Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • FADEV, un fonds d’investissements au chevet des PME africaines

    FADEV, un fonds d’investissements au chevet des PME africaines

    Depuis plus de dix ans, le Fonds Afrique Développement soutient des entrepreneurs africains. Cette société d’investissements vient en aide aux micros, petites et moyennes entreprises qui ont vocation à se développer d’obtenir un appui financier et technique afin de pérenniser leurs activités et leur développement sur le continent.

    Le fonds s’est ainsi positionné comme un acteur important de la mésofinance en Afrique. Coopérative regroupant des épargnants individuels et des investisseurs institutionnels, le FADEV trouve que les PME peuvent dynamiser le développement du continent. Il faut dire que ces entreprises sont porteuses d’innovation, de développement social et de transformation locale des richesses qui assureront les emplois de demain.

    Les entreprises qui peuvent bénéficier de cet investissement doivent avoir au moins deux ans d’activité avec des enregistrements comptables réguliers et fiables. Elles doivent aussi avoir un chiffre d’affaires annuel entre 20 et 50 millions de FCFA. Les entreprises doivent aussi avoir des activités basées sur l’entrepreneuriat social et participer au développement endogène de l’Afrique.

    Pour soutenir les entreprises, le FADEV peut obtenir une prise de participation minoritaire dans leur capital entre 5% et 30% et des prêts en compte courant d’associé. Ces prêts peuvent être remboursés sur 3 ou 4 ans. Le fonds propose aussi un appui technologique aux PME. Dans cet objectif le fonds s’appuie sur un réseau d’acteurs et de partenaires locaux sur le continent pour l’aider dans ses missions.

    Depuis 2005, le FADEV a réalisé 23 investissements en Afrique de l’Ouest et centrale. À ce jour, le fonds soutient 7 PME sur le continent, dont 2, en Côte d’Ivoire. Trois entreprises camerounaises ont aussi fait appel au FADEV. Ce dernier est aussi présent au Mali, au Bénin et au Sénégal.

  • Kenya: la startup Sip simplifie la distribution de boissons à Nairobi

    Kenya: la startup Sip simplifie la distribution de boissons à Nairobi

    Au Kenya, la startup Sip simplifie la distribution des boissons alcoolisées dans la capitale du pays et envisage la croissance dans l’espace B2B.

    Lancé en novembre 2015, Sip a développé une multitude d’applications mobiles pour les clients dans les domaines de l’assurance et de l’immobilier, mais se concentre désormais sur ses propres produits.

    Le premier porte le nom de la startup, une application qui permet aux utilisateurs de commander facilement des boissons alcoolisées et de les faire livrer à leur porte. Le PDG, Peter Kanyoni, a déclaré que les modèles de tarification d’autres magasins en ligne avaient rendu l’achat de boissons en ligne peu attrayant.

    Jusqu’à présent, les clubs et les hôtels ont été les marchés cibles de la startup, permettant une commande facile en cas de pénurie soudaine. Selon Peter Kanyoni, la concurrence principale de Sip sont les distributeurs qui déplacent d’énormes volumes et ont des clients qui ne sont pas accessibles pour le moment.

    Cependant, la startup autofinancée a connu une forte adoption, avec plus d’une centaine de téléchargements depuis le lancement de l’application il y a un peu plus d’un mois.

    Sip, qui lancera une application dédiée aux métiers d’ici fin septembre, ne fonctionne actuellement qu’à Nairobi et ses environs. Mais Peter Kanyoni a déclaré qu’il prévoyait de développer son offre de produits avant de déménager dans d’autres endroits.

    En effet Sip va augmenter son offre de services pour livrer des aliments et des salades via le service Sip Health et compte dans un futur proche conquérir d’autres villes du Kenya.

  • À Zurich, l’Ivoirienne Alice Gbelia transforme l’art numérique

    À Zurich, l’Ivoirienne Alice Gbelia transforme l’art numérique

    Née au Tchad, élevée à Abidjan et à Lille et vivant actuellement à Zurich, Alice Gbelia est une amoureuse des arts, de la culture et du divertissement. Elle est fondatrice d’Ayoka Deco.

    Au début, Alice Gbelia ne pensait pas qu’elle dirigerait l’un des plus grands sites d’art africain. Mais tout a basculé avec une expérience personnelle.

    En effet, c’est dans une recherche d’œuvres d’art pour sa maison au cours de laquelle l’Ivoirienne n’a  pas pu trouver les produits qui correspondaient à son style, son héritage africain et son amour pour la culture pop noire que l’idée de la plateforme Ayok’a lui est venue.

    Ayok’a qui signifie  « bienvenue » dans la langue maternelle de Gbelia en Côte d’Ivoire, est une boutique en ligne proposant des produits d’artistes noirs. À la différence de beaucoup de magasins, Gbelia a décidé de se diversifier à d’autres produits tels que des tasses, des cartes de vœux, outre des tentures murales. « Nous avons commencé à vendre des tirages d’art parce que nous pensons que c’est un excellent moyen d’injecter de la personnalité dans une pièce », assure-t-elle.

    Sa startup, qui a été lancée en 2017 a présenté un certain nombre d’artistes, dont les œuvres ne sont pas facilement accessibles en ligne. Pour elle, le lancement de cette startup est un geste important afin d’ouvrir des espaces à ces artistes qui ont été limités en quelque sorte par les gardiens traditionnels, qui selon elle, sont « principalement les Blancs qui ont tendance à favoriser les personnes dans leur cercle ».

    L’entreprise a changé depuis sa création. Non seulement Ayok’a a commencé à expédier des produits à travers l’Europe et le Canada, mais il a également été en mesure d’ajouter plus de gammes de produits. L’un de ses plans futurs est d’avoir des moyens plus innovants de s’engager avec les clients.

  • Kenya: Raphael Ndaiga, le chef 2.0 qui promeut les menus africains

    Kenya: Raphael Ndaiga, le chef 2.0 qui promeut les menus africains

    Des croisades alimentaires de Jamie Oliver à la «révolution alimentaire» d’Ocean Robbin, les chefs populaires ont eu un impact énorme sur la façon dont les gens préparent les repas et mangent. Et ce n’est pas différent en Afrique, où un chef kenyan redéfinit la cuisine maison et promeut les menus africains à travers des cours sur Facebook sur une page qui a attiré plus d’un demi-million de personnes. Son nom, Raphaël Ndaiga.

    Raphael Ndaiga croit que tout le monde peut faire un délicieux repas d’où qu’ils soient. « Peu importe où vous êtes, un oignon est le même, le bœuf est le même, les tomates sont les mêmes, ce qui est différent, c’est comment ils se réunissent pour créer un plat », convainc-t-il sur sa page.

    En effet, Ndaiga a développé son palais tôt dans la vie. Son père avait l’habitude de travailler pour le restaurant Carnivore, un lieu de divertissement haut de gamme à Nairobi où Ndaiga ferait plus tard un apprentissage avant de rejoindre le collège.

    A 24 ans, ce jeune Kenya a décidé d’entreprendre en cuisine professionnellement et a rejoint la célèbre école culinaire, le collège Utali.  «Après avoir terminé mes études, je suis allé à Orlando, aux États-Unis, et j’ai travaillé dans un restaurant, après quoi je suis allé au Royaume-Uni et j’ai travaillé dans un hôtel cinq étoiles » raconte-t-il.

    Après avoir acquis de l’expérience, il est retourné au Kenya et a choisi de s’éloigner du travail dans les restaurants pour enseigner des cours de cuisine en ligne et en privé. Cependant Ndaiga confie qu’il se sentait retenu parce qu’il a maintenant la liberté de faire ce qu’il veut pour créer un menu, créer des recettes et cuisiner différents plats … Ce qu’il pense qu’il n’aurait jamais pu faire en travaillant dans un restaurant.

    Ses ambitions à long terme sont de rassembler le continent à travers sa cuisine. « L’impact que je veux pour mon Afrique, c’est d’être le gars qui encourage les gens à aimer leur cuisine, le gars qui rassemble les familles, je veux être l’Africain Jamie Oliver », ambitionne-t-il.

  • Cyril Ramaphosa: 100 jours après, l’espoir renaît en Afrique du Sud

    Cyril Ramaphosa: 100 jours après, l’espoir renaît en Afrique du Sud

    Il y a déjà 100 jours, Cyril Ramaphosa prenait la place de Jacob Zuma comme président de l’Afrique dans une situation de crise au sein de l’ANC. Plus de 3 mois après, comment Cyril Ramaphosa gère le pays?

    L’accession de Cyril Ramaphosa a été l’un de ces grands revirements sud-africains où tout semblait perdu et où, une percée soudaine et dramatique a renforcé le pays avec un espoir renouvelé. Avec comme héritage, une « fracture » des institutions, la corruption et l’effondrement des entreprises d’État, pour ne citer que ceux-là.

    Sans l’espace budgétaire nécessaire pour stimuler une économie stagnante, la confiance était l’ingrédient le plus puissant que le gouvernement avait à offrir. Le sommet des mesures de confiance a été le remplacement rapide de la direction des entreprises publiques. Les changements ont été radicaux.

    La profondeur des problèmes, cependant, ne devrait pas être sous-estimée: South African Airways, la compagnie aérienne sud-africaine est toujours dans une crise de liquidité et Eskom (la compagnie publique d’électricité) est dans ce qui ressemble à une spirale de la mort.

    Début timide

    La nomination d’un conseiller économique fort et indépendant et de plusieurs envoyés économiques spéciaux ainsi que l’annonce d’un objectif d’investissement ambitieux de 100 milliards de dollars font également partie des mesures de confiance. Deux sommets, l’un sur l’emploi et l’autre sur l’investissement, sont prévus.

    À l’exception de la Charte minière, sur laquelle le président et le ministre des Ressources minérales, Gwede Mantashe, ont évolué avec rapidité, force est de constater que l’Afrique du Sud n’est pas mieux placée qu’elle ne l’était avant l’arrivée au pouvoir de Ramaphosa. Du moins, pas encore.

    S’il est peut-être injuste de lui faire porter un bilan juste après 100 jours, il est néanmoins clair que le problème est qu’il y a de sentiment d’urgence en Afrique du Sud, comme il l’avait lui-même fait sentir avant le départ de son prédécesseur.

    Alors qu’il a décidé de ne pas perturber l’équilibre délicat de l’ANC en licenciant le reste des nominations de l’ancien président Jacob Zuma, sans changements à l’exécutif, il n’y aura pas d’amélioration dans l’administration. Les événements ont démontré que Ramaphosa marche sur une ligne fine dans l’ANC. Il n’a pas encore consolidé son pouvoir et il espère qu’il aura l’occasion de le faire à mesure que les provinces et les régions tiennent des conférences au cours des prochains mois.

    Pour l’instant, le défi interne à lui reste en jeu et il doit prendre soin de s’assurer que sa conduite est strictement dans les limites de la politique de l’ANC. C’est ce qui a fait de la question des terres – qui a dominé la scène politique au cours de ces 100 premiers jours – une question si difficile à aborder. Alors que Ramaphosa, qui a été pied plat au début, semble maintenant avoir un plan de jeu pour la façon de traiter la question des terres, la résolution est loin. Les 100 premiers jours ont été la partie facile, le travail en montée est encore à venir.

  • eMsika: la startup zambienne qui alimente l’Afrique en intrants agricoles

    eMsika: la startup zambienne qui alimente l’Afrique en intrants agricoles

    En Zambie, la starup eMsika aide les agriculteurs à trouver, acheter et recevoir des intrants agricoles de manière rapide, fiable et pratique, ainsi qu’à accéder aux marchés pour leurs produits.

    Lancé en 2016, eMsika est un magasin de commerce électronique pour les agriculteurs qui répertorie plus de 300 produits dans 10 différentes catégories d’intrants agricoles.

    La startup permet à ses clients de s’approvisionner en intrants et même de contacter les fournisseurs dans leur langue locale. En seulement deux ans, elle a connu une croissance fulgurante. Alors qu’elle avait été lancée avec des fonds externes, eMsika roule désormais sur ses propres revenus et poursuit son expansion à l’extérieur de la Zambie, dans des pays comme le Zimbabwe, la RDC, la Namibie ou encore le Mozambique.

    Désormais, le nouvel objectif de eMsika est de s’étendre à travers le continent entier. Pour cela, les promoteurs ont établi des partenariats avec des entreprises et des organisations locales de premier plan. « Nous avons six fournisseurs dans différents secteurs agricoles, y compris l’élevage, la volaille et l’horticulture, plus une base de données de 500 agriculteurs et 200 000 des affiliés », confie Gilbert Mwale, directeur général de la startup.

    Récemment, les promoteurs ont introduit des fonctionnalités de commerce mobile qui complètent l’utilisation du site Web pour tous les clients qui se trouvent dans des zones sans Internet. Ils ont également mis en place un centre d’appels pour les agriculteurs qui veulent en savoir plus sur certains produits avant de les acheter. A cet effet, ceux qui vivent dans des régions éloignées ont les mêmes possibilités que ceux des zones urbaines d’obtenir des intrants agricoles auprès des fournisseurs de leur choix, comme s’ils étaient juste à côté.

  • En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    Si la RDC est peut-être un terrain difficile pour l’éclosion des startups technologiques, la société d’e-santé WapiMED est lui, en train de monétiser sa plateforme, qui combine soins de santé et paiements.

    Lancé en 2016, WapiMED est un répertoire géolocalisé pour les fournisseurs de soins en Afrique, aidant les utilisateurs à trouver et à accéder aux professionnels de la santé répertoriés. Mais pas que. La startup développe aussi MEDpay, considéré par les promoteurs comme le «  Western Union ou MoneyGram pour les dépenses de santé en Afrique ».

    A en croire José Zefu Kimpalou, co-fondateur de WapiMED, le service proposé par la startup combine les paiements en ligne, les services bancaires mobiles et les cartes de paiement dans le but de faciliter les transferts de fonds entre les expéditeurs d’argent de la diaspora africaine et les prestataires de soins de manière simple, rapide et sécurisée dans leurs pays d’origine.

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    « En utilisant MEDpay, l’expéditeur d’argent sait exactement comment l’argent sera utilisé pendant que les prestataires de soins reçoivent des patients pour lesquels les factures sont prépayées. C’est une expérience gagnant-gagnant » rassure José Zefu Kimpalou

    Kimpalou a été inspiré pour lancer WapiMED après avoir découvert la plateforme américaine de réservation de rendez-vous Zocdoc. L’objectif est d’améliorer la façon dont la diaspora africaine soutient les membres de la famille lorsqu’ils ont besoin d’un traitement dans leur pays d’origine.

    WapiMED est autofinancé, mais a été sélectionné pour participer au programme d’entrepreneuriat Tony Elumelu (TEEP), lui donnant accès à une subvention de 5 000$ US.

    Bien que fonctionnant uniquement en RDC pour le moment, WapiMED a également des prestataires de soins enregistrés dans plusieurs autres pays, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

  • Football: quelle chance pour le Maroc d’organiser la Coupe du monde 2026?

    Football: quelle chance pour le Maroc d’organiser la Coupe du monde 2026?

    Le Maroc a fait un important pas dans sa candidature pour l’organisation de la coupe du monde 2026. Lorsque les 207 fédérations de football voteront pour l’hôte de cette compétition mondiale le 13 juin prochain, ce pays nord-africain sera sur le bulletin de vote.

    La candidature du Maroc afin de devenir la deuxième nation africaine après l’Afrique du Sud à accueillir la Coupe du monde a été validée après un processus d’inspection par la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial.

    Le Maroc a été noté 2,7 sur 5, alors que la note de passage pour le processus d’inspection est de 2. L’inspection a pris en compte trois domaines clés, tels que les stades, hébergement et transport. Même si son concurrent, le groupe des États-Unis, le Canada et le Mexique a obtenu une moyenne de 4, le Maroc compte sur un investissement de 16 milliards de dollars pour renforcer ses infrastructures et être à la hauteur de cet évènement particulier. En effet, la Coupe du monde 2026 sera la première à présenter 48 équipes -16 équipes de plus qu’à l’heure actuelle.

    Balance des forces

    Avec la sélection des hôtes de la Coupe du Monde soumis à une élection parmi les nations membres de la FIFA, la politique importera tout autant que le mérite. Le Maroc mise sur un décalage horaire favorable pour faire appel aux pays européens et africains, deux des plus grands blocs électoraux de la FIFA. Les deux blocs ont 111 nations membres — plus que les 104 votes requis pour une majorité simple.

    Toutefois, il faut rappeler que la candidature du bloc nord-américain est potentiellement beaucoup plus lucrative pour la FIFA : les recettes devraient atteindre 14,3 milliards de dollars, soit presque le double des prévisions de 7,2 milliards de dollars du Maroc. Leur candidature peut également compter sur le soutien du président américain Donald Trump. Pour ne surprendre personne et contrairement aux règles de conduite de la FIFA, ce dernier a menacé de retirer le soutien des États-Unis aux pays qui « font du lobbying » contre la candidature nord-américaine.

    Il y a cependant une lueur d’espoir pour le Maroc : les deux derniers votes pour un pays hôte de la Coupe du Monde ont été remportés par la Russie et le Qatar, bien qu’ils soient considérés comme les options les plus risquées de la FIFA.

  • Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Loin de leurs maisons, les réfugiés du camp de Dadaab à l’Est du Kenya, se lancent dans la vente d’un déchet plastique pour, à la fois protéger l’environnement que de trouver des revenus. Le réfugié somalien Adow Sheikh Aden est devenu célèbre quand il a commencé à ramasser des bouteilles d’eau vides, des seaux cassés et de vieux jerrycans autour de l’un des plus grands camps de réfugiés du monde.

    « Tout le monde avait l’habitude de rire et de dire que je suis fou parce que je ramasse des ordures. Ici, il n’est pas normal de faire de telles choses. Mais ensuite j’ai expliqué que je contribuais à garder notre environnement propre et notre communauté en bonne santé, et que je vendais le plastique pour gagner de l’argent afin de mieux gérer ma vie et ma famille», a déclaré Aden au camp de réfugiés de, dans le comté de Garissa, dans l’est du Kenya, près de la frontière somalienne.

    Des réfugiés entrepreneurs

    Ayant fui la guerre en Somalie, Aden fait partie d’un petit groupe de réfugiés qui ont lutté contre les déchets plastiques générés à Dadaab pour en tirer des revenus. Le projet de recyclage des déchets de Dadaab, mis en place par la société de la Croix-Rouge du Kenya il y a un peu plus d’un an, ne compte que huit employés réfugiés. Mais les premiers résultats sont prometteurs, et le plan est de grandir.

    L’étape suivante consiste à former les réfugiés à l’entrepreneuriat afin qu’ils puissent prendre le contrôle du projet, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis de l’aide. S’il n’y a pas de données précises sur la quantité de déchets plastiques produits à Dadaab, les travailleurs humanitaires estiment que des centaines de milliers de tonnes sont produites chaque année.

    Située à 475 km à l’est de la capitale du Kenya, Nairobi, Dadaab abrite plus de 200 000 réfugiés, en grande partie originaires de Somalie, qui dépendent de l’aide.

     

  • Nigeria: le maillot des Super Eagles pour la coupe du monde connait  une rupture de stock

    Nigeria: le maillot des Super Eagles pour la coupe du monde connait une rupture de stock

    À peine quelques heures après sa sortie officielle, le maillot de la Coupe du Monde du Nigeria connait déjà une rupture de stock.

    L’équipement de football nigérian, élu meilleur maillot de la Coupe du Monde dans un récent sondage de Sky Sports, a été salué au Nigeria et dans les cercles de football internationaux après sa première révélation en février dernier. Tout ce battage médiatique s’est traduit par une folle demande, car, quelques heures après avoir été publié par Nike, le kit s’est épuisé. Un message sur le site Web du fabricant de kits américain indique que le produit était  » uniquement disponible en quantité limitée.

    Acheter le mailot dans les magasins physiques de Nike ne s’avère pas plus facile. À Londres, de longues files d’attente sont apparues devant le magasin Oxford Street de Nike.

    Sous-estimé

    La fédération nigériane de football (NFF) a prétendu que Nike avait reçu trois millions de précommandes. Mais l’industrie du sport a jeté un doute sur ces chiffres, étant donné que le club le plus suivi au monde arrive rarement en tête de ce nombre. De plus, il n’y avait pas d’options de précommande évidentes pour le maillot sur les sites de Nike ou de la fédération du Nigeria.

    Au Nigeria, le marketing et la stratégie de Nike ont été remis en question, car, en dépit de la popularité massive du kit, celle-ci n’est sortie que quinze jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde. La libération tardive a été une aubaine pour les commerçants locaux qui ont vendu de fausses versions du maillot depuis mars.

    En effet, la semaine dernière, lors d’un match amical avant la Coupe du Monde, des centaines de supporters dans le stade arboraient le maillot, même si ce n’était pas officiellement. Le prix du kit a également été remis en question aussi. À 90 $, il est hors de portée des millions de fans fous du football nigérian. Mais, disponibles à 17 $, les versions falsifiées s’avèrent être une alternative populaire.

    Pour rappel, une récente campagne publicitaire de ce kit avait exposé les célébrités nigérianes comme Wizkid, Tiwa Savage, Alex Iwobi…