Catégorie : Politique

  • Nigeria: Our Leaders, une startup pour surveiller les dirigeants politiques

    Nigeria: Our Leaders, une startup pour surveiller les dirigeants politiques

    Au Nigeria, la startup « Our Leaders » a lancé sa plateforme en ligne qui permet aux utilisateurs de suivre les progrès et les performances de leurs dirigeants politiques.

    Our Leaders regroupe les profils détaillés des dirigeants politiques nigérians en vue d’une analyse publique, le public étant capable de voir ces profils, leurs rôles politiques et postes antérieurs, leurs formations et plus encore. Objectif global : créer plus d’interactions entre les dirigeants politiques et le peuple.

    L’idée est née du constat selon lequel les leaders politiques communiquent très peu sur eux, surtout les députés qui deviennent même difficiles à retrouver après leurs élections. L’initiative s’inscrit à cet effet dans le besoin d’une bonne gouvernance.

    « Nous n’avons aucune information sur les personnes responsables du succès de notre pays. Nous savons seulement qu’il y a des gens à la Chambre des représentants, des ministres, des sénateurs et d’autres qui font quelque chose en notre nom. Mais qu’est-ce qu’ils font exactement? En quoi est-ce propice au développement du pays ? Quelle est leur performance? Font-ils des progrès ? », a déclaré Nosa Igbinedion, chef de la direction qui assure qu’Our Leaders veut répondre à toutes ces questions.

    A quelques mois du lancement de la plateforme, Our Leaders a obtenu de très bons retours et suivis sur les réseaux sociaux suite à ses campagnes de sensibilisation.

    Actuellement autofinancé, Our Leaders n’a pas encore adopté un modèle de revenus et se concentre entièrement sous la garantie d’une bonne utilisation en fournissant ce que les utilisateurs veulent.

    Ne couvrant pour le moment rien que le Nigeria, les promoteurs du projet ambitionnent s’installer dans d’autres pays africains à l’avenir. Mais pour le moment, Our Leaders a un exercice d’auto-évaluation : savoir si la vision de « favoriser un meilleur leadership » est réalisable avec cette plateforme ou non…

  • À 30 ans, Bogolo Joy Kenewendo est ministre au Botswana

    À 30 ans, Bogolo Joy Kenewendo est ministre au Botswana

    Au Botswana, la nomination de Bogolo Joy Kenewendo, 30 ans, renouvelle les espoirs auprès des jeunes.

    Mercredi dernier, Mokgweetsi Masisi, le nouveau président du Botswana, a procédé à la prestation de  serment avec son gouvernement de 18 membres, dont la plus jeune, Bogolo Joy Kenewendo.

    Dans son pays, elle n’est pas inconnue. Si la jeune dame se voit confier un portefeuille ministériel aujourd’hui, c’est par mérite. En effet, l’économiste, commentatrice des médias et analyste des politiques, avait déjà rejoint le Parlement en 2016, en tant que députée spécialement élue par l’ancien président Ian Khama alors qu’elle n’avait que 28 ans.

    Dans ce nouveau gouvernement, elle est désormais ministre des Investissements, du Commerce et de l’Industrie. Sa nomination fait par ailleurs d’elle la plus jeune ministre du pays et l’une des rares femmes à avoir un poste politique dans ce pays d’Afrique australe enclavé.

    Cette nomination de cette jeune qui a fait de l’éradication de la pauvreté, de la réduction des inégalités et de l’autonomisation des femmes et des jeunes son leitmotiv apparait comme le fruit des promesses du président Masisi qui s’est engagé dans son discours lors de la cérémonie de prestation de serment à investir dans la jeunesse.

    Cet exploit a suscité beaucoup de réactions de la part de nombreux jeunes Africains sur les médias sociaux qui demandent plus de jeunes au sein des instances de prises de décision dans les pays africains.

    Qui est Bogolo Joy Kenewendo ?

    Kenewendo est née au village de Motopi dans la région de Boteti, au Botswana. Après l’école primaire, elle s’est inscrite au Pitzer College. Elle a ensuite été admise à l’Université du Botswana, où elle a obtenu un baccalauréat ès arts en économie.

    Titulaire d’une maîtrise en économie internationale de l’Université du Sussex au Royaume-Uni et bénéficiaire de la prestigieuse bourse Chevening en 2012, Bogolo Joy Kenewendo est certifiée en gestion de projet.

    En tant que l’un des deux jeunes délégués du Botswana à la 64e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Bogolo a été nommée pour présenter une déclaration de la jeunesse africaine au Secrétaire général des Nations Unies.

    Elle était également une militante pour l’autonomisation des femmes puisqu’elle est cofondatrice du groupe Molaya Kgosi Women Empowerment, suite à sa bourse Mandela Washington en 2011 qui lui a offert l’opportunité de rencontrer l’ancienne première dame américaine Michelle Obama.

    Bogolo Joy Kenewendo a vécu au Ghana après sa maîtrise et a travaillé comme économiste du commerce au ministère du Commerce et de l’Industrie du Ghana après un précédent emploi en tant que consultante économique à Econsult Botswana. Elle a remporté plusieurs prix, dont le prix TOYP (Ten Outstanding Young Persons) décerné par JCI Botswana en 2012.

     

     

     

     

  • Qui est Yvonne Aki Sawyerr, la nouvelle maire de Freetown?

    Qui est Yvonne Aki Sawyerr, la nouvelle maire de Freetown?

    La capitale sierra-léonaise a élu le 7 mars dernier un nouveau maire. Il s’agit de Yvonne Aki Sawyerr. Cette comptable de formation va désormais diriger la ville de Freetown, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste depuis 1980. Membre du parti au pouvoir (APC), Yvonne Aki Sawyerr a battu lors du scrutin cinq autres candidats. Avec plus de 59% contre 32% pour Raymond Desouza George, son concurrent direct du SLPP, principal parti d’opposition, la candidate a en effet obtenu plus de 309000 voix.

    « Cette victoire est pour nous tous. Merci de croire en ma vision et de me donner l’honneur de servir de maire pour les quatre prochaines années. J’ai hâte de travailler avec vous tous pour faire de Freetown une ville dont nous sommes tous fiers », a déclaré Yvonne Aki Sawyerr après son élection.

    Connue pour son militantisme et son implication dans le développement de son pays, la nouvelle maire de Freetown a été décorée de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) par la reine d’Angleterre en janvier 2016. Durant l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola, elle a été à l’avant de toutes les sensibilisations. Ses efforts avaient été récompensés par une médaille présidentielle.

    Stratège et gestionnaire

    Des observateurs de la scène politique sierra-léonaise expliquent que l’élection de Yvonne Aki-Sawyerr s’inscrit dans la volonté du parti au pouvoir de réduire les inégalités entre les sexes et d’améliorer le statut des femmes dans la société. Plusieurs soutiens de la maire mise sur son expérience pour la voir réussir durant son mandat. Outre la maîtrise des problèmes que rencontre la ville de Freetown, Yvonne Aki-Sawyerr est spécialisée dans la gestion des risques et des projets.

    En 1999, celle qui a également des compétences en planification stratégique a cofondé la Sierra Leone War Trust (SLWT), un organisme caritatif qui vient en aide à des enfants et aux jeunes défavorisés. Avant de se lancer dans la course à la mairie de Freetown,Yvonne Aki-Sawyerr a été directrice des investissements d’International Development Enterprise Associates Ltd (IDEA) et directrice de la planification au Centre national d’intervention contre Ebola (NERC).

  • Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    George Weah, le nouveau président libérien, a récemment annoncé une réduction de 25% son salaire et ses avantages sociaux, et ce, avec effet immédiat.

    Cette réduction intervient à un moment où le nouveau dirigeant du Liberia a constaté une « détérioration rapide de la situation économique » de son pays. « Notre économie est brisée. Notre gouvernement est fauché. Notre monnaie est en chute libre; l’inflation augmente », a regretté Weah. « Le chômage est à un niveau sans précédent et nos réserves de change sont à leur plus bas niveau », a poursuivi l’ancien joueur.

    Cette réduction implique que le président du Libéria gagnera désormais environ 75.000 dollars, alors que son salaire était estimé à environ 100 000 dollars par an avant.

    Mais Weah n’est pas le premier président à le faire. Voici 5 autres qui l’ont fait avant lui :

    John Magufuli- Tanzanie

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    Afin de faire face aux dépenses de l’État, l’année dernière, la Tanzanie a opéré une réforme qui a permis de réduire les salaires des fonctionnaires.  Pour donner l’exemple, le Chef de l’État John Magufuli avait annoncé qu’il avait réduit son salaire mensuel à 4 000 dollars par mois, soit quatre fois moins que son prédécesseur, pour tenter de faire face à la crise.

    « Je ne l’augmenterai pas, parce que mon obligation est de servir les Tanzaniens d’abord. Les citoyens sont fatigués du vol d’argent » avait-il déclaré, en rapport à son salaire.

    Surnommé « le Bulldozer », John Magufuli est l’un des chefs d’État africains les moins payés actuellement.

    Muhammadu Buhari- Nigeria

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    Lorsqu’il venait de prendre le pouvoir en 2015 en remplacement à Goodluck Jonathan, l’actuel chef de l’État nigérian avait réduit son salaire de 50%. Cette réforme a concerné aussi son vice-président, Yemi Osinbajo.

    L’annonce avait a été faite au moment où la première économie d’Afrique faisait face à une situation économique très difficile en raison notamment de la chute des cours mondiaux du pétrole, dont le pays dépend.

    L’ancien chef militaire est connu pour être particulièrement austère, ayant peu de richesse personnelle. Le salaire présidentiel au Nigeria est d’environ 70 000 dollars, indemnités comprises.

    Abdel Fattah al-Sisi – Égypte

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    Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi s’est engagé à abandonner la moitié de son salaire et de ses biens en 2014, lorsque l’économie du pays s’est rétractée après le bouleversement du printemps arabe.

    « Il doit y avoir de vrais sacrifices de la part de chaque homme et femme égyptiens. Je prends le salaire maximum de 42 000 livres égyptiennes (5 200 $ par mois) et personne ne prendra plus que le maximum » avait-il déclaré, avant d’ajouter, « je vais faire deux choses: je ne vais pas prendre la moitié de cette somme et mes biens, même ce que j’ai hérité de mon père, je vais abandonner la moitié pour l’amour de notre pays ».

    Uhuru Kenyatta- Kenya

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    En 2014, lors d’une confrontation publique pour répondre à la masse salariale du secteur public du gouvernement, le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé une réduction de salaire de 20%. Il a réduit les salaires de son ministre de 10% et a exhorté tous les députés à suivre la tendance.

    « Nous devons faire face à ce monstre si nous voulons développer cette nation. Sinon, tôt ou tard, nous deviendrons un pays qui ne percevra que des impôts pour se payer », avait déclaré le président Kenyatta.

    Les politiciens du Kenya sont parmi les mieux payés du continent. Le président a un salaire de base de 14 000 $ par mois (168 000 $ par année).

    Joyce Banda- Malawi

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    L’ex-présidente du Malawi, Joyce Banda, avait également déclaré une réduction de salaire de 30% en 2012. Son salaire à l’époque était d’environ 60 000 $ par année, un chiffre qu’elle disait déjà « très bas ». Elle avait également vendu à 15 millions de dollars le jet présidentiel acquis par son prédécesseur Bingu wa Mutharika, décédé en fonction le 5 avril 2012, afin de lutter contre la malnutrition et relancer une économie à terre.

    Son successeur, Peter Mutharika, n’ayant pas souhaité continuer dans la même logique, est revenu à un salaire normal l’année dernière.

  • La Sierre Leone a utilisé la blockchain pour superviser les élections

    La Sierre Leone a utilisé la blockchain pour superviser les élections

    La récente élection présidentielle en Sierra Leone a vu la participation de 16 candidats, dont deux femmes. Les électeurs ont voté dans une atmosphère apaisée. Mais en parallèle, une startup de blockchain dénommée Agora a tracé le processus électoral grâce à son enregistre. Ce qui est sans précédent sur le continent africain. En effet, la startup a utilisé une blockchain privée et autorisée, inspirée de la technologie qui soutient le bitcoin et d’autres cryptocurrences.

    L’objectif de Agora était de superviser les résultats de cette élection sierra-léonaise en temps réel. « Il a été incroyable de jouer un rôle en aidant les citoyens de la Sierra Leone à exercer leurs droits démocratiques et à aider leur pays à maintenir une démocratie transparente », a déclaré Leonardo Gammar, PDG d’Agora.

    Sécuriser les résultats

    Agora a transmis ses données aux personnes chargées de superviser et de vérifier le processus démocratique de la nation. Cependant, pour Agora, les élections pourraient être la première étape d’un plan encore plus grand pour lancer une version plus décentralisée de sa technologie. La startup suisse a indiqué être en contact avec d’autres États qui sont intéressés par l’utilisation de cette technologie durant leurs élections. « Je crois fermement que cette élection est le début d’un mouvement de vote blockchain beaucoup plus large », a affirmé Leonardo Gammar.

    Pour Jaron Lukasiewicz, directeur de l’exploitation d’Agora, l’utilisation de cette technologie permet d’éviter des fraudes électorales et des contestations qui peuvent mettre en mal l’apaisement dans le pays. « Les électeurs remplissent leurs bulletins de vote sur papier et notre équipe avec des observateurs impartiaux les enregistre sur la chaîne de blocs », explique Jaron Lukasiewicz. Avant de justifier : « Un pays comme la Sierra Leone peut finalement minimiser une grande partie des retombées d’une élection très controversée en utilisant un logiciel comme celui-ci ».

  • Zimbabwe: bilan des 100 jours de l’après-Mugabe [Grand Angle]

    Zimbabwe: bilan des 100 jours de l’après-Mugabe [Grand Angle]

    Porté par un peuple lassé d’un patriarche  nonagénaire qui a du mal à rester éveiller pendant une conférence de plus de 2 heures, et soutenu par Amai Auxilia Mnangagwa, une Première Dame bien informée et énergique, c’est avec un air serein que l’actuel chef d’État zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, s’est livré volontairement à un exercice assez rare sur le continent africain, et pourtant démocratique : le bilan de ses 100 premiers jours.

    Rêver néanmoins d’une émergence du Zimbabwe en 100 jours est utopique, mais s’attendre à des signaux progressistes et des amorces de changements n’est pas de trop. Sur ce coup, Emmerson Mnangagwa semble séduire et se dit confiant, même si sa population ne se montre pas encore rassurée de la nouvelle gouvernance. Il a d’ailleurs, dans un mini vidéo publié sur sa page Facebook, plaidé pour un « réalisme » dans son bilan.

    En effet, beaucoup s’attendaient à le pourfendre à l’aune des fébrilités de gouvernance de son prédécesseur et mentor Roger Mugabé. Mais aussi impressionnant (mais prévisible) que cela puisse paraitre, l’homme s’en sort avec un résultat au demeurant passable, avec une perspective positive pour cet État.

    Dans son auto-évaluation, le président affirme que les 100 premiers jours avaient été une « période d’action » dans la réalisation des objectifs fixés.

    Emmerson et l’après-Mugabe

    À la chute de Mugabe, qui coïncidé avec une fin d’année, le Zimbabwe a adopté un budget audacieux qui a permis, selon certains observateurs, de réduire la loi sur l’indigénisation pour ouvrir l’économie à l’investissement.

    Si à moins de 3 mois de l’adoption de ce budget, il est risqué de le juger, l’actuel gouvernement reste optimiste. Le chef de l’État voit déjà lui, des signes positifs pour redresser une économie si s’effondrait lentement cette dernière décennie sous le regard impavide de Mugabe.

    Mais ce n’est pas la seule entreprise sur laquelle compte le gouvernement zimbabwéen pour redresser son économie. En décembre dernier, Mnangagwa avait accordé une amnistie de trois mois à tous ceux qui sont accusés de corruption pour renvoyer les fonds détournés. Selon les chiffres communiqués par le nouveau président, au moins 250 millions de dollars sur 1,3 milliard de fonds externalisés ont été rapatriés depuis le début de cette mesure.

    Contrairement à Mugabe, Mnangagwa ne s’est pas donné de garde-fou dans sa diplomatie. Le président zimbabwéen s’est engagé avec toute puissante capable d’aider son pays à travers le monde, ce qui constitue un énorme changement par rapport à la politique d’exclusion de Mugabe, qui consiste à faire dos aux puissances européennes et de dépendre de la Chine sans moindre réciprocité du géant économique asiatique.

    Jusqu’ici, le pays a obtenu des engagements d’investissement de 3 milliards de dollars de la part de certaines des plus grandes entreprises du monde.

    Sur le plan sanitaire, le gouvernement zimbabwéen a ordonné à tous les établissements de santé publique d’éliminer les frais de traitement pour les groupes vulnérables, y compris les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes âgées de plus de 65 ans.

    Branle-bas

    Mnangagwa, cependant, a reconnu les frustrations de nombreux Zimbabwéens à la lenteur des progrès au cours de la période. Ces frustrations proviennent principalement de l’incapacité du gouvernement à faire face au manque de liquidités au cours des 100 premiers jours, réduisant ainsi les espoirs que les citoyens du pays avaient dans la nouvelle administration quand elle a été instaurée.

    Et ce, même si le gouvernement avait également facilité une plus grande utilisation de l’argent mobile pour lutter contre la crise de la trésorerie et réduire les droits d’accise sur l’essence. Une initiative qui a entraîné la réduction des prix du carburant.

    Sans négliger le ton revanchard, le leader du MDC-T et le principal adversaire probable de Mnangagwa à l’élection présidentielle, Nelson Chamisa, a déclaré que les 100 jours du président ont été marqués par une sous-performance et un échec à répondre aux attentes de la population.

    Selon celui-ci, la nouvelle administration n’a pas réussi à articuler les repères des 100 premiers jours. « Il y a eu une énorme déception dans la conduite de l’administration parce que dans le domaine économique, en particulier sur les files d’attente de trésoreries, les problèmes sont toujours là, les pénuries de liquidités sont encore abondantes. Les réformes économiques qui ont été indiquées ne se sont pas déroulées dans leur intégralité, en particulier dans le contexte d’ouverture du Zimbabwe » ajoute celui-ci.

    Mnangagwa est également tancé d’avoir négligé de traiter des questions à portée de main telle que l’alignement des lois et le passage du radiodiffuseur d’État du porte-parole du Zanu PF à celui qui représente les opinions d’autres acteurs tels que les partis d’opposition et la société civile.

    Le combat de Mnangagwa contre la corruption a été largement considéré comme partisan, car il ne vise que ceux qui faisaient partie de la faction qui avait fusionné autour de l’ancienne première dame, Grace Mugabe, connue sous le nom de G40.

    En attendant l’élection présidentielle de septembre prochain comme promis, Mnangagwa a encore une mission : séduire une population désillusionnée de toute notion de condescendance et de lèse-majesté.

     

  • Ce qu’il faut savoir sur l’indépendance du Ghana

    Ce qu’il faut savoir sur l’indépendance du Ghana

    Le Ghana célèbre ce 6 mars le 61e anniversaire de son indépendance. En 1957, sous la présidence de Kwame Nkrumah le pays obtenait son indépendance de la métropole britannique. Le Ghana fait partie des tout premiers pays qui ont sonné la fin de la présence du colon sur le continent. Depuis, l’histoire politique du pays est marquée par différentes phases. Le pays s’impose désormais comme un exemple de démocratie en Afrique. Les dirigeants élus démocratiquement s’attèlent à développer le Ghana pour le bien des populations. Mais en fait, que faut-il retenir sur cette date d’indépendance pour le Ghana. Afrotribune vous le développe en cinq points.

    Le nom Ghana  

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    Précisons que le Ghana a été colonisé pendant plus d’un siècle par les Britanniques. Mais le pays était d’abord composé de plusieurs royaumes indépendants, dont Asante (Ashanti), Gonja et Gadoma. Avant son actuel, le pays s’appelait Gold Coast. Ce nom faisait référence à l’abondance de l’or dans le pays. Il est ensuite nommé Ghana par rapport à l’ancien empire ghanéen qui avait prospéré au nord du Ghana actuel. L’empire du Ghana se situait entre les rivières du Sénégal et du Niger.

    Célébrations

    Image result for akufo addo sworn inPour célébrer chaque année l’indépendance, le président de la République prononce un discours de solidarité à tous les Ghanéens. Cette journée est marquée par un esprit de communion entre tous les Ghanéens, notamment ceux de la diaspora. Le 6 mars est aussi marqué par des festivités sur toute l’étendue du territoire. Un défilé national civil et militaire a lieu sur la place Black Star à Accra.

    Les Big Six

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    La lutte de l’indépendance a été menée au Ghana par Kwame Nkrumah. Ce dernier qui militait d’ailleurs une Afrique unie considérait qu’il était important que les populations africaines disposent d’elles-mêmes en se libérant de la domination coloniale. « Notre indépendance n’a de sens que si elle est liée à la libération totale du continent africain », déclarait-il durant son discours en 1957.

    Par la suite, une trentaine de pays africains se sont libérés de la domination coloniale au cours de la décennie suivante. Alors que l’indépendance du Ghana est largement attribuée à Nkrumah, le leader panafricaniste n’a pas travaillé seul. Il faisait partie des dirigeants du Ghana, les « Big Six », qui, en 1947, ont formé United Gold Coast Convention, qui a fait campagne pour la souveraineté. Obestsebi-Lamptey, le Dr Ako-Adjei, Edward Akuffo Addo, J.B Danquah et William Ofori Atta sont les cinq autres leaders de la lutte.

    Le drapeau

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    Le drapeau ghanéen symbolisait la victoire et le début d’une nouvelle histoire pour le pays. Il a été inspiré par le drapeau éthiopien. Cette bannière a été conçue par Theodosia Okoh, professeur et artiste. Elle a ensuite inspiré des pays comme la Guinée-Bissau. La couleur rouge du drapeau ghanéen symbolise le sang des Africains noirs qui a été versé pendant la lutte pour l’indépendance du pays. Le jaune représente la richesse minérale du pays. Quant à la couleur verte, elle symbolise les forêts et de la végétation du Ghana. L’étoile noire au centre du drapeau aurait été adoptée sur le drapeau de la Black Star Line, une compagnie maritime établie par le dirigeant politique jamaïcain Marcus Garvey.

    Développement économique

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    Le Ghana fait partie des économies dynamiques de la sous-région. Au cours de cette année, le pays connaîtra surtout une croissance économique remarquable. Avec une population de près de 30 millions d’habitants, le Ghana compte surtout sur sa richesse naturelle pour son développement économique. Le Ghana profite considérablement de ses exportations de métaux précieux tels que l’or, l’aluminium et les diamants. Le pétrole et l’agriculture sont également des piliers majeurs de l’économie du Ghana. Le secteur agricole représente environ 20 % du PIB du pays et est le plus gros employeur du pays.

  • Thokozile Muwamba [25 ans], première pilote de chasse de la Zambie 

    Thokozile Muwamba [25 ans], première pilote de chasse de la Zambie 

    En 2017, à peine la Zambie a-t-elle fini de célébrer Besa Mumba, âgée de 19 ans qui était devenue la plus jeune pilote commerciale du pays, qu’elle a connu le sous-lieutenant de 24 ans, Thokozile Muwamba, qui devenait la première femme pilote de chasse zambienne.

    Le Lt Muwamba a finalement inspiré beaucoup d’autres femmes en reconnaissant qu’elle fait partie d’une sélection minutieuse de femmes en lice pour un travail que l’on croyait être un monopole masculin.

    Née en 1992 au sein d’une famille de six enfants, Muwamba a fait ses études secondaires au David Kaunda Technical High dans son pays. Elle a arrêté ses études de premier cycle en mathématiques et en sciences à la Copperbelt University (CBU), qui n’a duré qu’une année universitaire en 2011 pour poursuivre sa carrière de rêve.

    En tant qu’étudiante en mathématiques et en sciences, elle faisait déjà tous ses efforts et assimilait beaucoup dans sa seule année d’étude avant que la vie ne prenne un tournant dramatique. En réalité, il faut préciser que son séjour à l’université était une alternative qu’elle trouvait, car elle n’avait pas les moyens financiers de poursuivre sa profession de rêve.

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    Lorsqu’elle a appris que la ZAF (Zambian Air Force) recrutait, elle a posé sa candidature et figurait parmi les élèves-officiers sélectionnés en 2012. Sa première rencontre lors des entrevues de recrutement l’a encouragée encore plus.

    Elle se souvient qu’on lui avait demandé si elle savait ce qu’il fallait pour être pilote de chasse. «J’ai dit à l’interviewer que tout ce que je voulais être était une pilote de chasse et piloter un avion de combat un jour», raconte-t-elle.

    Après l’entretien de recrutement, elle a attendu sa confirmation et a ensuite été sélectionnée pour finalement rejoindre ZAF. Elle a suivi une formation militaire normale de l’armée et a continué à s’entraîner en vol pour actualiser son fantasme d’enfance.

    Depuis, les jours du Lt Muwamba en tant que pilote sont typiques. Ses matinées commencent par quelques exercices pour, dit-elle, « éveiller le cerveau », puis les examens médicaux avant le vol. Par la suite, elle doit participer à une séance d’information pour le pilote qui décrit le profil de son vol de la journée. Muwamba se rend ensuite au débriefing pour voir comment l’exercice de vol a été effectué afin de respecter les normes de sécurité.

    Fierté féminine

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    Le Brigadier général Dan Chilufya Kapungwe, commandant de la base de ZAF (l’armée zambienne) à Mumbwa, a déclaré que les accomplissements du Lt Muwamba en tant que première pilote de chasse dans le pays indiquent que les femmes progressent. « Nous voulons voir plus de femmes dans le pays devenir des pilotes de chasse à l’avenir », a-t-il ajouté.

    Pour atteindre ses objectifs, le Lt Muwamba a travaillé dur et a prouvé que les femmes peuvent avoir autant de chance que les hommes, grâce au travail acharné, et à la détermination à atteindre la grandeur. « Les hommes ne sont pas une compétition, mais des homologues avec lesquels on devrait travailler. Les femmes devraient commencer à réaliser leurs capacités. Grâce à cette compréhension, je suis prête à entreprendre cette tâche devant moi », a-t-elle déclaré.

    En Zambie, la réussite de Muwamba est gagée de l’émergence et du leadership de la gent féminine.

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  • Tsaigumi, le drone militaire moderne fabriqué au Nigeria 

    Tsaigumi, le drone militaire moderne fabriqué au Nigeria 

    L’armée de l’air nigériane a consolidé son leadership continental dans la fabrication des drones militaires. Ce leadership a été couronné en mi-février par l’inauguration de son deuxième drone construit localement à l’Institut de Technologie de NAF (l’Armée de l’air nigériane) à Kaduna. La cérémonie de l’inauguration du bijou technologique a été présidée par le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari.

    La Force aérienne du Nigéria a inauguré il y a quelques jours son véhicule aérien sans pilote (UAV) de surveillance et de reconnaissance dénommé «Tsaigumi». Un deuxième drone fabriqué au Nigeria et le premier opérationnel.

    Le drone développé  par les ingénieurs de l’Institut de technologie de l’armée nigériane en collaboration avec UAVision du Portugal est conçu pour mener des missions militaires terrestres et maritimes de recherche et de sauvetage, de police et de protection de la faune. Il sera également utilisé pour des fins de gestion des catastrophes, de surveillance des lignes électriques, pour la cartographie, de même que la patrouille frontalière.

    Si au Nigeria on se réjouit de la qualité du produit fait localement, c’est parce que Tsaigumi peut se réclamer un drone moderne. En effet, selon les informations fournies par les concepteurs, cet aéronef est capable d’opérations de jour et de nuit. Avec une autonomie de plus de 10 heures, un plafond de service de 15 000 pieds et un rayon de mission de 100 km, Tsaigumi porte également une charge utile de caméra électro-optique infrarouge.

    Toutefois, le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari voit bien au-delà de la multiple utilité militaire de cet engin. « Alors que ce projet passe à l’étape suivante, qui est la production de masse, cela créera des emplois et génèrera probablement des revenus en tant que premier produit d’exportation militaire du Nigeria », a-t-il déclaré, tout en exhortant la Force aérienne à « intensifier ses efforts de recherche et développement pour une plus grande innovation. »

    Il a aussi ajouté que l’exploit technologique est une indication qu’il est possible d’appliquer le même état d’esprit innovateur à d’autres domaines de besoins locaux.

    Il faut rappeler que l’inauguration de ce drone intervient dans un contexte où le Nigeria fait face à la résurgence d’un certain nombre de défis sécuritaires, incluant une insurrection islamiste dans le nord, un militantisme dans le sud riche en pétrole et des affrontements entre éleveurs et agriculteurs dans la région centrale. Prochainement, Tsaigumi sera déployé dans le nord-est et sur d’autres théâtres au Nigeria.

    Tsaigumi est le deuxième drone construit par l’armée nigériane, mais le premier avion opérationnel. Le prototype antérieur de drone Gulma n’a pas encore été introduit. Un porte-parole a déclaré que la NAF travaille sur l’Ichoku, qui sera le premier drone militaire « made in Nigeria ».

    Un travail de longue haleine

    Le développement des UAV au Nigéria a commencé en 2008, lorsque des étudiants stagiaires qui suivaient des études supérieures en ingénierie aérospatiale à l’Université de Cranfield, au Royaume-Uni, ont choisi le développement des drones comme projet de recherche. Ces élèves officiers ont conçu le drone Amebo dans le cadre de leur projet. Toutefois ce drone n’avait ni capacité de pilotage automatique, ni surveillance et reconnaissance des renseignements (ISR).

    Ils ont ensuite pu construire Gulma, qui était un drone expérimental, développé en 2013 en tant que démonstrateur technologique utilisé pour collecter des données de performance sur les systèmes d’UAV. C’est d’ailleurs les données recueillies à partir du prototype Gulma qui ont été utilisées dans la conception du drone moderne Tsaigumi.

     

  • L’Afrique, cette ‘merde’ que nous voulons construire…

    L’Afrique, cette ‘merde’ que nous voulons construire…

    Le mois dernier aura enregistré un tollé en Afrique, suscité par une déclaration du président américain Donald Trump, qualifiant les pays africains et le Haïti de « shithole » — qu’on peut interpréter par « ’merde »’. Une déclaration au demeurant non surprenante pour qui a suivi l’homme dans sa première vie d’homme d’affaires et sa métaphore à un politicien en gagnant (et c’est là qu’existe la surprise) des élections présidentielles américaines à travers un mécanisme qui reste encore à s’expliquer.

    S’adresser en ces termes à un vieux contient de plus 1,1 milliard de personnes et la maison future à 40 % de tous les êtres humains pour ne craindre de heurter les égos et le bon sens est, ayons le courage de le dire, malséant. Encore que, l’Afrique est un réservoir de richesse mondiale, ayant construit contre son gré l’Amérique que nous connaissons et que nous pouvons désigner par tout sauf « merde ».

    Disons-le sans faire l’apologie de la nullité et de l’afrophobie. Les croyances de Donald Trump et ses sentiments selon lesquels l’Afrique est un continent de « merde » sont quelque chose qui est porté de façon concise et subconsciente par de nombreuses personnes et institutions occidentales.

    C’est pourquoi nous devons donner raison au proverbe africain qui dit, « aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur ». Dans cet univers non équilibré où, il est légitime de faire le choix de parler de l’Afrique et d’écrire notre histoire nous-mêmes, africain. Car, il y a un risque presque évident chez les médias étrangers (et les Africains doivent le plus tôt s’en rendre compte) de souvent peindre le contient à l’aune des clichés racistes et autres considérations fort peu reluisantes, plutôt que d’en faire une terre en perpétuelle mutation, ouverte à l’innovation et fertile aux graines de développement. Oui, c’est comme ça qu’il faut désormais d’écrire l’Afrique, parce qu’au-delà des formatages non actualisés, c’est désormais ce qu’est l’Afrique. Et c’est comme cela ce qu’Afrotribune a décidé de raconter ce continent.

    À Afrotribune justement, nous avons parié fort sur le bon côté des choses. Nous voyons l’Afrique sous un spectre à dose élevée de positivisme. Et ce, même s’il est falloir aussi être parfois réaliste et assumer certaines réalités ô combien affligeantes pour nous Africains !

    Le continent traverse, comme un Ovni à destination inconnue, une zone de turbulence marquée par des troubles politiques. Et ce n’est en réalité pas nouveau, des peuples défiants leurs propres dirigeants qu’ils sont sensés élire. De Lomé à Kinshasa, de Pretoria, Johannesburg, à Harare, en passant par Yaoundé pu Brazzaville, les politiques ont redéfini les peuples pour les confronter à des maux qui façonnent les perceptions reçues du continent.

    L’Afrique fait chaque temps face aux politiciens adorateurs du népotisme, qui ont juré trahir l’ordre mondial de gouvernance qui place les gouvernés aux centres des décisions qui les concernent. Sur le continent africain, existent encore des dirigeants apôtre de la dictature déguisée, prêt à en découdre ou à imaginer des subterfuges pour dribler une constitution, la broder, ou éteindre les aspirations légitimes des peuples. Nous n’allons pas le nier. Nos institutions et dirigeants sont corrompus et vicieux. Nous avons une démographie massive de jeunes chômeurs qui continue de croire en en la magie de l’immigration, tant ils sont truffés d’idées préconçues selon lesquelles le bonheur loge au-delà du Gibraltar.

    Nos systèmes éducatifs ont encore des décennies de retard et beaucoup de nos mères continuent à périr pendant l’accouchement. En outre, des millions d’Africains vivant dans des villes urbaines demeurent dans des conditions d’insalubrité criarde et souvent horrible. Nous n’allons pas le désavouer aussi.

    Toutefois, l’Afrique n’a pas le monopole sur ces questions. Les Américains représentent 20 % de la population carcérale mondiale. Chaque année, sur le sol américain, plus de 33 000 Américains sont tués par la nouvelle épidémie de violence armée dans ce grand État. Les conflits raciaux et les tensions continuent d’augmenter à un rythme alarmant. Même la puissante démocratie américaine a rétréci et était menacée ces derniers temps. Sur ce continent aussi, la pauvreté continue d’être endémique. Aussi récemment que 2016, les données officielles américaines ont montré que 12,7 % ou 43,1 millions d’Américains vivaient dans la pauvreté.

    Pour autant, pourquoi nous n’avons jamais pensé à la « merde » quand on parle des États-Unis ? Pourquoi les prisons ne sont-elles pas la première chose qui vous vient à l’esprit lorsque les États-Unis sont mentionnés ?

    L’artiste américain d’origine sénégalaise, Akon en a une fois parlé. Chaque pays et continent a en effet ses problèmes. Mais la différence est que l’Amérique sait comment se « ’polir »’ pendant que nous ne le faisons pas. Et cela a de grandes conséquences pour l’Afrique et la vie de nos peuples. Personne ne veut visiter ou investir dans une « merde ». Mais c’est ce défi que nous autres, nous nous sommes lancé. Parce que nous voulons une Afrique positive. Et c’est à cette mission qu’Afrotribune veut dignement participer.