Catégorie : Economie

  • Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    La Banque africaine de Développement (BAD) a publié la semaine dernière à Abidjan, des chiffres sur les PIB des pays africains.

    En se basant sur ces chiffres, le Nigéria est enregistré comme le pays le plus riche de l’Afrique sur l’année 2017. La chute des prix du baril du pétrole n’aura pas beaucoup affecté le grand pétrolier du continent.  Plutôt porté par une production en hausse et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria, représentant plus de 72% de l’ensemble des économies de la zone ouest-africaine, devrait atteindre 581 milliards $ cette année alors qu’elle n’était que 519 milliards $, en 2016.

    Longtemps resté leader de l’économie africaine, l’Afrique du Sud qui est sorti de récession au second trimestre occupe désormais le second rang. La richesse créée au cours de cette année civile par les Sud-Africains pourrait passer la barre des 276 milliards $. Grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $, l’Égypte dont l’économie est encore convalescente est troisième de ce classement.

    L’Algérie qui pourrait totaliser 170 milliards $ est désormais 4e de ce classement, suivi par l’économie soudanaise qui boucle le Top 5 avec 124 milliards $, surclassant ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, n’a droit qu’à la sixième place.

    Porté par une croissance de 4% au moins, le PIB du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres communiqués par la BAD.

    En un an, l’économie angolaise a connu une légère hausse. De 96 milliards $, le deuxième producteur africain de pétrole pèse désormais104 milliards $. L’Angola restera ainsi le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.

    L’Éthiopie, qui a enregistré ces dernières années les meilleures performances en terme de croissances sur le continent, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards l’année dernière, comme prévu par les institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

    Le Top 10 est bouclé le Kenya (77 milliards $) 9e, puis la Tanzanie (52 milliards) 10e.

    En clair, on peut en déduire que l’Afrique de l’Est est la région la plus dynamique et bien représentée dans ce classement. 4 pays de cette zone sont dans ce Top 10 (Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie). L’Afrique septentrionale est représentée par 3 pays (Égypte, Algérie, Maroc). Quant à la zone ouest-africaine, seul le Nigéria, par une croissance impressionnante, est dans ce classement.

    Rappelons que ce classement fait à base des chiffres communiqués par la BAD (et publié par l’Agence Ecofin) ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des pays concernés.

     

  • Tunisie: la construction du pont de Bizerte va durer trois ans

    Tunisie: la construction du pont de Bizerte va durer trois ans

    Estimés à 600 millions de dinars tunisiens les travaux de construction du pont de Bizerte devraient être livrés en 2021.

    Au troisième trimestre de 2018, les premiers coups de pioche pour la construction du pont de Bizerte seront lancés. L’annonce a été faite par le ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Cela marque l’aboutissement de plusieurs rencontres organisées par le ministère sur le projet de construction du pont de Bizerte.

    Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet avaient notamment échangés sur le taux d’avancement des études, le planning du lancement des travaux et la réalisation complète du projet. Il faut préciser que la Banque européenne d’investissement (BEI) a financé le projet d’étude dudit projet.

    Relier Bizerte à Sidi Hamad

    Cette infrastructure va relier Bizerte à la région de Sidi Hamad. Selon Mohamed Salah Arfaoui, ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, les travaux de construction du pont vont durer trois ans. Le coût des travaux est estimé à « 600 millions de dinars tunisiens ». Ces coûts seront pris en charge par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD).

    A la fin des travaux, le nouveau pont qui reliera également Sidi Hamad à Ben Nadaa sera un peu plus développé par rapport à l’ancien. La nouvelle infrastructure aura une hauteur plus élevée.

  • L’Ouganda inaugure sa première centrale photovoltaïque

    L’Ouganda inaugure sa première centrale photovoltaïque

    L’Ouganda a inauguré mi-octobre sa première centrale solaire photovoltaïque. L’infrastructure dispose d’une capacité de 10 mégawatts.

    C’est à coup sûr une avancée sur le plan énergétique pour l’Ouganda. Le pays a mis en place sa première centrale solaire photovoltaïque capable d’alimenter près de 40 000 personnes. Les travaux de construction et la mise en service de cette centrale située à Tororo ont été effectués par la multinationale Building Energy spécialisée dans le secteur de l’énergie renouvelable.

    Les travaux ont été financés par FMO, banque de développement des Pays-Bas. Les coûts s’élèvent à près de 20 millions $. Près de 15 millions $ ont été obtenus sous forme de facilité de prêt grâce à FMO. Il est à noter que 50 % du financement ont été syndiqués auprès de l’Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) alors que la contribution globale de capitaux des actionnaires s’est élevée à 4,9 millions $. Selon Matteo Brambilla, directeur général de Building Energy pour l’Afrique et le Moyen-Orient, va générer près de 16 GWh par an. L’avantage est que cette infrastructure énergétique permet au pays de ne pas émettre par an plus de 70000 tonnes de CO2.

    Un contrat de rachat

    Le parc solaire ougandais est développé grâce au Global Energy Transfer Feed in Tariff (GET FiT). Il s’agit d’une initiative gérée par la banque allemande Kfw et qui porte sur les projets d’énergie renouvelable. Dans le cadre du parc solaire ougandais, le GET FiT a été géré par le Kfw et l’Electricity Regulatory Agency (ERA) de l’Ouganda. Le financement a été pris en charge par le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures, les gouvernements de Norvège, d’Allemagne et du Royaume-Uni

    Précisons que Bulding Energy et l’Uganda Electricity Transmission Company Limited (UETCL) ont signé un contrat de rachat sur une durée de 20 ans. Pour Attilio Pacifici, ambassadeur de l’UE et chef de la délégation européenne en Ouganda, le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures va aider le pays de combler le gap entre le tarif de rachat de l’électricité produite et le coût de production de l’énergie. Ceci grâce à une facilité de financement.

  • A la découverte de Sodabi, le Whisky togolais vieux de plusieurs siècles

    A la découverte de Sodabi, le Whisky togolais vieux de plusieurs siècles

    Le Sodabi, ce spiritueux traditionnel très réputé dans la sous-région ouest-africaine, n’a pour autant pas une réputation saine. Au Togo, sa fabrication reste discrète et un secret gardé par un nombre restreint d’artisans.

    Il n’est de boisson qui ait gardé une grande popularité dans la sous-région ouest-africaine que cette eau-de-vie ancestrale obtenue à partir de la distillation du vin de palme. Il prend des noms différents. Au Togo et au Bénin, il est connu sous le nom de Sodabi. Au Ghana, il est plutôt appelé Akpétéshie comme les Nigérians le connaissent sous l’appellation d’Agoro.

    Réputé pour son mérite apéritif, au Togo comme partout ailleurs, le Sodabi a d’autres vertus, surtout quand il est mélangé avec d’autres ingrédients étrangers ou adjuvants tels des racines, écorces de plantes ou des herbes servant aussi d’arôme. Le Kasabréko ghanéen, a après analyse faite dans les laboratoires au Togo, suite à la saisie d’un stock par la police togolaise, révélée les vertus en virilité des quatre plants sur sept utilisés pour faire cette boisson. Même si la consommation de cette liqueur locale moins chère a franchi le cap de la différence de classe sociale, ou même s’il revêt un caractère socioéconomique non négligeable dans les sociétés traditionnelles, les distilleries sont souvent installées dans les brousses et la fabrication du Sodabi garde son caractère secret. Un fait lié à l’histoire selon l’enseignant-chercheur à l’Ecole Supérieure de Techniques Biologiques et Alimentaires, ingénieur en Industrie agro-alimentaires M. Elolo Osséi.

    En effet, la fabrique du Sodabi avait été interdite depuis les temps coloniaux, taxés d’avoir des inconvénients sur la santé dans le dessein de faire passer les liqueurs d’origines européennes. Une interdiction qui est restée en vigueur jusqu’au temps de l’ancien président Gnassingbé Eyadema.

    En 1989, M. Osséi a dirigé un mémoire d’un étudiant (DJATO Kanfoutiny) sur le Sodabi à l’issue duquel l’étudiant est arrivé à la conclusion selon laquelle le Sodabi n’a pas un impact négatif important sur la santé ; même si l’enseignant affirme que les machines utilisées moins sophistiquées n’avaient pas permis d’identifier le méthanol dans la liqueur. Actuellement, une thèse en cours dont les travaux de recherches ont été faits en Belgique dirigée par le même enseignant révèle la présence du méthanol (une substance qui a une conséquence sur la santé) dans le Sodabi, mais à une dose insignifiante.

    Si le procédé de fabrication de la boisson était, jusque-là, resté identique à celui des origines, d’autres procédés, moins « alambiqués » sont utilisés aujourd’hui pour obtenir ce nectar local.

    A consommer comme un Whisky

    Le discrédit jeté sur la liqueur, fondé parfois sur des observations très souvent erronées, est plus que devenu normal, même si rares sont les travaux basés sur cette eau-de-vie. Considérée comme ayant un impact direct et à coup sûr sur la santé, les recherches du doctorant Tagba démontrent (à quelque exception près) le contraire. En réalité, le suivi de sa production auprès d’une vingtaine de producteurs a permis d’identifier de différentes méthodes de production. Les résultats ont permis d’identifier les différentes composantes de cette boisson. La plupart des molécules mises évidence ne sont pas différentes dans d’autres spiritueux commercialisés comme le très consommé Whisky.

    Selon le maître de mémoire, aucun composé toxique majeur n’a été retrouvé hormis des traces insignifiantes de méthanol, des quantités qui ne constituent aucun risque de toxicité sérieux sur l’organisme. Selon l’enseignant, même le Sodabi fait avec des éléments comme les métaux qui ne servent qu’à dynamiser la fermentation de l’alcool, est en réalité sans effet nocif « puisqu’avec cette méthode de préparation, c’est la vapeur obtenue à partir des chauffages qui constituent le produit fini alors que les microbes ou la rouille ne peuvent pas se transformer en vapeur. La vapeur, c’est l’eau et l’alcool ». Dans ce cas de figure, si problème il devrait avoir, c’est la qualité potable de l’eau utilisée à la fin.

    En réalité, au Togo le Sodabi est présent lors de toutes les cérémonies importantes. Servant parfois de liaison entre le monde invisible et visible à en croire les producteurs et consommateurs, il devient quasi impossible de prohiber son breuvage. Mais puisque l’abus de tout alcool fut-il d’Europe, est nuisible, l’abus du Sodabi peut faire agir le méthanol sur la santé avec pour premier risque, la cécité.

    S’il est vrai que la présence des bars ou bistros dans un pays fait montre des soucis de la population, au Togo se sont les rideaux blancs qui foisonnent.

  • Niger : vers la reconstitution de la réserve alimentaire

    Niger : vers la reconstitution de la réserve alimentaire

    Le Niger a lancé le 11 octobre dernier pour trois mois une campagne d’achats de céréales. La campagne qui se déroulera sur toute l’étendue du territoire s’inscrit dans le cadre de la reconstitution de la réserve alimentaire du pays jusqu’en 2018.

    C’est une initiative qui vise à assurer à l’Etat nigérien une sécurité alimentaire et une bonne gestion des récoltes. Le pays s’est en effet engagé à promouvoir le secteur agricole. Pour y parvenir la campagne lancée va permettre d’acheter des céréales moyennant des prix rémunérateurs. Selon Sadou Seydou, ministre du commerce et de la promotion du secteur privé, l’objectif de l’Etat est également de garantir aux producteurs nationaux un marché. Il s’agit, selon le ministre, d’un moyen sûr d’éviter en période de campagne agricole excédentaire « les bradages des récoltes ».

    Concrètement, l’Etat nigérien envisage jusqu’en 2018 reconstituer sa réserve alimentaire. Sur la période 2017-2018, la campagne devrait permettre au pays de disposer d’une réserve alimentaire de près de 100000 tonnes de céréales, notamment 50000 tonnes de mil, 25.000 tonnes de sorgho, 15000 tonnes de maïs et 10000 tonnes de riz paddy.

    60000 tonnes de céréales en décembre

    Pour reconstituer sa réserve alimentaire, le gouvernement va dépenser une somme de 24 millions de FCFA. Elle sera consacrée à l’achat, au transport, et à la conservation des céréales. Ainsi que d’autres charges connexes, selon le ministère du Commerce et de la Promotion du secteur privé.  Sur toute l’étendue du territoire, les producteurs agricoles ont été sensibilisés sur le déroulement de la campagne. Cette dernière qui a commencé sera gérée par l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN). L’Office va en effet acheter dans les villes et localités du pays les céréales des producteurs ruraux.

    Un comité technique a été mis en place pour coordonner le déroulement de la campagne. Composé de représentants du ministère du commerce, des producteurs, du Dispositif National de Prévention et de Crises Alimentaires, ce comité a mis en place un répertoire national pour identifier les producteurs ruraux qui mettront en vente leurs céréales. Au terme de la campagne en décembre, le Niger devrait disposer de 60000 tonnes de céréales, soit 50000 tonnes pour la « Réserve Alimentaire stratégique » et 10000 tonnes pour le Stock National de sécurité (SNS).

     

  • Togossimé: une startup e-commerce  pour consommer local

    Togossimé: une startup e-commerce pour consommer local

    L’idée, c’est de promouvoir les produits locaux et leurs consommations. Rencontre avec la directrice fondatrice de la startup Togossimé, Lucia Allah-Assogbah.

    En 2013, alors qu’elle était encore étudiante, Lucia Allah-Assogbah assiste à la mort d’un proche. Elle raconte que ce fut un évènement qui l’amena à poser beaucoup de questions sur l’alimentation et la consommation des produits étrangers. « Toutes ces questions m’ont poussé à mener une enquête. Après les enquêtes, j’ai constaté que notre alimentation est à l’origine de nos maladies à plus de 90%. De ce constat, il convient de s’interroger sur l’alimentation appropriée. J’ai donc poursuivi mes enquêtes et je me suis dit pourquoi ne pas manger ce que nous avons chez nous au Togo ?» a-t-elle confié.

    Le constat est alors fait : mieux vaut consommer les produits dont nous avons la possibilité de veiller sur les conditions dans lesquelles ils ont été produits que les aliments importés, parfois l’on se nait d’où. C’est là qu’est née l’idée de mettre en place une structure, une sorte de vitrine qui fait la visibilité des produits togolais. C’est ce qui a conduit la jeune entrepreneure à mettre en place le 25 novembre 2013, Togossimé qui veut dire le marché du TOGO. Le financement de cette startup a été fait par le Fond d’Aide aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAEIJ). Le projet a été porté en fait parmi les dix premiers projets pour compétir à l’international après une formation organisée par le FAEIJ. Togossimé a eu la chance d’être retenu et le projet a bénéficié d’une aide pour la mise en place de la structure.

    « Combien de togolais mangent local ? »

    « Lorsque je rédigeais le projet, mon business plan, j’avais eu beaucoup de propos tels que : « combien de togolais mangent local ? ». J’avais eu beaucoup de réticence mais je me disais en ce moment, que mon projet a de l’avenir. » Une vraie affaire de découragement mêlé de doute au début. « Aujourd’hui, je peux dire que ça va. C’est une bataille que nous menons. J’affirme aujourd’hui que la bataille, nous la gagnons. Le pari n’est pas totalement gagné mais on est satisfait de ce que nous faisons aujourd’hui. »

    La jeune entrepreneure s’est fixée une mission, celle d’amener la population à la consommation locale. Pour se faire donc, il faut mener des activités. Au nombre de ces activités, des journées portes ouvertes, les séances de dégustation, la sensibilisation axée sur les enfants car ayant souvent un impact important sur le choix des parents. C’est à partir de ce constat que  les enfants sont principalement ciblés pour suivre des cours sur la consommation produits locaux. A côté des enfants, ils sensibilisent également les adultes au cours des ateliers animés par des nutritionnistes, « parce qu’il faut amener la personne à voir les bienfaits de ce qu’il mange. Nous avons aussi les émissions radio, télé et les forums sur Whatsapp et les autres réseaux sociaux. Notre ambition est donc de voir toute la population être moulée dans le processus de la consommation locale.

    Les difficultés se résumaient au départ, au scepticisme de la population vue que la culture de la consommation locale n’est pas encrée dans les habitudes au Togo. Aujourd’hui, par contre, les problèmes relèvent plus du domaine de la logistique du fait que les livraisons à domicile sont préférées et les matériels de transport actuellement ne répondent pas efficacement. « Nous avons besoin d’accentuer la sensibilisation sur les médias de fait que chaque jour qui passe, il faut qu’il puisse avoir au moins une personne qui soit informé sur les bienfaits de manger local. Tout ceci parce que les produit de Togossimé sont analysés et suivis pour garantir la qualité que nous voulons. »

    Selon la fondatrice de Togossimé, des études et analyses conditionnent la réception des produits vendus dans son marché. Sur cet espace foraine, on y retrouve pratiquement toutes les gammes de produits comme les boissons, les produits cosmétiques, les viandes, de nos fruits, du riz local, le vin de palme, les huiles (de palme, de soja, de coco, de coton, etc.), les farines (de foufou, de manioc), du sucre, du miel naturel, des biscuits, … tout ce dont l’on a besoin au quotidien.

    L’approvisionnement de la maison se fait de deux manière : Certains fournisseurs qui vont directement à Togossimé et ou alors ce sont des maisons Togossimé qui se déplacent pour le ravitaillement. Avec l’augmentation de la clientèle, le problème de ravitaillement se pose encore avec ce second cas de figure. En phase embryonnaire, la directrice affirme que les affaires marchent même si tout le bénéfice est réinjecter dans l’entreprise. « Le bénéfice va dans la sensibilisation,  nos activités pour pouvoir toucher le plus grand nombre de clientèle », ambitionne-t-elle. A Togossimé, on ne mange que local.

  • L’Angola lance très bientôt son satellite

    L’Angola lance très bientôt son satellite

    Dans un souci d’indépendance et de contrôle des dépenses de communication, l’Angola va probablement lancer dans en cette fin d’année 2017, son premier satellite dénommé Angosat1.

    Le Satellite en question a été construit par des entreprises russes, et sera géré sur le sol angolais par des citoyens angolais qui ont depuis suivi des formations dans ce sens.

    Avec une durée de vie de 15 ans, le satellite pourrait être utilisé par des pays allant de l’Afrique du Sud au Sud de l’Europe.

    Selon les responsables angolais, le satellite et le centre qui sera dédié à son contrôle sont déjà prêts. « Les 45 techniciens qui seront en charge du décodage des signaux d’Angosat1 sont actuellement en formation. Le centre de contrôle sera basé dans la municipalité de Caruaco» ont-ils déclaré. Ce satellite permettra à l’Angola de le substituer aux autres satellites régionaux pour l’acquisition de la bande passante et de payer ce service en devise locale.

    L’Angola va être ainsi le quatrième pays africain à disposer de son propre satellite, après le Nigéria et l’Egypte et plus récemment le Ghana.

    La RDC est actuellement à l’étude aussi pour acquérir son propre satellite.

  • Togo: des voitures solaires pour réduire le CO2

    Togo: des voitures solaires pour réduire le CO2

    Depuis 2016, le Togo conçoit et commercialise des voitures solaires grâce à la société « Le monde de l’énergie ».

    Le Togo est depuis septembre 2016 le premier pays africain à assembler et commercialiser des voitures à énergie solaires et électrique. Les voitures ont été conçues par la société chinoise S-King et la société togolaise « Le monde de l’énergie ». Elles disposent de moteurs électriques alimentés par un système solaire. Pour les concepteurs, les voitures vont contribuer à la réduction des émissions de CO2 du trafic routier. Selon Kossi Etoh, Directeur Général de la société conceptrice, les voitures vont permettre au Togo de « se conformer plus aux normes écologiques et de protéger la santé des usagers ».

    Les voitures solaires disposent d’un panneau solaire de 250 watts et d’une batterie rechargeable. Elles peuvent à charge pleine parcourir plus de 170 km et atteindre une vitesse moyenne de 60km.

    Création d’emplois

    Les prix de vente des voitures solaires varient entre 1. 200. 000 F CFA et 3. 200.000 F CFA. Les constructeurs estiment que le transport écoresponsable revêt une importance. Il envisage ainsi renforcer son unité de production et créer des stations de recharge dans toutes les villes du Togo. Ce qui constitue surtout une source de création de plusieurs emplois. Il est prévu la création de stations de recharges. Un développement des produits en solution de transport de fret à l’aérogare devrait être fait. Selon les constructeurs de jeunes togolais devront régulièrement être formés dans « la maintenance de ces types de véhicules ». Pour le moment, « Le monde de l’énergie » travaille sur l’augmentation de l’autonomie de la batterie des voitures en vue d’améliorer les distances parcourues.

     

  • BTP: la cosse de néré remplace désormais le ciment au Togo

    BTP: la cosse de néré remplace désormais le ciment au Togo

    En Afrique, les entreprises de Bâtiments et Travaux Publics (BTP) connaissent un dynamisme remarquable ces derniers temps, dû au fort taux d’urbanisation du continent, et surtout au Togo. Ce qui répercute sur le coût des matériaux habituels de construction.

    Selon la société Wyss Urh, spécialisé dans la fourniture de service de construction, le coût des matériaux de construction représente 83% du prix de revient d’un ouvrage en aggloméré de ciment dont près de 60% serait destiné au ciment et au sable marin utilisé dans la construction.

    Cette problématique de cherté des matériaux de construction a été l’objet d’une conférence qui a rassemblé les architectes africains à Paris en 2014 pour réfléchir à une utilisation des matériaux locaux dans la construction. Ceci, dans le but de réduire le coût de réalisation des ouvrages et répondre en même temps aux questions climatiques et environnementales du moment.

    Au Togo, les résultats des travaux de recherches pour une soutenance de thèse de doctorat, présentés par M. Sinko Banakinao, révèlent les utilités de la « cosse de néré » dans l’utilisation de ces matériaux locaux. Il s’agit d’un matériel d’une totale utilité, qui n’a pas de valeur financière.

    L’objectif de ces recherches, dit le doctorant, est d’apporter une réponse à la préoccupation qui consiste à trouver un matériau composite dont les qualités de résistances et de durabilité seront meilleures que celles de l’habituelle terre crue. Selon lui, le choix des tannins de cosse de néré comme un liant économique et écologique pour améliorer les performances mécaniques des sols comporte plusieurs raisons. D’abord les tannins de néré sont utilisés pour badigeonner les parements extérieurs des murs et les surfaces des cours de concessions. Ensuite, la cosse est un déchet agricole dont la gestion pose d’énormes problèmes et souvent brûlée. Une combustion qui pollue elle aussi l’environnement.  Ainsi, son utilisation comme liant dans les BTP contribuera à assainir l’environnement.

    Pour M. Sinko Banakinao, l’utilisation des recherches présentées contribuera à atténuer l’effet des changements climatiques pour un couvert végétal en plantation de néré, et permettra aux ouvriers du bâtiment et des travaux publics d’être formés à de nouvelles techniques de construction en terre améliorée.

    Ces résultats répondent aux soucis d’amélioration et de caractérisation des performances mécaniques du matériau « terre-cosse néré ».

     

  • WeCashUp, le Paypal à l’africaine

    WeCashUp, le Paypal à l’africaine

    Lancé il y a à peine un an, WeCashUp se veut une solution pour pallier le faible taux de bancarisation en Afrique, en se basant sur mobile money pour régler les problèmes de transactions en ligne.

    Les systèmes de ventes et de paiements soutenus par les institutions bancaires classiques dans les pays occidentaux tardent à faire des émules sur un continent africain au contexte socio-économique particulier. Le challenge de l’inclusion financière reste un défi immense. Au même moment, l’Afrique c’est plus d’un milliard d’habitants  aujourd’hui, dont plus de huit cent millions sont non bancarisés ou non ni de carte ni de compte bancaire. Parallèlement, la pénétration de la téléphonie est galopante et d’ici 2020, le taux de pénétration d’Internet atteindra les 52% selon certaines prévisions. Dans ce contexte, le « mobile money » semble bien s’adapter à l’Afrique.

    C’est du moins ce dont est convaincue « Infinity Space », une startup née à Douala au Cameroun, développée à Nairobi au Kenya et qui est aujourd’hui basée à Marseille en France. Officiellement créée le 24 mars 2015, elle a vu le jour suite à la présentation du prototype de sa solution au Google I/O Pitch Night en 2014 à la Silicon Valley qui lui avait valu le titre de meilleure startup innovante au monde. L’un des services phares de cette start-up, l’API WeCashUp qui permet aux sites marchands du monde d’accepter les paiements via Mobile money provenant de nombreux pays africains. Cette solution permet également aux internautes africains d’acheter en ligne avec des moyens de paiement qui leur sont propre. L’autre atout de WeCashUp réside dans le fait qu’il est une excellente opportunité pour les nombreux commerçants africains qui jusque-là, faute de possibilité d’encaisser par carte bancaire, n’arrivaient pas à toucher une clientèle internationale.

    En effet, l’histoire commence de façon tout à fait anodine quelques années plus tôt, lorsque Cédric, jeune ingénieur diplômé de POLYTECH’ Marseille et de la Stanford University, alors en déplacement professionnel au Kenya, découvre pour la première fois le paiement mobile via M-Pesa. Convaincu de la pertinence d’une telle solution pour le marché africain, il partage avec Annicelle Kungne, son désir de se lancer sur ce marché. C’est alors qu’ils entament une étude approfondie du potentiel du paiement mobile. Le projet initial sera repensé, modifié et adapté afin de mieux correspondre aux réalités du marché.

    La start-up espérait avoir 100 marchands à la première année

    WeCashUp se positionne donc davantage comme un facilitateur pour les sites marchands et les entreprises du numérique. Il est à noter que la Start-Up Infinity Space travaille déjà avec 14 pays sur le continent africain et travaille davantage pour une plus grande expansion sur tout le reste du continent. Selon le concepteur, la start-up espérait avoir 100 marchands à la première année. Mais aujourd’hui, elle est à plus de 4 000 avec entre 150 et 200 nouveaux marchands tous les mois.

    Infinity space semble avoir de beaux jours devant elle, puisque la startup camerounaise classée dans le TOP 30 des meilleures startups d’Europe à Frankfort (Allemagne) en 2016, a déjà raflé de nombreux prix internationaux.

    WeCashUp a également retenu l’attention de grands noms comme Facebook et Uber  auxquels elle permettra de se déployer massivement sur le continent, et de s’attirer ainsi toujours plus de revenus.