Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • À 27 ans, il quitte le MIT aux USA pour entreprendre au Nigeria

    À 27 ans, il quitte le MIT aux USA pour entreprendre au Nigeria

    Grâce à l’initiative de ce jeune entrepreneur, la classe moyenne nigériane arrive à payer mensuellement ses loyers. Obina Okwodu a 27 ans et affiche un parcours brillant. Diplômé du MIT aux États-Unis, le Nigérian a également étudié en génie civil. Cet expert en sciences de gestion a surtout travaillé en tant qu’analyste dans une banque.

    Il a pourtant préféré rentrer en 2015 dans son pays pour venir en aide aux populations. Obina Okwodu a fondé Fiber, une plateforme en ligne de location. L’entrepreneur travaille avec des propriétaires pour permettre à certains de ses compatriotes de payer leur loyer. Basé à Lagos, Fiber permet en effet à des Nigérians de vivre dans des maisons entièrement meublées et de payer leur loyer mensuellement.

    Les maisons sont approvisionnées en fonction de la demande. Après que les utilisateurs fassent des demandes sur le site Web, Fibre recherche les appartements qui correspondent le mieux à leurs critères. Les locataires sont ensuite bloqués dans des contrats d’un an et ils doivent payer 25% de la redevance annuelle à l’avance – c’est essentiellement le loyer de trois mois – pour obtenir les clés. Ils répartissent ensuite ce qui reste du loyer au cours des 11 prochains mois.

    Avant l’existence des services de Fiber, même les personnes de la classe moyenne devaient payer par exemple deux ans de loyer avant d’occuper l’endroit où ils veulent vivre. Selon Obina Okwodu, le marché immobilier au Nigeria traite 100% de la population locative comme si elle était à 100% risquée. Il explique qu’il y a encore d’autres problèmes que Fiber envisage résoudre.

    Alors que Fiber ne couvre que Lagos, Obina Okwodu prévoit étendre la plateforme à d’autres villes du pays pour « soulager ses compatriotes ».

  • À 27 ans, cet entrepreneur contrôle le marché du riz local au Nigéria

    À 27 ans, cet entrepreneur contrôle le marché du riz local au Nigéria

    Abubakar Sadiq Mohamed Falalu à moins de 30 ans et est à la tête d’une entreprise qui brasse des millions. Le Nigérian est le fondateur de Falgates, une entreprise de culture et de transformation du riz. Il explique être guidé par l’objectif de fournir au marché local du riz produit des Nigérians pour des Nigérians. « Nous visons à fournir le meilleur riz blanchi de qualité au marché nigérian. La qualité est notre priorité numéro un, car nous croyons que la qualité est ce qui fait le bonheur de nos clients », justifie-t-il.

    Pour le bon fonctionnement de son entreprise, Abubakar Sadiq Mohamed Falalu dispose d’un moulin à riz. La machine est capable de moudre 15 tonnes de riz par jour. Installée dans le nord du pays, l’entreprise emploie près de 200 personnes. Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 400000 dollars, Falgates connaît un succès grâce à la qualité de ses produits.

    Selon Abubakar Sadiq Mohamed Falalu, le respect des clients et l’adaptation à leur besoin font la particularité de Falgates. L’entreprise fournit d’ailleurs des riz pour l’exportation et l’usage domestique. Comme d’autres jeunes entrepreneurs de sa génération, le fondateur de Falgates veut contribuer à l’essor économique de son pays. Il confie être confronté à différents défis, notamment convaincre certains de ses compatriotes à s’intéresser à la production locale.

    Désigné par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent, Abubakar Sadiq Mohamed Falalu sait que l’évolution de son entreprise dépendra de ses stratégies à faire aimer le riz 100% nigérian.

  • Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires

    Brigitha Faustin [31 ans] séduit le marché tanzanien avec ses huiles culinaires

    En Tanzanie, des agriculteurs vouent une admiration pour cette jeune entrepreneure. Brigitha Faustin a 31 ans ; et le moins qu’on puisse est qu’elle a ouvert et garanti des marchés durables pour les produits de nombreux de ses compatriotes agriculteurs. La jeune entrepreneure a fondé en effet OBRI Company, une entreprise agro-industrielle dont les principales activités comprennent la production et la mise en bouteille d’huiles comestibles de la marque OBRI. Compte tenu de la qualité des huiles culinaires d’OBRI Company, ils sont vendus en détail dans les boutiques du pays.

    Brigitha Faustin insiste sur le fait que les produits OBRI sont fabriqués en Tanzanie. Des matières premières jusqu’à la fabrication tout est fait par la société qu’elle dirige. Du fait du caractère social d’OBRI Company, Brigitha Faustin est préoccupée par l’idée de toujours soutenir les agriculteurs et les communautés. Selon elle, le modèle social et coopératif de son entreprise favorise des opportunités économiques pour les organisations coopératives, les associations d’agriculteurs et les communautés grâce à l’application innovante de pratiques commerciales saines.

    Dans un pays où la plupart des huiles comestibles sont importées et vendues au prix fort, l’entrepreneure envisage désormais faire consommer des huiles made in Tanzanie à ses compatriotes. Brigitha Faustin souhaite aussi que des femmes s’intéressent davantage au secteur de l’agro-industrie. Jusqu’à 2020, Brigitha Faustin veut développer son entreprise à travers l’Afrique orientale et australe, avec de jeunes qui veulent faire évoluer leur société.

  • Rajiv Mehta, [32 ans], millionnaire au Kenya grâce à la publicité

    Rajiv Mehta, [32 ans], millionnaire au Kenya grâce à la publicité

    32 ans et déjà une dizaine d’années de vie entrepreneuriale marquée la réussite. Rajiv Mehta a fondé en 2008 Tangerine Investments, une entreprise de publicité extérieure qui utilise des véhicules de transport en commun, des poubelles et des poteaux de rue pour commercialiser des biens de consommation de premier plan au Kenya. En dix ans, l’entrepreneur fait désormais un chiffre d’affaires annuel de plus d’un million de dollars. Parmi ses clients, Rajiv Mehta peut se targuer de compter Kenya Airways, Pizza Inn, Subway ou encore Coca Cola HP.

    Avant de lancer son entreprise, Rajiv Mehta a connu des moments difficiles. L’entrepreneur évoque le décès de son père, l’abandon de ses études universitaires et le manque de soutiens des membres de sa famille. C’est alors qu’il décide de se lancer dans la vie active pour s’occuper de sa maman et de ses frères et sœurs. Rajiv Mehta importe des mastics liquides et des accessoires, notamment des treuils de voiture qu’il vend à des clients locaux. En parallèle, il multiplie de petits jobs et travaillait même les nuits.

    L’aventure Tangerine

    Il finit par se lancer dans le domaine de la publicité. Tangerine Investments qu’il a créé est devenu une société publicitaire importante au Kenya. Son entreprise compte désormais parmi sa clientèle plus de 500 entreprises, notamment des multinationales et des entreprises locales. Tangerine Investments couvre toutes les villes du pays avec ses services. « Nous travaillons sur les besoins de nos clients et nous nous assurons que nous essayons de leur fournir ce qu’ils recherchent », soutient-il.

    L’entreprise s’est surtout diversifiée en offrant ses services dans des pays de la sous-région. Rajiv Mehta affirme que Tangerine Investments s’est associé à des entreprises étrangères. La vision de Rajiv Mehta est de développer Tangerine Investments comme une entreprise mondiale de publicité extérieure et d’impression présente dans tous les continents du monde. L’entrepreneur s’intéresse aussi à d’autres domaines. Il a étendu les services de son entreprise à d’autres secteurs tels que le commerce électronique, la santé.

    À de jeunes entrepreneurs africains qui souhaitent lui emboiter le pas, l’entrepreneur kenyan leur conseille de donner le meilleur d’eux-mêmes. « N’ayez jamais peur de prendre un risque. N’écoutez pas non plus les autres qui sont toujours négatifs et disent que vous ne pouvez pas faire quelque chose à cause de la concurrence. Lisez les histoires de réussite », déclare celui qui est l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent.

  • En Afrique francophone, les salles de cinéma refont surface

    En Afrique francophone, les salles de cinéma refont surface

    Ces dernières années ont été difficiles pour les cinéastes en Afrique francophone. Pas plus tard qu’en 2015, il n’y avait pas de salle de cinéma au Cameroun et les cinéastes ne pouvaient faire passer leurs films aux spectateurs qu’à travers des DVD, en dépit des risques de piratage.

    La réalité est écœurante dans de nombreux pays africains où bien de cinémas avaient fermé après une apparition et un apogée dans les années 1960 et 1970.  En cette période-là, Yaoundé avait jusqu’à 7 salles. Les chaînes cinématographiques ont commencé à revenir dans plusieurs pays au milieu des années 2000, mais les progrès n’ont pas été réguliers.

    Alors qu’un pays comme l’Afrique du Sud abrite des dizaines de salles de cinéma et que Nollywood a connu une émergence rapide, les entrepreneurs nigérians ont reconstruit leurs théâtres locaux, quand dans une grande partie de l’Afrique francophone, les théâtres ont pratiquement disparu.

    Renouveau

    La réalité change lentement avec les médias internationaux et les géants de la technologie, faisant une pièce pour un marché jeune avec plus de 120 millions de personnes dans 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Orange, le géant français des télécoms en Afrique francophone s’associe à CanalOlympia, le réseau cinématographique détenu par le géant français des médias Vivendi, pour équiper sa chaîne de huit cinémas qui ont été ouverts ces sept dernières années dans sept pays francophones. D’ailleurs, Vivendi prévoit d’étendre sa chaîne de cinémas dans la région à 20 d’ici la fin de l’année.

    Dans cette perspective d’attirer à nouveau les populations, des solutions plus faciles ont été proposées. Les cinéphiles pourront acheter des billets avec Orange Money par exemple, le service d’argent mobile avec 37 millions d’utilisateurs.

    L’implication d’Orange Studios, la filiale de l’entreprise, axée sur le cinéma, dans les industries cinématographiques francophones locales a consisté à financer des cinéastes locaux à travers des coproductions et à lancer des services de streaming vidéo dans des pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

    Une plus grande diffusion des cinémas est essentielle pour les industries cinématographiques africaines locales, car elles offrent aux cinéastes un flux de revenus important qui est crucial pour faire des profits. L’avantage, c’est que les cinéastes sont libérés des films directement sur DVD qui laissent généralement les cinéastes sans gains à cause des piratages favorisés par les faibles lois sur la propriété intellectuelle et la culture de l’application.

    Cette année, le film à succès de Marvel, Black Panther, a rapporté plus de 9 millions de dollars à travers le continent. Ce ne sont pas seulement les superproductions américaines. Le Nigeria, qui abrite Nollywood, la plus grande industrie cinématographique du continent, commence à voir une nouvelle génération de films et de cinéastes battre des records au box-office local et international. Les cinéastes africains ont désormais de nombreux défis à relever.

  • Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Au Ghana, l’entrepreneur Nelson Boateng s’est fait célèbre en recyclant les déchets plastiques pour fabriquer des blocs de construction moins chers et construire des routes.

    La mauvaise qualité de l’assainissement coûte au pays 290 millions de dollars par an au Ghana et une bonne partie des déchets sont constitués de plastiques dont seulement 10% sont recyclés. Le gouvernement a envisagé d’interdire l’utilisation de plastiques non biodégradables, mais les inquiétudes concernant les pertes d’emplois sont énormes et ces propositions ont finalement été mises de côté.

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    Nelson Boateng, 33 ans, connait bien depuis qu’il a commencé à travailler dans une usine à l’âge de 13 ans, les plastiques. En 2015, craignant l’interdiction imminente d’une interdiction des plastiques, Nelplast, entreprise de Boateng est poussé à penser à un moyen de garder l’entreprise en vie.

    Utilisant les connaissances acquises de manière informelle par des ingénieurs avec lesquels il avait travaillé, il a mis au point un procédé de production qui mélange du sable avec du plastique et de l’oxyde rouge pour fabriquer des blocs de pavage d’un pied carré. Il a déposé une demande de brevet qui doit encore être approuvée.

    Nouveauté

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    L’utilisation de plastiques jetés dans la construction de routes a été expérimentée ailleurs.

    « En Inde, ils mettent les plastiques dans l’asphalte pour éviter les fissures et les nids de poule, mais ma technologie est très différente», explique Boateng. Le Ghanéen, lui, n’utilise pas de bitume ni de pierre. « L’asphalte est cher, mais le mien est moins cher et la durabilité est garantie », ajoute l’entrepreneur.

    À 1 $ chacun, les blocs de son entreprise sont moins chers que le prix moyen de 1,50 $ pour un bloc de béton. Ses blocs infusés de plastique ont été utilisés pour paver certaines maisons et reconstruire un tronçon de route dénivelé à Ashaiman, le canton densément peuplé où il a grandi.

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    Son entreprise, Nelplast Ghana emploie directement 60 personnes et 500 autres indirectement. Mais à 200 pâtés de maisons par jour utilisant 800 kilos de déchets plastiques, la capacité est faible pour les promoteurs immobiliers qui ont manifesté leur intérêt à utiliser ses blocs. La mise à l’échelle a été un défi parce qu’il n’a pas l’équipement nécessaire.

    Nelplast a été acceptée dans «One-District, One-Factory», le plan d’industrialisation phare du gouvernement du Ghana dont les avantages comprennent des prêts à faible intérêt allant de 50 000 à 5 millions de dollars. Une promesse faite par le ministre de l’Environnement d’aider Boateng à obtenir plus de machines pour qu’il puisse augmenter sa capacité, jusqu’à concurrence de 15 000 blocs par jour.

    Résultat de recherche d'images pour "Nelson Boateng recycling"En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes

    En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes

  • Kenya : Safaricom va lancer le premier réseau social FinTech

    Kenya : Safaricom va lancer le premier réseau social FinTech

    Au Kenya, l’opérateur de téléphonie mobile Safaricom a lancé une plateforme qui permettra à ses clients d’envoyer et de recevoir de l’argent tout en discutant.

    La décision devrait, selon certains, renforcer la position dominante du service de transfert d’argent mobile M-Pesa dans le monde, faire progresser l’ambition de Safaricom de devenir une entreprise mondiale innovante, tout en facilitant une connexion supplémentaire entre des dizaines de millions de ses abonnés.

    En effet, le service de messagerie, nommé Bonga (discuter en swahili), a été partiellement lancé le 26 avril dans des tests bêta fermés pour certains utilisateurs sur des appareils Android.

    Rapprocher

    L’application permettra aux utilisateurs de revoir leur solde sur M-Pesa, en plus de permettre aux clients de traiter de l’argent sans quitter la plateforme. Le service a été conçu pour la première fois en août 2017 et a été produit par le groupe d’innovation Alpha de la société, créé l’année dernière pour tirer parti de M-Pesa afin de favoriser l’inclusion financière.

    La sortie de Bonga positionne également Safaricom comme un site de réseautage social, permettant à ses près de 30 millions d’abonnés non seulement d’envoyer des messages directs sur une plateforme libre, mais aussi de les aider à organiser des réunions commerciales et améliorer leur expérience commerciale.

    Le gouvernement du Kenya détient une participation de 35% dans Safaricom, propriété majoritaire du groupe britannique Vodafone. Mais comme les taux d’adoption ont atteint un sommet, les fonctionnaires ont reconnu la nature «maladroite» et «loin d’être élégante» du service, disant qu’il était temps de brancher le système de porte-monnaie électronique à des applications innovatrices tierces.

    Les efforts récents de Safaricom s’apparentent aux initiatives entreprises par des applications populaires telles que WhatsApp, qui ont introduit une application métier autonome au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud pour aider à connecter plus rapidement les clients et les entreprises.

     

     

  • Babylab, le laboratoire qui invente la Côte d’Ivoire 2.0

    Babylab, le laboratoire qui invente la Côte d’Ivoire 2.0

    À Abidjan le BabyLab cofondé par Obin Guiako est une initiative qui réussit. Il s’agit d’un espace qui permet l’échange d’idées et le partage d’expériences entre différentes personnes, notamment des entrepreneurs. Depuis 2014, BabyLab accueille ainsi des personnes de divers horizons qui travaillent sur des projets à fortes composantes technologiques.

    La startup veut promouvoir la science et la technologie afin d’aider le vieux continent à vivre durablement sa transition numérique. Les activités de BabyLab concernent généralement des ateliers de recyclage de déchets informatiques. La startup fait des collectes de déchets informatiques avec lesquels de jeunes geeks fabriquent des ordinateurs dans des bidons de 20 litres.

    Partage et formation

    En parallèle, Obin Guiako fait savoir que la startup dispose d’un programme dénommé KidLab. Il vient en aide aux enfants. Ce programme leur permet de s’initier à l’informatique et à l’électronique. Les enfants âgés entre 8 et 15 ans apprennent aussi des notions sur la robotique.

    Obin Guiako considère que BabyLab contribue à bâtir en Côte d’Ivoire une économie numérique. Dans cette dynamique, l’entrepreneur ambitionne de développé le projet BabyLab dans le pays. D’autres villes devront donc abriter des espaces de travail et de partage d’expériences. Obin Guiako soutient que ces genres de projet ou de FabLab sont des moyens pour accélérer le processus de développement de l’Afrique.

    Selon l’entrepreneur, ces laboratoires doivent être vus comme des moyens de socialisation pour reconvertir chaque citoyen africain en un entrepreneur du changement. BabyLab et bien d’autres espaces de travail sur le continent sont à l’origine de l’émergence de certains projets à forte valeur ajoutée.

  • Sénégal: Babacar Birane, 29 ans, coach virtuel de startups

    Sénégal: Babacar Birane, 29 ans, coach virtuel de startups

    Babacar Birane est cofondateur de Baobab Entrepreneurship. Pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il a fait des sacrifices. Avec des études supérieures à Grenoble et des expériences professionnelles au sein des entreprises comme Airbus et Schneider Electric, il a préféré rentrer dans son pays pour se consacrer à son projet de développement. Ce Sénégalais de 29 ans est diplômé en ingénierie économique avec une spécialisation dans le management de projet.

    Avec Baobab Entrepreneurship, Babacar Birane veut offrir aux entrepreneurs les compétences pour faire face aux challenges du monde entrepreneurial. Baobab Entrepreneurship met à disposition de jeunes entrepreneurs des ressources nécessaires et des solutions de financement innovantes et diversifiées.

    Depuis 2015, Babacar Birane fait montre de son savoir avec Concree, un incubateur virtuel de Baobab Entrepreneurship. Grâce à cette plateforme, l’entrepreneur offre des services à des entreprises en quête de performance et de croissance.

    Coaching

    Le Sénégalais explique que Concree est un incubateur virtuel qui permet à un entrepreneur d’avoir accès à une communauté d’acteurs pouvant l’aider à progresser dans son projet.

    Dans cette optique, Concree a déjà aidé des entreprises installées aux États-Unis. Il ajoute qu’il s’agit d’une plateforme de partage de bonnes pratiques que les jeunes entrepreneurs peuvent utiliser pour modéliser leur projet, le tester, le valider, avant d’avoir accès à des outils pour le Business-plan.

    Récompensé il y a deux ans par le Mandela Washington fellowship et le Forum de l’entrepreneuriat en Afrique francophone, Babacar Birane est convaincu que les technologies peuvent permettre aux entrepreneurs de mieux développer leurs projets. En trois ans, la plateforme virtuelle a accompagné près de 300 entrepreneurs. Concree a incubé près de 30 startups.

  • Grâce à ce Congolais, les startups peuvent gérer leurs affaires via leurs smartphones  

    Grâce à ce Congolais, les startups peuvent gérer leurs affaires via leurs smartphones  

    À moins de 40 ans, Lez Obambi est à la tête de Wortis, une startup qu’il a lui-même créée pour venir en aide aux entrepreneurs informels. L’idée de cet entrepreneur congolais a été de mettre à disposition des nombreuses entreprises africaines qui se créent une plateforme qui peut leur permettre « d’encaisser, de gérer, de communiquer et d’analyser ».

    Lez Obambi qualifie Wortis de caisse enregistreuse comportant diverses applications. L’entrepreneur explique que Wortis permet aux petites et moyennes entreprises d’accroître leurs performances et leurs profits tout en se modernisant. Pour cet ancien fonctionnaire de la Société Nationale des Pétroles du Congo, l’avantage avec sa « box intelligente » est qu’elle peut fonctionner sans qu’on ait besoin d’ordinateur. Les responsables d’entreprise peuvent utiliser Wortis pour gérer leurs affaires à partir de leur smartphone. Ils peuvent donc suivre même à distance les activités de leurs entreprises.

    Accompagnement

    En réalité, Lez Obambi a misé sur ses connaissances en informatique pour lancer Wortis en 2015. Le Congolais est diplômé en informatique de gestion et en consulting et stratégie. Avant de lancer Wortis, Lez Obambi a co-créé en 2012 NOSIM, le premier opérateur IP en France, en Belgique et au Canada proposant des forfaits téléphoniques principalement vers l’Afrique Centrale.

    Pour s’assurer de la qualité de ses services, la startup a tenu compte des réalités africaines. Wortis dispose ainsi d’une batterie en cas de coupures d’électricité. Les utilisateurs disposent aussi d’une mémoire temporaire permettant à l’appareil de fonctionner de manière totalement autonome en cas de coupure ou mauvaise qualité d’internet. Lez Obambi affirme aussi que Wortis a démocratisé l’utilisation du code-barres pour permettre à l’Afrique de lutter contre les produits contrefaits.

    Jusqu’à la fin de cette année, Wortis prévoit créer une trentaine d’emplois pour des jeunes technico-commerciaux à Kinshasa et Brazzaville. Il faut dire que la startup est présente dans les deux Congo. Elle veut surtout renforcer sa présence sur le continent. Lez Obambi souhaite que sa startup devienne le premier partenaire dans l’accompagnement des entreprises sur le continent.