Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Le Sud-Africain Sandile Ngcobo crée le premier laser numérique au monde

    Le Sud-Africain Sandile Ngcobo crée le premier laser numérique au monde

    En 2013, alors que plusieurs scientifiques de renoms ont échoué dans cette mission, le Sud-Afriacain Sandile Ngcobo met au point le premier laser numérique au monde.

    Ngcobo a créé le premier laser numérique opérationnel au monde. L’une des technologies emblématiques du monde moderne, les lasers comprennent une industrie de plusieurs milliards de dollars. Ils sont utilisés dans toutes sortes d’applications médicales telles que la chirurgie sans effusion de sang, la fabrication, le codage à barres et même la bande passante.

    Plus rapide, moins cher et plus efficace, la trouvaille du Sud-Africain a été décrite quand elle fut montrée, un peu de manière prophétique, comme une « technologie perturbatrice » qui pourrait changer la fabrication traditionnelle, les communications et l’électronique. C’est le cas aujourd’hui.

    Ce que Sandile Ngcobo a réussi à faire est de contrôler la taille et la forme d’un faisceau laser à l’aide d’un ordinateur. Cela signifie que le faisceau provenant de l’intérieur d’un laser est modifié lorsque l’un des miroirs est remplacé par une interface informatique qui agit comme un téléviseur affichant des images. Par conséquent, il devient possible de personnaliser les faisceaux laser à la demande.

    Qui est Ngcobo ?

    Ngcobo était l’un des 10 enfants d’une grande famille, un garçon intelligent avec un intérêt outre-mesure pour la science. Et quand il s’agit des points les plus subtils de la biographie, sa voix s’élève toujours d’une octave et prend le pas gênant d’un élève réticent.

    En 2010, Ngcobo produit une thèse qui comportait une enquête sur les lasers numériques, un projet qu’il a repris avec quelques conseils de son patron qui avait passé plusieurs années sur le sujet. « Mais je suis arrivé avec une perspective différente, une approche nouvelle. La plupart des erreurs commises concernaient la programmation. J’ai commencé à tout faire à partir de rien » se rappelle-t-il. Trois années plus tard, il réussit son laser numérique.

    Depuis un moment maintenant, Ngcobo et l’équipe se concentrent sur l’augmentation de la puissance de leur laser numérique, la sécurisation d’un brevet et la production d’un prototype appliqué.

    Ils ont néanmoins surmonté le plus grand obstacle, la barrière mentale: travailler à la limite de la science pour créer quelque chose d’apparemment impossible.

     

     

     

  • Transport Aérien: Top 5 aéroports les plus achalandés d’Afrique

    Transport Aérien: Top 5 aéroports les plus achalandés d’Afrique

    Les vols en provenance et à destination de l’Afrique ont récemment augmenté pour diverses raisons telles que le nombre croissant d’Africains vivant à l’étranger et les opportunités commerciales et touristiques tentantes que le continent a à offrir.

    En conséquence, certains aéroports africains ont vu un nombre croissant de vols et, par conséquent, sont devenus certains des aéroports internationaux les plus fréquentés en termes de mouvements d’avions et de trafic de passagers. Voici un aperçu des cinq aéroports les plus fréquentés du continent.

    Oliver Tambo International Airport, Johannesburg (Afrique du Sud)

    Related imageSitué à 23 kilomètres au nord-est du centre-ville de Johannesburg, l’aéroport international Oliver Tambo (ORTIA) est l’aéroport le plus achalandé et le plus important d’Afrique du Sud et du continent. En 2016, l’aéroport a accueilli plus de 20 millions de passagers et devrait atteindre entre 24 et 28 millions de passagers dans les années à venir.

    ORTIA sert d’aéroport principal pour les vols sans escale locaux et internationaux en provenance et à destination de l’Afrique du Sud. Cet aéroport est le centre névralgique du transporteur aérien national South African Airlines, en plus des autres compagnies aériennes locales.

    Aéroport international du Caire, Le Caire (Égypte)

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    L’aéroport international du Caire est situé près de la capitale, Le Caire, à 22 km au nord-est du centre-ville dans le district d’Héliopolis. C’est l’un des aéroports les plus fréquentés du monde arabe et de l’Afrique. Deuxième plus grand aéroport en Afrique après ORTIA, il sert de plaque tournante primaire de diverses compagnies aériennes égyptiennes, y compris EgyptAir, Nile Air et EgyptAir Express. Il est administré par la Société égyptienne de gestion des aéroports et de la navigation aérienne avec quatre terminaux et plus de 14,5 millions de voyageurs transitant chaque année.

    Cape Town International Airport, Le Cap (Afrique du Sud)

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    Ouvert en 1954, l’aéroport international du Cap est maintenant le deuxième plus grand aéroport d’Afrique du Sud (après ORTIA) et le troisième plus fréquenté du continent. Il est situé à 20 kilomètres à l’est de Cape Town et est considéré comme l’un des meilleurs aéroports de toute l’Afrique. Il dispose de cinq terminaux facilement accessibles à pied. L’aéroport est utilisé par plus de 8,5 millions de passagers chaque année. Il a des vols directs vers plusieurs destinations en Afrique du Sud, y compris Durban, Johannesburg et d’autres villes, en plus de destinations internationales à travers le monde.

    Aéroport international Mohammed V, Casablanca

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    L’aéroport international Mohammed V, du nom du défunt Sultan du Royaume du Maroc, est un aéroport international situé à 30 km au sud de Casablanca dans la commune de Nouaceur. Avec environ 8 millions de passagers qui utilisent l’aéroport chaque année, c’est le principal aéroport du pays et le 4ème plus important et le plus fréquenté d’Afrique après Johannesburg, Le Caire et Cape Town.

    La construction de l’aéroport a débuté en 1951 au service de l’US Air Force sous le nom de Nouasseur Air Base. C’était une base aérienne pour les bombardiers du Strategic Air Command. Les Américains ont rendu les installations de base aux autorités marocaines en 1963.

    Il y a plus de 30 compagnies aériennes qui utilisent l’aéroport qui est maintenant la plaque tournante des compagnies aériennes marocaines Royal Air Maroc, Jetairfly, Air Arabia Maroc et RAM Express. Il dispose de deux terminaux opérationnels desservant près de 100 destinations, tandis qu’un troisième est hors service.

    Aéroport international Murtala Muhammed, Lagos (Nigéria)

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    L’aéroport international Murtala-Muhammed est situé dans la ville d’Ikeja, à 22 km au nord-ouest de Lagos, la capitale du Nigeria. Il a d’abord été nommé Aéroport international de Lagos, mais il a ensuite été changé pour honorer l’ancien dirigeant militaire du Nigeria, Murtala Muhammed. L’aéroport, qui dispose de deux terminaux, l’un pour les vols internationaux et l’autre pour les vols locaux, a subi de nombreuses rénovations pour desservir les 7,6 millions de passagers qui transitent par ses portes chaque année.

    L’aéroport est utilisé par environ 40 compagnies aériennes desservant plus de 60 destinations dans le monde entier. C’est la plaque tournante des transporteurs Arik Air, Nigeria Airlines et Aero Contractors.

  • Bertin Nahum [48 ans] le Béninois qui révolutionne le secteur médical mondial

    Bertin Nahum [48 ans] le Béninois qui révolutionne le secteur médical mondial

    Bertin Nahum, originaire du Bénin, et également citoyen français, a développé un robot appelé Rosa ™ qui aide les chirurgiens par une chirurgie du cerveau.

    À  48 ans, Bertin Nahum est le fondateur de Medtech, une société spécialisée en robotique chirurgicale qui développe, fabrique et commercialise des robots d’assistance à la chirurgie.

    Fort de son succès, Medtech été approchée et achetée par la société américaine Zimmer Biomet, leader mondial dans le domaine de la musculosquelettique. L’entreprise fondée par Bertin Nahum devient ainsi le centre d’excellence de Zimmer pour le développement des activités robotiques.

    Medtech est aujourd’hui l’une des entreprises leader dans le monde en matière de robotique chirurgicale.

    L’année dernière, l’entrepreneur a également Quantum Surgical. Basée à Montpellier, sa nouvelle startup dotée d’un capital de 50.000 euros, reste dans le même secteur, à savoir la fabrication de matériel médico-chirurgical.

    Qui est Bertin Nahum ?

    Originaire du Bénin, Bertin Nahum est né à Dakar en 1969 et c’est à l’âge d’un an qu’il est arrivé en France.

    « Entrepreneur divers » autoproclamé, la carrière de Nahum est caractérisée par une volonté implacable de faire progresser la capacité technologique des soins de santé et d’introduire d’innombrables innovations dans l’industrie.

    Bertin Nahum a été fortement marqué lorsqu’il a pris part à un projet de conception d’un logiciel en mesure de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners. Cette expérience a éveillé chez lui un grand intérêt pour la chirurgie.

    Bien qu’il possède une certaine régularité, l’expertise de Nahum ne réside pas dans la chirurgie, mais dans l’ingénierie et, plus spécifiquement, dans la robotique. Ses travaux en robotique chirurgicale ont joué un rôle absolument essentiel dans l’évolution technologique des soins de santé.

    « J’ai pu bénéficier de plusieurs expériences de terrain, très formatrices, qui m’ont permis de côtoyer les meilleurs chirurgiens et de prendre conscience de la réalité du métier en bloc opératoire. Ces années m’ont permis d’affiner ma connaissance du secteur de la robotique chirurgicale et d’identifier des opportunités de contributions », explique l’entrepreneur.

    En 2002, à la création de la société, le premier robot chirurgical conçu BRIGIT®, était dédié à la chirurgie du genou. Par la suite, l’entreprise a développé ROSA®, une solution robotique innovante entièrement dédiée au système nerveux central. Son robot est capable de reproduire les mouvements d’un bras humain, ce qui assure une grande dextérité aux chirurgiens et une totale liberté dans le choix des trajectoires.

    De même, il permet de réaliser l’acte chirurgical sans utiliser de repères, souvent très invasifs pour le patient. Il est aujourd’hui utilisé dans de nombreux hôpitaux en France et à l’international et a rendu possibles des opérations sur des nourrissons, ce que les techniques traditionnelles ne permettaient pas de réaliser.

    À ce jour, Medtech a vendu près de 90 robots ROSA® à des hôpitaux de renom dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient… En outre, ROSA® a opéré plus de 5000 patients.

    En 2012, la revue scientifique Canadienne « Discovery Series » a Bertin Nahum classé au rang de 4e entrepreneur le plus révolutionnaire au monde derrière Steve Jobs, Mark Zuckerberg et James Cameron.

  • Nigeria: Lagos abritera bientôt un centre d’incubation de technologie blockchain

    Nigeria: Lagos abritera bientôt un centre d’incubation de technologie blockchain

    Paxful, la société de technologie bitcoin peer-to-peer mondiale lancera un centre d’incubation de technologie blockchain à Lagos, au Nigeria, au plus tard la fin de cette année. L’initiative vise à offrir un espace de travail et des services de mentorat, de formation en entreprise et de blockchain.

    Paxful est une place de marché bitcoin et un portefeuille numérique qui permet aux acheteurs de se procurer des bitcoins directement auprès des vendeurs via plus de 300 méthodes de paiement différentes, y compris des cartes-cadeaux, des dépôts en espèces, des portefeuilles en ligne ou des cartes de débit et de crédit.

    La compagnie a déclaré que le lancement d’un incubateur de blockchain au Nigeria faisait partie de son plus grand plan d’investissement en Afrique. Paxful a également nommé Chuta Chimezie au poste de directeur régional de l’Afrique. Il sera chargé de mener des opérations commerciales, de faciliter la notoriété de la marque locale et internationale, de créer du contenu éducatif pour le compte de Paxful, de recruter et de superviser les opérations quotidiennes de l’incubateur.

    « Paxful s’est engagé à favoriser la croissance économique en Afrique et à aider les personnes non bancarisées et sous-bancarisées à accéder aux opportunités qui leur ont été refusées depuis si longtemps », a déclaré le PDG de la société, Ray Youssef.

    L’incubateur est simplement un point de départ pour aider les entrepreneurs motivés dans une industrie qui a brisé les frontières partout dans le monde.

    Selon les promoteurs, Paxful sponsorisera plusieurs événements blockchain et crypto-centrés au Nigeria, et prévoit de parler à d’autres au Ghana, au Cameroun et au Kenya. La société a lancé l’année dernière son programme de bienfaisance #BuiltwithBitcoin pour encourager le secteur de la cryptomonnaie à contribuer des fonds pour des projets humanitaires.

  • Adebayo Alonge, l’entrepreneur nigérian qui a déclaré la guerre aux faux médicaments

    Adebayo Alonge, l’entrepreneur nigérian qui a déclaré la guerre aux faux médicaments

    Il y a environ 15 ans, le Bigerian Adebayo Alonge a pris le médicament contre l’asthme Ventolin dans un hôpital au Nigeria. Au lieu de l’aider à respirer, cependant, le Ventolin l’a mis dans le coma pendant trois semaines et l’a presque tué. La raison? Le médicament était contrefait.

    Après guérison, Adebayo Alonge ne vit plus que pour une mission : lutter contre ces médicaments contrefaits. Alonge espère que sa startup, qu’il a cofondée avec plusieurs autres étudiants affiliés à Yale, peut aider les autres à déterminer l’authenticité du médicament et à lutter contre le marché des médicaments contrefaits.

    Cette startup, RxAll, utilise une plateforme d’intelligence artificielle qui permet aux spectromètres d’authentifier les bons médicaments. Ce mécanisme peut contrer l’industrie croissante des faux médicaments, qui vaut maintenant 200 milliards de dollars.

    Sauver des vies

    «Nous voulons nous assurer que chaque personne a accès à des médicaments authentiques et que personne n’a à se soucier de la qualité de ses médicaments, ce qui signifie que plus de vies seront sauvées », confie l’entrepreneur nigérian.

    La société a déjà construit un spectromètre à bas prix que des centaines de pharmacies au Nigeria et au Kenya ont commencé à mettre en place. Alors que de nombreux spectromètres coûtent 25 000 dollars pièce, RxAll a réduit le coût de l’instrument à environ 1 000 dollars. L’entreprise a réussi à réduire les coûts en construisant sa conception, son algorithme et son équipement à partir de zéro.

    Du côté des clients, une fois que la pharmacie a obtenu le spectromètre RxAll, une personne qui se rend à sa pharmacie locale pour acheter un produit peut simplement scanner le médicament avec l’instrument. L’application mobile de RxAll déterminera alors immédiatement si le médicament est réel ou contrefait.

    RxAll rassemble toutes les données collectées par le spectromètre, les agrégeant et les utilisant pour déterminer la qualité des médicaments et identifier les pharmacies qui vendent de faux médicaments.

    Actuellement, l’équipe de la startup se concentre sur l’expansion de l’utilisation et de l’analyse des données de son modèle d’affaires, plutôt que sur l’augmentation des ventes de spectromètres.

     

  • Nigeria: NebulaPay permet des paiements via Messenger et Skype

    Nigeria: NebulaPay permet des paiements via Messenger et Skype

    Au Nigeria, la startup NebulaPay a mis en place un service de paiement conversationnel sécurisé qui permet aux utilisateurs d’effectuer des paiements récurrents pour des services comme le temps d’antenne ou l’électricité en utilisant Facebook Messenger dans leur propre langue.

    Propulsé par intelligence artificielle, le chatbot NebulaPay aide à résoudre les problèmes rencontrés par les personnes qui paient des factures récurrentes et transfèrent des fonds en raison de l’analphabétisme, des endroits peu pratiques et surtout la complexité des options de paiement existantes.

    Ce chatbot lancé en janvier 2018 a été intégré aux plateformes de messagerie instantanée telles que Facebook Messenger et Skype afin de faciliter les paiements.

    À en croire Ejike Oguh, cofondateur de la startup, les paiements financiers ont été rendus lourds et frustrants pour les utilisateurs à cause de la prolifération des codes USSD et des applications mobiles, et les multiples étapes de transaction des canaux de paiement existants, en particulier les moins alphabétisés. « Dans les banques, je vois parfois comment certaines personnes peinent à remplir les bordereaux de dépôt et de retrait en raison de problèmes d’alphabétisation et de langage, et à demander l’aide d’autres personnes de façon embarrassante » témoigne l’entrepreneur Nigérain.

    NebulaPay souhaite donc s’attaquer à ces problèmes en utilisant des services déjà omniprésents comme Messenger et Skype, et le concept a pris le dessus. Chaque mois, NebulaPay voit environ 530 nouveaux utilisateurs transférer de l’argent via sa plateforme.

    La start-up, qui réalise des transactions et des frais de traitement de transactions de près de 4 000 dollars au premier trimestre de 2018, n’est actuellement disponible qu’au Nigeria, mais espère s’étendre au Ghana, au Kenya, à l’Afrique du Sud et à d’autres pays africains très prochainement.

  • Qui est Isaac Oboth [27 ans], le vidéaste ougandais au parcours légendaire?

    Qui est Isaac Oboth [27 ans], le vidéaste ougandais au parcours légendaire?

    Pourquoi à seulement 27 ans, le jeune Ougandais Isaac Oboth est cité comme exemple de succès des entrepreneurs africains ?

    Isaac Oboth est le fondateur et PDG de Media 256 Ltd, l’une des sociétés de production cinématographique et télévisuelle émergentes les plus rapides d’Afrique de l’Est.

    Oboth a décroché des prix convoités et a été reconnu comme l’un des entrepreneurs émergents les plus prometteurs d’Afrique. Et ce, même si dans sa première vie, son histoire n’évoque que malheur. A l’âge de sept ans, ses deux parents étaient décédés. Le jeune orphelin a été pris en charge par son frère aîné Ivan, qui a travaillé dur pour subvenir à ses besoins. Et quand Isaac avait 16 ans et allait encore à l’école, son frère a perdu son travail…

    Un esprit d’entreprise

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    Dans sa première incursion dans l’entrepreneuriat, Isaac a commencé à faire des gâteaux, un snack fruité qu’il a vendu pour financer sa scolarité. Isaac a rapidement mis au point d’autres méthodes pour gagner de l’argent. Il a vendu des albums photo de DVD ainsi que des boissons.

    Les graines de son entreprise actuelle sont nées grâce à son bal de fin d’études secondaires. Il voulait un moyen de commémorer l’événement spécial, alors il a décidé de produire un album des anciens. Cependant, le coût était une préoccupation majeure, les coûts d’impression étant onéreux, Isaac décida de produire un album numérique beaucoup plus abordable.

    À l’époque, Isaac n’avait pas les compétences pour produire l’album par lui-même, alors il a embauché un entrepreneur pour filmer et éditer. Malgré le manque de qualité, l’album est devenu populaire. Il s’est rendu compte que si des produits médiatiques de qualité médiocre se vendaient encore, ce travail de qualité supérieure serait très recherché. C’est à ce moment qu’il a décidé de se lancer dans le multimédia.

    Isaac Oboth passera alors d’innombrables heures à apprendre sur le tournage et l’édition en regardant des vidéos dans un cybercafé local. Il a loué de l’équipement, et après avoir inlassablement fait la promotion de son matériel et cherché du travail, il a réussi à décrocher un contrat pour produire un court métrage pour l’Éthiopien Commodities Exchange. Le film a été un succès, et Isaac a gagné assez d’argent pour acheter son propre équipement.

    Son entreprise a ensuite grandi à pas de géant. Il a offert ses services gratuitement à Coca Cola qui a été tellement impressionné par son travail qu’ils l’ont signé pour de futures productions.

    Isaac a depuis continué à produire un excellent travail pour l’African Leadership Academy, l’USAID, le PNUD et la Fondation Mara. L’un des projets les plus reconnus par les entreprises est une série en dix parties intitulée Discover Uganda qui a été diffusée dans plusieurs pays africains avant d’être reprise par The Africa Channel, une chaîne de télévision américaine. Aujourd’hui, Media 256 est une entreprise rentable à part entière.

  • Éthiopie: l’entrepreneure Bethlehem Tilahun Alemuau se hisse sur le toit du monde

    Éthiopie: l’entrepreneure Bethlehem Tilahun Alemuau se hisse sur le toit du monde

    En Éthiopie, SoleRebels, le fabricant de chaussures respectueux de l’environnement, est aujourd’hui identifié comme un succès malgré des débuts difficiles. Bethlehem Tilahun Alemu a désormais une réputation mondiale.

    Lancé par Bethlehem Tilahun Alemu, jeune entrepreneure, SoleRebels voit une croissance rapide et une demande mondiale. Cette startup, c’est le reflet de l’histoire d’une entrepreneure éthiopienne qui a réussi à transformer sa préoccupation pour les artisans sans emploi de sa communauté d’origine en une marque mondiale de chaussures avec des revenus de plusieurs millions de dollars.

    En effet, SoleRebels produit des chaussures écologiques qui sont vendues à l’échelle internationale par de grands détaillants, y compris Whole Foods et Amazon, ainsi que dans un nombre croissant de magasins autonomes de la société.

    Chaussures uniques

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    SoleRebels produit des sandales confortables, faites à la main et des chaussures à lacets en utilisant des pneus recyclés pour les semelles et les fibres naturelles locales, y compris le coton filé à la main, le jute et Koba, une plante indigène cultivée en Éthiopie depuis des milliers d’années.

    La conception s’inspire des célèbres chaussures Selate et Barabasso de l’Éthiopie, des semelles portées par les rebelles éthiopiens qui s’opposaient aux forces italiennes qui tentaient de coloniser le pays il y a plus d’un siècle.

    Les chaussures SoleRebels sont vendues dans plus de 30 pays par le biais de ventes en ligne et de grands détaillants, ainsi que par un nombre croissant de boutiques de la société. En plus de son magasin phare à Addis-Abeba, SoleRebels compte plus d’une douzaine de points de vente indépendants aux États-Unis, à Taiwan, au Japon, en Grèce, en Suisse, en Espagne, en Autriche et à Singapour.

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    SoleRebels se conforme également aux normes du commerce équitable établies par la World Fair Trade Association. L’entreprise verse à ses employés trois ou quatre fois le salaire minimum en Éthiopie et fournit une assurance médicale et un transport aller-retour au travail.

    Bethlehem Tilahun Alemu a été nommé en 2011 jeune leader mondial par le Forum économique mondial. Elle figurait par ailleurs sur la liste Forbes des «100 femmes les plus puissantes» et a été classée par Business Insider comme l’une des «5 meilleures entrepreneures africaines» en 2012.

    L’année suivante, Fast Company l’a nommée l’une de ses «100 personnes les plus créatives en affaires 2013», tandis que The Guardian l’a appelée « l’une des « femmes les plus performantes d’Afrique ».

    L’une des marques de chaussures connaissant la croissance la plus rapide au monde, la société prévoit qu’elle aura 50 magasins fin 2018 et des revenus de 10 millions de dollars ou plus cette année.

  • Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Présenté à deux reprises, en 2013 et en 2016 comme l’un des 30 jeunes entrepreneurs les plus prometteurs en Afrique, l’Ougandais d’Andrew Mupuya, aujourd’hui 27 ans, est en affaires depuis 10 années déjà.

    Né dans le district de Manafwa, dans l’est de l’Ouganda, d’une grande famille élargie avec très peu de revenus, Andrew n’a pu obtenir une éducation que grâce à des subventions gouvernementales. Un tel contexte ne fournit pas la plus grande opportunité d’entrer dans le monde des affaires, mais les luttes que Mupuya a connues ont contribué à favoriser une éthique de travail et une détermination qui l’ont tenu en bonne place.

    C’est en 2008 que tout a changé, et c’est la combinaison de la malchance dans sa famille et de la nouvelle législation gouvernementale qui a ouvert la voie aux affaires de Mupuya.  Les deux parents de Mupuya ont perdu leur emploi, rendant leur situation financière une fois de plus précaire. Et à seulement 16 ans, Andrew s’est rendu compte qu’il devait aider à alléger leur fardeau. Dans le même temps, le gouvernement ougandais a interdit l’utilisation de sacs en plastique en raison des dommages environnementaux qu’ils causaient : Andrew avait une ouverture.

    Couvrir toute l’Afrique

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    Se souvenant du processus initial, Mupuya explique : « j’ai mené une étude de faisabilité, des études de marché autour des magasins de détail, des kiosques, des supermarchés autour de Kampala et j’ai découvert qu’il y avait un besoin et un marché potentiel pour les sacs en papier. »

    Mupuya a calculé qu’il lui fallait environ 14 dollars pour créer une petite entreprise de sacs en papier. Il a donc ramassé 70 kilos de bouteilles en plastique qu’il a vendues à 11 dollars à une usine de recyclage. Ensuite, il a  emprunté les 3 dollars restants à son professeur. Son entreprise de sacs YELI (Youth Entrepreneurial Link Investments) n’a cessé de se renforcer.

    Non seulement l’entreprise a connu un succès rapide, mais elle a été la première entreprise enregistrée en Ouganda pour la production de sacs en papier. En 2012, Mupuya n’avait que 21 ans et avait été mis en avant pour le prestigieux prix Anzisha destiné aux jeunes entrepreneurs en Afrique. Contre une forte concurrence, Mupuya a remporté le prix de 30 000 $ qu’il a immédiatement mis dans le développement de la société.

    YELI produit actuellement en moyenne 30 000 sacs en papier par semaine et emploient une vingtaine de personnes en Ouganda. Depuis le début de son activité, Mupuya a enregistré une production près de 10 millions de sacs, vendus localement, à des pays voisins comme le Kenya, mais aussi aux Etats-Unis et en Norvège.

    Désormais, Mupuya rêve d’avoir une grande usine où il peut fournir des sacs en papier partout en Afrique.

  • Simbarashe Mhuriro [32 ans], le nouveau visage de l’énergie solaire au Zimbabwe

    Simbarashe Mhuriro [32 ans], le nouveau visage de l’énergie solaire au Zimbabwe

    Cet entrepreneur zimbabwéen est l’un des acteurs les plus impliqués dans le secteur des énergies renouvelables. Simbarashe Mhuriro dirige Oxygen Private Energy Limited une société zimbabwéenne de développement des énergies renouvelables axée sur les projets solaires photovoltaïques, qu’il a fondée.

    Simbarashe Mhuriro, 32 ans, explique sa passion pour la production d’énergie et de développement d’énergie renouvelable. C’est dans cette optique que son entreprise s’est spécialisée dans centrales électriques à l’échelle industrielle et les projets d’échelle commerciale. Classé parmi les entrepreneurs les plus prometteurs du continent, Simbarashe Mhuriro fait aussi partie des jeunes les plus influents de sa génération.

    L’entrepreneur compte développer une analyse de rentabilisation bancale pour le développement d’un projet de toit solaire photovoltaïque hors réseau de 20 MW. Le projet est réalisé en collaboration avec Old Mutual Property Group, société zimbabwéenne spécialisée dans l’immobilier. Il est estimé à 28 millions de dollars. Dans ce cadre Oxygen Private Energy Limited a reçu environ un million de dollars de la Banque africaine de développement.

    Simbarashe Mhuriro explique qu’à terme le projet atteindra une production nette d’électricité de 32 GWh par an. Il fournira une alimentation compétitive et fiable à des centaines de petites et moyennes entreprises à travers le pays. Le jeune entrepreneur confie que Oxygen Private Energy Limited va être acquis par un investisseur institutionnel. Cela va permettre à l’entreprise de passer de la production d’électricité au financement et à la gestion d’actifs pour des projets d’énergie renouvelable. Il nourrit le rêve d’inscrire dans quelques années sa société à la Bourse du Zimbabwe.