Catégorie : Economie

  • Maxwell Chikumbutso, le zimbabwéen qui viole les lois de la physique

    Maxwell Chikumbutso, le zimbabwéen qui viole les lois de la physique

    Maxwell Chikumbutso, c’est le prototype de l’inventeur africain qui a abandonné l’école à l’âge de 14 ans et continue à utiliser ses capacités intellectuelles pour trouver une solution aux problèmes énergétiques qui restent un obstacle au véritable processus d’industrialisation de l’Afrique.

    C’est à l’âge de 14 ans que Maxwell Chikumbutso a commencé par s’intéresser à la science et à la technologie, en devenant autodidacte. Son voyage a débuté en 1997 quand il a commencé à expérimenter différentes technologies à Kuwadzana, une banlieue zimbabwéenne.

    Inventions

    En 1999, Maxwell Chikumbutso construit son premier projet à succès qui était un émetteur de radiodiffusion. Il a commencé à le promouvoir, bien qu’illégalement. Le projet a échoué, en raison du manque de financement.

    Deux ans plus tard, sous le mentorat de Rose Mazula, alors présidente de la Broadcasting Association of Zimbabwe, il a développé ce qu’il appelle le facilitateur de navigation numérique qui aide dans l’atterrissage des aéronefs à partir de variables telle que la taille de l’avion, sa vitesse et son poids, etc. Il l’a fait découvrir au Centre de formation technique d’Air Zimbabwe où il a été évalué et félicité par des ingénieurs aéronautiques. Maxwell avait dit que son initiative était le premier ajout à la technologie des avions zimbabwéens depuis 1980, même si en ce moment, il n’avait jamais été dans un avion. Cependant, en raison du manque de soutien financier, le projet a tout simplement échoué.

    Quelques années plus tard, Maxwell Chikumbutso a rencontré un avocat, Bruce Mujeyi, qui lui a présenté l’idée de brevets qui était alors un sujet peu familier. Bruce a adhéré à la vision de Maxwell, s’est porté volontaire pour enregistrer un brevet gratuitement et a commencé à financer des projets.

    En 2003, Maxwell a commencé à avoir des idées sur la création d’un générateur autoalimenté. Par l’entremise de Bruce, Maxwell s’est mis en rapport avec d’éminents professeurs du Zimbabwe qui lui ont dit qu’il était impossible de créer une telle machine. Cependant, il a poursuivi son idée de le financer avec le peu d’argent qu’il a obtenu en tant que chauffeur de camion de transport. En 2009, le premier prototype du générateur Greener a commencé à produire 1200 Watts.

    La même année, Maxwell a été invité par le gouvernement du Lesotho à faire une présentation de son projet. On lui a offert un contrat de 1,2 million de dollars, mais il a refusé après avoir rencontré Zach Wazara, ancien PDG d’Econet et fondateur de Brodacom. Les deux hommes ont formé un partenariat et il est devenu influent dans la construction de l’entreprise de télécoms ratée Brodacom. Chez Brodacom, il a inventé ce qu’il dit être la première technologie WiFi Meshing au Zimbabwe avec des stations de basses auto-organisatrices parmi d’autres projets.

    Dans le cadre du partenariat, le deuxième prototype de puissance plus écologique a été développé et a généré 50 kilowatts. En 2007, l’inventeur n’a pas réussi à trouver un avocat qui était en mesure de déposer un brevet pour la puissance verte parce qu’elle violait les lois naturelles de la physique.

    Maxwell est également l’inventeur d’un hélicoptère biplace à même d’utiliser 6 différents carburants, sans changer de moteur.

    Après plusieurs échecs de partenariats et de financement, Chikumbutso, déçu, a déménagé aux États-Unis en 2017 où il a établi le siège social de son entreprise en Californie. Là, il espère avoir plus de soutiens financiers afin de poursuivre ses recherches. Mais il ne perd pas son objectif d’inventer pour aider l’Afrique. « J’aime l’Afrique et je suis tellement fier d’être né et grandi en Afrique. Je vais sûrement revenir au Zimbabwe où tout a commencé », a-t-il confirmé.

  • Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    L’annonce a été faite en fin de semaine dernière : Yvonne Manzi Makolo devient directrice générale de RwandAir, la compagnie aérienne rwandaise.

    Yvonne Manzi Makolo remplace le colonel Chance Ndagano, qui a été le PDG intérimaire pendant près de 12 mois. Cette nomination par le président Paul Kagame fait partie d’un remaniement ministériel annoncé samedi. Mais la jeune Rwandaise n’est pas nouvelle dans l’entreprise. Elle travaille avec la compagnie aérienne depuis environ un an, où elle occupait le poste de vice-présidente exécutif en charge des affaires de l’entreprise.

    En effet, cette nomination coïncide avec le moment où le transporteur national planifie l’expansion de ses vols. RwandAir dessert actuellement environ 25 destinations en Afrique, en Asie et en Europe. Les plans pour lancer des vols directs vers la Chine sont dans les étapes avancées, avec le premier vol prévu en milieu de cette année. La compagnie aérienne a également mis le cap sur les vols vers les États-Unis et Israël, en plus de relier plus de villes africaines à son réseau.

    Qui est Yvonne Manzi Makolo ?

    Il y a 15 ans,  Yvonne Manzi Makolo a  fait ses valises et a quitté le Canada où elle avait vécu pendant une dizaine d’années, pour retourner au Rwanda. À son arrivée, elle a travaillé en informatique et dans le développement des applications avant de rejoindre  MTN-Rwanda. Jusqu’en 2016 et avant de travailler à Rwandair, elle a été Chief Marketing Officer, puis  Chief Executive Officer de MTN-Rwanda.

    Elle a aussi travaillé dans le secteur privé depuis son retour au Canada. Au Canada, elle avait également été associée à un projet de la Banque mondiale, de même qu’une ONG appelée World Links, pour informatiser les écoles et former les enseignants à l’utilisation des ordinateurs.

  • Akua Obenewaa Donkor, pionnière du chocolat artisanal au Ghana

    Akua Obenewaa Donkor, pionnière du chocolat artisanal au Ghana

    Au Ghana, cette entrepreneure est très connue sous le nom de Chocolate Lady. Akua Obenewaa Donkor dirige une chocolaterie à Ashongman, dans la banlieue d’Accra. Depuis plus de cinq ans, cette trentenaire fabrique des chocolats faits à la main.

    Son entreprise est dénommée « Decokraft » avec un capital de 1000 dollars.
    À base de liqueur de cacao, plus de 300 kg de chocolat sont fabriqués par Decokraft chaque mois. L’entrepreneure s’approvisionne auprès des cultivateurs du pays et d’autres sociétés spécialisées.

    La Ghanéenne explique s’être intéressée à la production du chocolat après avoir lu un magazine contenant des informations sur les chocolatiers, les différents types de chocolat. Akua Obenewaa Donkor a suivi des cours en ligne pour devenir chocolatière. L’entrepreneure a également été formée par la Cocoa Processing Company (CPC) du Ghana.

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    Les produits sont après vendus dans des boutiques en ligne et durant des grands événements comme les fêtes d’anniversaires, les mariages ou les festivités au sein des entreprises. Chocolate Lady est diplômée en Communication Design (Design Graphique) de l’Université des Sciences et Technologies Kwame Nkrumah (KNUST).

    Elle mise ainsi sur des touches personnelles comme les techniques de fabrication à la maison, l’image de marque, la finition et l’emballage pour mieux faire connaître son produit. La Food and Drugs Authority (FDA) a d’ailleurs certifié les produits de Akua Obenewaa Donkor.
    Grâce au succès de son entreprise, la jeune entrepreneure a déjà formé près de cinquante personnes dans la fabrication de chocolat.

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  • Diplômée de biochimie en Écosse, elle devient maître chocolatière au Nigeria

    Diplômée de biochimie en Écosse, elle devient maître chocolatière au Nigeria

    Après des études en biochimie en Écosse, cette Nigériane a travaillé dans le domaine de la confiserie et du maquillage avant de finalement renoncer à son dernier emploi aux ressources humaines dans une organisation. Femi Oyedipe déclare avoir cédé à son « esprit d’entreprise ». « J’ai toujours rêvé avoir ma propre entreprise, avoir une carrière réussie en tant que diva corporative intelligente », souligne Femi Oyedipe. Il y a trois ans, lorsque Femi Oyedipe décide d’entreprendre, elle est d’abord guidée par la volonté de faire rayonner son pays et son continent. La jeune entrepreneure explique s’être intéressée à la production du cacao.

    Très vite, « j’ai été surpris par les réalités du secteur », commente-t-elle. « Nous n’avons pas de chocolatiers locaux. La majeure partie de notre cacao est exportée et nous importons ensuite des chocolats », explique Femi Oyedipe. Avant d’ajouter : « Savoir que mon pays et d’autres de la sous-région sont les plus grands producteurs est une fierté. Mais se rendre compte que ce sont les pays étrangers qui tirent plus de profit de cette industrie est inquiétant ».

    Production locale

    La Nigériane dirige depuis 2015 LoshesChocolate. Son objectif est de produire du chocolat de bonne qualité. L’entrepreneure s’est surtout engagée à faire confiance à ses compatriotes producteurs. Elle achète essentiellement des fèves de cacao produit dans des régions du Nigéria, notamment dans les États d’Oyo et d’Ondo.

    Après sa création, les premiers produits de LoshesChocolate ont été offerts. En retour, Femi Oyedipe a tenu compte des remarques et des commentaires des « potentiels clients ». LoshesChocolate a d’ailleurs eu ses premiers clients sur les réseaux sociaux grâce à des photos de chocolats que Femi Oyedipe a partagées sur Facebook, Twitter et Instagram. « Les médias sociaux nous ont aidés à faire connaître la marque avant que nous commencions à explorer d’autres canaux de marketing », souligne-t-elle.

    Augmenter la production

    « Nous nous sommes concentrés sur la création d’une marque et l’entrée dans le marché, nous avons donc dû modifier un grand nombre de nos processus », confie l’entrepreneure. Depuis trois ans, LoshesChocolate maîtrise la torréfaction de toutes les fèves qu’elle reçoit. L’entreprise améliore régulièrement son emballage.

    Femi Oyedipe ambitionne augmenter sa production. L’entrepreneure veut à cet effet disposer de moyens pour broyer des fèves de 36 à 48 heures dans son entreprise. Alors qu’elle ne dispose pas encore d’une main-d’œuvre qualifiée, l’entreprise manque également de machines de fabrication. Pour autant, Femi Oyedipe ne se décourage pas. « Nous prévoyons de créer plus de choses en utilisant des chocolats. Notre objectif est de présenter le Nigeria comme un pays chocolaté », affirme-t-elle.

  • Funke Opeke, la femme qui contrôle l’internet en Afrique de l’ouest

    Funke Opeke, la femme qui contrôle l’internet en Afrique de l’ouest

    Cette Nigériane est l’une des personnalités les plus connues du secteur de la Data économie dans le monde. La cinquantaine, Funke Opeke a fondé MainOne, une société de fourniture de solutions de connectivité et Datacenter qu’elle dirige. Diplômée de l’université de Columbia, elle a fait des études en génie électrique.

    La carrière de cette brillante cheffe d’entreprise a commencé aux États-Unis où elle a travaillé pendant une vingtaine d’années en tant que directrice générale, consultante et ingénieure dans différentes entreprises. Lorsqu’elle décide de rentrer au Nigéria, Funke Opeke occupe d’abord les fonctions de directrice technique chez MTN Nigéria avant de faire ses preuves à la direction de l’exploitation de la société nationale de télécommunication, Nitel.

    Mais Funke Opeke entreprend rapidement de révolutionner le secteur. Elle décide donc de créer MainOne. Pour parvenir à cet objectif, Funke Opeke a mobilisé des fonds nécessaires pour construire le premier câble sous-marin privé. Le câble sous-marin qui s’étend du Portugal est construit sur une distance de 7 000 kilomètres. Estimés à plus de 200 millions de dollars, les travaux de construction permettent désormais à MainOne de fournir plusieurs opérateurs de téléphonie du pays, notamment MTN et Airtel. L’avantage de MainOne est de fournir à sa clientèle une bonne connexion internet.

    Depuis, son entreprise fait ses preuves. Réussissant en dix ans à se positionner comme un leader dans le secteur de Data economy dans la sous-région ouest-africaine. Funke Opeke est considérée comme l’un des chefs d’entreprises les plus influents du continent. L’entrepreneure confie pour sa part ne s’être jamais découragée et avoir surmonté des difficultés pour atteindre ses objectifs. « Il faut persister pour réaliser une vision », affirme-t-elle.

  • Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Au Cameroun, NTFoods vend dans presque toutes les rues, comme du lait du Nestlé pour le petit déjeuner.

    Si son chiffre d’affaires est encore loin derrière les multinationales qui sont dans le même domaine que lui, Thierry Nyamen ne s’en frustre pas pour autant. Il sait que la bataille pour avoir le monopole du marché camerounais ne sera pas éphémère. Le NTFoods, entreprise spécialisée dans la transformation des produits locaux et la production de céréales infantiles, se porte bien, et son président-directeur général s’en félicite auprès de qui veut l’entendre.

    NTFoods, c’est la marque Tanty déclinée en une vingtaine de produits, visibles dans plus de 1 500 points de vente, des boutiques aux pharmacies en passant par des supermarchés. Son produit phare, qui constitue à près de 80 % son chiffre d’affaires, reste les céréales infantiles au soja.

    Tanty commercialise des croquettes, des chips, des caramels, des cacahuètes, des huiles végétales, faits à base de produits issus à « 100 % » des plantations du Cameroun telles que le maïs, le plantain, la noix de coco, le soja, l’arachide, et les fruits.

    Métamorphose

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    Dans une première vie, Thierry Nyamen était beaucoup plus animé par la peur que par le défi.

    Après un parcours académique édifiant sanctionné par un doctorat en mécanisation agricole à l’université de Kharkov en Ukraine, Thierry Nyamen, décide de rentrer mettre son expertise au service du développement du Cameroun.

    Alors qu’il rêvait d’un emploi bien rémunéré, celui-ci va être désillusionné très tôt, quand il verra que les courriers de demande d’emploi envoyés n’ont abouti à rien, même pas « un stage gratuit ». Thierry Nyamen avait pourtant envoyé pas moins de 750 demandes. Il en conclu, après calomnie de ses amis qui lui reprochent d’être retourné au Cameroun, qu’il devra prendre son destin en main. Il devient alors vendeur ambulant de riz et sauce d’arachide au départ, ensuite de bouillie.

    Le Camerounais transformait lui-même sa bouillie à travers une de ses inventions. Il profite pour ficeler petit à petit son projet d’entreprise. Avec un capital départ de 150 000 FCFA, Thierry Nyamen lance son entreprise. Sa bouillie en poudre gagne du terrain et en 2003, il gagne le prix spécial du président de la République pour son innovation et il empoche 10 000 000 FCFA. Aujourd’hui, son capital n’est pas moins de 500 millions de FCFA.

    Mais son innovation lui a permis également de glaner plusieurs autres récompenses, dont le prix de la meilleure invention de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

    Fervent défenseur de la consommation des produits locaux, leader de sa génération, son parcours reste un exemple pour nombre de jeunes Camerounais.

    Désormais animé par l’unique désir de concurrencer Nestlé au Cameroun, le jeune entrepreneur est conscient de la tâche, mais reste déterminé. « Vous avez suivi la guerre du Vietnam ? Vous connaissez l’histoire de David contre Goliath dans la Bible ? Je peux vous dire que les personnes qui réussissent ne font pas des choses différentes. Ils ont une manière différente de faire des choses », croit-il.

  • Pamela Nkeng, la jeune architecte qui veut rebâtir le Cameroun

    Pamela Nkeng, la jeune architecte qui veut rebâtir le Cameroun

    Au Cameroun, quoique novice dans un domaine très rêvé par tous les jeunes et surtout dominé par les hommes, Pamela Nkeng compte pas mal de réalisations à son actif déjà. Et elle s’enorgueillit chaque fois.

    C’est dans son pays natal,  le Cameroun que la jeune cheffe d’entreprise passe son enfance où elle effectue ses études primaires et secondaires. Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Joss de Douala, Pamela Nkeng s’est envolée vers la ville française de Lille, où elle a étudié l’architecture et le génie civil.

    Pamela Nkeng enchaîne avec un Master en génie civil et en ingénierie des projets immobiliers à IST de Valenciennes. Consciente qu’elle ne pourrait se passer du management, elle poursuit dans la foulée un master en administration des entreprises.

    Une fois diplômée, Pamela a commencé à travailler dans la ville française dans le cadre d’un programme d’amélioration du logement. Cependant, ce ne sera jamais qu’une position à court terme, car elle admet qu’elle a toujours eu l’intention de retourner dans son pays d’origine, le Cameroun.

    Déjà enfant, elle accompagnait son père sur les chantiers de construction. Sa future carrière était donc presque évidente.

    6 années de construction

    C’était en 2012 que la diplômée est retournée dans son pays. Elle est accueillie au sein de l’entreprise familiale de Bak’s Engineering, spécialisée dans le génie civil et la construction.

    « Professionnellement, je dois admettre qu’il n’est pas toujours facile de s’implanter dans un domaine dominé par les hommes, comme le génie civil, et c’est encore plus difficile quand on est jeune. Votre point de vue est toujours remis en question, votre autorité mise en question, etc », affirme-t-elle. Mais rien de tout cela ne l’a dissuadée. Au contraire, cela l’a juste rendue plus motivée.

    Elle a donc soumis son offre après son premier grand succès: la construction d’une station-service pour Tradex, spécialisée dans la commercialisation de produits pétroliers au Cameroun. Dans environ 8 mois, elle a livré très fièrement l’installation achevée.

    Elle a ensuite paraphé un contrat pour la construction des magasins pour le géant du téléphone Huawei, sans compter des villas et immeubles… « Quand je me rends à un endroit pour voir le design d’intérieur, mes yeux d’ingénieur civil m’aident à m’assurer que les travaux de construction ont été menés avec succès, ce qui est très rassurant pour mes clients, sachant que bon nombre d’entre eux comprendre cette activité », confie Pamela Nkeng.

    La Camerounaise semble avoir trouvé la bonne formule pour composer avec l’environnement camerounais. Passionnée de la décoration intérieure, elle ne manque pas d’inspiration pour offrir les décors féeriques à ses clients.

  • Top 5 des meilleurs sites touristiques en Afrique favorables au budget

    Top 5 des meilleurs sites touristiques en Afrique favorables au budget

    En Afrique où les sites touristiques sont réputés très agréables, les moyens de relaxation sont parfois chers ou difficiles à trouver. Toutefois, il y a beaucoup d’endroits magnifiques et peu coûteux à explorer sur le continent. Nous mettons en évidence 5 emplacements touristiques à la fois passionnants et abordables.

    Les pyramides d’Égypte, Égypte

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    Les pyramides d’Égypte, en particulier les grandes pyramides de Gizeh, sont parmi les plus magnifiques structures artificielles de l’histoire. Les Égyptiens ont construit les pyramides comme des tombes pour leurs pharaons, et inclus des cadeaux et toutes sortes de fournitures dont ils estimaient utiles pour le roi dans l’au-delà.

    Les grandes pyramides de Gizeh sont situées sur un plateau sur la rive ouest du Nil, à la périphérie du Caire moderne. La plus ancienne et la plus grande des trois pyramides de Gizeh, connue sous le nom de Grande Pyramide, est la seule structure survivante des sept merveilles célèbres du monde antique. Il a été construit sur une période de vingt ans, et a pris le travail d’environ 20 000 hommes. Les billets pour les pyramides vont de l’entrée gratuite jusqu’à 50 $, selon celui que vous choisissez de visiter.

    Kachikally Crocodile Pool, Gambie

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    L’attraction touristique la plus populaire dans la ville touristique de Bakau en Gambie est une ancienne piscine d’eau douce située sur un site de 9 acres dans la section sud de la ville. Selon les croyances des populations autochtones, cette piscine a des pouvoirs surnaturels de guérison, et est considérée comme un dernier recours pour les femmes qui souhaitent concevoir. Il est ouvert de 7 h à 19 h tous les jours. Les visiteurs sont facturés aussi bas que 1,5 dollar pour entrer dans la piscine et le musée dans ses locaux.

    La piscine Kachikally a été découverte il y a des centaines d’années par les natifs de Bakau, à 14 km de la capitale Banjul, et abrite plus de 100 crocodiles dociles qui se laissent toucher au dos ou à la queue.

    Djmaa El Fna, Maroc

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    Djemaa el Fna à Marrakech est la place la plus célèbre du Maroc, et attire des voyageurs du monde entier. Pour les habitants, il est simplement appelé « le lieu », ou « la mosquée au bout du monde » ; mais d’autres significations lui ont été attribuées, comme « une assemblée des morts », parce que c’était autrefois un site d’exécutions ;

    Pendant la journée, la place est occupée par des charmeurs de serpents, des vendeurs de jus et d’autres vendeurs qui donnent au touriste un avant-goût de la culture marocaine. Cependant, la scène change au fur et à mesure que le crépuscule approche, incluant des conteurs, des acrobates, des musiciens et des artistes. Place reconnue par l’UNESCO, Djemaa el Fna, plonge le touriste dans un monde de bazars mystérieux au milieu des anciens remparts de la médina de Marrakech.

    L’orphelinat des éléphants, Kenya

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    Le David Sheldrick Wildlife Trust, également connu sous le nom de l’orphelinat des éléphants, a été mis en place pour sauver les éléphanteaux qui sont devenus orphelins à cause des attaques des braconniers. L’orphelinat est situé à Nairobi, au Kenya.

    Pour accéder aux locaux, vous payez des frais de don de 5 $. Les touristes peuvent voir les éléphants vers 11 h et 12 h, quand les gardiens les sortent pour se nourrir et jouer avec eux. Il est possible d’adopter un bébé éléphant pour 50 dollars (5000 shillings) par an. Comme ils sont trop énormes pour être ramenés chez vous, les frais annuels servent à l’entretien de votre éléphant d’adoption.

    Dunes de Sossusvlei, Namibie

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    Probablement l’endroit le plus spectaculaire de la Namibie, la zone de conservation de Sossuvlei est caractérisée par les grandes dunes rouges qui l’entourent. À près de 400 mètres, les dunes de cette région sont parmi les plus hautes du monde et ont entre 60 et 80 millions d’années.

    Sossusvlei est une grande destination touristique toute l’année. Le meilleur moment pour voir Sossusvlei est le lever et le coucher du soleil, car les couleurs sont fortes et en constante évolution, présentant ainsi de grandes opportunités pour les amateurs de photographie. Le trajet depuis la capitale namibienne, Windhoek, jusqu’à cet endroit prend 4,5 heures. Le permis d’entrée à travers le parc Namib Naukluft est moins de 6 $ pour les touristes étrangers.

     

  • Cacao: le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent maîtriser le marché mondial

    Cacao: le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent maîtriser le marché mondial

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire ont décidé de relever les défis du secteur du cacao, dans le cadre de la mise en œuvre d’un accord de partenariat stratégique qui lie les deux pays, en signant la « Déclaration d’Abidjan ».

    Les deux chefs d’État du Ghana et de la Côte d’Ivoire ont tenu une réunion en début de semaine consacrée à l’économie de cacao, produit agricole dont les deux pays assurent 60% de la production mondiale. À l’issue de cette réunion, Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara ont signé la « Déclaration d’Abidjan ».

    Cet accord vise à « mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao et des économies des deux pays », selon les termes d’Alan Kyerematen, ministre ghanéen du Commerce et de l’Industrie. En clair, l’accord veut améliorer le prix d’achat de la fève aux producteurs et lutter contre la contrebande.

    Principalement, Accra et Abidjan se sont engagés à harmoniser leur politique de commercialisation du cacao et se sont convenu d’annoncer chaque année de manière concomitante et avant le début de la campagne, le prix au producteur.

    Réguler pour mieux régner

    Cette déclaration intervient à un moment où des millions de cacaoculteurs des deux pays ont connu des pertes significatives l’année dernière, causée par une chute d’environ 20% des prix de ces produits qui participent d’une partie importante aux PIB des deux plus grands producteurs.  Cette perte a donc pesé sur les recettes budgétaires des deux pays.

    En effet, il faut considérer que la contrebande est souvent alimentée par la différence des prix du cacao entre ces deux pays limitrophes. En termes d’exemple, pour la saison 2017-2018, la tonne du cacao a coûté 1 735 dollars au Ghana contre 1 270 dollars en Côte d’Ivoire.

    En outre, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont également convenu d’intensifier la collaboration dans le domaine de la recherche scientifique pour la production de plants de cacao, l’amélioration des variétés végétales. Ils vont mettre en œuvre un programme régional de lutte contre la pousse.

    Akufo-Addo et Alassane Ouattara veulent aussi désormais promouvoir conjointement la consommation de cacao sur les marchés locaux, régionaux et émergents et sont convenus que les consultations entre le Ghana et la Côte d’Ivoire sur la gestion de leurs filières cacaoyères devraient être faites sur une base régulière.

    L’engagement des deux pays à transformer une grande partie du cacao et l’invitation du secteur privé, notamment du secteur privé africain, à investir massivement dans la transformation du cacao en Afrique ont également été réitérés.

     

  • Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    À 31 ans, Cosmas Ochieng est cofondateur d’une startup qui produit de l’énergie renouvelable et des produits agricoles à partir de noix de croton indigènes. Il s’agit de Eco Fuels Kenya. Le Kenyan propose à travers sa startup des solutions novatrices qui sauvent les communautés.

    Né à l’ouest du Kenya, dans la ville rurale de Homa Bay, Cosmas Ochieng a grandi dans une famille pauvre et un foyer polygame. Il s’accroche pourtant à ses études, réussissant à obtenir son baccalauréat et à suivre des études universitaires. Il a développé son sens de l’entrepreneuriat en fabriquant et en réparant des vélos tout jeune. Diplômé de l’université technique de Nairobi, celui qui se considère comme persévérant .a d’abord travaillé dans des industries agroalimentaires.

    Après avoir servi dans un organisme de production de biodiesel à partir de noix de croton, il décide en 2012 de créer sa propre entreprise. Au début, « j’ai commencé par écraser les noix de croton à la main, et il faudrait toute la journée pour écraser un sac », se rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Commencez avec ce que vous pouvez, peu importe le niveau ». Depuis, Eco Fuels Kenya produit des biocarburants, mais également des engrais qui revitalisent le sol, des briquettes et des aliments pour volailles.

    Collaboration

    Pour la réussite de sa startup, Cosmas Ochieng a misé sur sa communauté à travers la collecte de croton. « Ils me fournissent des noix. Je leur propose ce que nous produisons. Ils ont le droit de bénéficier des ressources de leur environnement », explique l’entrepreneur. Il collabore avec des communautés qui peuvent lui fournir jusqu’à vingt tonnes de graines de croton par semaine. Pour détecter les communautés, l’entrepreneur utilise la carte des forêts du pays avant de rentrer en contact avec les groupes et l’administration de la région concernée.

    Grâce à son dynamisme, le magazine Forbes l’a nommé l’un des meilleurs entrepreneurs d’Afrique de moins de 30 ans. Il y a six ans, Eco Fuels Kenya a également remporté le programme Village Capital / GrowthAfrica de GrowthHub et un investissement de 50 000 dollars des États-Unis. Avec Eco Fuels Kenya, Cosmas Ochieng emploie près d’une trentaine de personnes.

    « Eco-entrepreneur »

    Pour cet environnementaliste, il est important que les États s’emparent des énergies renouvelables. « Elles sont sans danger pour l’environnement. Cela aide à maintenir les ressources naturelles », justifie-t-il. Selon lui, dans la recherche de solutions, chaque individu doit se demander « qu’est-ce qui peut résoudre notre problème » et non « qu’est-ce qui peut résoudre mon problème ».

    Cinq ans après sa création, Eco Fuels Kenya reste fidèle à son objectif. La startup est dans une dynamique de protection de l’environnement. Cosmas Ochieng continue de sensibiliser les populations sur la culture des graines de croton. Il veut à la fois faire prospérer son entreprise et offrir aux populations le moyen de se nourrir de leurs semences.