Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Tunisie: Omar Yaacoubi, l’entrepreneur qui veut contrôler le big data

    Tunisie: Omar Yaacoubi, l’entrepreneur qui veut contrôler le big data

    A 32 ans, cet entrepreneur fait ses preuves dans le domaine informatique. Omar Yaacoubi est un passionné de technologie. Diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis, il a également un Certificat professionnel en innovation et entrepreneuriat à l’université américaine de Stanford. Omar Yaacoubi a fondé en 2013 Trick Consulting une entreprise de conseil et de développement Big Data.

    Polyglotte, l’entrepreneur a également travaillé pour des opérateurs téléphoniques. Il explique avoir aidé ces opérateurs à réduire le temps de détection et de réparation des problèmes techniques.

    Le Tunisien dirige depuis 2016 Barac, une startup qui s’est spécialisée dans l’analyse de données en temps réel en se basant sur l’intelligence artificielle. Barac aide ainsi les entreprises à analyser le fonctionnement de leur système. Omar Yaacoubi explique que les offres de Barac permettent surtout aux entreprises d’éviter des cyberattaques. Depuis près de deux ans, Barac se construit ainsi une réputation dans la protection de systèmes informatiques.

    Les systèmes de protection utilisés auparavant par les entreprises détectaient les dysfonctionnements tous les 100 et 150 jours, selon Omar Yaacoubi. Mais la solution que propose Barac permet de détecter en temps réel anomalie. L’entrepreneur est surtout convaincu d’une chose. Il affirme que ceux qui réussiront à contrôler le Data et l’intelligence artificielle contrôleront le monde.

  • Les chômeurs kenyans trouvent du travail grâce à la startup Lynk

    Les chômeurs kenyans trouvent du travail grâce à la startup Lynk

    Cette startup kényane a été créée en 2015 par Adam Grunewald et Johannes Degn, des entrepreneurs américain et autrichien. Ils sont été soutenus par d’autres actionnaires dans la création de Lynk. Il s’agit d’une plateforme qui facilite à ses clients la possibilité de trouver des emplois qu’ils souhaitent.

    Lynk répertorie des travailleurs à qui il établit une fiche de renseignement sur leur savoir-faire et leurs expériences. Sur le site on retrouve des profils professionnels accompagnés de textes de présentation et des preuves des travaux déjà réalisés. Adam Grunewald et Johannes Degn précisent que le but est d’avoir des travailleurs avec de bons profils.

    Compétence

    Lynk est donc visité par des entreprises qui souhaitent recruter des employés. Les responsables confient que tous les travailleurs sont ensuite notés sur la plateforme sur une échelle de 5 étoiles.

    L’avantage de Lynk est qu’il s’assure de la compétence des travailleurs à qui il établit une fiche. Pour cela, la startup organise régulièrement des tests de compétence. Pour rentabiliser ses services, les responsables de Lynk ajoutent 10 % de commission sur le prix fixé par le travailleur sur le site.

    En trois ans, le site a enregistré la candidature de près de 5000 travailleurs qui ont réalisé près de 20 000 travaux. Au point où Lynk a satisfait plus de 3000 clients. Avec un chiffre d’affaires de près 800 000 dollars en 2017, la startup veut être suffisamment rentable. Elle va se positionner dans les pays où le chômage est grandissant. Les responsables évoquent l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et le Nigéria.

  • Optimetriks, la startup qui oriente la stratégie des entreprises africaines depuis Paris

    Optimetriks, la startup qui oriente la stratégie des entreprises africaines depuis Paris

    Depuis trois ans startup s’est positionnée dans la fourniture de données ou d’informations aux entreprises africaines dans le but de leur permettre de bien se développer. Optimetriks a été créé en 2015 pour soutenir les politiques de développement et les stratégies commerciales des entreprises.

    La startup a été créée par Augustin de Choulot et Marc de Courcel. Les deux entrepreneurs expliquent qu’il existe souvent un déphasage entre la politique commerciale de ces entreprises et les réalités du terrain. Cela ne leur permet pas d’assurer une visibilité pour leur produit.

    Avec Optimetriks, les responsables entendent donc mettre à la disposition de leur clientèle des données sur leur marché. La startup dispose de plus de 1000 collaborateurs qui récolent des informations sur le terrain. Ces données sont ensuite disponibles via une application.

    En plus de son siège à Paris, Optimetriks s’est également installé à Nairobi pour couvrir l’Afrique de l’Est. En attendant de proposer ses services dans d’autres pays, la startup étudie déjà la possibilité de saisir des opportunités sur les marchés nigérian et ivoirien.

  • Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Les activités de cette startup béninoise sont appréciées par les habitants du nord du pays. Ces derniers qui sont en grande partie des pêcheurs estiment que Green Kepper Africa leur a permis de se débarrasser de la jacinthe d’eau, une plante invasive qui ne leur permet plus de pêcher des poissons. La startup a en effet trouvé le moyen de tirer profit de la jacinthe d’eau. Cette plante est désormais ramassée et séchée. Green Keeper Africa transforme la jacinthe d’eau en un produit dépolluant.

    A la tête de cette startup, deux entrepreneurs. Ingénieurs de formation, ils peuvent ramasser des kilogrammes de jacinthe d’eau par jour. Ils se réjouissent d’avoir trouvé un moyen pour tirer profit de cette plante invasive. Depuis sa création, la startup dispose d’une quinzaine d’employés. Pour développer Green Keeper Africa, les deux entrepreneurs ont tissé des partenariats avec des entreprises pétrolières. Ils leur offrent des gammes de produits dépolluants.

    Les deux responsables de Green Keeper Africa expliquent que la jacinthe mélangée avec de l’hydrocarbure est un bon combustible. La startup dispose également d’une clientèle dans le secteur de BTP. D’ici 2020, Green Keeper Africa espère conquérir de nouveaux clients dans la sous-région ouest-africaine, notamment en Côte d’Ivoire, au Togo ou encore au Nigéria.

  • Issam Smaali, 27 ans, surveille la consommation d’énergie en Afrique

    Issam Smaali, 27 ans, surveille la consommation d’énergie en Afrique

    Cet entrepreneur tunisien a posé depuis un an un pas de géant dans le domaine électrique. Issam Smaali est un passionné de technologie. Il a lancé en janvier 2017 sa startup dénommée Wattnow. Son objectif est d’offrir aux ménages la solution qui peut leur permettre de surveiller et d’analyser leur consommation électrique.

    Le lancement de sa startup est le résultat d’un projet bien pensé. L’entrepreneur formé en génie électrique et informatique industriel confie maîtrise également la gestion d’une entreprise.

    Sa startup a bénéficié de différents accompagnements depuis sa création. Sa solution a également été testée dans des hôtels ou de grandes compagnies dans lesquels on observe une grande consommation d’énergie.

    Wattnow met à la disposition de sa clientèle des moyens pour analyser dans les détails les consommations de leurs appareils électriques. Issam Smaali explique qu’il veut permettre à ses clients d’avoir un contrôle sur leur consommation et d’éviter les gaspillages électriques. Il s’agit en effet d’un boîtier qu’on peut installer en amont du disjoncteur et qui permet d’avoir la consommation de chaque appareil.

    Issam Smaali mise sur une levée de fonds de 500000 dollars pour positionner sa startup comme leader de la consommation d’énergie intelligente sur le continent.

  • Mali: Lenali, le concurrent de Facebook [en langues locales] est né

    Mamadou Gouro Sidibé a choisi de créer un réseau social pour ses compatriotes. Cet entrepreneur malien a fait des études à l’étranger. Il explique avoir bénéficié d’une bourse d’études qui lui a permis de faire des études à Saint-Pétersbourg et Paris. L’entrepreneur a surtout travaillé pour le CNRS en France.

    Lorsqu’il est rentré au Mali, il a décidé de créer Lenali, un réseau social destiné aux personnes illettrées. Ces dernières qui ne maîtrisent par le français, peuvent utiliser Lenali basé essentiellement sur des langues comme le bambara, le soninké, le songhay, le mooré ou encore le wolof.

    Il s’agit en effet d’une application qui permet directement aux utilisateurs d’avoir accès à différentes fonctionnalités grâce à la voix. Les utilisateurs peuvent faire des appels, envoyer des messages vocaux dans les différentes langues ou encore publier des photos.

    En plus de Lenali, Mamadou Gouro Sidibé travaille depuis quatre ans sur la mise en place de services de messagerie et de voix sur internet. Son ambition est de concurrencer les grands services étrangers en proposant aux usagers africains des produits conçus par un Africain.

    Depuis son lancement il y a plus d’un an, Lenali a été téléchargé plus de 20000 fois. L’entrepreneur s’emploie à faire connaître davantage son application. Mamadou Gouro Sidibé peut aussi compter sur des organisations du pays qui envisage opter pour Lenali dans le cadre de leurs différentes campagnes de sensibilisation.

  • Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Eloi Hermann Monkam a misé sur ses compétences en informatique et en médecine pour innover. Titulaire d’une licence en informatique, l’ancien étudiant de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala est aujourd’hui docteur.

    À moins de trente ans, le Camerounais dirige depuis janvier 2017 MH-OR, son entreprise qui s’est spécialisée dans le domaine de la télémédecine. L’homme explique avoir toujours voulu entreprendre. Il s’agit selon lui de montrer aux jeunes de sa génération l’importance pour eux de développer leur esprit créatif. Eloi Hermann Monkam est lui guider par la volonté de contribuer au développement de son continent.

    Celui qui confie être passionné par l’écriture a publié aux éditions Edilivre l’ouvrage « Le Modificateur d’Avenir ». Le Camerounais aime également le design, la méditation et passe ses journées à consulter des patients au centre médical de Logpom-Douala. Il y a un an, Eloi Hermann Monkam a lancé une application télémédicale dénommée Théa (That Health again). L’application permet à tout patient quelle que soit sa position géographique de discuter en ligne gratuitement et en temps réel avec un médecin.

    Améliorer la qualité des soins

    À ce jour, la startup d’Eloi Hermann Monkam compte 30 médecins et 4 pharmaciens venant de 5 pays d’Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Mali, Benin, Sénégal). MH-OR dispose également de deux laborantins, deux informaticiens et trois assistantes en ligne.

    Depuis avril 2017, Thea compte près de 30 000 visiteurs et 6500 patients réguliers provenant de différents pays d’Afrique, notamment du Togo, Côte d’Ivoire, Mali, Bénin,  Cameroun, Botswana, Rwanda. Depuis son lancement, Thea offre ses services à des patients grâce à des efforts d’Eloi Hermann Monkam et son équipe. L’entrepreneur espère toutefois l’appui des investisseurs pour l’accompagner dans son initiative.

    Il envisage traduire son application dans d’autres langues comme l’arabe, le swahili ou le portugais. De nouvelles fonctionnalités vont aussi être ajoutées à l’application. Elles concernent des services de banques de sang et des Rendez-vous pour des examens physiques approfondis chez des spécialistes. Eloi Hermann Monkam espère aussi travailler en collaboration avec des médecins d’autres pays africains. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé sur le continent. Dans cinq ans, le responsable de Thea veut avoir 1 million de patients africains.

  • Yellow Relay, la  startup qui sécurise l’envoi de colis vers l’Afrique

    Yellow Relay, la  startup qui sécurise l’envoi de colis vers l’Afrique

    Face au manque d’adresses sur le continent, la startup Yellow Relay s’est positionnée depuis 2015 pour sécuriser l’envoi de colis vers l’Afrique. Yellow Relay offre en effet des services dans l’envoi de documents ou de différents colis de la France vers les pays africains. Il se fait que même dans les villes du continent, l’on est encore confronté à un souci d’adressage.

    La startup a été créée par Bernardo Tribeno et Maxime Boadji. Ces derniers expliquent avoir eux-mêmes éprouvé de difficultés dans l’envoi de colis vers l’Afrique. Grâce à sa plateforme en ligne, Yellow Relay propose à ses clients de payer les droits et taxes d’envoi. La startup leur garantit ensuite le suivi ou le traçage de leur colis. Les responsables confirment que les clients sont alertés quand leurs colis sont reçus par les destinataires.

    En trois ans, Yellow Relay a déjà fait ses marques. Avec plus de 12000 points de collecte de colis en France, la startup est présente dans une trentaine de pays africains avec près de 500 agences. Ses activités ont été récompensées fin 2017 par le concours Digital Africa.

    Maxime Boadji confie que l’objectif de Yellow Relay est de consolider sa position de leader par le renforcement de ses points de collecte dans les grandes villes africaines. La startup veut porter à 1200 le nombre de ses points de collecte jusqu’en 2020. Grâce à ses partenariats avec des sociétés comme DHL ou Chronopost, Yellow Relay mise aussi sur une levée de fonds pour améliorer ses performances et accroître son chiffre d’affaires.

  • Cmontaxi, la startup qui révolutionne les transports au Sénégal

    Cmontaxi, la startup qui révolutionne les transports au Sénégal

    La quarantaine, cet entrepreneur est Franco-marocain. Mais Aziz Senni a choisi de s’installer à Dakar pour développer son initiative privée. L’entrepreneur a créé depuis 2015 Cmontaxi, une startup qui propose aux chauffeurs de taxi de la capitale sénégalaise un système de location-vente de véhicules. Aziz Senni a constaté que la plupart des conducteurs qui étaient locataires de leur véhicule n’avaient plus une condition financière conséquente. Par exemple, cela ne leur permet pas de bénéficier de crédits bancaires.

    Cmontaxi se propose donc de corriger cette réalité. Les services de la startup d’Aziz Senni portent aussi sur des forfaits entretien et assurance. Les chauffeurs bénéficiaires des offres de Cmontaxi utilisent également leurs taxis comme moyens de publicités. Aziz Senni ajoute que Cmontaxi dispose également d’une application mobile pour mettre en contact les chauffeurs et les clients.

    Pour bénéficier des services de Cmontaxi, les chauffeurs sont formés sur la gestion de leur microentreprise. L’entrepreneur confie qu’il s’agit de leur donner un savoir-faire qui peut leur permettre de bien gérer les coûts d’assurance et d’entretien de leur véhicule.

    La startup accompagne actuellement six chauffeurs. D’ici 2020, elle veut avoir plus de 700 véhicules dans les circulations dakaroises. Selon Aziz Senni, Cmontaxi devrait également s’installer dans la sous-région ouest-africaine et offrir ses services à des conducteurs de taxi.

  • Andy Boumah Yovo, 26 ans, ses drones survolent le Gabon

    Andy Boumah Yovo, 26 ans, ses drones survolent le Gabon

    Andy Boumah Yovo est un homme soucieux de contribuer au développement de son pays. C’est aussi un entrepreneur qui a su faire de sacrifice. A moins de 30 ans, cet ingénieur gabonais spécialisé dans le déploiement d’infrastructures en réseau et télécoms a décidé de revenir dans son pays après des études en France.

    L’entrepreneur dirige depuis 2016 Adis, une société qui utilise des drones pour photographier le Gabon. Andy Boumah Yovo explique que Adis prend des images de forêts, d’infrastructures minières et d’autres sites. Sa société offre également des services dans le cadre des études topographiques et cartographiques.

    Sur un marché local sans concurrence, le jeune entrepreneur a réussi à s’imposer avec la qualité de ses services. Andy Boumah Yovo a effectué des travaux pour de nombreuses sociétés, notamment le groupe Bolloré ou encore l’Agence gabonaise de développement.

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    En moins de deux ans, il a fait preuve d’un savoir-faire et envisage atteindre un chiffre d’affaires de près de 20 millions de FCFA au cours de l’année 2018.

    Le Gabonais envisage désormais renforcer ses services. Il compte investir dans l’achat de matériels professionnels pour améliorer le fonctionnement d’Adis. Jusqu’en 2019, la société compte en effet décrocher des contrats dans le secteur des lignes électriques à haute tension ou dans le domaine pétrolier. Andy Boumah Yovo veut également dans quelques années démarrer ses activités dans les pays de la sous-région, notamment les deux Congo.

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