Catégorie : Economie

  • Énergie éolienne: point sur les grands chantiers chinois en Afrique

    Énergie éolienne: point sur les grands chantiers chinois en Afrique

    En Afrique où les pays essaient de jouer leur partition face aux défis du changement climatique, les entreprises chinoises ont une position privilégiée en ce qui concerne les contrats en matière d’énergies.

    Autrefois considérées comme un luxe, la Chine a rendu abordable dans le monde les énergies éoliennes. Sur le continent africain, le pays investi une grande fortune pour fructifier cette technologie.

    En Afrique, les problèmes liés à l’électricité sont devenus des casse-têtes ces dernières années. Selon le PNUE, Programme des Nations unies pour l’environnement, l’Afrique est l’un des marchés les plus prometteurs pour les énergies renouvelables au cours des 10 à 20 prochaines années.

    Raisons évoquées : ses ressources potentielles abondantes en termes d’ensoleillement, d’énergie géothermique, de vent, etc. En 2015 par exemple, l’Afrique de l’Est était la zone de toutes les convoitises. Le Kenya avait attiré des investissements de 316 millions de dollars, l’Ouganda de 134 millions de dollars et l’Éthiopie n’avait pas moins de 100 millions de dollars.

    Sur le continent, nombre d’experts pensent que les pays doivent développer des politiques fortes permettant d’adopter l’énergie solaire. Un fait qui n’échappe pas à la Chine qui compte étendre son hégémonie sur le continent africain.

    En effet, depuis 2014, année où les capitaux engagés dans les énergies vertes ont augmenté de 16 % après deux années de baisse, la Chine s’est perchée en position du pionnier, en dépassant principalement les États-Unis. Poursuivant ses objectifs visant à se libérer d’une dépendance du charbon, l’empire du Milieu a consacré 89,5 milliards de dollars l’an dernier aux énergies vertes, enregistrant ainsi une hausse spectaculaire de 32 % sur un an. Et l’Afrique en a également bénéficié.

    Aujourd’hui, cinq des six plus grandes entreprises de fabrication de modules solaires à travers le monde sont chinoises. Ces entreprises ont de manière significative commencé par s’intéresser à l’Afrique, surtout sub-subsaharienne en 2012 via l’Afrique du Sud où JinkoSolar a investi dans une usine photovoltaïque d’une capacité annuelle de 120 MW.

    Depuis, les projets de ce genre sont légion dans ce pays ; en 2016, notamment en Afrique du Sud avec la centrale solaire de 150 MW réalisée par GCL-Poly, ou encore le projet de centrale solaire au Northern Cape remporté par JA Solar, ou celui annoncé au Sénégal en novembre dernier pour CGN, la Chine se prépare activement à renforcer sa présence dans le domaine de l’énergie en Afrique en particulier.

    En effet, ce 17 novembre encore, le projet d’énergie éolienne Longyuan Mulilo De Aar, centrale éolienne d’Afrique à investissements chinois ayant bénéficié d’un financement total de 2,5 milliards de Yuans (377 millions de dollars) a été mis en service. Construit par Longyuan South Africa, une entreprise dépendant de China Guodian Cooperation (CGC), ce projet en cours d’exécution prévoit construire une centrale en deux phases dans la région de Northern Cape, en Afrique du Sud.

    Cette nouvelle centrale aura une capacité installée totale de 244,5 MW. Selon Zhang Guohou, vice-président exécutif de la CGC, le projet permettra, tout en économisant 215 800 tonnes de charbon standard et en réduisant la quantité de dioxyde de carbone de 619 900 tonnes, de générer chaque année 644 millions de kWh d’énergie verte pour l’Afrique du Sud. Il devrait répondre à la demande d’électricité de 85 000 ménages de la région.

    L’Afrique, une terre fertile à la Chine

    S’il est vrai que le continent est absent des 5 premières destinations des investissements chinois à l’étranger dans le domaine des énergies renouvelables entre 2002 et 2015, l’Afrique devient de plus en plus présente à partir des années 2010 ; une période qui a coïncidé avec la multiplication des plans nationaux d’énergie renouvelable dans nombre de pays. Selon le dernier rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), plus de 13 milliards de dollars de contrats ont été réalisés en Afrique l’année dernière et les entreprises chinoises construisent actuellement 30 % des nouvelles capacités électriques en Afrique subsaharienne, soit plus de deux cents projets entre 2010 et 2020.

    Les deux tiers de ces investissements sont dirigés vers le sud et l’est de l’Afrique, contre 26 % pour l’Afrique de l’Ouest et seulement 8 % pour l’Afrique centrale. Pour résumer, David Bénazéraf, responsable du programme Chine à l’IEA et auteur dudit rapport a déclaré qu’un mégawatt sur deux est chinois. « Si on met à part les investissements réalisés en Afrique du Sud, c’est même 46 % des nouvelles capacités électriques en Afrique subsaharienne qui sont construites par des entreprises chinoises avec une large place faite aux barrages », a-t-il ajouté.

    En effet, avec près de 90 milliards de dollars consacrés aux énergies renouvelables chaque année depuis 2014, la Chine domine le classement des plus gros investisseurs dans les filières renouvelables, et dirige une large part de ses fonds vers les pays africains. La majorité des projets en cours sont prévus pour alimenter le réseau électrique national. La Chine joue donc également un rôle important dans l’électrification des pays africains. Selon les statistiques, près de 635 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Avec ces projets réalisés par la Chine, ce sont 120 millions de personnes qui auront accès à l’énergie, selon les chiffres avancés par les responsables chinois.

    Aussi, depuis que le pays le plus peuplé au monde a débarqué en Afrique, près de 60 % de ses projets chinois sont financés par l’Exim bank of China. La banque chinoise apporte des prêts bonifiés et confessionnels et propose des offres intégrées avantageuses pour des pays en manque cruel de liquidités. Conséquence, les groupes publics chinois sont plus attrayants et remportent de nombreux contrats sur le continent.

    Cependant, la Chine n’est pas la seule puissance à investir en Afrique. D’autres pays comme la France, l’Italie ou la Suisse sont également présents, mais peinent à concurrencer la puissance asiatique, en raison de la taille des financements des entreprises chinoises dans des infrastructures hydrauliques généralement très onéreuses.

     

  • Crise au Cameroun: au-delà de la fracture linguistique, l’économie

    Crise au Cameroun: au-delà de la fracture linguistique, l’économie

    Au Cameroun, l’escalade de la crise politique dans les provinces anglophones de l’ouest du pays risque de faire dérailler l’économie du pays, considérée comme l’une des plus dynamiques de l’Afrique subsaharienne.

    La crise prolongée dans les régions anglophones du Cameroun, qui a largement impacté les écoles et les tribunaux dans les zones touchées depuis novembre 2016 et menaçant de basculer dans un conflit à grande échelle, semble n’avoir aucune fin en vue. Au cours des dernières semaines, il y a eu des affrontements meurtriers entre les forces gouvernementales et les manifestants locaux. Des arrestations massives dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont également été enregistrées, laissant les centres de détention submergés par les détenus.

    Depuis, le gouvernement et les activistes ont appelé au dialogue pour résoudre la crise. Mais aucune des deux parties n’a pris les mesures nécessaires pour en lancer une. En effet, cette crise qui a éclaté l’année dernière à la suite des grèves industrielles des avocats et des enseignants contre l’imposition de la langue française dans les cours et les écoles anglaises trouve son origine dans l’histoire coloniale du pays.

    Mais en réalité, la grève des militants, qui s’est vite transformée en un soulèvement populaire, va bien au-delà de la fracture linguistique. D’une part, la division des langues coloniales coupe les groupes ethniques.

    Les anglophones qui représentent 20 % des 23 millions d’habitants du Cameroun se sont sentis marginalisés au fil du temps par le gouvernement majoritairement francophone dans les domaines socioculturel, politique et économique. Les dernières manifestations de masse ont simplement été une manifestation de la frustration découlant de la privation à long terme ainsi que de la discrimination réelle et perçue.

    Inégalités

    Il existe une disparité économique significative en ce qui concerne l’attribution de projets d’investissement par l’État aux deux régions anglophones, par rapport aux huit autres régions francophones.

    Dans le budget d’investissement public du Cameroun pour 2017, la région d’origine du président Paul Biya, dans le Sud, s’est vue allouer bien plus de ressources que les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest réunies. En passant par le journal de bord du projet gouvernemental du pays pour l’année, la région du Sud a bénéficié de plus de 570 projets pour un montant total de plus de 225 millions de dollars. Pour sa part, la région Nord-Ouest ne comptait pas plus de 500 projets à plus de 76 millions de dollars, alors que la région Sud-Ouest avait un peu plus de 77 millions pour plus de 500 projets.

    Autre chose, les projets alloués aux régions anglophones pour 2017 accordent peu d’attention aux domaines cruciaux tels que la construction et la réhabilitation des routes qui constitue une préoccupation majeure dans cette partie du pays. Pour replacer cela dans le contexte de la taille de la population, selon le recensement de 2008, la région du Sud comptait environ 761 000 personnes, tandis que le Sud-Ouest en comptait 1,4 million et le Nord-Ouest 1,7 million.

    Sur le plan politique, peu d’anglophones occupent des postes ministériels et d’autres postes clés dans le gouvernement pléthorique de Biya. Premier ministre du pays, le chef du gouvernement, Philemon Yang (un anglophone) occupe une quatrième place insignifiante dans le protocole d’État, après le chef de l’État, président du sénat et président de l’Assemblée nationale (tous les francophones).

    Impact économique

    La crise de longue date menace de faire encore plus de dégâts à l’économie déjà malmenée du Cameroun. L’approche musclée du gouvernement n’a que probablement exacerbé cet impact. La poursuite de la violence politique est susceptible de porter un effet de ralentissement de l’économie camerounaise. Selon les analystes, le PIB réel a reculé de 1,3 % en termes trimestriels, après avoir progressé en moyenne de 5,3 % en 2012-2016. La contraction de la demande intérieure, entraînée par une baisse des dépenses publiques et un prélèvement sur les stocks, a été responsable du ralentissement du premier trimestre, qui n’a été que partiellement compensé par une contribution accrue du commerce net.

    Selon Mark Bohlund, économiste spécialiste de l’Afrique et du Moyen-Orient, en regardant les courbes dans l’industrie, le secteur des services s’est contracté de 1,3 %, abaissant le PIB de 0,7 point de pourcentage. Cela indique un impact étonnamment limité d’une fermeture d’Internet dans les régions anglophones de la mi-janvier à avril. Avec la détérioration de la crise, les risques pour la croissance du secteur des services sont sans doute à la baisse. Un ralentissement soutenu rendrait probablement la réduction prévue du déficit budgétaire à 3,4 % du PIB plus difficile. Le déficit a atteint environ 6,5 % l’année dernière. Mais les chiffres du PIB pour le premier trimestre indiquent que ces mesures fiscales ont peut-être été pré-alimentées.

    Un ralentissement économique aurait également des répercussions régionales. Le Cameroun est la plaque tournante de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, mieux connue sous son sigle français CEMAC, qui comprend également la République centrafricaine, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. Le Cameroun et la République centrafricaine sont les seuls pays de la CEMAC qui ne dépendent pas fortement de la production de pétrole pour leurs exportations et leurs recettes publiques. En conséquence, le Cameroun s’en sort nettement mieux que ses voisins, où la croissance s’est fortement ralentie depuis l’effondrement des cours du pétrole fin 2014. L’absence d’ajustement monétaire, liée à l’arrimage régional du franc CFA par rapport à l’euro, a vu tous les pays de la CEMAC sauf au Cameroun, les limites de prêt ont été atteintes avec la banque centrale régionale.

    A en croire Mark Bohlund, une baisse de l’économie camerounaise contribuerait également à réduire les réserves de change et exercerait une pression sur le régime de change. Une quantité et une qualité de données économiques plus élevées devraient rendre la région plus attrayante pour les investisseurs en offrant une plus grande transparence, qui à son tour permettra une meilleure évaluation de la valeur des actifs. La crise anglophone n’affecterait économiquement pas le Cameroun seul.

  • Une vingtaine d’avions pour renforcer la flotte d’Egyptair

    Une vingtaine d’avions pour renforcer la flotte d’Egyptair

    Egyptair a signé mi-novembre un accord d’acquisition de vingt-quatre avions auprès du constructeur Bombardier Avions commerciaux.

    L’annonce de la signature d’un accord entre la compagnie EgyptAir Holding Company et Bombardier Avions commerciaux a été faite lors du dernier Salon de l’aéronautique de Dubaï. Elle s’inscrit dans le cadre du programme C Series d’Egyptair. La compagnie égyptienne envisage en effet acquérir une douzaine d’avions CS300 et des droits d’achats de douze autres avions. Le coût de la commande est estimé à plus de 2 milliards de dollars. Selon Safwat Musallam, chef de la direction d’EgyptAir, le nouveau contrat va permettre à la compagnie de renforcement son équipement. « Nous sommes heureux du nouveau partenariat conclu avec Bombardier dans le cadre de notre stratégie de modernisation de notre flotte », ajoute-t-il.

    Le président de Bombardier Avions commerciaux, Fred Cromer, a de son côté reconnu que la signature d’un accord avec Egyptair marque le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux entreprises. Safwat Musallam a expliqué que l’avion CS300 était adapté aux plans d’affaires et à la stratégie de croissance d’Egyptair. Selon les informations, les responsables de la compagnie égyptienne ont choisi l’avion CS300 pour son excellente autonomie, ses caractéristiques économiques et sa cabine exceptionnelle.

    Etendre le réseau

    Avec la douzaine de CS300, Egyptair compte desservir des villes arabes, le Moyen-Orient ainsi que l’Europe. La compagnie mise aussi sur un futur partenariat avec Airbus pour élargir son réseau. Première compagnie égyptienne, Egyptair joue un rôle essentiel dans le secteur des transports aériens du pays. Elle assure la grande partie des vols et dessert plusieurs villes égyptiennes. A ce jour, la compagnie dispose d’un réseau de plus de 70 destinations et couvre près de 60 pays. Les responsable comptent étendre leur réseau et atteindre une centaine de destination. De son côté, l’Etat égyptien s’est engagé depuis quelques années dans la mise en place de meilleures pratiques internationales en termes de sécurité aéroportuaire.

     

  • Ghana: Nana Akufo-Addo a triplé la croissance en 6 mois [Zoom]

    Ghana: Nana Akufo-Addo a triplé la croissance en 6 mois [Zoom]

    Élu à la tête de son pays il y a quelques mois, Nana Akufo-Addo repose ses actions sur de multiples projets qui doivent faciliter le développement économique du Ghana.

    Arrivé au pouvoir dans une situation économique difficile le président ghanéen tente de faire revivre le pays en augmentant le niveau de vie des populations. Pour atteindre cet objectif, Nana Akufo-Addo s’est entouré d’homme de confiance. Dans son équipe gouvernementale, les portefeuilles importants ont été confiés à des ministres expérimentés. Comme Anthony Akoto Osei chargé de la Surveillance et de l’Évaluation des actions de tous les ministères. L’exécutif compte ainsi réduire la dette au PIB durant son mandat. Il s’agit de la faire passer de 71 % à 50 %. En quelques mois, le nouveau chef de l’État a pris des mesures urgentes visant à améliorer la situation du pays.

    Pour renforcer la croissance économique du pays, le président a par surprise choisi de tourner le dos au FMI. Nana Akufo-Addo a décidé que le programme d’aide du FMI dont bénéficie le Ghana ne soit pas reconduit après avril 2018. Le Ghana ne devrait plus d’ailleurs recourir à des financements extérieurs pour financer son budget. Le pays mise sur l’industrie et le secteur privé pour renforcer la croissance économique. Contre le chômage, Nana Akufo-Addo a pris des mesures incitatives avec des appuis financiers en faveur du secteur privé et de l’entrepreneuriat des jeunes. Mais le président s’emploie aussi à assainir le secteur minier et à promouvoir une bonne gouvernance. Les investissements en faveur des infrastructures ont été augmentés. Et le chef de l’État en est convaincu, ses décisions vont favoriser une croissance inclusive et une création d’emplois. Pour un économiste ghanéen, la réussite du mandat du président sera jugée à la réduction ou non de la pauvreté et des disparités sociales dans le pays. D’ailleurs la croissance économique des six premiers mois de son mandat tourne autour de 9,5 % selon le bureau national des statistiques, soit le triple de 2016 sous le gouvernement du président John Mahama.

    Miser sur l’agriculture, le numérique et l’éducation

    Dans sa quête de transformation de l’économie ghanéenne, le président a annoncé la réduction des dépenses du pays aux importations alimentaires qui coûtent aux finances publiques plus de 2 milliards chaque année. En contrepartie, l’État va lancer des projets agricoles dont peuvent bénéficier des agriculteurs. 200 000 agriculteurs ciblés vont recevoir un soutien en intrants, engrais, insecticides, en plus du support d’agents chargés de la vulgarisation. En parallèle à l’industrialisation annoncée, Nana Akufo-Addo veut faciliter l’accès à des financements à moyen ou long terme à faibles taux d’intérêt. Des initiatives stratégiques d’ancrage industriel sont déjà introduites. Un parc industriel et une zone économique spéciale dans les dix régions économiques vont aussi être construits. Si la situation s’annonce dure avec un déficit qui devrait atteindre 6,5 % du PIB à la fin de l’exercice en cours, Nana Akufo-Addo s’engage à réduire les impôts. Comme il l’avait promis durant les campagnes, des projets de construction d’usines dans les 216 districts du pays ont été initiés. Ils sont complétés par l’ambition du gouvernement de construire des barrages dans les villages.

    Le nouvel exécutif mise aussi sur le numérique pour booster l’économie du pays à travers des projets numériques de développement. Le Ghana est d’ailleurs devenu le premier pays de la sous-région ouest-africaine à lancer un permis de conduire numérique. Un projet d’adresses numériques pour les rues et les immeubles a également été initié. À cela s’ajoute le grand bond effectué dans le secteur de l’éducation qui devrait contribuer au développement du pays. L’État a en effet décidé de rendre gratuite l’éducation dans le secondaire, notamment au lycée. Dans ce cadre, 400 millions de Cedis (88 millions d’euros) ont été alloués au budget 2017. Cette décision du gouvernement permet à de nombreuses filles d’avoir accès à une éducation de qualité. Au Ghana près de 85 % des enfants sont scolarisés en primaire. Mais ce pourcentage diminue au secondaire où on enregistre 44 % de filles et 48 % de garçons. Les enfants ghanéens sont peu nombreux à terminer le lycée. Mais avec la gratuité voulue par Nana Akufo-Addo, « le taux d’abandon va essentiellement diminuer au secondaire », analyse un consultant sur les questions de l’éducation.

     

     

     

     

     

  • L’Afrique veut se défaire du joug de l’importation du riz

    L’Afrique veut se défaire du joug de l’importation du riz

    L’Afrique continue d’importer du riz malgré la forte production sur le continent. Une situation qui oblige les États à améliorer la promotion des riz locaux.

    L’Afrique se positionne à ce jour comme un grand producteur du riz. Sur les 600 millions de tonnes de riz décortiqué durant l’année, la FAO a indiqué que la part de l’Afrique est importante. En Afrique de l’Ouest, les pays producteurs ont vu leurs récoltes augmentées de 6 %. Il faut dire que les plus importants producteurs du riz en Afrique se situent en Afrique de l’Ouest. Près de 11 millions de tonnes de riz y sont produites ; ce qui représente la moitié de la production du continent.

    L’augmentation de la production est la conséquence d’une politique de développement du secteur rizicole mise en place par la plupart des États. Elle permet au pays « d’éviter une dépendance à l’égard du marché international », soutient un ingénieur agronome, enseignant chercheur ivoirien. Ce dernier explique que les Etats créent de plus en plus les conditions nécessaires pour une économie agricole. « Il y a un marché prêt à consommer du local. Les Etats ne doutent plus », justifie-t-il. Les pays producteurs ont surtout augmenté leur investissement. Au Togo où la production a atteint près de 800 000 tonnes, des soutiens sont apportés aux producteurs locaux. C’est également le cas en Côte d’Ivoire et au Sénégal où les autorités subventionnent les semences et offrent des engrais et des machines aux producteurs.

    Des conditions favorables

    Mais au Nigéria les producteurs bénéficient d’un appui plus conséquent. Le pays a presque augmenté de 10 % sa production en 2016. Plus de trois millions de tonnes de riz ont été décortiqués cette année dans ce pays où les surfaces de production ont augmenté. D’autres pays comme la Guinée et le Ghana connaissent la même situation. Leur production est estimée à près de deux millions de tonnes. Pourtant, les décisions politiques et les réformes économiques ne semblent pas être les seuls avantages du secteur. Selon un fonctionnaire de la FAO, l’Afrique de l’Ouest bénéficie également depuis quelques années de bonnes conditions climatiques. « Les insuffisances techniques sont parfois compensées par une bonne pluviométrie », rappelle l’expert onusien.

    Les producteurs sont confrontés aux difficultés des marchés nationaux. « Le riz local est souvent délaissé au profit de l’extérieur », regrette un commerçant sénégalais. Cette situation entraîne la baisse de production dans les régions de quelques pays. Les États se voient ainsi obliger d’importer des millions de tonnes de riz. L’importation du riz par l’Afrique est considérable. La FAO a déjà annoncé que cela devrait encore être le cas en 2018. Le Nigéria devrait aussi rester deuxième importateur mondial de riz malgré son important volume de production. Toutefois, certains pays commencent par envisager une diminution de l’importation des grains blancs. Le Sénégal a commencé par demander aux entreprises qui importateurs de payer aussi un volume du riz local.

    Promouvoir le riz local

    C’est désormais sur une valorisation de la production locale que les pays misent. Les riz locaux sont de qualité et il est important que chaque État renforce leur promotion auprès de la population. Après, c’est à l’aspect prix que les décideurs politiques comptent s’attaquer. « C’est le nœud du problème, soulève-t-on au ministère togolais de l’Agriculture. Comment convaincre les populations d’acheter du local même si c’est plus cher que ce qui vient de l’Asie ». Un agent de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) affirme qu’il est nécessaire de faire comprendre aux populations qu’elles peuvent faire confiance à ce qui est produit au plan local.

  • Ouganda: la production pétrolière annoncée pour 2020

    Ouganda: la production pétrolière annoncée pour 2020

    Le président Yoweri Museveni a posé le 11 novembre la première pierre d’un pipeline qui va permettre à l’Ouganda de produire du pétrole.

    Le futur pipeline de l’Ouganda sera construit sur plus de 1000 Kilomètres. Le pipeline chauffé sera le plus long du monde à la fin de sa construction. Les travaux vont durer près de trois ans. Si le projet est réalisé, l’Ouganda devrait dès 2020 extraire du pétrole dans le lac Albert dans la région de l’Albertine. Ce sera en collaboration avec la Tanzanie avec lequel l’Ouganda entretient « de bons rapports de coopération », explique un spécialiste de la région.

    C’est le port de Tanga situé en Tanzanie qui va servir de canal pour l’exportation de l’or noir. La production du pétrole va contribuer à l’essor économique de l’Ouganda et de la Tanzanie. Mais pour le moment, c’est à une parfaite réussite du projet que les pays s’attachent. Dans ce cadre, le président Yoweri Museveni et son homologue tanzanien ont indiqué vouloir tout mettre en œuvre. La réalisation du projet rencontre tout de même quelques difficultés. « Nous espérons respecter le calendrier fixé », tempère un membre de l’exécutif ougandais.

    Plus de deux milliards de gain par an

    Même si les deux pays sont décidés à réaliser le projet, il n’en demeure pas moins qu’il existe encore des tâtonnements. A Hoima où des travaux de construction auront lieu, les routes d’accès à la région se trouvent en mauvais état. Un financement devra être consacré à la réhabilitation de plusieurs voies. D’autres infrastructures qui doivent faciliter la production du pétrole vont aussi être construites. « Il se pose aussi un problème de terres », soulève-t-on du côté ougandais. En réponse, l’État compte racheter des terres auprès de la population pour le début des travaux de construction.

    Lors de la pose de la première pierre des travaux de construction du pipeline, le président Yoweri Museveni avait insisté sur l’engagement de l’État à ne lésiner sur aucun aspect de la réalisation du projet. L’État compte d’ailleurs modifier la Constitution pour régler « les différends fonciers » et avoir accès rapidement aux terres. La production du pétrole peut permettre à l’Ouganda « d’intégrer le club des pays aux revenus intermédiaires », selon un économiste de la Banque mondiale. Avant de préciser que le pays pourrait à partir de 2020 gagner plus de 2 milliards par an dans la production pétrolière.

  • Kenya: vers l’accès universel à l’énergie en 2020

    Kenya: vers l’accès universel à l’énergie en 2020

    Le Kenya envisage atteindre en 2020 l’accès universel à l’énergie. Le pays a signé début novembre deux accords de financements avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

    Les deux accords de financement signé entre le Kenya, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement sont estimés à 30 milliards de shillings kényans, soit plus de 289 millions de dollars. Selon les autorités kenyanes, ces accords s’inscrivent dans le cadre de la phase II du programme d’électrification rurale « Last Mile Connectivity ». Ken Tarus, directeur exécutif de la Kenya Power, a affirmé que le projet Last Mile Connectivity devrait permettre de réduire le coût élevé de l’extension du réseau de fourniture électrique, principalement dans les zones rurales et les régions défavorisées.

    Grâce au financement de la Banque mondiale, le Kenya va se lancer dans l’électrification de 312 500 ménages. Il sera implanté près de 1000 transformateurs. Les autorités kenyanes ont indiqué que le financement de la BAD va servir au raccordement de 314 200 clients. 5320 transformateurs dans le réseau électrique devront également être mis en place. Le gouvernement s’est lancé dans l’électrification de plusieurs localités du pays. L’État envisage atteindre dans trois ans donner à tous les Kenyans l’accès à l’électricité. Dans sa phase I, le projet Last Mile Connectivity a permis d’électrifier près de deux millions de ménages.

    Atteindre l’accès universel à l’énergie

    A ce jour, le taux d’électrification du Kenya est de 70,3 %, soit près de 7 millions de Kenyans. Les différents projets d’électrification on fait augmenté ce taux qui était jusqu’en 2013 estimé à 23 %. Parmi ces projets, on peut citer le Kenya Off-grid Solar (KOSAP). Lancé en septembre, ce projet vise à électrifier les localités rurales, les régions les plus éloignées du Kenya. Selon le ministère en charge du secteur, des installations solaires off-grid se feront dans les régions non électrifiées.

    Près de 700 ménages bénéficient du KOSAP qui reçoit l’appui financier de la Banque mondiale estimé à 150 millions de dollars. Des avancées qui doivent permettre au pays d’atteindre dans quelques années l’accès universel à l’énergie. « Étant donné les progrès obtenus jusqu’à présent, nous sommes convaincus que nous atteindrons l’accès universel à l’électricité d’ici la fin de l’année 2020 », justifie Ken Tarus.

     

     

     

  • Afrique: voici les villes où prospèrent mieux les multimillionnaires

    Afrique: voici les villes où prospèrent mieux les multimillionnaires

    L’Afrique s’est montrée ces dernières années ouverte aux grands projets économiques, et favorable à l’épanouissement du secteur privé. Cet état de fait a conduit à l’émergence d’un grand nombre de millionnaires dans les principales métropoles africaines.

    Selon le magazine Forbes qui a établi ce classement, l’environnement favorable aux affaires a été très bénéfique au secteur privé. Certes, les réussites ne sauraient se résumer à des facteurs externes. Toutefois, dans la grande majorité des cas, ces millionnaires apparaissent d’abord comme les bénéficiaires d’un cadre propice à la création d’entreprises et à l’investissement : un écosystème pour startups solide, un vaste marché de consommateurs, la présence de multinationales, la stabilité politique ou la capacité des tribunaux à trancher rapidement des litiges commerciaux, relève le magazine.

    Parmi ces espaces favorables aux grands patrimoines africains, huit villes du continent se détachent par le nombre de High Net Worth Individuals (HNWI) qu’elles abritent. Pour rappel, dans le jargon financier, les HNWI correspondent aux personnes disposant d’actifs équivalant à au moins 1 million de dollars US, sans compter leur résidence principale et les biens de consommation. Florilège.

    Nairobi

    En l’an 2016, d’après l’African Wealth Report (AWR), on dénombrait 5,771 HNWI dans la capitale kényane. Depuis un moment, Nairobi est devenue la capitale de rêve des grands investisseurs. Doté d’infrastructures de classe mondiale pour le tourisme d’affaires, Nairobi attire les talents de tous horizons et sert de quartier général aux grands noms du web et de l’informatique tels que Microsoft, IBM ou Google pour leurs opérations en Afrique de l’Est. La ville s’affirme du reste comme un hub numérique bouillonnant, au point que l’écosystème technologique kenyan est surnommé la « Silicon Savannah ».

    Casablanca

    La capitale du Maroc, une ville au sein de laquelle une grande partie des près de 5000 millionnaires en dollars du royaume chérifien seraient concentrés. La proximité géographique de la métropole avec l’Europe constitue sans conteste un atout, qui permet aux entrepreneurs de conquérir d’autres marchés de consommation. Première fortune du pays, l’homme d’affaires Othman Benjelloun (Fortune : $1.9 milliard selon Forbes US) y a pour sa part implanter le siège social de BMCE Bank of Africa.

    Le Bloomberg Innovation Index 2017 place quant à lui le Maroc dans le top 50 des économies les plus innovantes au monde et le Global Entrepreneurship and Development Institute (GEDI) considère que le pays offre un bon savoir-faire en matière de TIC. En tant que centre financier, Casablanca a détrôné la ville de Johannesburg, devenant 1ère du classement en Afrique en termes d’attractivité selon le Global Financial Centers Index, l’indice de référence du secteur.

    Lagos

    La capitale économique de la première puissance mondiale, fort de ses 12,5 millions d’habitants, compterait selon l’AWR 8024 millionnaires. Une ville où les grandes enseignes internationales se ruent pour conquérir les classes moyennes, malgré les problèmes d’insécurité qui perdurent dans de nombreuses zones. Les secteurs porteurs y sont nombreux, parmi lesquels le transport, l’agroalimentaire, le textile, la téléphonie mobile et le BTP. Figure tutélaire du monde des affaires local, Aliko Dangote (fortune : $12.4 milliards selon Forbes US) a de son côté su profiter de cet immense marché intérieur pour bâtir son empire industriel, axé autour du ciment et faire avancer ses autres intérêts.

    Johannesburg

    L’African Wealth Report en 2015 a recensé 25.535 HNWI à Johannesburg, la plus forte concentration de millionnaires pour une ville africaine. On y trouve parmi eux Patrice Motsepe ($1.1 billion) et sa sœur ainée Bridgette Radebe qui ont investi, chacun de leur côté, dans l’or et le platinum. La « Cité de l’Or » demeure le poumon économique de l’Afrique du sud, un pays où il est facile d’obtenir un crédit bancaire pour lancer son activité.

    Gaborone

    Gaborone est la capitale du Botswana, un pays salué dans le monde entier comme une démocratie au fonctionnement exemplaire. D’après l’étude « New World Wealth Report », l’on y dénombrerait 1200 millionnaires, parmi lesquels Kagiso Mmusi, fondateur de Pula Holdings, un véhicule d’investissements constitué de participations dans les TIC, la publicité, l’énergie et la grande distribution. Avec un système financier développé, Gaborone offre l’un des environnements les plus favorables aux affaires du continent (3e), selon le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale. Ajouté à cela le fait que le délai concernant le règlement des litiges né d’une activité commerciale est relativement court par rapport à la moyenne dans les autres métropoles du continent. D’une manière générale, le Global Peace Indexconsidère que le Botswana figure parmi les pays les plus pacifiques du monde, un critère qui peut influe à coup sûr les super riches dans leur décision d’investir au Botswana.

    Le Caire

    Naguib Sawiris, actionnaire principal de l’opérateur de téléphonie Orascom Telecom Holding, dont la fortune est estimée à 3,8 milliards de dollars selon Forbes US fait partie des 13,426 HWNI recensés au Caire selon l’AWR. En Égypte, Internet a un poids grandissant dans l’économie. Le taux de pénétration d’Internet en Égypte avoisine les 40 %, selon le site « Internet World Stats » et il est fort à parier que le commerce électronique et la téléphonie mobile constitueront des opportunités d’investissement prometteuses, particulièrement dans la capitale égyptienne, qui représente le deuxième marché de consommateurs le plus important sur le continent africain après celui de Lagos (environ 10 millions d’habitants).

    Cape Town

    Raymond Ackerman (fortune : 545 millions de dollars selon Forbes US), fondateur de Pick N Pay Group, une chaine de supermarché fait partie des 9,846 millionnaires se trouvant à Cape Town (Source : AWR). Selon une enquête du cabinet Ernst & Young datée de 2014, le marché des médias et le tourisme seraient des secteurs particulièrement porteurs. La « Cité-Mère » se distingue également par un écosystème entrepreneurial performant, la ville représentant notamment un hub pour le high-tech sud-africain. D’où la création de Silicon Cape, une association qui est censée contribuer à l’amélioration du climat des affaires, et susceptible de faire émerger des start-ups à fort potentiel de croissance.

    Accra

    Accra est la capitale d’un pays qui figure parmi les nations les plus stables sur le plan politique, un critère pris en compte par les aspirants entrepreneurs et les investisseurs potentiels. En 2015, Accra comptait 2303 millionnaires selon le cabinet New World Wealth. Kwabena Duffuor, propriétaire de Star Assurance Company Limited, le groupe de médias « EIB Network Ghana » et uniBank Ghana y a installé le siège principal de ses affaires. L’édition 2014 de Doing Business indiquait par exemple que le « Ghana présente le meilleur environnement des affaires en Afrique de l’Ouest » et le « Global Entrepreneurship and Development Institute » a récemment placé le pays dans le top 5 des meilleurs écosystèmes entrepreneuriaux en Afrique subsaharienne.

  • Togo: 12.300 ménages ruraux seront électrifiés à partir de 2018      

    Togo: 12.300 ménages ruraux seront électrifiés à partir de 2018    

    Le pays a inauguré le 10 novembre dernier une centrale solaire photovoltaïque pour renforcer l’éclairage public dans des zones rurales sur le territoire. Cela permet aussi au pays d’accroître sa capacité énergétique.

    La nouvelle centrale solaire s’inscrit dans le développement des énergies renouvelables dans le pays. Le Togo compte améliorer son efficacité énergétique à travers le Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE). Plus de 2 milliards ont été consacrés par l’État dans l’électrification de 22 localités par un système solaire photovoltaïque.

    Une vingtaine de mini systèmes d’adductions d’eau potable ont été également installés dans trois régions du pays. La centrale photovoltaïque inaugurée début novembre à Bavou dans la préfecture de l’Ogou va permettre de desservir plusieurs zones rurales. La centrale dispose d’une capacité de 150 KWc avec un réseau de distribution de basse tension de 5 km. À Bavou près de 65 lampadaires d’éclairage public et des compteurs de branchements ont été installés. Les populations vont ainsi avoir accès à l’électricité grâce à une énergie renouvelable.

    D’autres centrales seront aussi implémentées dans trois autres localités du pays. À Takpapiéni dans la préfecture de l’Oti, une centrale solaire photovoltaïque de 100 KWc avec un réseau de distribution basse tension de 8 Km sera construite. Les populations bénéficieront de près de 80 lampadaires d’éclairage public et des compteurs de branchements. Par contre, c’est une centrale de 100 KWc avec un réseau de distribution de 3 km qui sera implémentée à Koutoum dans la préfecture de Bassar. « 38 lampadaires d’éclairage public et des compteurs de branchements des clients seront mis à la disposition des populations », confie une source du ministère des Mines et de l’Énergie.

    Électrifier 12 300 ménages

    L’État prévoit aussi installer une centrale de 250 KWc à Assoukoko dans la préfecture de Blitta. L’ouvrage qui aura un réseau de distribution de basse tension couvrira plus de 8 Km. 115 lampadaires d’éclairage public seront mis à la disposition de la population. Par ailleurs, trois mini adductions d’eau potable de capacité 20 min 3 s chacune devront également être construites dans la localité. Grâce au PRODERE le Togo s’assure « d’augmenter le taux d’accès à l’électricité dans les zones rurales », selon Abli Bidamon, ministre des Mines et de l’Énergie.

    Pour disposer d’une grande capacité énergétique, le pays devra redoubler d’effort. À ce jour les efforts d’électrification restent faibles. Cela, même si le taux d’électrification est passé de 18 % à 30 % en dix ans. En milieu rural, le taux d’électrification est passé de 2 % à 6 % sur la même période. L’État compte malgré tout mettre de l’électricité à la disposition de 12 300 ménages ruraux à partir de 2018. Ce sera grâce à des centrales photovoltaïques à base du solaire, rappelle Abli Bidamon.

  • Ouganda: vers une modernisation des services de douane

    Ouganda: vers une modernisation des services de douane

    Un projet de modernisation financé par la Chine devrait permettre à l’Ouganda de moderniser ses services de Douane. Le coût de la subvention chinoise est de 30 millions de dollars.

    L’annonce de cet appui financier de la Chine a été faite à Beijing. C’était lors de la deuxième session de la Commission mixte sur le commerce, l’économie, les investissements et la coopération technique entre les deux pays. Cette Commission mixte voit des représentants des deux pays se réunir pour échanger sur différents sujets de coopération bilatérale.

    L’Ouganda envisage améliorer la qualité de son système douanier qui occupe une place importante dans ses choix économiques. Le projet de modernisation indirectement contribuera au renforcement du secteur privé. L’efficacité des services de la douane va contribuer à la compétitivité des chaînes logistiques. Les importations et les exportations du pays pourront aussi être renforcées.

    Réduire les pertes de recettes

    Pour Matia Kasaija, ministre ougandais des Finances, l’appui financier de la Chine se révèle être une grande aide. La subvention devrait en effet permettre à l’Uganda Revenue Authority de se mettre à la pointe. Le fisc ougandais prévoit payer des appareils technologiques, des scanners non intrusifs, de systèmes modernes de gestion des risques douaniers, de supervision et de communication, de services douaniers et d’application de la loi. C’est aussi un moyen propice pour l’Ouganda de « réduire les pertes de recettes et de faciliter la gestion du commerce et des frontières », a indiqué Matia Kasaija.

    À travers cet accompagnement dans l’amélioration des services de douane, la Chine prévoit renforcer sa coopération économique avec l’Ouganda. Les secteurs du commerce, des investissements et des infrastructures sont concernés. L’Ouganda va œuvrer de son côté pour avoir accès au marché chinois, renforcer son attraction touristique et développer l’industrie locale.