Catégorie : Economie

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.

  • Africa CEO Forum: la startup kenyane Twiga Foods récompensée

    Africa CEO Forum: la startup kenyane Twiga Foods récompensée

    Pour la première fois, l’Africa CEO Forum a récompensé la « Most promisisng company » de l’année. L’édition 2018 de cette rencontre économique qui s’est tenue à Abidjan a élu la startup kenyane Twiga Foods comme la startup la plus prometteuse de l’année. Le jury a apprécié les résultats déjà atteints par la startup et s’est réjoui de ses objectifs.

    Il faut dire que depuis cinq ans Twiga Foods travaille pour la satisfaction des producteurs et des revendeurs kenyans. La startup a mis en place une application mobile qui permet aux utilisateurs de se faire livrer des produits agricoles. Avec des services peu couteux, la startup œuvre pour un accès facile aux produits disponibles sur les marchés.

    Pour y arriver, « nous servons d’intermédiaire entre les producteurs et les revendeurs. Notre application nous permet également de servir des kiosques et des points de vente », explique un responsable de la startup. Ce dernier rappelle que Twiga Foods a été créé pour lutter contre les prix élevés des produits sur la chaîne de distribution.

    La startup dispose de tricycles motorisés pour ses services de livraison. « Nous produits de nos agriculteurs. Tout ce qui est produit localement », confie l’équipe dirigeante. Twiga Foods offre également la possibilité à ses clients de tracer les produits depuis les lieux de production jusqu’au marché.

    La startup mise depuis 2013 sur ses services pour contrôler la chaine de distribution des produits sur les marchés kenyans. Twiga Foods s’inscrit également dans une vision continentale. Son ambition est de s’installer dans d’autres pays pour conquérir de nouveaux marchés.

  • L’Égypte lance son réseau social  EgFace pour concurrencer Facebook

    L’Égypte lance son réseau social  EgFace pour concurrencer Facebook

    L’Égypte a pris des mesures concrètes pour établir un « Facebook égyptien ». Ceci, dans le cadre d’un plan pour être un partenaire actif dans le domaine des médias sociaux à l’international, a fait savoir il y a une semaine le ministre des Télécommunications et des Technologies de l’information, Yasser El-Kady.

    Près de 10 jours après cette annonce, les autorités ont présenté le fruit des travaux aboutissant à la création du réseau social nommé EgFace. Les utilisateurs d’Egypt Face peuvent accéder à la plateforme en trois langues principales: l’arabe, l’anglais américain et le français.

    Le site regroupe les statistiques des utilisateurs, notamment le pays, la région, la ville, l’adresse IP ou le système d’exploitation utilisé et le navigateur.

    Comme Facebook, les membres peuvent partager des posts, télécharger des photos, des vidéos, des fichiers audio entre autres.

    Enjeu: préservation des données

    Dans des déclarations faites lors d’un atelier organisé le 12 mars par le ministère égyptien de la Justice pour faire face à l’extrémisme et aux moyens de le combattre, El-Kady a déclaré que le pays devrait être actif en termes de médias sociaux. Et ce, même si le pays arrive en tête du nombre d’utilisateurs de Facebook arabes selon les statistiques en 2017, avec environ 34,5 millions de comptes actifs, soit 23% de tous les utilisateurs arabes de Facebook.

    El-Kady pense que la préservation de l’information et des données est extrêmement importante à un moment où l’Égypte a développé ses capacités à protéger l’information et à préserver la vie privée des citoyens égyptiens en ligne. Celui-ci explique que Facebook et Google faisaient des millions de dollars à partir de publicités sur leurs sites Web, qui sont utilisés par des millions d’Égyptiens tout en n’étant pas soumis à des taxes ou des frais sur ces produits.

    Depuis 2014, l’Égypte a fait des plans pour fermer Facebook et d’autres pages de médias sociaux qui incitent à la violence contre les institutions étatiques et les forces de sécurité. Le ministère de l’Intérieur a officiellement lancé un programme de surveillance des médias sociaux en septembre 2014 pour suivre les menaces à la sécurité telles que le terrorisme.

    Il faut aussi noter que la création de cette plateforme intervient à une période où Facebook fait face à la crise de vente des données personnelles de ses utilisateurs à Cambridge Analytica. D’ores et déjà, nombre d’internautes pensent que l’initiative est une manœuvre du gouvernement et des agences de renseignement pour recueillir des informations sur les utilisateurs et surveiller leurs comptes, à quelques jours de la tenue des élections, dont le premier tour aura lieu du 26 au 28 mars 2018.

  • Ce qu’il faut comprendre sur la zone de libre-échange créée par l’UA

    Ce qu’il faut comprendre sur la zone de libre-échange créée par l’UA

    Ce 21 mars, des pays membres de l’Union africaine (UA) ont signé à Kigali un accord sur la création d’une zone de libre-échange (ZLEC) entre les États du continent. L’occasion de revenir sur les contours essentiels de cet accord.

     Un pas historique

    La signature de cet accord sur une zone de libre-échange a eu lieu à Kigali durant un sommet qui a vu la participation d’une vingtaine de chefs d’État, dont le Rwandais Paul Kagamé, le Togolais Faure Gnassingbé et le Gabonais Ali Bongo. Au total 44 pays ont signé le document.  Le président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Mahamat Faki, a qualifié le sommet d’historique et de « nouvelle étape dans notre marche vers plus d’intégration ».

    Il faut dire qu’avant la signature effective de cet accord des travaux préparatifs avaient déjà commencé en 2016. Ils ont été conduits par le président nigérien Mahamadou Issoufou. Ce dernier s’est dit satisfait des travaux qui vont permettre à l’Afrique de s’intégrer. Désormais, « nous pouvons être fiers du travail accompli », a déclaré pour sa part Moussa Mahamat Faki.

    Qu’est-ce qui va changer ?

    Précisons que la zone de libre-échange voulue par l’Union africaine s’inscrit dans son agenda 2063. Selon les informations, la ZLEC tourne autour de 2500 milliards de dollars de PIB cumulés. Cette zone va permettre aux entreprises du continent d’être plus compétitives. L’Afrique veut en effet répondre elle-même aux besoins de ses populations.

    L’accord va aussi permettre à la cinquantaine d’États de « parler d’une voix unanime » durant les négociations d’accords internationaux. La ZLEC peut permettre l’augmentation du commerce intra-africain de 16% à 60% en moins de cinq ans. Selon les économistes, les résultats attendus de cette zone de libre-échange peuvent permettre à l’Afrique d’être plus attrayante.

     Quid de l’entrée en vigueur ?

    Pour le moment, les pays signataires de l’accord ont fixé son entrée en vigueur en janvier 2019. Toutefois, l’accord doit d’abord être ratifié par au moins 22 pays. L’Afrique du Sud signataire estime que le délai est trop court. Le pays doit d’abord se plancher sur les démarches nécessaires au plan national avant de ratifier. Le pays prépare également l’élection de son président l’année prochaine.

    L’autre point qui pourrait fragiliser l’accord est l’absence du Nigéria à Kigali. Le président Muhammadu Buhari n’a pas fait le déplacement. Il a justifié sa décision par le fait que « certains actionnaires nigérians ont fait savoir qu’ils n’ont pas été consultés ». Le Nigéria, première économie du continent, exprime ainsi des réticences sur certaines conditions de l’accord.

  •  Le dernier rhinocéros blanc au monde est mort au Kenya

     Le dernier rhinocéros blanc au monde est mort au Kenya

    Un rapport de l’OI Pejeta Conservancy et Kenya Wildlife Service a été publié le 20 mars, annonçant l’euthanasie du dernier rhinocéros blanc du Nord. Les scientifiques ont du coup confirmé la mort du rhinocéros surnommé Soudan. Les chercheurs de l’OI Pejeta Conservancy l’euthanasie a été décidée après l’aggravation significative de l’état de santé de l’animal. Il faut dire qu’à 45 ans, Soudan n’était plus en mesure de se lever. Les muscles et les os du rhinocéros avaient dégénéré et sa peau avait des plaies étendues, avec une infection profonde sur sa jambe droite.

    Pendant plusieurs années, Soudan et deux autres femelles (Najin 27 ans et Fatu 17 ans) ont été protégés par des scientifiques qui œuvraient pour sauvegarder cette espèce qui étaient en voie de disparition. L’année dernière, une collecte de fonds avait été organisée sur l’application de rencontre Tinder pour payer un traitement de fertilité de 9 millions de dollars à Soudan.

    Sauvegarde

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    Le rhinocéros blanc du nord a été décimé pendant plusieurs décennies par des braconniers. Les chercheurs ont déjà rassuré que la mort du dernier mal des rhinocéros n’aura pas d’impact sur les efforts de sauvegarde de l’espèce. Ils comptent sur les techniques de fécondation in vitro, le sperme stocké d’autres rhinocéros morts et les œufs extraits des deux femelles encore en vie.

    Précisons que ce dernier mal du rhinocéros mal était objet de curiosité et attirait de nombreux visiteurs. Pour Richard Vigne, PDG de la conservation, « Soudan était un grand ambassadeur de son espèce et on se souviendra de lui pour le travail qu’il a accompli pour sensibiliser le monde entier au problème non seulement des rhinocéros, mais aussi des milliers d’autres espèces menacées d’extinction par une activité humaine non durable ».

    Les espèces blanc du sud et noir

    Les rhinocéros blancs du nord ont déjà traversé des régions du Tchad, du Soudan, de l’Ouganda, du Congo et de la République centrafricaine, et étaient particulièrement vulnérables en raison des conflits armés qui ont balayé la région pendant des décennies.

    D’autres rhinocéros, le rhinocéros blanc du Sud et une autre espèce, le rhinocéros noir, subissent une forte pression de la part des braconniers qui les tuent pour leurs cornes afin de fournir des marchés illégaux dans certaines parties de l’Asie. En Afrique un programme de conservation du Sud-africain Ian Player a permis de sauver le rhinocéros blanc du sud.

     

  • Femmes propriétaires d’entreprise: l’Afrique a le lead

    Femmes propriétaires d’entreprise: l’Afrique a le lead

    Le géant américain de transactions, MasterCard, a dévoilé son « Mastercard Index of Women Entrepreneurs », un rapport qui vise à aider à combler l’écart entre les hommes et les femmes dans une économie donnée. Il s’est révélé que le Ghana a le meilleur pourcentage dans le monde.

    Suite à la publication de l’indice MasterCard de l’entrepreneuriat féminin (MIWE), il a été admis que 46,4% des entreprises au Ghana appartiennent à des femmes, ce qui en le pays le plus performant dans ce domaine. Il est suivi par l’Ouganda, qui occupe la 3e place sur l’échiquier mondial, avec un score de 33,8%.

    Par ailleurs, le Nigeria et le Ghana ont obtenu des résultats particulièrement encourageants en termes d’avancement: le taux d’activité des femmes entrepreneures était de 100%, avec des scores globaux à cet égard de 62,4% et 59,1% respectivement. Les pays africains ont également obtenu de très bons résultats en termes de participation des femmes au marché du travail, avec le Malawi à 100%, le Ghana à 96,1% et l’Éthiopie à 86,6%.

    De son côté, l’Afrique du Sud a excellé dans le partage des connaissances avec les femmes et dans l’accès aux services financiers, avec un score de 84,3%, se classant ainsi au 6ème rang sur 57 pays. Le Botswana a suivi de près avec un score de 73%. Ce dernier et l’Afrique du Sud ont été les pays africains les mieux notés en la matière dans l’Indice avec des scores respectifs de 66,5% et 64,2%.

    Comparé à d’autres marchés africains étudiés, le Botswana est en tête avec le taux le plus élevé de conditions entrepreneuriales à l’appui, à 68,1%, soit une augmentation de 2% par rapport à l’année dernière, indiquant que le pays a des perceptions culturelles positives des femmes entrepreneurs. Le continent a obtenu une note élevée en termes d’inclusion financière des femmes avec l’Afrique du Sud à 98,7%, le Ghana avec 84,6% et 77,1% en Éthiopie.

    « Le Botswana, le Ghana et l’Ouganda brillent comme des exemples de la détermination des femmes à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. L’Afrique excelle à créer de fortes femmes entrepreneures avec la volonté de réussir malgré les contraintes financières, réglementaires ou techniques » a félicité Beatrice Cornacchia, directrice de Marketing et Communications de MasterCard au Moyen-Orient et en Afrique.

    Un résultat intéressant de l’Indice est que les perceptions culturelles des femmes entrepreneurs en Afrique sont principalement positives, avec 69,1% en Ouganda et 67,2% au Nigéria, ce qui est bien au-dessus de leurs homologues du Moyen-Orient.

    Épine dorsale de la croissance économique

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    Le MIWE est un indice qui aide à mieux comprendre et identifier les facteurs et les conditions les plus propices à combler l’écart entre les hommes et les femmes. Ce rapport prend en compte trois facteurs comprenant les résultats de l’avancement des femmes, l’accès aux connaissances et aux services financiers et les facteurs entrepreneuriaux à l’appui.

    Cette année, l’indice a examiné 57 économies différentes dans le monde. En Afrique, il a pris en compte le Botswana, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Ouganda; avec le Ghana, le Nigeria et le Malawi en tant que nouveaux ajouts.

    Dans l’ensemble, les résultats de l’Index ont révélé que les femmes entrepreneures des pays en développement sont animées par le courage et la détermination, ainsi que par le désir de subvenir aux besoins de leurs familles. Les résultats renforcent le fait que les femmes entrepreneurs sont l’épine dorsale de la croissance économique et de puissants moteurs de développement et d’inclusion financière, en particulier en Afrique.

    L’Index a également montré un contraste intéressant: les progrès des femmes en tant qu’entrepreneurs ne sont pas nécessairement alignés sur le rythme de la croissance économique et de la richesse de leur propre pays. En fait, les taux de propriété les plus élevés sont observés dans les économies en développement où l’entrepreneuriat est généralement axé sur les besoins.

  • Un camion ‘Made in Egypt’ pour lutter contre les pertes de blés

    Un camion ‘Made in Egypt’ pour lutter contre les pertes de blés

    Au Caire, les ingénieurs ont conçu un camion pour mettre fin aux pertes de blé pendant le transport des champs vers les silos de stockage. L’engin devrait être testé en Égypte cet été.

    Le mal est bien connu des agriculteurs égyptiens. Pendant la saison des récoltes, il n’est pas rare de voir des grains éparpillés sur les routes utilisées par les véhicules de transport. Les pertes sont souvent importantes. Et pour cause, les routes sont cahoteuses, les emballages sont souvent mauvais,  etc.

    À en croire les données du ministère de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, cette perte représente actuellement le sixième de la récolte locale, soit environ 1,1 million de dollars. C’est dans ce sens que l’ancien détenteur de ce portefeuille a décidé de s’attaquer au problème en demandant à l’Académie de la recherche scientifique de consacrer un fonds à la recherche d’une solution.

    Un camion moderne

    Le fruit de ces recherches a été présenté en décembre dernier, et sera testé pendant la prochaine saison des récoltes en juin.

    Conçu par une équipe égyptienne de l’Institut de recherche en ingénierie agricole (AENRI), sous la direction du vice-président de la recherche de l’institut, Mohamed Al-Kholy, les travaux ont été financés par une subvention d’un million de livres égyptiennes (environ 56 000 $ US) de l’Académie.

    Selon les explications de Mohamed Al-Kholy, le camion est doté d’un système pneumatique qui utilise l’air comprimé pour retenir les grains à l’intérieur du véhicule. Cela garantit que le blé peut être transporté sans aucun dommage, même sur les routes cahoteuses.

    Selon celui-ci, bien que le principal objectif de l’invention soit de faciliter le transport pour éliminer les déchets, ses potentialités vont au-delà. Par exemple, il aborde également l’un des principaux problèmes liés au transport: le fait que les agriculteurs ne peuvent peser le blé avec précision à l’aide d’outils manuels dans les silos de stockage, où les fournitures peuvent être endommagées ou contenir une grande quantité d’impuretés emballage.

    Al-Kholy confie que le camion sépare les impuretés des grains en utilisant la différence entre leurs poids. En travaillant sur le principe de la vitesse critique, l’air à l’intérieur du véhicule retient les grains tout en éliminant les impuretés.

    Mohamed Abdel-Moneim, directeur de la faculté d’agriculture de l’université de Zagazig en Égypte pense que cette innovation pourrait également être utilisée pour transporter des céréales importées, qui sont sujettes à des problèmes similaires. « L’utilisation d’un camion avec ces spécifications nous protégera complètement de ces erreurs en raison de sa capacité à séparer les impuretés des grains », croit-il.

  • Mobuis, la voiture kényane qui veut supplanter les géants européens

    Mobuis, la voiture kényane qui veut supplanter les géants européens

    En 2014, lorsque le premier modèle de Mobuis était sorti, certains l’ont qualifié de laid, et d’autres ont affirmé que c’était une « machine puissante et économique » qui peut hausser l’image du Kenya. Quatre ans après, l’entreprise automobile a donné raison à la seconde catégorie.

    Mobius Motors fait partie d’un certain nombre de constructeurs automobiles locaux qui poussent le Kenya sur la scène mondiale. Depuis le lancement du modèle inaugural en 2014, le constructeur, malgré le succès mitigé de son produit, n’a pas baissé les bras. L’équipe a travaillé sur le Mobuis II, un modèle nettement amélioré qui séduit même au-delà du continent, et que certains appellent par le Land Rover africain.

    Ce modèle a une version perfectionnée de son modèle pionnier. Les fabricants de ce nouveau modèle qui vise à fournir une expérience de conduite de luxe, mais robuste pour le marché africain, ont déclaré fin 2017 que les commandes du Mobius II avaient dépassé les estimations.

    Cette marque de véhicules qui se veut propriétaire du produit le moins cher en Afrique a d’ailleurs dû doubler sa production. Markus Schroder, le directeur commercial de l’entreprise, a déclaré que, outre les commandes locales, le constructeur automobile a suscité des intérêts des pays voisins, de l’Europe et des États-Unis.

    Des véhicules « Made In Africa »

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    L’idée derrière Mobius Motors, la société de l’entrepreneur britannique Joel Jackson créée en 2009, était de concevoir et de produire des véhicules robustes et bon marché, adaptés à de nombreux sites ruraux et pouvant résister aux nids-de-poule. Jackson a travaillé dans les zones rurales où il a acquis une expérience de première main des défis de la mobilité, en particulier pour les entrepreneurs dans les régions éloignées.

    Ces entrepreneurs ont souvent dû faire face à des prix d’achat élevés des véhicules importés, dont beaucoup ne sont pas conçus pour résister aux routes africaines.

    La conception simpliste et l’absence de caractéristiques clés telles que la direction assistée, la climatisation et les vitres du Mobius d’origine ont été compensées par le prix relativement bas de 950 000 shillings kenyans (environ 9 500 dollars).

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    « Le prix est similaire à celui d’une berline qui n’est pas conçue pour rouler de manière fiable sur un terrain dégradé ni supporter les charges les plus lourdes courantes chez les utilisateurs dans ces zones », a indiqué la compagnie.

    Le véhicule a une capacité de charge de 625 kg et une vitesse de pointe de 120 km/h. Depuis son lancement, Mobius a attiré l’attention d’investisseurs locaux et internationaux. En mai 2014, le constructeur automobile a bénéficié d’un investissement du milliardaire américain Ronald Lauder à travers sa société d’investissement panafricaine (PIC). Objectif, aider la société à compléter la production initiale de 50 unités et établir une base de distribution au Kenya, comme souhaiter par les concepteurs.

    Pour rappel, la première tentative du Kenya de produire en série des voitures artisanales à bas prix destinées principalement aux citoyens ordinaires a commencé en 1986. Le président d’alors, Daniel Moi, avait demandé aux étudiants de l’Université de Nairobi de concevoir une voiture « aussi laide que lente ».  Cela a conduit à la naissance de Nyayo Pioneer, qui devait être sans doute la première voiture développée en Afrique.

    Jackson travaillait dans le Kenya rural où il a découvert que les gens avaient des véhicules qui n’étaient pas à la hauteur de la tâche de négocier le terrain accidenté et les longues distances.

    «Les entreprises automobiles sont toujours axées sur les économies BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), l’Afrique étant un marché négligé en général, et il y a une opportunité de faire quelque chose de différent», explique Jackson.

     

  • Éthiopie: des déchets solides pour électrifier la capitale Addis-Abeba

    Éthiopie: des déchets solides pour électrifier la capitale Addis-Abeba

    La gestion des déchets (solides) est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés de nombreux pays africains, et l’incapacité à gérer correctement l’élimination ces déchets a souvent conduit à des inondations et à l’apparition de maladies.

    En Éthiopie, au cours des cinquante dernières années, le site de décharge de Koshe a été la seule dans la capitale Addis-Abeba. À mesure que la ville s’agrandissait, le site s’intégrait au paysage urbain et attirait des centaines de récupérateurs qui gagnaient leur vie grâce aux déchets récupérés. Mais en 2017, un glissement de terrain sur le site de décharge a tué plus d’une centaine de personnes, incitant le gouvernement à agir.

    Désormais, Koshe est en train de devenir une usine de  transformation des déchets. Cette mutation permettra de révolutionner l’approche de la ville en matière de gestion des déchets.

    En effet, l’Éthiopie est en train de transformer le site en une nouvelle usine de valorisation énergétique des déchets grâce au projet Reppie Waste-to-Energy, le premier du genre en Afrique. Cette initiative fait partie des efforts visant à révolutionner les pratiques de gestion des déchets dans le pays.

    Fournir 30 % des besoins énergétiques à Addis-Abeba

    L’usine va incinérer 1 400 tonnes de déchets par jour, une proportion qui représente environ 80% des déchets de la ville. L’électricité produite fournira à Addis-Abeba 30% de ses besoins en électricité, tout en respectant les normes internationales en matière d’émissions atmosphériques.

    Dans les usines d’incinération, les déchets vont être brûlés dans une chambre de combustion. La chaleur qui en résulte sera utilisée pour faire bouillir l’eau jusqu’à ce qu’elle ne se transforme en vapeur, ce qui entraîne un générateur de turbine qui produit de l’électricité.

    Zerubabel Getachew, représentant permanent adjoint de l’Éthiopie aux Nations Unies, a déclaré que le projet Reppie Waste-to-Energy n’est qu’une composante de la stratégie plus large de l’Éthiopie pour lutter contre la pollution et promouvoir l’énergie renouvelable dans tous les secteurs de l’économie.

    En effet, le projet est le fruit d’un partenariat entre le gouvernement éthiopien et un consortium d’entreprises internationales: Cambridge Industries Limited (Singapour), China National Electric Engineering et Ramboll, une société d’ingénierie danoise.

    Ce consortium a été créé pour concevoir et construire des installations de valorisation énergétique adaptées à l’Afrique subsaharienne. Reppie est le premier de ce que le consortium espère être une série d’installations dans les grandes villes de la région.

    Notons que l’incinération des déchets est populaire en Europe, où près d’un quart des déchets solides municipaux sont incinérés. La France compte 126 usines de valorisation énergétique, tandis que l’Allemagne en compte 121 et l’Italie 40.

  • L’aide publique au développement n’aide pas l’Afrique!

    L’aide publique au développement n’aide pas l’Afrique!

    La principale menace faite parfois à l’Afrique par des « pays développés » est la réduction de l’aide au développement. Bien que l’aide étrangère ne représente qu’une infime partie du budget de ces puissances occidentales, elle est brandie souvent à tort comme le seul moyen par lequel l’Afrique peut accélérer son développement.

    Certes, dans la plupart de nos États, on constate que la baisse de cette aide internationale a toujours affecté négativement les projets de développement. Il est aussi indéniable que certains programmes d’aide au développement comme le Millenium Challenge Corporation (MCC) et l’Africa Development Foundation (ADF) ont donné des résultats durables dans des programmes qui stimulent les économies locales et réduisent l’aide.

    Mais il serait irresponsable de ne pas considérer la baisse de l’aide étrangère comme une opportunité pour l’Afrique de se prendre en charge. Le développement d’un continent si riche en ressources ne peut pas dépendre de quelques pays occidentaux. C’est pourquoi il est urgent que l’Afrique identifie ses priorités, les définisse afin de les mettre en œuvre.

    L’un des efforts à faire pour mettre fin à cette dépendance est la poursuite des politiques qui stimulent la démocratie. Nos États doivent créer un environnement favorable à la prospérité du continent et à l’éclosion d’initiatives privées.

    Créer des conditions propices

    L’Afrique a la population la plus jeune du monde, avec 200 millions d’individus âgés de 15 à 24 ans. Dans vingt ans, cette population va doubler, selon la Banque africaine de développement. Notre continent aura surtout un déficit de 74 millions d’emplois à créer d’ici 2020. Voilà pourquoi les gouvernements doivent créer des politiques et des plans de mise en œuvre qui permettront un secteur privé plus compétitif favorisant la croissance des entreprises, la création d’emplois et la stimulation de l’Afrique.

    La bonne gouvernance, un meilleur climat d’investissement et une réduction de la corruption sont les clés du développement de l’Afrique. Avec ses propres ressources, le continent peut mettre fin à l’insécurité alimentaire. Cela passe par le développement de l’agriculture, secteur qui peut créer des opportunités d’emplois à des jeunes africains. Mais cela ne peut être réalisé si les États négligent la qualité de l’éducation. L’afro-responsabilité doit miser sur une éducation de qualité pour combattre le complexe d’infériorité et produire une main-d’œuvre qualifiée.

    S’intégrer pour résister

    Pour tourner le dos à l’aide occidentale, l’Afrique doit améliorer ses initiatives d’intégration régionale. Les organisations sous-régionales sont essentielles pour soutenir le développement et encourager la prospérité à long terme pour l’Afrique. Et pourquoi ne pas opter pour un commerce intra-africain plus compétitif ? C’est un moyen d’augmenter la concurrence dans l’industrie, d’améliorer la productivité et de développer nos infrastructures locales.

    Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le niveau actuel des échanges entre les États africains n’est que de 12% contre 60% en Europe, 40% en Amérique du Nord et 30% pour l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). La zone de libre-échange continentale (CFTA) d’Afrique veut établir d’ici 2019 un libre-échange continental. Ce sera le plus grand marché unique du monde. Il stimulera efficacement le commerce entre les États africains de 50%. La croissance économique va surtout accélérer dans nos États. C’est la voie idéale pour mettre fin à la dépendance à l’aide étrangère. L’Afrique détient les clés de son développement.