Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Wisinomad: amener les travailleurs nomades en Afrique

    Wisinomad: amener les travailleurs nomades en Afrique

    Les entreprises avec des personnels nomades sont assez courantes ces temps-ci, mais très peu se concentrent sur l’Afrique. Wisinomad veut renverser la tendance.

    Démarré en septembre dernier, Wisinomad réunit des professionnels travaillant à distance et des nomades numériques pour des expériences de co-working et de co-living en Afrique, visant à leur donner l’opportunité de plonger dans l’écosystème africain de l’innovation. Le projet a été lancé par une équipe internationale de jeunes du Zimbabwe, des Pays-Bas, du Portugal, du Danemark, du Pérou et du Botswana, qui avaient précédemment travaillé ensemble sur StartupBus Africa. Ils se sont à nouveau associés pour donner aux professionnels travaillant l’opportunité de faire l’expérience de la croissance de l’espace technologique africain.

    Cette année, le projet Wisinomad qui a permis aux travailleurs nomades de connaitre depuis le début de ce mois d’avril le Rwanda poursuivra avec le Botswana et le Kenya. Le projet comprend un arrêt de 30 jours pour chaque pays et les participants seront hébergés dans des installations de colocation avec un coworking à l’intérieur pour pouvoir travailler.

    « Une immersion totale »

    Pour les promoteurs, il ne fait aucun doute que l’Afrique connaît une croissance économique importante, d’où l’énorme flux de financement de capital-risque pour les startups africaines. « Nous donnons à nos nomades une immersion totale dans l’écosystème africain de l’innovation. Nous effectuons également des visites d’entreprises technologiques locales pour entendre leurs histoires et comment elles l’ont fait. Nous avons établi un partenariat avec des centres technologiques où nous tenons des séances de discussion dédiée » a déclaré M. Chiwunda, un co-initiateur.

    L’entreprise mise sur le fait que la plupart des gens en dehors du continent « n’ont pas la moindre idée de l’Afrique. »  « Étant nous-mêmes des nomades du numérique et ayant déjà fait de tels voyages en Europe et en Amérique du Sud, nous avons repéré cet écart pour le marché africain», a déclaré M. Chiwunda.

    Jusqu’à présent, Wisinomad est financé par les fondateurs, sans plans immédiats pour augmenter l’investissement. Chiwunda a indiqué que sa première édition a été remplie principalement par des personnes au sein des réseaux de l’équipe.

     

  • Rensource, la startup derrière le premier projet de micro-centrales solaire au Nigeria

    Rensource, la startup derrière le premier projet de micro-centrales solaire au Nigeria

    Le fournisseur d’énergie basé à Lagos, Rensource, a lancé le premier projet de microcentrales solaires au Nigeria, une nouvelle offre pour les investisseurs.

    Débuté en février dernier au Sabon Gari Market, où Rensource a lancé Sabon Gari Energy, ce premier projet de microentreprises Powered by Rensource alimentera plus de 12 000 magasins à Kano, l’une des plus grandes villes du Nigeria.

    La startup nigériane qui a levé 3,5 millions de dollars au début de l’année est le fournisseur d’électricité hors réseau qui connaît la croissance la plus rapide au Nigeria. Elle offre une alimentation propre et fiable aux consommateurs particuliers, aux petites entreprises et aux clients industriels grâce à son modèle Power-as-a-Service (PaaS), basé sur l’abonnement et utilisant des systèmes hybrides solaires installés dans les locaux de l’utilisateur.

    Cette solution permet aux intéressés de tirer parti de l’infrastructure technologique, de la capacité opérationnelle et du financement de Rensource pour établir des microentreprises dans les localités du Nigeria.

    Ce faisant, Rensource tire parti de sa plateforme pour permettre aux consommateurs particuliers et aux entreprises de devenir autonomes sur le plan énergétique.

    La startup vise à faire du Nigeria le premier pays au monde à s’appuyer principalement sur la production d’électricité distribuée et renouvelable.  A terme, le projet de système solaire autonome de 1,3 MW générera de l’énergie propre et durable pour plus de 12 000 PME.

  • Afrique du Sud : Vula Mobile, la startup d’e-santé qui séduit

    Afrique du Sud : Vula Mobile, la startup d’e-santé qui séduit

    Lancé en juillet 2014, la startup d’e-santé en Afrique du Sud Vula Mobile a plus que doublé sa base d’utilisateurs en 2017 en élargissant son offre, tout en augmentant de manière significative le nombre de patients qu’elle servait. Succès.

    Vula Mobile a initialement permis aux agents de santé de recueillir des informations de base sur les patients, de prendre des photos, de faire un test oculaire et de capturer un bref historique médical avant de l’envoyer directement à un spécialiste.

    Les agents de santé peuvent demander conseil sur une plate-forme de messagerie dédiée, et décider du meilleur traitement pour le patient. En regardant ce qu’il décrit comme « l’énorme potentiel » du marché mondial de la santé mobile, la startup a étendu son offre à d’autres domaines de la santé au cours des derniers mois. Ce qui a permis à la startup d’enregistrer une croissance importante en 2017, faisant plus que doubler le nombre d’agents de santé enregistrés, passant de 1 775 il y a un an à 4000 actuellement.

    La microentreprise, qui mesure son impact en termes de patients aidés par trimestre, a connu une augmentation de 250% à cet égard l’année dernière, avec 5 888 patients au dernier trimestre de 2017, contre 2 397 patients sur la même période en 2016.

    « Au-delà de l’impact sur les soins individuels des patients, Vula a été reconnu comme un outil de formation expérientiel. Les agents de santé primaires apprennent au cas par cas comment gérer les conditions avec des conseils spécialisés » a déclaré la start-up.

    D’ailleurs, l’université de Pretoria et les départements de médecine familiale de l’Université du KwaZulu-Natal utilisent Vula pour surveiller et former à distance leurs étudiants associés en médecine et en clinique, à en croire les promoteurs de la startup.

    Pendant ce temps, la recherche d’impact de Stellenbosch Orthopedics sur l’impact de Vula a révélé que 33% des références Vula étaient gérées en donnant au médecin des conseils sur la façon d’administrer l’urgence au centre de santé primaire. Cela signifie que moins de patients ont dû être transportés pour obtenir des soins de santé spécialisés.

    Vula Mobile est maintenant utilisé pour les références orthopédiques dans les hôpitaux de Kimberley, Johannesburg, Pietermaritzburg, East London, Bloemfontein et Port Elizabeth.

  • Bye-Bye Wenger : après 22 ans à Arsenal, quel est l’héritage pour l’Afrique?

    Bye-Bye Wenger : après 22 ans à Arsenal, quel est l’héritage pour l’Afrique?

    Le départ (en fin de cette saison) du manager français Arsène Wenger n’a pas causé de choc qu’en Europe. En Afrique également, celui qui a été à la tête du club anglais Arsenal pendant plus de deux décennies a laissé un héritage pour lequel nombre de joueurs africains lui ont rendu hommage.

    Ce n’est pas George Weah, l’actuel président du Liberia qui dira le contraire. Arsène Wenger est friand des joueurs africains et a pu, par cet amour déclaré faire briller bien de joueurs africains.

    16 joueurs, 9 pays

    Au cours de ses 22 années à Arsenal, Wenger a signé 16 Africains de neuf pays différents dont la plupart ont été les premiers de leurs pays à jouer pour les Gunners. Ce nombre ne comprend pas plusieurs autres joueurs d’Arsenal d’origine africaine qui ont joué pour l’équipe nationale d’un pays européen. Ses premiers succès auprès des joueurs africains dans des postes clés ont contribué à prouver la qualité des talents africains et leurs capacités à s’adapter au jeu anglais.

    Une grande partie de la popularité des Gunners en Afrique peut être attribuée aux «Invincibles», l’équipe record de la saison 2003-2004 auteure d’une série de 49 matchs sans défaite. Une présence de l’Ivoirien Kolo Touré, du défenseur camerounais Lauren et du Nigérian Nwankwo Kanu au sein de cette équipe les a rendus encore plus populaires.

    Talents

    Le plus grand succès de Wenger reste George Weah. Au cours de sa carrière et après, Weah a considéré Wenger comme une « figure paternelle » et a crédité le manager français pour avoir relancé sa carrière de football finalement couronnée de succès. En 1988, Wenger a signé Weah à Monaco d’un club local au Cameroun quand le racisme dans le football était à son apogée. Sept ans plus tard, Weah a remporté le titre du meilleur footballeur de l’année de la FIFA et le Ballon d’Or, seul africain à le faire.

    Mais outre George Weah, Wenger a aussi été important pour le Nigérian Kanu Nwankwo. En 1999, deux ans après avoir subi une chirurgie cardiaque majeure et avec des doutes sérieux sur sa carrière à long terme, Wenger a quand même compté sur Kanu. Le Nigerian remportera quatre titres majeurs en cinq ans à Arsenal.

    Le Libérien Christopher Wreh, cousin de Weah, a été le premier joueur africain à signer pour Arsenal sous Arsène Wenger. Il l’a d’abord emmené à Monaco à l’âge de 14 ans. Il l’a également recruté pour évoluer à Arsenal en 1997.

    Emmanuel Adébayor doit également une partie de son talent au Français. S’il est vrai que le Togolais n’est finalement pas un adorateur de Wenger, il faut tout de même relevé que c’est sous ses ailes que le capitaine de l’équipe nationale togolaise remportera son prix joueur africain de l’année en 2008. Il a également été classé 12e au Ballon d’or de la même année.

    Actuellement, Alex Iwobi et Pierre-Emerick Aubameyang font partie de la relève actuelle des joueurs africains à Arsenal.

     

  • Au Kenya, Usalama permet d’envoyer un signal en cas de danger

    Au Kenya, Usalama permet d’envoyer un signal en cas de danger

    Au Kenya, la startup Usalama veut relier les utilisateurs aux fournisseurs de services d’urgence via le mobile, tout en fournissant un accès aux données en temps réel sur un centre de réponse en ligne.

    La plateforme Usalama est composée de trois éléments interconnectés: une application mobile pour l’utilisateur final reliée au centre de réponse en ligne pour les fournisseurs d’urgence, qui est à son tour est associé à une plateforme pour leurs agents sur le terrain.

    En cas de détresse, les utilisateurs secouent simplement leur téléphone pour ouvrir l’application ou appuyez longuement sur le volume pour déclencher l’alerte. Cette notification contient les coordonnées GPS exactes de l’utilisateur, son nom, son numéro de téléphone et d’autres données.

    L’appel de détresse est envoyé au plus proche parent de l’utilisateur et au centre de réponse en ligne du fournisseur d’urgence. Le fournisseur de services le transmet à son application, l’agent destinataire pouvant alors répondre.

    « Nous nous concentrons sur quatre types d’urgences: les urgences médicales, les urgences de sécurité, les secours en bordure de route et la violence sexiste » confie Edwin Inganji, fondateur de la startup.

    L’idée d’Usalama est née en 2012. Edwin Inganji était un étudiant de première année à l’Université Strathmore à Nairobi quand il fut agressé dans la rue par des gens armés.

    « Au Kenya, le système d’urgence 911 a été négligé et n’est pas fonctionnel. Les méthodes actuelles d’accès aux situations d’urgence sont lentes, lourdes et inefficaces, tandis que les prestataires de services d’urgence sont mal reliés aux personnes en détresse, ce qui entraîne des réponses lentes, des blessures aggravées et, dans certains cas, la mort » pense le jeune kenyan.

    Usalama a été créé pour résoudre ce problème, avec la première version de l’application lancée en août 2017.

    Jusqu’ici autofinancée, la startup génère des revenus en facturant les fournisseurs de services d’urgence mensuellement pour l’utilisation de sa plateforme. Actuellement, il a 5000 téléchargements actifs.

    Désormais, Edwin Inganji veut ajouter des services d’urgence gouvernementaux sur la plateforme pour étendre la portée de Usalama et assurer des services d’urgence efficaces à tous les utilisateurs, au simple toucher d’un bouton.

  • En Côte d’Ivoire, Kamtar veut pallier le manque de transporteurs de marchandises

    En Côte d’Ivoire, Kamtar veut pallier le manque de transporteurs de marchandises

    En Afrique, entre fournisseurs de logistique et de biens, il n’existe aucune solution pour rationaliser les transactions entre eux, selon les co-fondateurs de la start-up ivoirienne Kamtar, qui cherche à combler le vide.

    Arthur Thuet, cofondateur de Kamtar, en est convaincu. Le transport de marchandises est un secteur crucial, qui, s’il est bien fait, a un «impact super positif» sur les prix pour le consommateur final, ainsi que sur l’accès aux biens. Cependant, pense Arthur, dans de nombreux pays africains, les entreprises de logistique sont déstructurées, coûteuses et offrent une mauvaise qualité de service, dit-il.

    Combler le vide

    Kamtar a été lancé sur le marché en janvier dernier, offrant une plateforme de réservation de transport de marchandises en ligne destinée aux entreprises et aux particuliers.

    Les utilisateurs visitent le site Web, entrent dans les détails du travail de transport dont ils ont besoin pour remplir, et la plateforme correspond à un chauffeur de camion inscrit sur le site. Une offre de prix est générée, que l’utilisateur peut consulter et accepter de payer à la fin du travail. Un centre d’appel est également disponible pour ceux qui préfèrent ne pas réserver via Internet, ainsi que pour suivre les nouvelles réservations.

    De l’autre côté, le conducteur reçoit toutes les informations sur son application de conduite afin qu’il puisse effectuer le voyage le jour J.  Ensuite, à chaque étape du trajet, il utilise l’application pour informer le personnel de la startup et le client sur le processus de livraison. Le client peut également suivre le conducteur sur une carte, ce qui est très pratique dans un pays où les adresses physiques n’existent presque pas.

    La startup génère des revenus sur une base de commission, prenant une taxe comprise entre 15 et 30% à la fin du voyage. Le chauffeur prend le paiement pour un voyage, puis transmet les frais à Kamtar en utilisant l’argent mobile.

    Depuis son lancement, plus de 500 conducteurs se sont inscrits sur la plateforme, avec des dizaines de clients réguliers.

    Obstacle

    Le plus grand obstacle pour Kamtar a peut-être été l’analphabétisme et le manque de compétences techniques des conducteurs qui se sont inscrits sur la plateforme.

    Pour que Kamtar fonctionne de manière transparente, les conducteurs doivent utiliser un smartphone et mettre régulièrement à jour leurs activités via l’application.

    En tant que tel, une grande partie du travail de la startup tourne autour de la formation des conducteurs, et s’assurer que les travaux sont terminés en fonction des bons de commande, et avec des prix transparents.

    Kamtar veut se concentrer d’abord sur l’occupation du marché ivoirien. Cependant, à long terme, la société envisage d’entrer dans les marchés voisins, afin d’offrir des services de logistique transfrontaliers.

  • Oumar Cisse, le Burkinabè qui internationalise le jus de bissap

    Oumar Cisse, le Burkinabè qui internationalise le jus de bissap

    Le jus à base de la fleur d’hibiscus, bien connue en Afrique de l’Ouest sous le nom de jus de bissap est désormais disponible en France. Ce nouveau jus qui marient pomme de Touraine et fleur d’hibiscus du Burkina Faso et nommé Panamako est le fruit de deux ans de travail.

    Oumar Cisse est né et a grandi en Côte d’Ivoire avant partir étudier en France et au Canada, afin de réaliser un rêve d’enfance : devenir ingénieur ferroviaire. Après avoir passé dix ans comme ingénieur dans deux multinationales, celui-ci découvre une autre passion. Il voulait se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Si au début le jeune n’avait qu’une idée vague de ce qu’il comptait faire, il souhaitait quand même réaliser un produit représentatif de la culture africaine.

    Fabrication

    Oumar, qui a grandi avec le Bissap, décide alors de produire ce jus, mais avec une touche qui plairait aux consommateurs français. Car la recette originale du Bissap doit être adoucie.

    « Je suis parti d’une feuille blanche en commençant dans ma cuisine à faire moi-même les formulations que je faisais goûter à mes proches. Ensuite, je me suis rendu dans un centre de ressources technologiques dédié à l’agroalimentaire pour élaborer un procédé de fabrication fiable » explique-t-il.

    Alors que c’est finalement la pomme qui s’est s’imposer comme l’ingrédient mariant le mieux avec l’hibiscus, Oumar Cissé s’attaque au circuit d’approvisionnement en matières premières de sa future boisson. Il rentre en contact avec des producteurs de pommes en France et grâce à ses proches en Afrique, il a aussi pu joindre une coopérative du Burkina Faso pour la production d’hibiscus, certifiée bio et forte d’une trentaine d’années d’expérience. Les épices, elles, viennent d’Asie.

    En juin 2017, l’entrepreneur lance la production des 15 000 premières bouteilles qui vont être distribuées dans des épiceries fines, restaurants. Il dit avoir pu démarrer les activités grâce à un premier apport sa famille et des amis.

    Pour sa première gamme, Panamako (Paname et Bamako) a commencé par trois saveurs. Ensuite, les producteurs ne se sont rien interdit tant que cela respecte des valeurs auxquelles Panamako tient, à savoir la beauté du produit, la promotion du savoir-faire et le circuit court.

    « Nous pourrons élargir la gamme des jus en fonction des tendances du marché, ou proposer des en-cas sucrés. En théorie nous pourrions revisiter n’importe quel produit gastronomique africain et l’associer aux produits français », se projette Oumar Cisse.

    Il souhaite désormais démarcher des chaînes de distribution en milieu urbain ainsi que des supérettes. La bouteille de 250ml est vendue à 2,80 euros.

  • Nigeria: Our Leaders, une startup pour surveiller les dirigeants politiques

    Nigeria: Our Leaders, une startup pour surveiller les dirigeants politiques

    Au Nigeria, la startup « Our Leaders » a lancé sa plateforme en ligne qui permet aux utilisateurs de suivre les progrès et les performances de leurs dirigeants politiques.

    Our Leaders regroupe les profils détaillés des dirigeants politiques nigérians en vue d’une analyse publique, le public étant capable de voir ces profils, leurs rôles politiques et postes antérieurs, leurs formations et plus encore. Objectif global : créer plus d’interactions entre les dirigeants politiques et le peuple.

    L’idée est née du constat selon lequel les leaders politiques communiquent très peu sur eux, surtout les députés qui deviennent même difficiles à retrouver après leurs élections. L’initiative s’inscrit à cet effet dans le besoin d’une bonne gouvernance.

    « Nous n’avons aucune information sur les personnes responsables du succès de notre pays. Nous savons seulement qu’il y a des gens à la Chambre des représentants, des ministres, des sénateurs et d’autres qui font quelque chose en notre nom. Mais qu’est-ce qu’ils font exactement? En quoi est-ce propice au développement du pays ? Quelle est leur performance? Font-ils des progrès ? », a déclaré Nosa Igbinedion, chef de la direction qui assure qu’Our Leaders veut répondre à toutes ces questions.

    A quelques mois du lancement de la plateforme, Our Leaders a obtenu de très bons retours et suivis sur les réseaux sociaux suite à ses campagnes de sensibilisation.

    Actuellement autofinancé, Our Leaders n’a pas encore adopté un modèle de revenus et se concentre entièrement sous la garantie d’une bonne utilisation en fournissant ce que les utilisateurs veulent.

    Ne couvrant pour le moment rien que le Nigeria, les promoteurs du projet ambitionnent s’installer dans d’autres pays africains à l’avenir. Mais pour le moment, Our Leaders a un exercice d’auto-évaluation : savoir si la vision de « favoriser un meilleur leadership » est réalisable avec cette plateforme ou non…

  • Éthiopie: The Freelancers, la startup qui réduira le chômage en Afrique

    Éthiopie: The Freelancers, la startup qui réduira le chômage en Afrique

    Plateforme indépendante, la startup Freelancers a été lancée en Éthiopie en début d’année, prétendant être le premier sur le marché pour l’externalisation de projets informatisés dans le pays.

    Lancé en janvier 2018, The Freelancers cherche à améliorer l’accès aux emplois numériques en fournissant un pipeline cohérent et durable de projets pour les pigistes. La startup propose un recrutement par projet couvrant 103 compétences numériques. Les pigistes créent un profil, et peuvent soit faire une offre active sur des projets affichés par les employeurs, soit simplement lister et vendre leurs services.

    Michael Adane, cofondateur, chef de la direction et chef de la technologie explique que la startup est née du besoin perçu de responsabiliser les jeunes et adultes et de stimuler l’efficacité des PME. Selon lui, malgré la croissance de l’écosystème technologique en Éthiopie, bien de gens ne savaient toujours pas où et comment trouver des individus qualifiés. Mais pas que.

    L’autre objectif est de servir de canal pour créer une opportunité pour que la communauté mondiale puisse utiliser des ressources toujours inexploitées et contribuer à réduire le taux de chômage en Afrique.

    « Nous fournissons la collaboration, la connexion et l’esprit d’entreprise sans bureaucratie. Les pigistes parlent de l’avenir du secteur du recrutement des ressources humaines, qui selon nous réside dans l’externalisation et le travail indépendant, en particulier en Afrique » explique celui qui dit que sa plateforme, première du genre en Éthiopie, est aussi la moins chère en Afrique.

    En effet, la startup ne facture pas les employeurs pour l’inscription sur la plateforme, mais prend une commission de 10% de pigistes sur chaque travail effectué. The Freelancers conserve tous les paiements pendant le projet et ne libère les fonds qu’une fois le projet terminé.

    Depuis son lancement il y a bientôt 5 mois, The Freelancers a enregistré une quarantaine d’entreprises et près de 500 pigistes.

  • Kenya: BrilliantPay veut optimiser le commerce électronique

    Kenya: BrilliantPay veut optimiser le commerce électronique

    Au Kenya, la startup BrilliantPay a lancé sa suite d’API et d’outils de paiement pour les sociétés de commerce électronique et toute organisation acceptant les paiements sans numéraire.

    La suite de solutions de paiement BrilliantPay prend en charge la plupart des flux de paiement, y compris les paiements ponctuels, les décaissements, les paiements récurrents et l’assurance des paiements.

    Selon Tonnie Nyabuto, directeur général de la startup, la conception de la solution avait débuté en août 2016, après avoir fait face à un défi majeur: gérer les paiements pour une plateforme de marché qu’il avait créée. Ce problème l’a conduit à monter une équipe pour créer une solution idéale pour les marchés, à partir de laquelle ils ont étendu les fonctionnalités pour servir toutes sortes de commerce en ligne, les rendant hautement évolutifs.

    «Les gens utilisent les plateformes en ligne pour prendre des décisions d’achat et comparer les prix, mais ne paient pas les articles en ligne. Cela fait qu’il est difficile pour ces entreprises de gagner de l’argent et de faire des économies d’échelle. Les entreprises ont besoin d’assurer les clients de l’optimisation des ressources et des plans pour quand ils ne livrent pas comme promis. C’est là que nous entrons » explique Tonnie Nyabuto.

    BrilliantPay, a déclaré Nyabuto, assure les clients de la fiabilité de leur opération, tandis que les vendeurs sont assurés de recevoir des paiements.

    BrilliantPay a commencé ses opérations au Kenya, avec la plupart des clients basés à Nairobi et à Mombasa. Avec un taux d’adoption rapide des clients, qui est meilleur que prévu, la startup croit pouvoir battre son plan d’expansion, qui consiste à créer des solutions de paiement numérique pour l’Afrique.

    La startup envisage de se développer dans six autres pays d’Afrique au cours des trois prochaines années et 10 autres dans 5 ans.