Catégorie : Economie

  • Au Ghana, AgroCenta entame l’aventure du commerce équitable

    Au Ghana, AgroCenta entame l’aventure du commerce équitable

    L’agriculture, épine dorsale de l’économie du Ghana, a connu ces dernières années un déclin général en raison d’un certain nombre de facteurs qui nécessitent de nouvelles stratégies de promotion du secteur. Pour combler cette attente, une startup croit avoir la solution aux différents défis : AgroCenta.

    Francis Obirikorang, cofondateur de la startup, pense que les petits producteurs agricoles ghanéens souffrent d’achats abusifs d’intermédiaires, qui achètent leurs produits à des prix très bas pour les revendre à des prix exorbitants dans les centres urbains.

    Fondée en 2015, par deux jeunes Ghanéens (Francis Obirikorang et Michael K. Ocansey), AgroCenta est une startup qui s’attaque à ce problème réel. L’idée d’AgroCenta est de créer une plateforme de vente en ligne qui relie directement les petits agriculteurs à un marché en ligne, dont la taille géographique est plus large, pour écouler leurs productions. Et ce, plutôt que par le biais d’intermédiaires « coupe-profits ».

    « C’est là que les agriculteurs sont en mesure de tirer parti de leurs produits et de les vendre à des prix très compétitifs en fonction des informations dont ils disposent » est convaincu Francis Obirikorang.

    Un mécanisme simple

    Les services d’AgroCenta comprennent une plateforme de liaison commerciale (AgroTrade) reliant directement les agriculteurs aux acheteurs et supprimant les achats abusifs ; TruckR qui est un camion qui aide pour le transport des produits et AgroPay, qui est une plateforme d’inclusion financière pour les petits agriculteurs ruraux non bancarisés.

    « Une fois qu’un agriculteur reçoit des offres d’acheteurs intéressés, le problème de la logistique et du transport sont plus faciles à résoudre grâce à la solution TrucKR d’AgroCent. TrucKR permet aux petits producteurs de n’importe quel village reculé du Ghana d’accéder aux camions en un clic. Vous pouvez l’appeler l’Uber pour les camions. AgroCenta change la vie même de ceux-ci en utilisant la technologie pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent dans l’agriculture » explique les concepteurs.

    Depuis sa création, les promoteurs sont fiers aujourd’hui du résulta eu. « Les achats exploitables ont été réduits au strict minimum puisque les agriculteurs contrôlent la vente de leurs produits à des prix qui leur sont favorables », peut-on lire sur leur plateforme. En effet, bien que la solution proposée soit rentable, elle permet aussi également aux petits exploitants de produire davantage sans craindre de perdre des produits par manque d’acheteurs.

    Selon les informations communiquées par Agrocenta en fin d’année 2017, près de 7 000 petits exploitants agricoles ont déjà adhéré à ce service, ce qui représente un impact considérable qui rend son modèle digne d’être reproduit dans d’autres parties du pays.

    L’entreprise fait également parvenir à ses abonnés en temps opportun des informations sur le marché tel que les prix des produits entre autres dans les formats texte et voix dans leurs langues locales, afin de leur permettre de prendre des décisions d’information en fonction des changements.

    Pour soutenir le modèle géré par AgroCenta, l’entreprise facture aux acheteurs ce qu’elle appelle le « coût de transaction », en tant que paiement pour la commodité qu’elle offre.

    Actuellement, la startup recherche à établir un partenariat avec le gouvernement et d’autres agences du secteur privé pour intensifier ses travaux. Elle ambitionne par ailleurs s’étendre à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2020.

  • Nigeria: une startup lève 1 million de dollars pour connecter les paysans

    Nigeria: une startup lève 1 million de dollars pour connecter les paysans

    L’introduction de petits producteurs agricoles nigérians aux moyens limités sur un marché plus large, a permis à la nouvelle start-up Farmcrowdy de bénéficier d’un million de dollars auprès d’investisseurs tels que Techstars, Cox Ventures et Social Capital.

    Au Nigeria, la possibilité que plus de Nigérians de classe moyenne puissent s’impliquer dans l’agriculture gagne la conviction des investisseurs et fait le succès de la tech-startup Farmcrowdy. Cette plateforme numérique agritech révolutionne le secteur agricole local en connectant les petits producteurs agricoles aux sponsors nigérians de la région, des États-Unis et du Royaume-Uni pour investissement.

    Lancée en novembre 2016, la startup n’a cessé de gagner en popularité et en intérêt international. En août 2017, Farmcrowdy est devenue la première startup africaine acceptée dans le programme accélérateur de Techstars Atlanta.

    Le modèle de crowdfarming de la startup permet aux Nigérians de parrainer des fermes existantes (les cultures comprennent le manioc, le maïs, le riz et les fèves de soja) avec une somme comprise entre 260 et 790 dollars. En retour, lors de la récolte, les bailleurs agricoles gagnent entre 9 % et 25 % de profit sur leur investissement initial.

    Cette injection de capitaux permet aux agriculteurs de cultiver de plus grandes terres agricoles afin de se développer plus rapidement. La proposition de Farmcrowdy a vu 1 000 commanditaires agricoles depuis son lancement, et la startup a maintenant construit un réseau de plus de 3 000 agriculteurs.

    Des problèmes complexes aux marchés numériques

    L’application offre aux sponsors de « Farm Shop » des opportunités agricoles filtrées par type de produit, le montant du financement, la durée du contrat, et les rendements attendus sur un investissement. Les profils comprennent des détails sur ce que le parrainage finance (intrants agricoles, conseils techniques ou soutien logistique) pour atteindre les rendements. Les cultures courantes sont le manioc, le soja et le riz. Via la même plateforme, les investisseurs peuvent suivre la performance de leurs placements.

    « Ce qui différencie Farmcrowdy des autres plateformes, c’est qu’il transforme un problème complexe en marché numérique », a déclaré Onyeka Akumah, PDG de Farmcrowdy, lors d’une interview dans le média local. Et d’expliquer, « nous prenons en charge le financement des agriculteurs, la formation des agriculteurs, en fournissant le marché pour les agriculteurs à vendre. Nous nous occupons de la logistique pour mettre les récoltes agricoles sur le marché et nous assurer que les agriculteurs obtiennent un rendement décent à la fin de leur cycle ».

    En réalité, farmcrowdy sélectionne des fermes à petite échelle dans tout le Nigéria et travaille avec des partenaires tels que Syngenta et l’Institut international d’agriculture tropicale d’Afrique pour élaborer des programmes de parrainage afin de leur fournir une expertise. Puisqu’un grand problème, selon Akumah, est que beaucoup de fermes n’ont pas les intrants nécessaires pour atteindre le plein potentiel de récolte de leurs parcelles.

    Perspectives

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    Le modèle de revenu de Farmcrowdy fonctionne sur un système principal de distribution selon le quota de 40 % pour les sponsors, 40 % pour les agriculteurs, et 20 pour cent pour Farmcrowdy.

    Selon les ambitions de Farmcrowdy, la startup utilisera son nouveau financement pour étendre ses opérations dans à 20 États nigérians (elle opère actuellement dans huit états) et ajoutera 4 000 agriculteurs à son réseau.

    Le PDG de Farmcrowdy, Onyeka Akumah, considère que le potentiel de revenus pour l’agriculture au Nigeria est « aussi important », en notant la taille et la croissance du pays. « Le Nigeria compte 186 millions de personnes et devrait devenir le troisième plus grand pays du monde au cours des 30 prochaines années. Toutes ces personnes vont avoir besoin de nourriture pour manger », croit-il.

  • Afrique: ces pays de rêve pour les voyages romantiques

    Afrique: ces pays de rêve pour les voyages romantiques

    L’Afrique, continent plein de richesses naturelles attire chaque année de nombreux touristes. Elle a également des endroits parfaits où des couples peuvent commencer leur vie conjugale. Une lune de miel en Afrique pourrait par exemple être passée dans ces pays aux endroits magnifiques que nous vous présentons.

    De nouveaux mariés peuvent choisir de passer leur lune de miel au Mozambique. Le pays abrite l’un des archipels les plus exotiques, celui de Bazaruto. Bénéficiant de riches îles coralliennes, d’eaux turquoise et de plages de sable fin, le Mozambique est également l’un des meilleurs sites de plongée en Afrique. Dans ce pays de l’Afrique australe, des mariés peuvent visiter en plus de l’archipel de Bazaruto, le parc national de Gorogonsa. Mais ils peuvent surtout se rendre aux îles Quirimbas ou explorer les plages de Matemo. Selon des informations touristiques sur le pays, il est conseillé de visiter le Mozambique entre mai et novembre pour profiter de bons moments.

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    Les Seychelles et le Kenya

    Autre archipel populaire en Afrique, les Seychelles. Ses îles magnifiques, ses plages ainsi que ses réservent naturels constituent un cadre idéal pour des couples. Ces derniers peuvent profiter de ces atouts pour lancer leur vie mariale. Il est conseillé une fois aux Seychelles de bien profiter de la plage exotique de Gran Ansé sur l’île de Praslin. Des mariés peuvent aussi effectuer des plongées sous-marines à Victoria ou profiter d’une escalade à Mahe.

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    Entre avril et mai, octobre et novembre, l’archipel est prêt à vous accueillir. La Tunisie dispose aussi d’endroits parfaits pour une lune de miel. Les mariés peuvent y visiter le musée national du Bardo, celui archéologique de Sousse ou encore la mosquée Al-Zaytuna. Située le long de la côte méditerranéenne, au cœur du paradis saharien, la Tunisie peut être retenue par des couples qui désirent passer des vacances de soleil, de sable et de mer entre avril et juin.

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    En raison de l’augmentation de la tendance de lune de miel de safari et étant riche dans la flore et la faune, le Kenya est maintenant devenu l’une des meilleures destinations de lune de miel en Afrique. Populaire pour ses safaris de la faune et le parc national de Massaï Mara de renommée mondiale, le Kenya est une combinaison parfaite de hautes terres montagneuses, de prairies et de lacs. Des mariés peuvent y visiter le lac Nakuru, le parc national de Tsavo ou encore profiter d’un camping à la réserve nationale de Samburu de juin à octobre.

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    La Tanzanie et l’Égypte

    La Tanzanie peut également être choisie pour une lune de miel. Le pays dispose d’endroits les plus décalés et aventureux à visiter par des couples. Abritant l’emblématique parc national du Serengeti, le majestueux Kilimandjaro et les îles exotiques de Zanzibar, la Tanzanie attire beaucoup « de jeunes mariés en raison de la présence des Big Five – éléphants, rhinocéros, lions, léopards et buffles », selon des informations touristiques sur le pays.

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    En Afrique de l’Ouest, la Gambie peut également accueillir une destination de lune de miel. En raison de sa longue étendue de plages de sable doré exotique, la Gambie est l’une des destinations les plus prisées en matière d’observation des oiseaux. Des couples peuvent y visiter la réserve naturelle d’Abuko, le musée Kachikally, la piscine aux crocodiles et le parc national de Kiang West.

    Related imageAu Malawi, il est conseillé aux mariés de faire du kayak, du snorkerling ou de la plongée, possibilités qu’offre le lac Malawi. Le pays est très apprécié par les randonneurs. C’est également un endroit propice pour des couples désireux de profiter du temps à la plage. Ils peuvent surtout effectuer des safaris.

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    La ville de Cape Town en Afrique du Sud, le Madagascar et la ville de Sharm El Sheikh en Égypte disposent aussi d’endroits spéciaux pour une lune de miel. La première est appréciée pour sa richesse culturelle, le deuxième pour ses plages cristallines et la troisième pour sa situation magnifique entre les montagnes du Sinaï et la mer Rouge.*

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  • 5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    L’Afrique est l’une des destinations préférées des touristes chaque année. La particularité touristique du continent réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et la multitude de paysages ainsi que le riche patrimoine culturel.

    En 2016, l’Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs après une période de vache maigre, causée principalement par l’épidémie Ebola. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les chiffres vont continuer par augmenter et pourraient plus que doubler d’ici à 2030 pour atteindre les 163 millions annuels.

    Pour ceux qui n’y sont jamais venus, il y a plusieurs raisons pour que votre prochaine destination soit en Afrique. Une fois que vous êtes prêt, voici 5 conseils pour vous.

    1. Ayez un ami africain à vos côtés le long du voyage

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    Les expériences de voyage peuvent être améliorées lorsque vous voyagez avec un local. Associez vos sorties touristiques à des restaurants que seuls les locaux connaissent. C’est aussi un excellent moyen d’avoir une connaissance intime de la culture. En plus de cela, même si les Africains sont très hospitaliers, il est évident qu’ils font beaucoup plus confiance à l’étranger qui a à ses côtés un des leurs.

    1. Sacrifiez votre confort pour l’expérience réelle

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    Bien que de nombreux pays africains ont un hôtel cinq étoiles, il est conseillé, une fois en Afrique, de sortir de la zone de confort. Une nuit sans électricité, mais plutôt autour d’un lampion ou du feu, un bain avec de l’eau froide, un repas pris à même avec la main, ce sont des pratiques propres aux Africains que vous pourrez essayer gratuitement.

    1. N’oubliez pas de prendre des dispositions

    Image result for tourism africa vaccin mosquitoIl y a certaines piqûres que vous devriez prendre avant votre voyage. Vous devriez absolument prendre des prophylaxies contre le paludisme. Mais, ce sont des obstacles mineurs qui ne devraient pas vous rebuter. Si vous avez des questions sur des pays spécifiques, demandez à quelqu’un qui a été là.

    Et n’oubliez pas de sortir des idées reçues, ces clichés sur l’Afrique qui caricaturent le continent comme une terre de malheurs à la merci des bêtes sauvages et des maladies mortelles.

    1. Soyez respectueux

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    Les Africains sont de grands conservateurs. Ce qui implique le fait que vous pourriez peut-être être surpris par leurs manières de vivre. Mais gardez-vous de s’en moquer, au risque de devenir à leurs yeux, une persona non grata.

    Faites attention à leur manière de s’habiller, de se saluer. Si vous avez un sens de rétention, impressionnez-les avec quelques mots dans leur vernaculaire, ne serait-ce que « bonjour », « au revoir » et « merci ». C’est le secret pour mériter toute leur attention.

    1. Acheter des vêtements et des bijoux

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    Rien ne bat un authentique chef-d’œuvre africain. Vous pouvez acheter des vêtements bon marché de tailleurs incroyables. Il existe plusieurs types de bijoux disponibles dans différents pays. Peu importe où vous allez, arrêtez-vous au marché et ajoutez un bijou africain à votre tenue. Ça vous coutera surement moins cher qu’une montre Rolex.

     

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  • Transport aérien: comprendre le marché unique lancé par l’Union Africaine

    Transport aérien: comprendre le marché unique lancé par l’Union Africaine

    C’est une des résolutions du 30e sommet des Chefs d’États africains qui intéresse le monde aéroportuaire en Afrique. Près de trois décennies après sa première proposition, les pays africains ont finalement fait un pas important vers la création de marchés uniques.

    Le marché unique africain du transport aérien (SAATM) est le premier projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA, visant à créer un marché unique et unifié du transport aérien en Afrique pour libéraliser l’aviation. L’initiative qui repose largement sur les accords de la Décision de Yamoussoukro de 1999, veut également faire avancer le programme d’intégration économique de l’Afrique.

    Pourquoi ouvrir le ciel?

    L’Association du transport aérien international (IATA) a déclaré que le SAATM stimulerait la demande, améliorerait la compétitivité de l’industrie du transport aérien en Afrique et rendrait ce marché plus accessible. Une étude de l’IATA montre que si seulement 12 pays africains clés ouvraient leurs marchés et augmentaient leur connectivité, 155 000 emplois supplémentaires et 1,3 milliard de dollars de produit intérieur brut annuel seraient créés dans ces pays.

    A ce jour, c’est 23 pays africains qui ont lancé l’initiative du marché. Aussi, selon les experts, un avantage immédiat du marché unique aérien sera une connectivité accrue entre les pays africains et une réduction des prix des billets d’avion.

    En conséquence, cela devrait se traduire par des vols directs plus réguliers entre les pays africains plutôt que par des voyages qui impliquaient, comme avant, des escales au Moyen-Orient ou en Europe.

    Elan

    Le lancement du marché unique aérien se révèle comme une suite aux initiatives de plusieurs pays africains visant à assouplir les règles de visa pour les ressortissants africains. En outre, ce projet devrait stimuler le potentiel longtemps espéré du tourisme intra-africain.  Puisque l’année dernière, un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement a montré qu’entre 1995 et 2014, alors que le nombre total d’arrivées de touristes internationaux en Afrique avait plus que doublé, les Africains ne représentaient que quatre visiteurs sur dix. Principal problème doigté, la cherté du transport aérien. Un problème qui sera bientôt résolu.

    Toutefois, Rapahel Kuuchi, vice-président de l’IATA pour l’Afrique, affirme que ses retombées ne se concrétiseront pas, à moins d’une « mise en œuvre effective » du projet par les pays signataires et d’une adoption future par les pays restants.

  • Le Cap-Vert va passer à 100% d’énergies renouvelables en 2025

    Le Cap-Vert va passer à 100% d’énergies renouvelables en 2025

    Tout en faisant un geste à l’endroit de l’environnement, les îles du Cap-Vert veulent miser sur le vent et le soleil pour réduire leur facture énergétique. Dans le cadre de son programme «Énergie durable pour tous», ce pays s’est engagé à obtenir 100% de son électricité à partir de ressources renouvelables à l’horizon 2025.

    Énergie, la dose capverdienne

    Le Cap-Vert, petit archipel insulaire situé au large de la côte nord-ouest de l’Afrique à environ 600 km à l’ouest du Sénégal, s’est fixé comme objectif ambitieux de ne tourner plus que sur les énergies renouvelables.

    En effet, alors que la majeure partie de son électricité est produite par des groupes électrogènes, le Cap-Vert a commencé par diversifier son portefeuille énergétique.

    Puisque selon les estimations, entre 2015 et 2020, les îles doubleront presque la consommation annuelle d’électricité à 670 GWh, contre 360 ​​GWh actuellement. Mais la situation est telle que, sur ces territoires, même si presque tous les 550 000 habitants ont accès à l’électricité, environ un tiers compte encore sur le bois de chauffage et le charbon de bois pour cuisiner. Le Cap-Vert n’envie néanmoins pas le reste du continent.Related image

    En réalité, la consommation d’électricité par habitant sur ces îles qui est de 727 kWh par personne par an, est nettement supérieure à la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne, située à 488 kWh par personne par an. Toutefois, les prix de l’électricité y sont élevés.

    Désormais, grâce à de nouvelles technologies et à des pratiques commerciales innovantes, le Cap-Vert peut atteindre son objectif d’énergie 100% renouvelable de manière rentable.

    Ambitieux

    Le Cap-Vert vise loin. Avec des technologies de pointe et des pratiques commerciales innovantes, cet État peut atteindre son objectif d’énergie 100% renouvelable selon les experts. Et ce, d’une manière rentable et équitable.

    Récemment, une équipe de recherche a suggéré qu’un système basé sur le stockage solaire, éolien et énergétique pourrait répondre à leurs objectifs du Cap-Vert. Selon les chercheurs, ces îles ont un large éventail d’options pour y arriver. Le Cap-Vert, dépourvu de grandes ressources hydroélectriques, pourrait être unique dans la réalisation de l’énergie 100% renouvelable avec un mélange de ressources diverses.

    Diversité

    Comme ses voisins africains, le Cap-Vert dispose d’une variété de ressources et de technologies. « Le pays possède des ressources éoliennes comme le Maroc, le potentiel solaire du Sahel, des ressources géothermiques comme le Kenya et une énergie marine comparable à celle de nombreux pays côtiers. Les alizés du nord-est du Cap-Vert sont considérés comme excellents pour la production d’énergie éolienne » estime Erik Nordman, enseignant chercheur à l’Université de Grand Valley State.

    Et si selon ce dernier, un parc éolien nécessite généralement des vitesses de vent d’au moins 6,4 m/s à 50 m du sol, les vitesses moyennes annuelles du vent au Cap-Vert dépassent 9,0 m/s dans le parc éolien.

    En plus, déjà trois des îles, y compris les deux plus peuplées, produisent environ 25% de leur électricité à partir d’énergies éoliennes.

    Il faut rappeler que le Cap-Vert a déjà connu un énorme succès en intégrant l’énergie éolienne et solaire dans son système énergétique. En adoptant des technologies de pointe et des pratiques commerciales innovantes, son rêve sera à portée de main.

  • Pourquoi le Ghana reste l’un des pays les plus attractifs en Afrique?

    Pourquoi le Ghana reste l’un des pays les plus attractifs en Afrique?

    Avec une population de près de 30 millions d’habitants, le Ghana présente des atouts sur différents plans. Ces richesses ont déjà permis au pays d’être connu dans le monde. Sur le plan musical, le Ghana s’est distingué par le Highlife, une combinaison de la musique traditionnelle, du jazz ou encore du calypso qui ont été appréciés par de nombreuses personnes.

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    Le Highlife s’est imposé en Afrique de l’Ouest avant de conquérir d’autres pays dans le pays. Depuis, on assiste à l’éclosion de nouveaux talents avec des chanteurs de style différents. C’est dans cette dynamique que la danse Azonto a pu être créé. Le Ghana a réussi à faire danser de nombreuses personnes d’Accra à New York en passant par Lagos.

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    Il y a surtout les symboles Adinkra dont les Ghanéens sont fiers. Symboles visuels représentants des concepts, les Adinkra ont été créés par les Akans du Ghana. Aujourd’hui, ils sont connus dans le monde et surnommés par certains comme des alphabets ghanéens. Le Ghana peut aussi se targuer d’avoir « une bonne cuisine ». C’est par le Jollof, du riz préparé façon ghanéenne, que le pays se distingue le plus. Il y a aussi « Shito », savoureuse sauce au poivre préparée dans le pays. Shito est même préparé et vendu dans de nombreux pays.

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    Créativité

    Preuve de l’esprit créatif des Ghanéens, le tissu sent. Véritable richesse, il est tissé dans le pays depuis près de 10 siècles par le peuple Akan-Ashanti. Il s’agit en effet d’un « tissu royal au caractère sacré », explique un historien. « Ce tissu a été inventé par un chasseur qui s’est inspiré de la façon dont une araignée tisse sa toile », ajoute-t-il. Le tissu est mis en valeur par des rois, des notables, mais aussi certains chefs d’État ghanéens qui le portent. Les populations le portent également. Le kente est d’ailleurs exporté dans plusieurs pays du monde.

    Depuis quelques années, le jeune entrepreneur ghanéen Peter Paul Akanto a créé la société Kente Master qui commercialise en ligne des cartables, des chaussures, des cravates et même des tongs faites à base de Kente. L’esprit créatif du Ghana s’illustre aussi dans les sandales « Ahenema » fabriquées au Ghana depuis plusieurs siècles. Considérées comme les sandales les plus durables au monde, les Ahenema font également partie des richesses ghanéennes. C’est également au Ghana que l’utilisation des perles a débuté. On y retrouve encore des perles de plus de 600 ans qui ont été utilisées par plusieurs chefs.

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    Disposant du plus grand lac artificiel au monde, le Ghana est également le deuxième producteur mondial de cacao. Le pays dispose aussi de nombreux minéraux. Déjà producteur d’or, de diamant, du manganèse, du pétrole et de la bauxite, le Ghana a découvert récemment du lithium dans ses sols.

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    Le Ghana compte de nombreux scientifiques qui travaillent dans des instituts de recherches dans le monde. Des Ghanéens continuent d’ailleurs d’occuper d’importants postes dans les institutions du monde. Abritant surtout plusieurs sites touristiques, le Ghana bénéficie également d’un paysage sociopolitique apaisé avec une démocratie exemplaire. Et ce n’est pas sans raison que Barack Obama a choisi le Ghana pour sa première visite en Afrique de l’Ouest en 2009. Le pays continue d’ailleurs d’attirer des touristes.

     

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  • Les Ghanéens vont bientôt payer les « tro-tro » par voie électronique

    Les Ghanéens vont bientôt payer les « tro-tro » par voie électronique

    Les Ghanéens pourront bientôt régler leur frais de transport par voie numérique aux conducteurs de véhicules commerciaux communément appelés dans le pays « Tro-tro ». Ce mode de paiement qui va constituer une avancée pour le secteur des transports est en étude. Un projet de loi a été élaboré et devrait être adopté dans ce cadre. Le système de paiement va être instauré en collaboration avec la Banque du Ghana. Le vice-gouverneur de la Banque, Maxwell Opokou Afari, explique que ce mode de paiement va permettre d’éviter les malentendus et les incompréhensions entre passagers et conducteurs à propos de reliquats ou de changements de Cedis.

    « Si vous prenez un Tro-tro, il vous suffira de demander le numéro du compte mobile du conducteur. Après vous n’aurez qu’à transférer sur son compte votre frais de déplacement », affirme Maxwell Opokou Afari. Pour le vice-gouverneur de la Banque du Ghana, son institution s’est jointe au projet dans le but de répondre à la volonté du public d’utiliser les technologies pour faire des affaires

    remplacer les paiements traditionnels.

    Il faut dire que ce projet des autorités ghanéennes pour le secteur des transports s’inscrit dans une dynamique d’adoption des paiements numériques en remplacement des paiements « traditionnels ». La loi en étude porte sur les directives de gestion électronique et les systèmes de paiement. Un élu du Parlement indique que le texte vise à promouvoir la disponibilité et l’acceptation de la monnaie électronique et d’autres formes de services de paiement en tant que moyen de paiement de détail.

    Le Ghana va ainsi disposer d’un cadre réglementaire propice à des mécanismes de paiement de détail et de transfert de fonds commodes efficaces. « Nous voulons surtout atténuer les risques associés aux activités de monnaie électronique et aux autres services de paiement », rappelle de son côté un membre du gouvernement.

     

  • Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Selon la Banque mondiale, les pays du continent devraient encore enregistrer une forte croissance au cours de l’année 2018. C’est le cas depuis quelques années. L’institution financière indique dans ses prévisions que six pays africains feront partie des dix premiers à plus forte croissance durant l’année. Ces prévisions confirment la poursuite de la reprise économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne.

    Il faut dire que certains gouvernements ont amorcé des réformes économiques dans le but de développer des secteurs importants dans leur pays. Ces réformes favorisent une augmentation de la croissance économique, mais aussi l’inclusion financière. Dans certains pays des conditions favorables sont créées pour lutter contre le chômage et faciliter l’emploi des jeunes.

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    En tête des pays qui sont attendus, on peut citer le Ghana. Ce pays de la sous-région ouest-africaine sera en tête des économies les plus dynamiques avec 8,3 % de croissance. « Les récents efforts entrepris par le gouvernement ghanéen sont en train de porter des fruits », analyse un expert de la Banque mondiale. Ce dernier explique surtout que la hausse de prix des matières premières est l’une des raisons qui justifient la reprise économique de la plupart des États.

    Dynamisme

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    Outre le Ghana, deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest feront partie des économies les plus dynamiques. Il s’agit du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le premier, selon la Banque mondiale, devrait enregistrer une croissance économique de 6,9 % et le second aura 7,2 % de croissance économique. Des économistes s’accordent en effet à reconnaître au Sénégal et à la Côte d’Ivoire de véritables avancées sur le plan économique.

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    L’Afrique de l’Est est également représentée dans le dynamisme économique du continent. L’Éthiopie (8,2 %), Djibouti (7 %) et la Tanzanie (6,8 %) verront ainsi leurs croissances économiques augmentées. Les prévisions de la Banque mondiale font remarquer que ce dynamisme économique peut être pérenne. Le fait est que ces « pays dynamiques » s’emploient à développer des secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou les infrastructures. Beaucoup estiment cependant que les gouvernements devraient faire plus d’efforts pour faire bénéficier les fruits des croissances aux populations.

  • Le plus grand actionnaire d’UBER veut quitter l’Afrique

    Le plus grand actionnaire d’UBER veut quitter l’Afrique

    Uber pourrait bientôt se retirer de certains marchés internationaux, y compris 15 villes africaines, si son nouvel actionnaire majoritaire parvient à ses fins. Un nouvel investissement de 8 milliards de dollars par un consortium dirigé par SoftBank, le géant japonais de la technologie, a permis au groupe d’acquérir 17,5 % du capital d’Uber. La part de 15 % de SoftBank fait de l’entreprise japonaise la plus grande actionnaire d’Uber. Les responsables d’Uber espèrent que l’investissement permettra à l’entreprise de « doubler » en fournissant son service « à plus de gens dans plus d’endroits autour du monde ».

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    Les objectifs actuels d’Uber sur le continent africain semblent en contradiction avec la vision de SoftBank. Rajeev Misra, directeur du conseil d’administration de SoftBank, pense que cette entreprise a de meilleures chances de succès et de rentabilité si elle se concentre uniquement sur des marchés clés tels que les États-Unis, l’Europe, l’Amérique latine et l’Australie. Rajeev Misra devrait rejoindre le conseil d’Uber dans le cadre de l’accord. Softbank détient des participations significatives (paywall) dans certaines des plus grandes sociétés du monde, y compris les sociétés indiennes Ola et chinoise Didi. Il n’est donc pas surprenant qu’elle veuille que la société californienne se concentre sur les marchés clés.

     Uber et l’Afrique  

    Depuis son lancement sur le marché africain en 2013, Uber s’est rapidement développé pour opérer dans huit pays dont l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte et le Maroc. Cette expansion est survenue en dépit d’une forte opposition de la part de rivaux tels que Little Ride de Safaricom à Nairobi et le service de taxi estonien Taxify sur la plupart des marchés africains. Taxify est en partie financé par Didi, le rival mondial d’Uber, la société chinoise de ride-hailing. Au cours de ses quatre années en Afrique, Uber a connu des progrès significatifs sur le continent.

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    L’Égypte est l’un de ses marchés à la croissance la plus rapide dans le monde et au cours de ses 16 premiers mois à Lagos, Uber a fourni 30 % de manèges de plus que lors de ses 16 premiers mois à Londres. Au Ghana, Uber s’est associé avec le ministère des Transports pour développer un cadre réglementaire pour la technologie de covoiturage, en veillant essentiellement à ce que l’entreprise ne soit pas confrontée à des problèmes de réglementation similaires à ceux rencontrés sur d’autres marchés. En octobre 2017, son application UberEATS avait été téléchargée plus d’un demi-million de fois en Afrique du Sud, où se trouve le plus grand marché africain d’Uber.

    Cependant, comme sur certains de ses autres marchés, les syndicats de taxis s’opposent aux opérations d’Uber dans des pays africains. Ils affirment que le modèle de l’entreprise de transport routier est préjudiciable à leurs activités. Mais parfois, Uber a eu l’opposition de ses propres conducteurs qui ont protesté contre de bas salaires en faisant grève à Abuja et en rejoignant un syndicat en Afrique du Sud. Pendant ce temps, à Lagos, les conducteurs ont intenté un procès pour obtenir le statut d’employé alors que d’autres ont tenté de contrer les faibles frais d’Uber en employant une fausse application GPS pour gonfler artificiellement les tarifs des passagers.