fédéral. Toutes ces propositions seront soumises aux chefs d’Etat et de gouvernements de la communauté qui  se retrouveront le 29 juin 2019 à Abuja (Nigéria).

    Confrontés à une crise sécuritaire avec les attaques répétitives des organisations terroristes et avec un balance commerciale toujours déficitaire, les Etats de la Cedeao sont conscients de la complexité du défi qui les attend.

    « Nous avons enregistré des avancées notables notamment dans les performances en matière de convergences macroéconomiques, condition sine qua non pour la crédibilité du processus de création de la monnaie », a estimé Adama Koné, le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, et président de la réunion d’Abidjan cité par Jeune Afrique.

    Le Nigéria qui avait posé des conditions préalables aurait revu sa copie et serait prêt à accompagner le processus. Le pays de Buhari demandait au Etats qui utilisaient encore le Franc CFA (précédemment Franc des colonies françaises d’Afrique) à couper complètement les ponts avec le trésor français.

  • Le Rwanda ouvre la première usine capable de raffiner l’or de toute l’Afrique

    Le Rwanda ouvre la première usine capable de raffiner l’or de toute l’Afrique

    Opérationnelle depuis mars 2019, Aldango est une société de l’entreprise locale Hilly Metals Company et Aldabra. Installée dans le district de Gasabo à Kigali, la nouvelle société d’une valeur de 5 millions de dollars a la capacité de raffiner tout l’or du continent africain.

    « Nous avons construit une usine de pointe avec une capacité suffisante pour traiter de grandes quantités d’or en provenance de toute l’Afrique, a déclaré le directeur Jean de Dieu Mutunzi avant de préciser que ce que nous faisons n’est pas nouveau, mais les gens sont habitués à apporter de l’or en Europe, à Dubaï, en Turquie, en Suisse et en Belgique. Maintenant, nous avons la même usine avec les normes qu’en Europe et en Asie ».

    La principale mission de la nouvelle société est de racheter l’or brut et le traiter afin d’obtenir un produit de qualité à 99,99%. Pour plusieurs pays africains qui vendent leurs matières premières à l’étape brute, c’est le début de la valorisation sur place des ressources nationales.

    En visite sur le site de la société, la ministre du commerce et de l’industrie rwandaise Soraya Hakuziyaremye a indiqué qu’il s’agit d’un investissement essentiel pour son pays. « Cela montre également que nous pouvons ajouter de la valeur aux matières premières et aux investissements réalisés », ajoute-t-elle.

    Aldango a une capacité de raffiner 60 tonnes d’or par mois. Au Rwanda, le secteur minier connait une forte croissance (plus de 18% en 2018). Le pays a exporté cette même année sous leurs formes brutes, 500 millions de dollars de minéraux.

     

  • Qui est Phillipine Mtikitiki : la nouvelle DG de Coca Cola Afrique de l’Est et Centrale ?

    Qui est Phillipine Mtikitiki : la nouvelle DG de Coca Cola Afrique de l’Est et Centrale ?

    La sud-africaine Phillipine Mtikitiki sera à partir du 1er juin 2019, la nouvelle Directrice Générale de Coca-Cola Afrique de l’Est et centrale. Elle remplace à ce poste  Ahmed Rady. La première femme à occuper ces hautes fonctions au sein de Coca Cola en Afrique de l’Est et centrale sera basée au Kenya (Nairobi).

    «Je suis très heureux d’annoncer le nouveau rôle de Phillipine. Grâce à l’expertise et aux résultats de Phillipine, je suis confiant que son leadership mènera l’entreprise vers de nouveaux sommets dans cette région riche en opportunités et en croissance « , a déclaré Bruno Pietracci, président de Coca-Cola pour l’Afrique australe et orientale.

    Phillipine Mtikitiki connait bien la maison Coca Cola en Afrique de l’Est et  centrale. Elle a intégré la compagnie en 1998 comme  « Graduate associate » à l’issue d’un programme  universitaire.  Selon le site africanshapers.com, elle  a travaillé au sein de la business unit et des entreprises d’embouteillage en Afrique du Sud dans des fonctions et des rôles à responsabilité.

    Avant sa nomination comme Directrice générale de Coca-Cola Afrique de l’Est et centrale, Phillipine Mtikitiki était directrice de Coca-Cola’s Southern & East Africa Business Unit (SEABU-Afrique australe et orientale). Sa zone d’intervention couvrait  le Mozambique, la Namibie, le Botswana et la  Zambie.

    Diplômée  en administration des affaires (MBA) de la Henley Business School, Phillipine Mtikitiki est également titulaire d’un bachelor en administration des affaires et d’un autre Bachelor spécialisé en économie de l’université de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud).

  • Cosmas Maduka : l’autodidacte, patron d’un des plus grands concessionnaires du Nigéria

    Cosmas Maduka : l’autodidacte, patron d’un des plus grands concessionnaires du Nigéria

    L’histoire de Cosmas Maduka fascine les entrepreneurs. Issu d’une famille nigériane modeste, le PDG de la COSCHARIS a connu une enfance difficile. A l’âge de 4 ans, il perd son père et se retrouve en apprentissage chez oncle. Ce dernier l’autorise à dormir dans le magasin. En contrepartie, il exécute toutes les corvées de l’atelier.
    Sa vie bascule à nouveau le jour où il prend la mauvaise décision de fermer l’atelier de son oncle pour participer à une retraite à l’église. Furieux, l’oncle le chasse de l’atelier et lui remet un dollar.

    Cosmas Maduka s’associe avec son frère et ils investissent dans la vente de pièces détachés. La collaboration a été de courte durée. Les deux personnes ne s’entendent par sur la gestion de leur business. Maduka décide alors de faire cavalier seul toujours dans la vente de pièce détachées. Il rencontre plusieurs difficultés et se retrouve finalement avec une balance à la main entrain de faire le porte à porte pour prendre le poids de ses clients contre quelques pièces.

    Avec les économies réalisées, Cosmas Maduka crée COSCHARIS qui au départ était une entreprise de vente de pièce détachées pour moto. Selon Forbes, sa société vend aujourd’hui plus de 400 voitures par mois, dont les prix s’élèvent à environ 150 millions de nairas (420 000 dollars). Son parc de luxe comprend des voitures de marque comme Rolls-Royce, BMW, Jaguar, Range Rover et Ford.

    Sur le marché des TIC Cosmas Maduka a créé COSCHARIS Technologies Limited et se positionne en challenger. Il a développé des partenariats avec HP, Microsoft et Lenovo,
    Cosmas Maduka s’inspire beaucoup de la culture japonaise. « À partir du début des années 80, je me rendais au Japon pour affaires et même après cela, j’y passais un peu plus de temps pour admirer leur culture et leur mode de vie qui m’influencent beaucoup », a-t-il confié à Forbes Afrique.

  • Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%

    Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%

    Manka Angwafo (33 ans) est la lauréate de Cartier Women’s initiative Awards 2019 (Afrique subsaharienne), l’évènement qui récompense chaque année 21 femmes de toutes les régions du monde. La Camerounaise est la promotrice de « Grassland Cameroon », une entreprise sociale qui aide les petits producteurs céréaliers du Cameroun à améliorer leurs conditions de vie. Les agriculteurs bénéficiaires des appuis de « Grassland Cameroon » ont vu augmenter leurs revenus de 200%.

    Au Cameroun, les femmes font partie des couches les plus vulnérables. Celles qui se retrouvent dans le secteur agricoles n’arrivent pas à vivre de leur métier faute de financement pour moderniser leur production. Les rares structures qui acceptent d’octroyer des prêts le font à des taux d’intérêt avoisinant les 30%.
    Comme solution, Manka Angwafo à travers sa structure « Grassland Cameroon », finance les petits agriculteurs qui la remboursent en céréales. Mieux, « Grassland Cameroon » rachète 70% des récoltes des agriculteurs, permettant à ces derniers de subvenir aux besoins de leurs familles. « Grassland Cameroon » revend après les céréales à d’autres sociétés.

    Pour être efficace, Manka Angwafo a organisé les petits producteurs en groupements. Ils sont donc solidairement responsables des prêts contractés. Et ça marche. Le taux de remboursement des prêts est estimé à 97%.

    En dehors du financement, Manka Angwafo offre aux groupements agricoles, des formations. Elle leur propose également de matériel agricole à louer pour améliorer leurs productions. Près de 400 agriculteurs bénéficient des services de structure « Grassland Cameroon »
    Sa passion pour le secteur agricole, Manka Angwafo l’a découverte en assistant sa grand-mère dans les travaux champêtres. Elle se rend compte des moyens rudimentaires que cette dernières utilise et les manques à gagner qui en résultent.
    «Nous avons cassé beaucoup de noyaux et avons perdu du bon grain. Je savais que cela pouvait être fait différemment », explique la jeune entrepreneure.


    Diplômée en économie et en relations internationales à l’université de Tufts Manka Angwafo est également titulaire d’un master en« European business » de l’ESCP Europe à Paris . A l’âge de 23 ans, elle a rejoint la banque mondiale comme analyste de recherche au bureau de l’économiste en chef.

    Les Cartier Women’s Initiative Awards sont un concours international de business plan créé en 2006 par Cartier en partenariat avec l’INSEAD Business School et McKinsey & Company pour identifier, soutenir et promouvoir les femmes entrepreneures et leurs projets. Chaque année, ils récompensent 21 femmes entrepreneures, soit trois finalistes par région : Amérique latine, Amérique du Nord, Europe, Afrique sub-saharienne, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Extrême-Orient et Asie du Sud-Est.

  • Côte d’Ivoire : Manuella Ollo à la tête du 1er label des consommateurs africains

    Côte d’Ivoire : Manuella Ollo à la tête du 1er label des consommateurs africains

    Le label des consommateurs africains est une reconnaissance attribuée par les consommateurs aux produits et services consommés et/ou utilisés sur le sol ivoirien. Cela se matérialise par le logo rouge label des consommateurs africains apposé sur les marques en précisant que ce sont des marques élues par des consommateurs.

    L’initiative vient de la jeune ivoirienne Manuella Ollo , diplômée d’un master en marketing communication et commercial à l’INSEEC Paris. Le concept vise à encourager les entreprises africaines à offrir des produits et services de qualité aux consommateurs. La première certification (en 2016) a donné la parole à 15000 consommateurs qui ont donné leurs avis sur les projets.
    Trois critères sont considérés dans cette notation. En effet les consommateurs donnent leurs avis sur le rapport qualité/prix, la satisfaction et l’attractivité.

    Après quatre éditions couronnées de succès en Côte d’Ivoire, Manuella Ollo veut étendre son concept à d’autres pays de l’Afrique de l’ouest. « Dans un futur très proche je travaille à internationaliser le concept dans la sous région », explique l’ivoirienne.
    Déterminée, Manuella sait qu’elle rencontrera des difficultés tout au long de la réalisation de son projet. Cependant elle reste optimiste.

    « Je m’y attendais car les plus grandes choses sont celles qui sont plus difficiles à obtenir… Je m’en suis sortie grâce à ma maitrise mon domaine. Mon expertise, ma force de conviction et ma croyance en Dieu ont été pour moi plus que bénéfiques », indique-t-elle.

    Manuella Ollo dirige aujourd’hui le premier et l’unique label des consommateurs de l’Afrique francophone. Elle est également la président directrice générale de Yhoax Group S.A.