Catégorie : Football

  • Qui Alphonso Davies, l’ex-réfugié libérien qui émeut l’Amérique du Nord ?

    Qui Alphonso Davies, l’ex-réfugié libérien qui émeut l’Amérique du Nord ?

    Les amateurs du football à l’extérieur des États-Unis et du Canada n’auraient peut-être jamais entendu parler d’Alphonso Davies. Mais après son départ des Whitecaps de la Major League Soccer (MLS) à l’un des plus grands clubs d’Europe et champions d’Allemagne, le Bayern Munich, Davies, 17 ans, est sur le point d’être un nom connu.

    Ses frais de transfert de 13 millions de dollars font de lui le joueur MLS le plus cher de tous les temps. Et pendant une bonne partie de l’année, l’adolescent s’est révélé digne du prix élevé, éblouissant dans le championnat américain et avec l’équipe nationale canadienne pour laquelle il joue.

    Toutefois Davies n’a pas toujours eu une vie aussi facile.

    Réfugié au Ghana

    Alphonso Davies est né en 2000 dans un camp de réfugiés ghanéen de parents libériens fuyant une guerre civile brutale qui a fait plus de 150 000 morts et près d’un demi-million de personnes déplacées.

    Âgé de cinq ans, il est arrivé au Canada avec ses parents en tant que réfugié. En effet, il n’a reçu sa citoyenneté canadienne qu’un mois avant le début du tournoi de la Coupe d’Or 2017 l’an dernier.

    Davies a marqué l’histoire à la Coupe d’Or de la CONCACAF 2017 ou, à 16 ans, il est devenu le plus jeune joueur de l’équipe nationale masculine du Canada. Il est également devenu le plus jeune buteur du Canada et le plus jeune joueur à marquer à la Gold Cup de la CONCACAF. Il a terminé le tournoi en tant que meilleur buteur.

    Son bilan dément son âge: à 17 ans, il a joué 68 fois pour l’équipe senior des Whitecaps de Vancouver et six fois pour le Canada. Il est également le premier joueur né dans les années 2000 à jouer dans un match de MLS. Il est très attendu dans son nouveau club.

  • Mondial 2018 : que peut-on espérer des équipes africaines?

    Mondial 2018 : que peut-on espérer des équipes africaines?

    Chacun des compétiteurs de la Coupe du Monde de l’Afrique rêve de devenir le quatrième représentant du continent à atteindre les quarts de finale, ou même franchir ce cap. Sans forcément attendre des sélections africaines le retour avec le trophée, quels peuvent les réels défis ?

    Égypte: meilleurs buteurs de l’Afrique en Russie

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    Les Pharaons peuvent sembler bien placés pour sortir du Groupe A et atteindre les 16 derniers. Considérant qu’ils rencontreront probablement l’Espagne ou le Portugal au tour suivant, les quarts de finale pourraient être au-delà d’eux.

    Toutefois, la formation d’Hector Cuper peut ambitionner de terminer le tournoi en tant que meilleur buteur d’Afrique en Russie. Logée dans le même groupe que la Russie et l’Arabie Saoudite, deux équipes ayant des unités défensives vieillissantes, l’attaque égyptienne peut maximiser les chances de ces côtés.

    Nigeria: Marcher sur l’Argentine

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    Une place en quart de finale n’est pas impossible pour Nigeria, bien que vous soupçonniez qu’ils auraient besoin de dépasser leur groupe pour éviter la France dans les 16 derniers.

    Ce que l’équipe de Gernot Rohr doit certainement viser est une victoire du premier tour contre le vieil ennemi argentin. Les deux équipes se sont remarquablement rencontrées à quatre reprises lors de la Coupe du monde, en 1994, en 2002, en 2010 et en 2014, les Aigles étant à court d’occasions. Mais leur moral aura été stimulé par le triomphe de 4-2 sur les Albicelestes de Krasnodar en novembre.

    Les Super Eagles n’auront peut-être jamais une meilleure chance de stopper leur série de défaites face à l’Argentine, et si les choses se passent comme prévu, ils devront se reprendre pour remporter les trois points de leur confrontation finale à Saint-Pétersbourg.

    Tunisie: Renouer avec la victoire après 1978

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    La Tunisie ne s’est pas retrouvée dans un groupe qui lui facilitera une qualification pour les 8e de finale. Puisqu’avec l’Angleterre et la Belgique en tête, les Aigles de Carthage sont comptés parmi les outsiders.

    Plus réalisables, cependant, ils devraient viser à obtenir une première victoire en Coupe du monde depuis leur première participation à la compétition, en 1978.

    Sénégal: concurrencer la Golden Generation de 2002

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    Les Lions de Teranga peuvent avoir quelques problèmes internes à résoudre avant le grand coup d’envoi, mais ils sont sans doute les mieux placés des cinq de l’Afrique pour atteindre les quarts de finale. Ils ont une unité résolue avec des options avec Sadio Mane, une touche de classe en tête de file.

    Cela signifierait pour les hommes d’Aliou Cissé, bien sûr, imiter la Golden Generation de la Coupe du Monde de 2002, qui a stupéfié le public pour atteindre les quarts de finale et devenir la première nation africaine à être à cette étape de la compétition deux fois.

    Maroc: Prendre un cuir chevelu majeur

    Image result for morocco team football russiaIls vont tenter leurs chances, mais de manière réaliste, les équipes européennes telles que le Portugal et l’Espagne, même au bord de l’implosion vont leur compliquer la tâche.

    Néanmoins, cette équipe marocaine remarquable par sa rigueur défensive et un sens de la tactique peut surprendre en étouffant l’un ou l’autre des poids lourds européens. Ce sera sûrement l’objectif de Renard dans le tournoi, pour sécuriser le résultat de la compétition et, peut-être, devenir les tueurs de géants de cette année.

    S’ils font cela, alors ils peuvent se garantir une place improbable dans les huitièmes de finale …

  • Football: quelle chance pour le Maroc d’organiser la Coupe du monde 2026?

    Football: quelle chance pour le Maroc d’organiser la Coupe du monde 2026?

    Le Maroc a fait un important pas dans sa candidature pour l’organisation de la coupe du monde 2026. Lorsque les 207 fédérations de football voteront pour l’hôte de cette compétition mondiale le 13 juin prochain, ce pays nord-africain sera sur le bulletin de vote.

    La candidature du Maroc afin de devenir la deuxième nation africaine après l’Afrique du Sud à accueillir la Coupe du monde a été validée après un processus d’inspection par la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial.

    Le Maroc a été noté 2,7 sur 5, alors que la note de passage pour le processus d’inspection est de 2. L’inspection a pris en compte trois domaines clés, tels que les stades, hébergement et transport. Même si son concurrent, le groupe des États-Unis, le Canada et le Mexique a obtenu une moyenne de 4, le Maroc compte sur un investissement de 16 milliards de dollars pour renforcer ses infrastructures et être à la hauteur de cet évènement particulier. En effet, la Coupe du monde 2026 sera la première à présenter 48 équipes -16 équipes de plus qu’à l’heure actuelle.

    Balance des forces

    Avec la sélection des hôtes de la Coupe du Monde soumis à une élection parmi les nations membres de la FIFA, la politique importera tout autant que le mérite. Le Maroc mise sur un décalage horaire favorable pour faire appel aux pays européens et africains, deux des plus grands blocs électoraux de la FIFA. Les deux blocs ont 111 nations membres — plus que les 104 votes requis pour une majorité simple.

    Toutefois, il faut rappeler que la candidature du bloc nord-américain est potentiellement beaucoup plus lucrative pour la FIFA : les recettes devraient atteindre 14,3 milliards de dollars, soit presque le double des prévisions de 7,2 milliards de dollars du Maroc. Leur candidature peut également compter sur le soutien du président américain Donald Trump. Pour ne surprendre personne et contrairement aux règles de conduite de la FIFA, ce dernier a menacé de retirer le soutien des États-Unis aux pays qui « font du lobbying » contre la candidature nord-américaine.

    Il y a cependant une lueur d’espoir pour le Maroc : les deux derniers votes pour un pays hôte de la Coupe du Monde ont été remportés par la Russie et le Qatar, bien qu’ils soient considérés comme les options les plus risquées de la FIFA.

  • Nigeria: le maillot des Super Eagles pour la coupe du monde connait  une rupture de stock

    Nigeria: le maillot des Super Eagles pour la coupe du monde connait une rupture de stock

    À peine quelques heures après sa sortie officielle, le maillot de la Coupe du Monde du Nigeria connait déjà une rupture de stock.

    L’équipement de football nigérian, élu meilleur maillot de la Coupe du Monde dans un récent sondage de Sky Sports, a été salué au Nigeria et dans les cercles de football internationaux après sa première révélation en février dernier. Tout ce battage médiatique s’est traduit par une folle demande, car, quelques heures après avoir été publié par Nike, le kit s’est épuisé. Un message sur le site Web du fabricant de kits américain indique que le produit était  » uniquement disponible en quantité limitée.

    Acheter le mailot dans les magasins physiques de Nike ne s’avère pas plus facile. À Londres, de longues files d’attente sont apparues devant le magasin Oxford Street de Nike.

    Sous-estimé

    La fédération nigériane de football (NFF) a prétendu que Nike avait reçu trois millions de précommandes. Mais l’industrie du sport a jeté un doute sur ces chiffres, étant donné que le club le plus suivi au monde arrive rarement en tête de ce nombre. De plus, il n’y avait pas d’options de précommande évidentes pour le maillot sur les sites de Nike ou de la fédération du Nigeria.

    Au Nigeria, le marketing et la stratégie de Nike ont été remis en question, car, en dépit de la popularité massive du kit, celle-ci n’est sortie que quinze jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde. La libération tardive a été une aubaine pour les commerçants locaux qui ont vendu de fausses versions du maillot depuis mars.

    En effet, la semaine dernière, lors d’un match amical avant la Coupe du Monde, des centaines de supporters dans le stade arboraient le maillot, même si ce n’était pas officiellement. Le prix du kit a également été remis en question aussi. À 90 $, il est hors de portée des millions de fans fous du football nigérian. Mais, disponibles à 17 $, les versions falsifiées s’avèrent être une alternative populaire.

    Pour rappel, une récente campagne publicitaire de ce kit avait exposé les célébrités nigérianes comme Wizkid, Tiwa Savage, Alex Iwobi…

  • Mondial 2018: ces 5 joueurs africains qu’il ne faut pas perdre des yeux

    Mondial 2018: ces 5 joueurs africains qu’il ne faut pas perdre des yeux

    La Coupe du monde en Russie cet été sera une grande opportunité pour le football africain de montrer le haut niveau que le jeu a atteint sur le continent. Avec la présence de joueurs africains de classe mondiale dans les ligues les plus compétitives d’Europe, le monde du football aura l’occasion de voir ces stars jouer pour leurs équipes nationales. Voici les cinq meilleurs joueurs africains à suivre dans cette Coupe du Monde.

    Sadio Mané

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    Le milieu de terrain de Liverpool Sadio Mané a été nommé meilleur joueur sénégalais ces quatre dernières années. Il est l’un des meilleurs joueurs de la  Premier League avec son coéquipier Mo Salah.

    Sadio Mané, 25 ans, est devenu un élément essentiel à Liverpool. Il a également mené l’équipe nationale pour se qualifier pour la Coupe du Monde 2018, après une première participation remontant à 2002. Sadio pourrait faire un grand pas s’il mène son équipe nationale à la gloire en Russie.

    Medhi Benatia

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    Le défenseur de la Juventus et capitaine du Maroc, Medhi Benatia est considéré par les observateurs comme l’un des dix meilleurs défenseurs du monde. Il a été nominé par le football de la France comme le meilleur joueur maghrébin dans de nombreuses occasions. Commencé en France, il s’est fait un nom en Italie avant de jouer pour le Bayern. De retour en Série A, malgré une blessure l’année dernière, il a réussi un très bon début de saison au sein de la Juventus. Cette année à la Juve, Benatia est le champion de l’Italie et l’un des meilleurs défenseurs à surveiller en Coupe du monde.

    Mohamed Salah

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    Quoique blessé à l’épaule lors de la finale de la ligue des Champions qui a  opposé son club perdant, Liverpool, au triple champion d’Europe le Real Madrid, Salah le sait, l’Égypte place en lui une folle confiance. Avec 43 buts marqués et 13 passes en 47 matches cette saison en club, celui qui ratera les premiers matches de la coupe du monde est l’un des meilleurs joueurs de la planète en ce moment, avec Cristiano Ronaldo et Lionel Messi.

    Hakim Ziyech

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    Alors que les rumeurs de transfert vers l’AS Roma, Dortmand ou Liverpool se répandent ces jours-ci, l’international marocain Hakim Ziyech a reçu le trophée du meilleur joueur de l’année à Ajax et aux Pays-Bas.

    Le milieu de terrain de 25 ans a connu une excellente saison en marquant 9 buts et 14 passes en Eredivisie. Hakim est un artiste sur le terrain, un vrai leader du jeu.

    Victor Moses

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    Le Nigérian Victor Moses a été nommé joueur de l’année par la Fédération Nigériane de Football. Le joueur de Chelsea a fait une excellente saison en devenant titulaire au sein du club anglais. Grâce à ses différents rôles dans l’attaque et la défense, Moses a aidé son équipe à remporter la FA Cup cette saison. Il a déjà remporté la Premier League anglaise, l’Europa League avec Chelsea. En outre, il a été un joueur important dans l’équipe nigériane qui a remporté la Coupe d’Afrique des Nations 2013.

  • Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    A 27 ans, c’est beaucoup de barrières que Salma al-Majidi a du briser pour devenir la première coach d’un club de foot masculin au Soudan, pays majoritairement musulman et conservatiste.

    À la Fédération internationale de football association (FIFA), Salma al-Majidi est présentée comme la première femme arabe et soudanaise à prendre en charge une équipe d’hommes dans le monde arabe.

    Fille d’un policier à la retraite, la jeune soudanaise n’a jamais caché son amour pour le football. « Pourquoi le football? Parce que c’est mon premier et dernier amour », dit-elle à tout curieux. En effet, c’est depuis l’âge de 16 ans que cette célibataire s’intéresse à ce sport. Elle était souvent spectatrice à l’entraînement de l’équipe de son frère à l’école. Séduite par les instructions du coach et ses gestes, Salma al-Majidi réalise très tôt qu’elle était destinée à cette activité. D’abord, elle a rêvé d’être joueuse, et finalement elle est devenue coach du fait que le Soudan n’a toujours pas d’équipe féminine, confie-t-elle. Dès lors, elle pousse loin sa curiosité, quitte à discuter chaque temps après l’entrainement avec le coach qui décide finalement de lui donner une chance.

    Après plusieurs formations et des diplômes, la « Sister coach », comme elle est nommée, devient entraîneuse de football à plein temps, avec une rémunération similaire à celle de ses homologues masculins. Elle a notamment coaché les clubs masculins de 2e ligue Al-Sasr, Al-Nahda, Al-Mourada…

    En 2015, la BCC classe la Soudanaise parmi les 100 femmes qui inspirent.

    Débuts compliqués

    Voile sur la tête, sifflet à la bouche et vêtements de sport… Les débuts ont été compliqués pour Salma al-Majidi. Imposer son autorité en tant que femme dans un pays conservatiste musulman n’est pas chose aisée. « Il y a des garçons qui refusent de m’écouter », explique-t-elle. Et d’ajouter, «  ils disaient appartenir à une tribu qui croyait que les hommes ne devraient jamais prendre leurs ordres auprès d’une femme. Il a fallu des mois pour qu’ils m’acceptent ». Aujourd’hui, l’entraineuse est fière de son parcours, et ses joueurs aussi.

    Son père ne le cache pas. Parler de la passion de sa fille à ses proches a été difficile. « Mon message aux hommes en général est de donner une chance aux femmes de faire ce qu’elles veulent », lance Salma al-Majidi. Elle espère inspirer d’autres jeunes filles à persévérer pour faire ce qu’elles aiment.

    Pour le moment, elle est déterminée à réussir et à évoluer pour entraîner une équipe internationale un jour. Ou alors, l’équipe nationale féminine du Soudan.

  • Hamidou Msaidie, un Comorien « magicien » au Real Madrid

    Hamidou Msaidie, un Comorien « magicien » au Real Madrid

    18 avril 2017, en Champion’s League européen, le Real Madrid affronte le Bayern Munich, match retour de la manche des quarts de finale. On joue alors la 112e minute quand le jeune espagnol Marco Asensio vient de marquer le quatrième but des Merengues. Sur le banc, l’entraineur Zinedine Zidane célèbre le but avec son adjoint David Bettoni, puis un autre… Hamidou Msaidie, un membre du staff madrilène dont bien de supporters ignorait jusque-là l’existence, encore moins le rôle.

    Difficile connexion… même à Usain Bolt

    A Madrid et dans son pays, Hamidou Msaidie est d’une discrétion légendaire. Très peu savent de lui, et il est connu pour ne pas faire bon ménage avec les médias. La presse ne connaît pas son âge. Tout juste, soupçonne-t-on qu’il aurait collaboré avec la Fédération française de football. Pourtant, Hamidou est une fierté comorienne, un sportif de haut niveau qui a pu se hisser dans le staff de l’un des meilleurs clubs au monde. « Il faut toujours parler au conditionnel avec lui » rassurent ses proches.

    « Je le connais de nom. J’étais venu l’année dernière pour Real Madrid-Manchester City. On voulait le voir par courtoisie… On n’a pas pu » explique Amir Abdou, le sélectionneur national des Comores.

    La situation a été pareille avec la journaliste Élie-Dine Djouma. La rédactrice du quotidien comorien Al-Watwan n’a jamais réussi à approcher l’adjoint de Zidane. « J’ai déjà écrit plusieurs articles sur lui malgré la difficulté à recueillir des infos le concernant » confie-t-elle.

    « Il est tellement méconnu que, lors de la dernière finale de la Ligue des champions, il était à côté de Zidane au bord de la pelouse et certains l’avaient pris pour un ramasseur de balles », raconte Moussa Fayssoil, directeur de la communication de la Fédération comorienne de football.

    Plus encore, Usain Bolt a cédé face à lui après au moins six années de demandes répétées. Hamidou Msaidie n’a toujours pas accepté. Dans le travail, Msaidie sait préserver ses secrets. C’est peut-être son premier atout.

    Un spécialiste de la réathlétisation

    S’il est moins connu que son collègue David Bettoni, une petite enquête révèle que ce Comorien originaire de Mitsamiouli est en fait un compagnon de route de Zidane depuis la Castilla, l’équipe réserve du Real.

    Dans les documents officiels comme sur le site du club, Hamidou Msaidie est présenté simplement comme un « adjoint », au même titre que Bettoni, et ce, même si dans les faits, son rôle est légèrement différent. En effet, Hamidou est essentiellement axé sur la réathlétisation des joueurs. En clair, il aide les blessés à revenir en forme.

    Toutefois, une vidéo sur Internet de Msaidi le présente comme un expert de la fasciathérapie. «Le principe est de se faire soigner même quand ça va », s’amuse-t-il dans cette interview. Le traitement consiste à détendre, à assouplir les fascias, les tissus, qui sont parfois tendus, parfois trop courts, parfois trop durs. Une technique nouvelle qui permet aux joueurs de mieux et vite récupérer.

    Sur le chemin de Madrid

    Selon Élie-Dine Djouma, à la base, Hamidou était un kiné de formation qui avait son cabinet en Ile-de-France. Sa rencontre avec Zidane remonte  en 1998, quand le joueur français en compagnie de quelques amis avait sollicité son service. Intervention appréciée, Zidane enverra vers lui plus tard l’un de ses fils.

    «Msaidie a assuré et Zizou est tombé sous le charme. Définitivement », rassure la journaliste. Ce succès sera le principal critère sur lequel Zidane se basera pour le sélectionner, une fois que l’ancien numéro 10 de l’Équipe de France va atterrir à Castilla, la formation jeune des clubs de Madrid. Puis, Hamidou va grimper les échelons, au même rythme que l’entraîneur français.

    Hamidou Msadié assure son poste aux côtés du champion du monde 1998 avec David Battoni. Il a intégré la formation A sous la houlette de Zinedine Zidane. L’ancien meneur de jeu des galactiques a été officiellement nommé entraineur du club le 4 janvier dernier 2016 à la place de Rafael Benitez. « C’était après la nomination de Zizou que le Français a fait appel à son kinésithérapeute personnel », rappelle Fayssoile Moussa, chargé de communication de la Fédération de football comorien.

    Depuis qu’il travaille à Madrid, Zidane lui fait confiance. Les résultats de l’équipe lui donnent sans doute raison.

    Vie privée, black-out

    Chez lui à Mitsamihuli au nord de Ngazidja, son père, Mohamed Msaidié, un ancien militaire de l’armée française, a fêté le succès de son fils pendant plus de vingt-quatre heures, quand le Real Madrid a gagné pour la douzième fois la Ligue des Champions en 2017.

    Hamidou est le tout premier Comorien qui progresse en Liga, championnat professionnel espagnol. Dans son pays, les Comores, il reste une référence et une source d’inspiration pour nombre de jeunes joueurs qui rêvent encore d’atterrir à la Maison-Blanche.

     

     

     

  • Mohamed Salah, ce pharaon de 25 ans qui veut conquérir l’Europe

    Mohamed Salah, ce pharaon de 25 ans qui veut conquérir l’Europe

    Si les rumeurs associent désormais le nom de Mohamed Salah, l’Égyptien de 25 ans, aux plus grands clubs européens (Real Madrid, FC Barcelone, Manchester City…) c’est à dessein. Rares sont des clubs qui ne voudraient pas Salah dans leur club.

    Samedi dernier, il faisait froid à Anfield, l’antre du club de Liverpool FC. Habituellement, avec trois points confortablement assurés, les supporteurs de ce club d’Angleterre font les premières fléchettes pour la sortie. Cependant, samedi, la situation était différente.

    Anfield avait été témoin de quelque chose hors de l’ordinaire. Un cliché au coup de sifflet final l’a prouvé. Les téléphones portables étaient prêts à saisir le moment pour la postérité. Mohamed Salah venait de produire un spectacle unique. Le ballet de l’égyptien laisse bouche bée, son manager et ses coéquipiers cherchent des superlatifs, et s’assurent que le statisticien du club passe la seconde moitié du temps, la tête embourbée dans les livres d’histoire afin de trouver les dernières références.

    En effet, en Angleterre, ces types d’affichages ne sont pas récurrents. Il est donc difficile de trouver les mots pour rendre justice à ce que Salah a fait à Watford. Le joueur s’en est rendu compte, et voilà pourquoi à la fin de la rencontre il s’est empressé de s’excuser auprès du gardien adverse, pour lui avoir planqué 4 des 5 buts marqués par son équipe, le premier d’un joueur égyptien dans le championnat anglais. Mais cela ne l’a pas empêché d’entrer au panthéon d’Anfield, comparable à John Barnes (contre Queens Park Rangers, octobre 1987), Steven Gerrard (Olympiacos, décembre 2004), Robbie Fowler (Fulham, octobre 1993) et Luis Suarez (Norwich, décembre 2013).

    Le « Mo » Sallah

    Cette nouvelle démonstration confirme que le club de Salah dispose de la 2e meilleure attaque du championnat d’Angleterre avec 73 réalisations. Mais sur le plan personnel, le Pharaon est aussi sur un piédestal, à tout le moins, très élevé. Ses performances lui permettent de prendre la tête du classement des buteurs outre-Manche avec 28 réalisations au compteur, prenant le large sur l’attaquant anglais Harry Kane (Tottenham), qui sera absent sur les pelouses pour quelques semaines. Pour nombre d’observateurs, si le natif de Najrij tient ce rythme particulier, il pourrait sans difficulté faire tomber le record de buts inscrits sur une saison de Premier League. Puisque, toutes compétitions confondues, il culmine actuellement à 36 réalisations. C’est le meilleur total d’un joueur pour sa première saison à Liverpool, Fernando Torres n’en ayant marqué que 33 lors de l’exercice 2007/08.

    Mais Salah ne se contente pas que de marquer. A son actif, 9 passes décisives en championnat. Seuls Kevin De Bruyne et Leroy Sané, tous deux de Manchester City ont fait mieux que lui.

    De sa première saison également, Salah est devenu le neuvième joueur à marquer en 20 matches différents de Premier League dans la même saison, le dernier étant Robin van Persie pour Manchester United en 2012-13.
    Il est, pour emprunter le label du manager de Liverpool Jurgen Klopp, « avide de buts » et il manœuvre efficacement pour faire mieux qu’Ian Rush, le dernier joueur d’Anfield à avoir marqué 40 buts dans une campagne.

    La 8e merveille

    Sa métamorphose, depuis que le joueur a quitté le club italien de Roma pour Liverpool, aura été en effet spectaculaire. Sur les réseaux sociaux, les amateurs des films Manga n’ont pas encore tari d’éloges envers l’homme, le caricaturant comme le personnage fictif Sangokou en mode super guerrier dans la série japonaise Dragon Ball. Et ce n’est pas faux.

    Pour nombre de ses fans d’ailleurs, il n’est pas inconcevable que l’Égyptien puisse atteindre 50 buts en mai et, même si c’est un défi de taille, le fait est qu’il a défié toutes les attentes et la logique jusqu’ici.
    Arrivé cette saison en Angleterre, le pharaon bouscule déjà l’ordre établi des choses, s’offrent gloires et records à l’échelle européenne. Mais ses quatre buts contre Watford samedi ne sont que les derniers d’une campagne qui vise, selon Jurgen Klopp, le coach de Liverpool, à assurer sa place dans le folklore d’Anfield.

    Pour son entraineur, le ballon d’or africain n’est qu’au début de son potentiel. « Salah a joué plus sur l’aile à Roma, où il avait un attaquant très dominant, Edin Dzeko. Personne ne pouvait savoir qu’il pouvait jouer comme attaquant. Nous le lui avons appris étape par étape. Nous ne savions pas exactement qu’il était capable de jouer au centre » confié Klopp, samedi dernier après le match.

    Dans chacune de ses apparitions sous la tunique rouge, Salah prend chaque sprint comme la finale du 100 mètres aux Jeux olympiques. « L’équipe s’adapte aux forces. Personne ne parle et dit: ‘’Mo, mais tu dois …’’ Pour l’instant, personne ne dit autre chose à Salah que ‘’continue’’ » rassure Jurgen Klopp.
    À un moment où l’Afrique revit la nostalgie du ballon d’or George Weah, voir Salah futur ballon d’or du continent est peut-être oser alors que le tandem Cristiano-Messi n’a pas encore connu de déclin, mais reste un rêve parmi.

  • Football: six académies pour une « renaissance congolaise »

    Football: six académies pour une « renaissance congolaise »

    La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé début décembre la construction de six académies de football au Congo dès 2018.

    C’est une annonce qui a réjoui le milieu sportif congolais. Plusieurs acteurs du football ont d’ailleurs exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance à la CAF. En effet, le 8 décembre dernier, alors qu’il était en visite de travail à Brazzaville la capitale congolaise, Jean Michel Bénezet, conseiller spécial du président de la CAF a indiqué que l’instance faîtière du football africain entend pourvoir le pays de six académies de football. Très proche d’Ahmad Ahmad, Jean Michel Bénezet, chef du projet, avait durant son séjour visité plusieurs installations sportives du Congo. L’envoyé spécial du président de la CAF a surtout fait savoir que toutes les infrastructures visitées devront subir « des travaux de réhabilitation et de modernisation ».

    La construction des six académies se fera dans six villes du Congo. La CAF prévoit en effet dispatcher ces infrastructures sur toute l’étendue du territoire et les faire bénéficier à un grand nombre de passionnés de football. Une académie sera construite à Brazzaville. D’autres seront aussi érigées dans les villes comme Pointe-Noire, Dolisie, Owondo ou encore Ouesso. Dans la plupart de ces villes, il existe déjà des installations sportives.

    Mais ces dernières sont devenues vieilles et n’obéissent pas souvent aux normes internationales. L’État congolais, à travers le ministère des Sports, avait déjà il y a quelques mois exprimé sa volonté de « redorer le blason à ces infrastructures sportives ». L’annonce de la CAF raisonne donc comme « une bonne nouvelle ». « Ce projet de la CAF va contribuer à la politique de formation de jeunes footballeurs », confie une source de la fédération congolaise de football.

    Renaissance

    Les travaux de construction des infrastructures vont durer un an. Selon Jean Michel Bénezet, les six académies vont permettre au Congo de détecter de jeunes talents âgés de 15 à 16 ans. Il s’agira après de les former dans de bonnes conditions. « Le challenge est énorme. Puisqu’il y a devant nous neuf mois pour organiser ces académies. Il faut détecter les talents et trouver les éducateurs pour qu’en octobre 2018, les premiers pensionnaires puissent rentrer », détaille le conseiller du président de la CAF.

    Jean Michel Bénezet a ensuite indiqué que le projet peut-être résumer en un grand plan de détection qui doit regrouper environ 20 à 25 joueurs de talents par académie. « On devrait ainsi avoir un total de cent cinquante pensionnaires de 15 à 16 ans qui intégreront ces académies sur un programme spécifique de football », a-t-il rappelé.

    Au ministère des Sports, l’on ne cache pas les avantages que comporte ce projet. Outre la formation de jeunes talents, les infrastructures sportives vont contribuer à la « renaissance du football congolais » tant souhaité par le public sportif. En effet, plusieurs acteurs sportifs gardent en mémoire les bonnes performances des diables rouges (l’équipe nationale) ainsi que celles de certains clubs nationaux dans les années 1970. Plus de quarante ans après, le football congolais se cherche. Pas qualifié pour la prochaine coupe du monde en Russie, le Congo mise sur une qualification à la Coupe d’Afrique des Nations en 2019 au Cameroun.

  • Où sont passés Eto’o, Drogba, Kanouté, Essien et les autres ?

    Où sont passés Eto’o, Drogba, Kanouté, Essien et les autres ?

    Ils font partie des meilleurs de leur génération et ont marqué de leur empreinte l’histoire du football africain.

    Avec de carrières brillantes, ces talents africains n’évoluent plus dans les cinq majeurs européens et sont moins présents dans l’actualité sportive. D’autres parmi eux ont raccroché les crampons et se donnent à d’autres activités. Afrotribune vous donne des nouvelles de ces anciens internationaux du continent.

     Frederic Omar Kanouté

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    Depuis qu’il s’est retiré, l’ancien joueur de FC Séville envisage une reconversion en tant qu’entraîneur. En 2015, l’équipe jeune de FC Séville lui a été confiée. Il a d’ailleurs bouclé sa formation de Licence A. Le Ballon d’or africain 2007 est pressenti comme futur sélectionneur des Aigles du Mali. Selon les informations il devrait succéder à Alain Giresse qui a démissionné en février dernier.

    El Hadji Diouf

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    Il y a quinze ans, El Hadji Diouf illuminait de tout son talent la participation du Sénégal à la coupe du monde 2002. L’ancien joueur des Reds a depuis quitté les terrains. Celui qui a été deux fois ballon d’or africain et finaliste de la CAN 2002 profite de sa retraite à Dakar. Selon les informations, El Hadji Diouf est conseiller sportif du président Macky Sall et ambassadeur de bonne volonté du gouvernement sénégalais.

    Didier Drogba

    Image result for Didier DrogbaA 39 ans, celui qui a l’un des palmarès les plus attrayants joue désormais en deuxième division américaine. Didier Drogba, troisième meilleur buteur mondial de la décennie entre 2001-2010 (83 buts) est actuellement en contrat avec le club Phoenix dont il est copropriétaire. L’ancien joueur de Chelsea a indiqué il y a quelques semaines mettre un terme à sa carrière l’année prochaine. Drogba envisage se consacrer à ses multiples projets, notamment l’acquisition d’une franchise en MLS, la ligue américaine de football à l’horizon 2020. L’ancien joueur marseillais devrait également lancer sa marque de chaussure dénommée « JAD ». En novembre, Didier Drogba a fait partie des joueurs africains qui ont condamné « l’esclavage en Libye ».

    Samuel Eto’o

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    Quadruple ballon d’or africain, l’attaquant camerounais est le meilleur buteur de l’histoire de la coupe d’Afrique des nations. Samuel Eto’o qui a déjà évolué dans de nombreux grands clubs européens, notamment au FC Barcelone n’a pas encore arrêté sa carrière malgré son âge avancé (36 ans). L’ancien barcelonais évolue désormais en Turquie avec le club d’Antalyaspor. Souvent intéressé par les questions qui touchent au développement du continent, Samuel Eto’o s’était également indigné contre la vente de migrants africains en Libye.

    Michael Essien

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    L’ancien Black star continue de jouer loin de l’Europe où il a évolué dans des grands clubs comme Chelsea, le Real Madrid ou le Milan AC. A 34 ans, Michaël Essien, celui qui a été élu dans le onze type de la CAN 2008 évolue désormais au Persib Bandung, un club de première division indonésienne.

    Mido

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    C’est sans doute l’un des meilleurs talents de sa génération. Malgré son énorme potentiel, Mido n’a jamais réussi à confirmer durant sa carrière tout le bien qu’on pensait de lui. Sulfureux, l’Égyptien a évolué dans plusieurs clubs européens où il n’a pas fait fortes impressions. Désormais en retraite, l’ancien joueur de Marseille et de Tottenham intervient en tant que consultant sur certaines chaînes de son pays. Mido est surtout entraîneur du club Wadi Degla.

    Seydou Keita

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    Ancien capitaine emblématique des Aigles du Mali, Seydou Keita est le joueur le plus titré de l’histoire du football malien. Mais depuis quelques années, le milieu de terrain n’est plus visible sur les terrains européens. L’ancien joueur du FC Barcelone évolue désormais à El Jaish SC au Qatar et se dirige progressivement vers la fin de sa carrière.

    Mohamed Aboutrika

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    Mohamed Aboutrika est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football africain. L’Égyptien a dans sa carrière, remporté Coupes d’Afrique des nations (CAN) d’affilée. Il a également gagné cinq Ligues des champions et quatre super coupes d’Afrique. L’attaquant a également été sacré sept fois champion de son pays avec le Al Ahly. Celui qui a pris sa retraite internationale depuis 2013 reviendra-t-il en sélection ? La qualification de l’Égypte à la prochaine coupe du monde a fait naître dans le public sportif l’envie de « revoir Aboutrika reporter le maillot national ».