Catégorie : Economie

  • Face au poids de la dette, le Congo perd la confiance de la Chine

    Face au poids de la dette, le Congo perd la confiance de la Chine

    La situation économique difficile que traverse le Congo va-t-elle influencer les relations extérieures du Congo ? C’est en tout cas le cas pour le moment. L’incapacité du pays à payer ses dettes à la Chine refroidit depuis quelques mois les bonnes relations vieilles de plus de cinquante ans entre le pays et l’empire du Milieu. Conséquence directe, la banque chinoise Eximbank a vite fait de déménager à Dakar une boutique ouverte à Brazzaville. Sur un autre plan, Sinosur, la compagnie assurant les investissements chinois au Congo a suspendu ses activités dans le pays.

    Comme cause de cette « situation difficile », les autorités congolaises ont évoqué l’effondrement des cours du pétrole. Depuis deux ans, la croissance économique du pays stagne au point en Afrique centrale, le pays est en passe de devenir une curiosité à cause de sa dette. La situation du pays est telle qu’en août 2017 le FMI a dépêché une mission à Brazzaville pour négocier la mise en place d’un programme d’ajustement budgétaire. En réalité, le Congo traverse une « situation compliquée », analyse un expert économique. Ce dernier confie que la dette du pays est estimée à près de 120 % du PIB. « Les autorités congolaises ont en effet caché une partie de la dette. Elles l’évaluaient d’ailleurs à 77 % », ajoute l’expert. Cette situation selon les informations a discrédité le pays auprès de certains bailleurs.

    Bonne gouvernance budgétaire

    À ce jour, les arriérés de paiement aux pays étrangers ont augmenté. Outre la Chine, le Congo doit également beaucoup d’argent à la France et au Brésil. Le programme d’ajustement du FMI devrait permettre au pays de sortir de « la crise ». Au niveau du gouvernement, on craint tout de même que les réformes drastiques de ce programme du fonds monétaire provoquent une contestation sociale. Des sources proches du FMI, le programme d’ajustement va aider plutôt aider le pays à assainir la gestion de sa situation économique.

    Les autorités chinoises espèrent une bonne gouvernance de l’État congolais avant de « rééchelonner la dette ». Cela devra permettre au pays de consolider ses relations sino-congolaises. La Chine premier pays à ouvrir une ambassade au Congo a toujours apporté son soutien à l’État congolais sur différents plans. Le pays asiatique est même le premier partenaire commercial du Congo.

  • Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    La plus grande compagnie de télécommunication de l’Ouganda, MTN Ouganda est prise dans une lutte pour assurer le renouvellement de sa licence qui expire cette année. Avec 55 % de part de marché des télécommunications ou environ 11,2 millions d’abonnés accumulés sur 20 ans d’exploitation, les enjeux sont élevés pour l’opérateur.

    La lutte s’est intensifiée en décembre après que le régulateur du secteur, Uganda Communications Commission (UCC), a annoncé que les télécoms avaient demandé à prolonger leur licence pour plus de dix ans à partir d’octobre 2017. Dans le cadre de l’annonce, l’UCC a demandé à ceux qui avaient des objections de les présenter en même temps que le rapport d’évaluation de la compagnie qui devait être dévoilé le 13 février avant une audience publique sur le même sujet le 26 février.

    Plusieurs acteurs exigent que MTN remplisse certaines conditions avant d’obtenir le renouvellement de sa licence. Un groupe de fournisseurs de services à la tête de la lutte a adressé une pétition au président Yoweri Museveni, au parlement et à l’autorité de régulation du secteur demandant que MTN soit sondé pour plusieurs violations présumées avant le renouvellement de son permis. Le groupe Association des applications sans fil et des fournisseurs de services de l’Ouganda (WASPA-U) a également écrit une lettre au chef de l’État dans laquelle il indique que l’impunité de MTN et le non-respect des règles et les règlements ont désavantagé l’Ouganda. Le WASPA-U accuse MTN d’avoir saisi des ressources des compagnies locales et retenu illégalement leurs revenus.

    Violations des lois

    Une pétition a été lancée. Les initiateurs de la pétition soulèvent des accusations contre MTN allant de la déclaration de revenus, à des pratiques commerciales contraires à l’éthique, à un comportement anticoncurrentiel, à une prise de contrôle illégale de leurs activités, à la violation des lois et paiements aux entreprises locales. Conscients que les dirigeants ougandais pourraient facilement ignorer ces préoccupations et faire pression sur ceux qui ont le pouvoir de renverser ces problèmes, certains membres de WASPA-U ont contacté des actionnaires clés en Afrique du Sud qui ont déjà fait pression sur les dirigeants ougandais avec ces tensions avant qu’elles ne se propagent.

    Un des membres de WASPA-U affirme que le président de MTN Ouganda, Charles Mbiire, les avait rencontrés et s’était engagé à accéder à leur revendication après avoir contacté de hauts responsables en Afrique du Sud. MTN a déjà fait face à des accusations de pratiques de concurrence déloyale, en cours de déclaration et de non-respect de la loi, y compris sur d’autres marchés africains où elle opère. En Ouganda, si les preuves déposées par certains des membres de WASPA-U sont vérifiées, MTN pourrait voir le renouvellement de sa licence être retardé. Pour l’heure, les autorités ougandaises indiquent que les préoccupations des pétitionnaires nécessitaient une enquête.

  • Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    En Ouganda, le régulateur des télécommunications, l’Ugandan Communications Commission (UCC) lancera au cours de l’année des plateformes locales de médias sociaux dans le but de réduire les coûts de l’internet. Pour le directeur exécutif de l’UCC, Godfrey Mutabazi, il s’agit d’un des projets sur lesquels « nous travaillons. Il y a un investisseur qui apporte nos propres plateformes de médias sociaux, au lieu de Twitter, vous allez avoir quelque chose de local que vous allez utiliser ». Selon l’UCC, l’hébergement de contenu en dehors de l’Ouganda est la raison des coûts Internet prohibitifs. Mais la Commission estime aussi que des versions propres de Facebook et Twitter vont empêcher la propagation haineuse.

    L’UCC est l’agence de régulation des communications du pays. Elle est censée promouvoir et sauvegarder les intérêts des consommateurs et des opérateurs sur la qualité. Godfrey Mutabazi confie que des acteurs du gouvernement et de l’industrie des télécommunications seraient encouragés à utiliser et promouvoir les plateformes de médias sociaux locaux pour attirer davantage de personnes. Dans un pays qui compte environ 40 millions d’habitants, selon Godfrey Mutabazi, 10 millions de personnes peuvent s’abonner aux médias sociaux locaux. Le responsable de l’UCC compare la concurrence du marché à la compétition musicale. Alors que la musique des musiciens occidentaux a dominé, Godfrey Mutabazi affirme que les musiciens locaux ont également prospéré, un signal que les plateformes de médias sociaux locales que l’UCC a l’intention d’introduire peuvent s’épanouir aux côtés de Facebook et Twitter.

    Restriction

    L’UCC continue d’encourager les fabricants de smartphones à apporter des produits de qualité, mais relativement bon marché, afin d’augmenter la consommation d’Internet dans le pays. « Dans quelques années, le prix de l’internet va baisser, car nous allons encourager l’importation de smartphones pour que la majorité des gens puissent utiliser les smartphones. Une des raisons pour lesquelles internet coûte cher, c’est parce que la capacité de télécommunication de Mombasa est utilisée par peu de gens », affirme-t-on à l’UCC.

    Cependant, les dernières décisions de l’UCC ne font pas unanimité. Plusieurs observent estiment qu’elle n’a pas le mandat légal de faire certaines choses à la place. Sur la création de réseaux propres à l’Ouganda, les critiques évoquent une volonté de restriction de la liberté de parole. Selon eux, l’UCC veut contrôler la liberté d’expression dans le pays. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes en Ouganda (HRNJ-U) dénonce régulièrement les décisions de l’UCC. Pour le HRNJ-U, l’UCC a dépassé ses prérogatives pour devenir une agence répressive. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes a souvent regretté les incidents dans lesquels l’UCC a bloqué l’accès aux médias sociaux, a empêché les médias de couvrir certains événements politiques et a fermé ou menacé de fermer les médias.

     

  • Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    En mai prochain, Volkswagen va commencer par assembler des voitures au Rwanda. Le constructeur allemand prévoit assembler trois de ses modèles dans le pays. Ce début d’assemblage va également marquer l’expérimentation d’un service d’autopartage du constructeur. Trois phases sont prévues dans la cadre de l’installation de la marque au Rwanda. On  note en premier la construction d’une usine dans la zone économique spéciale de Kigali. Le coût de cet investissement est estimé à 20 millions de dollars.

    Volkswagen devrait également mettre en place une plateforme de location et d’autopartage dans le pays, qui sera géré par une compagnie rwandaise. Une entreprise locale va de son côté s’occuper de la conception de l’application pour ce service familier à Uber adopté dans différents pays européens. Le constructeur allemand va surtout s’atteler à la formation de ses futurs employés. Il s’agit de leur donner les connaissances nécessaires afin qu’ils puissent bien remplir leurs tâches. Volkswagen compte créer près de 1000 emplois. Une fois opérationnelle, l’usine va produire près de 5000 véhicules par an.

    Véhicules hybrides

    L’usine rwandaise de Volkswagen va assembler des véhicules hybrides. Les trois modèles qui seront assemblés sont la citadine Polo, la berline Passat et la voiture de sport Teramont. Le choix du Rwanda s’explique d’abord par la stabilité politique que vit le pays. Pour Thomas Schaefer, directeur général de Volkswagen Afrique du Sud, le climat de paix qui règne au Rwanda a motivé le constructeur. À cela s’ajoute le niveau de développement remarquable porté par des réformes économiques engagées par l’État. Rappelons que le Rwanda enregistre régulièrement une forte croissance économique et s’est engagé dans une lutte efficace contre la corruption.

    En s’installant au Rwanda, Volkswagen continue de mettre en œuvre son projet de conquête du continent africain. Volkswagen assemble déjà des véhicules au Nigéria, en Afrique du Sud et depuis quelques mois au Kenya. Selon les informations, l’Algérie devrait être le prochain pays à accueillir les usines d’assemblages de Volkswagen.

  • Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Le Sénégal enregistre encore une avancée vers l’indépendance énergétique. Le pays a inauguré le 15 janvier dernier une nouvelle centrale solaire dénommée Ten Mérina. Située dans la région de Thiès à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar, l’infrastructure énergétique dispose d’une puissance de 30 MW. Son inauguration a été effectuée par l’actuel chef du gouvernement Mahammed Dionne.

    Le financement total des travaux de la centrale solaire Ten Mérina est estimé à 43 millions d’euros. Les travaux se sont inscrits dans le cadre d’un projet piloté par Meridiam la société française d’investissement et Solairedirect et Eiffage, deux autres entreprises de l’Etat français. Les trois sociétés ont effectué des travaux de construction sur plusieurs mois grâce à un prêt de près de 35 millions d’euros de la Société belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) et Proparco. « Ces nouveaux panneaux solaires couvriront les besoins en électricité de plus de 225 000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33 300 tonnes de CO2 par an en remplaçant directement des unités de production à base de fioul », ont expliqué les responsables du projet.

    Diversifier les sources d’énergie

    Le Sénégal compte désormais quatre centraux solaires répartis sur le territoire. Parmi elles, celle de Malicounda qui dispose d’une capacité de 22 MW. Il y a également à Santhiou-Mékhé, la centrale de Senergy dont la capacité énergétique est estimée à 30 MW. Mais aussi la centrale de Senergy II installée à Bokhol qui a un apport énergétique de 20 MW. L’État prévoit construire d’autres infrastructures dans d’autres régions. Des unités photovoltaïques devront être installées à Kahone et à Sakal.

    L’objectif pour les autorités sénégalaises est de diversifier les sources d’énergie pour le pays. Le pays a jusqu’à présent recouru aux énergies fossiles. L’implantation des centrales photovoltaïques devrait permettre à une grande partie de la population d’avoir accès à l’électricité. Dans le même temps, le pays compte honorer ses engagements pris dans le cadre de la COP21 et atteindre aussi ses objectifs sur le plan énergétique comme prévu dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

     

     

  • Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Les Etats doivent légiférer sur les migrations de protocole internet version 6 (IPV6). C’est ce que pensent plusieurs experts du domaine. Ils estiment que les gouvernements doivent rechercher des moyens législatifs pour assurer une conformité rapide aux migrations de protocole internet version 6 (IPV6). En décembre dernier, une réunion du Comité régional africain d’Internet (AFRINIC-27) organisée à Lagos a vu la participation de plusieurs acteurs, dont plusieurs boursiers financés par l’organisation pour discuter des enjeux. Tous ont reconnu l’urgence pour le continent d’accélérer le processus de migration afin d’éviter la « panne d’Internet ». Depuis sa création, Afrinic s’investit dans le développement d’Internet sur le continent.

    Son PDG, Alan Barret, affirme que plus de 100 millions d’adresses IPv4 et plus de 9000 préfixes IPv6 / 32 ont été alloués en Afrique avec environ 42% de ses 1500 membres recevant un préfixe IPv6. L’année dernière, Afrinic a alloué 7,2 millions d’adresses IPv4, 95/32 préfixes IPv6 et 127 ASN avec 122 nouveaux membres. Alan Barret considère qu’une législation unique des gouvernements africains sera un grand atout pour le processus de migration. Une décision au niveau de l’Union africaine peut « changer le jeu », insiste le PDG de Afrinic. « C’est la raison pour laquelle nous engageons les principaux responsables gouvernementaux et le groupe de travail à trouver des solutions durables à la migration IPV6 », ajoute-t-il.

    Création d’un environnement favorable

    Selon Sunday Folayan, président du conseil d’administration d’AFRINIC, en dehors des politiques gouvernementales et de la volonté des dirigeants nécessaires pour conduire l’ordre du jour, les opérateurs de télécommunications devraient envisager de mener le processus. Par exemple, « si MTN Nigeria peut transformer tout son équipement pour se plaindre d’IPV6 ou passer du réseau à ce nouveau protocole internet, alors le Nigeria aurait réalisé une migration de 35% », précise-t-il. De son côté, le professeur Umar Danbatta, vice-président exécutif de la Commission des communications du Nigeria (NCC), explique que pour soutenir les technologies émergentes, « nous devons créer un environnement favorable au déploiement d’IPv6 ».

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    « Nous devons nous engager davantage dans le domaine de la gouvernance de l’Internet et d’autres initiatives similaires, du niveau national au niveau sous-régional, régional et mondial pour contribuer et partager les meilleures pratiques qui peuvent contribuer à la croissance d’Internet », conseille le vice-président de NCC. Le professeur Danbatta, qui a reconnu les efforts de la société Internet et des parties prenantes pour contribuer au développement de l’Internet dans la région africaine, annonce que la NCC s’engage à soutenir l’industrie africaine de l’Internet autant que possible. Ce qui assurera la disponibilité, l’abordabilité et l’accessibilité à l’Internet haute vitesse. Cela va entraîner l’émergence de nouvelles technologies et le déploiement de plus de services.

    Implication de coût

    Toutefois, le Dr Chris Nwannenna, PDG de SystMetrics Systems Limited, estime que l’IPV6 offre de meilleures technologies, mais que les coûts pourraient être responsables d’une migration lente, ajoutant que les opérateurs auraient besoin de temps pour changer d’équipement. « IPV6 va à une meilleure technologie, mais l’implication de coût pourrait être la raison pour laquelle les opérateurs et les autres utilisateurs ne sautent pas dessus. Nous devons considérer les pouvoirs d’investissement des opérateurs pour accéder à leur capacité de migrer maintenant ou plus tard. Mais, définitivement, la migration vers IPv6 devrait être encouragée », déclare-t-il. Selon lui, le Nigeria doit faire tout son possible pour éviter la «course aux rats» en ce qui concerne la migration vers le nouveau protocole.

  • La Namibie surfe sur la boude de Trump pour booster son tourisme

    La Namibie surfe sur la boude de Trump pour booster son tourisme

    Si la déclaration du président américain Donald Trump, qualifiant certains pays de « merde » a provoqué un tollé en Afrique, surtout dans les couloirs diplomatiques, la Namibie a quant à lui trouvé une opportunité de marketing pour booster son tourisme.

    En semaine dernière, lors d’une réunion de la Maison-Blanche pour discuter de la réforme de l’immigration américaine, le président américain Donald Trump aurait qualifié les pays africains, le Haïti et El Salvador de « pays de merde ». Là où nombre de pays africains ont adopté une position diplomatique plus forte, la Namibie a vu une opportunité de marketing très alléchante.

    La « merde » qui pouvait intéresser 

    En effet, alors que sur les médias sociaux beaucoup s’intéressaient au traitement fait de cette information dans les pays africains, les agents de tourisme namibiens ont diffusé quant à eux, diffusé une vidéo. L’objectif de cette vidéo est de montrer leur pays de merde à des touristes potentiels, en particulier des visiteurs des États-Unis.

    Présenté par un imitateur de Trump, le personnage dans la courte vidéo annonce toutes les caractéristiques « merdiques » de la Namibie. Créée par le groupe touristique Gondwana Collection, la vidéo présente des attractions du lac souterrain Oshikoto qui pourrait ressembler à une grande saleté pittoresque, des éléphants qui errent librement et déposent leurs excréments, ou encore des hôtels qui offrent des toilettes à ciel ouvert avec des vues magnifiques. Si, en présentant la Namibie comme « l’un des meilleurs pays de merde », l’initiative frôle un peu le malsain, ce n’est pas la première fois que le pays fait usage de cette approche.

    Bis repetita

    C’est exactement le type de vidéo qui attirerait l’attention dans un climat géopolitique où le mot « merde » a été en rotation dans les grands médias pendant environ une semaine.

    En réalité, la Namibie, un pays avec peu de bouleversements et une population encore plus petite, attire rarement l’attention du monde entier. C’est aussi pourquoi l’année dernière, le pays avait sauté sur la gaffe de « Nambia » de Trump pour publier une vidéo vantant les atouts du pays, même si elle était mal prononcée. Une stratégie qui a été confirmée par Digu Noabeb, le directeur de l’office du tourisme namibien.

    Alors que le reste du monde essaie de donner un sens à un chef d’État sans précédent, la stratégie de la Namibie semble dire qu’il n’y a pas de mauvaise publicité.


  • Tourisme: 13 des endroits à visiter en Afrique en 2018

    Tourisme: 13 des endroits à visiter en Afrique en 2018

    Avec ses paysages étendus et sa vie animale redoutable, le continent africain est devenu en cette nouvelle ère du numérique, un champ d’application pour les photographes. Perdus parfois dans certains endroits qui n’ont presque pas changé depuis des siècles et même des millénaires, le contient offre aux touristes et paysagistes, de particulières sources d’inspirations. Voici le top 13 d’Afrotribune.

    1. La grande migration, Tanzanie

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    Une photo ne pourra réellement pas capturer la horde dessabots sur la saleté alors que plus d’un million de gnous et plusieurs centaines de milliers de zèbres font leur migration annuelle. La migration est en fait un événement annuel puisque les animaux quittent la réserve de Ngorongoro en Tanzanie en janvier, remontent le Serengeti vers le mois de juin et atteignent le Masai Mara au Kenya en septembre, avant de repartir vers le sud.

    1. Table Mountain, Afrique du Sud

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    Table Mountain fait de Cape Town, l’une des meilleures villes côtières au monde et l’une des plus photogéniques.Des promenades en téléphérique sont disponibles au sommet de la mesa, offrant de superbes vues, des levers et des couchers de soleil fantastiques.

    1. Djmaa el Fna, Maroc

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    L’une des places les plus excitantes du monde, Djmaa el Fna vous rappelle que vous êtes en Afrique. Au cœur de la vieille ville de Marrakech, des charmeurs de serpents, des peintres au henné, des conteurs, des vendeurs de dattes et des vendeurs de jus d’orange installent leurs étals dans la chaleur de l’après-midi.

    À la tombée de la nuit, les vendeurs sont accompagnés par des tambours tribaux, des danseurs de ladyboys et des restaurateurs ambulants qui vendent de délicieuses viandes grillées, du pain et de la salade tandis que la fumée s’élève au-dessus de leurs stands jusqu’à minuit.

    1. Dunes de Sossusvlei, Namibie

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    En Namibie, Sossusvlei signifie « le lieu de rassemblement de l’eau ». Toutefois, vous devrez y apporter de quoi vous étancher si vous ne voulez pas vous déshydrater. En réalité les dunes de Sossusvlei constituent sans doute l’attraction la plus remarquable de la Namibie. Elles se sont développées au cours de millions d’années. L’escalade de ces dunes donne des vues à couper le souffle, y compris le Deadvlei, une étendue fantomatique d’argile blanche séchée ponctuée par des squelettes d’anciens arbres camelthorn.

    1. Gorilles de montagne, Rwanda

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    Une rencontre rapprochée avec les gorilles de montagne de la forêt tropicale rwandaise restera avec vous pour toute une vie. Plusieurs opérateurs organisent des tournées de suivi des dos argentés et de leurs troupes dans la forêt dense.

    1. Chutes Victoria, Zambie et Zimbabwe

    Image result for victoria fall zambiaL’un des spectacles d’eau les plus majestueux au monde, les chutes Victoria (également appelées Mosi-oa-Tunya), auraient été vues pour la première fois en 1855 lorsque l’Ecossais David Livingstone s’y serait rendu.

    Depuis lors, des milliers de personnes ont profité des embruns de la cascade de 108 mètres de hauteur, qui était autrefois de 12 800 mètres cubes par seconde, soit le double du débit le plus élevé de Niagara.

    1. Spitzkoppe, Namibie

    Image result for Spitzkoppe namibiaLe Spitzkoppe présente différents sommets de granit dans le désert namibien, avec le plus haut sommet atteignant près de 1 800 mètres.

    1. Dunes du Sahara, Maroc

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    Que vous le fassiez ou que vous l’admiriez, vous serez impressionné. La partie la plus conviviale du Sahara est accessible depuis la bordure nord du Maroc. Vous pouvez faire du trekking avec les Berbères de la ville de Zagoura, ou faire du camping à Tazzarine où les coureurs du monde entier terminent le Marathon des Sables chaque semaine.

    Le pied des Dunes de Merzouga est le lieu idéal pour observer les étoiles, sans aucune pollution lumineuse.

    1. Pyramides de Gizeh, Égypte

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    La plus célèbre des structures de Gizeh, près du Caire, la pyramide du roi Khéops a été construite vers 2650 av. J.-C. à partir de 2,5 millions de blocs de calcaire. Ses côtés sont orientés exactement au nord, sud, est et ouest.

    La pyramide de Chephren, construite par le fils de Cheops, est de taille similaire et incorpore les entrées d’une chambre funéraire qui contient encore le grand sarcophage en granit du roi Chephren.

    La pyramide de Mycerinus est plus petite que les deux et les trois sont entourés d’autres pyramides plus petites et de dizaines de tombes.

    1. Parc national du plateau Nyika, Malawi

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    Nyika, le plus grand parc du Malawi, est l’un des plus inhabituels en Afrique, avec un plateau coupé par de nombreuses rivières qui atteignent le lac Malawi en passant par des cascades, au large de la bordure orientale des montagnes.

    La bordure orientale du plateau forme le mur de la Grande Vallée du Rift. Les grands dômes de collines ont des pentes douces, ce qui rend Nyika parfait pour la randonnée et le vélo de montagne ainsi que l’exploration Jeep.

    L’antilope et le zèbre abondent, et ce parc avec l’une des plus fortes densités de léopards en Afrique centrale.

    1. Makgadikgadi Pans, Botswana

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    Les légendes disent que vous pouvez entendre votre propre flux sanguin dans cette vaste région de salines asséchées dans le désert du Kalahari, un paysage formé par un immense lac qui a séché il y a des millénaires. Mais il peut se transformer en un instant pendant l’hiver, si les pluies ont été assez bonnes pour faire germer l’herbe luxuriante, apportant une ruée de la faune pour briser le silence, y compris les zèbres, les gnous et les flamants roses.

    1. Vallée du Drâa, Maroc

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    Entre les montagnes de l’Atlas et les dunes du Sahara, se trouve l’un des paysages les plus magnifiques et les plus enrichissants du Maroc : le Drâa, une masse de dattiers ponctués de kasbahs en terre rouge éperonnée s’élevant contre le ciel.

    Zagora, à l’extrémité sud, fait une bonne base avec des hôtels et des restaurants décents. Prévoyez cinq heures pour atteindre le Draa de Marrakech via une route spectaculaire à travers les montagnes de l’Atlas, mieux vaut ne pas conduire soi-même.

    1. Sphinx, Égypte

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    Ce temple colossal est en route vers la loge de la vallée du roi Chefren. Ce corps d’un lion avec une tête humaine fait 70 mètres de long et 20 mètres de haut, aussi grand qu’un immeuble de six étages.

    Bien que le Sphinx ait été considéré comme une femme, de nombreux érudits croient que le visage est celui du roi Chefren.

  • Le Kenya ouvrira la deuxième académie de drones africaine

    Le Kenya ouvrira la deuxième académie de drones africaine

    Le Kenya est sur le point d’avoir sa première académie de drones après que l’autorité de l’aviation civile a annoncé qu’elle approuverait la demande de licence d’école de la société de logistique Astral Aviation.

    Ceci est la première initiative depuis la publication de la réglementation de l’an dernier pour les « ’véhicules aériens sans pilote »’ (UAV). Le Kenya n’a pas de pilote de drone ni d’établissement de formation pour les opérateurs d’UAV. Toutefois, s’il est approuvé, le Kenya deviendra le deuxième pays sur le continent après l’Afrique du Sud à avoir une telle formation.

    Bonne voie

    En effet, l’Autorité de l’aviation civile du Kenya (KCAA), le régulateur du secteur, a confirmé avoir reçu la demande d’Astral. Selon les responsables de la KCAA, la demande est actuellement en cours d’évaluation. « Nous avons reçu leur demande et il est dans le processus d’examen. Nous allons certainement l’approuver parce que nous avons besoin de plus d’écoles de formation de drones pour créer des capacités locales », a déclaré le directeur général de la KCAA, Gilbert Kibe.

    Le directeur général d’Astral, Sanjeev Gadhia, a quant à lui, affirmé avoir identifié Lukenya et Limuru comme de possibles sites scolaires « car ils sont loin d’un aéroport, ce qui est l’une des conditions fixées par le régulateur ».

    Actuellement, Astral travaille sur les options d’obtention des instructeurs d’Afrique du Sud, selon le PDG. « Nous avons été en contact avec les instructeurs d’Afrique du Sud et nous sommes prêts à les amener pour la formation de nos pilotes de drones locaux une fois que nous aurons l’approbation de la KCA », a-t-il confié.

    Toujours selon celui-ci, pour ses premiers jours, l’académie utilisera le programme d’études sud-africain, en attendant qu’un programme local soit développé, a-t-il dit, ajoutant que l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prévoit un programme d’études standard. A cet effet, le cours d’Astral aura une formation commerciale, un pilotage de base et avancé. La structure a fixé les frais de formation commerciale à 30 900 shillings (300 dollars), la formation de base des pilotes de drones se situera entre 250 000 et 500 000 shillings tandis que les cours avancés coûteront 500 000 shillings et plus.

    Mais selon les déclarations de Gadhia, le coût finira par baisser après que le pays aura formé ses instructeurs locaux. Pour rappel, les drones sont utilisés pour la photographie, le transport de marchandises légères et la gestion du trafic. Mais pas que. Ils sont également utiles en médecine par exemple pour un le transport du… sang.

     

  • Le modèle Rwandais ne fonctionnerait pas ailleurs [Gand Angle]

    Le modèle Rwandais ne fonctionnerait pas ailleurs [Gand Angle]

    En Afrique, ce qu’on pourrait appeler par « l’éveil Rwandais » est d’une exception salutaire. Sorti des méandres d’un génocide difficile à oublier, le président Paul Kagame a ressuscité l’économie, réduit la corruption et maintenu la stabilité politique. Un système conçu uniquement par et pour le Rwanda.

    C’est un record dont beaucoup d’autres dirigeants ne peuvent que rêver, et qui a conduit le Rwanda à être cité comme une réussite économique que le reste du continent ferait bien de suivre. Dans des pays comme le Kenya et le Zimbabwe, certains ont soutenu que leurs dirigeants devraient fonctionner plus comme Kagamé. En d’autres termes, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté priment sur des élections libres et équitables, voire l’alternance.

    En réponse, les critiques ont cherché à pourfendre l’image de Kagamé, en soulignant les violations des Droits de l’Homme commises sous son égide. Mais la notion selon laquelle le modèle rwandais devrait être exporté souffre également d’une faille plus fondamentale : elle ne fonctionnerait presque pas ailleurs, car les conditions nécessaires ne s’appliquent pas.

    Le parangon rwandais

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    Un grand nombre des réalisations de Kagamé et de son parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais, impressionnent en Afrique et au-delà. Puisqu’il faut le rappeler, le président Paul Kagamé a en charge une nation profondément divisée, réduite à un besoin pressant et désespéré de la reconstruction économique et politique après 1994. Depuis lors, Kagamé a établi le contrôle personnel ferme sur la politique rwandaise, en générant la stabilité politique nécessaire pour le renouvellement économique.

    En effet, Kagamé n’est pas resté assis pour espérer que les investisseurs étrangers inspirent la croissance. Plutôt, la nouvelle administration qu’il a fondée est intervenue directement dans un processus de développement conçu et dirigé par l’État. Plus particulièrement, son gouvernement a lancé l’activité économique dans des secteurs qui avaient stagné auparavant, en investissant massivement dans des secteurs clés.

    Combinées à une gestion circonspecte de l’agriculture, ces politiques ont généré une croissance économique d’environ 8 % entre 2001 et 2013. En conséquence, le pourcentage de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 57 % en 2005 à 45 % en 2010. D’autres indicateurs du développement humain, tels que l’espérance de vie et le taux d’alphabétisation se sont également améliorés.

    Un exemple pour l’Afrique ?

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    Malgré les chiffres impressionnants, le modèle rwandais essuie des critiques de la part de nombre d’observateurs politiques dans la région. De toute évidence, c’est un modèle qui sacrifie les droits humains fondamentaux, tels que la liberté d’expression et la liberté d’association, pour soutenir l’hégémonie politique du parti au pouvoir. De fait, le système rwandais implique une compromission de la démocratie au dam du développement. S’il est vrai que cette décision paraît aisée pour le pouvoir politique rwandais, elle est toutefois souvent rejetée par l’opposition.

    Moins évident, le recours aux entreprises détenues par les partis pour relancer l’activité économique place le parti au pouvoir au cœur de l’économie rwandaise. Autrement, lorsque l’économie se porte bien, le Front patriotique rwandais, déjà dominant, est renforcé. Une approche qui permet à Kagame de déterminer qui est autorisé à accumuler le pouvoir économique, tout en portant atteinte aussi à la capacité des leaders de l’opposition et des critiques de lever des fonds.

    La magie Kagamé

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    L’un des efforts les plus rigoureux pour comprendre les conditions politiques qui ont rendu possible le modèle rwandais a émergé du projet de recherche African Power and Politics mené par David Booth, Tim Kelsall et d’autres. Ceux-ci soutiennent que le gouvernement de Kagamé est un exemple de « patrimonialisme développemental ». En effet, dans ce système, les aspects potentiellement dommageables de la politique patrimoniale sont tenus en échec par un dirigeant qui jouit d’un contrôle étroit sur les réseaux de favoritisme.

    Selon les analyses du professeur Nic Cheeseman, spécialiste de la démocratie et enseignant à l’Université de Birmingham, « une telle autorité doit être établie à l’interne et à l’externe. Un contrôle politique externe est nécessaire, car la menace d’une défaite électorale de la part d’un puissant parti d’opposition pourrait forcer le gouvernement à donner la priorité à la survie à court terme plutôt qu’aux investissements à long terme. Le contrôle interne est nécessaire parce que l’absence de freins et contrepoids sur le parti au pouvoir est susceptible d’exacerber la corruption.

    Lorsque ces conditions sont réunies, les éléments du patrimonialisme peuvent être économiquement productifs en générant des ressources qui sont réinjectées dans le système. » Ainsi, dans le cas rwandais, la domination économique et politique du Front patriotique rwandais n’a pas compromis le développement. Car, les fonds générés par les entreprises détenues par les partis ont souvent été réinvestis dans l’économie.

    « N’essayez pas ça chez vous »

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    Le problème est que ces conditions ne tiennent pas dans la plupart des États africains. À quelques exceptions près, comme le Tchad et l’Angola, le parti au pouvoir ne peut pas aspirer au niveau de domination constatée au Rwanda, l’opposition étant assez dynamique et forte pour que ce contrôle politique soit maintenu. Au Kenya et au Zimbabwe, par exemple, l’opposition a toujours remporté une part importante du vote législatif et présidentiel.

    En outre, même certains États qui comptent des partis au pouvoir plus dominants n’ont jamais réussi à imposer une discipline économique à leurs gouvernements. Au lieu de cela, le clientélisme enraciné et le factionnalisme interne ont généralement miné les efforts de lutte contre la corruption. Ce qui nuit aux efforts visant à réduire la pauvreté et à stimuler la croissance économique.

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    Dépouillée du contrôle politique interne et externe nécessaire pour que cela fonctionne, l’application du modèle rwandais ailleurs produirait à en croire plusieurs experts, sans doute des résultats très différents. Car, en effet, l’extension du contrôle du parti au pouvoir sur l’économie a plus de chances d’accroître la corruption et autres fléaux que de stimuler l’activité économique. Et les efforts visant à neutraliser les partis d’opposition sont susceptibles d’être fortement résistés, conduisant à l’instabilité politique et à l’incertitude économique. En clair, il y a de fortes chances de faire l’expérience de tous ses coûts tout en ne réalisant que peu de ses avantages.