Catégorie : Economie

  • L’Éthiopie mise sur l’éolienne pour restructurer son secteur énergétique

    L’Éthiopie mise sur l’éolienne pour restructurer son secteur énergétique

    En vue d’augmenter le taux de couverture énergétique sur le territoire, le gouvernement éthiopien a dévoilé début mars un plan de développement de parcs éoliens.

    L’annonce de ce plan a été faite en collaboration avec l’Agence danoise de l’énergie. Ce plan de développement va d’abord permettre à l’État de mobiliser les investissements privés indispensables. Pour Seleshi Bekele, ministre de l’Eau, de l’Irrigation et de l’Électricité, le gouvernement initie à cet effet une série d’actions visant à transformer le cadre réglementaire du secteur de l’électricité pour impliquer le secteur privé.

    Il a expliqué que « la fourniture d’une alimentation adéquate, la création d’un système énergétique plus résilient grâce à la diversification du mix de production, l’intégration du système électrique régional et le commerce de l’énergie, ainsi que l’accès à l’électricité à tous » sont des objectifs à atteindre. Ensuite, le plan évoque essentiellement la sélection des sites où peut être développé le projet éolien danois-éthiopien. Il y a également le réseau et les données bancables pour alimenter les ventes, le financement, les politiques d’approvisionnement ainsi que l’exploitation et la maintenance. A ce jour, le potentiel d’énergie éolienne de l’Éthiopie est estimé à 1000 GW.
    Rendre l’électricité accessible à tous

    Malgré des efforts dans le secteur énergétique, les autorités ressentent un grand besoin d’efforts concertés pour développer des cadres institutionnels, réglementaires et juridiques solides, afin de créer un environnement d’affaires attrayant. Seleshi Bekele confie que la mise à niveau des arrangements institutionnels conformément à la loi sur le partenariat public-privé permettra d’avoir un processus de livraison rapide et efficace pour répondre à la demande toujours croissante d’électricité du pays.

    «L’énergie éolienne dans le mix énergétique diversifié contribuera à protéger les fréquentes sécheresses dues au changement climatique qui constitue une menace stratégique pour notre énergie hydroélectrique, qui continuera à être le pilier du système électrique pour les années à venir», rassure Seleshi Bekele.

    Des responsables de l’Agence danoise de l’énergie ont affirmé de leur côté que l’énergie éolienne moderne est une source d’énergie rentable et peut être installée dans un court laps de temps. Le pays ne peut pas perdre de vue son « objectif ambitieux d’assurer l’accès à l’électricité à tous les Éthiopiens d’ici 2025 et de devenir une économie verte à résilience climatique modérée au cours de la prochaine décennie », déclare pour sa part l’ambassadrice du Danemark en Éthiopie, Mette Thygesen.

  • Au Bénin, il fera bientôt beau dans le parc de Pendjari

    Au Bénin, il fera bientôt beau dans le parc de Pendjari

    Au Bénin, le parc de la Pendjari au Bénin, célèbre pour être l’un des derniers sanctuaires de la faune sauvage d’Afrique de l’Ouest, s’est fixé de nouveaux objectifs : être dans les dix prochaines années, une référence touristique africaine.

    Situé à plus de 12 heures de route de la capitale économique Cotonou sur la côte atlantique, le parc de Pendjari a souffert pendant plusieurs années de négligence politique et économique.

    Ce parc de 4,700 kilomètres carrés est l’un des trois qui paradent les frontières du nord du Bénin, du Burkina Faso et du Niger, et la dernière grande réserve naturelle d’Afrique de l’ouest, dont la flore et la faune ont été oubliées depuis les jours coloniaux français.

    Ces dernières années d’ailleurs, ce parc a été victime de  braconnage d’éléphants pour l’ivoire, de chasse illégale des espèces et d’abattage des arbres.

    En réalité, Pendjari « mourait lentement », comme exprimé par Jose Pliya, le directeur de l’Agence nationale pour la promotion du patrimoine et du développement touristique (ANPT) du Bénin.

    Désormais, les autorités veulent changer la donne dans un pays où moins de 5% du potentiel touristique est exploité.

    Miser sur le tourisme

    Image result for le parc de la Pendjari

    Savourez le véritable divertissement de casino français sur Cresus Casino

    Plongez dans l’univers captivant du divertissement de casino français avec Cresus Casino, une plateforme de jeu en ligne réputée pour offrir une expérience immersive et passionnante. Que vous soyez un amateur de machines à sous, de jeux de table ou de jeux en direct, Cresus Casino propose une sélection variée de titres pour satisfaire tous les goûts. Découvrez l’excitation des jackpots, l’ambiance authentique des jeux traditionnels et l’innovation des dernières technologies de jeu, le tout réuni au même endroit pour votre plus grand plaisir.

    Dans cet article, nous explorerons en détail ce que Cresus Casino a à offrir aux passionnés de jeux de hasard en ligne. De la qualité des jeux proposés à la sécurité des transactions en passant par les bonus et promotions attractifs, nous passerons en revue les principaux arguments qui font de Cresus Casino un incontournable pour les amateurs de casino en ligne. Préparez-vous à plonger dans un monde de divertissement palpitant où l’excitation et les gains potentiels sont au rendez-vous à chaque tour de roulette, de carte ou de bobine. Êtes-vous prêt à vivre une expérience de casino en ligne inoubliable ?

    Découvrez l’expérience immersive du casino en ligne français

    Savourez le véritable divertissement de casino français sur Cresus Casino. Plongez dans une expérience de jeu en ligne authentique et captivante qui met en avant les jeux de casino les plus populaires et les plus excitants. Sur www.cresuscasino365.com, vous découvrirez une large sélection de machines à sous, de jeux de table et de cartes, ainsi que des jeux en direct pour une immersion totale.

    Profitez d’une plateforme de jeu sécurisée et fiable, offrant une expérience utilisateur fluide et intuitive. Que vous soyez un amateur de machines à sous à la recherche de jackpots alléchants ou un passionné de jeux de table comme le blackjack ou la roulette, Cresus Casino saura répondre à toutes vos attentes. Avec des promotions régulières et un service clientèle réactif, votre divertissement est notre priorité.

    Découvrez dès maintenant l’univers envoûtant de Cresus Casino et laissez-vous emporter par l’excitation du jeu en ligne. Avec une interface conviviale et des fonctionnalités innovantes, notre casino en ligne vous promet des heures de divertissement inoubliable. Rejoignez la communauté des joueurs passionnés sur www.cresuscasino365.com et vivez une expérience de casino en ligne unique en son genre.

    Profitez d’une large sélection de jeux de casino populaires

    Plongez dans l’univers captivant du casino en ligne avec Cresus Casino et savourez le véritable divertissement à la française. Avec une large sélection de jeux de casino populaires tels que les machines à sous, le blackjack, la roulette et bien plus encore, vous trouverez sûrement de quoi satisfaire vos envies de jeu. Laissez-vous emporter par l’excitation des gains potentiels et l’ambiance électrisante des jeux proposés par Cresus Casino.

    Profitez d’une expérience de jeu en ligne de qualité supérieure grâce à une plateforme sécurisée et conviviale. Cresus Casino s’engage à offrir un environnement de jeu équitable et sécurisé, vous permettant de vous concentrer pleinement sur l’amusement et l’adrénaline des jeux de casino. Que vous soyez un joueur novice ou expérimenté, vous trouverez votre bonheur parmi la variété de jeux disponibles sur Cresus Casino.

    Découvrez le frisson du casino en ligne à la française en vous inscrivant sur Cresus Casino dès aujourd’hui. Avec des promotions attractives, un service client réactif et des paiements rapides, vous vivrez une expérience de jeu inoubliable. Plongez dans l’action, testez votre chance et profitez de tout ce que Cresus Casino a à offrir pour une aventure de jeu en ligne authentiquement française.

    Les avantages exclusifs offerts par Cresus Casino

    Savourez le véritable divertissement de casino français sur Cresus Casino. Plongez dans l’atmosphère enivrante des jeux de hasard les plus populaires, des machines à sous captivantes aux tables de blackjack palpitantes. Avec une sélection variée de jeux de casino en ligne, Cresus Casino offre une expérience de jeu exceptionnelle pour les amateurs de sensations fortes.

    Découvrez un univers de divertissement unique où l’excitation et le plaisir sont garantis. Profitez de promotions exclusives, d’un service clientèle attentif et de paiements rapides et sécurisés. Que vous soyez un joueur débutant ou un habitué des casinos en ligne, Cresus Casino vous invite à vivre des moments de jeu inoubliables et à tenter votre chance pour décrocher de gros gains. Rejoignez dès maintenant la communauté de joueurs passionnés et laissez-vous emporter par l’expérience de casino en ligne la plus authentique sur Cresus Casino.

    La sécurité et la fiabilité au cœur de l’expérience de jeu

    Savourez le véritable divertissement de casino français sur Cresus Casino. Plongez dans l’univers captivant des jeux de hasard en ligne avec une plateforme réputée pour son excellence et son engagement envers ses joueurs. Profitez d’une large sélection de jeux de casino classiques et modernes, offrant une expérience de jeu immersive et divertissante.

    Découvrez une atmosphère authentiquement française sur Cresus Casino, où le luxe et le raffinement se mêlent à l’excitation du jeu. Que vous soyez fan de machines à sous, de jeux de table ou de vidéo poker, vous trouverez votre bonheur parmi les nombreux titres de qualité disponibles. Laissez-vous emporter par l’adrénaline du jeu et tentez votre chance pour remporter des gains exceptionnels.

    Avec des bonus généreux, un service clientèle dévoué et des transactions sécurisées, Cresus Casino s’engage à offrir une expérience de jeu inoubliable à ses joueurs. Rejoignez dès maintenant la communauté de joueurs passionnés et profitez de tous les avantages qu’offre ce casino en ligne de renom. Savourez l’authentique divertissement français sur Cresus Casino et vivez des moments intenses et palpitants en ligne.

    En conclusion, Cresus Casino offre une expérience de jeu en ligne authentique et divertissante pour les amateurs de casino français. Avec sa vaste sélection de jeux de qualité, ses bonus généreux et son service clientèle de premier ordre, Cresus Casino s’impose comme une destination de choix pour les passionnés de jeux de hasard. Plongez dans l’univers excitant des jeux de casino en ligne et savourez des moments inoubliables sur Cresus Casino, où l’adrénaline et le fun sont au rendez-vous. Rejoignez dès maintenant la communauté de joueurs et profitez de tout ce que ce casino en ligne exceptionnel a à offrir!

    Au Bénin, le tourisme n’est plus aux yeux de l’actuel gouvernement, une option. « Le chef de l’État compare souvent le riche héritage et la culture du Bénin à des gisements de pétrole inexploités », a confié M. Pliya.

    Secteur stratégique dans lequel mise le pays dans son programme Bénin Révélé,  c’est plus d’un milliard d’euros que l’État veut investir pour lui redonner vie, comme au Rwanda, où les programmes de conservation des gorilles ont permis de faire un chiffre d’affaires de 400 millions de dollars en 2016.

    Et entre autres points bénéficiaires de ce programme au Bénin, la cité lacustre de Ganvié, qui est la plus grande d’Afrique avec 30 000 habitants, le berceau du vaudou, et naturellement le grand parc Pendjari.

    Ce dernier abrite de nombreuses espèces dont les « big 4 » (buffles, léopards, lions et éléphants), et les autorités étudient par ailleurs la possibilité d’y intégrer des rhinocéros.

    Pour cette nouvelle tâche qui consistera à redonner vie au parc, c’est l’ONG African Parks qui a été choisie par l’État.  Doté d’un budget de 26 millions de dollars, African Parks a pour mission de gérer l’immense site et doubler sa population animale sur dix ans.

    Alors que Pandjeri n’enregistre en moyenne que 200 000 visiteurs annuels depuis les 5 dernières années, Talon a un objectif pour le moins ambitieux: attirer un million de visiteurs d’ici 2021 et créer au moins 100 000 emplois d’ici la prochaine décennie.

    Mais en plus de créer des emplois directs dans le tourisme, African Parks envisage de développer l’apiculture pour exporter du miel et aussi du beurre de karité pour l’industrie cosmétique.

    Nouvelle mission

    Pose collierCette mission que s’est assignée l’État béninois est présomptueuse, voire légèrement dure, mais le pays veut rester optimiste.

    En effet, le budget béninois ne permettant que d’allouer  6 millions de dollars sur les 26 requis pour les travaux du parc, les autorités doivent désormais se tourner  vers des investisseurs.

    Mais déjà, dans le parc certains travaux sont perceptibles. Pendjari n’est plus ouvert comme avant. Il est désormais bien protégé par la nouvelle brigade anti-braconnage formée et composée pour le moment d’une soixantaine d’agents. Certaines dispositions ont été prises pour protéger les animaux. Par exemple, les doter de kit de repérage par satellite, monté sur un certain nombre d’éléphants et de lions.

    De nouvelles pistes d’atterrissage pour les touristes vont également être construites. Le directeur du parc, James Terjanian, a déclaré que ce lieu touristique viserait désormais les voyageurs du marché du luxe ou une clientèle plus jeune et routarde.

    Néanmoins, de tous les lieux retenus pour ce projet de revalorisation, Pendjari a déjà bien avancé dans ses travaux.

    Image result for le parc de la Pendjari au BeninRelated image

     

  • Vacances au Sénégal: top 5 des adresses incontournables

    Vacances au Sénégal: top 5 des adresses incontournables

    Dans la sous-région ouest-africaine, le Sénégal suscite toujours attraction. Fréquenté par différentes nationalités, le pays est aussi l’une des destinations préférées des touristes étrangers qui viennent pour la plupart d’Europe. Sur le Sénégal, beaucoup louent les richesses naturelles du pays. Il faut dire que les réalités culturelles du pays sont d’autant plus attractives que le sont ses plages accueillantes. Afrotribune vous présente en cinq points ce qu’on peut visiter au Sénégal.

    Dakar

    Image result for monument de la renaissance

    La capitale sénégalaise symbolise la diversité du pays. C’est un centre urbain où se côtoient des personnes de différentes couches sociales. Dakar dispose d’une plage régulièrement fréquemment. C’est dans la capitale sénégalaise que vous pourrez également visiter le point le plus occidental de l’Afrique. Ce point est situé au bout du Cap Vert et est dénommé la pointe des Almadies. À Dakar, les touristes ne manquent pas de faire un tour dans les marchés.

    Les richesses culturelles, des artistes que l’on rencontre dans des endroits stratégiques de la capitale, les fresques africaines bien représentées sont des caractéristiques particulières de Dakar. La capitale abrite d’autres endroits et places qui sont souvent visités.

    Le lac rose

    Image result for Le lac rose senegal

    Tous ceux qui ont une fois visité le pays ne cachent pas leur satisfaction d’avoir été sur l’un des sites les plus connus du pays. Le lac rose du Sénégal a en effet une forte concentration en sel. L’endroit accueille des gens qui viennent ramasser du sel. Mais également des courses de chevaux et des oiseaux de différentes espèces qui viennent s’y poser. Le lac rose doit son nom à la couleur rose vif de ses eaux.

    Kedougou

    Image result for Kedougou

    Visiter Kedougou c’est aussi se rendre compte de la diversité ethnique du pays. À l’Est du Sénégal, la région de Kedougou est en effet peuplée par différentes ethnies. On y rencontre des Soninkés, des bassaris ou des Malinkés. Kedougou, bénéfice d’un paysage magnifique. Cette partie du pays abrite également le parc national de Niokolo Koba. Dans le Fouta Djallon, le pays dispose d’une forte pluviosité.

    Saint-Louis et les îles de Gorée et de Carabane

    Related image

    Une partie de l’histoire africaine est cachée sur cette île. Pas loin de Dakar, l’île de Gorée a vu passer des esclaves africains entre le XVI et XIXe siècle. C’est pourquoi on peut y visiter des musées, la maison des esclaves, mais également des bâtiments historiques. L’île de Gorée bénéficie surtout d’une ambiance sereine et permet surtout à ses habitants ou visiteurs de se retrancher de l’ambiance qu’offre la capitale du Sénégal.

    Image result for Saint-Louis îles senegalCapitale du Sénégal de 1872 à 1957, Saint-Louis a été fréquenté par des colons. Dans la ville, on peut essentiellement remarquer l’architecture coloniale. Tout comme l’île de Gorée, Saint-Louis abrite des maisons coloniales ou d’autres bâtiments historiques. On peut y rencontrer au cours de l’année de nombreux touristes.

    Quant à l’île de Carabane, elle est visitée pour son patrimoine historique et ses pratiques écologiques. Carabane est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il abrite une église de style breton peut être visitée à pied ou en pirogue.

    Les plages

    Image result for Les plages senegal

    L’ambiance et l’air frais qu’offrent les plages sénégalaises sont magnifiques, notamment celles de Dakar et de l’île de N’gor. C’est d’ailleurs à juste titre que ces plages font partie des plus photographiées. Le pays compte également d’autres plages moins larges. Autre raison de visiter le Sénégal, les atouts dont dispose la ville de Saly. On y pratique des disciplines sportives comme le jet ski ou la plongée. Saly a souvent été choisi par des équipes sportives pour des périodes de stage.

    Image result for Les plages senegal

  • Tanzanie, pas de révolution numérique sans les femmes  [Grand Angle]

    Tanzanie, pas de révolution numérique sans les femmes  [Grand Angle]

    En Tanzanie, afin de combler le fossé de genre creusé dans le domaine de la technologie, certains centres misent sur la programmation et le codage pour les jeunes filles.

    Si depuis plus d’une décennie, la Tanzanie a maintenu une croissance économique relativement élevée de 6 à 7% par an, selon la Banque mondiale, une forte croissance démographique et une urbanisation croissante ont laissé 12 millions de Tanzaniens dans une pauvreté extrême, alors même que 800 000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail.

    Les disparités entre les sexes persistent également, les femmes représentant la proportion la plus élevée de personnes n’ayant jamais fréquenté une école, selon le Bureau national des statistiques de la Tanzanie.

    Par ailleurs,  même si le nombre de femmes et d’hommes qui suivent des cours de science et de technologie en Tanzanie est presque égal, le taux de chômage des femmes sur le terrain est plus de deux fois supérieure à celui des hommes, selon une étude récente du gouvernement. Une réalité qui casse la tendance mondiale en réalité.

    Pourtant, le buzz sur les programmes de codage en Tanzanie dément certains des problèmes d’infrastructure et de travail auxquels la population féminine est confrontée. Alors que, selon certains observateurs, pour un pays comme la Tanzanie qui possède une industrie technologique prometteuse, la résolution de ce problème pourrait être vitale pour son avenir.

    Le codage pour combler le fossé

    Image result for women in Tech Tanzania

    Hyasinta Luhanga, 18 ans, vie à Dar es-Salaam. Chaque matin, avec une douzaine de camarades, elle apprend à coder au sein de l’entreprise sociale Apps & Girls, un centre qui vise à former de futures programmatrices et, ce faisant, à combler le fossé entre les sexes dans l’industrie technologique nationale.

    La jeune fille a d’abord rejoint les classes de codage à travers une activité de club. Avec un vif intérêt pour les mathématiques et les sciences, et surtout une envie de se lancer dans l’entrepreneuriat, elle a pensé que la programmation était une excellente façon de poursuivre une carrière dans le secteur de la technologie.

    Les cours de codage, pense-t-elle, lui ont donné l’occasion de changer et de remettre en question tous les aspects de sa vie. « Beaucoup de filles de mon âge se désolaient de vivre comme si Internet n’existait pas. Enseigner aux jeunes filles à coder, ajoute-t-elle, peut les aider à remettre en question les rôles sexuels traditionnels et à obliger certains parents à réévaluer si le mariage est la meilleure option pour les filles. »Image result for girls code in tanzania

    Depuis son lancement en 2013, A & G a enseigné à plus de 1 900 filles la programmation web et comment construire des applications pour smartphones. Puisque l’organisation agit également comme un incubateur, les participants sont encadrés sur la façon de créer un plan d’affaires et comment présenter à des partenaires potentiels. Ils sont également connectés à d’éventuelles opportunités de financement et d’emploi. Le centre reste ambitieux dans sa mission, même si l’écosystème technologique de la Tanzanie n’est pas aussi avancé qu’au Kenya, au Nigeria ou en Afrique du Sud.

    Carolyne Ekyarisiima, fondatrice d’Apps & Girls, estime que ces disparités pourraient jouer un rôle de catalyseur. Les grandes villes comme Dar, Mwanza ou Dodoma ont beaucoup de besoins, et les innovateurs pourraient aider à créer des solutions accessibles dans des secteurs aussi divers que l’approvisionnement en eau et en énergie, la santé et la gestion des déchets, explique Ekyarisiima. Pour les jeunes filles, apprendre à coder tôt peut aussi aider à développer des capacités de réflexion critique et de résolution de problèmes, ainsi que la confiance, croit-elle.

    Le codage pour toutes

    Image result for women in Tech Tanzania

    Pour aider à stimuler le secteur technologique dans son ensemble, la Commission tanzanienne pour la science et la technologie (COSTECH) a étudié comment inciter à l’invention et à l’innovation pour les passionnés et les financiers.

    En plus de son rôle de conseiller, la commission accueille également le Buni Hub dans ses bureaux. L’espace a aidé à lancer certaines des plus grandes startups du pays, y compris le service de distribution de livres électroniques HadithiApp et le système de gestion scolaire ScholarDream.

    De fait, les initiées au sein de Apps & Girls ont pu contourner certains de ces défis en concevant des plateformes qui permettent aux étudiants d’ emprunter et d’acheter des livres à des prix abordables, de signaler le harcèlement sexuel dans les transports publics et de recevoir une éducation sanitaire et sociale en autres.

    Avant de s’étendre, les jeunes apprenantes veulent également normaliser leur programme de codage et le traduire de l’anglais vers le swahili.

    Actuellement, A & G travaille avec le Centre pour l’innovation sociale et l’entreprise de l’Université du New Hampshire afin d’améliorer leur stratégie commerciale et d’obtenir plus de sources de financement. D’ici là, le centre veut rester déterminé sur son objectif.

    Image result for women robotics Tanzania

  • Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Le franc-parler du président Nana Akufo-Addo, sa maîtrise des sujets politiques sur le continent, ses décisions au bénéfice de l’émancipation et de la maturité africaine et son esprit d’« Africafirst »… Autant de principes singuliers dont fait montre le leader ghanéen dans son discours à la cérémonie d’ouverture du 5e Forum économique germano-africaine, tenue en fin février à Dortmund, en Allemagne, dans lequel il trace les clés pour une l’émergence du contiennent africain.

    À Dortmund, loin de chez lui, Nana Akufo-Addo ne s’est pas contenté d’avaler les opinions à l’évidence capitalistes des participants à ce grand évènement qu’est le 5e Forum économique germano-africaine. Loin de là, et comme l’homme a d’ailleurs pris la bonne habitude de le faire, il a répandu aux yeux du parterre de leaders économiques et politiques européens présents, ce qu’il convient désormais d’appeler les clés de l’émergence africaine.

    Décrivant l’Afrique comme « un continent riche, sinon [potentiellement] le plus riche » et qui « n’a pas le droit d’être pauvre », le Ghanéen pense que le continent noir doit construire des économies industrialisées à valeur ajoutée avec une agriculture modernisée qui profite pleinement de la révolution numérique, si elle veut créer la richesse et prospérité pour ses peuples. Mais pour qu’à cela ne tienne, Akufo-Addo retient 3 grandes priorités.

    Changer les structures des économies sur le continent

    La dépendance de l’économie de nombre de pays africains de l’exportation des matières premières est un premier frein à l’émergence du continent, a diagnostiqué Akufo-Addo dans son discours.

    Pour cela, l’homme pense que la première priorité des pays doit consister à changer les structures des économies, « qui dépendent largement de la prpolitiqueoduction et de l’exportation des matières premières ». C’est ce qui « alimente notre dépendance à l’aide étrangère et nous soumet à la de l’Occident » a ajouté le chef de l’État, qui a récemment annoncé d’ailleurs vouloir rompre avec les aides du Fonds monétaire international et de financer son budget grâce à ses propres recettes.

    Aussi, a-t-il alerté ses collègues africains, les effets de l’immigration de masse qui engendrent d’autres problèmes en perte de vies humaines et de trafics d’êtres humains devraient servir d’avertissement aux gouvernements du continent afin d’agir « tôt ».

    Notamment, en transformant les économies stagnantes et sans emploi, pour « construire des sociétés bourgeoises solides et sortir la population de la misère. » Et de faire savoir que « nous ne pouvons le faire que si nous participons au marché mondial sur la base, non des exportations de matières premières, mais de ce que nous faisons ».

     Accroître la coopération et non l’aide 

    La deuxième priorité du continent, selon Akufo-Addo, devrait être d’accroître la coopération en matière de commerce et d’investissement, et non l’aide. Ainsi, l’Afrique devra gagner l’un des moyens de développer des relations économiques saines avec ses partenaires.

    « Avec une population africaine qui atteindra environ 2 milliards de personnes dans 20 ans, il y a d’immenses possibilités d’apporter la prospérité en Afrique (…) avec le travail acharné, l’esprit d’entreprise et la créativité », a-t-il fait savoir.

    Pour celui qui proclame à qui veut l’entendre que ce siècle peut être celui de l’Afrique, il est important pour le continent africain de générer des investissements dans l’agro-industrie, les secteurs de l’énergie et le développement des infrastructures, avec une ambition de produire des résultats positifs pour les secteurs privés, notamment les petites et moyennes entreprises (PME).

     Renforcer les institutions clés de l’État 

    Dans son discours, le Président Akufo-Addo a appelé à la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique pour assurer la promotion de politiques et de processus décisionnels transparents et inclusifs aux niveaux local, national, régional, continental et mondial.

    En effet, pour celui-ci, pour une Afrique qui réponde aux aspirations des peuples africains et ouvre des opportunités aux populations, en particulier les jeunes, les dirigeants africains doivent prioriser les arrangements budgétaires pour garantir que des fonds soient disponibles pour renforcer les institutions clés des États, telles que la législature, la magistrature et les institutions fiscales.

    Celui-ci a rappelé l’importance de la promotion et du développement d’une culture de gouvernance responsable, exempte de corruption, par laquelle les institutions peuvent se considérer comme des entités publiques indépendantes « servant l’intérêt public plus large, et non les commodités temporaires des gouvernements du moment ».

    Et de finalement lancer à ses pairs, « nous avons la responsabilité de rendre nos pays attrayants pour nos jeunes. Ils devraient avoir l’impression d’avoir un avenir qui en vaut la peine, s’ils restent et aident à construire leur nation », a conclu Akufo-Addo.

     

  • Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Des chercheurs des universités de Westminster, de Bardford et de Leeds ont travaillé sur les conditions dans lesquelles la sous-région ouest-africaine peut favoriser son commerce afin de mieux se développer.

    Il s’agit respectivement de Karen Jackson, David Potts et Assa Bah. Ces derniers sont spécialisés en économie du développement et en évaluation de projet. Selon eux, le rêve d’intégration de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne sera réalisé que si les obstacles institutionnels au commerce sont abordés. Ces obstacles portent sur une mauvaise protection des routes commerciales, une faible application, le fait que les commerçants ne connaissent pas leurs droits et comment porter plainte, et l’absence d’une monnaie commune dans la région. Les chercheurs reconnaissent que la Communauté s’est déjà appuyée sur des ententes pour atteindre ses objectifs d’intégration.

    Mais cela ne suffit pas. « La CEDEAO doit fonctionner au-delà des accords de bureau et de papier. Il doit établir des opérations physiques aux points de frontière », expliquent-ils. Comme solution, les universitaires démontrent que les dirigeants de la sous-région doivent apprendre de l’histoire – à la fois ancienne et récente. Ils indiquent que les décideurs concernés par l’approfondissement de la CEDEAO devraient remonter dans le temps pour les institutions commerciales régionales en Afrique de l’Ouest. À ce titre, ils font référence aux empires qui ont existé dans cette partie de l’Afrique. En effet, l’ouest du Soudan a connu trois empires majeurs – le Ghana, le Mali et le Songhaï – d’environ 790 à 1650 apr. J.-C.. Des empires qui couvraient la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest actuelle et, dans une certaine mesure, définissaient l’histoire précoloniale de la région.

    Coopération

    Karen Jackson et ses collègues rappellent que les trois empires ont jeté les bases des normes régissant le commerce régional. « L’Empire du Mali – qui a succédé et absorbé l’Empire ghanéen – a adopté les taxes d’importation et d’exportation qu’il a trouvées. Les empires du Mali et du Songhaï – à travers le consensus, la confiance et la coopération – ont subsumé plus de 24 rois inférieurs sous leur autorité », affirment-ils. Les chercheurs rappellent dans leurs études l’instauration de taxes et institutions commerciales par ces empires et l’existence de la charte Mande qui garantissait une paix sociale et un climat de confiance dans les coopérations entre empires, clans ou royaumes. Les coquilles de cauris, l’or, le cuivre et des manillas qui servaient de monnaie ont fait prospérer le commerce dans la sous-région. Pour les universitaires, comme c’était le cas pour l’empire Songhai, les conflits internes et le repli sur soi ne peuvent pas favoriser le développement des institutions commerciales en Afrique de l’ouest.

    Dans le chamboulement de l’équilibre commercial de la sous-région, les chercheurs rappellent le colonialisme qui a conduit à une structure de production qui a servi l’international plutôt que régional. « Les Européens s’intéressaient aux flux commerciaux entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, où l’Afrique de l’Ouest fournissait les matières premières pour les produits manufacturés », expliquent-ils. À l’époque coloniale, les contrats étaient appliqués et les différends réglés de la même manière que la période de l’Empire. Les chefs à l’époque coloniale ont communiqué la valeur de la monnaie coloniale aux habitants et leur ont appris comment éviter l’exploitation.

    Informer et punir

    Image result for ashanti warriors empire

    Les chefs étaient synonymes aux représentants dans les provinces pendant l’empire. « Mais la protection des routes commerciales était plus standardisée et mieux appliquée pendant l’empire que pendant la période coloniale », soulèvent les universitaires. Ils conseillent ensuite ceci : « Tout comme les armées royales patrouillaient les routes commerciales et les fonctionnaires royaux dans les provinces surveillaient les arrangements pendant l’empire, la CEDEAO doit déployer du personnel pour patrouiller les routes commerciales et placer du personnel aux points frontaliers pour surveiller le commerce ».

    David Potts et ses collègues déclarent que l’empire et les époques coloniales offrent une étude de cas pratique pour l’Afrique de l’Ouest pour avoir la certitude qu’une intégration profonde est possible. Ils déclarent d’ailleurs qu’une administration de style fédéral pourrait être une approche durable pour une intégration plus poussée. « L’Afrique de l’Ouest pourrait être regroupée en zones où chaque zone a un chef d’État élu par rotation. Mais il faudrait une volonté politique forte pour renoncer à la souveraineté nationale. Cela ne peut être envisagé que s’il peut être démontré que les avantages seraient supérieurs aux arrangements actuels », écrivent-ils.

    Malgré tout, les chercheurs sont conscients des progrès qui sont réalisés. Comme l’entrée en vigueur en  2015 du tarif extérieur commun pour la région. Mais ils souhaitent que les institutions commerciales régionales telles que la monnaie commune, l’exécution des contrats et la protection des routes commerciales deviennent plus normalisées. « La CEDEAO doit utiliser les médias pour informer les gens de leurs droits. Il doit également être prêt à punir ceux qui harcèlent les commerçants et à inciter ses agents à réduire leur motivation à accepter des pots-de-vin », appuie l’un d’entre eux pour qui c’est la voie idéale d’arriver à une réelle intégration ouest-africaine.

  • WeFly Agri: des drones pour surveiller les plantations en Côte d’Ivoire

    WeFly Agri: des drones pour surveiller les plantations en Côte d’Ivoire

    Le problème que visent à solutionner les initiateurs de WeFly Agri est récurrent auprès des propriétaires de grandes plantations agricoles : sécuriser les grandes plantations agricoles.

    Lancée en janvier de l’année dernière, la startup utilise des drones pour cartographier et surveiller les terres, et offre aux utilisateurs l’accès à un logiciel propriétaire qui surveille toutes les activités de la plantation.

    L’initiative est inspirée par l’expérience d’un des cofondateurs et CEO, Joseph Olivier. Selon ce dernier, il aurait visité en 2015, de retour de France, une des plantations de son père, situées à Bouaflé, à environ 300 kilomètres et 3h de route de la ville d’Abidjan, la capitale ivoirienne.

    Malheureusement, ce qui était censé être un voyage familial enrichissant s’est transformé en constat d’un gouffre financier en devenir. En effet, durant les derniers 12 mois, son père n’ayant pas assez de temps, et étant très souvent en voyage, a transféré des fonds pour l’entretien de sa plantation, mais a amèrement constaté que toutes ces dépenses n’avaient pas été utilisées à bon escient. « Les mauvaises herbes avaient poussé, la plantation était insalubre, et même les plants étaient attaqués par manque d’entretien phytosanitaire. »

    Mais comme son père, beaucoup de propriétaires terriens en Afrique sub-saharienne rencontrent le même problème.

    Surveiller à distance

    La première mission qu’a eue l’équipe de cette startup a été de coupler la puissance et la versatilité des drones, avec un logiciel informatique qui permettrait à tout propriétaire terrien, particulier ou industriel d’avoir le contrôle des activités de son exploitation au bout des doigts. Et ce, quelle que soit sa localisation. Jusqu’aujourd’hui, la startup peut se féliciter de la réussite de cette mission. « L’écart principal et le plus important que nous avons repéré était celui de l’information. Les agriculteurs et les propriétaires de plantations n’ont presque aucune information sur ce qui se passe dans leurs plantations, car la plupart d’entre eux vivent dans les villes », a renchéri Biley.

    Malgré ce qu’il convient d’appeler désormais succès de WeFly Agri, la startup a connu un début de vie mouvementée, devant affiner ses algorithmes et subir une série de pannes de serveurs. Toutefois, le plus grand défi réside ailleurs.  « La principale difficulté que nous avons rencontrée était le scepticisme. Les gens nous considéraient comme des rêveurs, et notre idée a trop avancé pour se matérialiser en Côte d’Ivoire » a déclaré le CEO avant d’ajouter, « grâce à la qualité de notre produit et à la valeur ajoutée perçue par nos clients, il nous a été très facile de décrocher notre premier contrat ».

    Désormais, WeFly Agri a signé un accord avec Tropical Rubber Côte d’Ivoire, la troisième plus grande entreprise de caoutchouc du pays, ainsi qu’avec la société de gestion de plantations Gabea. Il est également en discussion avancé afin de cartographier et de surveiller 250 000 hectares pour un autre client.

    Le démarrage autofinancé est axé pour l’instant sur l’expansion en Côte d’Ivoire, mais est également en discussion avancée avec des clients potentiels et des partenaires stratégiques au Togo, au Sénégal, au Mali et au Nigeria.

  • À 55 ans, Elisabeth Medou Badang prend la tête du groupe Orange  pour la zone MEA

    À 55 ans, Elisabeth Medou Badang prend la tête du groupe Orange pour la zone MEA

    Excellente cheffe d’entreprise, Elisabeth Medou Badang est connue dans son pays comme la première femme directrice générale de l’entreprise de télécommunication Orange Cameroun. À 55 ans, celle qui a étudié les finances et la comptabilité à l’Université Paris XI est également diplômée de la Cranfield School of Management ou de l’EM de Lyon.

    C’est en France qu’elle commence sa brillante carrière professionnelle. Elisabeth Medou Badang a d’abord travaillé dans la société de gestion de portefeuilles Thorp. La Camerounaise fait ensuite ses preuves à Parpharm Agro-Industrie. Dans cette société filiale de l’agence française de développement, elle occupe la fonction de contrôleur de gestion puis celle de directrice déléguée.

    Désireuse de revenir au pays pour travailler, elle rentre au Cameroun en 1999. Celle qui s’est spécialisée en stratégie, en management et en commerce est engagée en tant que directrice administrative et financière à Mobilis. Elisabeth Medou Badang devient ainsi la première camerounaise à intégrer le comité de direction de cette entreprise qui devient quatre ans plus tard Orange Cameroun. Puis suivront des promotions. Elle devient directrice générale adjointe en 2004. Cinq ans plus tard, en 2009, elle est mutée au Botswana au poste de Chief Executive Officer de Orange.

    Plus de trente ans d’expérience

    L’expérience botswanaise s’avère être une réussite. Mais Elisabeth Medou Badang revient en 2013 dans son pays pour diriger Orange Cameroun. Elle a réorganisé la filiale locale du groupe français. Avec son management elle s’est investie dans le déploiement de la stratégie de la société et le contrôle d’un marché de télécommunications où Orange est leader. Cela lui a valu dès 2014 la récompense de meilleure manager d’entreprise des télécoms en Afrique.

    Mais avec plus de trente ans d’expérience, la Camerounaise ne veut pas se contenter des acquis. Le 14 février dernier, à l’issue d’une réunion du Conseil d’Administration, Orange Cameroun a annoncé la nomination d’Elisabeth Medou Badang au comité de direction d’Orange Moyen-Orient et Afrique en tant que directrice de zone et porte-parole. « Mes nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange me permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains et de continuer de porter haut le flambeau du Cameroun », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

  • RDC: Découverte du plus grand puits de carbone au monde

    RDC: Découverte du plus grand puits de carbone au monde

    C’est une grande découverte. Une grande tourbière. C’est dans la région de la Cuvette-Centrale située entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville que des chercheurs britanniques ont fait la découverte de ce grand stock de carbone. Selon les informations, la quantité du stock de carbone découvert est comparable à des émissions d’énergies fossiles d’une durée de trois ans. La découverte a été faite par des chercheurs de l’université de Leeds en collaboration avec Greenpeace.

    Le stock de carbone s’est formé il y a plus de 10000 ans forme une couche épaisse de 2,4 mètres en moyenne. Sa surface est de 145500 km2, ce qui fait d’elle la plus grande tourbière du monde. « Cette tourbière couvre une surface colossale. Elle est 16 fois plus large que les précédentes estimations, c’est la plus grande jamais trouvée sous les tropiques. Nous y avons trouvé 30,6 gigatonnes de carbone, jusqu’alors ignorées de tous », a expliqué l’un des chercheurs.

    Un enjeu climatique

    Mais déjà, les spécialistes appellent à une protection de ce stock de carbone qui constitue un grand atout pour les pays de la région. « La protection de cette tourbière, ainsi que celle des forêts, pourrait constituer la plus grande contribution de l’Afrique centrale au problème mondial du changement climatique », affirme un enseignant chercheur de l’université Marien Ngouabi. Le chercheur ajoute que cette découverte devrait appeler à un sens de responsabilité de la part des États, notamment les deux Congo. Au risque de se précipiter sur ce carbone et dégrader aussi la biodiversité de la Cuvette-Centrale. En effet, on trouve dans cette région de l’Afrique centrale des éléphants et des gorilles, des espèces menacées.

    « Cette zone joue un double rôle. La forêt stocke le carbone et la tourbe aussi. Or il n’y a pas de tourbe sans la forêt. Ce qui veut dire que si vous rasez cette zone, vous émettez doublement du CO2 dans la nature », rappelle Corneille Ewango, botaniste à l’université de Kisangani. Les populations qui exploitent les forêts du bassin du Congo devront dans ce cas arrêter leurs activités qui risquent de faire disparaitre la zone de la tourbière.

    Des négociations seront ouvertes pour permettre à l’État d’avoir une compensation au « sacrifice des riverains ». Les chercheurs indiquent en effet que continuer par cultiver les terres de la zone peut accélérer le réchauffement climatique.

  • GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    Fondée en septembre 2012 par Justin Coetzee et située à Cape Town en Afrique du Sud, GoMetro est une start-up membre de la Silicon Cape Initiative dont la vocation est d’améliorer la mobilité des utilisateurs et de faciliter l’utilisation des transports en commun par les 19 millions d’habitants concernés. Depuis, l’entreprise fait florès.

    Quand le Sud-Africain Justin Coetzee lançait en 2012 son premier système d’information sur les transports publics en temps réel en Afrique du Sud, Go Metro n’était qu’une startup comme ces centaines d’autres, hébergées à la Silicon Cape.

    « Toute personne qui dépend des transports en commun a probablement connu cette période où, vous êtes là, à la gare, vous ennuyant, regardant une horloge pour vérifier l’heure » se rappelle Justin Coetzee, période qui avait précédé l’apparition de son application.

    C’était en 2011, quand il a commencé à utiliser les transports en commun au Cap pour se rendre au travail. « Les trains de MetroRail [le plus grand système de transport formel en Afrique du Sud, NDLR], connaissaient des retards de service chroniques et un frappant problème de communications, menant à des  manifestations d’humeurs » ajoute l’entrepreneur, Ingénieur des transports de formation. De là, nait l’idée de réguler la situation avec son application Go Metro.

    Définit par son concepteur, Go Metro est une société très ‘green’ qui vise à faciliter la prise de décision pour ses utilisateurs, en trouvant une solution au problème de communication et d’accès aux données autour des transports en commun, en particulier de MetroRail.

    En effet, le principal but de l’application est de résoudre les nombreux problèmes de mobilité en Afrique du Sud par le biais notamment d’une application et de nouvelles plateformes d’échange d’information en temps réel comme la  GoMetro TV par exemple. Le  système d’information sur le transport public basé sur le mobile fournit aux  ‘’navetteurs’’ des mises à jour en temps réel sur les retards, afin qu’ils puissent choisir de prendre d’autres moyens de transport ou prendre d’autres dispositions.

    Cette plateforme interactive donne un aperçu rapide de l’état de la circulation, des horaires et retards des trains et des bus, avec en prime, la possibilité de calculer le prix des déplacements ou encore d’envoyer un message pour prévenir d’un éventuel retard à un rendez-vous déterminé d’avance. L’application a su connecter les villes de façon beaucoup plus efficace.

    En début d’année 2017, la startup  s’est jointe à PitchDrive pour entreprendre une tournée de financement de capital-risque en Europe, qui comprenait des présentations à Londres, Amsterdam, Berlin, Zurich et Paris. Une tournée qui a visiblement porté ses fruits.

    Succès

    Le service a été approuvé et accepté par Metrorail, qui exploite des services de trains de banlieue dans les principales zones urbaines d’Afrique du Sud, et s’est rapidement développé pour desservir des millions de navetteurs réguliers. Mais bien encore, la firme a reçu le soutien d’investisseurs de renom tels que Michael Jordan, Michael Pfaff, Derek Prout-Jones et Kevin Harris.

    En 2014, l’entreprise a été lauréat du prestigieux prix du ‘’Best Innovation in a Growth Market” au San Francisco Mobile Global Forum pour son application Metrorail. L’année suivante, GoMetro fait encore apparition sur les grands podiums en remportant le prix “Global Best Practice Award in Transportation Value Added Services” du « Frost & Sullivan », pour sa capacité à appréhender les changements et à toujours proposer de nouvelles solutions à ses 300 000 utilisateurs mensuels.

    En fin d’année 2017 d’ailleurs, GoMetro a été choisie comme l’une des rares startups de transport à rejoindre le programme d’accélérateur Intelligent Mobility du Royaume-Uni, qui vise à « réviser radicalement » les systèmes de transport mondiaux. Un accélérateur qui est conçu pour « attirer des start-ups à fort potentiel de croissance dans la chaîne d’approvisionnement du transport au Royaume-Uni, tout en les aidant à devenir des entreprises de premier plan », peut-on lire sur leur site Internet.

    Le programme vise à améliorer les transports, en intégrant des thématiques telles que l’open data, l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes.

    Ce énième succès constitue pour la startup, un « carburant de fusée » s’en est réjoui le promoteur Justin Coetzee.