Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Qui est Auréol Sinclair Mbakop, le roi de l’ananas camerounais?

    Qui est Auréol Sinclair Mbakop, le roi de l’ananas camerounais?

    Ingénieur d’industrie agricole et alimentaire, Auréol Sinclair MBAKOP s’est lancé en 2010 dans la production d’ananas sur ½ ha. Aujourd’hui, il fait plusieurs cultures sur plus de 100 ha.

    Le Camerounais Auréol Sinclair Mbakop, la trentaine entamée, est aujourd’hui à la tête de la société agricole moderne des ananas d’Awae (région du Centre), une entreprise qui produit près d’un million de fruits par an. Dans une première vie, il était ingénieur d’industrie agricole et alimentaire, et un ouvrier.

    En réalité, l’histoire d’amour entre l’agriculture et Auréol Sinclair Mbakop n’est pas si imminente que ça. Le jeune aurait développé une passion pour les cultures de la terre depuis son enfance, lorsqu’il se rendait chez ses grands-parents. Selon ses proches, il aimait cultiver pendant les vacances scolaires. Mais après son parcours universitaire où il a obtenu un diplôme d’ingénieur, Auréol fait face à un défi majeur : trouver un emploi correspondant à son profil. C’est alors qu’il est employé comme ouvrier dans une ananeraie, au sein de laquelle il travaille pendant trois ans. Inspiré par l’exemple de son employeur, le jeune homme se convainc de se lancer à son tour dans l’agriculture.

    Ayant bénéficié de l’aide des membres de sa famille, il parvient à obtenir un demi-hectare de terre à Awae, sur lequel il plante 20.000 pieds d’ananas. Selon son témoignage, il s’est persuadé de continuer son aventure en appréciant les récoltes de sa première expérience. « C’est alors que j’ai tout réinvesti », raconte-t-il.

    Par la suite, Auréol Sinclair Mbakop fera de nouveau appel à ses proches pour une assistance financière. Avec cet argent, il agrandit son exploitation et diversifie ses cultures progressivement en acquérant d’autres terres. Ce qui lui fait passer d’un ½ hectare à près de 100 hectares en six ans.

    « Il ne faut pas commencer tout en grand, surtout lorsqu’on n’a pas encore de grands moyens. Certes, il y a d’énormes difficultés auxquelles vous ferez face, mais on reconnaît le vrai entrepreneur lorsqu’il domine toutes les difficultés pour suivre sa vision », en déduit-il.

    Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de l’entreprise d’Auréol est estimé en millions. Son entreprise emploie près de 100 personnes à temps partiel, et ses fruits se vendent dans toute la sous-région Afrique centrale, ainsi que dans l’Union européenne. Aux jeunes entrepreneurs, Auréol Sinclair Mbakop recommande d’aller pas à pas.

    « Je dirais aux jeunes de regarder autour d’eux. D’ouvrir les yeux. Par exemple, si un jeune me regarde aujourd’hui. Est-ce que je suis triste, est-ce que j’ai peur ? Est-ce que je doute de mon avenir ? Je ne pense pas », conseille-t-il souvent.

  • Égypte : la Chine va construire un monorail à Alexandrie

    Égypte : la Chine va construire un monorail à Alexandrie

    En vue de construire un monorail de 128 kilomètres, le géant chinois de l’automobile à énergie nouvelle, BYD, a annoncé cette semaine avoir signé un accord avec les autorités de transport la ville d’Alexandrie.

    Il y a treize ans, le constructeur automobile chinois a commencé la production et la vente des véhicules en Égypte. Depuis, près d’un tiers des taxis au Caire sont fabriqués par BYD, spécialiste des véhicules électriques, à en croire Huang Zhixue, Directeur général de la division des ventes automobiles au Moyen-Orient et en Afrique de BYD.

    Alexandrie, deuxième plus grande ville égyptienne, ville historique et culturelle bien connue, est désormais en proie à de fréquents embouteillages. Et depuis 2013, le gouvernement local a commencé à explorer plusieurs solutions pour alléger la pression du trafic.

    Désormais, le fabricant chinois prévoit d’y débuter bientôt les essais de sa solution de transport public « SkyRail », faisant du pays africain sa deuxième destination outre-mer après les Philippines.

    Si le coût et les détails du projet n’ont toutefois pas été rendus publics, l’avantage du monorail, selon le fabricant, réside dans son caractère très économique. En effet, ce système de transport exige seulement un cinquième du coût du chantier d’un réseau de métro classique. Il nécessite également un tiers du temps de construction. Les trains monorails peuvent atteindre une vitesse maximale de 80 km par heure.

    Khaled Eleiwa, le président de l’Autorité des transports publics d’Alexandrie, s’attend à voir démarrer les opérations de SkyRail dans la ville portuaire le plus tôt possible.

    « Le SkyRail de BYD est un moyen de locomotion propre, abordable et sûr pour les déplacements. Utilisant un espace routier limité dans les villes, tout en minimisant les perturbations dans les quartiers résidentiels », a expliqué AD Huang, directeur général du département de vente d’automobiles du Moyen-Orient et d’Afrique de BYD.

    Le monorail fait aujourd’hui partie des quatre secteurs clés de BYD, comprenant également les voitures, les composants de téléphone mobile et les batteries. Selon Securities Times, la société a déjà reçu des commandes de dix villes.

  • Togo: la difficile vie dans les sites d’extraction de phosphate [Grand Angle]

    Togo: la difficile vie dans les sites d’extraction de phosphate [Grand Angle]

    L’exploitation du phosphate se fait dans plusieurs localités du pays. Mais les conditions de travail restent à améliorer. Reportage à Kpomé-Akadjamé, localités du sud-est Togo, qui abrite un site d’extraction.
    A une quarantaine de kilomètres au Nord-est de Lomé la capitale, se situe Kpomé, une zone de production de phosphate.

    « Il y a quelques années, une partie de ma famille a déménagé d’ici parce qu’on devait extraire du phosphate sur le sol. Ils étaient obligés de quitter », confie Agbéko, jeune conducteur de taxi moto de la localité. Cette situation, plusieurs familles l’ont vécue. Mais il faut dire qu’une fois déplacée, ces familles sont réinstallées sur d’autres sols. « C’est à Kpomé Tansi qu’ils habitent maintenant avec d’autres familles. On leur à construit une maison, un marché ».

    Mais à Dagbati, Apéyémé et Zéglé, la situation n’a pas été la même. Les populations ont dans certaines de ces localités refusé de quitter leur sol avant de céder. Ceux qui ont voulu résister disent « avoir reçu des menaces ». Ces populations déplacées n’ont pas toujours aussi été mises dans de bonnes conditions. « Elles ont été logées. On leur a fait des promesses qu’on peine toujours à réaliser », selon Agbeko.A Kpomé- Akadjamé, près du site d’extraction de Kpogamé, monsieur Attisso, 73 ans, qui a longtemps travaillé sur le site d’extraction minier confie :


    « Une fois que la décision de l’exploitation de votre sol est prise, l’entreprise vient avec ses géomètres pour les mesures nécessaires. On nous paie en fonction de la superficie de nos sols ».


    Le vieillard qui souffre aujourd’hui de problèmes d’audition avoue recevoir chaque trois mois une somme en contrepartie de son « sol récupéré ». Mais pour lui, de sérieux problèmes persistent.

    Des besoins prioritaires

    A Kpomé Akadjamé, la Société Nouvelle des Phosphates du Togo contribue t-elle au développement de la communauté locale ? « Nous demandons depuis à avoir une pompe d’eau mais ce n’est toujours pas le cas. L’électricité aussi, nous avons souffert avant de l’avoir », déclare monsieur Attisso. Pour lui, aucune raison ne peut expliquer cette situation d’autant plus que leurs besoins sont élémentaires. Un moyen d’approvisionnement en eau de bonne qualité et des WC bien construits. A ce jour, les habitants n’ont à leur disposition qu’un puits pour leur besoin en eau. La localité est électrifiée depuis quelques années avec un CEG et un dispensaire.

    Mis à part ces besoins urgents que sentent les habitants d’Akadjamé, ces derniers pensent surtout à leur progéniture. Mme Atama, revendeuse, s’interroge sur ce qui restera comme héritage aux futures générations. « On nous déplace de nos sols quand on veut, qu’aurons-nous à laisser à nos enfants ?». A Akadjamé, l’on a surtout l’impression de dilapider tout un héritage quand on « loue son sol pour l’extraction du phosphate ». Le fait est que ces sols pour la plupart, ne sont pas restaurés après l’extraction du minerai. Résultat, de grands trous béants restent présents sur les sites. Des collines de sables et même des déchets peuvent être perçus près des lieux d’extraction. « C’est incompréhensible. Sur le site de Hahotoé, ils ont l’habitude de remblayer les trous. Ici ils ont commencé par le faire. Mais entre temps, ils ont cessé », confirme Henri, ouvrier habitant à Akadjamé.

    Difficiles conditions de travail

    Pour le déplacement de ses ouvriers, la SNPT a mis à leur disposition ses pick-up et aussi des bus loués. Des moyens de transport qui « ne sont pas toujours en bon état », selon les ouvriers. Tout près du site d’extraction, des bruits assourdissants de machines se font ressentir. « C’est comme ça tous les jours. Cela dérange beaucoup. Mais nous ne pouvons rien », confie Monsieur Mensah, délégué des ouvriers. Avant de relever un autre problème sur le lieu de travail : la poussière.

    « C’est parce qu’il a plu cette semaine qu’elle a un peu diminué. La poussière rend parfois la vision floue sur le site. Il arrive même qu’à une dizaine de mètres, tu ne vois pas ton prochain. La poussière agit beaucoup sur notre santé. Avant, je ne portais pas des verres. Ce n’est plus le cas maintenant puisque ma vue à depuis un bon bout de temps, quelques problèmes ». Ce dernier poursuit : « par exemple, il y a risque qu’un engin vous renverse quand la vision sur le site n’est pas au top ou que des accidents de travail soient fréquents. Nous travaillons beaucoup. Nous méritons de meilleures conditions.»

    Les conditions de sécurité sur le site ne seraient-ils pas bien réunies ? Pour le délégué des ouvriers, « un effort reste à faire ». « L’entreprise a quand même fait un pas positif en nous assurant à 80%», laisse-t-il entendre.

    Une lutte organisée ?

    Au nombre de 1581, les ouvriers de Kpogamé déplorent le manque de tenue de travail, de chaussures de sécurité. « Nos textes le disent. Après chaque 18 mois, notre employeur devrait nous doter de tous ces matériels », affirme Fréderic, ouvrier compteur-pelle depuis plus de dix ans. Pour ce quadragénaire, les conditions de travail sont « difficiles ». « Les conditions que nous vivons nous tuent peu à peu. Quand je suis au travail, je me sens inquiet. C’est quand je suis au repos ou en congé chez moi à la maison que je me sens à l’aise ». Les ouvriers ont, en effet, chaque semaine un jour de repos et dans l’année, un mois de congé. Frédéric évoque même certains de ses amis ouvriers qui ont abandonné. « Ils ont raccroché. Certains, parce qu’ils ne pouvaient plus. D’autres, parce qu’ils avaient trouvé mieux ailleurs. »

    En 2003, quand Henri a commencé par travailler comme ouvrier occasionnel sur le site minier, il recevait 15000 francs CFA comme salaire à chaque fin de mois. Actuellement, il touche moins de 200000 francs CFA. Un salaire qu’il estime infime, comparé au travail qu’il fournit tous les jours. Des ouvriers qui pensent la même chose que lui sont légion. Pour eux, leurs responsables de syndicat « ne défendent pas bien leurs droits auprès des autorités». Un avis que ne partage pas le délégué Mensah qui affirme faire avec ses autres collègues le maximum d’effort qu’il faut.

    En octobre dernier, le syndicat des travailleurs a observé une grève de 48 heures pour différentes revendications. Il estime ne plus avoir confiance en la direction générale de la SNPT.

  • Ghana : Asamoah Gyan lance sa  compagnie aérienne ‘Baby Jet Airline’

    Ghana : Asamoah Gyan lance sa compagnie aérienne ‘Baby Jet Airline’

    Au Ghana, le footballeur Asamoah Gyan, capitaine des Black Stars, a obtenu une licence pour créer une compagnie aérienne privée dans le pays.

    Le Ghana continue d’attirer un certain nombre d’opérateurs dans l’industrie de l’aviation en raison, selon le président ghanéen Akufo-Addo, de sa démocratie stable et son industrie touristique en pleine croissance.

    Cette nouvelle compagnie arrive après l’annonce par le gouvernement du New Patriotic Party (NPP) de l’ouverture de l’industrie aérienne locale du Ghana pour attirer plus de compagnies et stimuler la concurrence.

    Alors que la bataille entre compagnies aériennes en Afrique, chacun allant pour une plus grande conquête des airs et une création de hubs dans leurs pays devient rude, le Ghana enregistre une 37e compagnie, alors qu’en fin 2016, le pays en comptait 35. Désormais dans la concurrence, Baby Jet Airlines. L’information de ce nouvel arrivage a été annoncée par le président Akufo-Addo lui-même, lors du salon aéronautique africain 2017 à l’aéroport international de Kotoka.

    « J’ai été informé  que le capitaine de notre équipe nationale senior, les Black Stars, Asamoah Gyan a obtenu une licence et travaille à la création d’une compagnie aérienne appelée “Baby Jet Airline”, a déclaré le Chef de l’État ghanéen. Et d’ajouter :


    Je veux appeler d’autres Ghanéens, tant au pays qu’à l’étranger, à investir dans le secteur de l’aviation en pleine croissance.


    De son côté, Gyan a déclaré au magazine Business Insider Sub Saharan Africa : “cela fait plusieurs mois que nous travaillons sur le dossier et nous sommes contents d’obtenir la licence. Le projet est de débuter avec les cargos de transport de marchandises sur le plan local et international. Puis avec nos partenaires, nous verrons comment élargir nos offres”.

    En effet, comme bien de pays conscient de l’importance d’être au centre des connexions aériennes, le président ghanéen veut aussi miser sur ce secteur. D’ailleurs, le prix du billet d’avion domestique est en baisse, avec la suppression des 17,5 % de TVA. D’autres efforts non moins importants ont été faits pour maintenir les prix du carburant d’aviation au Ghana à un niveau compétitif par rapport aux autres pays de la sous-région.
    Pour rappel, l’African Airshow est la première exposition et conférence aérospatiale et aéronautique de l’Afrique de l’Ouest. Il est organisé par 4 M Events, les organisateurs de l’expo d’Abu Dhabi Air, basée à Dubaï, ces trois dernières années.

  • L’hôtelier AccorHotels veut renforcer l’écosystème mobile en Afrique

    L’hôtelier AccorHotels veut renforcer l’écosystème mobile en Afrique

    AccorHotels, le leader mondial dans le domaine du voyage et du lifestyle, leader de l’hôtellerie, s’est désormais lancé dans le renforcement de l’écosystème mobile à l’échelle continentale.

    D’après de récentes études, 46 % de la population africaine (plus d’un demi-milliard de personnes) a souscrit à des services téléphoniques à fin 2015. Le nombre d’abonnés uniques devrait atteindre 725 millions d’ici 2020.

    Fort de ce constat, l’hôtelier AccorHotels veut redéfinir l’expérience client à travers le lancement d’un nouveau service digital dans ses hôtels en Afrique. Le groupe annonce un partenariat avec handy, une solution technologique conçue sur mesure pour l’industrie du voyage.

    Ce partenariat est destiné non seulement à offrir une expérience connectée agréable pour les clients, mais aussi à soutenir la force grandissante de l’écosystème mobile en Afrique. Il veut également répondre aux besoins des voyageurs africains et l’ambition du groupe est d’étendre ce service à l’ensemble de leur portfolio en Afrique d’ici 2018.

    « Les valeurs d’AccorHotels, au cours de ces 50 dernières années, n’ont cessé de refléter l’esprit entrepreneurial et l’amélioration de l’expérience client. Fondé sur ce principe, notre partenariat avec handy revêt une immense importance dans la personnalisation de notre relation clients et s’inscrit dans notre stratégie digitale actuelle qui repense et transforme l’expérience de nos clients, à chaque moment de leur séjour » a déclaré Olivier Granet, Directeur général et Directeur des Opérations Moyen-Orient et Afrique.

    Selon Terence Kwok, fondateur et CEO de Tink Labs, « Handy, sera déployé à l’échelle de l’ensemble du continent d’ici juin 2018, connectera les clients d’AccorHotels en Afrique pour qu’ils puissent profiter du continent en tant que destination voyage de premier choix, découvrir les trésors locaux et partager leurs expériences sans se soucier des problèmes de connectivité et d’information. »

    Les clients auront à leur disposition un smartphone, et ce, gratuitement, leur permettant d’appeler famille et amis grâce aux appels nationaux et internationaux, et de profiter d’Internet en illimité, même en dehors de l’hôtel. D’autres caractéristiques d’handy incluent un contenu spécifique avec une navigation facilitée, des promotions exclusives proposées par les hôtels et des services de concierge à la demande.

    Une stratégie digitale globale

    Depuis 2014, AccorHotels revendique une stratégie digitale ambitieuse. Cette stratégie, fondée sur un plan à 5 ans, vise à améliorer l’expérience digitale de ses clients, partenaires et collaborateurs constamment connectés et exposés à la réservation en ligne et aux sites comparateurs de prix. Le plan digital d’AccorHotels offre les outils nécessaires pour faire du Groupe un véritable compagnon de voyage, du processus de sélection d’un hôtel avant le voyage, jusqu’à l’après-voyage.

    Lancé dans le domaine digital depuis, AccorHotels offre des expériences uniques dans plus de 4 000 hôtels, ressorts et résidences, mais aussi plus de 2 500 résidences privées d’exception dans le monde entier. Fort de sa double expertise d’investisseur et opérateur, à travers ses divisions HotelInvest et HotelServices, AccorHotels est présent dans 95 pays.

  • Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    La Banque africaine de Développement (BAD) a publié la semaine dernière à Abidjan, des chiffres sur les PIB des pays africains.

    En se basant sur ces chiffres, le Nigéria est enregistré comme le pays le plus riche de l’Afrique sur l’année 2017. La chute des prix du baril du pétrole n’aura pas beaucoup affecté le grand pétrolier du continent.  Plutôt porté par une production en hausse et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria, représentant plus de 72% de l’ensemble des économies de la zone ouest-africaine, devrait atteindre 581 milliards $ cette année alors qu’elle n’était que 519 milliards $, en 2016.

    Longtemps resté leader de l’économie africaine, l’Afrique du Sud qui est sorti de récession au second trimestre occupe désormais le second rang. La richesse créée au cours de cette année civile par les Sud-Africains pourrait passer la barre des 276 milliards $. Grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $, l’Égypte dont l’économie est encore convalescente est troisième de ce classement.

    L’Algérie qui pourrait totaliser 170 milliards $ est désormais 4e de ce classement, suivi par l’économie soudanaise qui boucle le Top 5 avec 124 milliards $, surclassant ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, n’a droit qu’à la sixième place.

    Porté par une croissance de 4% au moins, le PIB du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres communiqués par la BAD.

    En un an, l’économie angolaise a connu une légère hausse. De 96 milliards $, le deuxième producteur africain de pétrole pèse désormais104 milliards $. L’Angola restera ainsi le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.

    L’Éthiopie, qui a enregistré ces dernières années les meilleures performances en terme de croissances sur le continent, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards l’année dernière, comme prévu par les institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

    Le Top 10 est bouclé le Kenya (77 milliards $) 9e, puis la Tanzanie (52 milliards) 10e.

    En clair, on peut en déduire que l’Afrique de l’Est est la région la plus dynamique et bien représentée dans ce classement. 4 pays de cette zone sont dans ce Top 10 (Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie). L’Afrique septentrionale est représentée par 3 pays (Égypte, Algérie, Maroc). Quant à la zone ouest-africaine, seul le Nigéria, par une croissance impressionnante, est dans ce classement.

    Rappelons que ce classement fait à base des chiffres communiqués par la BAD (et publié par l’Agence Ecofin) ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des pays concernés.

     

  • Cyclisme: un sport en quête de repères au Togo

    Cyclisme: un sport en quête de repères au Togo

    Ce n’est pas exagéré : à 23 ans, Raouf Akanga est au cyclisme togolais, ce qu’a été Mère Térésa aux orphelins.

     Demandez au jeune Raouf Akanga, le maillot jaune et pionnier du cyclisme au Togo un entretien pour parler explicitement de cette discipline pour laquelle il voue un culte, vous-vous rendrez compte de deux choses à la fois : l’endurance et la foi des pratiquants de ce sport malgré les moyens presque inexistants. Ensuite, un drôle de professionnalisme.

    Stade omnisport de Lomé. Sous l’ombre imposant de l’hôtel Radisson Blu 2 février git un vieux bâtiment de 5 pièces de chambres au maximum, aux badigeons salis, sans enseigne. Rien en commun avec cette grande villa non loin du stade de Kégué, avec une grande cour au milieu de laquelle trône un épervier posé sur un ballon de football. Le siège de la fédération du cyclisme lui, n’a pas de réputation.  En effet, en général, l’histoire même du cyclisme togolais, c’est cette histoire intéressante à sa genèse et ennuyeuse à la fin. Cette histoire a un début : 1962, avec des pages écrites par d’inlassables coureurs comme Anani Koffi, Morera Komi ou encore Rodriguez Amavi. Et ce n’est pas le président de la Fédération togolaise du Cyclisme, le très franc Monsieur Anani  Assiongbon qui dira le contraire. Le dernier tour cycliste du Togo illustre à perfection la situation: Vainqueurs au début, loosers à la fin.

    Descente aux enfers

     Le tour cycliste international organisé depuis 1989 à l’endroit des amateurs pressentait pourtant un bon avenir. L’objectif était de révéler les nouveaux talents togolais. Bilan de la mission, mitigé.

    En effet, au Togo, c’est à l’approche d’une compétition qu’on connait les cyclistes. Ils ne sont pas formés au siège. En réalité, à en croire certaines personnes de cette fédération, cette dernière et les pratiquants de ce sport sont victimes de ce qu’on peut appeler de l’injustice ou de la discrimination. Cette discrimination, elle vient du fait que les dernières aides de l’État togolais à la fédération du cyclisme datent de quelques années. Elles sont sporadiques. Et les fois qu’elles ont été reçues, rarement elles ont dépassé le cap de 10 millions, selon une source interne. Autrement, moins que le salaire mensuel du sélectionneur de l’équipe nationale togolaise de football. Alors qu’en marge de cela, le vélo professionnel offert par l’Ambassade de France pour le dernier tour cycliste a coûté un peu plus de 3 millions F CFA.

    Cette fédération se nourrit des miettes amassées après l’organisation du tour cycliste togolais dont le français Francis Ducreux se veut garant. Ou parfois, des aides du Comité olympique du Cyclisme. Raison de plus, il est difficile de former de nouveaux cyclistes au Togo.

    Seulement quelques clubs, 10 au total à Lomé, Kpalimé et ailleurs, font ce titanesque travail de perpétuation de la discipline. Sur ce coup, Raouf Akanga est encore présent avec son projet Kpalimé Cycling Project. Une association qui a pour vocation de promouvoir le cyclisme auprès des jeunes, en faisant des dons des matériels. A savoir la source de financement, elle vient des bonnes volontés, surtout de l’étranger. Et rien d’autres, ni de la fédération, ni de l’État via le ministère tutélaire.

    Par ailleurs, ces quelque 18 cyclistes togolais qui ont actuellement une licence ne vivent pas de ce métier. Ils ne sont pas « nourris par la fédération ». De même, leurs matériels leur appartiennent. Ils s’enregistrent eux même auprès des clubs où ils s’occupent de leurs formations et des frais que cela peut engendrer. Les seules choses qu’ils bénéficient de la fédération, ce sont les primes de sélections pour les compétitions.  Ou alors, à la veille d’une compétition, la fédération aide les jeunes sélectionnés avec « quelques pièces détachées » pour ceux qui ont besoin. « Nous sommes dans l’amateurisme encore. » Reconnais monsieur Émile Olympio. Pris isolément, la fédération n’a pas de matériels à proposer. Elle n’a pas un vélo. Et Raouf Akanga en a encore fait les frais lors d’un récent tour de Bénin, où son vélo a été cassé sans qu’il n’ait pas de vélo secours, alors même qu’il était en tête de course. Mais il n’en meurt pas de remords. « Nous devons nous réveiller athlètes et dirigeants, nous mettre sérieusement au travail pour faire progresser le cyclisme, » a-t-il confié.

    Alerte

      « Autrefois, les coureurs étaient dociles. Entretemps, les pays voisins nous craignaient. Mais maintenant, nous sommes arrivés à un niveau zéro », selon le secrétaire de la fédération. Ce niveau zéro est marqué par l’organisation du tour cycliste qui revient onéreuse à une fédération, actuellement en quête de repères. L’organisation d’un tour cycliste revient à plus de 40 millions de F CFA. Parfois, il arrive même qu’aux derniers moments, les choses soient modifiées. Un peu comme de la broderie, faite dans l’intention de trouver à chaque participant, de quoi ne pas rentrer au bercail bredouille.

    Le cyclisme est un peu mal vu au Togo. C’est en réalité beaucoup de choses qui échappent à ce public hilare que les cyclistes dépassent dans leurs épreuves. Un manque de soutiens alarmant. Le secrétaire avoue chaque fois déposer des demandes de sponsoring qui restent toujours sans suite. N’eût été l’amour-passion d’un enseignant cycliste français du nom d’Henry Ducreux, à l’endroit de cette épreuve sportive, devenu par le temps promoteur du cyclisme togolais, cette histoire aurait déjà écrit sa dernière page. Puisqu’en fait, c’est lui qui cherche chaque fois à la veille de la compétition, du financement.

    Mais le haut de cette histoire c’est aussi, un futur imminent, que marqueront probablement encore plus les noms comme Akanga Raouf, Mensah Walter ou encore Abino Amen, de jeunes protégés de la fédération. Elle ne jure que sur leurs talents. Soit eux, soit la fédération n’a plus d’espoirs. Même si les moyens mis à leur disposition restent très insuffisants. Le maillot jaune togolais le sait, et il nous l’a confié : « je vais toujours me battre pour trouver les moyens et représenter valablement le Togo ». Soit !

     

  • BForum: les Togolais réinventent le e-learning

    BForum: les Togolais réinventent le e-learning

    Disponible sur la toile depuis 2015, le site web BForum (Big Forum) est développé et coordonné par des Togolais qui se donnent pour mission de répondre à plusieurs préoccupations des populations.

    L’équipe en charge de ce site web est composée de DJOMATIN Boris, BAITE Thierry et de BOULEY Kossigan. Ces derniers sont partis du constat selon lequel il existe au sein de la population et au niveau de chaque couche, un manque d’information, d’orientation et de partage sur de multiples sujets. Face à leur constant, les trois entrepreneurs ont ainsi réalisé leur projet de mettre en place un site web qui servira de mettra à la disposition de la population des solutions aux différents problèmes. Le site web BForum contribue à l’éradication de ces différents problèmes. Il est réservé à tous ceux qui ont envie de « découvrir, de comprendre et d’échanger ».

    Le site web a pour but premier de former toutes personnes désireuses d’apprendre davantage. Il constitue ainsi un moyen d’éducation. Il sert aussi de canal pour former des désireux en développement personnel. BForum participe à la création d’une communauté de personnes qui vont s’aider et se soutenir en partageant les uns avec les autres leur connaissance et expérience. Une communauté dans laquelle « toutes les personnes membres se complètent pour permettre l’évolution des uns et des autres et ainsi faire évoluer le monde ».

    Disponible sur la toile depuis bientôt deux ans, www.bforum.net constitue déjà une grande plateforme de communication. Ses développeurs et coordonnateurs comptent améliorer ses offres au fil du temps.

     

     

     

     

  • Dokita Eyes: l’application santé pour les patients de Lomé

    Dokita Eyes: l’application santé pour les patients de Lomé

    Conçue pour rendre plus accessibles les soins de santé aux populations, l’application Dokita Eyes est équipée de 4 interfaces pour le patient, le pharmacien, le laborantin et le personnel soignant. 

    La conception de cette application constitue une alternative pour l’utilisation de carnet de santé, la rédaction de l’ordonnance par le médecin. Ce dernier peut grâce à l’application conseiller son patient. Dokita Eyes donne la possibilité aux patients de commander différents services de santé. Il peut s’agir de « l’achat d’un produit à la pharmacie, d’une analyse médicale ou encore d’une course pour son assurance santé ». Madzé Agbetiafa, le concepteur de l’application explique qu’une équipe a été mise en place pour satisfaire les commandes des populations. Selon lui, les produits commandés sont directement livrés à l’adresse de livraison indiquée.

    Toujours grâce à l’application les laborantins peuvent sous forme d’alertes envoyer directement à des médecin-soignants les résultats des analyses de leurs patients. Dokita Eyes est mis gratuitement à la disposition de la population. L’équipe en charge de l’application a également signé une collaboration avec l’hôpital de Bè, un centre de santé de la capitale togolaise. Madzé Agbetiafa indique également qu’un carnet de santé virtuel a été mis en place. Pour l’utiliser, les patients doivent « payer une carte numérisée « Dokita Eyes Card » au prix de 3500 F CFA pour une validité de 12 mois ».

    Plateforme d’échanges

    Cette solution mobile innovante d’E-santé, Dokita Eyes App, apporte une célérité à la prise en charge des malades à Lomé. Parce qu’elle sert à la fois de plateforme d’échanges pour le personnel soignant, de carnet de santé numérique, de canal d’accès aux services de santé pour gagner du temps. Dokita Eyes constitue un important apport dans le domaine de l’E-santé.

    L’application a d’ailleurs été finaliste du concours RFI Challenge App Afrique qui récompense les innovations numériques permettant d’améliorer la qualité des services de santé sur le continent. Fort de son succès, Dokita Eyes a également été nominée à la première édition de l’Africa Global Telecom Business (GTBM) Awards destiné à récompenser les innovations et les acteurs du monde du numérique.

     

     

  • The Boy In Savannah, le premier jeu vidéo togolais cartonne

    The Boy In Savannah, le premier jeu vidéo togolais cartonne

    Conçu sur l’initiative de jeunes togolais, le premier jeu vidéo togolais a reçu en deux ans l’adhésion de plusieurs utilisateurs.

    C’est en décembre 2015 que de jeunes togolais réunis sur le label LimPio Studio lancent la première version du jeu « The Boy in Savannah », premier jeu vidéo entièrement réalisé au Togo. Quelques mois plus tard, une version améliorée du jeu est mis en ligne « The boy in the Savannah Advanced Edition », plus innovant et dynamique.

    Tout est parti de la startup LimPio Studio, cofondé par deux jeunes togolais, Gérard Limpiyè Pana, étudiant en programmation et Pio Jules Tchédou, étudiant en architecture. Un troisième (KPANOU Loyimon Ferry) s’est occupé des sons sur la première version du jeu mais c’est une équipe de cinq personnes qui a travaillé sur la version avancée du jeu.

    Promouvoir la faune et la flore

    Le principe du jeu « The boy in Savannah » ou « le garçon dans la savane » en français est simple. Il s’agit d’un périple d’un jeune homme dans la savane. Un jeu de type runner dont l’objectif est d’atteindre le score le plus élevé tout en évitant les animaux sauvages. Au-delà de son aspect ludique, le jeu vidéo veut faire la promotion non seulement de la faune et de la flore de l’Afrique, mais aussi de sa culture.

    Selon Tchédou Pio, un des promoteurs du jeu, la phase de promotion a permis de faire accepter au sein de la population « cette création togolaise ». La prochaine étape ? Concevoir un jeu en Réalité Virtuel. « Pour cela, nous sommes à la recherche de partenaires car il nous faut du matériel de dernière génération et logiquement des casques de réalité virtuelle », explique Tchédou Pio.