Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • 4 raisons pour investir au Mozambique

    4 raisons pour investir au Mozambique

    Au cours des deux dernières décennies, le Mozambique, l’un des cinq premiers partenaires commerciaux africains de l’Afrique du Sud, a été l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent africain.

    Le pays a dépassé les moyennes régionales et mondiales de croissance, avec de riches réserves de pétrole et de gaz qui attirent des investissements substantiels à travers le monde. Lourenço Sebastião Sambo, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations du Mozambique (APIEX), a récemment déclaré que son pays a accueilli une délégation sud-africaine dirigée par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Mission, identifier et explorer les opportunités commerciales et d’investissement au Mozambique. Mais pourquoi investir en Mozambique ?

    Une économie en pleine croissance

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    Le Mozambique est en pleine réforme économique. Le pays prévoit des investissements dans le secteur de l’énergie de plus de 10 milliards de dollars dans les 10 prochaines années, ainsi que dans le secteur pétrolier et gazier, le graphite (diverses concessions minières ont commencé), le tourisme, et le secteur agricole.

    Le Fonds monétaire international et le gouvernement mozambicain prévoient une croissance du PIB de 5,3% en 2018, l’inflation devant être inférieure à 10% selon la Banque centrale du gouverneur. Un   rapport de Deloitte 2017 qualifie les perspectives économiques du Mozambique de « positives »

    Pétrole et gaz

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    Le Mozambique est  le troisième plus grand détenteur  de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique, avec des réserves d’environ 180 trillions de pieds cubes. Deux consortiums principaux, l’un dirigé par Anadarko au Texas et l’autre par l’italien ENI, veillent actuellement à ce que le Mozambique devienne un important exportateur d’ici 2023.

    Les opportunités d’investissement autour du gaz naturel abondent dans des domaines tels que la fourniture d’équipements, entraînés par la construction d’usines à gaz.

    D’autres opportunités majeures existent dans le secteur pétrolier et gazier; par exemple, Anadarko LNG Plant a promis 20 milliards de dollars US pour son projet de gaz naturel liquéfié (GNL)

    Exploitation minière

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    Le Mozambique possède des gisements importants de charbon (charbon à coke et charbon thermique de haute qualité), de rubis, du graphite, du fer, et pas que. Le pays a aussi le titane, l’apatite, le marbre, la bentonite, la bauxite, le kaolin, le cuivre, et l’or. Il détient également certains des plus importants gisements de charbon inexploités au monde.

    La société Vale du Brésil a réalisé des investissements importants dans une mine de charbon à coke. Il a été suivi par d’autres investisseurs d’Australie et d’Inde.

    Avec les investissements actuels dans l’infrastructure du pays, et l’attente que les coûts miniers en Afrique du Sud augmenteront considérablement au cours des prochaines années, le Mozambique pourrait obtenir un avantage concurrentiel régional.

    Tourisme

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    Le dernier rapport du Forum économique mondial sur la compétitivité a classé le Mozambique parmi les dix premières destinations touristiques qui devraient enregistrer une croissance plus forte de la demande de voyages d’agrément au cours de la prochaine décennie.

    Avec ses plages bien entretenues et son hospitalité réputée, le Mozambique a tout ce qu’il faut pour la prochaine «Réunion» ou «Seychelles». En effet, le gouvernement du Mozambique a choisi le tourisme comme l’un des quatre secteurs prioritaires pour l’investissement dans le cycle gouvernemental actuel.

    D’ailleurs, le tourisme est une source importante de commerce inclusif et de réduction de la pauvreté en Mozambique. Les autorités mozambicaines pensent que ce secteur peut stimuler la  compétitivité,  élargir les perspectives économiques  et offrir un  chemin vers la prospérité.

  • Mohamed Salah, ce pharaon de 25 ans qui veut conquérir l’Europe

    Mohamed Salah, ce pharaon de 25 ans qui veut conquérir l’Europe

    Si les rumeurs associent désormais le nom de Mohamed Salah, l’Égyptien de 25 ans, aux plus grands clubs européens (Real Madrid, FC Barcelone, Manchester City…) c’est à dessein. Rares sont des clubs qui ne voudraient pas Salah dans leur club.

    Samedi dernier, il faisait froid à Anfield, l’antre du club de Liverpool FC. Habituellement, avec trois points confortablement assurés, les supporteurs de ce club d’Angleterre font les premières fléchettes pour la sortie. Cependant, samedi, la situation était différente.

    Anfield avait été témoin de quelque chose hors de l’ordinaire. Un cliché au coup de sifflet final l’a prouvé. Les téléphones portables étaient prêts à saisir le moment pour la postérité. Mohamed Salah venait de produire un spectacle unique. Le ballet de l’égyptien laisse bouche bée, son manager et ses coéquipiers cherchent des superlatifs, et s’assurent que le statisticien du club passe la seconde moitié du temps, la tête embourbée dans les livres d’histoire afin de trouver les dernières références.

    En effet, en Angleterre, ces types d’affichages ne sont pas récurrents. Il est donc difficile de trouver les mots pour rendre justice à ce que Salah a fait à Watford. Le joueur s’en est rendu compte, et voilà pourquoi à la fin de la rencontre il s’est empressé de s’excuser auprès du gardien adverse, pour lui avoir planqué 4 des 5 buts marqués par son équipe, le premier d’un joueur égyptien dans le championnat anglais. Mais cela ne l’a pas empêché d’entrer au panthéon d’Anfield, comparable à John Barnes (contre Queens Park Rangers, octobre 1987), Steven Gerrard (Olympiacos, décembre 2004), Robbie Fowler (Fulham, octobre 1993) et Luis Suarez (Norwich, décembre 2013).

    Le « Mo » Sallah

    Cette nouvelle démonstration confirme que le club de Salah dispose de la 2e meilleure attaque du championnat d’Angleterre avec 73 réalisations. Mais sur le plan personnel, le Pharaon est aussi sur un piédestal, à tout le moins, très élevé. Ses performances lui permettent de prendre la tête du classement des buteurs outre-Manche avec 28 réalisations au compteur, prenant le large sur l’attaquant anglais Harry Kane (Tottenham), qui sera absent sur les pelouses pour quelques semaines. Pour nombre d’observateurs, si le natif de Najrij tient ce rythme particulier, il pourrait sans difficulté faire tomber le record de buts inscrits sur une saison de Premier League. Puisque, toutes compétitions confondues, il culmine actuellement à 36 réalisations. C’est le meilleur total d’un joueur pour sa première saison à Liverpool, Fernando Torres n’en ayant marqué que 33 lors de l’exercice 2007/08.

    Mais Salah ne se contente pas que de marquer. A son actif, 9 passes décisives en championnat. Seuls Kevin De Bruyne et Leroy Sané, tous deux de Manchester City ont fait mieux que lui.

    De sa première saison également, Salah est devenu le neuvième joueur à marquer en 20 matches différents de Premier League dans la même saison, le dernier étant Robin van Persie pour Manchester United en 2012-13.
    Il est, pour emprunter le label du manager de Liverpool Jurgen Klopp, « avide de buts » et il manœuvre efficacement pour faire mieux qu’Ian Rush, le dernier joueur d’Anfield à avoir marqué 40 buts dans une campagne.

    La 8e merveille

    Sa métamorphose, depuis que le joueur a quitté le club italien de Roma pour Liverpool, aura été en effet spectaculaire. Sur les réseaux sociaux, les amateurs des films Manga n’ont pas encore tari d’éloges envers l’homme, le caricaturant comme le personnage fictif Sangokou en mode super guerrier dans la série japonaise Dragon Ball. Et ce n’est pas faux.

    Pour nombre de ses fans d’ailleurs, il n’est pas inconcevable que l’Égyptien puisse atteindre 50 buts en mai et, même si c’est un défi de taille, le fait est qu’il a défié toutes les attentes et la logique jusqu’ici.
    Arrivé cette saison en Angleterre, le pharaon bouscule déjà l’ordre établi des choses, s’offrent gloires et records à l’échelle européenne. Mais ses quatre buts contre Watford samedi ne sont que les derniers d’une campagne qui vise, selon Jurgen Klopp, le coach de Liverpool, à assurer sa place dans le folklore d’Anfield.

    Pour son entraineur, le ballon d’or africain n’est qu’au début de son potentiel. « Salah a joué plus sur l’aile à Roma, où il avait un attaquant très dominant, Edin Dzeko. Personne ne pouvait savoir qu’il pouvait jouer comme attaquant. Nous le lui avons appris étape par étape. Nous ne savions pas exactement qu’il était capable de jouer au centre » confié Klopp, samedi dernier après le match.

    Dans chacune de ses apparitions sous la tunique rouge, Salah prend chaque sprint comme la finale du 100 mètres aux Jeux olympiques. « L’équipe s’adapte aux forces. Personne ne parle et dit: ‘’Mo, mais tu dois …’’ Pour l’instant, personne ne dit autre chose à Salah que ‘’continue’’ » rassure Jurgen Klopp.
    À un moment où l’Afrique revit la nostalgie du ballon d’or George Weah, voir Salah futur ballon d’or du continent est peut-être oser alors que le tandem Cristiano-Messi n’a pas encore connu de déclin, mais reste un rêve parmi.

  • Qui est Dr Hawa Abdi [71 ans], la Mère Teresa de Mogadiscio?

    Qui est Dr Hawa Abdi [71 ans], la Mère Teresa de Mogadiscio?

    En Somalie, le courage a un nom. C’est d’ailleurs une affaire de famille: Dr Hawa Abdi, aux côtés de ses filles, Amina et Deqo Mohamed, se sont investies dans une mission sociale dont leur rôle est partagé à parts égales entre celui de Mère Teresa et d’Hercule.

    Dans ce pays de la corne, la crise humanitaire a atteint son paroxysme. Chaque journée apporte de nouvelles violences alors que des bandes de rebelles partent sans contrôle. Ce territoire reste celui que l’ONU doigte en parlant de l’une des pires crises humanitaires dans le monde. Le système de santé, comme la majeure partie du pays, a été démoli. Il reste très peu d’hôpitaux fonctionnels. Le gouvernement ne contrôle que quelques pâtés de maisons dans cette capitale Mogadiscio déchirée par la guerre.

    Dans cette atmosphère non vivable, émerge une femme qui incarne l’abnégation et essaie tant que faire se peut, de redonner du sourire dans cet abîme de détresse.

    « Je ne peux pas m’enfuir pour me sauver »

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    Elle, c’est la docteure Hawa Abdi Diblaawe, première obstétricienne et gynécologue somalienne. Née en 1947 à Mogadiscio, Hawa est l’aînée d’une famille de cinq frères et sœurs.  Déjà à l’âge de 12 ans, elle a été témoin de la mort de sa mère pendant l’accouchement. Cela l’a conduit à très vite s’émanciper afin de pouvoir prendre soin de ses sœurs. C’est également ce phénomène malheureux qui l’a inspirée à devenir médecin pour, dit-elle, « sauver d’autres mères ».

    Dans les années 1960, à seulement 17 ans, l’adolescente somalienne gagne une bourse soviétique pour étudier la médecine à Kiev, en Ukraine, et devint très jeune obstétricienne. Après avoir obtenu un diplôme en droit à l’Université nationale somalienne, elle ouvre une clinique d’une pièce en 1983 sur les terres agricoles ancestrales de sa famille près de la ville d’Afgooye, à 25 km à l’ouest de Mogadiscio.

    Zone de sécurité

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    Lorsque la guerre civile a éclaté en 1991, la Somalie s’est finalement effondrée pour devenir une terre non gouvernée et frappée par la famine. Mais l’esprit de la Dr Hawa est resté intact. Elle a commencé à héberger des gens sur ses terres agricoles, car c’était une « zone de sécurité », et l’endroit le plus proche de Mogadiscio pour obtenir de l’eau potable.

    Dr Hawa a nourri et soigné les blessés, les malades et les mal-nourris. Sa bonne grâce fait écho au-delà de son territoire. La terre est rapidement devenue un refuge pour des milliers de personnes au milieu de la guerre.

    Près de trois décennies plus tard, les terres agricoles sont un camp de réfugiés qui abritent environ 100 000 personnes déplacées par la guerre civile principalement des femmes et des enfants de toutes les tribus, tandis que la clinique est devenue l’hôpital Hawa Abdi, un centre de 400 lits qui propose des soins gratuits.

    Cette clinique a 3 salles d’opération, une dizaine de médecins, 45 infirmières. À côté, Hawa a construit une école d’environ 1000 élèves et un centre d’éducation des adultes qui apprend aux femmes à cuisiner et à faire des vêtements.

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    Sur son territoire, elle organise des familles pour gérer des fermes et a acheté une petite flotte de bateaux de pêche pour aider à nourrir le camp.

    Alors que le Dr Hawa Abdi a reçu de l’aide, de nombreux organismes de bienfaisance refusent d’entrer en Somalie. « C’est le pays le plus dangereux », déclare Kati Marton, membre du conseil d’administration de Human Rights Watch. « Dr Abdi est à peu près la seule à faire quoi que ce soit », complète Kati Marton.

    À 71 ans et de plus en plus affaiblie, le plus grand soutien de Hawa reste deux de ses filles, Deqo et Amina,  toutes médecins qui travaillent souvent avec elle. Malgré les conditions sombres, Dr Abdi voit une lueur d’espoir. « Les femmes peuvent construire la stabilité », croit-elle.

  • À la découverte de Kris Miranda, l’étoile montante du make up au Togo

    À la découverte de Kris Miranda, l’étoile montante du make up au Togo

    À 26 ans,, Anoko Miranda Christopha Sitsofé Lawson-Placca, s’est forgé une réputation dans le make-up au Togo. La Togolaise dirige Kris MakeUp, une structure de maquillage professionnelle et artistique. Après des études universitaires en économie, elle prend la décision de devenir une maquilleuse professionnelle. Une occupation en déphasage avec ses études supérieures, reconnait celle  qui a obtenu un baccalauréat scientifique. Mais c’est avec passion qu’elle dirige sa structure.

    Plus connue dans la capitale togolaise sous le nom de Kris Miranda, l’entrepreneure a appris seule son métier. Sans formation professionnelle dans le domaine, elle est devenue une référence en suivant des techniques de maquillage en ligne. Depuis, sa structure est présente sur les réseaux sociaux, canaux par lesquels elle gagne de nouveaux clients.

    En attendant d’ouvrir un salon, l’entrepreneure reste persuadée que ses clientes préfèrent des services à domicile. Elle offre donc ses services en se déplaçant. Kris Miranda reçoit « des appels, discuté avec ses clientes et leurs livre quand il le faut leur make up ». La jeune femme précise qu’elle maquille également lors des défilés de mode et des shootings artistiques. Parfois, lors des tournages vidéo, « on me fait appel. C’est aussi le cas durant d’autres événements artistiques ».

    Cette passionnée d’art rêve grand pour sa structure. Kris Miranda envisage mieux s’implanter dans son pays. Et réfléchir ensuite sur l’élargissement de ses services. Faire connaître davantage Kris MakeUp dans la sous-région ouest-africaine.

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  • Sciences: une camerounaise lauréate du prestigieux prix OWSD-Elsevier

    Sciences: une camerounaise lauréate du prestigieux prix OWSD-Elsevier

    Cinq femmes scientifiques des pays en voie de développement ont reçu un prix international pour la recherche qui favorise le développement socio-économique et une meilleure qualité de vie. Parmi elles, la Camerounaise Germaine Djuidje Kenmoe.

    Docteure Germaine Djuidje Kenmoe a été sélectionnée aux côtés de Hasibun Naher du Bangladesh, Silvia González Pérez de l’Équateur, Dawn Iona Fox de la Guyane et Witri Wahyu Lestari de l’Indonésie. Chacune d’elle a reçu un prix en espèces de 5 000 $ US pour leur travail.

    Les prix font partie d’un partenariat de sept ans entre OWSD et la Fondation Elsevier. OWSD préside un panel de scientifiques distingués pour sélectionner les gagnants, et la Fondation Elsevier soutient avec les prix en argent pour chaque gagnant.

    De la simulation du tsunami à l’amélioration de l’efficacité énergétique en passant par la qualité de l’eau potable, ces scientifiques s’attaquent activement à certains des plus grands défis auxquels leurs communautés sont confrontées, a commenté Ylann Schemm, directeur de la Fondation Elsevier.

    Toutes les femmes n’ont pas la possibilité et l’occasion de le faire. En effet, selon les données de 2015 de l’UNESCO, dans une grande partie du monde, les femmes se heurtent à des obstacles sociaux, politiques et économiques pour consacrer leur vie professionnelle à la science.

    Inspirer les jeunes Camerounaises

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    Sur cette courte liste des scientifiques récompensées, on note que la Camerounaise Djuidje Kenmoe est la seule Africaine.

    Djuidje Kenmoe a été sélectionnée pour ses travaux sur la mécanique et l’étude des processus de frottement et d’usure au niveau moléculaire. Une recherche qui a le potentiel d’applications importantes dans le domaine de l’efficacité énergétique.

    « Recevoir le Prix de la Fondation OWSD-Elsevier signifie que ma recherche a un impact dans la communauté scientifique internationale. Cela m’aidera aussi à inspirer les jeunes filles à faire carrière en physique », a-t-elle déclaré.

    Cette Camerounaise qui veut inspirer les jeunes filles à s’intéresser aux domaines scientifiques soutient que pour devenir scientifiques dans un pays en développement, les femmes « doivent être créatives et engagées». Cela, a-t-elle ajouté, c’est parce qu’en plus du travail académique, elle sera souvent « liée à des responsabilités et à des devoirs sociaux et familiaux ». Elle reste en outre convaincue que la science et l’éducation peuvent promouvoir le changement dans sa communauté.

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    C’est pourquoi une partie de son travail consiste à convaincre les familles qu’elles «devraient offrir aux filles les mêmes opportunités qu’elles offrent à un garçon. Les filles doivent savoir que lorsqu’elles ont un emploi, elles peuvent être financièrement indépendantes et avoir un pouvoir important dans les décisions familiales ».

    Cet aspect souligne l’importance d’un prix spécifique aux femmes scientifiques qui vivent et travaillent dans les pays en voie de développement, affirme Hortensia Moreno, chercheuse à l’Université nationale autonome du Mexique et spécialiste des études de genre.

    Selon elle, ce prix fait la lumière sur la nécessité de promouvoir la présence des femmes dans des domaines scientifiques auxquels elles ont été empêchées d’entrer.

  • À la découverte de VT-BOT, le robot-enseignant du Togolais Sam Kodo

    À la découverte de VT-BOT, le robot-enseignant du Togolais Sam Kodo

    Sam Kodo est un inventeur qui bouscule tout. Avec sa nouvelle invention, ce passionné de robotique qui a pourtant étudié les lettres s’invite dans le secteur de l’éducation avec sa nouvelle trouvaille. Le Togolais a conçu un robot-enseignant dénommé VT-BOT (Virtual Teacher-Robot) avec lequel il entend apporter un soutien à l’enseignement. Début mars à Casablanca, Sam Kodo a ainsi séduit les participants lors de la première édition du festival FUTUR.E.S in Africa. L’inventeur a été distingué avec le « Prix coup de Cœur » de FUTUR.E.S in Africa 2018.

    Sam Kodo a conçu ce robot de façon particulière. En plus de vieux ordinateurs, l’inventeur a utilisé des canettes et des plastiques pour avoir le VT-BOT. Le VT-BOT dispose d’un écran, d’un haut-parleur et d’une webcam. A cela s’ajoute un « nano-ordinateur Raspberry Pi dotée d’une intelligence artificielle ».

    Premier dans ce domaine dans son pays, il confie que le VT-BOT va contribuer à l’évolution du secteur de l’éducation. Pour Sam Kodo, ce robot humanoïde est capable d’interagir à distance. Le Togolais soutient que son invention peut suppléer un enseignant en cas d’absence de ce dernier. Mais le VT-BOT peut également être une solution pour l’insuffisance d’enseignant dans certaines écoles. Pour y parvenir, le Togolais envisage améliorer la mobilité de son invention ainsi que le design.

    Les robots d’Infinite Loop

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    Il faut rappeler que ce jeune togolais de 25 ans n’est pas à sa première invention. Depuis quelques années, il a créé la startup Infinite Loop qui est spécialisée dans la robotique et l’informatique. « Je suis devenu entrepreneur, car je crois que c`est un excellent moyen de développer technologiquement mon pays et de transformer mon continent », explique-t-il. Avec sa startup, il a déjà créé un laptop dénommé LifeBook. Sam Kodo a également mis au point SmartBag, un sac solaire ordinateur. Cela lui a valu en 2015 le Prix USADF (African Development Foundation).

    Sam Kodo a remporté d’autres récompenses. Lauréat en 2013 du premier prix du Forum des jeunes entrepreneurs au Togo, le Togolais a aussi été finaliste du Prix Anzisha. Ses inventions lui ont permis d’être sélectionné dans le cadre du YALI (Young African Leaders Initiative) initié par Barack Obama. Le jeune inventeur togolais peut également compter sur une équipe de supervision de Google qui le conseille dans ces projets. Le fondateur d’Infinite Loop collabore également avec d’autres startups africaines sur des projets de robot.

     

     

  • Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    L’Afrique dépense chaque année plus de 35 milliards de dollars pour importer de la nourriture. Aujourd’hui, une start-up du Cap essaie de réduire cette facture en développant des drones intelligents pour aider les agriculteurs à augmenter leurs rendements.

    Environ 60% des Africains vivent dans les zones rurales, et ces communautés dépendent fortement de l’agriculture. Il est donc sans doute important de stimuler la productivité et d’améliorer l’accès aux outils modernes et à l’information sur la gestion des terres. À cette fin, Aerobotics est une innovation qui séduit les agriculteurs en Afrique du Sud, pays constamment secoué par la sècheresse.

    Des drones et satellites mis en contribution

    Fondée par James Paterson, la jeune entreprise espère résoudre certains de ces problèmes urgents. Selon l’entreprise, son application utilise l’intelligence artificielle et des algorithmes pour transformer l’imagerie des satellites et des drones en informations utiles dans le but d’aider les agriculteurs à identifier les zones problématiques dans les champs.

    Grâce à une caméra, les agriculteurs peuvent localiser chaque zone problématique en utilisant les coordonnées GPS. L’application, disponible sur Apple et Android, permet également de prendre des notes, des photos, ou encore de suivre les progrès de chaque zone affectée afin que les agriculteurs puissent mieux gérer leur temps et leurs ressources sur une base régulière, réduisant ainsi le gaspillage dans l’irrigation et la lutte antiparasitaire.

    En réalité, les images satellites sont utilisées pour mettre en évidence les tendances à plus long terme, tandis que les drones volent à des moments précis de la saison pour obtenir des informations plus détaillées.

    James Paterson a grandi dans une ferme fruitière près du Cap avant d’obtenir un Master en Aéronautique et Astronautique. En 2014, il a commencé à construire des drones dans son garage avec le cofondateur Benji Meltzer.

    Aerobotics promet à ses clients que les rendements vont augmenter jusqu’à 10%. La startup est désormais présente dans 11 pays, dont les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Avec près de 200 clients dans le monde (environ 85% en Afrique du Sud), les promoteurs prévoient d’étendre rapidement leurs équipes de développement commercial et le logiciel.

    Le potentiel précoce de l’entreprise a attiré l’attention du géant américain Google. La jeune équipe d’innovateurs vient de rentrer du programme Launchpad Accelerator de la société.

    Désormais, Aerobotics travaille à améliorer sa technologie afin de pouvoir promettre à ses clients des récoltes encore plus importantes.

  • Un camion ‘Made in Egypt’ pour lutter contre les pertes de blés

    Un camion ‘Made in Egypt’ pour lutter contre les pertes de blés

    Au Caire, les ingénieurs ont conçu un camion pour mettre fin aux pertes de blé pendant le transport des champs vers les silos de stockage. L’engin devrait être testé en Égypte cet été.

    Le mal est bien connu des agriculteurs égyptiens. Pendant la saison des récoltes, il n’est pas rare de voir des grains éparpillés sur les routes utilisées par les véhicules de transport. Les pertes sont souvent importantes. Et pour cause, les routes sont cahoteuses, les emballages sont souvent mauvais,  etc.

    À en croire les données du ministère de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, cette perte représente actuellement le sixième de la récolte locale, soit environ 1,1 million de dollars. C’est dans ce sens que l’ancien détenteur de ce portefeuille a décidé de s’attaquer au problème en demandant à l’Académie de la recherche scientifique de consacrer un fonds à la recherche d’une solution.

    Un camion moderne

    Le fruit de ces recherches a été présenté en décembre dernier, et sera testé pendant la prochaine saison des récoltes en juin.

    Conçu par une équipe égyptienne de l’Institut de recherche en ingénierie agricole (AENRI), sous la direction du vice-président de la recherche de l’institut, Mohamed Al-Kholy, les travaux ont été financés par une subvention d’un million de livres égyptiennes (environ 56 000 $ US) de l’Académie.

    Selon les explications de Mohamed Al-Kholy, le camion est doté d’un système pneumatique qui utilise l’air comprimé pour retenir les grains à l’intérieur du véhicule. Cela garantit que le blé peut être transporté sans aucun dommage, même sur les routes cahoteuses.

    Selon celui-ci, bien que le principal objectif de l’invention soit de faciliter le transport pour éliminer les déchets, ses potentialités vont au-delà. Par exemple, il aborde également l’un des principaux problèmes liés au transport: le fait que les agriculteurs ne peuvent peser le blé avec précision à l’aide d’outils manuels dans les silos de stockage, où les fournitures peuvent être endommagées ou contenir une grande quantité d’impuretés emballage.

    Al-Kholy confie que le camion sépare les impuretés des grains en utilisant la différence entre leurs poids. En travaillant sur le principe de la vitesse critique, l’air à l’intérieur du véhicule retient les grains tout en éliminant les impuretés.

    Mohamed Abdel-Moneim, directeur de la faculté d’agriculture de l’université de Zagazig en Égypte pense que cette innovation pourrait également être utilisée pour transporter des céréales importées, qui sont sujettes à des problèmes similaires. « L’utilisation d’un camion avec ces spécifications nous protégera complètement de ces erreurs en raison de sa capacité à séparer les impuretés des grains », croit-il.

  • Un Nigérian invente une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau

    Un Nigérian invente une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau

    Si l’idée séduit le Nigeria entier, c’est bien parce que dans les mégapoles comme Lagos ou Abuja, les embouteillages constituent des problèmes quotidiens auxquels les populations font face.

    Kehinde Durojaiye, 47 ans, est un inventeur nigérian dont la cote de popularité va grimper les jours à venir, avec un peu d’optimisme pour son projet.

    Au Nigeria, il est connu pour être sorti de son atelier dans lequel il passe une grande partie de ses journées, une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau. « Je l’ai testé dans la mer et beaucoup de gens ont été surpris qu’il puisse se déplacer sur terre et sur mer », at-il déclaré.

    Du nom de « Kenny jet », Durojaiye a parcouru dans cet engin 135 kilomètres entre Lagos et Ibadan, avec une vitesse pouvant atteindre 120 km/h sur terre et au moins six nœuds sur la mer.

    Cette voiture, dont l’inventeur a déjà 4 prototypes, a été fabriquée à partir de déchets qui abondent les dépotoirs nigérians comme un clavier d’ordinateur, un volant recyclé à partir d’un tricycle et des matériaux plastiques.

    Depuis la réussite de cette première phase de son projet, le Nigérian a monté d’un important cran en ambition. Il pense désormais créer une voiture à réaction capable de rouler sur terre, en mer et dans les airs pour un objectif intéressant : alléger le trafic et la congestion à Lagos.

    « Nous voulons que le monde entier sache qu’il est possible d’avoir une machine capable de se déplacer sur terre, sur mer et de voler, et peut-être de se déplacer sous la mer », pense-t-il. Si jusqu’ici l’inventeur dit avoir un modèle réalisable de ce nouvel engin qu’il désigne par « seacraft », il est confronté à un défi : le financement.

    Père de trois enfants, Durojaiye vit à Ikotun, une banlieue de Lagos, mais passe la plupart de son temps à Obadia, un quartier qui offre un accès à la lagune de Lagos. La raison est évidente : il préfère être proche de l’endroit où il « s’invente ».

    Actuellement, l’inventeur renommé du Nigéria travaille toujours sa magie, avec seulement son esprit et quelques ressources « très limitées ». Le « seacraft » fonctionne pour le moment sur un moteur de propulsion à réaction, la même technologie qui alimente la plupart des avions traditionnels.

    Quand il trouvera de financement pour construire son modèle final, l’engin made in Nigeria, sera capable de contenir au moins16 personnes, a-t-il promis.

  • Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    C’est enfin la reconnaissance pour cet artiste talentueux. Passionné d’art, Em’Kal Eyongakpa s’adonne depuis plusieurs années à la sculpture, à la poésie et à la photographie. L’artiste s’illustre également dans le dessin. Début mars, il a remporté le Prix d’art Henrike Grohs organisé en hommage à l’ancienne directrice de l’Institut Goethe d’Abidjan qui avait perdu la vie en 2016 à la suite d’un attentat.

    Em’Kal Eyongakpa a remporté une prime de 20000 euros devant deux autres concurrents de nationalité zimbabwéenne et togolaise. À 37 ans, l’artiste est devenu le premier lauréat de ce prix. Le président du Goethe-Institut, Klaus-Dieter Lehmann a félicité Em’Kal Eyongakpa. « Après un processus de sélection intensif, les juges ont fait un excellent choix », a-t-il déclaré.

    Ce prix biennal a pour objectif de valoriser les talents artistiques sur le continent. Les organisateurs du prix ont rappelé qu’il devra récompenser un collectif d’artistes ou d’arts pratiquant les arts.

    Polyvalence

     

    Né au Cameroun, Em’Kal Eyongakpa est diplômé en botanique et en écologie. L’artiste a préféré l’art à une carrière de médecin. S’il n’est pas très connu dans son pays, ces photographies ont pourtant été exposées dans des grandes galeries à l’étranger. Em’Kal Eyongakpa est également présent dans des grands festivals en Afrique.

    « La position multidisciplinaire de sa pratique qui comprend des connaissances issue de la science, de l’ethnobotanique, du réalisme magique, de l’expérimentation et de l’utopie répond avec justesse aux valeurs fondamentales du Prix d’art Henrike Grohs », ont déclaré les organisateurs du prix.  Em’Kal Eyongakpa espère que cette récompense va lui permettre de réaliser d’autres projets. Les œuvres de cet artiste qui déplore l’absence d’une politique culturelle au Cameroun devront désormais être objet de curiosité dans le pays.