Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Qui sont-ils les Massai, ce peuple semi-nomade de l’Afrique de l’Est?

    Qui sont-ils les Massai, ce peuple semi-nomade de l’Afrique de l’Est?

    On pourrait dire qu’ils font d’une manière ou d’une autre l’histoire du Kenya. Connus comme un peuple guerrier les Massaï sont aussi des éleveurs semi-nomades. C’est en Afrique de l’Est, notamment au Kenya et en Tanzanie, que ce peuple fait découvrir à ses visiteurs sa culture. Rencontrer les Massai, apprendre de leur culture, s’informer sur leurs habitudes quotidiennes. Ce sont les raisons pour lesquelles le Kenya voit débarquer sur son territoire chaque année de nombreux touristes. Jusqu’à présent, cela a toujours été un atout pour l’économie du pays. Le secteur touristique représente plus de 10% du produit intérieur brut du Kenya.

    Si le pays a compté près de 3 millions de visiteurs en 2017, une bonne partie des touristes a été attirée par le peuple Massaï. Tant les médias occidentaux évoquent l’histoire de ce peuple du Kenya qui aime la couleur rouge. Il faut dire que le ministère du Tourisme a surtout créé un cadre pour faciliter l’arrivée de touristes sur le sol kényan. Une exonération de la redevance d’atterrissage pour les compagnies aériennes a par exemple été instaurée. Les compagnies reçoivent en plus 30 dollars par passager transporté.

    Peuple traditionnel

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    Installés dans la réserve de Massai Marai, les Massaï reçoivent de milliers de visites chaque année. Objet de curiosité pour plusieurs visiteurs, le peuple Massai a su conserver sa culture. Les Massaï sont un peuple de tradition et sont très tôt initiés à l’art du combat et aux secrets des plantes médicinales. Pour apprendre de leur culture, les touristes leur payent. Ces fonds les aident à payer parfois de quoi vivre. Ces semi-nomades vendent également du bétail pour payer du riz, du maïs et d’autres choses que les autres ethnies leur ont appris à manger. Cependant, les Massaï préfèrent vivre entre eux et aiment se retirer du monde moderne. La sécheresse et la création de réserves animalières dans le pays les ont souvent privés de leur terre.

    Estimé à près d’un million d’habitants au Kenyan, le peuple Massai est jugé accueillant par les touristes. Ces derniers s’installent parfois dans le village de leur hôte pour assister contre payement aux spectacles de chants et de danses. Les Massai peuvent également les aider à faire des safaris. D’autres touristes ne se rendent pas au Kenyan pour partager la vie du peuple guerrier. Au contraire, ils viennent prendre en photo les Massai. Ces images splendides sont après exposées à de grandes rencontres. Pour ce peuple dont la richesse principale est le bétail, le dérèglement climatique constitue depuis quelques années un risque.

    Menace

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    La nouvelle génération décide parfois de plus en plus d’abandonner le mode de vie traditionnel pour embrasser la modernité. De jeunes Massaï se sédentarisent et émigrent en Europe ou en Amérique pour des études. Malgré leur apport au tourisme et à l’économie, les Massai se sentent désormais menacés par les décisions des autorités. Ils craignent  d’être totalement dépossédés de leur terre. En Tanzanie où la menace est grandissante, les Massaï estiment être en danger et craignent pour la disparition de leur culture.

     

  • Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    La faculté de droit et les rêves d’une brillante carrière de juriste n’ont pas eu raison de la passion de Masha Akre pour le maquillage. Cette Ivoirienne a fini par se lancer dans le domaine de la beauté et de la cosmétique. À 28 ans, l’entrepreneure se définit comme une « businesswoman » et considère que la passion compte avant tout. Il faut d’abord aimer ce qu’on veut faire et travailler ensuite, explique-t-elle. « Adolescente, je lisais beaucoup de magazine mode beauté et j’ai tout de suite été attirée par ce milieu. Je me documentais beaucoup sur la question », explique-t-elle.

    Il y a six ans lorsqu’elle lance Glamourissime, un bar à maquillage dans la capitale ivoirienne, elle reçoit les encouragements d’une clientèle qui apprécie son initiative. « J’étais tellement sollicitée que je n’arrivais plus à jongler entre mon boulot et ma passion. Je ne m’y attendais pas forcément et j’ai dû faire un choix », se rappelle-t-elle. Pourtant quand elle se lançait elle n’avait aucune référence semblable à la vision qu’elle avait du maquillage. « Ç’a été pour moi un défi personnel et ça l’est toujours d’ailleurs de faire en sorte que ce métier soit valorisé et reconnu », confie-t-elle.

    Make-up artist

    « J’ai toujours voulu avoir mon propre business à part mon boulot, je me suis dit que j’allais créer mon concept de maquilleuse professionnelle sur rendez-vous ». Masha Akre mise sur ses acquis et se fixe un objectif à atteindre. Innover et offrir de meilleurs services à ses clients. L’entrepreneure crée alors en 2016 Afrodict, une plateforme censée « révolutionner le milieu de la beauté en Côte d’Ivoire ». Cette plateforme de réservation de prestations de beauté en ligne (maquillage, coiffure, onglerie, soins…) regroupe les meilleurs professionnels dans leur domaine d’activités aux meilleurs tarifs. Afrodict permet à des clientes de faire des réservations.

    Après son lancement, la plateforme reçoit ensuite un soutien de taille. Afrodict remporte l’édition 2016 du concours Most Innovation Sunustartup (MISS) et intègre French Tech Abidjan, un incubateur ivoirien. La qualité des prestations dont bénéficient les clientes les pousse souvent à recommander la plateforme à d’autres. À ce jour, Afrodict compte plus de 100 professionnels de beauté. Plus de 1500 clientes utilisent également la plateforme. Presque un an après le début de ses activités, la startup est en réussite. « Les clients ont des professionnels à proximité pour un service rapide. Les beauty-artist peuvent se déplacer et vous servir jusqu’à 21 heures. La cliente peut noter le professionnel de beauté après sa prestation. Nous faisons des promotions régulièrement », justifie Masha Akre.

    Consultante

    Fin 2017, Afrodict manque de peu de remporter le concours Land of African Business & African Rethink Awards dans la catégorie « meilleure start-up féminine ». La startup ivoirienne termine deuxième mais suscite admiration. Il faut rappeler qu’Afrodict a déjà été finaliste du concours Y’ellow Start-up de MTN et du « Prix BJKD » en Côte d’Ivoire. Désormais, Masha Akre envisage améliorer sa plateforme pour la rendre plus ergonomique.

    Elle prévoit lancer une nouvelle version qui va faciliter les réservations pour la clientèle. Une application mobile d’Afrodict devrait également être conçue. Avec son statut d’entrepreneure, cette make-up artist est également devenu une consultante pour des marques de cosmétiques. Masha Akre offre ses services à des marques comme Niwel ou Guerlain. Elle a également piloté des projets pour d’autres marques.

  • Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Le franc-parler du président Nana Akufo-Addo, sa maîtrise des sujets politiques sur le continent, ses décisions au bénéfice de l’émancipation et de la maturité africaine et son esprit d’« Africafirst »… Autant de principes singuliers dont fait montre le leader ghanéen dans son discours à la cérémonie d’ouverture du 5e Forum économique germano-africaine, tenue en fin février à Dortmund, en Allemagne, dans lequel il trace les clés pour une l’émergence du contiennent africain.

    À Dortmund, loin de chez lui, Nana Akufo-Addo ne s’est pas contenté d’avaler les opinions à l’évidence capitalistes des participants à ce grand évènement qu’est le 5e Forum économique germano-africaine. Loin de là, et comme l’homme a d’ailleurs pris la bonne habitude de le faire, il a répandu aux yeux du parterre de leaders économiques et politiques européens présents, ce qu’il convient désormais d’appeler les clés de l’émergence africaine.

    Décrivant l’Afrique comme « un continent riche, sinon [potentiellement] le plus riche » et qui « n’a pas le droit d’être pauvre », le Ghanéen pense que le continent noir doit construire des économies industrialisées à valeur ajoutée avec une agriculture modernisée qui profite pleinement de la révolution numérique, si elle veut créer la richesse et prospérité pour ses peuples. Mais pour qu’à cela ne tienne, Akufo-Addo retient 3 grandes priorités.

    Changer les structures des économies sur le continent

    La dépendance de l’économie de nombre de pays africains de l’exportation des matières premières est un premier frein à l’émergence du continent, a diagnostiqué Akufo-Addo dans son discours.

    Pour cela, l’homme pense que la première priorité des pays doit consister à changer les structures des économies, « qui dépendent largement de la prpolitiqueoduction et de l’exportation des matières premières ». C’est ce qui « alimente notre dépendance à l’aide étrangère et nous soumet à la de l’Occident » a ajouté le chef de l’État, qui a récemment annoncé d’ailleurs vouloir rompre avec les aides du Fonds monétaire international et de financer son budget grâce à ses propres recettes.

    Aussi, a-t-il alerté ses collègues africains, les effets de l’immigration de masse qui engendrent d’autres problèmes en perte de vies humaines et de trafics d’êtres humains devraient servir d’avertissement aux gouvernements du continent afin d’agir « tôt ».

    Notamment, en transformant les économies stagnantes et sans emploi, pour « construire des sociétés bourgeoises solides et sortir la population de la misère. » Et de faire savoir que « nous ne pouvons le faire que si nous participons au marché mondial sur la base, non des exportations de matières premières, mais de ce que nous faisons ».

     Accroître la coopération et non l’aide 

    La deuxième priorité du continent, selon Akufo-Addo, devrait être d’accroître la coopération en matière de commerce et d’investissement, et non l’aide. Ainsi, l’Afrique devra gagner l’un des moyens de développer des relations économiques saines avec ses partenaires.

    « Avec une population africaine qui atteindra environ 2 milliards de personnes dans 20 ans, il y a d’immenses possibilités d’apporter la prospérité en Afrique (…) avec le travail acharné, l’esprit d’entreprise et la créativité », a-t-il fait savoir.

    Pour celui qui proclame à qui veut l’entendre que ce siècle peut être celui de l’Afrique, il est important pour le continent africain de générer des investissements dans l’agro-industrie, les secteurs de l’énergie et le développement des infrastructures, avec une ambition de produire des résultats positifs pour les secteurs privés, notamment les petites et moyennes entreprises (PME).

     Renforcer les institutions clés de l’État 

    Dans son discours, le Président Akufo-Addo a appelé à la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique pour assurer la promotion de politiques et de processus décisionnels transparents et inclusifs aux niveaux local, national, régional, continental et mondial.

    En effet, pour celui-ci, pour une Afrique qui réponde aux aspirations des peuples africains et ouvre des opportunités aux populations, en particulier les jeunes, les dirigeants africains doivent prioriser les arrangements budgétaires pour garantir que des fonds soient disponibles pour renforcer les institutions clés des États, telles que la législature, la magistrature et les institutions fiscales.

    Celui-ci a rappelé l’importance de la promotion et du développement d’une culture de gouvernance responsable, exempte de corruption, par laquelle les institutions peuvent se considérer comme des entités publiques indépendantes « servant l’intérêt public plus large, et non les commodités temporaires des gouvernements du moment ».

    Et de finalement lancer à ses pairs, « nous avons la responsabilité de rendre nos pays attrayants pour nos jeunes. Ils devraient avoir l’impression d’avoir un avenir qui en vaut la peine, s’ils restent et aident à construire leur nation », a conclu Akufo-Addo.

     

  • De Mogadishu à Paris, Haweya vante la Tech africaine en Europe

    De Mogadishu à Paris, Haweya vante la Tech africaine en Europe

    Elle est passionnée de technologie. Mais avant tout, Haweya Mohamed est une Africaine qui aime son continent. La quarantaine, cette Somalienne a toujours résisté face eux discours discriminatoires. « Il paraît que je cumule toutes les tares : je suis une femme, je suis maman, je suis noire, musulmane, et je suis dans le business. Mais je n’y ai jamais vu un handicap… J’avance ! », explique-t-elle.

    Haweya Mohamed a surtout travaillé dans les domaines de la communication. La Somalienne a notamment fait ses armes à Paris dans le service communication de RTL. C’est alors qu’elle a eu l’idée de se lancer dans son propre projet. Objectif, créer une organisation dans le domaine de la technologie. « J’ai toujours eu dans l’idée de développer une structure autour d’une histoire proche de moi. J’étais aussi consciente que le continent n’était pas raconté comme il devait l’être », confie-t-elle.

    Raconter l’Afrique autrement

    Depuis, Haweya Mohamed est en train de diriger Afrobytes. Ce hub digital qu’elle a cofondé en 2015 avec Ammin Youssouf un collaborateur est à ce jour, le premier dédié à la Tech africaine en Europe. Haweya Mohamed organise ainsi en Europe des rencontres Afrobytes qui voient la participation de plusieurs passionnés de technologie. Les deux premières rencontres ont eu lieu à Paris en 2016 et en 2017. Pour l’organisatrice, il s’agit de faire de cet événement un rendez-vous « d’innovation technologique entre l’Afrique et le reste du monde ». Il nous faut « raconter l’Afrique autrement, et surtout qu’elle soit racontée par des Africains », précise-t-elle.

    Pour cette année 2018, les rencontres Afrobytes ont été organisées en janvier à New York et à San Francisco. En février l’événement s’est même tenu à Hong Kong. Haweya Mohamed prévoit réunir d’autres acteurs en juin à Nairobi et à Paris. Cette entrepreneure a déjà visité plusieurs pays du continent africain. Elle reconnaît l’existence de nombreux talents en Afrique.

    Haweya Mohamed estime surtout qu’il est important de mettre en lumière les initiatives privées de jeunes entrepreneurs africains. La responsable d’Afrobytes insiste sur le soutien et les financements qui peuvent permettre aux entreprises naissantes de se développer. En parallèle, l’entrepreneure est persuadée que le numérique jouera sa partition dans le développement du continent.

  • Ncumisa Jilata [30 ans], elle est la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

    Ncumisa Jilata [30 ans], elle est la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

    Elle a 30 ans et est à ce jour la plus jeune neurochirurgienne du continent. Cette Sud-Africaine a été formée à Durban. Ncumisa Jilata a étudié entre 2009 et 2017 à l’université Walter Sisulu de Mthatha. L’année passée lorsqu’elle a obtenu sa bourse pour le Conseil des neurochirurgiens d’Afrique du Sud, Ncumisa Jilata a intégré le cercle très fermé des cinq femmes neurochirurgiens dans son pays.

    Mais aussi, la Sud-africaine fait partie depuis un an des 150 femmes médecins et résidents médicales travaillant dans le domaine de la neurochirurgie à travers l’Afrique, selon le dernier sondage de la Fédération mondiale des sociétés de neurologie.

    C’est au lycée qu’elle nourrit le rêve de faire de la médecine. « J’étais déjà au lycée quand j’ai décidé que je voulais devenir médecin, mais à l’époque je ne faisais pas de biologie, donc quand je suis arrivé au matriçage, j’ai dû faire trois années de biologie en une année, en plus des matières que j’avais déjà sélectionnées à partir de la 10e année », affirme-t-elle.

    Source d’inspiration

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    Celle qui explique avoir tout donné pour réussir confie : « Pendant cette période, j’ai découvert le concept d’un neurone, ce qui est incroyable. Le fait que la société dans son ensemble était influencée et contrôlée uniquement par l’existence de cette structure m’a intrigué. C’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais devenir neurochirurgien ».

    Depuis qu’elle a obtenu son diplôme de neurochirurgien, elle est devenue un exemple d’esprit brillant, mais aussi très populaire auprès de la jeunesse de son pays. Ncumisa Jilata comprend l’aura qu’elle dégage et ce qu’elle symbolise. C’est pourquoi cette experte de la chirurgie s’emploie à inciter d’autres jeunes et surtout des filles à lui emboîter le pas.

    Son désir est de voir son pays et d’autres États africains former suffisamment de neurochirurgiens qui manquent sur le continent. « Je veux donner du courage aux jeunes, les aider à franchir des barrières et les inviter à s’intéresser à la médecine. J’ai eu la chance d’avoir le Dr Coceka Mfundisi, une neurochirurgienne comme mentor. Elle m’a aidée à devenir ce que je suis », confie-t-elle.

  • Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Si à Kampala, capitale ougandaise, elle est connue comme l’une des tech-entrepreneures les plus brillantes, la réputation d’Evelyn Namara ne se limite pas là. Quand elle n’innove pas en technologie, elle aide les femmes à démarrer une entreprise prospère  dans son pays.

    Grandir parmi 3 frères ne l’a pas empêchée de développer un amour pour un domaine dans lequel les femmes sont en réalité rares.

    Titulaire d’un diplôme en informatique à l’Université Makerere et d’un autre en technologie de l’information à l’Institut ougandais des technologies de l’information et de la communication, Evelyn Namara n’a pas choisi sa passion par défaut. Elle œuvre à mettre la technologie au service du développement, l’éducation et l’innovation sociale. Et ce, sans bien entendu perdre de vue une des causes qui lui tiennent à cœur : « utiliser la technologie pour autonomiser les femmes. »

    Au début de sa carrière, Evelyn n’était qu’ingénieure d’assistance technique dans une petite entreprise informatique ougandaise.

    Aujourd’hui, elle est la fondatrice de Vouch Digital, un programme récompensé par un World Summit Award 2017 pour avoir conçu et mis en œuvre des solutions technologiques pour des besoins de développement local. Depuis sa création, sa structure travaille sur différentes interventions technologiques pour les organisations et les entreprises qui servent principalement les personnes mal desservies.

    Des produits comme le système de coupons électroniques qui utilisent des téléphones mobiles à fonctions simples, et le système de données de service complémentaire non structuré (USSD) pour aider les petits agriculteurs à racheter les cultures de semences, reviennent à Vouch Digital.

    Vouch Digital, l’entreprise technologique utilise les données et les paiements numériques pour améliorer les programmes basés sur l’argent en Ouganda et au-delà. Son produit phare, le système M-Voucher, est en train de changer la façon dont les agences de développement et les gouvernements distribuent des biens et des articles aux bénéficiaires. Le produit  est d’ailleurs finaliste du prix Cartier Women’s Initiative Awards 2018 pour l’Afrique subsaharienne.

    Les femmes au cœur des actions

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    L’engagement d’Evelyn Namara pour une plus grande implication des femmes dans les métiers scientifiques et technologiques ne date pas d’aujourd’hui.

    En 2006, elle faisait partie du noyau de LinuxChix Africa, en tant que membre du conseil représentant l’Afrique de l’Est. LinuxChix Africa (aujourd’hui disparut) était un réseau de femmes en informatique en Afrique qui organisait des formations et des programmes pour permettre aux jeunes filles de suivre des cours de sciences à l’école.

    En 2010 également, la jeune Ougandaise s’était jointe à l’équipe d’instructeurs d’AfNOGChix (Groupe des opérateurs de réseaux en Afrique), un forum qui cherche à augmenter la participation des femmes dans les TIC en leur fournissant un environnement de formation spéciale.

    C’est d’ailleurs cette passion pour travailler avec des femmes et des filles qui a milité en sa faveur quand elle a été admise en tant que coordinatrice de programme chez Solar Sister, une entreprise sociale qui donne aux femmes des opportunités économiques. Là, elle a enseigné aux femmes la technologie de l’énergie solaire, les aides à créer des entreprises et à les entretenir.

    Pendant qu’elle était à Solar Sister, elle a augmenté le réseau de femmes de 10 à 400. Le groupe a été reconnu par le Clinton Global Initiative et le Women in the World Summit comme une entreprise sociale innovante. Son travail a également permis à Solar Sister d’être choisie comme l’une des 40 premières organisations qui autonomisent les femmes via la technologie d’utilisation.

    Toutefois, l’Ougandaise n’a pas été utile que sur le continent africain. En Inde par exemple, elle a contribué à l’exécution efficace d’initiatives d’apprentissage mixte pour le Wings Learning Centre et a étudié les meilleures pratiques mondiales pouvant être utilisées pour améliorer l’apprentissage en classe. Mais pas que. Elle a de même participé à plusieurs fora sur la gouvernance de l’internet en Afrique, en Europe et en Amérique Latine.

    Avec près de 30.000 suiveurs sur Twitter, cette passionnée du yoga, le marathon ou encore les randonnées entre amies, partage autant qu’elle le peut, des conseils et connaissances ‘’Tech’’, précisément depuis 2015 où elle s’est activement consacrée à la gouvernance de l’Internet.

    En octobre 2012, Evelyn a reçu le prestigieux prix ‘Anita Borg’ qui célèbre 3 femmes de l’extérieur des États-Unis d’Amérique qui ont utilisé distinctement la technologie pour changer leur environnement. Elle devenait la première ougandaise à remporter ce prix.

  • Thokozile Muwamba [25 ans], première pilote de chasse de la Zambie 

    Thokozile Muwamba [25 ans], première pilote de chasse de la Zambie 

    En 2017, à peine la Zambie a-t-elle fini de célébrer Besa Mumba, âgée de 19 ans qui était devenue la plus jeune pilote commerciale du pays, qu’elle a connu le sous-lieutenant de 24 ans, Thokozile Muwamba, qui devenait la première femme pilote de chasse zambienne.

    Le Lt Muwamba a finalement inspiré beaucoup d’autres femmes en reconnaissant qu’elle fait partie d’une sélection minutieuse de femmes en lice pour un travail que l’on croyait être un monopole masculin.

    Née en 1992 au sein d’une famille de six enfants, Muwamba a fait ses études secondaires au David Kaunda Technical High dans son pays. Elle a arrêté ses études de premier cycle en mathématiques et en sciences à la Copperbelt University (CBU), qui n’a duré qu’une année universitaire en 2011 pour poursuivre sa carrière de rêve.

    En tant qu’étudiante en mathématiques et en sciences, elle faisait déjà tous ses efforts et assimilait beaucoup dans sa seule année d’étude avant que la vie ne prenne un tournant dramatique. En réalité, il faut préciser que son séjour à l’université était une alternative qu’elle trouvait, car elle n’avait pas les moyens financiers de poursuivre sa profession de rêve.

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    Lorsqu’elle a appris que la ZAF (Zambian Air Force) recrutait, elle a posé sa candidature et figurait parmi les élèves-officiers sélectionnés en 2012. Sa première rencontre lors des entrevues de recrutement l’a encouragée encore plus.

    Elle se souvient qu’on lui avait demandé si elle savait ce qu’il fallait pour être pilote de chasse. «J’ai dit à l’interviewer que tout ce que je voulais être était une pilote de chasse et piloter un avion de combat un jour», raconte-t-elle.

    Après l’entretien de recrutement, elle a attendu sa confirmation et a ensuite été sélectionnée pour finalement rejoindre ZAF. Elle a suivi une formation militaire normale de l’armée et a continué à s’entraîner en vol pour actualiser son fantasme d’enfance.

    Depuis, les jours du Lt Muwamba en tant que pilote sont typiques. Ses matinées commencent par quelques exercices pour, dit-elle, « éveiller le cerveau », puis les examens médicaux avant le vol. Par la suite, elle doit participer à une séance d’information pour le pilote qui décrit le profil de son vol de la journée. Muwamba se rend ensuite au débriefing pour voir comment l’exercice de vol a été effectué afin de respecter les normes de sécurité.

    Fierté féminine

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    Le Brigadier général Dan Chilufya Kapungwe, commandant de la base de ZAF (l’armée zambienne) à Mumbwa, a déclaré que les accomplissements du Lt Muwamba en tant que première pilote de chasse dans le pays indiquent que les femmes progressent. « Nous voulons voir plus de femmes dans le pays devenir des pilotes de chasse à l’avenir », a-t-il ajouté.

    Pour atteindre ses objectifs, le Lt Muwamba a travaillé dur et a prouvé que les femmes peuvent avoir autant de chance que les hommes, grâce au travail acharné, et à la détermination à atteindre la grandeur. « Les hommes ne sont pas une compétition, mais des homologues avec lesquels on devrait travailler. Les femmes devraient commencer à réaliser leurs capacités. Grâce à cette compréhension, je suis prête à entreprendre cette tâche devant moi », a-t-elle déclaré.

    En Zambie, la réussite de Muwamba est gagée de l’émergence et du leadership de la gent féminine.

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  • Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Au Malawi, depuis la création de mHub, le premier incubateur technologique pour les startups, Rachel Sibande, 31 ans, est devenue une figure incontournable dans le monde émergent du tech-entrepreneuriat et précisément du codage. Fondatrice de  l’incubateur mHub qui accueille les tech-startup avec un accent particulier sur la formation, le développement des compétences et le mentorat, Rachel Sibande  est connue comme informaticienne et l’un des 14 entrepreneurs honorés l’année dernière par le Président égyptien Abdel Fattah Elsisi.

    Quand elle fondait cet incubateur en novembre 2013 en tant que premier centre d’incubation technologique, elle s’était fixé nombre d’objectifs aujourd’hui comblés : encourager les jeunes passionnés de technologie à acquérir des compétences techniques et à entreprendre.

    Le centre fournit un espace créatif et des opportunités pour les innovateurs jeunes afin d’interagir avec les ténors de l’industrie.

    Du codage à revendre

    Aujourd’hui, son unité de développement de logiciels permet aux jeunes malawites de promouvoir le développement de la technologie locale tout en créant  une communauté dynamique d’entrepreneurs passionnés et motivés aptes à apporter des solutions aux défis auxquels le Malawi et l’Afrique sont confrontés.

    Sibande a également créé un club de codage pour les enfants pour enseigner aux jeunes comment développer des jeux, des animations et des applications de technologie mobile. Aujourd’hui, c’est près de 8.000 jeunes qui sont déjà formés dans ce club.

    Décrite comme une « jeune visionnaire » pour sa contribution remarquable à la technologie lors de la cérémonie de clôture  du Forum Mondial de la Jeunesse en Egypte, Sibande a une grande considération auprès des enfants malawites. De son club notamment, est sorti le jeune codeur Malawite Panashe, âgé de 10 ans quand il a développé une application mobile qui permet aux enfants de saisir du texte, puis de le convertir en voix afin que ses camarades aient toujours quelqu’un à qui parler.

    Cette innovation ayant séduit Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, celui-ci avait posté sur sa page Facebook, une photo de lui avec Panashe sous-titrée « cette femme a commencé à coder plus tôt que moi ».

    De même, en juillet 2017, deux jeunes filles du club de Sibande avaient été sélectionnées pour participer au First Global Robotics Competition à Washington DC, un événement international de robotique qui rassemble des étudiants de près de 160 pays à travers le monde.

    En 2016, la boursière de la Young African Leaders Initiative (YALI) du président Obama est devenue l’ambassadrice du Malawi auprès du Next Einstein Forum Initiative (NEF), qui promeut la science, l’ingénierie, la technologie et les mathématiques (STEAM) en Afrique. Elle a également été la première Malawienne autorisée à accueillir TEDxLilongwe après avoir donné une conférence TED sur l’utilisation de la technologie pour le développement agricole en 2016.

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  • Zambie: la première urologue est une femme! Mumba Chalwe-Kaja

    Zambie: la première urologue est une femme! Mumba Chalwe-Kaja

    Aux jeunes filles qui s’intéressent à la médecine et autres domaine scientifiques, longtemps restés un apanage masculin et qui, à dessein prennent la Zambienne Mumba Chalwe-Kaja comme modèle, cette dernière a souvent une phrase qu’elle confie : « le fer aiguise le fer ». Mais qui est Mumba Chalwe-Kaja, la première urologue zambienne ?

    Pourtant issue d’une famille conservatrice, avec un cadre culturel strict aux rôles de genre clairement définis, cette jeune zambienne est aujourd’hui celle qui au mieux, brise les stéréotypes dans le domaine médical dans son pays.

    Mumba Chalwe-Kaja est médecin, défenseure des causes sanitaires et cofondatrice de Stiletto Ink, une organisation locale axée sur le bien-être sexuel. Elle a récemment terminé sa spécialisation dans la sous-spécialité chirurgicale de l’urologie, devenant ainsi la première et la seule femme dans ce domaine en Zambie.

    En réalité, son histoire avec la médecine ne date pas d’aujourd’hui. « La médecine a toujours été un rêve d’enfance. En plus, l’urologie était un choix de carrière basé sur de nombreux facteurs. J’adore les défis et le champ opératoire l’offre. L’urologie en tant que spécialité est dynamique et le fait que la Zambie n’ait pas de représentants féminins a été comme un stimulant pour moi ».

    À ces raisons, s’ajoute pour la jeune femme le désir de défier les stéréotypes et d’avoir un impact positif sur la vie des populations. Mais dans ce choix, le mari de la Zambienne en est également pour quelque chose. Jeune médecin lui aussi, c’est celui-ci qui aurait conseillé l’urologie à Mumba, comme le raconte elle-même.

    En effet, après son premier diplôme de médecine en Russie, Chalwe s’est ensuite spécialisée en Zambie où elle a étudié l’urologie. Elle aime d’ailleurs souligner que sa formation de spécialité est 100% zambienne.

    Désormais, elle traite une gamme de conditions médicales, y compris la dysfonction sexuelle, l’infertilité masculine et féminine, la prostatite et l’hypertrophie de la prostate.

    En septembre de l’année dernière, en insigne à son leadership,  Chalwe a été nommée dans la catégorie Impact social pour les Prix de l’avenir de la femme organisés par la Global First Ladies Alliance, un prix qui récompense les dirigeantes africaines émergentes.  Ce prix est ouvert aux femmes africaines de tout âge qui travaillent dans le domaine de la technologie, de l’impact social ou de l’entrepreneuriat créatif et qui font un travail percutant en Afrique, principalement basé sur le continent. De même,  elle a été aussi nominée pour le Prix des Femmes africaines phénoménales (PAW) de 2018.

    Actuelle représentante de la section zambienne des Femmes en Chirurgie en Afrique (WiSA), Chalwe a, depuis qu’elle est devenue la première femme en urologie en Zambie, inspiré quatre autres femmes qui se sont jointes à son département.

     

  • Cameroun: que coûte la présidence à vie de Paul Biya? [Grand Angle]

    Cameroun: que coûte la présidence à vie de Paul Biya? [Grand Angle]

    Au Cameroun, la présidence à priori ad vitam du leader Paul Biya n’est pas sans conséquence sur l’économie du pays. C’est en tout cas ce que révèle OCCRP, une organisation camerounaise de journalisme d’investigation.  Secret de polichinelle au Cameroun: entre Paul Biya et les voyages internationaux, avec des destinations privilégiées sur la Suisse, existe une histoire d’amour et de longue date.

    En octobre 2016, quand un train surchargé a déraillé dans la petite ville d’Eseka, tuant plus de 75 personnes, Biya effectuait une « brève visite privée en Europe », comme son bureau le rappelle. Le président n’est revenu de Suisse que deux jours après la catastrophe, exprimant enfin ses condoléances sur le tarmac de l’aéroport.  De même, un an plus tard, Biya était en déplacement pour une autre visite « privée » en Suisse lorsque des manifestations ont éclaté dans l’ouest du Cameroun au sujet de la marginalisation de la population minoritaire anglophone. Il n’est pas revenu que trois semaines plus tard. Pendant son absence, ses forces de sécurité ont violemment réprimé les manifestants, déclenchant ce qui est devenu depuis une sorte de guérilla.

    Que révèle l’enquête ?

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    Après avoir passé en revue 35 ans de rapports dans les journaux d’État, l’OCCRP fait une « estimation prudente » selon laquelle, Paul Biya a passé plus de 15 % de son temps depuis qu’il est devenu président en 1982 à l’étranger, soit au moins 4,5 ans au total pour des ses « courtes visites privées », et une année supplémentaire pour des visites officielles.

    Le rapport révèle également que le pic de ces temps à l’extérieur a été atteint entre 2006 et 2009 où Biya a passé un tiers de la période à l’étranger. Ce nombre pourrait être beaucoup plus élevé puisque les archives du Cameroon Tribune ont des « lacunes qui s’étendent sur plusieurs années », indique le rapport. Il est apparemment inconnu de ce qu’il fait lors de ces voyages, avec des rumeurs allant des voyages de shopping aux visites à l’hôpital.

    La grande majorité des voyages se font à Genève, à l’hôtel cinq étoiles Intercontinental, qui offre une piscine et une vue magnifique sur le lac Léman et le Mont-Blanc. Il est souvent accompagné de son épouse Chantal, réputée pour ses coiffures défiant la gravité, tout comme un entourage pouvant compter jusqu’à 50 personnes, dont des ministres, des gardes du corps, des majordomes et divers autres membres du personnel.

    L’un des plus proches confidents de Biya, Joseph Fouda, officier militaire et conseiller spécial, l’a accompagné au moins 86 fois, soit plus de trois ans de voyage depuis 1993. Biya préfère une chambre au dernier étage de l’Intercontinental. Un autre confident proche, Martin Belinga Eboutou, 78 ans, a passé près de trois ans à voyager avec le président à partir de 1987, lorsqu’il était ambassadeur du Cameroun au Maroc.

    22 millions de FCFA par jour

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    Le Cameroun est un pays à faible revenu : un quart de ses 23 millions de citoyens gagnent moins de 2 dollars par jour. Certains font partie des plus de 3 000 migrants qui se sont noyés en Méditerranée en 2017.
    De l’autre côté, L’OCCRP a révélé que les frais d’hôtel et les coûts des avions s’élèveraient à environ 182 millions de dollars pour tous ces voyages. Et ce, alors que le Chef de l’Etat gagne en moyenne 1 400 dollars par an, selon la Banque mondiale.

    Selon les calculs conservateurs des journalistes, la facture totale d’hôtel de Biya et ses collègues pour un séjour à Intercontinental, s’élève à environ 40 000 $ par jour. À ce rythme, le coût de tous les voyages privés du président (1 645 jours au total) s’élèverait à environ 65 millions de dollars depuis son arrivée au pouvoir, sans compter la nourriture, les divertissements et la location d’un avion privé.

    Concernant ce dernier aspect, le rapport révèle que le président a tenté d’acheter un tout nouveau jet privé en 2004, mais son personnel aurait coupé court à l’affaire en achetant un avion défectueux recouvert d’une nouvelle couche de peinture qui s’est presque écrasé lors de son premier vol. Depuis lors, Paul Biya a affrété au moins plusieurs avions privés, y compris un jet de luxe anciennement détenu par le gouvernement du Kazakhstan.

    Jusqu’alors, on ne sait pas exactement combien des frais totaux de voyage du président proviennent de la partie du budget national alloué à son bureau, qui s’élevait à 104 millions de dollars en 2018.
    Selon le Fonds monétaire international, plus de 300 millions de dollars des recettes de la compagnie pétrolière nationale du Cameroun en 2017 n’ont pas été comptabilisés. Le président a un contrôle sur la société, dont les ventes de pétrole, selon un câble diplomatique américain divulgué par WikiLeaks, ont historiquement été utilisées comme caisse noire.

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    Toutefois, les Camerounais paient d’autres façons les escapades du président à l’étranger. Chaque fois que le cortège Biya revient à Yaoundé, une douzaine de voitures luisantes, dont une ambulance, se faufilent dans les rues. Pour assurer un bon déroulement du trafic, la circulation est bloquée sur les routes principales, parfois toute la journée. Les tireurs d’élite sont positionnés au sommet des bâtiments. Des soldats taciturnes en tenue de camouflage vert se tiennent à chaque coin avec des fusils d’assaut en bandoulière sur leurs gilets pare-balles. Les voitures, les motos et les piétons sont interdits de traversée. Les taxis jaunes de la ville doivent passer la journée en stationnement, sans revenus, révèle le rapport.

    Si au Cameroun on ne sait toujours pas si Biya sera candidat à la prochaine élection, il faudra encore attendre encore pour savoir combien de temps l’économie camerounaise devra supporter les « voyages privés » du « clan » Biya.