Catégorie : Finance

  • Afro-optimisme: ce que nous pensons de l’Afrique des potentialités

    Afro-optimisme: ce que nous pensons de l’Afrique des potentialités

    Mieux qu’une tendance qui envahirait une génération d’Africains pour pousser les jeunes à l’adhésion sans pour autant faire l’exception de toute mode, c’est-à-dire démoder, l’Afro-optimisme est une valeur, un principe en lequel nous avons foi pour propulser le continent.

    On ne le dira jamais assez, le continent africain fait face de nouveau à un paradoxe existentiel. Alors que cette terre devient objet de concurrence diplomatique, sinon alors commerciale, entre l’Europe, les États-Unis, la Chine ou autres grandes puissances qui misent sur lui et sa population jeune et travailleuse, bien d’entre nous tentent de franchir (en vain) la Méditerranée.

    Les raisons, elles ont toujours été multiples. Mais le temps où l’Afrique est réduite à une trilogie de famine, guerre, et épidémie est de plus en plus révolu dans nombre de mentalités. Du Cap au Caire, de Praia à Mogadiscio, en passant par Harare, Ouagadougou ou Banjul, les sociétés sont éveillées et se sont appris à réclamer de meilleures formes de gouvernances.

    Ces nouvelles sociétés à l’avant-garde d’une Afrique en sempiternel perfectionnement, c’est la génération audacieuse et intrépide que peut incarner le martyr Mohammed Bouazizi, qui ira crier à tue-tête « Dégage » à la place Tahrir pour malheureusement s’immoler par le feu. C’est aussi la génération caractérisée par la Révolution à Ouagadougou, sans oublier les rues de Bujumbura, sa révolte contre un ordre politique obscurantiste, dynastique et exterminateur. Ce mouvement de l’Afrique, c’est aussi tomber de vieux autocrates qui se sont crus éternellement inamovibles.

    Loin d’un slogan breton-woodien, l’afro-optimisme est un espace communautaire où les jeunes Africains, issus de tous les milieux et de toutes les professions, peuvent se réunir pour discuter de leur avenir commun et faire quelque chose à ce sujet. C’est, à l’image de la Négritude, une affirmation du potentiel africain ; c’est aussi au-delà de l’affirmation, pour nous, population issue de ce continent, un engagement, un pacte de renouveau.

    L’afro-optimisme, c’est la génération Aliko Dangote qui enseigne la clé majeure pour réussir en Afrique. Sans légèreté,  ce potentiel dont nous nous sommes permis de rêver n’est plus que la concrétisation des ambitions  de développement. Dans notre histoire commune, les conditions pour relever durablement de nombreux défis n’ont jamais été aussi propices.

    L’Afrique est en bonne voie, et plus que jamais. Au Ghana, en Éthiopie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, en Tanzanie, ou au Kenya, pour ne citer que ces pays, le taux de croissance a de quoi faire envier l’Europe. La population est jeune, les marchés et les services financiers sont en plein développement, les classes moyennes connaissent une émergence, et les secteurs clés comme l’urbanisation, l’agriculture et l’industrialisation sont de mieux en mieux organisés.

    On se félicitera aussi de la révolution numérique qui n’est que remarquable, et dont on parle toujours très peu. Les génies africains sont en train de se déployer, les talents sont exploités, les esprits débordants de créativités tentent de pallier une multitude d’écueils jadis infranchissables. Bien de jeunes assimilent l’importance de l’entrepreneuriat, et tâchent de contribuer à l’économie de leur pays de par son entremise.

    Rêvons que 34 sur les 54 pays en Afrique ne figurent plus parmi les pays les moins avancés et que plus que 60 % de la population active jeune chômeuse ait retrouvé un emploi durable. Qu’un Africain sur cinq ne soit plus touché par un conflit violent, que l’Afrique pèse plus que 2 % du commerce mondial… Et pour que cela ne tienne, travaillons-y.

    A Afrotribune, nous avons pris le bon côté des choses, et nous en sommes convaincus. Nous croyons en le génie africain et nous avons décidé d’y investir. Autant que faire se peut, nous voulons être ce pinceau qui dessine au bout de chacun de nos efforts, de nos articles, les nouveaux contours de l’Afrique à l’antipode une terre de malheurs. Une Afrique en innovation, en mutation dans presque tous les domaines.

    Nous nous inscrivons à l’agenda 2063 de l’union Africaine (l’Afrique que nous voulons) qui est persuadée que ‘’le temps est venu de construire une Afrique intécgrée, une Afrique prospère et pacifique, conduit par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale’’. Cette Afrique, nous voulons la construire ensemble. Avec nos lecteurs!

     

  • FACE List awards :  nouvelle distinction pour le Ghanéen Peter Akwaboah,  DG de Morgan Stanley

    FACE List awards :  nouvelle distinction pour le Ghanéen Peter Akwaboah,  DG de Morgan Stanley

     

    Le Ghanéen Peter Akwaboah, directeur général de la banque américaine  Morgan Stanley, sera récompensé le 20 juillet 2019 à Edison Ballroom à New York  pour son leadership. Il recevra le prix FACE List 2019 de Face2face Africa lors d’un dîner de gala.

    Peter Akwaboah, qui a fait ses études au Ghana et au Royaume-Uni, avant de rejoindre Morgan Stanley en décembre 2015 en tant que Chief Operating Officer (COO) for Operations.

    En juillet 2016, il est devenu responsable mondial des opérations de services partagés, ce qui comprend la gestion de l’infrastructure de règlement et de paiement de la société. De plus, il préside le comité directeur sur les risques liés aux paiements de Morgan Stanley et est membre du comité sur les risques liés aux paiements de la Réserve fédérale américaine (FRB).

    Avant de rejoindre le cabinet, il a travaillé pendant 10 ans à la Royal Bank of Scotland, en qualité de directeur des opérations. Avant de rejoindre RBS, Peter a occupé plusieurs postes de direction dans les domaines des opérations et de la technologie chez Deutsche Bank, KPMG et IBM.

    Peter est titulaire d’un baccalauréat (First Class Hons) et d’une maîtrise en génie civil de l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni. Il siège également au conseil d’administration de la Fondation d’orthopédie et de complexe rachis (FOCOS), une organisation caritative ayant pour seule mission de fournir des services complets, soins orthopédiques abordables à ceux qui autrement n’auraient pas accès à un tel traitement.

    Grand sportif, Peter Akwaboah a porté les couleurs de son pays d’adoptions en athlétisme lors de plusieurs compétitions internationales.

    Les FACE List Awards  sont une cérémonie  prestigieuse qui récompense les réalisations panafricaines qui et hommage aux pionniers et aux pionnières les plus influents de la diaspora noire, tout en offrant aux entreprises, la possibilité de se connecter et de célébrer leurs réussites.

  • Burkina Faso : deux jours pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin

    Burkina Faso : deux jours pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin

    Le ministère burkinabè en charge de la femme organise les 20 et 21 juin 2019 à Ouagadougou, la toute première édition des rencontres d’affaires dénommées « 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes entrepreneures ». L’évènement vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin qui peine toujours à décoller au Burkina Faso.

    Les chiffres publiés par la Maison de l’entreprise sont révélateurs. De 2015 à 2017, le nombre d’entreprises créées par les femmes au Burkina Faso est en chute libre (respectivement, 21%, 19% et 18%). Cette absence des femmes dans l’univers entrepreneurial s’explique en partie l’ignorance des mécanises de financement existants.
    « Il s’agira au cours des deux jours de travaux d’informer les participantes sur les mécanismes d’accès aux financements, les garanties bancaires, de renforcer des liens commerciaux avec des promoteurs, de tisser des partenariats, de partager leurs expériences en matière d’entrepreneuriat et de modèle d’affaires.

    En somme, cette rencontre se veut être une plateforme d’échanges, de co-création pour l’innovation et la culture entrepreneuriale », détaille Marie Laurence Ilboudo, la Ministre en charge de la femme au Burkina Faso.

    Des conférences, partages d’expériences et expositions sont au programme de cette première édition dénommées des « 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes entrepreneures ». La femme d’affaire Adja Mamounata Vélegda et la présidente du groupement des acteurs de la filière karité, Ténin Traoré ont été invitées pour la circonstance pour partager leurs expériences avec leurs sœurs.

  • Pesabazaar : les Kenyans peuvent désormais mieux choisir leur compagnie d’assurance

    Pesabazaar : les Kenyans peuvent désormais mieux choisir leur compagnie d’assurance

    C’est un secret de polichinelle. Les compagnies d’assurance sont généralement mal vues par les populations. Il leur est souvent reproché leur volonté délibérée de cacher aux prospects, certaines clauses moins avantageuses. Résultats, tout le monde se méfie des compagnies d’assurance. Au  Kenya, deux entrepreneurs Calleb Karegyesa et Prashanth Srinivas ont créé Pesabazaar en 2014. La plateforme permet aux utilisateurs de comparer les produits de différentes compagnies d’assurance afin  de retenir les meilleurs.

    Classées parmi les 20 meilleures startups lors du programme d’incubation XLAfrica de la banque mondiale, Pesabazaar s’engage à fournir un service précis et efficace comprenant la meilleure couverture d’assurance. La startup met  à jour son site Web avec les derniers produits d’assurance afin de rester le meilleur parmi toutes les sociétés kenyanes de comparaison d’assurance.

    Avant l’introduction de PESABAZAAR.com, le marché était très fragmenté. Le seul moyen d’obtenir des prix exacts pour les véhicules à moteur, l’assurance maladie, l’assurance vie et autres était de passer par des courtiers, des agents et des compagnies d’assurance. Les clients devaient passer par le processus d’appel des agents, des courtiers et des entreprises. La nouvelle plateforme supprime tous les intermédiaires et permet aux clients de souscrire à l’assurance la plus compétitive en quelques clics.

    PESABAZAAR.com, collabore uniquement avec les principales compagnies d’assurance au Kenya, les plus fiables et les plus sûres sur le plan financier. Elle achète  une large gamme de produits et services pour offrir à ses clients.

    Entièrement gratuite pour les utilisateurs, la plateforme fait à la fois office de Marketplace qui centralise l’offre et de broker qui assiste le souscripteur dans son choix d’assurance via son module de comparaison et l’aide téléphonique de ses experts.

  • Jumia : Première société  technologique africaine cotée à la bourse de New York

    Jumia : Première société  technologique africaine cotée à la bourse de New York

    Jumia, le numéro1 du e-commerce en Afrique a réalisé une brillante introduction  au  New York Stock Exchange (NYSE). La société créée en 2012 au Nigéria, a réussi à lever 196 millions de dollars.

    «  Nous allons continuer à nous concentrer sur notre mission et à travailler encore plus dur pour aider les consommateurs, les vendeurs, les partenaires et toutes les parties prenantes à tirer profit de cette révolution technologique », peut-on lire dans un communiqué publié par la startup.

    Jumia est aujourd’hui présente dans 14 pays d’Afrique et emploie 5000 salariés.  Selon tribune.fr,  en 2018, le volume des transactions réalisées sur ses plateformes s’est élevé à 828,2 millions d’euros, soit une progression de 63% par rapport 2017.

    Sur un continent où la bancarisation est faible, Jumia arrive à satisfaire ses clients en optant pour des paiements à la livraison.

  • Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Cette entreprise nigériane compte une vingtaine d’années d’expérience dans le développement des affaires et du numérique. Emem Usanga est diplômé de la London South Bank University. Cette spécialiste de l’organisation des entreprises et des startups possède également de nombreux certificats technologiques.

    Emem Usanga est co-responsable de la coalition Tech appelée Tech London Advocates Africa. Il s’agit d’une coalition dirigée par le secteur privé regroupant plus de 2 700 experts du secteur de la technologie et de la communauté élargie qui se sont engagés à promouvoir le potentiel de Londres en tant que plaque tournante mondiale pour les entreprises technologiques et numériques.

    Emem Usanga explique que Tech London Advocates s’efforce de soutenir les start-ups technologiques et les entreprises à forte croissance de Londres dans la recherche de nouveaux investissements, de nouveaux talents et d’un succès continu. Emem Usanga a occupé des fonctions au Royaume-Uni. Elle a été conseillère en stratégie de sociétés dans la résolution de problèmes commerciaux, de produits et de marketing dans des start-ups à forte croissance et des entreprises de taille moyenne.

    La méthode bnkability

    Après des réalisations à l’étranger, Emem Usanga a décidé de mettre son savoir-faire au service de son pays et du continent. Elle est la représentante d’Interaction Design Foundation (IDF) au Nigéria. IDF promeut et donne des formations en design global.

    Emem Usanga veut faire bénéficier ses acquis au sein de la Tech London Advocates à des jeunes du continent. Dans cette dynamique, cette professionnelle du marketing, des industries de la publicité s’est vite lancé dans l’entrepreneuriat en s’intéressant au secteur de l’investissement. Elle a créé et dirige depuis septembre 2016 InvestWell qui est devenu Bnkability, une entreprise qui veut résoudre les défis liés à l’approvisionnement des projets bancables en Afrique.

    Emem Usanga a remis en question la manière dont des investissements sont faits dans des projets d’infrastructure africains. Elle évoque un processus lourdement manuel et coûteux. « Personne n’essaie de casser « l’élément de bancabilité » en raison de sa complexité », justifie-t-elle, avant de conseilleur aux porteurs de projets de toujours transformer leurs « solutions » en une question et de bien en discuter avec toutes les parties prenantes associées à leurs entreprises.

  • En RDC, le Blockchain pour suivre le cobalt de la mine jusqu’à son utilisation    

    En RDC, le Blockchain pour suivre le cobalt de la mine jusqu’à son utilisation    

    Au Congo et pour la première fois, le Blockchain va être utilisé afin de suivre le parcours du cobalt depuis les mines artisanales jusqu’aux produits utilisés dans les smartphones et les voitures électriques.

    Des sources proches d’un projet pilote qui devrait être lancé cette année indiquent que l’objectif est de donner aux fabricants un moyen de s’assurer que le cobalt contenu dans les batteries lithium-ion pour des produits tels que iPhone et Teslas n’a pas été exploité par des enfants.

    Le projet pilote prévoit de donner à chaque sac scellé de cobalt produit par un mineur artisanal, une étiquette numérique qui entre sur blockchain à l’aide d’un téléphone portable, avec le poids, la date, l’heure et peut-être une photo.

    Le projet impliquera des organisations dans toute la chaîne d’approvisionnement, des observateurs sur le terrain vérifiant que les sites n’utilisent pas enfants, à travers le processus d’affinage pour les utilisateurs finaux, selon les personnes aidant à développer le système.

    En effet, le suivi du cobalt présente de nombreux défis, car il faudrait surveiller un grand nombre de sites miniers informels, tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement devraient adhérer au système, et des données électroniques précises devraient être transmises depuis des régions reculées. Le tout, dans un vaste pays en proie à la corruption.

    Mais les utilisateurs subissent une pression croissante de la part des consommateurs et des investisseurs pour prouver que le cobalt qu’ils utilisent provient de chaînes d’approvisionnement sans abus de droit, tout comme les minéraux utilisés dans l’électronique tels que le tantale, l’étain, le tungstène et l’or.

    Confiance

    La technologie Blockchain est déjà utilisée dans l’industrie du diamant. Les pierres précieuses reçoivent une empreinte numérique qui est ensuite suivie par la blockchain au fur et à mesure que les pierres précieuses sont vendues, ce qui donne un enregistrement infalsifiable de l’origine des pierres.

    Toutefois, la chaîne d’approvisionnement en cobalt est beaucoup plus complexe, mais les développeurs du projet pilote espèrent que la blockchain peut au moins suivre certaines des étapes qui inquiètent les utilisateurs finaux.

    Amnesty International, qui a détaillé l’ampleur du travail des enfants dans les mines de cobalt au Congo dans un rapport publié en 2016, a déclaré qu’elle étudiait la blockchain, en particulier en vue de rechercher les paiements aux intermédiaires.

    « Vous devez vous méfier des solutions technologiques à des problèmes qui sont aussi politiques et économiques, mais la blockchain peut aider. Nous ne sommes pas contre », a déclaré le chercheur d’Amnesty Mark Dummett.

    Il faut noter que la RD Congo détient la moitié des réserves mondiales de cobalt et la demande pour la principale composante minérale des batteries lithium-ion devrait augmenter à mesure que les voitures électriques proliféreront. En 2016, le Congo a extrait 54% des 123 000 tonnes de cobalt produites dans le monde.

     

     

  • FADEV, un fonds d’investissements au chevet des PME africaines

    FADEV, un fonds d’investissements au chevet des PME africaines

    Depuis plus de dix ans, le Fonds Afrique Développement soutient des entrepreneurs africains. Cette société d’investissements vient en aide aux micros, petites et moyennes entreprises qui ont vocation à se développer d’obtenir un appui financier et technique afin de pérenniser leurs activités et leur développement sur le continent.

    Le fonds s’est ainsi positionné comme un acteur important de la mésofinance en Afrique. Coopérative regroupant des épargnants individuels et des investisseurs institutionnels, le FADEV trouve que les PME peuvent dynamiser le développement du continent. Il faut dire que ces entreprises sont porteuses d’innovation, de développement social et de transformation locale des richesses qui assureront les emplois de demain.

    Les entreprises qui peuvent bénéficier de cet investissement doivent avoir au moins deux ans d’activité avec des enregistrements comptables réguliers et fiables. Elles doivent aussi avoir un chiffre d’affaires annuel entre 20 et 50 millions de FCFA. Les entreprises doivent aussi avoir des activités basées sur l’entrepreneuriat social et participer au développement endogène de l’Afrique.

    Pour soutenir les entreprises, le FADEV peut obtenir une prise de participation minoritaire dans leur capital entre 5% et 30% et des prêts en compte courant d’associé. Ces prêts peuvent être remboursés sur 3 ou 4 ans. Le fonds propose aussi un appui technologique aux PME. Dans cet objectif le fonds s’appuie sur un réseau d’acteurs et de partenaires locaux sur le continent pour l’aider dans ses missions.

    Depuis 2005, le FADEV a réalisé 23 investissements en Afrique de l’Ouest et centrale. À ce jour, le fonds soutient 7 PME sur le continent, dont 2, en Côte d’Ivoire. Trois entreprises camerounaises ont aussi fait appel au FADEV. Ce dernier est aussi présent au Mali, au Bénin et au Sénégal.

  • Kenya: la startup kenyane Tanda lance une solution de gestion des stocks

    Kenya: la startup kenyane Tanda lance une solution de gestion des stocks

    Au Kenya, la startup Tanda, qui facilite la gestion d’un magasin en permettant aux commerçants de commander et de gérer leur inventaire, a officiellement lancé ses activités après un projet pilote de quatre mois avec 200 kiosques.

    La startup Tanda se lance en mode bêta suite à un projet pilote de quatre mois, après avoir travaillé avec cinq grossistes ayant une large empreinte à Nairobi.

    En effet, la plateforme permet aux commerçants de commander plus facilement tout l’inventaire de leur boutique et de vendre des services financiers numériques tels que les services de temps d’antenne, de banque et d’assurance.

    En fait, avec Tanda, un propriétaire de magasin peut commander toutes les marchandises dont il a besoin pour son kiosque et recevoir la livraison gratuite le jour même, avec l’avantage supplémentaire de distribuer des services financiers numériques. Il est également livré avec des fonctionnalités de gestion des stocks, donnant aux propriétaires de magasins un moyen simple d’enregistrer toutes leurs ventes et de savoir combien ils stockent.

    « Tanda offre la plus large gamme de produits. Nous sommes le service de livraison d’inventaire en ligne le plus rapide du continent et nous sommes le premier service d’inventaire à offrir une facilité de crédit automatisée », a déclaré Geoffrey Mulei, fondateur et PDG de Tanda.

    Tirant parti des données d’achat historiques, la starup permet aux détaillants de commander des produits à crédit et de les payer plus tard. Le service est gratuit pour les détaillants, tirant une commission de son réseau de fournisseurs sur chaque bien commandé par les détaillants.

    Parce que la pénétration des smartphones n’est pas si élevée chez les micro-détaillants, les marchands pilotes de Tanda ont reçu un smartphone gratuit pour commencer. Post-pilote, Tanda s’est associé à la société de microfinance Lipa pour offrir aux propriétaires de kiosques un smartphone qu’ils pourront payer au fil du temps.

  • Afrique du Sud : la startup Naked Insurance propose une assurance avec des bénéfices repartagés

    Afrique du Sud : la startup Naked Insurance propose une assurance avec des bénéfices repartagés

    En Afrique du Sud, la startup de tech assurance Naked Insurance a lancé sur le marché son produit proposant une solution d’assurance automobile à intelligence artificielle (AI), avec la générosité de repartager à la fin de l’année les bénéfices engendrés.

    En octobre dernier, Naked Insurance avait levé 1,66 million US de financement de Hollard, le plus grand groupe d’assurance privée d’Afrique du Sud, et de la société d’investissement privé Yellowwoods. La startup a sécurisé le financement et a désormais lancé un produit sur le marché.

    Naked Insurance a maintenant lancé sa solution d’assurance automobile en Afrique du Sud, promettant de donner aux consommateurs le contrôle de leur assurance et de leur faire économiser de l’argent.

    Avec cette solution, les clients potentiels peuvent demander un devis, et s’il est accepté, recevoir une couverture en moins de trois minutes sur le site ou l’application Naked; tandis que les clients existants peuvent également changer leur couverture instantanément à tout moment.

    L’utilisation d’algorithmes basés sur l’IA permet à cette startup de réduire le coût de l’assurance, en supprimant le besoin de processus métier inefficaces tels que les centres d’appels. Les algorithmes de fraude permettent d’approuver instantanément certaines demandes, réduisant ainsi les inconvénients et le coût des primes.

    De plus, Naked dispose d’une fonction « CoverPause » qui permet aux clients de suspendre leur couverture d’accident si leur voiture n’est pas utilisée pendant une journée ou plus, dans le but de réduire la prime pour cette période.

    « Ayant été impliqués dans l’assurance de l’intérieur, nous savions que nous devions construire Naked à partir de zéro, en évitant les systèmes hérités. Nous sommes fiers de lancer une nouvelle génération d’assurance qui offre un contrôle des utilisateurs, un rapport qualité-prix et une équité client sans précédent, tout en apportant un changement positif à la société », explique Alex Thomson, cofondateur de Naked Insurance.

    Modèle différent

    Selon Alex Thomson, l’idée est née du constat selon lequel l’accent mis par les assureurs sur la souscription des bénéfices éclipse le traitement des sinistres, l’équité des primes et le service à la clientèle. « Nous avons réalisé que pour résoudre ces problèmes, nous devions changer notre façon de gagner de l’argent, éliminer les conflits d’intérêts inhérents », explique-t-il.

    À cet effet, la startup est basée sur un modèle différent des compagnies d’assurance traditionnelles. Il faut une partie fixe des primes pour faire fonctionner l’entreprise, avec le solde dans un pool pour couvrir les réclamations.

    À la fin de chaque année, l’argent qui reste dans le compte de sinistres ira aux organismes de bienfaisance nommés par les clients plutôt qu’aux bénéfices de la société, ce qui signifie que le revenu de Naked ne dépend pas du paiement des demandes. Cette innovation pourrait bien avoir des succès au-delà de l’Afrique du Sud.