Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Le swahili devient la première langue africaine reconnue par Twitter

    Le swahili devient la première langue africaine reconnue par Twitter

    Considérée depuis au moins une décennie déjà comme langue indonésienne, le réseau de micro-blogging Twitter a finalement reconnu le swahili et offre une traduction de la populaire langue d’Afrique orientale et australe.

    Le mois dernier, frustrés par la méconnaissance des langues africaines sur les plateformes de médias sociaux, les Kényans ont lancé une campagne appelant Twitter à reconnaître le swahili, langue nationale du pays, en utilisant les hashtags #SwahiliIsNotIndonesian et #TwitterRecognizeSwahili.

    Twitter semble être attentif à cette revendication et a désormais indexé le swahili, la plus grande langue africaine indigène avec plus de 100 millions de locuteurs. Le swahili devient alors la première langue d’origine africaine reconnue sur Twitter.

    Le ministère des Sports et du Patrimoine du Kenya s’est joint aux utilisateurs de Twitter pour célébrer cet exploit. « Le kiswahili qui est largement utilisé en Afrique de l’Est est la langue nationale du Kenya et il unit le peuple du Kenya », a déclaré le ministère dans un tweet.

    Cependant, la transition n’est pas  terminée et certains locuteurs de la langue sur Twitter n’ont pas encore apprécié le travail fait. Le swahili est cependant encore à ajouter dans les paramètres de langue de Twitter.

    Notons que le swahili est parlé par plus de 50 millions de personnes et sert de langue nationale à quatre pays africains à savoir la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda et la République démocratique du Congo.

    Vers une ouverture ?

    eNitiate, une agence numérique panafricaine, a lancé la campagne #AfricanLanguagesDay il y a déjà quelques mois. Précurseur, mais même leitmotiv. eNitiate pense que les langues africaines subissent une injustice sur les réseaux sociaux. L’objectif poursuivi est d’encourager environ 300 millions d’Africains sur les réseaux sociaux à s’exprimer plus fréquemment dans leurs langues indigènes sur ces plateformes.

    La campagne avait débuté en février, et eNitiate  prévoit mener un certain nombre d’actions à l’occasion de la Journée de l’Afrique qui se déroulera le 25 mai 2018. Cette journée sera l’occasion de faire la lumière sur les langues autochtones africaines, animées par les Africains du continent et de la diaspora.

    Twitter pourrait être encore plus attentif en intégrant plus de langues africaines.

     

     

     

     

     

  • Sanndya Soazara [33 ans], la Malgache qui rêve de la solidarité africaine

    Sanndya Soazara [33 ans], la Malgache qui rêve de la solidarité africaine

     À 33 ans, la Malgache Sanndya Soazara ne nourrit qu’un rêve : favoriser toutes démarches et initiatives concrètes en faveur du développement et de la citoyenneté du Madagascar et de l’Afrique.

     Cette vie au service d’une cause commune et fort noble, Sanndya l’a choisie librement. Amoureuse des sciences sociales, la Malgache est nantie d’un diplôme français en Études politiques et sociales et s’est offert une orientation en Master professionnel Gouvernance de Projet de Développement en Afrique.

    Actuellement assistante de service social œuvrant dans le secteur médico-social en France, c’est en janvier 2014 que Sanndya a créé l’association SAVE, Solidaires et Actifs auprès des plus vulnérables et des Enfants. Association à but non lucratif, SAVE veut favoriser toutes démarches et initiatives concrètes en faveur du développement et de la citoyenneté.

    L’association dont le siège est à Sevran en Seine-Saint Denis a pour objet de promouvoir les idées de solidarité, de tolérance et de liberté. Elle œuvre pour tout projet ou microprojet lié au développement dans les domaines économique, sanitaire, social, environnemental, éducatif, humanitaire et culturel en France et à Madagascar dans le respect entre les peuples.

    Développer Madagascar

     SAVE a été créée en France à l’initiative de jeunes et étudiants malgaches désireux de contribuer au développement de leur pays d’origine par des initiatives locales, la promotion d’activités génératrices de revenus et de l’entrepreneuriat social.

    « Le constat commun des membres étant que Madagascar a besoin de la mobilisation de ses expatriés pour avancer. Ce fut l’élément fédérateur de l’association SAVE » confie Sanndya Soazara.

    Mais l’objectif n’est pas unique. D’autres problématiques ont été posées. Comme, le besoin de solidarité au sein même de la société française. Avant SAVE, les membres fondateurs participaient à des activités bénévoles, des actions sur Paris, pour aider par exemple les SDF en période de grand froid, maraudes, cafés solidaires.

    Enfin, l’inexistence d’association dite issue de l’immigration malgache dans le Département de siège social de l’association a été un dernier paramètre qui a motivé sa création, afin de constituer un lieu d’échange et de rencontre entre les membres de la diaspora.

    Save dispose d’une boutique solidaire entièrement gérée par des bénévoles. Cette boutique propose des articles divers d’artisanat malgache dont les bénéfices reviennent directement aux artisans grâce au respect d’un circuit de vente court, avec toujours comme optique la promotion de Madagascar et du ‘’Fait à Madagascar’’.

    Actuellement, SAVE prépare un grand projet qui sera la création d’un Centre social dans la ville de Diego-Suarez au nord de Madagascar. Ce centre constituera non seulement un lieu de coordination et de concertation contribuant au développement social local, mais aussi un lieu qui favorise la participation des jeunes et de tous les habitants, à la vie sociale. Le centre social mettra en œuvre des projets d’accompagnement social, d’accompagnement socio-éducatif et de création d’activités ludiques.

    SAVE ambitionne aussi créer une agence de voyages pour l’organisation de voyages et des missions solidaires qui permettront à des volontaires de France (en premier lieu) d’apporter leurs savoir-faire et leurs compétences diverses aux associations locales qui gèreront ces projets.

    Unir l’Afrique

     Les promoteurs de SAVE ont au fond d’eux, un grain de panafricanisme et d’afroptimisme. Et ce n’est pas Sanndya Soazara qui dira le contraire.

    « Le poids démographique et économique de la diaspora africaine, associé aux liens étroits entretenus avec les pays d’origine de chacun peuvent faire que cette diaspora soit une manne financière capable de grands changements économiques sur le continent, à condition d’être exploitée intelligemment », croit fermement cette dernière.

    Mais qu’à cela ne tienne, Sanndya pense qu’une union de l’Afrique est importante. Non seulement parce que les pays africains ont une histoire et un passé communs, mais surtout parce que cette union est gage d’un développement au sens large, c’est-à-dire la gestion des problèmes sanitaires, la gestion pacifique des crises régionales, la bonne gouvernance politique, et bonne gouvernance économique.

  • Souleymane Mboup: le scientifique sénégalais premier à découvrir le VIH-2

    Souleymane Mboup: le scientifique sénégalais premier à découvrir le VIH-2

    Le professeur Souleymane Mboup est un scientifique sénégalais renommé titulaire de doctorats en bactériologie, virologie et pharmacie. Il est surtout connu pour avoir découvert, avec d’autres scientifiques des États-Unis et d’Europe, un nouveau virus VIH appelé VIH- 2 par opposition au VIH- 1 qui a été découvert en premier.

    Le professeur Mboup enseignait la microbiologie à l’École de médecine et de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop au milieu des années 1980. En 1985, il a apporté aux États-Unis un récipient contenant 30 flacons de sang prélevés sur des prostituées sénégalaises. Les échantillons de sang ont été partagés avec le président du Harvard AIDS Institute, Max Essex. Les études du professeur Mboup ont révélé que le sang aurait pu être infecté par un nouveau virus ressemblant au SIDA.

    Phyllis Kanki, professeur agrégé de pathobiologie à l’École de santé publique de Harvard, a réussi à isoler la nouvelle souche du virus VIH des échantillons de sang du Sénégal. La réputation du professeur Mboup en tant que chercheur sur le SIDA a fait un bond de géant depuis lors, et surtout quand, avec ses pairs, il a présenté ses premières découvertes sur le nouveau virus HIV lors du Symposium international sur le SIDA en Afrique en novembre 1985.

    En 1994, après une étude de huit ans sur les travailleuses de sexes sénégalaises infectées par le VIH- 2, le professeur Mboup et d’autres scientifiques ont écrit un article dans Science Magazine montrant que le virus VIH- 2 était moins virulent et moins transmissible que le VIH- 1.

    Souleymane Mboup a trouvé un moyen de séparer l’ADN des globules blancs infectés par le VIH- 2 et a pu réduire de manière significative le coût du test de dépistage du VIH de 25 à 0,30 dollar au Sénégal, contribuant ainsi à réduire le taux d’infection par le VIH.

  • Ouganda: Eric Kaduru quitte un poste prestigieux pour la culture des fruits, son succès est explosif !

    Ouganda: Eric Kaduru quitte un poste prestigieux pour la culture des fruits, son succès est explosif !

    La plupart des jeunes hésiteraient avant de quitter un emploi stable pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Mais à 34 ans, Eric Kaduru a pris la décision de quitter son poste publicitaire dans la capitale, Kampala, pour devenir un entrepreneur dans le secteur de l’agriculture.

    Au début, c’était un article de magazine sur un projet agricole qui a suscité l’intérêt d’Éric Kaduru. Lui et sa femme ont fait des recherches, et c’est ainsi que l’idée de la culture de fruits est née. Il quitte alors son emploi de publicitaire en 2011 pour fonder KadAfrica, une ferme commerciale de fruits et un réseau de sous-traitants, qui relie les agriculteurs aux acheteurs.

    KadAfrica, située à Fort Portal, une ville de la région occidentale de l’Ouganda, se concentre sur la production commerciale de fruits de qualité exportables. Il vend des fruits frais utilisés pour produire du jus et de la pulpe dans tout le pays aux marchés ainsi qu’à des sociétés de jus telles que Coca-Cola.

    Changement social positif

    Un désir de changement social positif conduit l’entreprise. Sur son site Web, elle énumère les mariages précoces, les taux d’abandon scolaire parmi les filles et le manque de pouvoir économique des filles en tant que problèmes sociaux auxquels elle espère s’attaquer. Son énoncé de vision résume son objectif: «Permettre aux filles de devenir des moteurs économiques de leurs communautés».

    Kaduru a déclaré qu’au début, la plupart de ses employées étaient des femmes qui avaient besoin d’argent pour se nourrir et pour payer les frais de scolarité de leurs enfants. Kaduru a par la suite pensé que l’agriculture commerciale pouvait aider les «filles non scolarisées à avoir une vie meilleure».

    La startup offre de la formation aux filles, en particulier celles âgées de 14 à 20 ans qui ont abandonné l’école, afin qu’elles puissent créer des entreprises agricoles viables et gagner un revenu. Elle aide les filles à créer leur propre coopérative et les forme aux compétences de base en gestion d’entreprise et à l’agriculture. L’entreprise les relie aux marchés nationaux et internationaux.

    Depuis le début de ses opérations, KadAfrica a déjà embauché plus de 1 600 filles.

    En 2015, Kaduru a reçu le prix de l’alimentation en Afrique, devenant le plus jeune lauréat depuis la création du prix en 2005 pour récompenser les réalisations dans l’agriculture en Afrique.

  • Africain du Sud: une startup propose DryBath, un gel pour un  bain sans eau

    Africain du Sud: une startup propose DryBath, un gel pour un  bain sans eau

    Ludwick Marishane était encore au lycée quand il a pensé à DryBath, un gel qui fait tout le travail d’un bain sans avoir besoin d’eau. En six mois, l’adolescent avait conçu la formule pour le gel. En l’espace d’un an, il avait lancé sa startup nommée Headbody Industries.

    L’idée du produit semble simple: vous appliquez la lotion germicide et vous n’avez pas besoin de prendre un bain. Pour les personnes ayant une plomberie intérieure, cela ressemble à du matériel de camping cool. Mais pour 2,5 milliards de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à de l’eau propre, DryBath est plus une économie de vie qu’un outil de commodité.

    Dans les communautés pauvres, comme l’Afrique natale de Marishane, le gel protège les personnes qui meurent souvent de maladies facilement traitables causées par des bactéries qui prolifèrent dans l’eau stagnante. Dans les zones plus riches, le gel peut être appliqué à la pincée lorsqu’on n’a pas le temps de le rincer. La lotion nettoyante conserve l’eau dans les deux scénarios.

    En dépit de ses avantages vitaux, DryBath a été initialement inspiré par l’ami de Marishane qui était trop paresseux pour prendre un bain. L’histoire raconte qu’un jour, Ludwick Marishane et quelques copains étaient allongés au soleil quand un ami se tourna vers lui et dit: « Pourquoi quelqu’un n’invente-t-il pas quelque chose que vous pouvez mettre sur votre peau et vous n’avez pas besoin de vous baigner? » se souvient l’entrepreneur.

    Vivant à l’époque dans la province rurale du Limpopo, celui-ci avait des ressources limitées. Il avait donc fait la plupart de ses recherches sur Google et Wikipédia en utilisant seulement son téléphone portable connecté à Internet.

    Basé sur ses connaissances de la vie dans les communautés pauvres, Marishane a pris la décision de vendre DryBath dans des paquets individuels, plutôt qu’en gros. En Afrique, une personne « n’achète pas une boîte de cigarettes, elle achète une cigarette par jour, même si c’est plus cher », croit-il.

    En 2011, quatre ans après que Marishane a inventé l’idée de son produit révolutionnaire, il a remporté le prix Global Student Entrepreneur of the Year du Global Student Entrepreneur Awards Program, un concours international qui reconnaît les étudiants du secondaire, du premier cycle et des cycles supérieurs qui possèdent une entreprise ; ainsi que 10 000 $ en espèces pour financer sa startup.

    Marishane, qui étudiait à l’université de Cape Town à cette époque, avait été primé aux dépens de 1 600 autres candidats étudiants venus du monde entier.

     

  •  Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

     Nafissa Hamidou: seule sahélienne dans la production des aliments bétails au Niger

    A priori, les études supérieures de cette Nigérienne lui prédestinaient uniquement une carrière dans le secteur de la santé. Nafissa Hamidou est titulaire d’un diplôme de sage-femme. La trentenaire maitrise également les questions liées au genre et au développement.

    Mais très tôt, celle qui a éprouvé le besoin de contribuer au développement de son pays s’est engagée à aider les éleveurs nigériens. Nafissa Hamidou a créé il y a quatre ans SALMA, une entreprise qui s’est positionnée dans le secteur de l’élevage dans le but de proposer des solutions aux éleveurs.

    Avec son entreprise SALMA, Nafissa Hamidou produit des aliments pour bétail. Elle explique avoir eu l’idée de créer cette entreprise lorsqu’elle travaillait à la plateforme paysanne du Niger. L’entrepreneure ajoute avoir écouté des éleveurs se plaindre du manque d’aliment pour leur bétail.

    C’est ainsi que depuis 2014, elle produit des aliments faits à base de différents éléments nutritifs. La jeune entrepreneure confie que ces aliments augmentent la productivité des bétails.

    Les aliments produits par l’entreprise respectent les normes de l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN). Nafissa Hamidou estime être passionnée par son métier. A la tête de SALMA elle veut être un modèle pour les autres femmes du pays.

    Il faut dire que l’initiative de Nafissa Hamidou évite à l’État d’exporter des aliments nutritifs pour bétails à des coûts élevés. Issue d’une famille d’éleveurs et de nomades, Nafissa Hamidou est en pleine réussite dans son entreprise. Au point l’entrepreneure propose désormais aux éleveurs un aliment multi nutritionnel composé de fourrage broyé, de produits agro-industriels et des Minéraux. SALMA dispose de points de vente dans le pays. Les prestations de l’entreprise devront également être étendues dans d’autres régions du pays.

  • Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Aubin N’Gouan est un jeune entrepreneur qui impacte de nombreuses communautés grâce à son initiative. Ce Gabonais a cofondé il y a trois ans Solar Box, une startup qui loue et commercialise des kits solaires photovoltaïques mobiles sous forme de cubes pour capter les rayons chauffants du soleil. Diplômé en génie électrique Aubin N’Gouan a fait des études à l’École polytechnique d’Agadir. Il explique que ses « Solar Box » sont capables de fournir trois fois plus d’énergie que d’autres kits solaires.

    En réalité, pour développer son projet, l’entrepreneur s’est intéressé aux besoins principaux des populations de son pays. Il a ensuite créé sa startup dans le but d’apporter aux foyers nécessiteux de l’électricité solaire. Aubin N’Gouan reconnaît d’ailleurs avoir tout lancé dans sa chambre d’étudiant.

    Partenariat

    Selon lui, il était important de faire de l’énergie solaire une alternative énergétique sérieuse au Gabon. Le fait est que cette énergie était habituellement utilisée pour des lampes dans des zones publiques. Depuis 2015, le Solar Box proposé par l’entrepreneur est composé d’une batterie, d’un onduleur et d’un cube solaire capable de fonctionner pendant près de dix heures.

    La solution énergétique de Aubin N’Gouan comble donc le déficit énergétique constaté dans les zones rurales du pays. Solar Box propose à sa clientèle trois offres, notamment une consommation mensuelle (10000 FCFA) pour une maison et une offre premium dont peuvent bénéficier de grands bâtiments.

    Ces innovations ont permis à Aubin N’Gouan d’être récompensé par le prix du Start-upper au plan national. L’entrepreneur a déjà tissé des partenariats avec des entreprises étrangères, notamment en Chine. Aubin N’Gouan veut désormais implanter sa startup dans des pays du continent où la demande est forte.

  • Zoom sur IncubMe, le premier incubateur panafricain

    Zoom sur IncubMe, le premier incubateur panafricain

    Fin avril, le premier incubateur panafricain a été lancé à Alger, la capitale algérienne. Ce lancement intervient après plus de deux ans de recherches et de travaux. Cet incubateur a été créé grâce à de meilleurs modèles d’incubation.

    Dénommé IncubMe, cet incubateur vise à soutenir les startups sur le continent. Il s’agit également de mettre en place un cadre protecteur à des initiatives entrepreneuriales dans les pays du continent. IncubMe a donc pour objectif de mettre fin à la disparition rapide des startups qui se créent. L’incubateur va offrir toutes les chances à ces startups de réussir.

    Selon les informations, IncubMe va accompagner tous les jeunes africains porteurs d’idées. Ces derniers recevront des recommandations et seront orientés au besoin. Ils peuvent surtout bénéficier d’une période d’incubation pour renforcer leurs actions.

    Des success-stories

    Pour Kamel Oumnia, un des responsables de l’incubateur, IncubMe va également développer des startups algériennes à l’international grâce au net et aux technologies de l’information et de la communication (TIC), en élaborant, notamment des applications mobiles. Kamel Oumnia ajoute que des jeunes entrepreneurs du continent doivent profiter de IncubMe pour développer des idées ingénieuses.

    « L’Afrique dispose d’un potentiel extraordinaire par rapport à d’autres continents avec une population jeune, un territoire vaste, des ressources et des infrastructures importantes et une volonté politique d’encourager l’entrepreneuriat », souligne Kamel Oumnia. IncubMe se fixe pour objectif de révéler des histoires de succès. A cet effet, IncubMe va tisser des partenariats avec d’autres incubateurs qui existent sur le continent.

     

  • À 30 ans, Gossy Ukanwoke crée la première université en ligne au Nigeria

    À 30 ans, Gossy Ukanwoke crée la première université en ligne au Nigeria

    Cet entrepreneur nigérian de 30 ans est connu pour ses initiatives dans les domaines du numérique et de la formation professionnelle. Gossy Ukanwoke explique être passionné par l’éducation depuis son enfance, ayant grandi avec des parents enseignants.

    Il y a huit ans, alors qu’il était encore un étudiant de premier cycle, Gossy a fondé Students Circle Network (SCN) – une plate-forme qui fusionne une fonctionnalité sociale avec une riche base de données de plus de 10 000 ressources académiques, des notes aux tutoriels.

    L’entrepreneur a ensuite fondé en 2012 Beni American University Research & Development à travers lequel il a fondé Beni American University et BAU Executive Education Beni American University qui est la première université en ligne du Nigeria avec l’objectif d’éliminer les barrières qui entravent l’accès à l’enseignement supérieur en Afrique.

    BAU Executive Education permet à des étudiants d’interagir et de communiquer sur des ressources éducatives, rendant l’éducation et l’apprentissage sociaux et humains via des ressources, des groupes d’étude, des liens sociaux, des offres de bourses et des stages universitaires. L’université offre également des programmes de formation à des professionnels qui cherchent à développer leurs compétences commerciales ou managériales, à la fois en ligne et en présentiel. BAU compte plus de 8 000 étudiants en ligne et 300 autres sites spécialisés dans les affaires, la technologie et les sciences humaines avec une équipe de plus de 100 professeurs.

    Gossy Ukanwoke est également le président de EduTech Nigeria, une entreprise de technologie qui travaille avec les universités pour automatiser en ligne le parcours des étudiants, de l’inscription au diplôme, en aidant les universités africaines traditionnelles à faire passer leurs diplômes présentiels en ligne. EduTech met à la disposition des universités de meilleures technologies pour leur faciliter leurs recrutements et leurs admissions.

  • Africatopforum: le nouvel espace d’échanges entre internautes francophones

    Africatopforum: le nouvel espace d’échanges entre internautes francophones

    L’Afrique francophone tient-elle enfin son espace d’échanges destiné à répondre à ses préoccupations ? C’est le moins qu’on puisse dire. Il faut dire que la société Africa Top Sport basée à Lomé a lancé africatopforum qui devrait, selon les responsables, permettre aux Africains de trouver les bonnes réponses à leurs interrogations. Il s’agit d’un cadre de partages d’expériences avec la production de contenus sur l’Afrique. Africatopforum devrait surtout permettre aux Africains de mieux connaître leur continent.

    En Afrique subsaharienne où il existe déjà des sites d’échanges entre internautes, africatopforum entend se démarquer. La plateforme se consacre uniquement à l’Afrique, avec des salons de discussions répartis par thématique et par pays. Roger Adzafo, directeur général de Africa Top Sport explique que les internautes peuvent ainsi trouver facilement des réponses à des questions qui sont parfois spécifiques à leur région ou à leur pays.

    L’autre point positif de cette nouvelle plateforme d’échanges est la liberté donnée aux internautes de créer eux-mêmes des sujets de discussion. Selon l’équipe administratrice du site, les échanges devraient essentiellement porter sur des thématiques relatives au développement de l’Afrique. Cependant, les internautes ne peuvent pas tenir sur africatopforum des propos de haines ou inciter à des pratiques terroristes.

    « Cette plateforme peut servir de site de tutoriel pour apprendre à faire beaucoup de choses. Aujourd’hui pour maitriser certains logiciels il faut aller sur des plateformes anglophones et autres », rappelle Roger Adzafo, qui déplore cet état de fait. Le directeur général de Africa Top Sports souhaite que des spécialistes francophones profitent de la nouvelle plateforme d’échanges pour se faire connaître et partager leur savoir-faire.