Catégorie : Finance

  • Gestion & Finance : cette jeune entrepreneure contrôle le marché sud-africain

    Gestion & Finance : cette jeune entrepreneure contrôle le marché sud-africain

    Créer une entreprise est un pas important. Mais parvenir à bien gérer financièrement le fonctionnement de son entreprise est un autre défi. En Afrique du Sud, Hlobisile Shoba s’est engagée à apporter une aide aux entreprises naissantes. Cette entrepreneure a fondé sa société dénommée Mafisa Chartered Accountants.

    Elle s’est ensuite entourée d’une équipe de professionnels expérimentés composée de comptables, de conseillers fiscaux et de spécialistes en fiscalité. Hlobisile Shoba aide ainsi les petites entreprises à se développer en comprenant mieux leurs finances. « Nous offrons des services de comptabilité, de comptabilité, de fiscalité, de gestion financière et de conseil aux entreprises », explique-t-elle.

    Son instinct d’entrepreneur, elle estime l’avoir acquis chez ses parents. Son père qui était enseignant avait un magasin dans lequel se vendaient des bonbons et bien d’autres choses. Quant à sa maman, elle vendait des vestes qui étaient des commerçants. Petite, Hlobisile Shoba travaillait dans le magasin de son père. « Je pense que c’est là que tout a commencé, le fait que j’ai étudié le commerce a également ajouté à l’amour que j’ai pour l’entrepreneuriat. Je suis toujours à la recherche d’opportunités et mon esprit bourdonne d’idées », affirme-t-elle avec sourire.

    Gestion

    Avant de lancer Mafisa Chartered Accountants, l’entrepreneure confie avoir observé plusieurs entreprises peiner à se développer malgré le bon déroulement de leurs activités. En échangeant avec ces entrepreneurs, « j’ai remarqué qu’ils ont habituellement du mal à obtenir du financement, car ils ne tiennent pas de registre financier pour montrer les chiffres », fait savoir Hlobisile Shoba qui ajoute que de nombreux entrepreneurs ne maîtrisent pas les chiffres.

    « Je veux leur permettre d’être en contrôle des chiffres tels que les marges brutes, le chiffre d’affaires, les bénéfices, les coûts fixes de trésorerie, les coûts variables, ce que chaque numéro signifie et comment cela affecte l’entreprise », déclare celle qui veut aider les entrepreneurs à utiliser les informations financières comme un outil de croissance. Hlobisile Shoba aide également ses clients à tenir des livres comptables.

    Services de qualité

    Pour garder sa clientèle, Mafisa Chartered Accountants a bâti sa réputation sur des services de qualité. « Lorsque nous vous remettons vos comptes de gestion mensuels, nous nous assurons que vous comprenez clairement où va votre entreprise financièrement », assure un membre de l’équipe de Mafisa Chartered Accountants.

    Plusieurs mois après le début de ses activités, l’entrepreneur envisage se concentrer sur le conseil en matière de gouvernance pour les PME, la gestion financière et le travail avec les entreprises pour les aider à se développer. « La maîtrise des finances, que ce soit dans les affaires ou dans votre vie personnelle, est un outil secret pour la croissance », rappelle-t-elle.

  • 4 raisons pour investir au Mozambique

    4 raisons pour investir au Mozambique

    Au cours des deux dernières décennies, le Mozambique, l’un des cinq premiers partenaires commerciaux africains de l’Afrique du Sud, a été l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent africain.

    Le pays a dépassé les moyennes régionales et mondiales de croissance, avec de riches réserves de pétrole et de gaz qui attirent des investissements substantiels à travers le monde. Lourenço Sebastião Sambo, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations du Mozambique (APIEX), a récemment déclaré que son pays a accueilli une délégation sud-africaine dirigée par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Mission, identifier et explorer les opportunités commerciales et d’investissement au Mozambique. Mais pourquoi investir en Mozambique ?

    Une économie en pleine croissance

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    Le Mozambique est en pleine réforme économique. Le pays prévoit des investissements dans le secteur de l’énergie de plus de 10 milliards de dollars dans les 10 prochaines années, ainsi que dans le secteur pétrolier et gazier, le graphite (diverses concessions minières ont commencé), le tourisme, et le secteur agricole.

    Le Fonds monétaire international et le gouvernement mozambicain prévoient une croissance du PIB de 5,3% en 2018, l’inflation devant être inférieure à 10% selon la Banque centrale du gouverneur. Un   rapport de Deloitte 2017 qualifie les perspectives économiques du Mozambique de « positives »

    Pétrole et gaz

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    Le Mozambique est  le troisième plus grand détenteur  de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique, avec des réserves d’environ 180 trillions de pieds cubes. Deux consortiums principaux, l’un dirigé par Anadarko au Texas et l’autre par l’italien ENI, veillent actuellement à ce que le Mozambique devienne un important exportateur d’ici 2023.

    Les opportunités d’investissement autour du gaz naturel abondent dans des domaines tels que la fourniture d’équipements, entraînés par la construction d’usines à gaz.

    D’autres opportunités majeures existent dans le secteur pétrolier et gazier; par exemple, Anadarko LNG Plant a promis 20 milliards de dollars US pour son projet de gaz naturel liquéfié (GNL)

    Exploitation minière

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    Le Mozambique possède des gisements importants de charbon (charbon à coke et charbon thermique de haute qualité), de rubis, du graphite, du fer, et pas que. Le pays a aussi le titane, l’apatite, le marbre, la bentonite, la bauxite, le kaolin, le cuivre, et l’or. Il détient également certains des plus importants gisements de charbon inexploités au monde.

    La société Vale du Brésil a réalisé des investissements importants dans une mine de charbon à coke. Il a été suivi par d’autres investisseurs d’Australie et d’Inde.

    Avec les investissements actuels dans l’infrastructure du pays, et l’attente que les coûts miniers en Afrique du Sud augmenteront considérablement au cours des prochaines années, le Mozambique pourrait obtenir un avantage concurrentiel régional.

    Tourisme

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    Le dernier rapport du Forum économique mondial sur la compétitivité a classé le Mozambique parmi les dix premières destinations touristiques qui devraient enregistrer une croissance plus forte de la demande de voyages d’agrément au cours de la prochaine décennie.

    Avec ses plages bien entretenues et son hospitalité réputée, le Mozambique a tout ce qu’il faut pour la prochaine «Réunion» ou «Seychelles». En effet, le gouvernement du Mozambique a choisi le tourisme comme l’un des quatre secteurs prioritaires pour l’investissement dans le cycle gouvernemental actuel.

    D’ailleurs, le tourisme est une source importante de commerce inclusif et de réduction de la pauvreté en Mozambique. Les autorités mozambicaines pensent que ce secteur peut stimuler la  compétitivité,  élargir les perspectives économiques  et offrir un  chemin vers la prospérité.

  • Mara X et Z: les deux smartphones qui vont révolutionner l’Afrique

    Mara X et Z: les deux smartphones qui vont révolutionner l’Afrique

    Ce devrait être une bonne trouvaille par un Africain pour tout un continent. L’entrepreneur ougandais Asish J. Thakkar envisage lancer au cours de l’année un smartphone dédié spécialement à l’Afrique. Ce smartphone de haute qualité, efficace et économique sera lancé sur le marché par Mara Corporation Limited (MCL) fondé par Asish J. Thakkar.

    Ce dernier a expliqué vouloir saisir avec son entreprise les différentes opportunités que présente la technologie mobile en Afrique. « Nous voulons faire partie de ce changement », a-t-il ajouté. Il faut dire que l’année passée, le rapport The Mobile Economy : Afrique subsaharienne 2017, publié par la GSMA explique que les téléphones mobiles ont généré 110 milliards de dollars de valeur économique. Le rapport précise que près de 270 millions d’Africains ont eu accès à Internet via des appareils mobiles en mars 2017.

    Le nombre de comptes d’argent enregistrés sur la même période a atteint 280 millions de dollars. Jusqu’en 2020, l’Afrique devrait compter près d’un milliard de connexions par carte SIM, selon la GSMA. « Regardez simplement l’adoption de l’argent mobile en Afrique et imaginez l’opportunité que ce continent a de passer à travers l’utilisation de la technologie mobile », soulève Asish Thakkar. « À l’heure actuelle, les Africains doivent choisir entre un téléphone de qualité et un téléphone qu’ils peuvent se permettre. Avec un accès Internet mobile et quelques applications pratiques, un smartphone peut créer des emplois et permettre l’innovation. Au-delà de la création et de la consommation de contenu, un smartphone peut augmenter le PIB de l’Afrique subsaharienne », soutient l’entrepreneur.

    Deux téléphones Mara

    De plus en plus d’Africains ont accès à des téléphones intelligents. Il s’agit souvent de smartphones de bas de gamme disponibles sur le marché. Après mars 2018, Mara Corporation prévoit lancer deux smartphones spécifiquement conçus pour répondre aux besoins du marché africain : le Mara X et le Mara Z. Selon les informations, le Mara X sera lancé dans le cadre du programme Android One de Google, une expérience logicielle conçue par Google pour être intelligent, sécurisé et simplement incroyable.

    Le Mara X utilise le dernier système d’exploitation Android, 8,0 Oreo, et a été optimisé pour l’Assistant Google. Avec un stockage illimité de photos de haute qualité à partir de Google Photos et un ensemble d’applications pré-installées, le Mara X offre suffisamment d’espace pour que les utilisateurs africains téléchargent les applications qu’ils aiment. Grâce aux mises à jour de sécurité régulières et à l’intégration de Google Play Protect, le Mara X figure parmi les périphériques les plus sécurisés disponibles.

    Quant au Mara Z, il fait partie des appareils capables d’exécuter Android Oreo (Go édition). Pour Jagdish Thakkar, « ces téléphones donneront aux gens la possibilité d’améliorer leur vie en accédant à l’information en ligne et en les utilisant pour des services commerciaux et financiers ». « À travers l’Afrique et dans d’autres marchés émergents, nous avons besoin de smartphones à la fois extrêmement abordables et de haute qualité », affirme l’entrepreneur.

  • Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Avec son esprit entrepreneurial, Jonathan Liebmann fait partie de ceux qui revitalisent le centre-ville de Johannesburg. A 18 ans, il avait déjà une certaine expérience dans la propriété, ayant acheté, rénové et vendu quelques appartements. « Je dirige des entreprises depuis l’âge de 15 ans, mais ce n’est que lorsque j’ai réalisé que j’étais passionné par le développement immobilier que je suis vraiment devenu le mien », affirme celui qui a étudié les affaires et la comptabilité à l’Université de Monash.

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    Avec sa société Propertuity fondée en 2007, ce Sud-africain a fait renaître la cité Maboneng un quartier de Johannesburg. Jonathan Liebmann a transformé une zone interdite en une communauté urbaine branchée et dynamique. Maboneng abrite des appartements urbains modernes et des lieux de rencontre sur le toit où de jeunes professionnels, des créatifs et des entrepreneurs prendre le soleil couchant sur les toits de la ville. Il y a des galeries d’art, des espaces de travail collaboratif, des cinémas, et il y a un mélange éclectique de gens dans la rue – des touristes internationaux et des expatriés révolutionnaires, des gens d’affaires, des étudiants et des artistes.

    Quartier culturel

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    Avant le projet de Jonathan, Maboneng était un quartier délaissé. En prenant le devant de la reconstruction du quartier, l’entrepreneur est devenu célèbre dans son pays. Mais lui se montre modeste et souhaite qu’on ne résume pas Maboneng à lui seul. « Le quartier, ce sont les gens qui vivent, travaillent et aiment ça ici: son énergie et sa personnalité viennent d’eux. Un lieu ne peut jamais être celui d’une seule personne », explique celui qui a déjà dirigé une entreprise de nettoyage et une entreprise de café mobile.

    Notre portefeuille est composé à 60% de logements, 20% d’industriels, 10% de commerciaux, 10% de commerces de détail. L’idée est d’avoir une communauté complète et durable qui offre tout. Les gens veulent un espace intégré où ils peuvent descendre, regarder un film, manger dans un restaurant, se promener partout et faire du vélo », explique l’entrepreneur.

    Visionnaire

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    A Maboneng, des dispositions sont prises sur le plan sécuritaire par Propertuity. « Nous avons mis en place un certain nombre de mesures de sécurité discrètes telles que les gardes de sécurité privée, et nous avons travaillé dur pour favoriser l’interaction de la communauté. Il est important dans tout quartier que les gens se connaissent », insiste Jonathan Liebmann qui souhaite se concentrer sur le développement du quartier.

    Des appels lui sont faits pour « faire revivre » d’autres villes sud-africaines. « Je ne veux pas prendre de l’avance sur moi-même. Je ne veux pas devenir l’un de ces développeurs qui parlent de plans d’expansion fous. Il y aura du temps à l’avenir pour explorer les possibilités de reproduire le modèle ailleurs, mais ce n’est pas le moment », considère ce trentenaire qui est l’un des propriétaires fonciers les plus connus du pays.

     

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  • Aissa Dione: elle quitte la France pour miser sur le coton au Sénégal  

    Aissa Dione: elle quitte la France pour miser sur le coton au Sénégal  

    Pour elle, il était urgent de faire vivre l’industrie textile au Sénégal. Diplômée en beaux-arts, Aissa Dione a grandi en France. Elle a une mère française et un père sénégalais. Aissa Dione a décidé il y a quelques années de rentrer au Sénégal pour se consacrer à la création de produits textiles, capable d’être commercialisés dans le monde. L’entrepreneure crée alors en 1992 Aissa Dione Tissus. Depuis deux décennies, Aissa Dione combine ses propres connaissances artistiques avec des techniques locales traditionnelles, telles que le tissage de Mandjaque, pour façonner des bandes de lin utilisées dans les intérieurs et les revêtements de meubles.

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    Sa créativité lui a permis de tisser avec des techniques appréciées par ses clients. Son travail bien fait lui a permis d’avoir des commandes de grands magasins de décoration intérieure parisiens spécialisés dans la fabrication de tissus sur mesure de la plus haute qualité. Des designers étrangers font également auprès d’elle des demandes spéciales. Parmi ses clients on peut citer Fendi, le grand magasin new-yorkais Takashimaya et Jacques Grange. Grâce à l’AGOA (la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique) les productions sont aussi exportées vers les États-Unis. Les textiles d’Aissa Dione ont aussi été montrés dans des expositions de design à Paris, à New York et à Johannesburg.

    3000 mètres de tissus chaque mois

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    Quand elle a lancé son entreprise, Aissa Dione travaillait avec un seul tisserand dans sa maison. Plus de vingt ans après, elle compte plus de cent employés et a ouvert son atelier à Rufisque dans un secteur dédié aux petites et moyennes entreprises. Son atelier peut produire jusqu’à 3000 mètres de tissus par mois. Aissa Dione Tissus exporte des tissus traditionnels tissés à la main vers des marques de luxe comme Hermes et Christian Lacroix, mettant en valeur l’important patrimoine culturel du Sénégal. Sa philosophie reste de rassembler le design, le savoir-faire et la fabrication pour transformer le coton africain en un tissu de beauté.

    Pour elle, le coton sénégalais fait partie des meilleurs au monde. L’entrepreneure est également convaincue que les tisserands sénégalais peuvent créer des tissus de qualité comme c’est le cas dans d’autres pays étrangers. « Je crois fermement aux petites industries, en tant que moyen de développement en Afrique de l’Ouest : nous cultivons un million de tonnes de coton dans cette région et nous en exportons 99 % ».

    Conserver un patrimoine culturel

    Aissa Dione est guidé par la volonté de relancer d’une manière particulière la production textile au Sénégal. Son ambition est de conserver le tissage traditionnel qu’elle considère comme un patrimoine culturel. « Les industries du filage et du textile ont presque toutes fermé et les tisseurs traditionnels disparaissent lentement mais sûrement. C’est un énorme paradoxe. Alors que des millions de tonnes de coton sont cultivées en Afrique de l’Ouest, vous pouvez à peine trouver un mètre de textiles finis », regrette celle qui a travaillé avec le parfumeur Serge Lutens et l’architecte Peter Marino.

    L’entrepreneure reste malgré tout passionnée. La demande de sa clientèle augmente. Aissa Dione Tissus a pour objectif de quadrupler sa production actuelle. La Sénégalaise espère avoir accès à des financements et souhaite que l’État abroge des lois qui n’encouragent les chefs d’entreprise à employer de nouvelles personnes.

  • Qui est Strive Masiyiwa, le premier milliardaire zimbabwéen?

    Qui est Strive Masiyiwa, le premier milliardaire zimbabwéen?

    S’il est désormais compté comme le premier milliardaire zimbabwéen, Strive Masiyiwa est dans le monde des affaires depuis, et a su construire une réputation qui va bien au-delà des frontières de son pays d’origine.

    Dans l’Afrique des télécommunications, ce vaste chantier d’opportunités en perpétuelle construction et aux défis multiples, Strive Masiyiwa y a décidé, il y a plus de deux décennies déjà, d’impacter à sa manière son continent.

    Econet, sa première entreprise, c’est en 1993 qu’il l’a lancée, même si elle n’aura sa licence de téléphonie qu’en 1998, à une époque où 70 % des habitants du pays n’avaient pas encore de téléphone. Un coup d’essai qui n’a pas été exempt de difficultés, puisque le futur homme d’affaires devrait mener une longue bataille juridique contre le gouvernement du Zimbabwe de lors.

    Sa victoire aura créé un vent nouveau dans le pays. Strive venait de briser le monopole d’État pour être le point de départ du succès des entreprises de télécoms privées à travers le continent.

    Masiyiwa a depuis déménagé à Londres, mais sa philanthropie a encore un impact en Afrique. A 57 ans, le milliardaire préside de nombreux conseils d’administration et a été félicité pour avoir soutenu des orphelins, financé des bourses d’études et combattu la faim, la pauvreté et le virus Ebola sur le continent africain.

    Lui et son épouse, Tsitsi, sont les fondateurs de la Higher Life Foundation, qui paie les frais de scolarité à plus de 40 000 étudiants des niveaux primaire, secondaire et universitaire.

    En février 2013, Tsitsi et son mari ont créé la bourse de l’ambassadeur Andrew Young, un fonds de bourses d’études de 6,4 millions de dollars qui envoie des étudiants africains au Morehouse College aux États-Unis.

    « La vie de Strike Masiyiwa et son histoire d’affaires sont impressionnantes, mais c’est son engagement à aider les autres qui le distingue… Il a transformé d’innombrables secteurs et vies tout en cherchant à préserver les ressources vitales de l’Afrique grâce à ses propres investissements durables. Son leadership en matière de politique environnementale est à saluer », a témoigné Jean Case, PDG de la Case Foundation et président du conseil d’administration de la National Geographic Society.

     Fortune

    Selon un rapport du magazine économique américain Forbes, Masiyiwa vaut actuellement 1,7 milliard de dollars. Cette fortune, Strive ne l’a pas faite que dans le domaine du télécom. En effet, l’homme investit également dans les services financiers, l’assurance, le commerce électronique, l’énergie renouvelable, l’éducation, l’embouteillage Coca-Cola, l’hôtellerie et les solutions de passerelle de paiement.

    Par ailleurs, Econet dispose également d’une chaîne de télévision payante, Kwesé TV, qui est déjà en concurrence à travers l’Afrique avec la DSTV de Naspers. Les actions de la société ont pris de la valeur au cours de la dernière année.

    En juillet dernier, Liquid Telecom, filiale du groupe Econet levé avec succès 700 millions de dollars en financement de prêts obligataires et à terme auprès de financiers internationaux.

    Désormais, l’homme d’affaires parcourt l’Afrique pour partager son expérience avec de jeunes entrepreneurs. Une Afrique en qui il a foi.

  • 7 multimillionnaires ougandais qui prospèrent dans l’ombre

    7 multimillionnaires ougandais qui prospèrent dans l’ombre

    S’il est vrai que leurs noms ne riment pas aux grands succès cités en Afrique, en Ouganda, loin des projecteurs envieux des médias, continuent de s’enrichir certains multimillionnaires qui ont fondé leur fortune dans des domaines divers comme l’agriculture, l’alimentation, la construction, l’énergie et la distribution. Voici 7 Ougandais qui ont des revenus annuels d’au moins 50 millions de dollars.

    Mohammed Hamid

    Mohammed Hamid est connu en Ouganda comme le fondateur du conglomérat ougandais avec des revenus annuels estimés à 300 millions de dollars, Aya Group. Ce groupe a des intérêts dans la meunerie, la fabrication alimentaire, le négoce de matières premières, le transport et l’hôtellerie.

    Pearl Of Africa, un hôtel de référence à Kampala qui a coûté plus de 200 millions de dollars pour la construction, appartient également au groupe Aya.

    Emmanuel Katongole

     

    En Ouganda, Emmanuel Katongole est connu comme cofondateur de Cipla Quality Chemical Industries, une grande société pharmaceutique ougandaise qu’il a fondée pour importer des médicaments génériques humains et vétérinaires.

    En 2015, Cipla, une importante société pharmaceutique mondiale, a acquis une participation de 51 % dans la société pour 30 millions de dollars, portant l’entreprise à environ 60 millions de dollars. La société a été renommée Cipla Quality Chemical Industries. Katongole est président de l’entreprise.

    Abid Alam

    Abid Alam est le PDG et actionnaire majoritaire du groupe Alam, l’un des plus grands conglomérats de l’Ouganda.

    En 1965, Manzur Alam, le père d’Abid, crée une petite entreprise à Kampala pour la fabrication de fenêtres, de portes métalliques, de persiennes et de tuyaux en acier. Au cours des cinq dernières décennies, cette activité a fait boule de neige dans le groupe Alam, un groupe de 120 millions de dollars de revenus.

    Habib Kagimu

    Habib Kagimu, cet Ougandais d’origine somalienne, est le propriétaire du premier distributeur pétrolier ougandais, Habib Oil. Sa société holding, Habib Investments, possède des actifs importants dans le développement immobilier, les télécommunications, la sécurité et l’agriculture.

    Sikander Lalani

    Roofings Group, le plus grand fabricant de matériaux de construction en acier en Ouganda est une propriété de Sikander Lalani. Son entreprise a une capacité de production installée de 72 000 tonnes métriques par an. La société a des revenus annuels de plus de 80 millions de dollars et emploie plus de 3 000 personnes.

    Mukesh Shukla

    Le magnat indo-ougandais Mukesh Shukla a une source de revenus diversifiée. Aujourd’hui, le groupe Shumuk qu’il dirige est l’un des plus grands conglomérats industriels d’Afrique de l’Est avec des intérêts dans la production d’acier, la production laitière et l’hôtellerie.

    En effet, Mukesh Shukla a commencé ses activités en 1984 en échangeant des produits de base provenant d’un point de vente au détail et en gros à Kampala. Avec ses bénéfices, Shukla a commencé à fabriquer des ustensiles en aluminium et a ouvert un bureau Forex.

    Actuellement, sa société a des revenus annuels de plus de 80 millions de dollars.

    Karim Hirji

    On doit en Ouganda à Karim Hirji, le titre du premier hôtelier ougandais. En effet, celui-ci a fait ses débuts à la fin des années 80 lorsqu’il a commencé à faire du commerce de textiles et de boissons alcoolisées dans le quartier central des affaires de Kampala.

    Aujourd’hui, il est propriétaire de l’Imperial Group of Hotels, un groupe qui possède un portefeuille de certains des hôtels quatre étoiles les plus populaires de l’Ouganda, comme l’Imperial Resort Beach Hotel. L’ancien pilote de rallye champion de 67 ans possède également des concessionnaires automobiles à travers l’Ouganda.

     

  • Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Si l’économie du Sénégal ces dernières années présente une perspective reluisante, les rapports sur l’état de finance dans ce pays ont déjà achevé de convaincre que ce pays est un pays pauvre.

    Sur une population de 14 millions d’habitants, près de la moitié tombe sous le seuil de pauvreté de 50 dollars par an. Toutefois, dans cette écrasante pauvreté, certains entrepreneurs sénégalais ont pu tirer leur épingle du jeu pour construire des entreprises au demeurant prospères. Voici 5 entrepreneurs sénégalais multimillionnaires qui possèdent des entreprises dont les revenus annuels dépassent 100 millions de dollars.

    Abdoulaye Diao, le pétrolier

    Dans son pays, Abdoulaye Dio, 71 ans, est présenté comme « un surdoué aux talents multiples ». D’un passé d’étudiant brillant, l’homme est désormais à la tête d’une des plus grandes fortunes en Afrique francophone.

    En effet, c’est depuis 1987 que le richissime Sénégalais Abdoulaye Diao a fondé l’International Trading Oil and Commodities Corporation (ITOC SA), une entreprise pétrolière. L’ITOC exploite du pétrole brut ainsi que de l’essence, du GPL et du carburéacteur. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions de dollars.

    Yerim Sow, l’investisseur

    Yerim Sow est le fils du légendaire magnat de la construction sénégalais Aliou Sow, décédé en août dernier.

    Fondateur du Teyliom Group, une société d’investissement, le succès de cette entreprise lui fait acquérir avec un vaste portefeuille qui comprend des hôtels de luxe comme Radisson Blu Dakar, Noom, Seen et Yaas ainsi qu’une banque commerciale, Bridge Bank. Il détient également 7% de participation de MTN Côte d’Ivoire. A 51ans, sa fortune est étiquetée comme l’une des plus importantes au Sénégal.

    Mohammed Choubassi & Famille, biens de consommation

    Mohammed Choubassi et ses frères ont misé sur une brasserie dans un pays musulman. L’investissement a porté ses fruits.

    En effet, cette famille possède SEBO, la deuxième plus grande brasserie du Sénégal avec une part estimée à 30% du marché de la bière. Mais l’empire des affaires de Choubassi ne se limite pas là. La famille gère également Sofiex, un fabricant et distributeur de pâtes, de produits laitiers et d’aliments congelés. La société a des revenus annuels estimés à plus de 220 millions de dollars.

    Kabirou Mbodje, Transfert d’argent

    L’entrepreneur sénégalais de 53 ans est le fondateur et actionnaire majoritaire de Wari, le service de transfert d’argent le plus populaire au Sénégal.

    Wari, entreprise que le Sénégalais a fondée en 2008, surpasse dans son pays les géants internationaux du transfert d’argent tels que Moneygram et Western Union. Wari opère désormais à partir de plus de 20 000 points de vente à travers le Sénégal et 500 000 dans le monde. La société compte plus de 300 employés et opère dans 60 pays. L’année dernière, Wari a eu des revenus de plus de 150 millions de dollars.

    Ameth Amar, Nourriture

    Ameth Amar, 66 ans, est un milliardaire sénégalais à la discrétion légendaire. Il est l’un des chefs d’entreprise les plus influents du Sénégal.

    En 1996, il fonde la nouvelle minoterie africaine, Nma Sanders, une entreprise industrielle sénégalaise qui produit de la farine de blé, des aliments pour bétail, de la volaille, des aliments pour poissons et des pâtes alimentaires. Les revenus annuels dépassent 130 millions de dollars et l’entreprise emploie plus de 400 personnes.

  • Au Kenya, le Bitcoin trouve une concurrence locale

    Au Kenya, le Bitcoin trouve une concurrence locale

    Au Kenya, une nouvelle monnaie numérique développée localement est disponible sur le marché, ciblant principalement les investisseurs qui sont dans le monde du commerce électronique.

    La nouvelle cryptomonnaie, baptisée Nurucoin, a été développée par les propriétaires du site de commerce électronique BlazeBay, elle-même filiale de Churchblaze Christian Association, qui gère un certain nombre de plateformes technologiques et de réseaux sociaux.

    L’offre de Nurucoin, qui intervient à un moment où des milliers de Kenyans ont les yeux rivés sur des devises virtuelles comme moyen de gagner rapidement de l’argent, est actuellement en phase de prévente qui a commencé la semaine dernière à l’intention des particuliers fortunés. Cette devise sera disponible en vente pour le public à partir de ce 15 février.

    Selon les informations données par les concepteurs de Nurucoin, la pièce devrait être vendue à 10 cents US (Sh10), pour les nouveaux acheteurs, les développeurs étant dans une logique de rabais pour attirer les acheteurs anticipés.

    « Si vous l’achetez lors de la vente de la foule à partir du 15 février, vous l’obtiendrez à 10 cents américains par jeton, soit environ 10 shillings », a déclaré jeudi passé le directeur général de Nurucoin, Isaac Muthui.

    Celui-ci explique que « ceux qui achètent pendant la prévente qui a débuté la semaine dernière, et qui ciblent les entreprises associées et les investisseurs fortunés, doivent acheter des Nurucoin d’une valeur minimale de 5 000 $ (510 000 shillings). Mais ils bénéficient d’une réduction de 40 %. Un jeton à environ six cents Américains »,

    Les développeurs de Nurucoin surfent sur la vente des pièces pour le développement de leur système de blockchain qui ciblera consortiums d’entreprises et les gros investisseurs du monde d l’e-commerce.

    « Notre objectif est d’encourager les Africains à commercer entre eux au lieu de trop compter sur le commerce avec d’autres régions. », a confié le dirigeant à un média local.

    Obstacles

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    Les développeurs de Nurucoin n’ont pas l’approbation de l’Autorité des marchés de capitaux pour collecter des fonds auprès du public.

    En effet, les monnaies virtuelles restent un sujet controversé au Kenya, la Banque centrale du pays les classant comme « une bulle et un système de Ponzi ».

    La Banque centrale a d’ailleurs averti les Kenyans de ne pas attendre une aide réglementaire si leur pari sur ces cryptomonnaies se passait mal.

    Cependant cette mise en garde officielle de la CBK a été largement ignorée. En réalité, les Kenyans sont parmi les acheteurs les plus avides des monnaies numériques à travers le monde, détenant des bitcoins évalués à environ 163 milliards de shillings (1,6 milliard $). Dans ce pays, une bonne partie de la population considère cet instrument comme un moyen rapide de se faire de l’argent.

    Le mois dernier, un échange de cryptomonnaie sur l’île de Man connu sous le nom de CoinDirect.com a été lancé au Kenya. Cet échange cible les commerçants locaux en leur offrant une plateforme pour convertir leurs jetons en shillings kenyans dans 25 cryptomonnaies différentes.

  • Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Si Hailé Sélassié, empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974, pensait que son pays avait le potentiel de devenir un leader mondial de l’or, il n’a peut-être pas tort. Asosa, une zone située à l’ouest de l’Éthiopie, non loin de la frontière soudanaise, pourrait être l’emplacement de la plus ancienne mine d’or au monde. C’est en tout cas ce que présentent les résultats des recherches géologiques dans cette zone.

    La zone d’Asosa est composée de plaines, de vallées accidentées, de crêtes montagneuses, de ruisseaux et de rivières. Densément végétalisée, cette zone qui fait partie de la région de Benishangul-Gumuz en Éthiopie est recouverte de sites archéologiques contenant des indices sur la façon dont les gens y vivaient il y a des milliers d’années, ainsi que de vieilles fosses et tranchées minières.

    Datant de 6000 ans, Asosa a fourni une source clé d’or à l’empire égyptien antique, dont la grande richesse était mondialement connue. Aujourd’hui, les résultats des recherches relancent les perspectives. Certains habitants locaux vivent déjà de la prospection, et plusieurs sociétés minières ont également été actives dans la région au cours des dernières années.

    Éthiopie, prochain grand exploiteur de l’or ?

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    L’exploitation plus substantielle des richesses de la région remonte à l’invasion italienne des années 1930. Les Italiens ont exploré le district aurifère de Welega et le sud-est d’Asosa. Mais quand le gouvernement révolutionnaire Derg fut plongé dans la guerre civile, l’extraction de l’or a disparu de l’ordre du jour pendant une décennie et demie. Il a fallu attendre le début des années 2000 avant que le gouvernement ne commence à accorder des permis d’exploration.

    En effet, si plusieurs mines sont en activité dans le pays, aucune d’elles n’est à Asosa. Le bénéficiaire des efforts italiens des années 1930 à Welega est la prospection aurifère Tulu Kapi, contenant 48 tonnes d’or. Ce dernier a été acquis en 2013 par le groupe minier chypriote KEFI Minerals pour une valeur d’environ 2,3 milliards de dollars américains.

    Quant à Asosa, la société égyptienne ASCOM a réalisé une importante découverte aurifère dans la zone en 2016. Elle a publié une première déclaration de ressources qui revendiquait la présence de 48 tonnes d’or. Pourtant, cela pourra n’être que le début.

    Explications

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    Selon l’explication technique fournie par les chercheurs, la géologie de la zone d’Asosa est caractérisée par divers types de roches volcaniques et sédimentaires qui ont plus de 600 millions d’années. La région a été intensément déformée par les forces géologiques, ce qui a entraîné des failles de plusieurs kilomètres à de minuscules fissures.

    Certaines de ces veines contiennent du quartz, et c’est principalement là que l’or de la région s’est accumulé. En réalité, l’or provenait de matériaux fondus au plus profond de la Terre qui se frayait un chemin vers le haut au cours d’un processus connu sous le nom de subduction. C’est ce qui explique par exemple les gisements d’or dans les arcs insulaires comme en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    De fait, les chercheurs en sont convaincus : il y a plus d’or de classe mondiale dans cette région. Selon ceux-ci, il n’est pas exagéré de dire que le potentiel aurifère de l’Éthiopie pourrait rivaliser avec celui de l’Afrique du Sud, ce qui placerait le pays dans le top cinq des pays producteurs d’or dans le monde. Cependant, il existe encore des défis importants.

    Faire face à la bureaucratie gouvernementale peut être difficile. Dans une zone comme Asosa, il y a des espèces sauvages à éviter, comme les serpents venimeux, les babouins et même les singes. L’extraction de l’or ayant déjà une très mauvaise réputation internationale pour les dommages environnementaux, Asosa pour se plier aux mêmes conséquences.