Catégorie : Agroalimentaire

  • Nompumelelo Mqwebu réinvente les saveurs de la cuisine sud-africaine

    Nompumelelo Mqwebu réinvente les saveurs de la cuisine sud-africaine

    L’année dernière, l’agence de tourisme Explore Sideways, a fait savoir que l’industrie du tourisme alimentaire en Afrique du Sud a connu une croissance régulière au cours des trois dernières années. Pourtant, la cuisine locale est manifestement absente. Dans le pays, il existe plus des restaurants qui offrent des spécialités étrangères.

    Mais on assiste désormais à l’éclosion d’une génération de chefs cuisiniers qui s’activent à valoriser une culture alimentaire mise en veilleuse et détruite par des années d’apartheid. Parmi eux, on retrouve, Nompumelelo Mqwebu qui s’emploie à faire connaître toutes les recettes alimentaires sud-africaines. Reconnu pour ses talents de cuisiniers, l’homme bâti sa réputation sur des recettes comme le dessert de citrouille. Il explique s’être inspiré de sa grand-mère pour en faire l’un des délices locaux les plus prisés dans le pays.

    Influence culinaire

    Selon Nompumelelo Mqwebu, on ne peut dire que l’Afrique du Sud souffre d’un manque de diversité culinaire. Il explique que cette diversité n’a pas souvent été valorisée. « Si je dis cuisine sud-africaine, tout le monde hoche la tête, mais personne ne sait ce que c’est », justifie Miles Khubeka, un autre chef cuisinier.

    Il faut dire que l’évolution de la cuisine indigène locale en Afrique du Sud a une histoire longue et complexe. Elle s’explique par l’arrivée des colons au XIXe siècle et la fusion des traditions culinaires locales avec les influences culinaires extérieures, allant des plats hollandais et britanniques aux délices apportés par les esclaves et les travailleurs de Madagascar, d’Indonésie, de Malaisie, d’Inde et des pays côtiers africains.

    Promotion

    Miles Khubeka et Nompumelelo Mqwebu s’engagent ainsi à attirer l’attention sur une partie de la culture sud-africaine. Les deux chefs d’entreprises connaissent des réussites. Le premier dirige Vuyo’s, un restaurant très connu à Soxeto. Le second a été récompensé en mai dernier à l’occasion de l’International Gourmand Awards en Chine.

    Le livre de cuisine 2017 de Nompumelelo Mqwebu comporte différentes recettes sud-africaines. Le chef de cuisine explique que c’est une manière de marquer le début d’une nouvelle culture alimentaire sud-africaine. Il évoque la créativité d’autres chefs cuisiniers comme lui qui ne sont pas seulement guidés par la volonté de revenir à une cuisine traditionnelle.

    Des repas plus sains

    Cette génération de chefs cuisiniers partage surtouts son savoir-faire. La cuisine sud-africaine a commencé à être donc enseignée depuis peu. Les chefs cuisiniers déplorent que la cuisine internationale occupe une place trop importante dans les écoles culinaires sud-africaines.

    Les deux chefs cuisiniers ne souhaitent pas voir disparaître totalement les importants secrets de la cuisine sud-africains. « Après votre drapeau et votre hymne national, votre cuisine est la troisième chose la plus importante qui vous définit comme une culture », affirme Miles Khubeka.

    L’objectif des chefs cuisiniers est de revenir à des recettes locales avec des repas plus sains et à base de plantes. « Nous devons le faire nous-mêmes. Personne ne le fera pour nous », déclare Miles Khubeka. Avec ces collègues, ils espèrent que la prochaine génération de cuisiniers va parfaire leur travail. « J’espère que ces jeunes chefs seront fiers de nos ingrédients locaux et créeront des recettes autour d’eux, de sorte que toute la scène alimentaire en Afrique du Sud change ».

  • Au Ghana, la startup Complete Farmer veut assurer la sécurité alimentaire du pays

    Au Ghana, la startup Complete Farmer veut assurer la sécurité alimentaire du pays

    La startup agri-technologique ghanéenne Complete Farmer a lancé sa plateforme de ‘web farming’, qui permet aux utilisateurs de parrainer des fermes en échange de retours sur investissement garantis après récolte.

    Lancé l’année dernière, Complete Farmer vise à assurer la sécurité alimentaire au Ghana tout en permettant aux utilisateurs de gagner de l’argent à partir de l’agriculture à distance.

    Les utilisateurs peuvent parrainer des gestionnaires de ferme, surveiller les progrès dans le confort de leur foyer, pour ainsi faire des bénéfices après la récolte, comme Complete Farmer vend des produits aux acheteurs.

    « Nous sommes ravis de lancer cette plateforme. Avec elle, les créateurs de mode, commerçants, employés d’entreprise, retraités et autres personnes de tous horizons peuvent posséder une ferme et profiter des avantages sans lever le petit doigt », a déclaré Andrew Quartey, directeur technologique de la startup. Et d’ajouter, « nous nous sommes engagés à assurer la sécurité alimentaire au Ghana et à créer des emplois pour les agriculteurs et les jeunes, en plus de faire croître la richesse de nos clients grâce à l’agriculture. »

    Il est prévu que les fermes d’ananas soient ouvertes à la commandite sous peu, tandis que l’on s’attend à ce que Complete Farmer fasse en sorte qu’au moins deux autres fermes de culture soient disponibles avant la fin de l’année.

    Depuis le lancement de la plateforme en juin, Complete Farmer a mis en vente un total de 153 acres de fermes de piment, de manioc et de gingembre, dont les 53 acres de fermes de piment ont été vendues en quatre semaines.

  • Dieuveil Malonga: la gastronomie africaine a un Chef!

    Dieuveil Malonga: la gastronomie africaine a un Chef!

    Dieuveil Malonga est un chef congolais de 25 ans qui a grandi en Allemagne et est venu en France où il a travaillé à Marseille en tant que sous-chef, avant de jouer dans la téléréalité TopChef.

    Né au Congo-Brazzaville puis adopté par une famille allemande, sa passion pour la cuisine va rapidement prendre le dessus. Et c’est dernière les fourneaux que son métissage va devenir une force: il qualifie sa cousine d’afro-fusion.

    Selon lui, l’afro-fusion est un pont culinaire entre la cuisine africaine et mondiale. Une alchimie gustative née de ses influences françaises, congolaises et allemandes, un moyen de faire connaître la cuisine africaine. « Les gens se plaignent toujours que la cuisine africaine n’est pas assez connue, mais ils ne font rien de concret pour en parler à plus de gens », regrette-t-il.

    Départ

    Né à Linzolo, une ville à 20 kilomètres de Brazzaville, Dieuveil Malonga doit son amour pour la cuisine à sa grand-mère, célèbre dans la région. C’est à l’âge de 13ans qui va migrer à Cologne en Allemagne. Adopté par une famille au sein de laquelle tout lui paraissait étranger, il a commencé à fusionner des produits africains et allemands, histoire d’occuper son temps. « C’était vraiment bon! C’est là que l’afro-fusion a commencé pour moi » se rappelle-t-il.

    Le système éducatif en Allemagne permettant aux étudiants de se spécialiser très tôt, Dieuveil Malonga décide alors de suivre un cours culinaire de trois ans. « Pendant ce cours, quand mes potes utilisaient des pommes de terre, j’ai toujours trouvé des alternatives. Par exemple, j’utiliserais du manioc, etc. » confie-t-il.

    Désormais dix ans qu’il est dans l’afro-fusion, ce chef a écrit un livre qui est maintenant utilisé par mes anciens professeurs.

    En 2016, il avait participé à l’émission de téléréalité TopChef en France. Si l’aventure télévisuelle française a tourné court, Dieuveil Malonga s’est estimé satisfait de sa participation. « J’ai continué à me rendre sur le continent africain. Quand je vais au Rwanda: je me rends auprès d’une famille rwandaise et durant une semaine, je goûte les plats confectionnés par la maman. J’observe les ingrédients qu’elle va chercher au marché.

    Puis la semaine suivante, j’essaie de rendre gastronomique sa cuisine en veillant à ne modifier aucun goût par rapport à son plat », explique-t-il. Et les restaurants africains sont nombreux à demander ces conseils « Au Kenya, au Nigéria, au Ghana en Afrique francophone, vous avez beaucoup d’établissements qui s’en réfèrent à mon expertise dans la formation des cuisiniers, dans la préparation des menus ou même sur la sélection des plats et de leurs ingrédients».

    La reconnaissance de son expertise, Dieuveil Malonga la doit à ces incessantes recherches culinaires. C’est ainsi qu’il a réussi à rendre gastronomique plusieurs plats comme pour cette spécialité ivoirienne : la purée d’igname accompagnée de langoustines, d’huile de cacao et de gingembre avec de la crème de petits pois au piment.

    Malgré son emploi du temps déjà surchargé, Dieuveil Malonga ne s’arrête pas là. Il s’est même densifié ces derniers mois avec le lancement de « Chefs in Africa ». Objectif, proposer sur la plateforme les services de différents chefs cuisiniers du continent africain. Toutes les nationalités sont représentées avec autant de caractéristiques liées aux traditions culinaires de chacun.

     

  • En Afrique du Sud, Bianca Hansen fabrique une bière artisanale avec du pain recyclé

    En Afrique du Sud, Bianca Hansen fabrique une bière artisanale avec du pain recyclé

    L’entreprise de Bianca Hansen fait partie de celles qui fabriquent en Afrique du Sud de la bière artisanale. L’entrepreneure a cofondé Toast Ale SA une entreprise qui utilise du pain recyclé pour brasser de la bière artisanale.

    Bianca Hansen explique qu’à la base son intention était de créer une entreprise qui lutte contre le gaspillage alimentaire. En Afrique du Sud plus de 30% des aliments produits sont gaspillés. L’État reconnait aussi que de nombreux habitants arrivent difficilement à manger chaque jour. L’entrepreneure confie avoir été inspiré par Tristam Stuart un entrepreneur qui lutte également contre le gaspillage alimentaire.

    Pour se lancer dans l’entrepreneuriat, Bianca Hansen a choisi d’utiliser les surplis de pain des boulangeries. Selon elle, ces pains ne sont pas consommés et finissent généralement dans des sites d’enfouissement.

    Avec Toast Ale AS, l’entrepreneure brasse grâce à ces pains une bière artisanale délicieuse et très consommée dans le pays. Elle se réjouit du produit qu’elle offre à la population. D’autant plus que 100% des profits générés par la vente des bières sont versés à un organisme de bienfaisance dénommé Soil for Life pour lutter contre la faim dans le pays. Bianca Hansen ajoute que ces fonds permettent à des familles de se nourrir chaque jour.

    L’entrepreneure se concentre désormais sur l’expansion de sa bière dans le pays ainsi que dans des pays voisins. L’entrepreneure veut s’allier à 200 nouveaux restaurants du pays pour augmenter ses ventes. Bianca Hansen veut atteindre 24000 litres de bière vendus cette année. Cela va éviter le gaspillage de 2000 kg de pain, selon elle.

     

  • Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    À moins de vingt ans, Fanta Diaite sait prendre de grandes initiatives. Cette jeune sénégalaise dirige Agri’bio, une structure qui produit et vend des produits agricoles, notamment des fruits et des légumes. Grâce à des formations agricoles, elle a eu l’idée d’exploiter les terres appartenant à sa famille. Elle peut compter sur des membres de sa famille qui l’aident dans la production. Les produits de Agri’bio sont achetés par des grossistes.

    Pour bien fonctionner, Agri’bio dispose d’un ingénieur agronome qui fait des études de rentabilité et conseille les produits à cultiver chaque saison. Pour la jeune entrepreneure, c’est au continent de travailler ses terres. « Nous devons produire et consommer nos produits. Nous devons réduire les importations », explique-t-elle.

    Produire et transformer

    Étudiante en gestion et management des entreprises, elle a participé à des séminaires de mentoring et des Boot camp qui lui permettent de croire en ses capacités. Les jours de cette jeune responsable d’entreprise sont occupés par des cours et des réunions avec ses collaborateurs qui sont généralement des amis et des membres de sa famille. Très jeune, Fanta Diaite fait preuve d’abnégation et confie braver les difficultés pour réussir. « Je veux réussir dans ce que j’entreprends. Je prends en compte les critiques constructives. J’oublie celles qui ne peuvent pas me faire avancer », affirme-t-elle.

    Agri’bio ambitionne se positionner dans l’agroalimentaire. Fanta Diaite veut se lancer la transformation et la vente de produits comme la noix de coco. Pour cela, la responsable envisage recourir à des aides financières. « La transformation nécessite la construction d’un local, des machines, des moyens de transports et de distributions », justifie-t-elle.

    Sauver des vies

    Fanta Diaite est aussi la responsable de la startup Ame Dome qui lui a permis d’être distinguée en mai dernier comme l’un des trois jeunes entrepreneurs prometteurs du Sénégal. Ame Dome est une plateforme de santé en ligne censée aider les femmes enceintes. Fanta Diaite explique que la plateforme va relier le corps médical (sages-femmes, gynécologues, médecin, pédiatre) et les femmes enceintes du pays.

    Les femmes enceintes vont disposer d’un carnet de grossesse numérique qui leur permettra de suivre un contrôle régulier avec leurs médecins traitants. Ame Dome devrait être utile à des femmes enceintes qui vivent loin de la capitale et dans des zones reculées.

    En attendant, elle envisage bénéficier d’une incubation pour développer sa plateforme e-santé et d’autres projets. « Il y a d’autres problèmes à régler au Sénégal grâce au digital », fait-elle savoir. Elle invite des jeunes de son âge à s’intéresser à l’entrepreneuriat qu’elle considère comme « important » et « utile ». « Nous sommes des milliers à arriver sur le marché de l’emploi chaque année avec des compétences presque identiques », explique-t-elle, avant de faire remarquer : « nos projets peuvent nous permettre de créer des emplois et d’être stable financièrement ».

  • Kenya: Raphael Ndaiga, le chef 2.0 qui promeut les menus africains

    Kenya: Raphael Ndaiga, le chef 2.0 qui promeut les menus africains

    Des croisades alimentaires de Jamie Oliver à la «révolution alimentaire» d’Ocean Robbin, les chefs populaires ont eu un impact énorme sur la façon dont les gens préparent les repas et mangent. Et ce n’est pas différent en Afrique, où un chef kenyan redéfinit la cuisine maison et promeut les menus africains à travers des cours sur Facebook sur une page qui a attiré plus d’un demi-million de personnes. Son nom, Raphaël Ndaiga.

    Raphael Ndaiga croit que tout le monde peut faire un délicieux repas d’où qu’ils soient. « Peu importe où vous êtes, un oignon est le même, le bœuf est le même, les tomates sont les mêmes, ce qui est différent, c’est comment ils se réunissent pour créer un plat », convainc-t-il sur sa page.

    En effet, Ndaiga a développé son palais tôt dans la vie. Son père avait l’habitude de travailler pour le restaurant Carnivore, un lieu de divertissement haut de gamme à Nairobi où Ndaiga ferait plus tard un apprentissage avant de rejoindre le collège.

    A 24 ans, ce jeune Kenya a décidé d’entreprendre en cuisine professionnellement et a rejoint la célèbre école culinaire, le collège Utali.  «Après avoir terminé mes études, je suis allé à Orlando, aux États-Unis, et j’ai travaillé dans un restaurant, après quoi je suis allé au Royaume-Uni et j’ai travaillé dans un hôtel cinq étoiles » raconte-t-il.

    Après avoir acquis de l’expérience, il est retourné au Kenya et a choisi de s’éloigner du travail dans les restaurants pour enseigner des cours de cuisine en ligne et en privé. Cependant Ndaiga confie qu’il se sentait retenu parce qu’il a maintenant la liberté de faire ce qu’il veut pour créer un menu, créer des recettes et cuisiner différents plats … Ce qu’il pense qu’il n’aurait jamais pu faire en travaillant dans un restaurant.

    Ses ambitions à long terme sont de rassembler le continent à travers sa cuisine. « L’impact que je veux pour mon Afrique, c’est d’être le gars qui encourage les gens à aimer leur cuisine, le gars qui rassemble les familles, je veux être l’Africain Jamie Oliver », ambitionne-t-il.

  • eMsika: la startup zambienne qui alimente l’Afrique en intrants agricoles

    eMsika: la startup zambienne qui alimente l’Afrique en intrants agricoles

    En Zambie, la starup eMsika aide les agriculteurs à trouver, acheter et recevoir des intrants agricoles de manière rapide, fiable et pratique, ainsi qu’à accéder aux marchés pour leurs produits.

    Lancé en 2016, eMsika est un magasin de commerce électronique pour les agriculteurs qui répertorie plus de 300 produits dans 10 différentes catégories d’intrants agricoles.

    La startup permet à ses clients de s’approvisionner en intrants et même de contacter les fournisseurs dans leur langue locale. En seulement deux ans, elle a connu une croissance fulgurante. Alors qu’elle avait été lancée avec des fonds externes, eMsika roule désormais sur ses propres revenus et poursuit son expansion à l’extérieur de la Zambie, dans des pays comme le Zimbabwe, la RDC, la Namibie ou encore le Mozambique.

    Désormais, le nouvel objectif de eMsika est de s’étendre à travers le continent entier. Pour cela, les promoteurs ont établi des partenariats avec des entreprises et des organisations locales de premier plan. « Nous avons six fournisseurs dans différents secteurs agricoles, y compris l’élevage, la volaille et l’horticulture, plus une base de données de 500 agriculteurs et 200 000 des affiliés », confie Gilbert Mwale, directeur général de la startup.

    Récemment, les promoteurs ont introduit des fonctionnalités de commerce mobile qui complètent l’utilisation du site Web pour tous les clients qui se trouvent dans des zones sans Internet. Ils ont également mis en place un centre d’appels pour les agriculteurs qui veulent en savoir plus sur certains produits avant de les acheter. A cet effet, ceux qui vivent dans des régions éloignées ont les mêmes possibilités que ceux des zones urbaines d’obtenir des intrants agricoles auprès des fournisseurs de leur choix, comme s’ils étaient juste à côté.

  • À 30 ans, Anerlisa Muigai dispose deux marques d’eau minérale au Kenya

    À 30 ans, Anerlisa Muigai dispose deux marques d’eau minérale au Kenya

    Depuis cinq ans cette entrepreneure kényane construit son histoire de réussite dans le secteur de l’eau embouteillée. Héritière d’une riche famille, sa mère est à la tête de Keroche Breweries, une brasserie du pays qui fait des chiffres d’affaires de millions de Shillings. Anerlisa Muigai a cependant décidé de se lancer dans ses propres activités. Depuis 2013, elle fait partie des jeunes entrepreneures en pleine ascension dans le pays.

    Anerlisa Muigai a créé NERO, une entreprise qui produit et vend de l’eau « Executive Still Water » dans le pays. Le marché cible de NERO est la classe moyenne et supérieure croissante ainsi que dans les principaux supermarchés et magasins de proximité. Anerlisa Muigai livre également ses eaux minérales dans les restaurants et les supermarchés. La qualité des produits, l’emballage et l’écoute de la clientèle permettent à l’entreprise de Anerlisa Muigai de compter de nombreux consommateurs fidèles.

    L’entrepreneure a récemment lancé sa deuxième marque d’eau embouteillée dénommée « Life Still Water ». De moindres coûts et plus accessible aux clients, « Life Still Water » est aussi de bonne qualité selon la responsable de NERO. Anerlisa Muigai déclare son intention de réaliser d’autres objectifs avec son entreprise. L’entrepreneure prévoit à cet effet lancer plusieurs produits haut de gamme sur le marché.

  • Paul Kihito, le jeune Kenyan qui rivalise les fast-foods étrangers à Nairobi

    Paul Kihito, le jeune Kenyan qui rivalise les fast-foods étrangers à Nairobi

    Paul Kihito est un entrepreneur qui connaît depuis peu le succès. Mais c’est d’abord quelqu’un qui aime ce qu’il fait. Ce Kenyan dirige en effet le premier fast-food de Nairobi qu’il a lui-même créé. Dans la capitale kenyane, son service de restauration est très connu sous le nom de Wing It Nairobi. Spécialisé dans les ailes de poulet, le restaurant de Paul Kihito est installé dans le centre commercial Galleria de la ville.

    À 30 ans, l’homme a tout mis en œuvre pour la réussite de son entreprise. S’il confie avoir rencontré des difficultés dans la réalisation de son projet, le Kenyan précise ne s’être jamais découragé. Depuis son lancement en 2014, Wing It Nairobi propose ainsi des ailes de poulet en 15 saveurs, que Paul Kihiko a lui-même créées en expérimentant différentes recettes.

    Concurrence

    À part le centre commercial Galleria, l’entrepreneur a ouvert un autre restaurant dans le centre The Hub qui se situe aussi dans la capitale. Paul Kihito explique qu’il a toujours voulu entreprendre dans le domaine de la restauration. Il ajoute qu’en Europe et aux États-Unis, il a déjà vu des fast-foods spécialisés dans les ailes de poulet fonctionner très bien.

    Avec ses touches particulières, Wing It Nairobi est en mesure de concurrencer avec les marques mondiales de restauration rapide présentes sur le marché local. « Avant si les gens veulent du poulet pané, ils doivent aller à KFC, s’ils veulent des ailes de buffle, ils doivent aller à Slims ou à Cedars. Maintenant nous leur offrons tout cela au même endroit ».

    Avec un chiffre d’affaires annuel à 6 chiffres, Wing It Nairobi envisage s’installer dans des endroits plus lucratifs, notamment dans la région de Westlands à Nairobi pour profiter de la vie nocturne du week-end, ainsi qu’un site possible dans le quartier de Gigiri qui ciblera les expatriés.

  • À 27 ans, cet entrepreneur contrôle le marché du riz local au Nigéria

    À 27 ans, cet entrepreneur contrôle le marché du riz local au Nigéria

    Abubakar Sadiq Mohamed Falalu à moins de 30 ans et est à la tête d’une entreprise qui brasse des millions. Le Nigérian est le fondateur de Falgates, une entreprise de culture et de transformation du riz. Il explique être guidé par l’objectif de fournir au marché local du riz produit des Nigérians pour des Nigérians. « Nous visons à fournir le meilleur riz blanchi de qualité au marché nigérian. La qualité est notre priorité numéro un, car nous croyons que la qualité est ce qui fait le bonheur de nos clients », justifie-t-il.

    Pour le bon fonctionnement de son entreprise, Abubakar Sadiq Mohamed Falalu dispose d’un moulin à riz. La machine est capable de moudre 15 tonnes de riz par jour. Installée dans le nord du pays, l’entreprise emploie près de 200 personnes. Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 400000 dollars, Falgates connaît un succès grâce à la qualité de ses produits.

    Selon Abubakar Sadiq Mohamed Falalu, le respect des clients et l’adaptation à leur besoin font la particularité de Falgates. L’entreprise fournit d’ailleurs des riz pour l’exportation et l’usage domestique. Comme d’autres jeunes entrepreneurs de sa génération, le fondateur de Falgates veut contribuer à l’essor économique de son pays. Il confie être confronté à différents défis, notamment convaincre certains de ses compatriotes à s’intéresser à la production locale.

    Désigné par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent, Abubakar Sadiq Mohamed Falalu sait que l’évolution de son entreprise dépendra de ses stratégies à faire aimer le riz 100% nigérian.