Catégorie : Maghreb

  • Afrique: comment les Universités combattent-elles la pénurie des enseignants?

    Afrique: comment les Universités combattent-elles la pénurie des enseignants?

    Sur le continent, plusieurs universités créent des cours en ligne. L’objectif pour ces établissements est de démocratiser l’accès à l’éducation. Mais c’est aussi un moyen de renforcer les collaborations et le réseautage entre les institutions ou les universités africaines. Depuis 2016, Wits University est devenue la première université africaine à offrir des MOOC (massivement ouverts en ligne) sur edX, une plateforme établie par le MIT et Harvard. L’Université du Cap propose une série de sessions sur Coursera, de l’écriture académique et du changement social, à l’éthique du don d’organes.

    Dans la sous-région ouest-africaine, l’accès des cours en ligne n’est pas encore totalement adopté dans les universités. Toutefois, le Nigéria a déjà expérimenté la création de MOOC spécifiquement pour les diplômés du secondaire qui ne sont pas allés à l’université lors de leur premier essai. Pour plusieurs experts en éducation, l’accès des cours en ligne pourrait être un des atouts pour les pays africains. Cela peut en effet permettre aux gouvernements de relever le défi de chômage des jeunes et une pénurie de compétences.

    Relever des défis

    Des cours en ligne pourraient aider à combler une lacune importante pour les employeurs africains, qui se sont plaints que les universités africaines ne dotent pas les étudiants des bonnes compétences nécessaires pour le marché. Pour Seth Trudeau et Keno Omu de l’African Leadership University, les employeurs recherchent maintenant des diplômés capables de penser par eux-mêmes, de s’intégrer dans des milieux de travail dynamiques, d’apprendre de nouvelles façons de travailler et de trouver des solutions créatives aux problèmes réels. « Les capacités dépendent plus de la façon dont elles ont été enseignées que de ce qu’elles ont appris », estiment les deux spécialistes.

    Pour le moment, différentes universités africaines s’apprêtent à lancer les cours en ligne. Mais certains Etats sont incapables de franchir le cap. Des problèmes tels que la vitesse d’Internet et le droit d’auteur ont rendu difficile l’adoption de cette idée par certains pays. Conséquence, les étudiants africains se tournent de plus en plus vers les universités étrangères pour continuer leur formation. Seule option pour eux d’affiner leurs compétences pour relever les défis qui les attendent en Afrique.

     

  • L’avenir de l’Afrique s’annonce plus radieux en 2018

    L’avenir de l’Afrique s’annonce plus radieux en 2018

    L’aventure d’une Afrique positive continue. Il y a quelques mois, lorsque nous démarrions nous promettions de relever un défi de taille : celui de servir à nos lecteurs des informations sur une Afrique qui bouge, qui se transforme et qui se développe. Notre objectif n’a pas changé. À l’heure où la presse en ligne s’impose sur notre continent, la dynamique équipe d’Afrotribune juge important la production d’informations par les Africains et pour les Africains. Ce sont les succès d’Afrique que nous vous ferons souvent découvrir.

    L’année 2017 appartient désormais à l’histoire. Mais comment ne pas revenir sur des succès enregistrés sur notre continent pendant douze mois ? Ils sont légion. À Afrotribune nous avons particulièrement été séduits par quelques initiatives privées et l’évolution remarquable de certaines startups. La Nigériane Aerial Industries est l’une d’entre elles. Cette startup récemment créée s’est illustrée par la fabrication de drones de haute performance pour la pulvérisation des cultures. Son apport est déjà utile dans les exploitations agricoles sur le plan local. Aerial Industries a d’ailleurs été sélectionné par l’accélérateur de startup Airbus BizLab du géant de l’aéronautique pour bénéficier d’une formation dans le domaine de l’industrie aérospatiale.

    En Afrique de l’Est, vous aimerez certainement le projet Majik Water initié par la Kenyane Beth Koigi. Cette dernière a eu l’idée de mettre en place des générateurs d’eau atmosphériques alimentés par des panneaux solaires pour transformer l’humidité de l’air en eau. Quand on sait que l’accès à l’eau potable reste un grand défi pour nos États, on ne peut qu’encourager Beth Koigi qui sauve des vies en empêchant grâce à son projet la propagation de certaines maladies.

    La startup Lono de la Côte d’Ivoire a démontré que les déchets organiques sont une source d’énergie inépuisable encore négligée sur le continent. Lono transforme des déchets organiques en biogaz pour le combustible de cuisson et en biométhane pour la production d’électricité. Dans nos pays, la réduction de la fracture numérique traîne. Mais on peut déjà se réjouir qu’une entreprise comme Eduair du Cameroun décide de commercialiser des boxes numériques qui facilitent l’accès à du contenu digital sans connexion internet.

    Évolution

    L’Afrique se développe. Mais l’endettement reste encore un frein pour la prospérité de nos économies. En décembre, lors d’une tournée sur le continent, Christine Lagarde a expliqué ce qui pourrait faciliter « un développement sérieux » qui doit faire avancer les économies de nos États. Comme voie salutaire pour l’Afrique, la présidente du FMI a évoqué, le développement du secteur agricole, l’industrialisation, le financement des initiatives technologiques.

    Gageons que cela soit entendu et que de différents plans de développement élaborés par les dirigeants sont mis en œuvre pour le bien de nos pays. De la politique dépend la stabilité des pays. Et sur ce plan, l’Afrique a connu bien d’heureux rebondissements l’année écoulée. Les Gambiens se sont très tôt illustrés par un vote historique qui a fait tourner les pages sombres de Yaya Jammeh.

    Depuis, le président Adama Barrow continue tant bien que mal de poser les jalons d’une démocratie en Gambie. Il y a eu également « l’épisode zimbabwéen » qui a soldé la fin du règne de Robert Mugabé. Cela peut être salué dans la mesure où il s’est déroulé avec tact et sans morts. De 2017, peut-être devrons aussi nous réjouir de la réussite des scrutins au Libéria avec l’élection de George Weah, archétype d’une réussite africaine qui voudrait dire que l’on peut ne partir de rien pour devenir quelqu’un si on le veut.

    Osons et faisons confiance à George Weah. En espérant que l’ancien footballeur replace définitivement le Libéria sur les rails de la réconciliation et du développement.

    Attente

    Dans l’élan de positivité de l’Afrique, il y a encore des points noirs. Les récents morts enregistrés à Kinshasa durant une marche pacifique rappellent que certains États restent fidèles à leurs vieux démons. Le régime du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré il y a un an commet l’erreur de braquer la population. Le président Kabila joue la montre en se maintenant au pouvoir. Différents scénarii peuvent se dessiner au cours des prochains mois, notamment le déclenchement d’une série de marches de protestation. À moins que le chef de l’État ne fasse une sortie médiatique pour tout calmer : convoquer une élection présidentielle à laquelle il ne peut plus participer. Le Cameroun est lui rongé par un mal auquel il faudra trouver un remède. Jusqu’à présent le pouvoir ne se donne pas tous les moyens pour régler le « problème anglophone ». Cela fragilise le pays qui s’est également lancé dans une guerre contre Boko Haram. Et même une réélection de Paul Biya qui semble garantie n’est pas la clé pour que le Cameroun retrouve sa stabilité.

    Au Togo, depuis août, de milliers de manifestants, de l’opposition réclame le retour à la constitution de 1992 et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir. Alors qu’un dialogue n’est toujours pas convoqué, il serait difficile de prédire le dénouement de cette crise. Mais comme toujours, il appartient à celui qui gouverne de prendre ses responsabilités. Les cartes ont été redistribuées sur l’échiquier togolais et l’année 2018 pourrait être remplie d’incertitudes pour le régime togolais. Quant à nous, nous publierons des articles pour tout faire comprendre. Telle est la mission d’Afrotribune. En attendant, nous souhaitons à tous nos lecteurs une bonne et heureuse année 2018.

  • Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des scientifiques africains s’appuient depuis plusieurs mois sur la théorie de la relativité pour comprendre l’univers. Il s’agit d’un grand projet scientifique collaboratif qui entre dans sa phase décisive en 2018.

    La réalisation du projet qui arrive dans son tournant va permettre aux chercheurs d’une région éloignée de Karoo, en Afrique du Sud, de tester la théorie générale de la relativité d’Albert Einstein, l’imagerie de l’hydrogène neutre – les blocs de construction des étoiles – dans l’univers lointain. Les chercheurs vont également examiner les galaxies qui se sont formées il y a des milliards d’années. Le projet est dénommé Square Kilometer Array (SKA). Ce dernier va consister à l’installation de milliers d’antennes réparties sur de grandes distances reliées entre elles pour former un télescope géant appelée le MeerkAT.

    Jusqu’en 2023, le MeerKAT va ainsi permettre à un groupe de 300 scientifiques de « découvrir de nombreux secrets sur l’univers ». La plupart des chercheurs viennent du continent africain. Une centaine d’institutions sont également impliqués dans le projet et des ingénieurs d’autres continents participent aussi à la réussite du SKA. Le télescope aura deux sites d’accueil: un en Australie occidentale et un autre dans le Northern Cape en Afrique du Sud. Des plats supplémentaires seront situés dans huit autres pays africains (Ghana, Zambie, Madagascar, Botswana, Namibie, Kenya, Maurice et Mozambique).

    Révolution scientifique

    Selon les informations le système qui doit être mis en place sera plus sensible et plus rapide à cartographier le ciel que les meilleurs radiotélescopes qui existent. A cet effet, un précurseur du SKA – le télescope MeerKAT – est en cours de construction. Les chercheurs indiquent que des progrès remarquables ont déjà été réalisés au cours des 12 derniers mois. Après sa construction, le télescope MeerKAT va servir dans la prise des données scientifiques dès 2018. Le MeerKAT sera donc utiliser dans différentes phases de ce grand projet. Entre autres, la prise des images très profondes dans quatre zones du ciel couvrant un total de 10 degrés carrés; environ 10 fois la taille de la pleine lune. Les chercheurs expliquent que cette d’exploration extragalactique est dénommée MIGHTEE ou MeerKAT International GHz.

    « Des images plus profondes signifient que vous pouvez voir à la fois des choses intrinsèquement plus faibles et des choses qui sont plus éloignées », confie l’un des scientifiques impliqués dans le projet. Avant d’affirmer que ces images seront si profondes et que « nous serons en mesure de voir des galaxies brillantes jusqu’à 13 milliards d’années-lumière ». Grâce à ce projet, les chercheurs africains vont observer la galaxie la Voie Lactée située à cinq milliards d’années-lumière. Les travaux vont leur permettre de comprendre comment des galaxies se sont formées il y a des milliards d’années et de cerner « comment elles ont évolué jusqu’à nos jours ». Ce grand projet qui est en train d’être réalisé en Afrique du Sud va aussi permettre de découvrir comment la Voie Lactée et la Terre ont vu le jour.

    Les chercheurs s’activent pour la réussite d’une collaboration scientifique qui va faciliter la construction d’un « instrument révolutionnaire ». « Une collaboration d’une telle envergure, sur plusieurs fuseaux horaires, est un défi logistique, mais elle est vitale car elle permet de réaliser de grandes avancées scientifiques », se réjouit un scientifique ghanéen.

  • FinTech: le nouvel « or noir »  pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

    FinTech: le nouvel « or noir »  pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

    Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le secteur des technologies financières, ou FinTech, arrive à maturité avec les régulateurs et les gouvernements de la région qui réfléchissent plus profondément à l’impact que les entreprises FinTech auront sur l’économie en général.

    Au cours de la dernière décennie, les startups FinTech de la région ont levé plus de 100 millions de dollars de financement, et l’investissement devrait doubler d’ici 2020, selon le rapport State of FinTech. En octobre 2017, les investissements dans les technologies financières ont bondi de 100% à plus de 35 millions de dollars – Paytabs (20 millions de dollars), Soukalmal (10 millions de dollars) et Beehive (5 millions de dollars) – contre 18 millions de dollars l’année dernière. Le nombre de startups fintech est également passé de 46 en 2013 à 105 en 2015. Selon les estimations, il devrait encore plus que doubler pour atteindre 250 d’ici 2020. Il est facile, cependant, de s’enliser dans les statistiques et d’ignorer les forces du marché qui alimentent ces chiffres.

    Outre le fait que le secteur englobe toutes les start-ups technologiques actives dans le secteur des services financiers, au-delà de celles spécialisées dans les paiements en ligne ou les transferts d’argent, le commerce électronique quadruplera jusqu’à la fin de la décennie. En outre, malgré l’omniprésence des smartphones et de la connectivité Internet, 86% de la population adulte de la région est non bancarisée, tandis que trois clients bancaires du GCC sur quatre sont prêts à changer de banque pour une meilleure expérience numérique.

    Des services financiers moins couteux

    Renforcer l’inclusion financière est crucial pour la diversité économique et la croissance dans la région. Moussa Beidas, cofondateur de la start-up Bridg basée à Dubaï, qui permet les paiements de smartphone à smartphone en utilisant bluetooth, explique que le FinTech est devenu un moyen novateur de combler le fossé et de fournir des services moins chers aux personnes non bancarisées.

    « Bien qu’il soit difficile de fournir des services financiers dans un écosystème basé sur la trésorerie, parce que les institutions financières traditionnelles exigent que tous les clients soient « bancarisés » afin d’offrir des services financiers légaux, le FinTech ouvre la voie à une réalité moins noire», ajoute Moussa Beidas.

    «Au lieu de forcer les clients à être des clients bancaires, le FinTech se concentre sur l’expérience client en résolvant les défis une étape à la fois, rompant ainsi l’approche « cocktail » que les banques ont tendance à suivre. Il a la capacité de diriger des entreprises axées sur la clientèle et de tirer parti des systèmes de traitement, d’émission et d’acceptation des banques ».

    Bref, les technologies financières sont un secteur énorme qui peut être perturbé et pourrait devenir une force au Moyen-Orient comme le pétrole, selon Abdulaziz Fahad Al Jouf, fondateur et PDG de PayTabs, une start-up saoudienne de traitement des paiements. « Au Moyen-Orient, la technologie financière apparaîtra comme l’un des secteurs les plus porteurs de l’économie », explique Al Jouf. La vision de l’Arabie saoudite à l’horizon 2030 est de réduire la dépendance aux revenus pétroliers et à diversifier l’économie en autonomisant les petites et moyennes entreprises, a ouvert davantage d’opportunités pour les technologies financières.

    Éclosion

    Grâce à cette croyance, de nouvelles startups fintech surgissent chaque mois, avec certaines embrassant les technologies émergentes telles que blockchain. C’est le cas de Verify, une startup nouvellement basée à Dubaï. « Il y a un accord unanime sur le fait que blockchain va avoir un impact énorme sur l’espace FinTech. La technologie est fiable et permet des transactions sans aucun risque pour l’une ou l’autre partie », explique Yazin Alirhayim, cofondateur de Verify.

    Dubaï, le 18e plus grand centre financier du monde, a connu un regain d’intérêt de la part des startups FinTech et des actifs bancaires en raison de son emplacement, de l’investissement privé et de l’innovation. Novembre dernier, le Centre financier international de Dubaï (DIFC) a lancé un fonds axé sur les technologies financières de 100 millions de dollars et a signé un accord avec l’Autorité monétaire de Singapour pour la réalisation de projets FinTech communs.

    Déjà en août, la Securities and Futures Commission de Hong Kong avait conclu un accord de coopération avec la Dubai Financial Services Authority (DFSA) pour établir un cadre permettant aux deux régulateurs de s’entraider pour développer l’industrie des technologies financières.

    D’autres villes de la région rattrapent aussi leur retard. L’année dernière, le Caire a lancé deux écoles d’accélérateurs pour encourager les startups et le Abu Dhabi Global Market a créé le premier « bac à sable réglementaire » de la région, permettant de tester de nouveaux produits sans aucune conformité réglementaire. Bahreïn et le Qatar ont également lancé leur propre programme de bac à sable réglementaire et organisé des conférences FinTech.

    Croissance fulgurante des technologies financières

    A ce jour, plus de 80% des grandes institutions financières craignent que leur activité ne soit menacée par de nouveaux acteurs des technologies financières, selon un sondage de PwC. Il est donc essentiel, selon Moussa Beidas, que les entreprises coopèrent et créent un écosystème favorable. « Les banques du Moyen-Orient sont connues pour étouffer la croissance des technologies financières en raison d’un manque de compréhension.

    Maintenant que les régulateurs tels que le DIFC et la DFSA et les gouvernements de la région jouent un rôle plus actif dans l’entretien des infrastructures FinTech, les banques doivent mieux réagir et investir dans l’écosystème, ce qui leur sera bénéfique à long terme », estime le cofondateur de la start-up Bridg basée à Dubaï. Si les banques sont des collaborateurs ou des concurrents des startups fintech, Yazin Alirhayim pense que certaines d’entre elles réalisent qu’il y a un potentiel et un risque pour leur business model fondamental. Le cofondateur de Verify affirme ensuite que les banques qui échouent à collaborer et s’adapter vont périr avec le changement.

    Les banques islamiques sont enthousiastes quant aux perspectives et investissent dans des initiatives numériques, selon un récent rapport d’EY, un cabinet de conseil. « La pénétration de Fintech dans la finance islamique est encore à ses balbutiements, cependant, elle pourrait aider les banques islamiques à devenir plus efficaces et à intensifier leurs opérations », explique Abdulaziz Fahad Al Jouf.

    « Le système bancaire traditionnel tel qu’il est connu aujourd’hui disparaîtra dans quelques années », le fondateur et PDG de PayTabs, une start-up saoudienne de traitement des paiements. Dans ce contexte, les institutions financières de la région sont obligées de se transformer et de suivre l’évolution rapide de l’industrie des technologies financières – un secteur riche en talents, doté d’un financement suffisant, tandis que les entreprises et les consommateurs recherchent des produits innovants.

  • L’Égypte lance son Smartphone Nile X pour concurrencer le iPhone X

    L’Égypte lance son Smartphone Nile X pour concurrencer le iPhone X

    Le président Abdel Fattah El Sisi a reçu la semaine dernière le Nile X, le premier smartphone fabriqué localement et conçu pour le consommateur égyptien, lors d’une cérémonie somptueuse.

    Dans son effort pour investir dans le secteur de la technologie, l’administration de Abdel Fattah Sisi a soutenu une Silicon Valley égyptienne à Assiout, dans la région pauvre du sud du pays, pour relancer la fabrication locale.

    SICO, la société égyptienne derrière le Smartphone 4G, a vu croitre une base de consommateurs égyptiens. Le contexte d’évolution de cette initiative est intéressant. Avec une population de plus de 95 millions d’habitants, les abonnements à la téléphonie mobile ont dépassé les 99 millions. Toutefois, seulement 32 % des Égyptiens ont un téléphone intelligent, ce qui en fait un marché en plein essor que l’entreprise souhaite exploiter grâce à des propositions abordables. Mohamed Abel Azim, directeur marketing de SICO n’a pas caché ses intentions. « Il existe de fortes opportunités pour l’Égypte d’être un centre de production de smartphones abordables en Afrique et nous voulons faire partie de ce changement. Nous voulons une révolution dans le jeu électronique dans la région », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, « nous avons la capacité de produire plus de 1,8 million d’unités dans les deux premières semaines dès le lancement ».

    Selon toujours les informations de celui-ci, environ 55 % de l’appareil est assemblé dans son usine à Assiout et le reste est fabriqué en Chine. « Nous avions l’habitude de fabriquer uniquement en Chine et avons travaillé avec des entreprises technologiques telles que Google, Qualcom, Intel et HP. Ce que nous cherchons à faire est d’assembler les cartes mères et les circuits électroniques dans notre usine nouvellement construite », a ajouté Abdel Azim.

    En effet, l’administration Sisi s’est lancée dans de grands projets nationaux ces dernières années, telles que l’agrandissement du canal de Suez et la construction d’une nouvelle capitale administrative. L’assemblage du smartphone local, dont la plupart des composants sont fabriqués en Égypte, s’inscrit dans la même perspective. Le projet est également dans une logique de mise en valeur d’une économie égyptienne active, qui peut continuer à attirer les investisseurs étrangers, en particulier les investissements chinois.

    Pour ne rien envier à Samsung ou iPhone…

    Nile X a des caractéristiques comparables au grandes marques importées. Le téléphone Android dispose de 4 Go de RAM et un appareil photo de 13 mégapixels. Ce modèle-là par exemple, devra coûter environ 112 $ à l’utilisateur. Les autres produits vont d’environ 200 livres égyptiennes (11 dollars) pour un smartphone de base à 4 200 livres égyptiennes (235 dollars) pour des tablettes. Ces produits seront disponibles pour les consommateurs égyptiens à partir du 15 décembre. Et selon les prévisions, la société SICO sortira de nouveaux modèles tous les six mois. Il faut rappeler que cette initiative intervient dans un contexte où, après une dévaluation en novembre 2016, la monnaie nationale égyptienne a perdu la moitié de sa valeur par rapport au dollar américain. Conséquence les prix, en particulier des biens importés, ont considérablement augmenté.

    Le ministère égyptien des Technologies de l’information et de la communication a déjà investi environ 400 millions de livres égyptiennes (22,4 millions de dollars) dans le projet. Si Abdel Azim n’a pas donné de son côté de chiffres concrets pour l’investissement de la société chinoise, il a garanti qu’ils soutenaient l’entreprise sur le plan technologique. En effet, la Chine investit massivement dans la construction du nouveau capital administratif de l’Égypte et devrait injecter plus de 8 milliards de dollars dans l’économie qui se redresse encore.

    Désormais, SICO cherche à s’étendre en Afrique avec des projets de construction d’un hub régional est-africain à Nairobi et d’expansion au Mozambique, au Nigeria et en Afrique du Sud. L’Égypte a un écosystème de démarrage en croissance rapide avec la collecte de fonds pour les entreprises naissantes passant à environ 105 % l’an dernier seulement.

    Dans un communiqué dimanche publié dimanche passé, la présidence égyptienne s’est réjouie de ce nouveau succès. « Nous faisons les premiers pas sur le chemin de la production locale des appareils électroniques », peut-on lire dans le communiqué. À dessein, l’Égypte veut « prendre la place qu’elle mérite dans cette industrie » en exportant ses produits électroniques, a précisé la présidence.

  • Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    La fusée chinoise Longue Marche 3B a mis en orbite ce 10 décembre, le premier satellite de télécommunications algérien, Alcomsat-1.

    En la matière, l’Algérie n’est pas à son coup d’essai. Alcomsat-1 est le cinquième satellite algérien, et le premier en matière de télécommunications. Ce satellite qui devra atteindre son orbite de destination après 6 jours de la date du lancement a été envoyé dans l’espace dimanche depuis Sichuan, en Chine. Sa mission : permettre la multiplication de chaînes de radio et de télévision, mais aussi optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation.

    Construit par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), Alcomsat-1 permettra la diffusion de 200 à 300 chaînes de télévisions et du même nombre de radios numériques. Il a également pour mission d’améliorer certains services tels que la formation en ligne, la télémédecine et la visioconférence grâce à la diffusion de l’Internet à un très haut débit sur l’ensemble du territoire algérien.

    Technique

    Selon les autorités algériennes, Alcomsat-1 va optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation (GPS, GLONASS, Galileo). Ce qui permettra aux services algériens de surveillance de bénéficier eux aussi de ce satellite grâce à des communications radio plus flexibles et qui pourront se faire au-delà des frontières. Ce satellite sera également utile à l’armée qui pourra piloter des drones sur de plus longues distances.

    En effet, pour contrôler le satellite, deux postes de commandement ont été installés, chargés de son activation, de sa surveillance et de son contrôle. Ces deux postes installés à Boughezoul (Médéa) et Bouchaoui (Alger) seront supervisés par des ingénieurs de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), des agents formés en Chine.

    L’Algérie à la quête de l’espace

    Sur ce champ, l’Algérie est enviable sur le continent africain où la possession de satellites se trouve encore être un luxe réservé à quelques pays. Au Total, c’est désormais 5 satellites algériens qui se trouvent en orbite autour de la Terre.

    En effet, le lancement de ce 5e satellite algérien s’inscrit dans la mise en œuvre du programme spatial national de l’Algérie. Ce programme adopté par le gouvernement a pour but de renforcer les capacités algériennes dans le domaine spatial à l’horizon 2020. Ce chapitre a commencé d’abord avec le lancement en 2002 du Alsat-1, premier satellite d’observation à moyenne résolution.

    Mission déguisée ?

    La mise en orbite de ce satellite ne s’analyse pas sans allusion au voisin marocain qui a envoyé son premier satellite le Mohammed VI-A, il y a juste 1 mois. Le Mohammed VI-A, satellite doté d’une très haute définition, est un outil de surveillance d’une grande performance que le Maroc reste pour l’instant le seul pays africain à détenir.

    Si pour l’heure, les informations disponibles présentent l’Alcom Sat 1 comme un satellite de communication, avec pour objectif principal d’améliorer l’accès à internet dans le pays, en permettant la couverture des zones enclavées et en permettant à l’Algérie de se prémunir de toute coupure susceptible de toucher les câbles physiques de liaisons internet, d’aucuns lui prêtent bien d’autres intentions. Certains médias locaux soutiennent que le satellite en question ne devrait pas être seulement à usage civil, mais bien beaucoup plus militaire. L’Alcom Sat 1 doit, à en croire ceux-ci, en premier lieu répondre aux besoins stratégiques de l’Algérie, notamment en matière de sécurité. D’autres préfèrent carrément parler de « satellite-espion ».

    Il faut toutefois noter que la volonté de l’Algérie de se doter d’un satellite de communication date de plusieurs mois. En avril dernier, des officiels locaux en avaient même fait l’annonce publiquement, en prophétisant une mise en orbite de l’engin avant la fin de l’année 2017. Au sein du gouvernement algérien, ce n’est donc qu’un pari réussi.

    Selon les spécialistes, les caractéristiques de l’Alcom Sat1 incluent des transpondeurs de bandes X, EHF et UHF. Des bandes qui sont souvent utilisées pour les besoins de l’armée et des secteurs stratégiques et sécuritaires de l’État. De ce point de vue, il suffirait de quelques modifications pour que le satellite réponde à d’autres exigences, comme l’interception de signaux transmis par d’autres satellites, par exemple.

     

  • 80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    Ce jeudi 7 décembre, avec le lancement de son nouveau fonds d’investissement baptisé IPAE 2, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P) veut passer à une vitesse supérieure en Afrique. Très présent sur le continent, le groupe annonce vouloir financer le développement d’une nouvelle génération de PME.

    Créé il y a 15 ans par le Français Patrice Hoppenot et spécialisé dans l’investissement « d’impact » social et environnemental, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P), est très présent en Afrique subsaharienne, où il a déjà investi dans près de 80 entreprises dans une dizaine de pays. Avec ces nouveaux fonds, le groupe croit s’impliquer encore plus dans le développement des PME sur le continent.

    Doté de 50,3 millions d’euros avec l’ambition d’atteindre 80 millions d’euros à terme, ces fonds seront dédiés aux « et opérant en Afrique » selon les termes de Jean-Michel Severino, le président du groupe I & P, lors de la conférence de presse de lancement du nouveau fonds. Ainsi, 30 à 40 entreprises implantées dans une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne seront financées par ces fonds au cours des cinq prochaines années, avec des montants allant de 300 000 à 3 millions d’euros par entreprises.

    Ces fonds de l’IPAE2 seront répartis en, 45 % pour les investisseurs publics (Proparco, la Banque européenne d’investissement…), 38 % d’investisseurs privés et financiers parmi lesquelles le groupe d’assurance français Axa et 17 % d’investisseurs individuels et fondations, des bureaux de gestion patrimoniale…

    Convaincu que le développement en Afrique passe par l’entrepreneuriat local, I & P a choisi d’y consacrer son aide et son savoir-faire, notamment en financement, en assistance technique et conseils en finance et en management.
    « En se positionnant comme solution de fonds propres pour les PME, I & P contribue pleinement à l’essor de l’écosystème entrepreneurial africain pour répondre aux défis d’une croissance inclusive et durable ainsi qu’à celui de l’emploi en Afrique », explique Jean-Michel Severino, celui qui a été directeur de l’Agence française de développement (AFD).

    En effet, si I & P s’attachent à investir dans des domaines à forts impacts sociaux et environnementaux, la profitabilité n’est pas oubliée avec une rentabilité nette qui tourne autour de 8 à 9 %. Et même si une conjoncture économique moins favorable en Afrique se fait observer ces derniers temps, cette rentabilité devrait être maintenue.

    Le groupe mise sur l’agrobusiness et les services

    Le champ d’intervention du groupe est plutôt vaste. « Nous sommes ouverts à tous les secteurs, mais à l’image des économies africaines, l’agrobusiness et les services étaient surreprésentés lors de notre premier fonds dédié aux PME, et le secteur manufacturier un peu moins présent », précise Jean-Michel Severino, en faisant allusion au premier chapitre de leur financement, le IPAE 1 lancé en 2012, qui a investi 54 millions d’euros dans 29 sociétés.

    « Cette fois-ci, je ne serai pas étonné de voir un peu plus d’entreprises technologiques et un peu moins de microfinance urbaine », ajoute le président d’I & P. Et de continuer en disant que « pour IPAE 1, les entreprises que nous avons soutenues en sont à des niveaux divers de maturité et nos activités ne sont pas encore clôturées, mais il semble que nous soyons en ligne avec ces objectifs ».

    Depuis le premier programme de financement en 2002, 5 000 emplois ont été créés. Mais pas que. Au moins 10 000 personnes ont obtenu un accès durable à l’eau et à l’électricité alors que 80 % des entreprises soutenues ont offert une couverture santé à leurs salariés et 90 % d’entre elles répondent à des besoins locaux. Aussi, un bilan carbone et un plan d’action environnemental ont été exécutés pour chaque entreprise financée.

    « On est très fiers d’arriver à attirer autant d’investissements privés », se réjouit Jean-Michel Severino, précisant que si l’objectif « est bien sûr que chaque entreprise financée soit le plus rentable possible », l’ambition d’I & P est que les investisseurs atteignent une rentabilité nette de 8 % minimum au moment de leur désengagement.
    Selon toujours les responsables du groupe, IPAE 2 aura pour mission de « prolonger, accélérer et développer une nouvelle génération d’entrepreneurs africains », de même qu’à « consolider les acquis économiques et à approfondir ses impacts environnementaux et sociaux ».

  • Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Le magnat des affaires nigérian et l’homme le plus riche d’Afrique, Alhaji Aliko Dangote est le seul Africain parmi les 50 personnes les plus influentes en 2017, selon une liste publiée par le magazine Bloomberg.

    Il est l’homme le plus riche d’Afrique. Président du groupe de sociétés Dangote, Aliko Dangote est un habitué des classements de personnalités en Afrique et dans le monde. Ceci pour ses affaires et ses efforts humanitaires au Nigeria. En début de mois, une photo de richissime homme d’affaires a été exposée sur la tour Nasdaq à New York suite à sa sélection sur la liste Bloomberg.

    La liste publiée début décembre par le magazine Bloomberg regroupe des personnes issues de cinq grandes catégories : les affaires, la technologie, la politique, le divertissement et la finance. Dans le domaine des affaires, Bloomberg a nominé le tycoon nigérian. Dangote qui a déjà fait fortune dans l’industrie du ciment se tourne vers la production laitière et sucrière. Il a affecté 800 millions de dollars à l’achat de 50 000 bovins dans l’espoir de produire 500 millions de litres de lait par année d’ici 2019.

    Grand investisseur

    Pour Paul Wallace, chroniqueur, Aliko Dangoté s’investit énormément dans le développement de son pays. « Dangoté a accéléré ses plans pour aider son pays de 180 millions de personnes à importer moins de ce qu’il mange », raconte-t-il sur celui qui est surnommé « milliardaire tranquille » pour son mode de vie relativement frugal.

    Aliko Dangoté s’emploie également à terminer une raffinerie de pétrole de 650.000 barils par jour près de Lagos, qui devrait être l’une des plus grandes au monde. L’homme d’affaires compte dépenser jusqu’à 50 milliards de dollars dans la prochaine décennie pour les énergies renouvelables et les raffineries pétrochimiques, y compris les investissements aux États-Unis et en Europe. Passionné de football, Aliko Dangoté envisage aussi acheter Arsenal, son club de football préféré.

    Précisons que Nikki Haley, l’envoyé des États-Unis auprès des Nations Unies, Jeff Bezos, PDG d’Amazon ; Paul Gaudio, Directeur de la création mondiale d’Adidas et Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit de l’UE, font également partie des 50 personnes les plus influentes en 2017, selon le magazine Bloomberg. Elon Musk de Tesla, Alessandro Michele, directeur créatif de Gucci, le gouverneur de l’état de Californie, Jerry Brown, le PDG de General Motors, Mary Barra et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman figurent également sur la liste.

     

  • Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Début décembre, le magazine New African Magazine a révélé les 100 Africains qui se sont montré les plus influents au cours de l’année 2017.

    Un étudiant diplômé de l’Université de Harvard, une jeune troupe de danse adolescente d’un bidonville ougandais et un héros abolitionniste mauritanien des temps modernes, sont parmi les nouveaux visages des magnats du business, des poids lourds politiques et des stars du showbiz. Voilà les Africains les plus influents de l’année 2017 selon New African Magazine. Le magazine a en effet publié une liste de 100 personnalités réparties en huit catégories. Des acteurs ont ainsi été désignés dans les catégories politique et service public, affaires et finances, société civile et activisme, éducation, science, technologie et innovation, médias, arts et culture et sport.

    Pour Omar Ben Yedder, éditeur de groupe et directeur général d’IC Publications, les lecteurs vont trouver plaisante la diversité ahurissante des personnes désignées. « Cette liste montre la beauté et la puissance de la diversité qui fait l’Afrique que nous aimons tous », précise-t-il. Pour la première fois depuis cinq ans, la liste publiée par le magazine cette année contient 42 femmes. Soit le nombre le plus élevé d’entrées féminines jusqu’à présent. Avec 21 représentants, le Nigeria arrive en tête des nominations, suivi de près par l’Afrique du Sud représenté par 14 noms. Au total, la liste comprend des entrées de 31 pays, dont 12 d’Afrique francophone.

    Influence et transformation

    Parmi les nouvelles entrées, on note la troupe de danse Triplets Ghetto Kids de l’Ouganda, le nouveau rédacteur en chef néo-ghanéen du Vogue britannique Edward Kobina Enninful, ainsi que la nouvelle sensation de boxe poids lourd nigérian britannique Anthony Joshua. Trois chefs d’État sont présents dans la liste. Il s’agit de Nana Akufo-Addo du Ghana, Paul Kagame du Rwanda et Alpha Conde de Guinée. Le vice-président du Nigeria, Yemi Osinbajo, est également nommé dans la catégorie Politics and Public Service pour sa bonne gestion du pouvoir durant l’absence forcée du président Muhamadu Buhari pour des problèmes de santé. Le Nigérian Aliko Dangote et le Tanzanien Mohammed Dewji, deux grands hommes d’affaires, sont nommés dans la catégorie Business and Finance. Mais également l’Angolaise Isabel dos Santos et son compatriote Jean-Claude Bastos de Morais.

    La catégorie arts et culture voit la nomination de plusieurs acteurs tels que la Nigériane Chimamanda Ngozie Adichie, la Ghanéenne Adwoa Aboah et la top modèle somalienne Halima Aden. Dans la catégorie Société civique et activisme, le Nigérian Eros Ikponwosa, atteint d’albinisme, a été nommé pour son combat visant à mettre en lumière le sort des personnes atteintes d’albinisme. Cette catégorie voit également la présence du héros anti-esclavagiste mauritanien Biram Dah Abeid. Anver Versi, rédacteur en chef du magazine rappelle que « le talent africain dans les arts, la culture, le sport et la technologie a également un impact énorme sur la façon de changer la perception du monde envers l’Afrique et ses habitants ». Pour justifier la liste de 100 personnes, il a expliqué que toutes les personnes ont été choisies pour leur travail ou leur l’activité qui a eu « un effet de transformation en dehors de leur vocation principale ».

    Voici la liste complète des 100 personnalités africaines les plus influents en 2017


    POLITIQUE ET SERVICE PUBLIC

    Amina J Mohammed – Secrétaire générale adjointe de l’ONU. (Nigeria)

    George Weah – légende du football et président aspirant (Libéria)

    Yemi Osinbajo – Vice-président (Nigeria)

    Alpha Condé – Président (Guinée)

    Mohammed VI – Roi (Maroc)

    Juge David Maraga – Juge de la Cour suprême (Kenya)

    Nana Akufo-Addo – Présidente (Ghana)

    Sophia Abdi Noor – Politicien (Kenya)

    Akinwumi Adesina – Président de la Banque africaine de développement; Gagnant – World Food Prize 2017 (Nigeria)

    Vanessa Moungar – Directrice du genre BAD (Tchad)

    Vera Songwe – Nouvelle tête – Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cameroun)

    Moussa Faki Mahamat – Président de la Commission de l’Union africaine (Tchad)

    Paul Kagame – Président (Rwanda)

    Pravin Gordhan – Pilote politique, ancien ministre des Finances (Afrique du Sud)

    Sibeth Ndiaye – Conseiller du président français Macron (Sénégal)

    Dr Tedros Ghebreyesus – nouveau et premier directeur général de l’OMS en Afrique (Ethiopie)

    Bola Tinubu – Ancien gouverneur de l’État de Lagos (Nigeria)

    Ruth Oniang’o – Nutritionniste, lauréate du prix de l’alimentation en Afrique (Kenya)

    AFFAIRES ET FINANCES

    Aliko Dangote – Un homme d’affaires prospère L’homme le plus riche d’Afrique (Nigeria)

    Issad Rebrab – Fondateur et PDG, Cevital (Algérie)

    Isabel dos Santos – Femme d’affaires milliardaire ancienne Présidente Sonangol (Angola)

    Mohamed Al Kettani – Directeur Général Attijariwafa Bank (Maroc)

    Lionel Zinsou – créateur du club Afrique-France (Bénin)

    Dr. Emmanuel Ibe Kachikwu – Ministre d’État aux Ressources Pétrolières (Nigeria)

    Makhtar Diop – Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique (Sénégal)

    Abdoulaye Coulibaly – Fondateur du Forum de Bamako (Mali)

    Abebe Selassie – Chef du Département Afrique du FMI. (Ethiopie)

    James Mworia – MD et PDG de Centum Investments (Kenya)

    Jean-Claude Bastos de Morais – Fondateur et PDG de Quantum Global (Angola)

    Mohammed Dewji – PDG MeTL Group (Tanzanie)

    Strive Masiyiwa – Fondateur et Président d’Econet Wireless (Zimbabwe)

    Alioune Gueye – Entrepreneur (Sénégal)

    Moulay Hafid – Ministre du Commerce et de l’Industrie (Maroc)

    Dr. Sahar Nasr – Ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale (Égypte)

    Olga Johnson – Secrétaire générale de la Fondation pour l’énergie (Bénin)

    Elon Musk – Fondateur: PayPal, SpaceX, Tesla et OpenAI (Afrique du Sud)

    SOCIÉTÉ CIVILE ET ACTIVISME

    Haben Girma – Diplômé en droit des sourds-aveugles de Harvard et défenseur des droits des personnes handicapées (Érythrée / Éthiopie / États-Unis)

    Patrick ‘OLP’ Lumumba – Avocat de la défense et champion de la lutte contre la corruption (Kenya)

    Dr Fatima Akilu – Psychologues et fondatrice Fondation Neem Tree Réhabiliter les victimes de Boko Haram (Nigeria)

    Biram Dah Abeid    – Héros de l’esclavage anti-moderne primé (Mauritanie)

    Ikponwosa Ero – Expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la jouissance des droits de l’homme par les personnes atteintes d’albinisme. (Nigeria)

    Kumi Naidoo – Co-fondateur, Africans Rising (Afrique du Sud)

    L’archevêque Stanley Ntagali prend une position controversée sur le mariage homosexuel (Ouganda)

    Jaha Dukureh – Fondateur Safe Hands – Anti FGM et le mariage des enfants (Gambie)

    SCIENCE, TECH & INNOVATION

    Nunu Ntshingila – Chef, Facebook Afrique (Afrique du Sud)

    Dr Tebello Nyokong – Chimiste primé (Afrique du Sud)

    Adamu Waziri – Fondateur – Bino et Fino African TV pour enfants et animations youtube

    Anne-Marie Imafidon – progidy enfant, co-fondatrice de Stemettes pour les jeunes femmes en science et technologie (Nigeria / UK)

    Iyinoluwa ‘E’ Aboyeji – Fondateur, Flutterwave (Nigeria)

    Sara Menker – Gro Intelligence (Éthiopie)

    Jelani Aliyu – Conception de la voiture électrique Chevrolet Volt de GM, maintenant nouveau directeur général du Conseil national de conception et de développement automobile du Nigeria (Nigérian)

    Dr Helena Ndume – l’un des ophtalmologistes les plus prolifiques au monde a restauré des sites pour plus de 30000 personnes travaillant gratuitement avec See International (Namibie)

    Yvonne Mburu – co-fondatrice de Med en Afrique (Kenya)

    Rebecca Enonchong – Fondatrice AppsTech (Cameroun)

    Professeur Yaye Kène-Gassama Dia – Un scientifique de nombreuses premières (Sénégal)

    Bozoma Saint John – Chef des marques – Uber (Ghana)

    ÉDUCATION ET ACADÉMIE

    Fred Swaniker – Académie africaine de leadership (Ghana)

    Noëlla Coursaris Musunka – Fondation éducative Malaika (RDCongo)

    Tom Ilube – Entrepreneur de technologie et éducateur (Nigeria / UK)

    Patrick Awuah – Fondateur de l’Université Ashesi et lauréat du Prix WISE du Qatar pour l’éducation 2017. (Ghana)

    Carlos Lopes – Économiste respecté ancien chef de l’UNECA maintenant Professeur d’économie Université du Cap

    MÉDIAS

    Edward Kobina Enninful – nouveau et premier éditeur noir et masculin de British Vogue (Ghana / UK)

    Khanyi Dhlomo – Mogulette médias – Fondateur Ndalo Media (Afrique du Sud)

    Adedoyin Adepitan – Paralympien Intrepid et présentateur TV (Nigeria / UK)

    Julie Gichuru – animatrice TV, conférencière et PDG d’Arimus Media Limited (Kenya)

    Trevor Noah – Satiriste et hôte du Daily Show (Afrique du Sud)

    Zeinab Badawi – Diffuseur et réalisateur de documentaires (Soudan / Royaume-Uni)

    Koos Bekker – Président et ancien PDG du géant des médias Naspers

    Khadija Patel – Rédacteur en chef, Mail & Guardian (Afrique du Sud)

    ARTS & CULTURE

    Ruth Negga – Actrice et star montante d’Hollywood (Ethiopie / Irlande)

    C4 Pedro – Musicien porte la musique Kizomba sur la scène mondiale (Angola)

    Imbolo Mbue – Nouvel auteur à surveiller (Cameroun)

    Roye Okupe – Found YouNeek Studios – qui crée des bandes dessinées et des super-héros africains (Nigeria)

    Dorra Bouchoucha – Producteur de films (Tunisie)

    Laduma Ngxokolo – Créateur de mode inspiré de son héritage Xhosa (Afrique du Sud)

    Alexandra Amon – Producteur de films et directo de Boutique Hôtel. (Côte d’Ivoire)

    Njideka Akunyili Crosby – Artiste plasticien (Nigeria)

    Sindika Dokolo – Entreprenuer et collectionneur d’art africain – DRCongo

    Duckie Thot – champion de la beauté et de la beauté du modèle (South Sudan / Australia)

    WizKid – sensation d’Afrobeat primée (Nigeria)

    Adwoa Aboah – féministe et Top Model du moment et (Ghana / UK)

    Chimamanda Ngozi Adichie – Auteur, féministe et icône mondiale (Nigeria)

    Tinashe – Pop star brisant l’Amérique (Zimbabwe)

    Diébédo Francis Kéré – l’architecte super talentueux, mais méconnu (Burkina Faso)

    Halima Aden – Le Hijab porte un top model qui brise les stéréotypes (Somalie / États-Unis)

    Bushra al-Fadil – Prix Winner Caine de 2017 (Soudan)

    Triplettes Ghetto Kids – Phénomène mondial des troupes de danse (Ouganda)

    Porky Hefer – un designer unique avec une conscience éthique (Afrique du Sud)

    Idris Elba – Le roi du blockbuster imparable – (Ghana / Sierra Leone / UK)

    SPORT

    Anthony Joshua – l’affable Championnat des poids lourds de boxe – (Nigeria / UK)

    Mo Salah – Footballeur qui emmène l’Égypte à la Coupe du Monde (Égypte)

    Mo Farah – L’un des plus grands coureurs de moyenne et longue distance et de marathon de sa génération – (Somalie / Royaume-Uni)

    Caster Semenya – Athlétisme 800 mètres golden girl (Afrique du Sud)

    Eniola Aluko – la star du football qui s’est levée et a exposé un racisme dans la FA anglaise (Nigeria / UK)

    Elijah Manangoi – la nouvelle sensation de 1500 mètres à regarder (Kenya)

    Wayde van Niekerk – l’émerveillement du garçon record du monde (Afrique du Sud)

    Asisat Oshoala – La royauté du football féminin – (Nigeria)

    Hellen Obiri – le champion du monde 5000m (Kenya)

    Faith Kipyegon – double champion avec de grands rêves (Kenya)

    Kagiso Rabada – Le joueur de cricket le plus redouté du monde (Afrique du Sud)


     

  • En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    Le continent africain est dans une belle dynamique en matière des nouvelles technologies et ses performances semblent plaire aux géants mondiaux. Au rang de ceux-ci, Microsoft, qui veut principalement s’intéresser au domaine de l’éducation.

    Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’américain Microsoft a exprimé son intention d’utiliser pour la première fois des data centers situés en Afrique, et plus précisément à Johannesburg et au Cap pour se fournir des cloud, à l’horizon 2018. Ce n’est pas tout. Les nouveaux centres proposeront également la possibilité d’hébergement de données et ainsi faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur une bonne partie du continent africain. Selon le communiqué que l’entreprise fondée par Bill Gates et Paul Allen avait rendu public, « ce nouvel investissement est un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique ».

    Mais depuis peu, Microsoft s’intéresse à bien d’autres domaines, comme l’éducation. En effet, Microsoft travaille actuellement avec des ministères de l’éducation dans de nombreux pays africains comme le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya…, en fournissant des technologies pour assister les processus d’enseignement et d’apprentissage. De fait, lors d’une récente conférence, les responsables du groupe ont ajouté à cette liste, un nouveau partenariat avec le Mozambique pour « moderniser l’éducation dans le pays ».

    En janvier dernier, Microsoft avait aussi signé un protocole d’entente accord avec Ecobank Transnational Incorporated, société mère du groupe bancaire panafricain Ecobank. Une collaboration qui résulte de la pression croissante sur les agglomérations africaines due à l’urbanisation et à la nécessité de d’offrir des services qui assureront un environnement plus sûr, ouverte et durable. Objectif de cet accord, accompagner les efforts des gouvernements pour « moderniser et élever les standards des grandes villes du continent grâce à des solutions numériques de pointe ». Ce protocole d’accord se veut un vecteur de modernisation des secteurs qui auront l’impact le plus immédiat et le plus important pour le développement les pays africains.

    Les secteurs visés comprennent les décaissements de bourses et les frais de scolarité dans le secteur de l’éducation ; par ailleurs, la collecte par la municipalité auprès des vendeurs du marché et des petites boutiques, les règlements pour les licences des véhicules et de permis de conduire ainsi que pour les e-Visa et les e-Passeport. Mais l’initiative ne se limite pas là. Elle couvre également la mise en œuvre d’un programme complet d’e-compétences et de formations dans le domaine du digital.

    L’entreprise a également profité du sommet pour le lancement officiel en Afrique de sa solution Microsoft 365 Education, conçue pour « libérer la créativité », pour « promouvoir le travail d’équipe » et « offrir une expérience utilisateur simple et sûre ». Parmi les différentes fonctionnalités, le paquet comprend une version éducative du jeu populaire Minecraft (qui enseigne aux étudiants comment coder), une plate-forme de collaboration Microsoft Teams et le service Intune du géant du logiciel, qui aide les écoles à mettre en place et à gérer les appareils scolaires.

    En Afrique, le grand défi

    Un grand des grands obstacles auquel se heurtent les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique pour œuvrer dans le domaine de l’éducation est qu’elles doivent souvent travailler avec les gouvernements, ce qui peut être un exercice lent et trop bureaucratique. L’attrait du sommet Innovation Africa est probablement sa capacité à attirer un grand nombre de responsables gouvernementaux à un même endroit.

    Un autre défi auquel Microsoft est confrontée selon ses responsables est la perception de la tarification de ses produits éducatifs. Bien de personnes ignorent que les écoliers n’ont pas à payer le même prix pour utiliser Word comme les entreprisse. « Je suis toujours surpris de voir combien d’institutions en Afrique ne savent pas que nous avons des licences pour l’éducation. Beaucoup d’institutions me disent que “votre logiciel est trop cher”, mais le fait est qu’elles achètent des logiciels à des prix compétitifs », a commenté Mark East, responsable régional de Microsoft pour l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Commentant ce dont les prestataires de services éducatifs ont besoin pour réussir sur le continent, East a mis en exergue des « victoires de tête de pont », des réussites avérées qui peuvent être utilisées pour décrocher de nouvelles affaires. Il a ajouté que ceux qui cherchent à entrer dans un pays particulier devraient s’associer avec de plus grandes entreprises technologiques déjà actives sur un marché. Ils devraient également s’aligner sur les plans de transformation numérique des gouvernements respectifs, a-t-il conseillé.