Catégorie : Société

  • Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Vous est-il une fois arrivé de prendre votre stylo pour représenter Microsoft Word sur du papier ? Owura Kwadwo a fait mieux. Cet enseignant ghanéen réalise avec une craie ce que certains considèrent dans son pays et sur la toile comme remarquable. En effet, l’instituteur enseigne Microsoft Word à des élèves. L’absence de matériels contraint Owura Kwadwo à tout représenter au tableau.

    C’est grâce à une publication Facebook que la méthode d’enseignement particulière de Owura Kwadwo a été mise en lumière. La publication a été partagée à plusieurs reprises et aimée par plusieurs internautes. Ces derniers ont commenté la publication et exprimé leur satisfaction. La méthode d’enseignement de Microsoft Word a impressionné plus d’un. Diplômé en arts visuels, ce passionné de technologie s’est lancé dans une carrière d’enseignant avec la décision d’inculquer le savoir à ses élèves.

    Pour des cours d’informatique, à cause de l’absence d’ordinateur, il a eu l’idée de tout représenter au tableau. Owura Kwadwo explique que c’est la solution qui s’imposait. Il n’a donc pas hésité à tout mettre en œuvre pour faire maîtriser à ses élèves l’essentiel de Microsoft Word. « Je le fais pour que mes élèves comprennent ce que j’enseigne. Au moins pour donner une image de ce qu’ils verront en supposant qu’ils étaient derrière un ordinateur », affirme-t-il.

    Enseigner avec du matériel adéquat

    L’enseignant reste convaincu que sa méthode fonctionne. Owura Kwadwo confie sa satisfaction de voir ses élèves apprécier sa méthode et leur aptitude à comprendre progressivement les choses. « Je m’assure qu’ils comprennent tout bien avant de quitter la classe », précise-t-il. Pour sa méthode d’enseignement appréciable, mais regrettable à l’heure où les TIC foisonnent l’enseignant s’est vu offrir des ordinateurs portables et des projecteurs. De bonnes volontés veulent le mettre dans de bonnes conditions et lui permettre d’enseigner avec des outils adéquats.

    Owura Kwadwo n’oublie pas que son école et d’autres également situées dans les zones rurales ne bénéficient pas d’infrastructures nécessaires. « Nous avons besoin d’infrastructures bien équipées et d’aides à l’enseignement et à l’apprentissage, et d’un gouvernement qui a l’éducation à cœur », déclare-t-il. Pour autant il ne se décourage pas. « Le gouvernement est utile et je crois en lui. Il essaie d’équiper toutes les écoles en TIC et je crois qu’il réussira à couvrir même les zones rurales ».

  • Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    À l’heure du e-learning où les plateformes d’éducations deviennent de plus en plus légion, la startup Chalkboard aura le mérite de développer un programme d’e-learning à destination des universités consultable par textos.

    C’est le contexte de création de cette startup qui séduit le plus. En Afrique, même si de plus en plus de personnes téléchargent des applications d’enseignement, le faible taux de couverture réseau et le coût relativement cher de l’Internet mobile, en dehors faible pouvoir d’achat qui ne permet pas à tous les étudiants d’avoir des smartphones constituent des écueils à la réussite de diverses initiatives numériques.

    Pour contourner cet obstacle, Chalkboard une start-up au Ghana, a développé un système basé sur la technologie des SMS pour permettre à leurs cours d’être accessibles au plus grand nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles.

    « Il y aura, 150 millions de jeunes à former d’ici cinq ans en Afrique. Dans les conditions actuelles (infrastructures, moyens humains), c’est mission impossible. Des milliers d’entre eux resteront forcément sur le carreau. Il y a donc un besoin urgent de trouver des nouvelles façons d’éduquer, de former aux divers métiers. Et l’e-learning permet de répondre à ce besoin », explique Adrien Bouillot, créateur et cofondateur de Chalkboard. Et de faire comprendre qu’il « s’agit de fournir du contenu grâce à la technologie la plus inclusive, de sorte à mettre tout le monde à bord. C’est la seule façon de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur, et c’est pourquoi notre solution conçue au Ghana est adaptée à l’Afrique. »

    Success Story

    « On utilise la technologie SMS ou la technologie USSD qui nous assure une couverture universelle et qui permet à nos étudiants de façon très concrète de suivre des cours, répondre à des exercices… Votre professeur peut suivre votre activité à tout moment et à la fin du semestre vous aurez des crédits officiels et vous obtiendrez un diplôme », explique Adrien Bouillot.

    Quelque temps après le lancement, la startup a connu une phase pilote plus que satisfaisante. Sur fonds propres, l’application a été développée en France. Sa première version est testée avec l’université du Ghana, à Accra, où un professeur de français joue le jeu, en mettant à disposition ses cours.

    Les étudiants de l’Université du Ghana ont eu un « taux de rétention de 100% » lors du projet pilote et tous les étudiants ont également remis leurs devoirs à temps.

    « C’est incroyable, étant donné qu’en Afrique, un étudiant sur deux échoue avec les solutions actuelles d’apprentissage en ligne. Nous sommes particulièrement fiers des excellents résultats de la classe: ils ont obtenu une note moyenne de 23/25 à mi-parcours, ce qui est beaucoup plus élevé que l’examen similaire de l’année précédente », se réjouissent les concepteurs.

    En effet, quand la startup a été lancée en 2015, elle n’était qu’une petite boîte vouée, comme la plupart des startups en Afrique, à ne probablement pas faire long feu. Adrien qui étudiait en France était revenu à Accra pour cela, accompagné de quelques camarades. Désormais, son application convainc les  grandes universités ghanéennes, et au-delà.

    « Ce que nous avons construit avec l’Université du Ghana ne sera peut-être qu’un premier pas, mais les résultats et l’influence que nous avons acquise sont plus qu’encourageants. Nous ne nous arrêtons pas ici », se félicite le jeune entrepreneur. Son équipe, composée aujourd’hui de neuf personnes, est jeune et cosmopolite. Tous ont moins de 30 ans et viennent de France, de Madagascar, du Kenya, du Ghana, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

    Mais, au-delà de ces différents aspects, le projet s’inscrit dans une dynamique économique également. Parce que le e-learning, c’est aussi un marché annuel de 500 millions de dollars en Afrique. « Notre but est donc d’avoir une activité qui impacte positivement la société et qui, bien sûr, rapporte aussi de l’argent, car nous ne croyons pas du tout à la charité sur le long terme » clarifie Adrien.

    La start-up vise une rentabilité globale dans cinq ans, tout en étant rentable sur chaque pays où elle est présente au bout de deux ans. D’ici là, Chalkboard prépare surtout une collecte de fonds dans les prochains mois afin de recruter et de s’installer prochainement au Burkina Faso, au Kenya et au Nigeria. Sinon, de conquérir tout le continent africain à long terme.

  • Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Sur 300.000 candidatures venues de 173 pays retenues pour le Global Teacher Prize 2018, 50 ont finalement été sélectionnées pour la finale de ce prix. Parmi les finalistes figurent sept enseignants africains. Il s’agit de Ayodele Odeogbola, et Itodo Anthony du Nigeria, Marjorie Brown et Wendy Horn d’Afrique du Sud, Catherine Nakabugo d’Ouganda, Abdikadir Ismail du Kenya et Sitsofe Enyonam Anku du Ghana.

    Le Global Teacher Prize qui récompense un enseignant pour une contribution particulière à sa profession est un prix d’une valeur de 1 million de dollars US créé par la Fondation Varkey, fondée par le milliardaire indien Sunny Varkey. Pour l’édition 2018, Afrotribune vous présente les sept Africains en lice pour ce prestigieux prix qui sera remis en mars prochain.

    Sitsofe Enyonam Anku

    Ce Ghanéen a créé la Meagasa Mathematics Academy pour soutenir les enfants de 6 à 18 ans et ses programmes d’enseignement ont aidé les élèves à trouver du plaisir et de l’excitation en mathématiques. Sitsofe Enyonam Anku est un éducateur de mathématiques de renommée internationale, qui promeut des mathématiques pratiques pour surmonter les craintes des élèves et leur permettre d’apprécier ses applications dans la vie réelle. Ses méthodes d’enseignement sont utilisées dans les salles de classe au Ghana et dans d’autres parties du monde.

    Itodo Anthony

    En mai 2017, cet enseignant nigérian crée New Frontiers Youth Forum qui accueille des membres de 13 à 35 ans formés sur le leadership et les actions positives à mener pour une transformation de leur communauté. Itodo Anthony est sans cesse guider par l’intérêt général. Pour lui, il est nécessaire d’inculquer à la relève nigériane des valeurs. Il s’attèle donc dans ses cours à parler service communautaire, justice, solidité institutionnelle et sutout création de valeur. Il y a quelques mois, le New Frontiers Youth Forum s’est doté d’une bibliothèque communautaire pour permettre à ses membres de bien étudier.

    Abdikadir Ismail

    Il administre une école kenyane défavorisée. Mais Abdikadir a saisi une opportunité de faire la différence en utilisant la technologie. N’ayant pas de laboratoire scientifique à son école, cet enseignant a envoyé des collègues dans les écoles bien équipées pour filmer les expériences et d’autres cas pratiques. Dans son école, Abdikadir Ismail fait ensuite lire via son ordinateur les vidéos intégrées dans des présentations PowerPoint

    Marjorie Brown

    ses étudiants ont ensuite représenté l’Afrique du Sud dans des forums de jeunes, les Paris Climate Talk et diverses universités de l’Ivy League. Marjorie Brown est une ancienne activiste des droits de l’homme. Elle enseigne l’histoire aux filles et encourage la pensée critique. A ce jour, elle dirige le programme Kids Lit in SA consacré à l’alphabétisation des enfants et son Kids Lit Lit, lancé il y a près de trente ans. Ce programme auquel participent plus de 100 écoles, a augmenté les stocks de livres dans les bibliothèques de l’Afrique du Sud et mobilisé les enseignants.

    Catherine Nakabugo

    Cette Ougandaise est passionnée par l’éducation des filles. Catherine Nakabugo a aidé ses élèves à mettre en place un certain nombre d’entreprises scolaires prospères qui les aident à acquérir de précieuses compétences de vie et à renforcer leurs compétences scolaires, comme les mathématiques en travaillant sur les comptes. En 2014, son district a remporté un concours national de sciences avec son projet de chaise de Pythagoras.

    Wendy Horn

    Elle est passionnée par la science et la technologie. En plus d’enseigner les sciences à son école, elle parle aux éducateurs de la façon d’enseigner la science, d’engager les apprenants, d’utiliser la technologie et de la mettre en pratique. En tant que directrice d’une nouvelle école, la Sud-africaine encadre et guide ses enseignants, dont beaucoup étaient des débutants.

    Ayodele Odeogbola

    Ce Nigérian est un passionné de pratique. Pour bien faire comprendre ses cours à ses étudiants, il n’hésite pas à faire venir des experts dans sa classe pour qu’ils parlent du concret. Ayodele Odeogbola a aussi relié sa classe à d’autres écoles en Inde et au Liban avec l’utilisation de Skype et d’autres médias sociaux. Son point fort est de toujours innover dans sa façon d’enseigner. Pour lui, il est important d’explorer toutes les opportunités d’apprentissage. Avec ses collaborations, sa créativité et sa passion pour la technologie, cet enseignant forme des étudiants exceptionnels.

     

     

     

  • Côte d’Ivoire: la technologie mobile sera déployée pour les vaccinations

    Côte d’Ivoire: la technologie mobile sera déployée pour les vaccinations

    La société française de télécommunications Orange a annoncé, à l’issue de l’édition 2018 du World Economic Forum (WEF), que sa technologie mobile serait utilisée dans les processus de vaccination en Côte d’Ivoire.

    Orange et Gavi (l’Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation) concluront un partenariat avec le Ministère de la Santé de la Côte d’Ivoire pour augmenter les taux de vaccination dans les régions et les districts ayant la couverture vaccinale la plus faible. A cet effet, la technologie mobile sera utilisée pour informer les parents ivoiriens sur l’importance de la vaccination, en envoyant des messages textes et vocaux dans les langues locales.

    La société de télécommunication Orange affirme que les messages ciblés, grâce à son investissement conjoint de 5,47 millions $ US sur cinq ans, permettront aux parents de ne pas manquer les séances de vaccination en leur rappelant l’horaire et les dates de leurs enfants.

    Bruno Mettling, directeur général adjoint du Groupe Orange, responsable des opérations en Afrique et au Moyen-Orient a déclaré que cet investissement représente une contribution concrète au programme de vaccination à grande échelle de la Côte d’Ivoire.

    « Orange est convaincue de la puissance des outils numériques pour accompagner les populations les plus isolées en Afrique, aussi bien dans le secteur de la santé que dans d’autres domaines tels que l’éducation et les services financiers », a affirmé celui-ci.

    Fonctionnement

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    En plus d’envoyer des messages vocaux et textuels, Orange fournira aux agents de santé une application mobile du nom de M-Vaccin. L’application leur permettra de saisir avec précision les données des communautés et des populations avec lesquelles ils sont en contact. Avec cela, ils peuvent créer un calendrier de vaccination personnalisé pour chaque famille, ce qui améliorera la surveillance et réduira le nombre d’enfants qui ne reçoivent pas de vaccins.

    Le partenariat durera cinq ans et sera mis en œuvre dans les 29 districts de la Côte d’Ivoire où, soit la couverture vaccinale est inférieure à la moyenne nationale, soit les taux d’abandon sont supérieurs à 10 %.

    Selon une étude réalisée en 2015 par le Programme élargi de vaccination (PEV), le programme « M-Vaccin » devrait toucher plus de 800 000 enfants. Il pourrait également être étendu à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest après une évaluation d’impact.

    Orange et Gavi vont investir conjointement 5,47 millions de dollars américains dans le projet « M-Vaccin ». La moitié de ce financement proviendra du Fonds de contrepartie de Gavi, un mécanisme financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, conçu pour encourager les investissements du secteur privé dans la vaccination.

    Depuis 2001, Gavi a soutenu la Côte d’Ivoire dans l’introduction de 11 vaccins et fournit des fonds pour soutenir les services de santé afin d’améliorer la couverture vaccinale.

     

  • Une étude révèle que les Africains sont les plus instruits aux États-Unis

    Une étude révèle que les Africains sont les plus instruits aux États-Unis

    Les récentes déclarations du président américain sur Haïti et les pays africains ont suscité de nombreuses réactions. Certains ont dénoncé le « mépris de Donald Trump ». D’autres ont par contre souligné que l’actuel locataire de la Maison-Blanche avait raison. Parmi les soutiens de Donald Trump des voix accusent aussi une politique migratoire qui a permis à « toutes personnes » de venir aux États-Unis.

    Et bien évidemment les Africains qui n’apporteraient rien à l’Amérique sont encore indexés. Cette accusation a été battue en brèche par une étude révélée par le Los Angeles Times. Selon les recherches, parmi les immigrés, les Africains noirs  sont les personnes les plus éduquées. Leur contribution à l’économie du pays est par ailleurs est d’ailleurs estimé à des milliards de dollars.

     

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    En moyenne, les immigrants africains sont mieux éduqués parmi la population immigrante, rapporte le Los Angeles Times. Le journal indique que les recherches ont montré que sur les 1,4 million [d’immigrés africains subsahariens] qui ont 25 ans et plus, 41% ont un baccalauréat. Par contre, sur les immigrants d’autres continents, 30% seulement ont leur baccalauréat, tandis que sur la même tranche d’âge 32% de la population autochtone arrivent à décrocher leur diplôme pour l’université. La Norvège considérée par Donald Trump comme un pays exemplaire voit 38% de ses 19000 immigrants de 25 ans et plus faire des études collégiales. Cette étude vient rehausser l’image des immigrants africains aux États-Unis.

    Maillon important de l’économie

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    Il y a un an, une autre étude sur les immigrants africains s’était soldée par un rapport. Le document intitulé « comment les Africains subsahariens contribuent à l’économie américaine » indiquait en premier que les Africains étaient plus tentés de faire des études supérieures pour décrocher des diplômes. 16% de cette population immigrante avait une maîtrise, un diplôme de médecine et même un doctorat.

    Pour Andrew Lim, chercheur au think tank qui a rédigé le rapport, les immigrants subsahariens contribuent plus de 10,1 milliards de dollars en impôts fédéraux et 4,7 milliards de dollars en taxes étatiques et locales, et 40,3 milliards de dollars en pouvoir d’achat. L’État qui profite le plus de cet argent est le Texas, suivi de la Californie, du Maryland, de New York et de la Géorgie. Précisons que l’étude montre que le nombre d’immigrants en provenance d’Afrique subsaharienne avoisine 2 millions. Sur les cinq dernières années, les Etats-Unis ont accueilli plusieurs immigrants africains venus du Ghana, du Nigéria, du Kenya, de l’Afrique du Sud ou encore de l’Ethiopie.

  • Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Au Rwanda, le gouvernement s’est lancé dans une politique d’offre de services de soins oculaires à toute la population. Une première dans un pays à faible revenu.

    Dans un pays où un tiers des 12 millions de la population a des problèmes de vue, des infirmiers bien outillés ont visité les 15 000 villages rwandais dans le cadre d’un projet visant à assister les personnes en handicap oculaire. En la matière, cet État est devenu le premier pays à faible revenu à fournir des soins oculaires universels à sa population.

    Pour ce faire, le gouvernement s’est associé à l’organisation Vision for a Nation (VFAN) pour former plus de 3 000 infirmiers spécialisés dans 502 centres de santé locaux. Leur mission consiste à prescrire des lunettes et recommander les personnes ayant des problèmes oculaires graves aux cliniques nationales.

    La ministre rwandaise de la Santé, Diane Gashumba, a déclaré que le Rwanda a balisé la voie à d’autres pays. « L’impact de cette initiative a été énorme », a-t-elle ajouté.

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    Sauver des vues et des vies

    Au Rwanda, les maladies oculaires touchent une très grande partie de la population. Pour Dr Jennifer Yip, de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, il est question avec cette initiative de « sauver » les vues, en assistant les personnes susceptibles d’être frappées par la cécité. « Nous avons constaté que 34 % de la population du Rwanda pourrait bénéficier d’une forme de soins oculaires. Cela va des symptômes très mineurs à ceux nécessitant une chirurgie qui change la vie », a-t-elle confié à la presse.

    Dr Graeme Mackenzie, consultant pour Vision for a Nation, a décrit comment les conditions de vue non traitées, particulièrement chez les femmes, piègent les familles dans un cycle de pauvreté. « Le tri des fèves de café est une affaire assez sérieuse au Rwanda », a déclaré M. Mackenzie. « Ce sont généralement les femmes qui travaillent dans cette industrie, et leur gagne-pain dépend de leur capacité à trier les haricots. Vers l’âge de 45 ans, ils perdent leur capacité à bien voir. Leur qualité de travail souffre et donc leur revenu baisse.

    Atteindre les objectifs de développement

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    Pour Dr Graeme Mackenzie, une mauvaise vision est un défi important pour la santé et le développement des pays.

    Au Rwanda, la myopie est la maladie oculaire la plus fréquente, et plus de 80 % des affections oculaires y sont considérées comme évitables. Le pays se classe au 159e rang sur l’indice de développement humain et seulement 19,8 % de la population a accès à l’électricité. À l’échelle mondiale, 253 millions de personnes vivent avec une déficience visuelle.

    Pour Tony Hulton, directeur général de VFAN, les soins oculaires sont essentiels pour atteindre les objectifs de développement durable. “Nous n’allons pas permettre aux pays d’atteindre leur plein potentiel et de sortir de la pauvreté sans soins oculaires,” a-t-il déclaré.

    Prochaine étape pour VFAN, le Ghana. Bien que la population et la composition géographique du pays représentent des obstacles supplémentaires, Hulton est convaincu de la valeur de la mission de l’entreprise.

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  • Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

    Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

     En Afrique du Sud, le projet « Empower Shack » d’Urban-Think Tank vise à transformer les bidonvilles en logements abordables et en aménagement des rues pour les populations pauvres.

    Les bidonvilles d’Afrique du Sud ont augmenté en taille et en nombre ces dernières années. On estime que 7,5 millions de personnes n’ont pas accès à un logement officiel en raison d’une crise du logement qui dure depuis des décennies et qui pousse les plus grandes villes à leurs limites.

    Selon certains chiffres, un quart des résidents du Cap sont exclus du marché immobilier officiel, bien que le droit d’accès à un logement adéquat ait été inscrit dans la Constitution post-apartheid du pays. Et s’il est vrai que les régimes de logement du gouvernement existent, ils ont été incapables de répondre à la demande croissante.

    Face à ce problème, le projet « Empower Shack » propose une solution : développer des logements abordables dans les bidonvilles.

    En effet, Empower Shack est un projet de développement interdisciplinaire dirigé par Urban-Think Tank (UTT), une entreprise spécialisée dans les pratiques de design dédiées aux projets axés sur l’architecture sociale, en collaboration avec d’autres partenaires.

    À Khayelitsha, le projet prend forme

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    Khayelitsha est le deuxième plus grand canton du Cap. Il est connu pour ses logements de mauvaise qualité. Urban-Think Tank a conçu quatre prototypes de logements solides et abordables qui seront placés dans ce canton qui traine la mauvaise réputation de  l’un des bidonvilles les plus notoires d’Afrique du Sud.

    Cette année, Urban-Think Tank a ajouté 16 autres unités dans le cadre de son objectif plus large de démontrer une méthode adaptable de conception de logements sécuritaires et accessibles dans les plans urbains. Cette initiative répond surtout à la nécessité de garantir à tous les résidents le droit de « rester sur place », à en croire les responsables.

    Selon ceux-ci, chaque maison est pensée en rapport au bénéficiaire, afin qu’il puisse faire des contributions financières équitables. Pour son prototype initial et ses propositions pour la conception, Urban-Think Tank a été retenu pour le prix international Riba 2018, un concours bisannuel qui récompense les meilleurs nouveaux bâtiments au monde qui profitent aux communautés environnantes.

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    Dispositions

    Les logements sont disposés autour d’un noyau d’assainissement, fournissant de l’eau et des toilettes sur le site. Un deuxième étage ou même un troisième peut être ajouté si nécessaire, pour accommoder différentes tailles de familles. De fait, les membres de la communauté qui vivent dans l’Empower Shack deviennent des acteurs à long terme du projet.

    Pour les habitations, les unités sont disponibles en six tailles allant de 38 mètres carrés à 84 mètres carrés et sont tarifées en conséquence, avec un coût de construction moyen de 160 000 rands. Ce prix correspond à une subvention offerte par le gouvernement en une somme forfaitaire aux ménages admissibles. Les résidents paient alors une moyenne nette de 14 pour cent du coût de la construction grâce à un programme de microfinance.

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    En outre, UTT a également développé un logiciel qui peut facilement modéliser différentes configurations urbaines pour les cabanes Empower à construire. Décrit par l’équipe comme une option de « ville préférentielle », l’utilisateur peut saisir les besoins individuels et communautaires ainsi que les cadres de planification municipaux. Différents scénarios d’aménagement urbain ajustables sont ensuite reproduits automatiquement.

    Le logiciel produit également un modèle 3D en ligne auquel les résidents peuvent avoir accès pour visualiser les mises en page potentielles et enregistrer leurs commentaires.

    À long terme, Urban-Think Tank espère que son projet influencera la politique du logement du gouvernement et donnera accès à divers logements pour le marché d’écart de l’Afrique du Sud.

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  • Des élus américains portent le Kente Ghanéen pour protester contre Trump

    Des élus américains portent le Kente Ghanéen pour protester contre Trump

    Le premier discours sur l’état de l’Union du président américain Donald Trump restera dans l’histoire. En proie à de nombreuses critiques malgré la bonne santé économique de son pays, Donald Trump a encore fait face à des protestations durant son discours devant le Congrès. Cette fois-ci, la plus remarquable des protestations a été silencieuse, mais visuelle. En réponse aux commentaires « indignes et irrespectueux » du 45e président américain sur Haïti et les pays africains, certains législateurs ont choisi de porter durant le discours un tissu africain. Il s’agit du Kente.

    Face à Donald Trump, tous les membres du Congressional Black Caucus (CBC) ont porté du Kenté. Insensibles au discours du président, ces membres du Congrès ont expliqué que c’était une occasion de s’indigner contre les déclarations « honteuses » du président des États-Unis sur Haïti et les pays de l’Afrique. Un élu démocrate du Texas a affirmé qu’il avait porté du Kenté pour désapprouver « les propos du président ». C’était également une occasion pour le CBC de montrer sa solidarité envers les pays insultés.

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    Symbole de lutte

    Tissé au Ghana par les Akan-Ashanti depuis le 12e siècle, le Kente est un trésor de l’Afrique. Tissu royal composé de différentes couleurs, le Kente a pendant longtemps été l’apanage des rois, des chefs ou des notables. Mais il est depuis plusieurs années porté par la population à des occasions spéciales. Certains chefs d’État ghanéens aiment également le porter. Kente Master, une entreprise ghanéenne commercialise en ligne le tissu.

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    Le Kenté est donc exporté dans plusieurs pays du monde. Mais bien avant, il y a plus de cinquante ans, des Américains noirs avaient porté le tissu durant les luttes pour la reconnaissance de leurs droits. Comme en Afrique à la même époque, le kenté était devenu un symbole de lutte. D’autres personnalités ont aussi porté le Kenté durant de grandes occasions. Parmi eux, on peut citer l’ancien président ghanéen Kwame Nkrumah, le prix Nobel de la paix Martin Luther King, l’ancien boxeur Muhammed Ali, le chanteur Michael Jackson et l’icône de la lutte antiapartheid Nelson Mandela.

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  • Doctix: la startup e-santé qui facilite les consultations au Mali

    Doctix: la startup e-santé qui facilite les consultations au Mali

    Au Mali, les médecins deviennent de plus en plus accessibles. Depuis bientôt deux ans, Doctix propose aux patients de choisir leurs médecins et de prendre rendez-vous. Il s’agit en effet d’une plateforme disponible en ligne et qui répertorie des médecins maliens. Les patients ont donc la latitude de choisir leur médecin. Celui qui est auteur de cette initiative est un jeune entrepreneur. Il s’appelle Tidiane Ball. Médecin de formation, spécialisé en informatique médicale, il a décidé de lancer en mars 2016 sa startup Doctix. « Les patients perdaient trop de temps durant leur rendez-vous. Pour moi il n’était inadmissible que cela continue ainsi », avait-il constaté.

    Pour lancer Doctix, Tidiane Ball a mobilisé des fonds. Il a également bénéficié d’une subvention de l’USADF (US African development foundation). Le jeune entrepreneur a eu 25 000 dollars américains pour lancer sa plateforme en ligne. Doctix a depuis été bien accueilli par la population. « J’ai déjà eu recours à la plateforme santé. J’ai pris un rendez-vous avec mon docteur et tout s’est bien passé pour la suite de mon traitement », témoigne un patient bamakois.

    Une plateforme en réussite

    <blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »en-gb »><p lang= »fr » dir= »ltr »><a href= »https://twitter.com/hashtag/Doctix?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Doctix</a>, aujourd&#39;hui cest 104 médecins repartis comme suit: cc <a href= »https://twitter.com/invest_mali?ref_src=twsrc%5Etfw »>@invest_mali</a> <a href= »https://twitter.com/USADF?ref_src=twsrc%5Etfw »>@USADF</a> <a href= »https://twitter.com/USAIDMali?ref_src=twsrc%5Etfw »>@USAIDMali</a> <a href= »https://twitter.com/africanews?ref_src=twsrc%5Etfw »>@africanews</a> <a href= »https://twitter.com/Bondinnov?ref_src=twsrc%5Etfw »>@Bondinnov</a> <a href= »https://twitter.com/fyouzan?ref_src=twsrc%5Etfw »>@fyouzan</a> <a href= »https://twitter.com/Fatittystar?ref_src=twsrc%5Etfw »>@Fatittystar</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/esante?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#esante</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/eHealth?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#eHealth</a> <a href= »https://t.co/of4CA94LQ6″>pic.twitter.com/of4CA94LQ6</a></p>&mdash; Doctix (@Doctix1) <a href= »https://twitter.com/Doctix1/status/932719456463269888?ref_src=twsrc%5Etfw »>20 November 2017</a></blockquote>
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    Dans son fonctionnement, Doctix nécessite que les patients se servent de smartphone ou de leur ordinateur. Lorsqu’ils se connectent sur le www.doctix.net ils sont guidés par des informations disponibles sur le site. Les patients peuvent ainsi choisir leurs médecins en fonction de sa spécialité. Doctix met surtout à leur disposition des informations sur les médecins. On peut y retrouver leur parcours, leurs horaires de disponibilité et leurs tarifs de consultations. Mais on peut également lire sur Doctix des témoignages de patients. La plupart confirment l’utilité de la plateforme et la qualité des soins ou traitements reçus auprès des médecins. Pour prendre rendez-vous, le patient fournit le motif de sa consultation et l’envoie à son médecin. Ce dernier peut à son tour confirmer le rendez-vous en fonction de sa disponibilité.

    Depuis son lancement, Doctix permet à plusieurs médecins de mieux organiser leur consultation. « La plateforme nous est vraiment utile. Jusqu’à 2016 nombreux d’entre nous avaient du mal à organiser leur planning de consultation » confirme un médecin généraliste. À ce jour, plus d’une quarantaine de médecins sont inscrits sur la plateforme et une trentaine de cliniques sont en partenariat avec Doctix. En contrepartie de son apport au monde médical, Doctix perçoit 10 % sur les frais de consultation de chaque médecin. « Nous avons embauché des personnes qui gèrent le site. Nous espérons tisser d’autre partenariat et enregistrer plus de prise de rendez-vous sur Doctix », explique le responsable de la startup.

    À 32 ans, Tidiane Ball bénéficiaire du programme Mandela Washington Fellowship avait déjà fondé il y a près de dix ans le premier site d’informations médicales et annuaire des professionnels de la santé du Mali (malisante.net). Fin entrepreneur, il a aussi participé à la fondation en 2015 à Bamako d’un incubateur de startup appelé DoniLab. Tidiane Ball est surtout lauréat du prix Fund of Internet Research and Education (Fire) et du prix de la mobilité internationale.

  • Les Seychelles, leader mondial dans la réduction des gaz à effet de serre  

    Les Seychelles, leader mondial dans la réduction des gaz à effet de serre  

    Les Seychelles, archipel de 115 îles au large des côtes de l’Afrique de l’Est, sont confrontées depuis un certain temps à nombre de défis climatiques, affectant bien de leurs activités, notamment la pêche dont dépend une grande partie de la population.

    Depuis environ une décennie, les rapports montrent une « vulnérabilité » de l’environnement sur les îles Seychelles. Principaux points touchés, le changement climatique, la dégradation de l’environnement due au développement, la pollution et le blanchissement des coraux qui affectent ses pêcheries.

    Toutefois, le pays ne s’est pas montré désarmé, et la situation s’est considérablement améliorée, à en croire l’indice de performance environnementale 2018, un rapport biennal de chercheurs de l’Université de Yale et de l’Université de Columbia en collaboration avec le Forum économique mondial. L’effort fourni a été remarquable, et le rapport note que les Seychelles ont émergé comme le pays avec la plus grande amélioration enregistrée.

    Performances

    En effet, l’indice classe 180 pays dans 24 catégories différentes : pollution de l’air, assainissement, pêche, agriculture, climat et énergie, habitat de la biodiversité.

    Les Seychelles se sont notamment illustrées dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, même si en parallèle données de la Banque mondiale montrent cependant que les émissions de CO2 des Seychelles ont fluctué au fil des ans.

    Au 39e rang de l’indice, les Seychelles sont le pays d’Afrique subsaharienne le mieux classé. Viennent ensuite la Guinée équatoriale (71) et la Namibie (79). Les Seychelles ont vu une amélioration significative dans la section du climat et de l’énergie, passant de l’un des plus bas niveaux, 179 à 1, le plus haut possible, avec une amélioration de son score de 10,04 à 93,25. Toutefois, l’Afrique en général reste faible sur ces indices.

    Les Seychelles sont probablement mieux connues comme ses plages et son tourisme. En 2017, cet État insulaire était reconnu sur le continent pour être le pays le plus ouvert à tous les détenteurs de passeports africains. De même, ses citoyens ont le passeport africain le plus puissant.