Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Facebook se lance dans la promotion de la technologie au Nigeria

    Facebook se lance dans la promotion de la technologie au Nigeria

    Facebook a dévoilé NG_Hub, son premier espace communautaire phare en Afrique, situé à Lagos, au Nigeria, visant à rassembler des développeurs, des startups et la communauté plus large de la technologie pour collaborer, apprendre et échanger des idées.

    L’année dernière, Facebook a annoncé qu’il avait établi un partenariat avec l’incubateur basé à Lagos Co-Creation Hub (CcHub) pour lancer NG_Hub, un espace physique qui servira de centre d’apprentissage et aidera à développer l’écosystème technologique et des startups du Nigeria via un programme d’incubation.

    Ouvert la semaine passée, NG_Hub comprend des espaces de travail, des salles de réunion et un espace événementiel, et sera également le point focal d’un certain nombre de programmes de formation. Il vise à attirer les meilleurs talents et l’innovation dans l’écosystème technologique du Nigeria, et à équiper les PME et les entrepreneurs technologiques nigérians pour mieux comprendre et utiliser la puissance des outils numériques pour la croissance économique du pays.

    « La technologie offre de vastes opportunités pour engager des Nigérians jeunes, créatifs et ingénieux, en particulier pour apporter des solutions aux défis rencontrés par les communautés ici au Nigeria. NG_Hub fournit cet espace physique qui servira de centre d’apprentissage et de développement des compétences à Lagos », a déclaré Ime Archibong, le vice-président des partenariats de Facebook.

    Bosun Tijani, fondateur et PDG de CcHub, a aussi confié que le partenariat avec Facebook sur NG_Hub permettrait à CcHub d’atteindre ses objectifs à grande échelle et de produire l’impact souhaité dans l’écosystème technologique de Lagos.

    Facebook a également annoncé des partenariats avec sept autres centres à travers le pays, à Abuja (Plateforme Ventures), Jos (nHub), Kaduna (Hub Colab), Kano (DI Hub), Uyo (Start Innovation Hub), Enugu (Roar Hub) et Port Harcourt (Hub de Ken Saro Wiwa). Ceux-ci serviront de centres d’excellence et mettront en vedette des espaces Facebook dédiés.

  • Ghana: un musée mobile voyagera à travers le pays pour revisiter l’histoire

    Ghana: un musée mobile voyagera à travers le pays pour revisiter l’histoire

    Un musée mobile pliable fera le tour du Ghana au cours des prochains mois pour faire revisiter l’histoire et montrer aux populations ce que signifie « être ghanéen » aujourd’hui.

    Le projet, qui a été lancé la semaine écoulée est le fruit de l’initiative de l’Institut des arts contemporains de l’ANO, une organisation culturelle basée à Accra. La structure de quatre mètres de haut a été conçue par l’architecte Latifah Iddriss et fera son premier arrêt à Kyebi dans la région Est du Ghana où il passera deux semaines.

    Durant la première semaine, une équipe d’historiens culturels, chercheurs et photographes dirigés par des influenceurs locaux visiteront la ville et parleront aux chefs et aux résidents, interrogeront les anciens sur l’histoire et collecteront des objets historiques et contemporains tels que des bijoux, textiles et armurerie.

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    Selon Natasha Tania Gordon, responsable de la stratégie chez ANO, le but du musée mobile est de reprendre le récit de ce qu’est la culture ghanéenne et d’avoir les gens qui l’ont vécue.

    Les articles qui ne peuvent pas être laissés par leurs propriétaires seront imprimés en 3D. Dans la deuxième semaine, les artefacts collectés seront ensuite exposés gratuitement au public dans le musée mobile. Les pièces seront restituées à leurs propriétaires à la fin de l’exposition. Le musée est démonté par la suite, mis à l’arrière d’un camion pour se diriger directement vers une autre ville afin de relancer le processus.

    Alors que le musée se fraye un chemin à travers le Ghana, les chercheurs intégreront l’expérience dans un autre projet ambitieux de l’ANO pour créer une Encyclopédie culturelle pour l’Afrique, diffusée par sa fondatrice, Nana Oforiatta Ayim qui sera présentée en format virtuel et physique. ANO estime que le volume de l’encyclopédie du Ghana sera achevé en octobre 2019.

  • À 28 ans, Elizabeth Marami devient la première pilote maritime du Kenya

    À 28 ans, Elizabeth Marami devient la première pilote maritime du Kenya

    L’ancienne présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a appelé à une plus grande participation des femmes dans les industries maritimes, en particulier dans le développement de l’économie bleue en Afrique. Au Kenya, Elizabeth Marami a honoré à cet appel.

    Elizabeth Marami, 28 ans, est entrée dans l’histoire en devenant la première femme pilote au Kenya. Née et élevée dans la ville côtière de Mombasa, Marami a d’abord étudié le droit à l’Université de Nairobi, mais changera après d’orientation pour étudier la navigation à Alexandrie, en Égypte pendant 5 ans. « J’ai toujours grandi en sachant que je voulais faire quelque chose de différent, quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Le fait d’avoir reçu une bourse pour poursuivre cette carrière a été la réponse à la prière de Dieu…,» dit-elle.

    Son travail en tant que pilote maritime consiste à aider les navires à entrer dans les eaux territoriales, car, conformément à la loi, les navires qui pénètrent dans les eaux territoriales d’un pays ne peuvent pas accéder au port sans des fonctionnaires.

    « J’ai presque abandonné »

    Entrer dans l’industrie n’était pas une tâche facile pour Marami. Entre son rêve et l’accomplissement de celui-ci, la jeune dame a connu bien d’écueils qui l’ont poussé à penser qu’elle n’était destinée qu’à un « travail de bureau » elle aussi. Elle a après tout décidé de continuer à poursuivre ses activités quand elle a découvert un article sur Kate Mccue, la première femme capitaine d’un navire de croisière mégatonne en Amérique.

    Travailler dans une industrie dominée par les hommes a posé des défis à Marami, notamment le respect de la haute direction. « J’ai eu ceux qui m’ont acceptée, m’ont aidée à devenir meilleure, et il y a eu des rejets qui ont piqué si fort que j’ai presque abandonné, mais dans l’ensemble je dirais que j’ai certainement développé une peau épaisse » raconte la jeune dame.

    Il arrive qu’elle soit la seule femme à bord d’un équipage pendant parfois 18 mois. Selon elle, si elle n’était pas pilote de marine, elle aurait poursuivi une carrière dans la mode et l’écriture. En fait, elle a son propre blog de mode où elle partage des photos et des conseils de mode, ainsi que des essais personnels.

    Elizabeth Marami est l’initiatrice de « Against the Tide », un projet en ligne pour les femmes dans l’industrie maritime qui donne un aperçu des expériences et des difficultés d’une femme marin, à la fois réussite et échec de ces galantes femmes poursuivant leurs rêves maritimes.

  • Afrique: quid sur la protection des données numériques? 

    Afrique: quid sur la protection des données numériques? 

    En Afrique, même si le taux de pénétration de l’internet est encore bas, comparé aux autres régions du monde, l’internet est un outil dont il est difficile de se passer. Toutefois, le continent n’a toujours pas de législations (fortes) sur la protection des données numériques.

    Dans toute l’Afrique, de nombreux pays n’ont pas de législation sur la sécurité des données ou n’en appliquent pas. Le continent a le taux de pénétration d’Internet les plus bas au monde, mais l’amélioration de l’infrastructure numérique, l’augmentation de l’utilisation des smartphones et la prolifération des espaces d’innovation ont fait d’Internet un outil de transformation rapide.

    La question du renforcement des droits de la vie privée en ligne intervient à un moment où les gouvernements et les militants africains s’affrontent sur des questions telles que la censure de l’information, la surveillance, la rétention des données, l’interception et les fermetures d’Internet.

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    Le tumulte actuel entourant la vie privée numérique a également été amplifié à la suite des récentes révélations selon lesquelles la société d’analyse de données Cambridge Analytica a récolté des millions de profils Facebook et travaillé à la correction des élections au Kenya et au Nigeria. De fait, si le scandale de Cambridge Analytica n’a pas laissé en marge le continent africain fort de ses 180 millions d’utilisateurs du réseau social Facebook, force est de constater que le continent n’a pas de chance de répliquer.

    La plus grande faiblesse de la prévention de l’utilisation frauduleuse des données en Afrique est l’absence d’un cadre réglementaire général, en dehors des efforts sporadiques des gouvernements pour mettre en œuvre leurs propres politiques. Actuellement, seuls 23 des 55 pays ont adopté ou rédigé des lois sur la protection de la vie privée, et seulement neuf d’entre eux ont des autorités de protection des données. Et contrairement au General Data Protection Regulation (GDPR), la loi de l’UA n’est pas automatiquement applicable et ne peut être transposée législation nationale spécifique.

    Alors que l’Internet stimule les opportunités d’emploi en Afrique, notamment via le commerce électronique, on s’inquiète également de la manière dont les lois telles que le GDPR affecteront le transfert transfrontalier de données personnelles, en particulier parmi les multinationales ayant une empreinte mondiale.

    Tirer exemple de l’Union Européenne

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    L’Union européenne a introduit ce mois une loi historique sur la protection de la vie privée, le règlement général sur la protection des données, qui réorganisera la façon dont les entreprises technologiques stockent, traitent et exploitent les informations personnelles des utilisateurs. Cette loi consacrera également le « droit à l’oubli » et donnera aux consommateurs le pouvoir de retirer leurs données et de les donner à une autre organisation.

    En effet, les nouveaux règlements (qui représentent la plus grande révision des règles de confidentialité dans le monde dans plus de 20 ans) offrent aux citoyens de l’UE de nouveaux pouvoirs sur la façon dont leurs données peuvent être collectées, utilisées et stockées, en présentant aux leaders mondiaux hors du bloc de 28 pays un choix difficile: aligner leurs lois nationales sur les nouvelles règles de l’UE ou risquer d’être exclu d’un marché de 500 millions de consommateurs bien nantis.

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    Il est impensable de rompre les liens commerciaux avec l’un des plus grands blocs commerciaux du monde, alors que le non-respect de ces règles entraîne des amendes importantes – jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial.

    Cette refonte des données permettra aux  consommateurs de l’UE de retirer leurs données d’une entreprise à tout moment, forcer les entreprises à alerter les clients dans les trois jours si leurs données sont piratées et laisser les gens déplacer les informations aux services rivaux en un clin d’œil. Une mesure qui n’est que bonne pour les utilisateurs.

  • Fake news: le combat stratégique en Afrique sur fond de lois liberticides 

    Fake news: le combat stratégique en Afrique sur fond de lois liberticides 

    Les fake news sont-elles en train de prendre « le pouvoir » sur le continent ? La toile africaine subit depuis quelques années l’emprise de fausses informations, induisant souvent plusieurs internautes dans l’erreur. Cette désinformation se fait parfois à dessein avec des robots spéciaux. Un consultant togolais en communication explique que les fake news peuvent être diffusées pour différentes raisons.

    L’expert cite en exemple les dernières élections au Kenya qui ont vu des hommes politiques créer de faux comptes et sites d’informations. Ils ont ensuite sponsorisé des publicités sur YouTube et Instagram dans le but de discréditer leur adversaire. Cependant, des voix s’élèvent pour mettre fin à la diffusion de fausses informations.

    Contourner les fake news par la vérification

    Des journalistes et des professionnels de la communication ne manquent pas de décrier ce qu’ils considèrent comme un obstacle à la diffusion de bonnes informations. Pour cela, ils proposent souvent aux internautes des astuces ou des techniques avec lesquelles ils peuvent s’assurer de la véracité d’une information. Le réseau social Facebook met également des outils éducatifs à la disposition de ses utilisateurs. Ils peuvent se servir des outils pour repérer et limiter la diffusion de fausses nouvelles à des occasions spéciales comme les élections.

    Les pouvoirs publics se sont aussi positionnés dans la lutte contre la prolifération de fausses informations. C’est notamment à travers les décrets ministériels ou des lois votées par des parlements que certains États envisagent combattre les fake news. Les dirigeants essuient cependant des critiques. Des spécialistes des questions liées à l’Internet en Afrique expliquent que l’argument brandi par les Etats leur permet de restreindre certaines libertés fondamentales comme le droit à l’information. Selon les experts tout est fait par les autorités publiques pour contrôler les réseaux sociaux dans des limites disproportionnées.

    Des lois jugées liberticides

    Il faut dire que la plupart de ces lois censées mettre fin aux fake news violent aussi la vie privée des populations. En Tanzanie, la loi sur les communications électroniques et postales oblige désormais les blogueurs ou autres responsables de plateformes en ligne à se faire enregistrer par l’État moyennant un payement annuel. Cette loi donne un pouvoir de contrôle aux autorités qui doivent d’abord certifier toutes les plateformes en ligne avant leur fonctionnement. Grâce à toutes les informations que peuvent détenir les autorités sur les blogueurs ou autres utilisateurs des réseaux sociaux, elles ont la possibilité de tout contrôler sur le « web tanzanien ».

    Les autorités éthiopiennes ont quant à elles acquis des logiciels espions qui leur permettent de surveiller des journalistes et des dissidents. En Égypte, le gouvernement a déployé des technologies qui limitaient l’accès des utilisateurs à l’Internet, interdisant les appels vocaux sur les applications de médias sociaux en avril dernier et bloquant des centaines de sites locaux et internationaux dans un contexte de répression médiatique généralisée.

    Au Togo, le gouvernement s’est engagé en conseil des ministres à lutter contre les fausses informations sur les réseaux et les applications de messagerie. Beaucoup craignent néanmoins que cela soit un moyen pour les autorités de collecter des données personnelles pour mieux surveiller les réseaux sociaux. Dans d’autres pays comme le Burundi, l’État a pris des mesures jugées liberticides pour les journalistes.

    Arme politique

    Outre le droit à l’information qui est menacée, l’Internet ou les réseaux mobiles sont aussi coupés pour des raisons politiques. Une dizaine de pays de l’espace numérique africains ont souffert de cette « fermeture intentionnelle ». En Afrique centrale, au cours de l’année écoulée, des Camerounais de la région anglophone ont ainsi été privés d’Internet durant de longue semaine à cause de manifestations anti-gouvernementales.

    Plongée dans une instabilité politique, la République démocratique du Congo est aussi concernée. Le gouvernement du président Kabila n’hésite pas à couper la connexion Internet pour les Congolais en violation des lois. Le Kenya s’illustre pour sa part en Afrique de l’est avec la fermeture des réseaux sociaux. Les autorités kenyanes ont souvent évoqué des raisons sécuritaires dénoncées par des organisations non gouvernementales nationales et internationales. En décembre 2017, pour un temps, les populations n’ont pas eu accès à Twitter, Facebook et YouTube.

    Des associations de défenses des droits numériques citent aussi l’Algérie et le Maroc. Il est reproché à aux gouvernements de ces pays de contrecarrer les flux Internet pour les populations. En Afrique de l’Ouest, le régime du président Faure Gnassingbé du Togo utilise aussi la coupure des connexions mobiles pour dissuader les manifestations d’opposition. Les dernières coupures de la connexion Internet ont entraîné des pertes économiques pour le pays.

    Dénonciation

    Image result for internet shutdownEn dehors des organisations de défense des droits de l’homme, des experts du numérique déplorent aussi les constats sur le continent. Des organismes spécialisés commencent d’ailleurs à évoquer des sanctions. C’est le cas du Centre africain d’information sur les réseaux (AFRINIC), une agence basée à Maurice qui gère et attribue l’enregistrement des adresses IP Internet. L’AFRINIC estime qu’un refus d’adresse IP doit être opposé aux gouvernements qui supervisent une coupure d’Internet ou de leurs organes connexes.

    Des personnalités civiles du continent affirment aussi que ces législations sont en train de faire régresser l’Afrique en matière de droit à l’information. Le philanthrope Mo Ibrahim considère de son côté que la décision des États de contrôler ou de fermer l’Internet est un crime qui ne doit pas être toléré. Il n’encourage pas la diffusion des fausses informations. L’homme d’affaires déclare qu’elles peuvent être combattues autrement. « La pénétration d’Internet doit s’accentuer sur le continent. Elle peut stimuler la scène technologique dans les différents pays », rappelle-t-il.

     

     

  • À 31 ans, il devient le Directeur national de l’innovation en Sierra Leone

    À 31 ans, il devient le Directeur national de l’innovation en Sierra Leone

    En Sierra Leone, le nouveau gouvernement veut miser sur la technologie et l’innovation pour relancer l’économie du pays. Une vision qui s’est traduite par la création d’un département national de l’innovation, confié contre toute attente à un jeune de 31 ans, du nom de David Moinina Sengeh.

    Né et ayant grandi en Sierra Leone, David Moinina Sengeh était, avant sa nomination, chercheur scientifique à IBM Research Africa à Nairobi (Kenya). Ses recherches se situent à l’intersection de l’analytique appliquée, apprentissage automatique et de la santé avec un accent sur l’Afrique. Le Sierra Léonais a eu son doctorat au MIT Media Lab, où ses recherches dans le groupe Biomechatronics se sont concentrées sur la conception et le déploiement des technologies de la santé en Afrique. Ce travail était à l’intersection de l’imagerie médicale, de la science des matériaux, de l’anatomie humaine, de la conception assistée par ordinateur et de la fabrication, un domaine d’étude bénéfique pour son pays où des années de guerre ont laissé environ 27 000 personnes handicapées.

    David est sur la liste Forbes 30 Under 30 en technologie pour 2013. Il est un TED Fellow 2014, sur la liste Smart Wired 2013 et lauréat du Prix national étudiant Lemelson-MIT la même année. Par ailleurs, il a remporté de nombreux autres prix. Il a été invité à donner des conférences dans des institutions telles que les Nations Unies, des entreprises et des organisations académiques sur des sujets liés à l’éducation, l’innovation des jeunes, la conception de prothèses et plus encore. Le trentenaire a travaillé dans plus de 15 pays sur divers projets liés à l’éducation, à la prestation de soins de santé et à la conception d’appareils médicaux. Il s’intéresse à l’idée d’utiliser la technologie et l’innovation pour stimuler le développement national.

    En outre, il est aussi président et cofondateur de l’ONG internationale Global Minimum Inc. (GMin). Actuellement, le principal projet de GMin est Innovate Challenges, le tout premier concours créé pour encourager une culture d’innovation chez les élèves du secondaire en Sierra Leone, au Kenya et en Afrique du Sud. Innovate Challenges est un programme de mentorat et un ensemble d’ateliers où les jeunes peuvent obtenir de l’aide pour transformer leurs idées en solutions tangibles. GMin était l’un des trois gagnants sur 1000 nominés pour la Fondation RockefellerNext Century Innovators Awards en 2013. Précédemment, GMin a dirigé la distribution de plus de 16 000 moustiquaires pour couvrir plus de 28 000 personnes dans la chefferie de Sahn Malen en Sierra Leone.

    Loin de l’innovation technologique, le Sierra-Léonais est aussi  propriétaire et le concepteur principal de la société de vêtements Nyali Clothing, employant une dizaine de personnes. David est un parolier et rappeur. Il fait de la musique qui attire les jeunes vers la créativité et loin de la drogue et du gangstérisme.

     

     

  • Qui est Mark Shuttleworth, le premier milliardaire en technologie en Afrique?

    Qui est Mark Shuttleworth, le premier milliardaire en technologie en Afrique?

    L’histoire à succès de Shuttleworth a commencé en 1995, alors qu’il était encore étudiant à l’Université du Cap. Mark Shuttleworth créé alors Thawte, un cabinet de conseil devenu un fournisseur mondial de certification numérique. Il s’agissait du tout premier serveur Web de commerce électronique crypté et totalement sécurisé disponible à l’extérieur des États-Unis. Shuttleworth a vendu la société en 1999 à la société américaine VeriSign, qui détenait à ce moment-là 50% du marché, les 50% restants appartenant à Thawte. VeriSign a acheté la société pour 575 millions de dollars. En ce moment, Shuttleworth n’avait que… 26 ans.

    Avec les bénéfices de la vente de Thawte, Shuttleworth aurait facilement pu prendre sa retraite. Au lieu de cela, il a utilisé sa capitale pour aider les autres sud-africains à trouver leur potentiel. En l’an 2000, Shuttleworth a créé HBD Venture Capital, une société qui investit dans des entreprises locales sud-africaines au potentiel international.
    En 2001, il lance la Fondation Shuttleworth, un organisme à but non lucratif qui vise à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation en Afrique du Sud. Cependant, Shuttleworth était toujours à la recherche de nouveaux défis et commença à entreprendre le long voyage qui le conduirait à devenir un ‘’touriste de l’espace’’.

    Premier Africain dans l’espace

    En 2002, Shuttleworth est devenu le premier Africain à voyager dans l’espace et le deuxième privé à s’autofinancer pour un voyage dans l’espace. À un coût personnel de 20 millions de dollars, Shuttleworth a acheté un siège sur un vaisseau spatial russe et a commencé à s’entraîner.

    Il s’est entraîné pendant près d’un an, dont sept mois passés à Star City en Russie, au centre de formation des cosmonautes de Yuri Gagarin. Il est devenu membre de l’équipage russe Soyouz TM-34 et a visité la Station spatiale internationale (ISS). Shuttleworth a passé huit jours à bord de l’ISS où il a mené des expériences scientifiques pour l’Afrique du Sud.

    Après son retour de l’espace, Shuttleworth a fondé une autre entreprise, le projet Ubuntu, un système d’exploitation informatique totalement gratuit. Basée sur une version du système d’exploitation informatique Linux qui est open source, l’idée est qu’Ubuntu puisse atteindre un public plus large et être partagé par des personnes qui ne pouvaient pas se permettre d’autres systèmes d’exploitation.

    En 2009, Shuttleworth a décidé de quitter sa maison en Afrique du Sud et de déménager à l’île de Man. Bien que le départ d’Afrique du Sud ait pu aigrir un peu sa relation avec son pays, Shuttleworth continue d’être une source d’inspiration pour les jeunes entrepreneurs sud-africains. Il a maintenant la double nationalité avec le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud et continue de diriger Ubuntu et Canonical.

  • Infinity War : non, Black Panther est aussi invincible!

    Infinity War : non, Black Panther est aussi invincible!

    En Afrique, la mort de Black Panther a produit un effet qui va au-delà du fait que le blockbuster Marvel’s Avengers: Infinity War soit une fiction. Pour cause, l’Afrique venait de connaitre son premier superhéros, il y a juste quelques mois encore.

    Il a fallu une patience légendaire aux cinéphiles africains, avant de connaitre enfin, juste en février dernier, le premier superhéros noir au même rang (ou presque) que Super Man, Iron Man, Hulk, Wonder Woman, etc… Mais contre toute attente, Black Panther ne brillera plus que par la petitesse de la longévité après la sortie d’Infinity War. Bien que les deux films aient eu beaucoup à prouver au public, Black Panther semble être créé pour être le joyau de la couronne dans l’histoire cinématographique de l’univers cinématographique de Marvel, une production qui a pu bouleverser un ordre.

    Mais à vrai dire,  Black Panther est le film le plus important parce qu’il en dit beaucoup plus que ce qu’Infinity War pourrait dire. Du moins, pour les Africains. Black Panther ne pousse pas seulement les points de l’intrigue ; mais il ouvre les téléspectateurs à un monde qui affecte non seulement la manière dont ils perçoivent les superhéros et l’héroïsme, puis plonge dans un afro-futurisme sans précédent dans le monde cinématographique. Cette production a ramé à contrecourant des préjugés presque standards eus sur l’Afrique, tout en nous donnant un drame shakespearien.

    C’est sans doute que c’est un énorme changement psychologique qui peut dire aux téléspectateurs qui se sont longtemps vus dans le décor qu’ils sont, eux aussi, qu’ils peuvent être perçus par les autres comme étant assurés et significatifs.

    T’Challa, si différent

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    Le héros du film, T’Challa (Chadwick Boseman), est également différent des superhéros Marvel standards. Dans T’Challa, il y a un héros qui pourrait admettre quand il avait tort.

    T’Challa est un superhéros qui accueille la force naturelle des femmes. Les femmes l’entourent dans toutes les facettes de sa vie, et il ne montre jamais une masculinité toxique ou ne se sent en quelque sorte émasculé par des femmes comme la Dora Milaje qui lui sauve la vie. C’est un personnage qui résonne avec les téléspectateurs noirs à un niveau plus profond que Iron Man ou Captain America, bien évidemment.

    La mort de T’Challa est comme du sel dans une blessure qui commençait juste à guérir. Tuer T’Challa, fut-ce par imprévision (c’est ce que fait comprendre le scénariste du film), est encore aux yeux des Africains, une façon de montrer que les succès en Afrique sont éphémères. Que les héros sur ce continent n’ont pas les meilleurs destins, et qu’ils n’ont de gloire que le temps d’un répit. Mais à vrai dire, tout comme Captain America, Spider Man, Iron Man, Black Panther peut être également invincible. A l’image de la bataille d’Adoua d’il y a plus d’un siècle déjà à l’issue de laquelle les Ethiopiens ont réussi à repousser les colons italiens, de l’armée de Béhanzin du Dahomey, de l’armée des Amazones du même peuple qui a réussi à traverser le temps, T’Challa pouvait être un superhéros qui sait assumer son succès.

    En attendant que Marvel décide de ressusciter T’Challa à son goût, pour nombre d’Africains, Black Panther reste un héros qui ne saurait si facilement mourir.

     

  • En Afrique, l’écosystème agri-tech a évolué de 110% depuis 2016

    En Afrique, l’écosystème agri-tech a évolué de 110% depuis 2016

    L’espace agri-tech africain est en plein essor: le nombre de startups sur le marché a augmenté de 110% au cours des deux dernières années et plus de 19 millions de dollars ont été investis dans le secteur au cours de cette période.

    L’Agrinnovating pour l’Afrique: Exploring the African Agri-Tech Startup Ecosystem Report 2018, publié récemment a enregistré 82 start-ups agritech en opération en Afrique au début de 2018, avec 52% de ces entreprises lancées au cours des deux dernières années.

    Le rapport fait le suivi des activités annuelles de ces startups dès 2010, mais constate que cette activité est restée limitée jusqu’à la fin de 2015. Le boom actuel a commencé en 2016 et au cours des deux années suivantes, 43 nouvelles entreprises ont été lancées en Afrique.

    Ce rapport montre que si le Kenya a été le pionnier du secteur agro-technologique africain, l’intérêt croissant pour l’Afrique de l’Ouest au cours des deux dernières années signifie que cette région domine désormais le marché; et abrite deux des trois principaux écosystèmes aigri-tech du continent.

    Actuellement, le Kenya et le Nigéria se classent en tête des deux premiers marchés agri-tech du continent; tandis que le Ghana se classe troisième. Ensemble, ces trois pays représentent plus de 60% ces startups actives en Afrique.

    Au cours de cette période, plus de 19 millions de dollars américains ont été investis dans ce domaine, avec des chiffres annuels de collecte de fonds en croissance rapide. Le montant des fonds recueillis en 2017 a augmenté de plus de 121% par rapport à 2016.

    « Les possibilités d’innovation dans le domaine de l’agriculture sont vastes. Une vision renouvelée du secteur pourrait libérer une valeur énorme pour l’ensemble de l’Afrique. C’est pourquoi ce rapport est si passionnant- il met en lumière la mesure dans laquelle les entrepreneurs du continent bousculent déjà l’industrie agricole » note le rapport.

    Les startups identifiées sont particulièrement impliquées dans l’application du commerce électronique à l’industrie agricole, avec des plateformes de commerce électronique axées sur l’agriculture qui compte pour 32,9% des startups. Les plateformes de partage d’informations et de connaissances sont également populaires; tandis qu’un nombre important d’entrepreneurs se concentrent sur la fourniture de solutions fintech pour les agriculteurs. Au total, six sous-secteurs sont examinés dans le rapport.

  • Agri-Tech: Nasir Yammama [28 ans] aide près de 30000 agriculteurs Nigéria

    Agri-Tech: Nasir Yammama [28 ans] aide près de 30000 agriculteurs Nigéria

    Nasir Yammama est un technicien créatif et un entrepreneur. Ce Nigérian de 28 ans est le fondateur de Verdant Agri-Tech, une entreprise qui offre des solutions innovantes aux agriculteurs et autres parties prenantes pour améliorer la production alimentaire en utilisant des technologies innovantes.

    Passionné de technologie, Nasir Yammama met à disposition des agriculteurs ruraux des téléphones portables pour leur fournir des informations agricoles. Il leur fournit désormais des données scientifiques agricoles, des informations sur le marché, un soutien à la gestion et leur donne accès aux services financiers. Il souligne qu’en général le secteur agricole en Afrique nécessite une grande attention.

    Les agriculteurs se servent d’une application mobile de pré-plantation à la récolte. En utilisant des téléphones bas de gamme, des SMS et des services vocaux, les agriculteurs interagissent avec Verdant Agri-Tech. L’objectif de Nasir Yammama est de leur permettre d’avoir accès à des informations de base qui les aideraient à atteindre un rendement agricole maximal. Près de 25000 agriculteurs bénéficient de l’initiative de Nasir Yammama. Ils peuvent notamment doubler ou tripler leurs rendements.

    Mieux produire avec moins de ressources

    Dans le pays, Verdant Agri-Tech rassemble toutes les parties prenantes et les principaux acteurs de la chaîne de valeur agricole ainsi que l’ensemble de l’industrie sous une plate-forme unique. Cela implique l’agriculteur, les acheteurs et les agro-industries, les agences de recherche, les gouvernements et les institutions financières.

    Il faut dire que Nasir Yammama est diplômé de l’université de Middlese (Londres) en technologie de l’information et en systèmes d’information commerciale. Il s’intéresse également à la technologie créative, au design, aux énergies renouvelables. Écrivain, l’entrepreneur s’est aussi engagé dans la robotique, les technologies mobiles. Il a également conçu une application et une installation de thérapie de réminiscence à base de télévision intelligente pour aider les personnes ayant une perte de mémoire à court terme pour le musée de la domesticité.

    Les réalisations de ce jeune entrepreneur lui ont permis de recevoir en 2017 le Queen’s Young Leaders Award à Londres. Il est aussi considéré comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Le Nigérian veut renforcer les solutions proposées par son entreprise. Ceci pour aider les agriculteurs à produire davantage de nourriture avec moins de ressources, en particulier dans les zones densément peuplées du monde, tout en gardant à l’esprit les préoccupations environnementales. Nasir Yammama prévoit à cet effet installer Verdant Agri-Tech dans une vingtaine de pays pour soutenir plus de 40 millions d’agriculteurs.

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