Catégorie : Culture

  • En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    Croire que le Vaudou en Afrique a perdu ses lettres de noblesse à cause du modernisme, de l’éducation, de la colonisation ou des croyances exotiques est un constat erroné. Et aucun acteur ni politique ni religieux ou d’autre ne peut se permettre d’oublier son influence, ni par hypocrisie, ou par négligence.

    Pourtant, les églises ne cessent de pousser dans les coins de rue à Lomé, à Cotonou ou un peu partout dans la sous-région ouest-africaine. Il est vrai qu’il y a en Afrique, de Dakar à Lubumbashi, de Lomé à Bangui en passant par Cotonou, des forces surnaturelles, détentrices du pouvoir « du mal ». Dans la « basse population », le catholicisme et les autres religions monothéistes ont du mal à exorciser, même avec la plus grande rigueur, l’Afrique du vaudou et de ses religions polythéistes « mal-aimés ». Au Togo précisément, ce n’est pas exagéré : les églises dites de « réveil » ont beau être les endroits les mieux abrités par la population de toute catégorie, nul n’ose jouer avec la face cachée de la raison.


    L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ».


    Au Bénin, lorsqu’on parle de religion, les statistiques indiquent 27 % de chrétiens, 22 % de musulmans et 37 % d’animistes. Mais demandez qui n’a jamais consulté le Vaudou, pour un problème de stérilité, de vol, d’un sort qu’on veut retourner à l’envoyeur ou d’un décès dont on révoque une origine naturelle, et vous vous rendrez compte que les statistiques seront beaucoup plus importantes en faveur de la religion traditionnelle. La question principale n’est plus de savoir si le Vaudou est un mythe ou une réalité, la réponse est évidente. La curiosité c’est de se demander comment cela fonctionne, ou comment cette pratique surmonte l’usure des temps ?

    Toutefois, assimilé à tort ou à raison à la sorcellerie, la présence du Vaudou est souvent redoutée. C’est pourquoi les hiboux « prédateurs » de chairs humaines, les cobras vengeurs, les tortues à doubles carapaces ou les lézards polymorphes à doubles queues sont toujours craints. L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ». Dans ce domaine où les professions de foi sont très rares, il est très difficile de prouver à une tierce personne — en théorie du moins — l’efficacité du mode opératoire, ce ne sont pas que les civils qui s’en emparent.

    Le Vaudou salvateur

    1er septembre 2011. À Iroko, forêt sacrée de Kpassè en lisière de la cité côtière béninoise de Ouidah, jadis funeste fief de la traite négrière au Bénin, une foule pouvait se voir. Surtout, un Blanc dont la main gauche effleure le tronc de l’arbre vénéré. Mais qui est-il ? Le maire de Nantes et futur chef du gouvernement, le très cartésien Jean-Marc Ayrault. Et quelle requête le patron des députés du Parti socialiste, porté en février 2016 à la tête du Quai d’Orsay, soumet-il à la réincarnation végétale d’un monarque mythique du XIVe siècle ? « Que François Hollande détrône Nicolas Sarkozy au printemps suivant. » Mais, il précisera plus tard, « je n’ai formulé aucun vœu pour moi-même ».


    Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou.»


    En effet, le Bénin a vu défiler, en cachette comme au grand jour, des cohortes d’élus, candidats et ministres, exotiques ou non. Car nul politicien de l’ex-Dahomey n’oserait mépriser les forces de l’esprit, même si le politiquement correct demande le contraire. L’ancien premier ministre béninois, candidat à l’élection Lionel Zinsou ne l’ignore pas. Ce Béninois a beau passer sa première vie loin du Bénin natal, il devra s’habituer à ne pas serrer la main à tout le monde, à s’asseoir dans n’importe quelle chaise ou à boire avec n’importe quel verre. Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou. C’est pour cela que quand nos ancêtres, nos parents, nos grands-parents ont été emmenés en esclavage, leurs esprits retournent chez nous ici. »

    Vu de mauvais œil

    Le vaudou, à l’origine, n’a rien à voir avec la sorcellerie ou la magie noire. Dans la cosmogonie de l’aire culturelle Adja-Tado au sud, c’est une pratique religieuse qui consiste au culte d’un Dieu créateur (Mawou) au-dessous duquel se trouvent d’autres dieux inférieurs. Entre autres, Sakpata : dieu de la variole ; Ogoun : dieu du fer ; Mamie Wata : déesse de l’eau, etc. Eux, ils servent d’intercesseurs à l’homme pour atteindre Dieu tout-puissant. « C’est à partir de Ouidah que le vaudou s’est retrouvé partout dans le monde entier. Il faut le reconnaitre, c’est quelque chose qu’il ne faut pas nier. Le vaudou c’est quoi ? C’est la nature, les quatre éléments de la nature, les respecter et connaître et respecter leurs principes. » Explique, initié au culte vaudou.


    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse.


    Au Bénin, sous le régime révolutionnaire qui a duré 17 ans, le vaudou a été traité de tous les noms : « pratique rétrograde », « fétichisme » voire, « obscurantisme ». Cela n’a pas pour autant empêché les dépositaires du culte vaudou de continuer à pratiquer leur religion comme si de rien n’était. Un chef religieux du nord du pays, défiant les marxistes-léninistes de l’époque, est allé jusqu’à dire, non sans humour, que « depuis que le monde existe, on n’a jamais vu les bouses de vache se transformer en vache ». Comme pour leur dire que la révolution ne pouvait pas empêcher les gens de pratiquer leur religion.

    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse. Et c’est le président Nicéphore Soglo, chrétien bon teint qui, en son temps, concéda ce droit aux adeptes des religions traditionnelles.


    Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible


    Depuis, le vaudou est une religion au même titre que l’islam et le christianisme. Mieux, elle connaît un engouement et une expansion certains. « Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible », confie un religieux.

    Désormais, chaque année, le 10 janvier, des milliers d’initiés vaudou célèbrent au Bénin les quatre divinités de la nature. Venues d’Afrique, des Antilles, d’Europe ou des États-Unis, c’est sur la plage de la Porte du non-retour à Ouidah que les adeptes du culte se recueillent. Le vaudou est certes un culte ancestral, mais il n’a pas toujours eu bonne réputation, malgré environ ses 50 millions de membres à travers le monde.

    Emmanuel Vitus 

     

  • Julio Teko : la nouvelle pépite du cinéma togolais

    Julio Teko : la nouvelle pépite du cinéma togolais

    Relevé au grand public par la série « mi-temps » de la réalisatrice Angela Aquereburu, Julio Teko fait partie de la crème des comédiens  du Togo. L’homme aux multiples casquettes se présente comme un entrepreneur culturel. Promoteur du Festival « TCHALELEKEMA » il est également slameur, maître de cérémonie et poseur de voix off.

    Julio Teko (32 ans) a vu le jour au Togo mais a passé une partie de son enfance à Libreville (Gabon). Il découvre le métier de comédien sur les bancs à Aného.  Son premier rôle, il l’a joué dans la pièce « Deux tickets pour le paradis » de Jean Paul Alègre.  Julio Teko côtoie les grands noms de comédie togolaise David Ganda ou encore Koumouna Eustache. Il apparait dans quelques spots publicitaires puis dans le clip « Vodoo Sakpata » du rappeur Elom 20ce.

    En 2015, Julio Teko a participé à son premier véritable casting avec Yobo Studio sur le projet « Mi-temps », une série co-produite et diffusée par Canal+. Il garde encore les souvenirs de ce jour où toute sa vie a basculé. Malgré tout son talent  Julio n’était pas retenu pour lors du casting.

    « J’ai d’abord échoué au casting… Malgré cela, Angela Aquereburu (la réalisatrice) m’a donné une seconde chance. Ils m’ont donné quelques phrases du rôle de l’acteur Bukary que j’ai bossé en dix (10) minutes », se rappelle-t-il. Sa deuxième tentative fut concluante. « J’ai marché pour rentrer à la maison en me faisant des films dans ma tête ».

    En 2016, Julio joue le principal rôle dans la série « Hopital It » diffusée sur Tv5 Monde. Il incarne son propre personnage dans un projet dénommé  » LE REVE TOGOLAIS » et apparait également en tant que guest dans la série « ZEM » DE YOBOSTUDIOS diffusée sur TV5 Monde, peut-on lire dans sa biographie.

    Le jeune talentueux acteur fut copté par le réalisateur ivoirien Hyacinthe Hounsou pour un long métrage. En 2019, la scénariste Madie Foltek lui confie le rôle principal de la série « Oasis ». Ce projet rassemble plusieurs  acteurs togolais, béninois, burkinabés, ghanéens et ivoiriens.

    Julio Teko comme plusieurs acteurs culturels togolais est confronté aux difficultés liées à son secteur. « Ailleurs, il existe de nombreuses opportunités mais tu dois constamment montrer que c’est possible à toute la société, que tu peux en vivre et que cela peut fonctionner. C’est usant », déplore-t-il.

    Néanmoins il est loin de baisser les bras. Julio n’envisage ni abandonner sa passion, ni quitter son pays le Togo  pour l’occident. En 2015 il a crée l’association« TCHALELEKEMA » avec laquelle il participe au développement de la culture togolaise. Il est également le promoteur d’un festival qui porte le nom de l’association.

    « Je souhaite être un modèle de réussite  pour moi-même avant tout et pour les jeunes. Je veux me prouver que c’est possible d’avoir une belle carrière depuis le Togo sans partir s’exiler ailleurs », a-t-il confié aux confrères d’Afrik.com.

  • Helena Mendès : la Guinéenne créatrice de la marque de cosmétiques de luxe Mawena

    Helena Mendès : la Guinéenne créatrice de la marque de cosmétiques de luxe Mawena

    Française d’origine bissau-guinéenne, Helena Mendès était une diplomate passionnée de la géopolitique et des relations internationales. Sa vie a basculé  en 2013 lors d’une visite chez sa sœur au Mexique. Elle y côtoie les femmes de la communauté Maya. Ces derniers partagent avec elle les secrets de beauté ancestraux méconnus en occident. De retour en France, celle qui n’avait aucune connaissance dans l’univers de la cosmétique crée sa marque de produits 100% naturels dénommée Mawena.

    Mawena ( Je suis vue telle que je suis) est la marque d’une gamme de produits de luxe   utilisant les secrets des femmes du monde. Inspirée par les femmes de la communauté Maya du Mexique, Helena Mendès a organisé ces dernières en coopératives et achète les fruits de leurs récoltes à des prix supérieurs à ceux pratiqués sur le marché. L’objectif pour cette femme engagée est d’assurer des meilleures conditions de vie à ces femmes qui ont bien voulu partager avec elle, leurs rituels secrets.

    « Je découvre des rituels de beauté authentiques qui font écho avec les secrets de beauté que ma grand-mère avait transmis à ma mère et que cette dernière m’avait, à son tour, transmis. Je quitte alors le Mexique en faisant une promesse aux femmes de cette communauté : celle de retourner en France pour faire connaitre leurs secrets de beauté. En échange de la production de plantes, je leur verserai des prix raisonnables, plus élevés que sur le marché, afin de leur permettre de se nourrir et d’instruire leurs enfants. Cette économie sociale et solidaire représente le cœur de Mawena », précise Helena.

    Découragée par son entourage au début de l’aventure à cause de la couleur de sa peau, Helena n’a jamais baissé les bras. Réconfortée par le succès que rencontre Fenty de Rihanna, elle poursuit son projet en mettant en valeur aussi bien les femmes de couleur que les blanches.

    « J’ai décidé de créer Mawena parce que je ne partage pas du tout la vision de la beauté et de la femme que les grandes marques cosmétiques proposent aujourd’hui. Je pense qu’une marque de produits de beauté doit faire beaucoup plus que vendre des produits : elle doit être sincère avec elle-même et avec ses clientes, et surtout accompagner les femmes dans leur épanouissement et non les complexer », ajoute-elle.

    Aujourd’hui la marque dispose de sa propre boutique en ligne et y commercialise plusieurs produits comme Rose Marula (huile-sérum-hydratation-protection-éclat), Rose Bamboo (essence florale hydratante sans rinçage), Rose Moringa ou encore Rose Papaya.

  • Nadiaka, la styliste togolaise revalorise les artisans locaux !!!

    Nadiaka, la styliste togolaise revalorise les artisans locaux !!!

    Au Togo, elle fait partie des créateurs les plus respectées. Ses créations sont portées par plusieurs personnalités au Togo et dans la sous-région. La styliste Nadiaka qui a célébré cette année ses 15 ans de carrière avec un gigantesque défilé de mode, s’engage à revaloriser les tissus africains et les artisans locaux.

    Pour célébrer ses 15 ans de carrière, Nadiaka a essentiellement utilisés les tissus africains pour son défilé. Le Batik et le Kenté ont été à l’honneur. Au-delà de son aspect culturel, la démarche de la styliste togolais revêt une philosophie socio-économique ; promouvoir les artisans locaux et améliorer leurs conditions de vie.

    « Dans notre lutte pour le développement de l’Afrique, on s’est dit qu’il faut bien faire travailler les artisans de notre continent et consommer les produits qu’ils font. Les pagnes tissés, les pagnes Batik sont des matières africaines et nous avons tenu à valoriser ces productions. C’est quand nous les créateurs, nous arrivons à mettre en valeur ces matières qu’eux aussi peuvent avoir une forte demande et en vivre », explique-t-elle.

    Diplômée en informatique, Nadiaka (42 ans) a exercé plusieurs fonctions dans sa vie, avant de se consacrer à la mode ; sa passion.  Son goût pour l’élégance et sa rigueur sur les finitions expliquent le charme de ses créations. Début 2019, Nadiaka a fait rayonner la journaliste présentatrice togolaise Lys Djamie avec ses vestes sur mesure assorties du pagne tissé Kenté. Le journal de 20h est devenu un rendez-vous de mode.

    La styliste a déjà  présenté ses créations sur une cinquantaine de défilés en Afrique et en Europe. Elle entend désormais habiller toute l’Afrique.

    « Nous allons miser sur des représentations à l’international. Nous voulons installer des boutiques Nadiaka dans la sous-région. L’objectif de la marque c’est d’habiller toute l’Afrique. Il faut commencer par poser nos pas dans les autres pays aussi », se lance-t-elle comme défi.

     

     

     

     

  • Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Lauréate du prix de la meilleure interprétation au Fespaco avec le film  «  L’Œil du cyclone » de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye est la seule africaine, membre du jury de la 72ème édition du Festival de Cannes présidé par le réalisateur et producteur mexicain Alejandro González Iñarritu.

    Fille d’un père sénégalais et d’une mère nigériane, Maimouna N’Diaye  a vu le jour à Paris (France). Elle grandit en Guinée et poursuit ses études en France où elle obtint son diplôme d’Etude théâtrale.   En 1992, elle joue son premier grand rôle dans La Chasse aux papillons sous la direction de du cinéaste géorgien Otar Iosseliani. En 1996 Maimouna N’Diaye   prêtera sa voix à Karaba la sorcière dans  le long métrage animé à succès Kirikou du réalisateur Michel Ocelot .

    De retour en Afrique, Maimouna N’Diaye    s’installe en Côte d’Ivoire où elle intègre la troupe de théâtre Ymako Teatri. Femme à multiples casquettes, Maimouna N’Diaye     est également réalisatrice de plusieurs films documentaires dont Warbassanga et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009. Elle évoque dans ses productions des maux dont souffre sa communauté notamment, les violences faites aux femmes et le sort réservé aux personnes atteintes de troubles mentaux.

    Maimouna N’Diaye    a joué dans une quarantaine de films courts et longs métrages.  Que se soit dans « Bol d’amour » de Jacques Trabi (2001), « Jardin en automne » (2005) d’Ottar Iosseliani ou encore « Une femme pas comme les autres » de Abdoulaye Dao (2008), Maimouna N’Diaye   incarne avec perfection ses personnages.

    En 2015, Maimouna N’Diaye    joue le rôle d’une jeune avocate commise  pour juger Fargass Assandé qui incarnait un détenu accusé de plusieurs crimes. Le film « l’œil du cyclone » a glané plusieurs récompenses.  Maimouna N’Diaye     et Fargass Assandé ont respectivement été distingués, « Meilleure interprétation féminine » et «  meilleure interprétation masculine » au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).

    « C’est une grande reconnaissance pour moi et pour mon travail et je dédie ce trophée à toutes les femmes, à toutes les comédiennes », avait déclaré l’actrice panafricaine.

  • Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    C’est confirmé. Genevieve Nnaji est excellente aussi bien sur scène que derrière la caméra. L’actrice et réalisatrice nigériane a signé en avril avec Netflix pour un montant de 3,8 millions de dollars. Le géant du streaming et de la vidéo à la demande devient le distributeur du film « Lionheart » de la Nigériane.
    Fille d’un père ingénieur et d’une mère enseignante, Genevieve Nnaji a fait ses études primaires et secondaires à Methodist Girls College Yaba. Elle entame ses études supérieures à l’Université de Lagos où elle s’intéresse au cinéma.

    Genevieve Nnaji décroche son premier rôle à 19 ans. C’était dans le film « Most Wanted ». Elle devient rapidement l’un des acteurs influents de Nollywood et joue dans « Last Party », « Mark of the Beast » et dans 80 autres films.

    Devenue l’une des actrices les mieux payées dans l’industrie cinématographique nigériane, Genevieve Nnaji a remporté plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de l’année 2001 aux « City People Awards », et celui de la meilleure actrice aux Africa Movie Academy Awards (AMAA) en 2005.

    En 2018, elle a réalisé « Lionheart », un long métrage qui retrace les aventures de Adaeze, une femme chef d’entreprise qui reprend la société de son père malade avec l’aide de son oncle. Dans ce film, figurent plusieurs grands noms du cinéma nigérian comme Nkem Owoh , Pete Edochie et bien évidemment Genevieve Nnaji.
    La star nigériane a également fait une virée dans l’univers musical en 2004 en sortant son premier album « One Logologo Line », un mélange de Hip hop et des musiques urbaines. Genevieve Nnaji est depuis 2008 propriétaire de la marque de vêtement « St Genevieve ».

  • La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    Phylicia Wissa a fait son entrée dans l’univers cinématographique très jeune. A l’âge de 13 ans, la petite Californienne d’origine Congolaise fut inscrite à la Hollywood High School où elle s’initie à l’actorat. En parallèle, elle suit des cours de théâtre. En 2009, elle obtient son diplôme et participe à plusieurs tournages. Phylicia wissa Nson a déjà joué dans 25 films aux USA dont trois en 2019.

    Phylicia wissa Nson a perdu son père alors qu’elle avait 2 ans. Elle fut élevée par sa mère qui l’a accompagnée dans le choix de sa carrière. Avant de s’inscrire à la Hollywood High School, la jeune Congolaise rêvait d’être une journaliste présentatrice télé. Cependant sa passion pour le cinéma a pris le dessus.

    Après l’obtention de son diplôme en 2009, Phylicia wissa Nson a eu du mal à intégré l’univers cinématographique des USA. Elle a été rejetée sur plusieurs projets de films. Désespérée, sa mère a décidé de l’inscrire à un programme d’académie de police pour jeunes cadets. Elle déménage par lui suite à New York où elle améliore son art d’actrice en obtenant le diplôme du Conservatoire d’art dramatique de New York (NYCDA).

    De retour à Los Angeles, elle a participé à plusieurs programmes télé et web. Phylicia Wissa a joué dans « Criminal minds » (Esprits criminels) de Jeff Davis diffusé sur CBS et son réseau. En 2012, elle a joué le rôle principal dans « Color of Beauty », un cour métrage qui évoque la problématique de la peau noire en occident. Le film fut sélectionné au « Black Film Festival » de San Francisco la même année.

    Sur le cour métrage « XXV » qui retrace le parcours de 7 jeunes en quête de leurs identités, Phylicia wissa Nson a porté la casquette co-réalisatrice, actrice et co-scénariste . En 2019, elle déjà joué dans : « Overbooked », « The Obituary of Tunde Johnson et « The Office is Mine ». La congolaise apparait également dans l’épisode 20 de la saison 2 de la série « Swat ».

  • Burkina Faso : Qui est Ima Hado, vainqueur du Marley d’or 2019 ?

    Burkina Faso : Qui est Ima Hado, vainqueur du Marley d’or 2019 ?

    Au Burkina Faso, Ima Hado inspire plusieurs jeunes artistes qui souhaitent embrasser la tendance reggae.  Résidant en Europe (Italie) depuis 1991, Ima Hado s’est distingué par ses instruments de musiques atypiques. Il parvient à moderniser les instruments traditionnels comme le kundé qu’il rebaptise le « Kundé bass ». Ima Hado est le lauréat de l’édition 2019 du Marley d’or.

    Que ce soit en Italie, en Californie ou au Jamaïque, Hado ne se déplace jamais sans son Kunde bass. Ce grand instrument qui mésure deux mètres (2m) de long fait la fierté du burkinabè.

    « Quand on écoute mon son « fight in the morning », on ne se rendrait pas compte que c’est le kundé bass qui est joué. Ce kundé groove, épate les gens sur les scènes d’Europe » raconte-t-il fièrement avant d’inviter la nouvelle génération à l’adopter.

    Artiste chanteur, auteur et compositeur, Ima Hado joue également à plusieurs instruments. Il est à la fois guitariste et percussionniste. Il a sorti  plusieurs albums dont « Liberté » (1989), « Aminata »(2003), « Héritage » (2005), « Tumi » (2007), « Esperance » (2011), « Source » (2012) et  « Revolution_Time » en  2016.

    Issu d’une famille assez modeste, Ima Hado a fréquenté jusqu’en classe de 3ème avant de raccrocher. Il fut initié à la musique par son père qui fut lui-même artiste.

    « Mon papa était artiste musicien. Paix à son âme, il a vécu 110 ans. Depuis l’âge de 5 ans, je jouais la musique traditionnelle avec lui dans les cabarets, les champs, les baptêmes, les funérailles », se rappelle-t-il.

    C’est peut-être son passé difficile qui l’a amené à s’investir dans le social. Ima Hado soutient les initiatives des femmes vulnérables en milieu rural.

    « J’ai trouvé à une centaine de femmes, plus de 6 ha. J’ai réalisé des forages, des plaques solaires et chacune se débrouille. Je n’ai pas besoin de leur donner de l’argent, mais je leur apprends à se prendre en charge. En même temps, j’interviens dans l’éducation. J’ai construit une école. Beaucoup d’enfants ne fréquentaient pas, ce n’est pas joli, à quelques 20 km de la capitale », raconte-t-il modestement.

  • Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Vous avez suivi la cérémonie d’ouverture de la CAN 2017 (au Gabon) et des 8ème Jeux de la Francophonie (à Abidjan)? Vous avez surement découvert ce maitre de cérémonie hors pair avec un style américain qui séduisait plus d’un. Lui c’est Charly Tchatch de son vrai nom Hanse Charly Mougniengou. Le jeune gabonais de 30 ans impressionne par son art oratoire et son audace. Son histoire est atypique tout comme la personne.

    En année de licence en sociologie, Charly Tchatch était déjà un entrepreneur. Il achetait des friperies qu’il revendait. Avec la petite économie qu’il réalise, il se lance dans la vente des produits de la pâtisserie sur le campus.  Pour ce faire, il allait récupérer les produits à 350 f cfa qu’il venait revendre à 500 f cfa au campus. Les affaires marchaient bien pour lui jusqu’au moment où les responsables de l’université décident  de le virer du campus.

    Charly Tchatch décide alors de créer sa propre sandwicherie.  En manque de fonds d’investissement, il se tourne vers les banques pour avoir un prêt. Sans caution, ni garantie, Charly Tchatch savait qu’il avait peu de chance d’être pris au sérieux par le personnel de la banque mais il décide de tenter sa chance.  Audacieux, une fois arrivée à la banque, il demande le bureau du responsable des crédits et lui rencontre son histoire ; son parcours entrepreneurial. La dame impressionnée accepte financer  personnellement son projet.

    « Soyons audacieux. N’attendons rien de l’Etat car l’Etat ne connait pas notre état », aime-t-il dire.

    Entre temps, le petit restaurant de Charly Tchatch ne faisait pas assez de bénéfice comme prévu. Il était obligé de le fermer et se retrouve sans emploi et sans domicile. Il passe un mois chez une ex et plus d’un an dans un bureau du conseil national de la jeunesse du Gabon où il devint volontaire. Les soirs il dormait sur le plancher de son bureau.

    L’audace encore l’audace

    Dans les bureaux du conseil national de la jeunesse, Charly Tchatch s’est découvert un talent d’artiste chanteur. Ses chansons ne sont ni en français ni en anglais. C’est une invention propre à lui qu’il a baptisé le tchatching.

    « Le Tchatching  est simplement un mélange de consonnes et de syllabes qui ne respecte pas la logique de la syntaxe de la langue française et anglaise. C’est dans ce mélange que je trouve mon inspiration pour m’épanouir en musique, et avec ma voix j’essaie de transmettre une émotion. En somme consonnes et syllabes sont l’essence même du Tchatching », explique Charly Tchatch.

     

    C’est ainsi que Charly a commencé par animer les petites soirées à Libreville  jusqu’au jour où il parvient à convaincre un des organisateurs du New York Forum Africa de le laisser chanter une minute. Après cette prestation, il s’est  une fois de plus fait  inviter dans l’organisation de Coupe d’Afrique des Nations CAN 2017 en se montrant une fois de plus convainquant. Pour la première fois Charly Tchatch fait son show devant des milliers des milliers de spectateurs. Il sera aussi à Abidjan pour présenter la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Francophonie d’Abidjan.

    Charly Tchatch est aujourd’hui, maitre de cérémonie et présentateur télé, « motivateur » et artiste.

     

  • Angéline Yougbaré : la burkinabè qui transforme le pagne traditionnel en accessoires de mode

    Angéline Yougbaré : la burkinabè qui transforme le pagne traditionnel en accessoires de mode

    Diplômée en pharmacie, Dr Angéline Yougbaré n’a pas choisi entre sa carrière et sa passion. Elle cumule les deux. Appuyée par sa famille, elle a lancé en avril 2019 Fénel, la nouvelle marque d’accessoires de mode faits à base du tissu traditionnel, Faso dafani.

    A l’université (à Dakar), Angéline Yougbaré fabriquait des perles qu’elle proposait à ses camarades qui en raffolaient. Après l’obtention de son diplôme en 2012, elle rentre au Burkina Faso et exerce son métier de pharmacienne tout en continuant par proposer ses bijoux à ses potentielles clientes.
    Elle constate que le marché des perles est saturé et décide après plusieurs mois de réflexion de se reconvertir en fabrication d’accessoires de mode faits en pagnes tissés.

    « Étant à Dakar, j’ai remarqué que le pagne tissé du Burkina était très prisé par les autres communautés. J’ai commencé alors à fabriquer des pochettes et des chaussures que je vendais », explique-t-elle dans un entretien accordé à site faso.net.
    Dr Angéline Yougbaré se fait former dans ce nouveau secteur et avec l’appui de son mari, elle lance le 13 avril 2019 Fenel.

    La nouvelle marque propose une gamme diversifiée de produits allant des coiffes pour les cheveux, boucles d’oreilles assortis aux coiffes, bracelets, écharpes perlées aux sacs.
    Les hommes ne sont pas du reste. Fenel leur propose des boutons de manchettes et pinces à cravate assortis.
    Ces produits Fenel ont été bien accueillis par le public et la marque est fière de recevoir déjà des commandes internationales.

    Mariée et mère de deux enfants, Angéline Yougbaré trouvent toujours du temps pour ses différentes activités et sa famille.
    « J’ai l’avantage de travailler avec mon mari. On est un couple, des partenaires et des amis. Ça aide beaucoup, la compréhension est de mise », explique-t-elle.