Catégorie : Agroalimentaire

  • Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires

    Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires

    En Tanzanie, des agriculteurs vouent une admiration pour cette jeune entrepreneure. Brigitha Faustin a 31 ans ; et le moins qu’on puisse est qu’elle a ouvert et garanti des marchés durables pour les produits de nombreux de ses compatriotes agriculteurs. La jeune entrepreneure a fondé en effet OBRI Company, une entreprise agro-industrielle dont les principales activités comprennent la production et la mise en bouteille d’huiles comestibles de la marque OBRI. Compte tenu de la qualité des huiles culinaires d’OBRI Company, ils sont vendus en détail dans les boutiques du pays.

    Brigitha Faustin insiste sur le fait que les produits OBRI sont fabriqués en Tanzanie. Des matières premières jusqu’à la fabrication tout est fait par la société qu’elle dirige. Du fait du caractère social d’OBRI Company, Brigitha Faustin est préoccupée par l’idée de toujours soutenir les agriculteurs et les communautés. Selon elle, le modèle social et coopératif de son entreprise favorise des opportunités économiques pour les organisations coopératives, les associations d’agriculteurs et les communautés grâce à l’application innovante de pratiques commerciales saines.

    Dans un pays où la plupart des huiles comestibles sont importées et vendues au prix fort, l’entrepreneure envisage désormais faire consommer des huiles made in Tanzanie à ses compatriotes. Brigitha Faustin souhaite aussi que des femmes s’intéressent davantage au secteur de l’agro-industrie. Jusqu’à 2020, Brigitha Faustin veut développer son entreprise à travers l’Afrique orientale et australe, avec de jeunes qui veulent faire évoluer leur société.

  • Kenya : la startup Twiga Foods crée un micro financement basé sur la blockchain

    Kenya : la startup Twiga Foods crée un micro financement basé sur la blockchain

    Au Kenya, la startup agri-tech Twiga Foods s’est associée à IBM Research pour étendre l’accès aux microcrédits à 220 détaillants de stands de nourriture. Et ce, en utilisant un système de financement basé sur la blockchain.

    Twiga Foods est une entreprise de distribution alimentaire interentreprises qui construit des marchés pour les producteurs agricoles et les détaillants grâce à la transparence, l’efficacité et la technologie.

    Sa plateforme mobile rassemble des producteurs d’aliments, des entreprises de conditionnement et des véhicules pour fournir et livrer des produits directement des agriculteurs aux détaillants urbains.

    La startup qui a levé l’année dernière de 10,3 millions de dollars cherchait à étendre ses services logistiques dans un écosystème de marché total en ajoutant des services financiers. Pour ce faire, à la fin de l’année dernière, il a commencé à travailler avec IBM Research pour déployer une plateforme de prêt d’approvisionnement axée sur la blockchain afin d’aider à étendre sa portée.

    Créer la confiance

    Après avoir analysé les enregistrements d’achat à partir d’un appareil mobile, la startup a utilisé des algorithmes d’apprentissage automatique pour prédire la solvabilité. Ce qui a donné aux prêteurs la confiance dont ils avaient besoin pour fournir des microcrédits aux petites entreprises. « Une fois le pointage de crédit déterminé, nous avons utilisé une blockchain, basée sur Hyperledger Fabric, pour gérer l’ensemble du processus de prêt de la demande à l’acceptation des conditions de remboursement », explique Isaac Markus, chercheur au sein du groupe de services financiers inclusifs IBM Research au Kenya.

    Avec la blockchain, le processus de prêt devient transparent pour toutes les parties impliquées, de la banque prêteuse à la banque de l’emprunteur et les demandeurs de prêt eux-mêmes. Les blockchains sont permanentes, contribuant à réduire la fraude, car aucune partie ne peut ajouter la blockchain sans consensus de l’ensemble du réseau, assurent les porteurs du projet.

    Les blockchains utilisent également une série de « contrats intelligents » qui peuvent être exécutés en temps réel, ce qui peut réduire considérablement le temps nécessaire pour traiter et émettre manuellement un prêt.

    Le pilote de huit semaines a traité plus de 220 prêts avec une moyenne d’environ 3 000 KES (30 USD), ce qui a augmenté la taille de la commande de 30 % et les bénéfices de chaque concessionnaire de 6 % en moyenne.

    Les prêts ont été de quatre et huit jours avec un taux d’intérêt de 1 et 2 % respectivement. Tous les prêts ont été exécutés par téléphone portable et ont été directement affectés au fonds de roulement des entreprises.

    Sur la base du succès du projet pilote, il est prévu que la plateforme soit déployée dans un plus grand nombre de PME en Afrique d’ici la fin de l’année et étendue à de nouveaux secteurs.

  • Bénin: Gildas Zodome  promeut une agriculture saine avec ses engrais bio

    Bénin: Gildas Zodome promeut une agriculture saine avec ses engrais bio

    Depuis sept ans, Gildas Zodome est à la tête de Bio phyto, une entreprise qui s’est spécialisée dans la fabrication d’engrais et de pesticides biologiques produits dans le but de promouvoir une agriculture bio. Ces produits sont fabriqués à base de graine de neem. Cet entrepreneur béninois considère que les agriculteurs doivent travailler avec des intrants sains.

    A 33 ans, l’entrepreneur se dit conscient des impacts négatifs que peut avoir l’utilisation de pesticides chimiques. Celui qui a également exercé en milieu rural en tant que conseiller agricole estime qu’il est important de préserver l’environnement.

    Depuis 2011, l’entreprise de Gildas Zodome est connue pour la qualité de ses produits. Les pesticides et les engrais sont disponibles dans des pays de la sous-région, notamment le Burkina Faso, le Togo ou le Niger. Agronome de formation, l’entrepreneur se préoccupe à la fois pour les agriculteurs, les consommateurs et l’environnement.
    A travers Bio Phyto, Gildas Zodome crée surtout de l’emploie en milieu rural. Des associations sont en effet créées pour collecter des matières premières nécessaires à la fabrication des engrais et des pesticides.

  • Somalie: la startup SAMS relie directement les agriculteurs aux acheteurs

    Somalie: la startup SAMS relie directement les agriculteurs aux acheteurs

    En Somalie, la start-up SAMS est la première plateforme dans le pays qui relie directement les agriculteurs aux acheteurs, augmentant la portée du marché pour les agriculteurs et réduisant les coûts de transaction.

    Lancé l’année dernière, SAMS fournit aux agriculteurs des conseils sur les cultures et des prix du marché, personnalisés et localisés, tout en connectant les agriculteurs directement avec les acheteurs pour s’assurer qu’ils obtiennent les meilleurs prix pour leurs produits.

    La startup offre également une intervention sur le terrain pour lutter contre les maladies et appliquer des techniques agricoles modernes.

    Du champ à la commercialisation

    « SAMS tient la main des agriculteurs depuis les premières étapes jusqu’à la commercialisation, améliorant la productivité et la sécurité financière des agriculteurs » a déclaré le fondateur et PDG de la startup, Faisal Mohamed.

    Mohamed a fondé SAMS après avoir découvert que la productivité des agriculteurs en Somalie était faible, en raison des conditions météorologiques, des maladies et du manque d’application des techniques agricoles modernes. Il y avait plus de problèmes que cela, cependant.

    « Les intermédiaires ont tendance à tricher les agriculteurs, imposant des taux de commission élevés pour chaque transaction. Ce qui a découragé les agriculteurs. Il y a aussi une asymétrie d’information. Les agriculteurs ne connaissaient pas les prix réels de leurs produits », soutient-il.

    SAMS s’attaque à ces intermédiaires qui, selon Mohamed, exploiteraient les vulnérabilités des agriculteurs en leur offrant du carburant et en vendant des produits pour de très hautes commissions.

    Initialement autofinancée, la startup a participé l’année dernière à l’accélérateur Innovate Ventures en Somalie, au terme duquel elle a réalisé son premier investissement.

    SAMS utilise deux modules pour générer des revenus, le premier un abonnement payé par les agriculteurs, et le second la commission qu’il prend sur les ventes réalisées via sa plateforme.

    Si SAMS opère actuellement seulement dans le pays de la corne d’Afrique, les ambitions de l’équipe sont grandes. La startup qui prévoit conquérir la région va prochainement lancer un service mobile qui envoie les prix du moment et du marché aux agriculteurs par SMS.

    En 2017, SAMS a généré des revenus allant jusqu’à 10 000 $ US avec seulement 110 agriculteurs abonnés à leur service, et la transaction moyenne par agriculteur est de 200 $. En 2018, le promoteur espère atteindre 1 000 agriculteurs abonnés avec une transaction moyenne qui atteigne 300 $ afin de  générer des revenus jusqu’à 30 000 $ US.

  • Oumar Cisse, le Burkinabè qui internationalise le jus de bissap

    Oumar Cisse, le Burkinabè qui internationalise le jus de bissap

    Le jus à base de la fleur d’hibiscus, bien connue en Afrique de l’Ouest sous le nom de jus de bissap est désormais disponible en France. Ce nouveau jus qui marient pomme de Touraine et fleur d’hibiscus du Burkina Faso et nommé Panamako est le fruit de deux ans de travail.

    Oumar Cisse est né et a grandi en Côte d’Ivoire avant partir étudier en France et au Canada, afin de réaliser un rêve d’enfance : devenir ingénieur ferroviaire. Après avoir passé dix ans comme ingénieur dans deux multinationales, celui-ci découvre une autre passion. Il voulait se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Si au début le jeune n’avait qu’une idée vague de ce qu’il comptait faire, il souhaitait quand même réaliser un produit représentatif de la culture africaine.

    Fabrication

    Oumar, qui a grandi avec le Bissap, décide alors de produire ce jus, mais avec une touche qui plairait aux consommateurs français. Car la recette originale du Bissap doit être adoucie.

    « Je suis parti d’une feuille blanche en commençant dans ma cuisine à faire moi-même les formulations que je faisais goûter à mes proches. Ensuite, je me suis rendu dans un centre de ressources technologiques dédié à l’agroalimentaire pour élaborer un procédé de fabrication fiable » explique-t-il.

    Alors que c’est finalement la pomme qui s’est s’imposer comme l’ingrédient mariant le mieux avec l’hibiscus, Oumar Cissé s’attaque au circuit d’approvisionnement en matières premières de sa future boisson. Il rentre en contact avec des producteurs de pommes en France et grâce à ses proches en Afrique, il a aussi pu joindre une coopérative du Burkina Faso pour la production d’hibiscus, certifiée bio et forte d’une trentaine d’années d’expérience. Les épices, elles, viennent d’Asie.

    En juin 2017, l’entrepreneur lance la production des 15 000 premières bouteilles qui vont être distribuées dans des épiceries fines, restaurants. Il dit avoir pu démarrer les activités grâce à un premier apport sa famille et des amis.

    Pour sa première gamme, Panamako (Paname et Bamako) a commencé par trois saveurs. Ensuite, les producteurs ne se sont rien interdit tant que cela respecte des valeurs auxquelles Panamako tient, à savoir la beauté du produit, la promotion du savoir-faire et le circuit court.

    « Nous pourrons élargir la gamme des jus en fonction des tendances du marché, ou proposer des en-cas sucrés. En théorie nous pourrions revisiter n’importe quel produit gastronomique africain et l’associer aux produits français », se projette Oumar Cisse.

    Il souhaite désormais démarcher des chaînes de distribution en milieu urbain ainsi que des supérettes. La bouteille de 250ml est vendue à 2,80 euros.

  • Au Kenya, MoBar Delivery apporte de l’alcool à votre porte

    Au Kenya, MoBar Delivery apporte de l’alcool à votre porte

    Au Kenya, la start-up MoBar Delivery innove en reliant les consommateurs aux fournisseurs via des services de messagerie, utilisant une application mobile, rationalisant et simplifiant la distribution des marchandises dont principalement l’alcool.

    Lancé seulement à la fin de l’année dernière et disponible sur iOS, Android ou Web, MoBar Delivery a déjà établi un partenariat avec Jeyfine Wines, grand distributeur d’alcool. La startup a aussi constitué une base mensuelle de 1.500 clients.

    « Nous construisons des logiciels de logistique de livraison en ligne et à la demande. Nous donnons aux consommateurs la possibilité de commander les produits dont ils ont besoin avec une livraison garantie en moins d’une heure », a déclaré Ian Wanyoike, cofondateur de la startup.

    Élargir l’offre

    Image result for Alcohol deliverySi MoBar Delivery a commencé par la livraison de l’alcool, elle ne pense pas en rester là. MoBar Delivery prévoit également de s’étendre à d’autres domaines, à un moment où les promoteurs sont convaincus que la course en magasin est désormais inutile à cette époque de la prestation de services en ligne.

    MoBar Delivery va désormais vendre aussi des produits de « première nécessité », comme la nourriture, les épices, etc.

    Ian Wanyoike assure que la force de sa startup réside dans la promptitude de la livraison, à une époque où les plateformes de cybercommerce sont légion. « Les livraisons le jour même et le lendemain sont ce qui est courant, mais il y a beaucoup de produits dont les consommateurs ont besoin plus souvent et souvent spontanément », pense-t-il.

    À en croire ce dernier, MoBar Delivery a connu un succès rapide du fait que la plupart des clients avaient été référés par d’autres utilisateurs. Cela a conduit à une hausse des recettes en décembre et à une croissance mensuelle moyenne des revenus de 32 % jusqu’au début de cette année.

    Actuellement, la startup est en train de lever des fonds pour développer ses équipes de vente, de marketing et de technologie, afin de devenir le leader du marché kenyan de la livraison d’alcool à la demande. Il prévoit également de s’étendre en dehors de Nairobi.

    Ian Wanyoike assure qu’ils sont en train de finaliser un accord avec un distributeur d’alcool à Mombasa pour pouvoir commencer les opérations à Nyali et à Bamburi dans les mois à venir.

  • JustNow, une startup pour lutter contre le gaspillage alimentaire

    JustNow, une startup pour lutter contre le gaspillage alimentaire

    Nouvelle startup sud-africaine, JustNow utilise deux applications pour aider les grandes et petites entreprises agroalimentaires à économiser de l’argent et à réduire le gaspillage tout en augmentant l’engagement des clients.

    Lancé en 2016, JustNow vise à réduire le gaspillage alimentaire grâce à l’utilisation d’une application mobile de vente et de marketing puissante et intelligente.

    Fonctionnement

    La startup a une application Merchandiser, qui est connectée en temps réel à une autre application du grand public. Les magasins utilisent l’application Merchandiser pour créer et gérer des offres tout au long de la journée. Une fois qu’une offre est activée, elle est affichée dans l’application grand public avec un code de réduction. Le consommateur peut visiter le magasin proposant une offre basée sur le principe du premier arrivé, premier servi.

    En parallèle, le consommateur prend les produits directement à partir des étagères, et à la caisse le caissier scanne les codes à barres du produit et les codes de réduction indiqués dans l’application. Cela déclenchera la réduction.

    Alexandre Vellieux, CEO de la startup a confié que les déchets alimentaires coûtent 1,6 milliard de dollars par an aux détaillants sud-africains, ce qui représente 5% de leurs recettes totales. « En mettant des offres sur les produits à vendre par dates le même jour ou le lendemain, cela donne la possibilité à la boutique de vendre ces articles à un prix réduit qui convaincra les consommateurs. Sans la remise, ces articles seraient souvent ignorés par les mêmes consommateurs pour une vente ultérieure par date » a-t-il déclaré.

    Cette startup autofinancée, qui est actuellement en pourparlers avec des investisseurs potentiels, est disponible dans sept magasins Engen Woolworths à Johannesburg Nord.

    En un an, dans les trois magasins où JustNow a obtenu des données, la startup a déjà réduit de 20% le coût des déchets alimentaires. Avec plus de consommateurs utilisant l’application, l’équipe croit pouvoir atteindre une réduction de 30 à 40% du gaspillage alimentaire très prochainement.

    JustNow est en train de s’étendre au Cap et est sur le point de lancer en Roumanie avec le deuxième plus grand détaillant de produits alimentaires au monde, Carrefour.

  • Akua Obenewaa Donkor, pionnière du chocolat artisanal au Ghana

    Akua Obenewaa Donkor, pionnière du chocolat artisanal au Ghana

    Au Ghana, cette entrepreneure est très connue sous le nom de Chocolate Lady. Akua Obenewaa Donkor dirige une chocolaterie à Ashongman, dans la banlieue d’Accra. Depuis plus de cinq ans, cette trentenaire fabrique des chocolats faits à la main.

    Son entreprise est dénommée « Decokraft » avec un capital de 1000 dollars.
    À base de liqueur de cacao, plus de 300 kg de chocolat sont fabriqués par Decokraft chaque mois. L’entrepreneure s’approvisionne auprès des cultivateurs du pays et d’autres sociétés spécialisées.

    La Ghanéenne explique s’être intéressée à la production du chocolat après avoir lu un magazine contenant des informations sur les chocolatiers, les différents types de chocolat. Akua Obenewaa Donkor a suivi des cours en ligne pour devenir chocolatière. L’entrepreneure a également été formée par la Cocoa Processing Company (CPC) du Ghana.

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    Les produits sont après vendus dans des boutiques en ligne et durant des grands événements comme les fêtes d’anniversaires, les mariages ou les festivités au sein des entreprises. Chocolate Lady est diplômée en Communication Design (Design Graphique) de l’Université des Sciences et Technologies Kwame Nkrumah (KNUST).

    Elle mise ainsi sur des touches personnelles comme les techniques de fabrication à la maison, l’image de marque, la finition et l’emballage pour mieux faire connaître son produit. La Food and Drugs Authority (FDA) a d’ailleurs certifié les produits de Akua Obenewaa Donkor.
    Grâce au succès de son entreprise, la jeune entrepreneure a déjà formé près de cinquante personnes dans la fabrication de chocolat.

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  • Diplômée de biochimie en Écosse, elle devient maître chocolatière au Nigeria

    Diplômée de biochimie en Écosse, elle devient maître chocolatière au Nigeria

    Après des études en biochimie en Écosse, cette Nigériane a travaillé dans le domaine de la confiserie et du maquillage avant de finalement renoncer à son dernier emploi aux ressources humaines dans une organisation. Femi Oyedipe déclare avoir cédé à son « esprit d’entreprise ». « J’ai toujours rêvé avoir ma propre entreprise, avoir une carrière réussie en tant que diva corporative intelligente », souligne Femi Oyedipe. Il y a trois ans, lorsque Femi Oyedipe décide d’entreprendre, elle est d’abord guidée par la volonté de faire rayonner son pays et son continent. La jeune entrepreneure explique s’être intéressée à la production du cacao.

    Très vite, « j’ai été surpris par les réalités du secteur », commente-t-elle. « Nous n’avons pas de chocolatiers locaux. La majeure partie de notre cacao est exportée et nous importons ensuite des chocolats », explique Femi Oyedipe. Avant d’ajouter : « Savoir que mon pays et d’autres de la sous-région sont les plus grands producteurs est une fierté. Mais se rendre compte que ce sont les pays étrangers qui tirent plus de profit de cette industrie est inquiétant ».

    Production locale

    La Nigériane dirige depuis 2015 LoshesChocolate. Son objectif est de produire du chocolat de bonne qualité. L’entrepreneure s’est surtout engagée à faire confiance à ses compatriotes producteurs. Elle achète essentiellement des fèves de cacao produit dans des régions du Nigéria, notamment dans les États d’Oyo et d’Ondo.

    Après sa création, les premiers produits de LoshesChocolate ont été offerts. En retour, Femi Oyedipe a tenu compte des remarques et des commentaires des « potentiels clients ». LoshesChocolate a d’ailleurs eu ses premiers clients sur les réseaux sociaux grâce à des photos de chocolats que Femi Oyedipe a partagées sur Facebook, Twitter et Instagram. « Les médias sociaux nous ont aidés à faire connaître la marque avant que nous commencions à explorer d’autres canaux de marketing », souligne-t-elle.

    Augmenter la production

    « Nous nous sommes concentrés sur la création d’une marque et l’entrée dans le marché, nous avons donc dû modifier un grand nombre de nos processus », confie l’entrepreneure. Depuis trois ans, LoshesChocolate maîtrise la torréfaction de toutes les fèves qu’elle reçoit. L’entreprise améliore régulièrement son emballage.

    Femi Oyedipe ambitionne augmenter sa production. L’entrepreneure veut à cet effet disposer de moyens pour broyer des fèves de 36 à 48 heures dans son entreprise. Alors qu’elle ne dispose pas encore d’une main-d’œuvre qualifiée, l’entreprise manque également de machines de fabrication. Pour autant, Femi Oyedipe ne se décourage pas. « Nous prévoyons de créer plus de choses en utilisant des chocolats. Notre objectif est de présenter le Nigeria comme un pays chocolaté », affirme-t-elle.

  • Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Au Cameroun, NTFoods vend dans presque toutes les rues, comme du lait du Nestlé pour le petit déjeuner.

    Si son chiffre d’affaires est encore loin derrière les multinationales qui sont dans le même domaine que lui, Thierry Nyamen ne s’en frustre pas pour autant. Il sait que la bataille pour avoir le monopole du marché camerounais ne sera pas éphémère. Le NTFoods, entreprise spécialisée dans la transformation des produits locaux et la production de céréales infantiles, se porte bien, et son président-directeur général s’en félicite auprès de qui veut l’entendre.

    NTFoods, c’est la marque Tanty déclinée en une vingtaine de produits, visibles dans plus de 1 500 points de vente, des boutiques aux pharmacies en passant par des supermarchés. Son produit phare, qui constitue à près de 80 % son chiffre d’affaires, reste les céréales infantiles au soja.

    Tanty commercialise des croquettes, des chips, des caramels, des cacahuètes, des huiles végétales, faits à base de produits issus à « 100 % » des plantations du Cameroun telles que le maïs, le plantain, la noix de coco, le soja, l’arachide, et les fruits.

    Métamorphose

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    Dans une première vie, Thierry Nyamen était beaucoup plus animé par la peur que par le défi.

    Après un parcours académique édifiant sanctionné par un doctorat en mécanisation agricole à l’université de Kharkov en Ukraine, Thierry Nyamen, décide de rentrer mettre son expertise au service du développement du Cameroun.

    Alors qu’il rêvait d’un emploi bien rémunéré, celui-ci va être désillusionné très tôt, quand il verra que les courriers de demande d’emploi envoyés n’ont abouti à rien, même pas « un stage gratuit ». Thierry Nyamen avait pourtant envoyé pas moins de 750 demandes. Il en conclu, après calomnie de ses amis qui lui reprochent d’être retourné au Cameroun, qu’il devra prendre son destin en main. Il devient alors vendeur ambulant de riz et sauce d’arachide au départ, ensuite de bouillie.

    Le Camerounais transformait lui-même sa bouillie à travers une de ses inventions. Il profite pour ficeler petit à petit son projet d’entreprise. Avec un capital départ de 150 000 FCFA, Thierry Nyamen lance son entreprise. Sa bouillie en poudre gagne du terrain et en 2003, il gagne le prix spécial du président de la République pour son innovation et il empoche 10 000 000 FCFA. Aujourd’hui, son capital n’est pas moins de 500 millions de FCFA.

    Mais son innovation lui a permis également de glaner plusieurs autres récompenses, dont le prix de la meilleure invention de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

    Fervent défenseur de la consommation des produits locaux, leader de sa génération, son parcours reste un exemple pour nombre de jeunes Camerounais.

    Désormais animé par l’unique désir de concurrencer Nestlé au Cameroun, le jeune entrepreneur est conscient de la tâche, mais reste déterminé. « Vous avez suivi la guerre du Vietnam ? Vous connaissez l’histoire de David contre Goliath dans la Bible ? Je peux vous dire que les personnes qui réussissent ne font pas des choses différentes. Ils ont une manière différente de faire des choses », croit-il.