Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Zimbabwe: bilan des 100 jours de l’après-Mugabe [Grand Angle]

    Zimbabwe: bilan des 100 jours de l’après-Mugabe [Grand Angle]

    Porté par un peuple lassé d’un patriarche  nonagénaire qui a du mal à rester éveiller pendant une conférence de plus de 2 heures, et soutenu par Amai Auxilia Mnangagwa, une Première Dame bien informée et énergique, c’est avec un air serein que l’actuel chef d’État zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, s’est livré volontairement à un exercice assez rare sur le continent africain, et pourtant démocratique : le bilan de ses 100 premiers jours.

    Rêver néanmoins d’une émergence du Zimbabwe en 100 jours est utopique, mais s’attendre à des signaux progressistes et des amorces de changements n’est pas de trop. Sur ce coup, Emmerson Mnangagwa semble séduire et se dit confiant, même si sa population ne se montre pas encore rassurée de la nouvelle gouvernance. Il a d’ailleurs, dans un mini vidéo publié sur sa page Facebook, plaidé pour un « réalisme » dans son bilan.

    En effet, beaucoup s’attendaient à le pourfendre à l’aune des fébrilités de gouvernance de son prédécesseur et mentor Roger Mugabé. Mais aussi impressionnant (mais prévisible) que cela puisse paraitre, l’homme s’en sort avec un résultat au demeurant passable, avec une perspective positive pour cet État.

    Dans son auto-évaluation, le président affirme que les 100 premiers jours avaient été une « période d’action » dans la réalisation des objectifs fixés.

    Emmerson et l’après-Mugabe

    À la chute de Mugabe, qui coïncidé avec une fin d’année, le Zimbabwe a adopté un budget audacieux qui a permis, selon certains observateurs, de réduire la loi sur l’indigénisation pour ouvrir l’économie à l’investissement.

    Si à moins de 3 mois de l’adoption de ce budget, il est risqué de le juger, l’actuel gouvernement reste optimiste. Le chef de l’État voit déjà lui, des signes positifs pour redresser une économie si s’effondrait lentement cette dernière décennie sous le regard impavide de Mugabe.

    Mais ce n’est pas la seule entreprise sur laquelle compte le gouvernement zimbabwéen pour redresser son économie. En décembre dernier, Mnangagwa avait accordé une amnistie de trois mois à tous ceux qui sont accusés de corruption pour renvoyer les fonds détournés. Selon les chiffres communiqués par le nouveau président, au moins 250 millions de dollars sur 1,3 milliard de fonds externalisés ont été rapatriés depuis le début de cette mesure.

    Contrairement à Mugabe, Mnangagwa ne s’est pas donné de garde-fou dans sa diplomatie. Le président zimbabwéen s’est engagé avec toute puissante capable d’aider son pays à travers le monde, ce qui constitue un énorme changement par rapport à la politique d’exclusion de Mugabe, qui consiste à faire dos aux puissances européennes et de dépendre de la Chine sans moindre réciprocité du géant économique asiatique.

    Jusqu’ici, le pays a obtenu des engagements d’investissement de 3 milliards de dollars de la part de certaines des plus grandes entreprises du monde.

    Sur le plan sanitaire, le gouvernement zimbabwéen a ordonné à tous les établissements de santé publique d’éliminer les frais de traitement pour les groupes vulnérables, y compris les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes âgées de plus de 65 ans.

    Branle-bas

    Mnangagwa, cependant, a reconnu les frustrations de nombreux Zimbabwéens à la lenteur des progrès au cours de la période. Ces frustrations proviennent principalement de l’incapacité du gouvernement à faire face au manque de liquidités au cours des 100 premiers jours, réduisant ainsi les espoirs que les citoyens du pays avaient dans la nouvelle administration quand elle a été instaurée.

    Et ce, même si le gouvernement avait également facilité une plus grande utilisation de l’argent mobile pour lutter contre la crise de la trésorerie et réduire les droits d’accise sur l’essence. Une initiative qui a entraîné la réduction des prix du carburant.

    Sans négliger le ton revanchard, le leader du MDC-T et le principal adversaire probable de Mnangagwa à l’élection présidentielle, Nelson Chamisa, a déclaré que les 100 jours du président ont été marqués par une sous-performance et un échec à répondre aux attentes de la population.

    Selon celui-ci, la nouvelle administration n’a pas réussi à articuler les repères des 100 premiers jours. « Il y a eu une énorme déception dans la conduite de l’administration parce que dans le domaine économique, en particulier sur les files d’attente de trésoreries, les problèmes sont toujours là, les pénuries de liquidités sont encore abondantes. Les réformes économiques qui ont été indiquées ne se sont pas déroulées dans leur intégralité, en particulier dans le contexte d’ouverture du Zimbabwe » ajoute celui-ci.

    Mnangagwa est également tancé d’avoir négligé de traiter des questions à portée de main telle que l’alignement des lois et le passage du radiodiffuseur d’État du porte-parole du Zanu PF à celui qui représente les opinions d’autres acteurs tels que les partis d’opposition et la société civile.

    Le combat de Mnangagwa contre la corruption a été largement considéré comme partisan, car il ne vise que ceux qui faisaient partie de la faction qui avait fusionné autour de l’ancienne première dame, Grace Mugabe, connue sous le nom de G40.

    En attendant l’élection présidentielle de septembre prochain comme promis, Mnangagwa a encore une mission : séduire une population désillusionnée de toute notion de condescendance et de lèse-majesté.

     

  • Vacances au Sénégal: top 5 des adresses incontournables

    Vacances au Sénégal: top 5 des adresses incontournables

    Dans la sous-région ouest-africaine, le Sénégal suscite toujours attraction. Fréquenté par différentes nationalités, le pays est aussi l’une des destinations préférées des touristes étrangers qui viennent pour la plupart d’Europe. Sur le Sénégal, beaucoup louent les richesses naturelles du pays. Il faut dire que les réalités culturelles du pays sont d’autant plus attractives que le sont ses plages accueillantes. Afrotribune vous présente en cinq points ce qu’on peut visiter au Sénégal.

    Dakar

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    La capitale sénégalaise symbolise la diversité du pays. C’est un centre urbain où se côtoient des personnes de différentes couches sociales. Dakar dispose d’une plage régulièrement fréquemment. C’est dans la capitale sénégalaise que vous pourrez également visiter le point le plus occidental de l’Afrique. Ce point est situé au bout du Cap Vert et est dénommé la pointe des Almadies. À Dakar, les touristes ne manquent pas de faire un tour dans les marchés.

    Les richesses culturelles, des artistes que l’on rencontre dans des endroits stratégiques de la capitale, les fresques africaines bien représentées sont des caractéristiques particulières de Dakar. La capitale abrite d’autres endroits et places qui sont souvent visités.

    Le lac rose

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    Tous ceux qui ont une fois visité le pays ne cachent pas leur satisfaction d’avoir été sur l’un des sites les plus connus du pays. Le lac rose du Sénégal a en effet une forte concentration en sel. L’endroit accueille des gens qui viennent ramasser du sel. Mais également des courses de chevaux et des oiseaux de différentes espèces qui viennent s’y poser. Le lac rose doit son nom à la couleur rose vif de ses eaux.

    Kedougou

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    Visiter Kedougou c’est aussi se rendre compte de la diversité ethnique du pays. À l’Est du Sénégal, la région de Kedougou est en effet peuplée par différentes ethnies. On y rencontre des Soninkés, des bassaris ou des Malinkés. Kedougou, bénéfice d’un paysage magnifique. Cette partie du pays abrite également le parc national de Niokolo Koba. Dans le Fouta Djallon, le pays dispose d’une forte pluviosité.

    Saint-Louis et les îles de Gorée et de Carabane

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    Une partie de l’histoire africaine est cachée sur cette île. Pas loin de Dakar, l’île de Gorée a vu passer des esclaves africains entre le XVI et XIXe siècle. C’est pourquoi on peut y visiter des musées, la maison des esclaves, mais également des bâtiments historiques. L’île de Gorée bénéficie surtout d’une ambiance sereine et permet surtout à ses habitants ou visiteurs de se retrancher de l’ambiance qu’offre la capitale du Sénégal.

    Image result for Saint-Louis îles senegalCapitale du Sénégal de 1872 à 1957, Saint-Louis a été fréquenté par des colons. Dans la ville, on peut essentiellement remarquer l’architecture coloniale. Tout comme l’île de Gorée, Saint-Louis abrite des maisons coloniales ou d’autres bâtiments historiques. On peut y rencontrer au cours de l’année de nombreux touristes.

    Quant à l’île de Carabane, elle est visitée pour son patrimoine historique et ses pratiques écologiques. Carabane est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il abrite une église de style breton peut être visitée à pied ou en pirogue.

    Les plages

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    L’ambiance et l’air frais qu’offrent les plages sénégalaises sont magnifiques, notamment celles de Dakar et de l’île de N’gor. C’est d’ailleurs à juste titre que ces plages font partie des plus photographiées. Le pays compte également d’autres plages moins larges. Autre raison de visiter le Sénégal, les atouts dont dispose la ville de Saly. On y pratique des disciplines sportives comme le jet ski ou la plongée. Saly a souvent été choisi par des équipes sportives pour des périodes de stage.

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  • Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Avec son esprit entrepreneurial, Jonathan Liebmann fait partie de ceux qui revitalisent le centre-ville de Johannesburg. A 18 ans, il avait déjà une certaine expérience dans la propriété, ayant acheté, rénové et vendu quelques appartements. « Je dirige des entreprises depuis l’âge de 15 ans, mais ce n’est que lorsque j’ai réalisé que j’étais passionné par le développement immobilier que je suis vraiment devenu le mien », affirme celui qui a étudié les affaires et la comptabilité à l’Université de Monash.

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    Avec sa société Propertuity fondée en 2007, ce Sud-africain a fait renaître la cité Maboneng un quartier de Johannesburg. Jonathan Liebmann a transformé une zone interdite en une communauté urbaine branchée et dynamique. Maboneng abrite des appartements urbains modernes et des lieux de rencontre sur le toit où de jeunes professionnels, des créatifs et des entrepreneurs prendre le soleil couchant sur les toits de la ville. Il y a des galeries d’art, des espaces de travail collaboratif, des cinémas, et il y a un mélange éclectique de gens dans la rue – des touristes internationaux et des expatriés révolutionnaires, des gens d’affaires, des étudiants et des artistes.

    Quartier culturel

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    Avant le projet de Jonathan, Maboneng était un quartier délaissé. En prenant le devant de la reconstruction du quartier, l’entrepreneur est devenu célèbre dans son pays. Mais lui se montre modeste et souhaite qu’on ne résume pas Maboneng à lui seul. « Le quartier, ce sont les gens qui vivent, travaillent et aiment ça ici: son énergie et sa personnalité viennent d’eux. Un lieu ne peut jamais être celui d’une seule personne », explique celui qui a déjà dirigé une entreprise de nettoyage et une entreprise de café mobile.

    Notre portefeuille est composé à 60% de logements, 20% d’industriels, 10% de commerciaux, 10% de commerces de détail. L’idée est d’avoir une communauté complète et durable qui offre tout. Les gens veulent un espace intégré où ils peuvent descendre, regarder un film, manger dans un restaurant, se promener partout et faire du vélo », explique l’entrepreneur.

    Visionnaire

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    A Maboneng, des dispositions sont prises sur le plan sécuritaire par Propertuity. « Nous avons mis en place un certain nombre de mesures de sécurité discrètes telles que les gardes de sécurité privée, et nous avons travaillé dur pour favoriser l’interaction de la communauté. Il est important dans tout quartier que les gens se connaissent », insiste Jonathan Liebmann qui souhaite se concentrer sur le développement du quartier.

    Des appels lui sont faits pour « faire revivre » d’autres villes sud-africaines. « Je ne veux pas prendre de l’avance sur moi-même. Je ne veux pas devenir l’un de ces développeurs qui parlent de plans d’expansion fous. Il y aura du temps à l’avenir pour explorer les possibilités de reproduire le modèle ailleurs, mais ce n’est pas le moment », considère ce trentenaire qui est l’un des propriétaires fonciers les plus connus du pays.

     

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  • Tanzanie, pas de révolution numérique sans les femmes  [Grand Angle]

    Tanzanie, pas de révolution numérique sans les femmes  [Grand Angle]

    En Tanzanie, afin de combler le fossé de genre creusé dans le domaine de la technologie, certains centres misent sur la programmation et le codage pour les jeunes filles.

    Si depuis plus d’une décennie, la Tanzanie a maintenu une croissance économique relativement élevée de 6 à 7% par an, selon la Banque mondiale, une forte croissance démographique et une urbanisation croissante ont laissé 12 millions de Tanzaniens dans une pauvreté extrême, alors même que 800 000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail.

    Les disparités entre les sexes persistent également, les femmes représentant la proportion la plus élevée de personnes n’ayant jamais fréquenté une école, selon le Bureau national des statistiques de la Tanzanie.

    Par ailleurs,  même si le nombre de femmes et d’hommes qui suivent des cours de science et de technologie en Tanzanie est presque égal, le taux de chômage des femmes sur le terrain est plus de deux fois supérieure à celui des hommes, selon une étude récente du gouvernement. Une réalité qui casse la tendance mondiale en réalité.

    Pourtant, le buzz sur les programmes de codage en Tanzanie dément certains des problèmes d’infrastructure et de travail auxquels la population féminine est confrontée. Alors que, selon certains observateurs, pour un pays comme la Tanzanie qui possède une industrie technologique prometteuse, la résolution de ce problème pourrait être vitale pour son avenir.

    Le codage pour combler le fossé

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    Hyasinta Luhanga, 18 ans, vie à Dar es-Salaam. Chaque matin, avec une douzaine de camarades, elle apprend à coder au sein de l’entreprise sociale Apps & Girls, un centre qui vise à former de futures programmatrices et, ce faisant, à combler le fossé entre les sexes dans l’industrie technologique nationale.

    La jeune fille a d’abord rejoint les classes de codage à travers une activité de club. Avec un vif intérêt pour les mathématiques et les sciences, et surtout une envie de se lancer dans l’entrepreneuriat, elle a pensé que la programmation était une excellente façon de poursuivre une carrière dans le secteur de la technologie.

    Les cours de codage, pense-t-elle, lui ont donné l’occasion de changer et de remettre en question tous les aspects de sa vie. « Beaucoup de filles de mon âge se désolaient de vivre comme si Internet n’existait pas. Enseigner aux jeunes filles à coder, ajoute-t-elle, peut les aider à remettre en question les rôles sexuels traditionnels et à obliger certains parents à réévaluer si le mariage est la meilleure option pour les filles. »Image result for girls code in tanzania

    Depuis son lancement en 2013, A & G a enseigné à plus de 1 900 filles la programmation web et comment construire des applications pour smartphones. Puisque l’organisation agit également comme un incubateur, les participants sont encadrés sur la façon de créer un plan d’affaires et comment présenter à des partenaires potentiels. Ils sont également connectés à d’éventuelles opportunités de financement et d’emploi. Le centre reste ambitieux dans sa mission, même si l’écosystème technologique de la Tanzanie n’est pas aussi avancé qu’au Kenya, au Nigeria ou en Afrique du Sud.

    Carolyne Ekyarisiima, fondatrice d’Apps & Girls, estime que ces disparités pourraient jouer un rôle de catalyseur. Les grandes villes comme Dar, Mwanza ou Dodoma ont beaucoup de besoins, et les innovateurs pourraient aider à créer des solutions accessibles dans des secteurs aussi divers que l’approvisionnement en eau et en énergie, la santé et la gestion des déchets, explique Ekyarisiima. Pour les jeunes filles, apprendre à coder tôt peut aussi aider à développer des capacités de réflexion critique et de résolution de problèmes, ainsi que la confiance, croit-elle.

    Le codage pour toutes

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    Pour aider à stimuler le secteur technologique dans son ensemble, la Commission tanzanienne pour la science et la technologie (COSTECH) a étudié comment inciter à l’invention et à l’innovation pour les passionnés et les financiers.

    En plus de son rôle de conseiller, la commission accueille également le Buni Hub dans ses bureaux. L’espace a aidé à lancer certaines des plus grandes startups du pays, y compris le service de distribution de livres électroniques HadithiApp et le système de gestion scolaire ScholarDream.

    De fait, les initiées au sein de Apps & Girls ont pu contourner certains de ces défis en concevant des plateformes qui permettent aux étudiants d’ emprunter et d’acheter des livres à des prix abordables, de signaler le harcèlement sexuel dans les transports publics et de recevoir une éducation sanitaire et sociale en autres.

    Avant de s’étendre, les jeunes apprenantes veulent également normaliser leur programme de codage et le traduire de l’anglais vers le swahili.

    Actuellement, A & G travaille avec le Centre pour l’innovation sociale et l’entreprise de l’Université du New Hampshire afin d’améliorer leur stratégie commerciale et d’obtenir plus de sources de financement. D’ici là, le centre veut rester déterminé sur son objectif.

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  • Ce qu’il faut savoir sur l’indépendance du Ghana

    Ce qu’il faut savoir sur l’indépendance du Ghana

    Le Ghana célèbre ce 6 mars le 61e anniversaire de son indépendance. En 1957, sous la présidence de Kwame Nkrumah le pays obtenait son indépendance de la métropole britannique. Le Ghana fait partie des tout premiers pays qui ont sonné la fin de la présence du colon sur le continent. Depuis, l’histoire politique du pays est marquée par différentes phases. Le pays s’impose désormais comme un exemple de démocratie en Afrique. Les dirigeants élus démocratiquement s’attèlent à développer le Ghana pour le bien des populations. Mais en fait, que faut-il retenir sur cette date d’indépendance pour le Ghana. Afrotribune vous le développe en cinq points.

    Le nom Ghana  

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    Précisons que le Ghana a été colonisé pendant plus d’un siècle par les Britanniques. Mais le pays était d’abord composé de plusieurs royaumes indépendants, dont Asante (Ashanti), Gonja et Gadoma. Avant son actuel, le pays s’appelait Gold Coast. Ce nom faisait référence à l’abondance de l’or dans le pays. Il est ensuite nommé Ghana par rapport à l’ancien empire ghanéen qui avait prospéré au nord du Ghana actuel. L’empire du Ghana se situait entre les rivières du Sénégal et du Niger.

    Célébrations

    Image result for akufo addo sworn inPour célébrer chaque année l’indépendance, le président de la République prononce un discours de solidarité à tous les Ghanéens. Cette journée est marquée par un esprit de communion entre tous les Ghanéens, notamment ceux de la diaspora. Le 6 mars est aussi marqué par des festivités sur toute l’étendue du territoire. Un défilé national civil et militaire a lieu sur la place Black Star à Accra.

    Les Big Six

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    La lutte de l’indépendance a été menée au Ghana par Kwame Nkrumah. Ce dernier qui militait d’ailleurs une Afrique unie considérait qu’il était important que les populations africaines disposent d’elles-mêmes en se libérant de la domination coloniale. « Notre indépendance n’a de sens que si elle est liée à la libération totale du continent africain », déclarait-il durant son discours en 1957.

    Par la suite, une trentaine de pays africains se sont libérés de la domination coloniale au cours de la décennie suivante. Alors que l’indépendance du Ghana est largement attribuée à Nkrumah, le leader panafricaniste n’a pas travaillé seul. Il faisait partie des dirigeants du Ghana, les « Big Six », qui, en 1947, ont formé United Gold Coast Convention, qui a fait campagne pour la souveraineté. Obestsebi-Lamptey, le Dr Ako-Adjei, Edward Akuffo Addo, J.B Danquah et William Ofori Atta sont les cinq autres leaders de la lutte.

    Le drapeau

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    Le drapeau ghanéen symbolisait la victoire et le début d’une nouvelle histoire pour le pays. Il a été inspiré par le drapeau éthiopien. Cette bannière a été conçue par Theodosia Okoh, professeur et artiste. Elle a ensuite inspiré des pays comme la Guinée-Bissau. La couleur rouge du drapeau ghanéen symbolise le sang des Africains noirs qui a été versé pendant la lutte pour l’indépendance du pays. Le jaune représente la richesse minérale du pays. Quant à la couleur verte, elle symbolise les forêts et de la végétation du Ghana. L’étoile noire au centre du drapeau aurait été adoptée sur le drapeau de la Black Star Line, une compagnie maritime établie par le dirigeant politique jamaïcain Marcus Garvey.

    Développement économique

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    Le Ghana fait partie des économies dynamiques de la sous-région. Au cours de cette année, le pays connaîtra surtout une croissance économique remarquable. Avec une population de près de 30 millions d’habitants, le Ghana compte surtout sur sa richesse naturelle pour son développement économique. Le Ghana profite considérablement de ses exportations de métaux précieux tels que l’or, l’aluminium et les diamants. Le pétrole et l’agriculture sont également des piliers majeurs de l’économie du Ghana. Le secteur agricole représente environ 20 % du PIB du pays et est le plus gros employeur du pays.

  • Zangbeto, Guèlèdè, Egun […], les sociétés secrètes du Bénin

    Zangbeto, Guèlèdè, Egun […], les sociétés secrètes du Bénin

    Attention, zone de turbulence. Dans les communautés béninoises à forte croyance animiste existent une myriade de sociétés secrètes dont la compréhension requiert un affranchissement du scepticisme et du doute cartésien.

    Au Bénin, l’éducation moderne et les cultures occidentales adoptées dans certaines communautés n’auront en rien troublé l’organisation traditionnelle des sociétés. Le Vodou a plus que jamais sa place, cohabitant avec succès les religions chrétiennes, formant un paradoxe qui ne choque qu’au-delà du Bénin. Dans ce pays, elles sont nombreuses, ces sociétés dites secrètes. Entre autres, les Zangbeto, les Oro, les Guèlèdè et les Egun (Kutito).

    Les Zangbeto (fantômes)

    Bénin: le maire Yankoty lève la suspension des manifestations des "Egungun"  - Benin Web TV

    Les Zangbétô où les veilleurs de nuit, connus pour être des fantômes ne se croisent pas à tout bout de champ. Ils sortent en effet plus souvent la nuit entre environ 21 h 22 h. Parfois plus tardivement. La nuit, ils sortent à visage découvert, mais le jour et pour les cérémonies, ils se veulent des « êtres » étranges, portant un masque de raphia.

    Leurs sorties sont toujours précédées de chants et des cris. A chaque sortie, ils se donnent pour mission de dépouiller et de mettre en prison tous ceux qui croisent leur chemin, pour ensuite les relâcher au matin. Selon certaines compréhensions, le but est d’empêcher les voleurs d’opérer.

    D’autres Zangbéto sont moins indulgents. Dans certains quartiers, et selon les versions plus mythiques qui entourent leur organisation, ils obligent tous ceux qu’ils rencontrent dans leur sortie à intégrer leur société, après les avoir chicotés. Ils sortent les jours où les marchés ne sont pas animés afin de pouvoir bloquer la route sans gêner le commerce.

    Selon une définition plus cartésienne, les Zangbétô forment une société ayant dans le fonctionnement une similitude avec le scoutisme. Ils constituent une force de police au service de la collectivité.

    Sociétés exclusivement masculines, les Zangbétô ont leur propre « langage », des codes qui leur permettent de s’identifier.  Dans cette société, les enfants de 10 ans peuvent être initiés, de même qu’un blanc.

    Les Guèlèdè

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    Cette société s’est donné pour mission d’exorciser les communautés dans lesquelles elle est implantée. D’origine Yoruba, les Guèlèdè sont principalement dans les villages de l’Ouémé.

    En effet, dans certaines communautés béninoises, les croyances selon lesquelles les femmes ont des aptitudes pour devenir des sorcières et ainsi causer des morts, des pertes agricoles et autres malheurs sont encore d’évidence.

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    A cet effet, le but des Guèlèdè est de se libérer de l’emprise des sorcières et autres esprits maléfiques, au travers des rituels de libations, de danses avec les masques. L’objectif est non seulement d’écarter ces esprits maléfiques, mais encore plus de les rendre au contraire favorables à toute la population à la fin.

    Toutefois, si les porteurs des masques sont exclusivement des hommes ; il faut noter qu’ils ne sont que des exécutants. Les Gèlèdè sont dirigés au plus haut niveau par des femmes.

    Les Kutito (Egun)

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    Les Kutito sont plus connus pour leur masque, Egun. Ils sont probablement au Bénin, la société la plus spirituellement redoutée. Selon certains observateurs, c’est à eux que s’adressent le culte des morts et tous les sacrifices qui y vont avec.

    Strictement réservés aux hommes, les Kutito sont considérés, selon les croyances traditionnelles, comme des morts réincarnés pour soit protéger les vivants, se venger, ou corriger certaines choses.

    Certaines versions disent que les morts se manifestent à leurs descendants par l’intermédiaire de ces sociétés. Pouvant opérer en plein jour, ils sont néanmoins toujours cachés de la tête aux pieds sous de beaux pagnes ornés de broderies, de coquillages et accompagnés d’un homme appartenant aussi à ce clan, qui les protège des vivants curieux de les identifier.

    Les Olo

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    Leur mode opératoire est semblable à celui des Zangbéto, sauf que les Olo ont la réputation d’être la société secrète la plus violente.

    Connus pour faire désormais des sorties en début septembre, les membres de cette société se donnent pour mission de poursuivre les voleurs, les malfaiteurs et les femmes adultères. Pour accomplir cette mission, les Olo dansent et chantent dans les rues, munies de coupe-coupe et de chicotte.

    Selon les témoignages, ils battent sans aucune forme de procès leur cible et toutes autres personnes qu’ils rencontrent. Attention à ne jamais les empêcher de fonctionner en touchant à leur chicotte. Quiconque enfreint à cette règle est facilement exposé à un lynchage.

    Pour éviter ce genre d’incident, ils se manifestent la nuit au son lugubre des rhombes, et lors du décès d’un de ses membres. Là, ils opèrent par l’ébranchage total d’un arbre.

    Cette dernière cérémonie est d’une importance particulière dans cette société. Cela consiste à enlever les branches sur le tronc et à en laisser une seule. Quoiqu’elle paraisse facile et ordinaire, elle ne se fait pas sans dose de gri-gri. A la suite de cette cérémonie, un miracle doit se produire, assurent les initiés.

    Par ailleurs, dans cette société qui accepte tant les femmes que les hommes, les membres sont liés par un pacte d’omerta. Tout comme les Zangbeto, briser le mythe sur les secrets de l’organisation est passible des malédictions et de la colère des dieux.

     

     

  • The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent à Hollywood

    The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent à Hollywood

    Après la superproduction à succès Black Panther qui vante une Afrique très technologique, les salles de cinéma sur le continent auront encore bientôt de quoi attirer les spectateurs. En perspective, le nouveau projet The Woman King, un film qui porte sur l’unité militaire ouest-africaine guerrière connue sous le nom des Amazones du Dahomey, actuel Bénin.

    A Hollywood, la lutte anti-impériale du Dahomey sera bientôt célébrée dans un long-métrage. Lupita Nyong’o, actrice du désormais célèbre Black Panther va y avoir un rôle clé, celui d’une amazone d’un des royaumes les plus puissants aux 18è et 19è siècles. Elle sera fille de Nanisca, incarnée par la noire Américaine Viola Davis.

    Basé sur une histoire originale de Maria Bello, le film s’inspire de véritables événements qui ont eu lieu aux XVIIIe et XIXe siècles dans le Royaume du Dahomey, l’actuel Bénin.

    L’histoire se concentre sur Nanisca, générale des Amazones, et sa fille Nawi. Ensemble, elles combattent les tribus françaises et voisines qui violeraient leur honneur, asserviraient leur peuple et menaceraient de détruire tout ce pour quoi elles vivaient.

    L’armée des femmes guerrières a évité l’esclavage, le colonialisme et la guerre intertribale pour unifier une nation. Le film sera produit par Welle Entertainment de Cathy Schulman, JuVee Productions de Davis et, Julius Tennon et Jack Blue Productions de Bello.

    A en croire Julius Tennon, The Woman King « a le potentiel d’être un changeur de mentalité sur les femmes de couleur partout dans le monde », tandis que Schulman a comparé le projet à Black Panther, la super-superproduction Afrofuturistic de Disney. «  Black Panther vient de nous montrer comment le pouvoir de l’imagination et du savoir pourrait révéler un monde sans stéréotypes sexuels et raciaux » », a-t-elle déclaré.

    Pour le moment, aucune date n’est encore fixée pour le début de la production, de même que le nom du réalisateur principal n’a pas été révélé. Mais Nyong’o va bientôt produire et interpréter une minisérie de l’Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. Davis également continue de jouer dans le très populaire How to Get Away With Murder, dont la quatrième saison commence le 8 mars.

    Les amazones, ces fiertés féminines en Afrique

    Les Guerrières du Dahomey étaient traditionnellement appelées « Minon », littéralement «nos mères» en Fon, la langue du peuple Fon au Bénin. Certains historiens et observateurs européens les appelaient les Amazones du Dahomey, en souvenir à l’armée mystique et puissante de toutes les femmes appelées Amazones dans la mythologie grecque. Elles étaient connues pour être particulièrement habiles, compétitives et courageuses, aptes à défier tout le monde.

    Leurs exercices et défilés militaires ont toujours été exécutés à la danse, la musique et les chansons et leurs armes étaient parfois utilisées comme accessoires chorégraphiques. Comme exprimé dans leurs chansons, leur but était d’éclipser les hommes à tous égards. Elles étaient plus rapides et beaucoup plus courageuses que les soldats masculins.

    Le Dahomey entretenait également des relations privilégiées avec le roi, prêtant serment au célibat et vivant dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage avaient accès.

    L’armée des femmes amazoniennes n’est devenue défunte que lorsque le royaume du Dahomey est tombé à la fin du XIXe siècle. Selon l’UNESCO, après deux mois de combats et d’accords auparavant rompus entre les Français et le Dahomey, le roi du Dahomey met le feu à la plupart des palais royaux, marquant la fin du Royaume du Dahomey et de son armée de femmes en 1892.

  • Hygiène menstruelle: Olivia Onyemaobi éduque 20.000 filles au Nigeria

    Hygiène menstruelle: Olivia Onyemaobi éduque 20.000 filles au Nigeria

    Pour démarrer son entreprise, Olivia Onyemaobi s’est basée sur ses propres expériences et sa volonté de faire la différence dans la vie des autres. Elle est la fondatrice de Pad-Up Creations. Depuis deux ans, avec son entreprise, cette entrepreneure sociale aide les femmes et les filles à gérer leur hygiène menstruelle et à réaliser leur potentiel. Elle est également connue comme une militante des droits des femmes.

    Il y a presque trois ans, en juillet 2015, Olivia Onyemaobi a lancé au Nigéria une campagne de lutte contre les abus sexuels. « Je me suis souvenu de mes neuf années cruelles, incroyables et aigres d’abus sexuels pendant l’enfance », justifie-t-elle. Une situation qui ne l’a pas empêchée d’être entreprenante dès son bas âge. « À 11 ans, j’avais déjà écrit mon premier livre. Je fabriquais des chaussures pour adultes, des sacs d’école, des vêtements cousus avec des aiguilles et des coiffures pour les gens. J’avais toujours su que je possédais une entreprise », déclare celle qui a déjà publié sept livres.

    Entrepreneure engagée

    Durant sa campagne, la militante a également sensibilisé les populations sur l’éducation et la réhabilitation des enfants, particulièrement ceux qui souffrent de traumatismes sexuels au Nigéria. « Au cours du conseil et de la réhabilitation des filles, nous avons découvert que beaucoup de filles sont régulièrement exposées à des abus sexuels parce que leurs parents n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins matériels, dont l’un est une ‘serviette hygiénique’ », se rappelle Olivia Onyemaobi. Une campagne qui l’a conduit à trouver une solution de gestion menstruelle la plus abordable, saine et écologique pour les femmes et les filles nigérianes.

    Les kits Pad-Up Menstrual ont été lancés en mai 2016. Son initiative a été encouragée. Elle a été sélectionnée en 2016 par le programme Tony Elumelu Entrepreneurship Program. En décembre 2016, elle décide de démissionner de son poste d’auditeur dans une banque commerciale au Nigeria pour se concentrer officiellement sur les créations Pad-Up. « Ce fut une période enrichissante ? Je travaillais avec une équipe incroyable à plein temps », explique-t-elle.

    Conseillère sociale

    Olivia Onyemaobi explique qu’elle a créé son entreprise pour aider les filles à rester dans les écoles pendant leur cycle menstruel et améliorer l’implication économique des femmes dans la société. Pad-Up Creations fabrique à cet effet des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. « Nous organisons également la gestion de l’hygiène menstruelle et l’éducation en matière de santé reproductive dans les écoles et les groupes de femmes », affirme-t-elle.

    Les kits de Pad-Up Creations sont déjà utilisés par plus de 20000 filles et femmes. Grâce à ses produits et à la formation en gestion de l’hygiène menstruelle, l’entreprise envisage toucher près de 15 millions de filles et femmes dans cinq ans. « Nous espérons nous imposer au Nigéria et conquérir d’autres pays du continent », confie la Nigériane.

  • Aissa Dione: elle quitte la France pour miser sur le coton au Sénégal  

    Aissa Dione: elle quitte la France pour miser sur le coton au Sénégal  

    Pour elle, il était urgent de faire vivre l’industrie textile au Sénégal. Diplômée en beaux-arts, Aissa Dione a grandi en France. Elle a une mère française et un père sénégalais. Aissa Dione a décidé il y a quelques années de rentrer au Sénégal pour se consacrer à la création de produits textiles, capable d’être commercialisés dans le monde. L’entrepreneure crée alors en 1992 Aissa Dione Tissus. Depuis deux décennies, Aissa Dione combine ses propres connaissances artistiques avec des techniques locales traditionnelles, telles que le tissage de Mandjaque, pour façonner des bandes de lin utilisées dans les intérieurs et les revêtements de meubles.

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    Sa créativité lui a permis de tisser avec des techniques appréciées par ses clients. Son travail bien fait lui a permis d’avoir des commandes de grands magasins de décoration intérieure parisiens spécialisés dans la fabrication de tissus sur mesure de la plus haute qualité. Des designers étrangers font également auprès d’elle des demandes spéciales. Parmi ses clients on peut citer Fendi, le grand magasin new-yorkais Takashimaya et Jacques Grange. Grâce à l’AGOA (la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique) les productions sont aussi exportées vers les États-Unis. Les textiles d’Aissa Dione ont aussi été montrés dans des expositions de design à Paris, à New York et à Johannesburg.

    3000 mètres de tissus chaque mois

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    Quand elle a lancé son entreprise, Aissa Dione travaillait avec un seul tisserand dans sa maison. Plus de vingt ans après, elle compte plus de cent employés et a ouvert son atelier à Rufisque dans un secteur dédié aux petites et moyennes entreprises. Son atelier peut produire jusqu’à 3000 mètres de tissus par mois. Aissa Dione Tissus exporte des tissus traditionnels tissés à la main vers des marques de luxe comme Hermes et Christian Lacroix, mettant en valeur l’important patrimoine culturel du Sénégal. Sa philosophie reste de rassembler le design, le savoir-faire et la fabrication pour transformer le coton africain en un tissu de beauté.

    Pour elle, le coton sénégalais fait partie des meilleurs au monde. L’entrepreneure est également convaincue que les tisserands sénégalais peuvent créer des tissus de qualité comme c’est le cas dans d’autres pays étrangers. « Je crois fermement aux petites industries, en tant que moyen de développement en Afrique de l’Ouest : nous cultivons un million de tonnes de coton dans cette région et nous en exportons 99 % ».

    Conserver un patrimoine culturel

    Aissa Dione est guidé par la volonté de relancer d’une manière particulière la production textile au Sénégal. Son ambition est de conserver le tissage traditionnel qu’elle considère comme un patrimoine culturel. « Les industries du filage et du textile ont presque toutes fermé et les tisseurs traditionnels disparaissent lentement mais sûrement. C’est un énorme paradoxe. Alors que des millions de tonnes de coton sont cultivées en Afrique de l’Ouest, vous pouvez à peine trouver un mètre de textiles finis », regrette celle qui a travaillé avec le parfumeur Serge Lutens et l’architecte Peter Marino.

    L’entrepreneure reste malgré tout passionnée. La demande de sa clientèle augmente. Aissa Dione Tissus a pour objectif de quadrupler sa production actuelle. La Sénégalaise espère avoir accès à des financements et souhaite que l’État abroge des lois qui n’encouragent les chefs d’entreprise à employer de nouvelles personnes.

  • Afrique: ces célèbres pays qui n’existent pas sur la carte

    Afrique: ces célèbres pays qui n’existent pas sur la carte

    Depuis le début du mois de février, Black Panther, ce film de Marvel qui porte toutes les étiquettes « afroptimistes » est devenu très célèbre avec ses ventes record, son scénario génial, son casting étoilé et son changement de narratif sur l’Afrique à travers la fiction. Wakanda, le pays imaginé par le studio américain Marvel est également devenu très célèbre sur la toile.

    En réalité, dans les superproductions américaines ou françaises, existent parfois des pays comme désormais Wakanda, au-delà de la pure fiction, très célèbre. Mais pas que. Dans les discours ou dans certaines mentalités également, si l’Afrique n’est pas un pays, alors les créations des scénaristes sont réelles.

    Mais, avant Wakanda, il y avait beaucoup de pays africains qui n’existaient pas. En voici quelques-unes.

    Wakanda

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    En septembre 2017, alors que le film a encore 5 mois avant sa sortie, High Life, le magazine de bord de la compagnie aérienne anglaise British Airways publie une photo de l’actrice kenyane Lupita Nyong’o avec une légende insinuant qu’elle originaire de Wakanda. Ce n’est pas un secret pour les Africains, ce royaume du Wakanda est purement imaginaire. Présenté comme un pays technologiquement très avancé, Wakanda est créé par le studio Marvel de la maison d’édition Marvel Comics. Imaginé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby, ce pays apparait pour la première fois dans le comic book Fantastic Four #52 en juillet 1966, avant de devenir célèbre en 2018 avec le film.

    Botswanga

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    Vous ne finirez pas de rire du Crocodile de Botswanga, cette production de Fabrice Eboué. Le Bostwanga, c’est ce pays imaginaire dans lequel Thomas N’guijol incarne à lui seul l’autoritarisme de Dadis Camara (Guinée), la singularité d’Amin Dada (Ouganda), Bokassa (Centrafrique), Mobutu (RDC). Ces dictateurs qui changer d’humeur de façon imprévisible. Dans cet État, le dirigeant capitaine Bobo connait moins les noms de ses enfants et de ses ministres que ceux de ses crocodiles.

    Zamunda

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    Dans le film Coming to America sorti en 1998, Eddie Murphy joue le rôle d’Akeem Joffer, le prince héritier de la nation africaine fictive de Zamunda, qui vient aux États-Unis dans l’espoir de trouver une femme qu’il puisse épouser. Il a trouvé sa femme bien et ils sont retournés à Zamunda pour le grand mariage royal.

    Nambia

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    N’existant que dans l’imaginaire de Donald Trump qui l’a mentionné en 2017 lors d’une réunion avec les dirigeants africains à New York, « Nambie » est par la suite devenue un État fictif évoqué pour rire de la faible connaissance de la géographie par le chef d’État américain. « Le système de santé de ‘’Nambia’’ est de plus en plus autosuffisant », avait-il dit, en voulant bien sûr parler de la Namibie.

    Wadiya

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    Ce pays d’Afrique du Nord a été gouverné par un protagoniste dans le film Le dictateur  qui est sorti en 2012. Le baron Cohen a joué le rôle du général Aladeen, le dictateur de la République fictive de Wadiya qui menace de bombarder Israël avec ses armes nucléaires. Celui-ci s’entoure de gardes du corps féminin, parraine al-Qaïda (en donnant refuge à Oussama Ben Laden) et change chaque mot dans le dictionnaire à «  Aladeen ».

    Gondwana

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    Ironiquement, Gondwana se veut la « République très très démocratique en Afrique ». Dans les chroniques de l’humoriste nigérien Mamane sur Radio France Internationale et finalement dans la production vidéo Bienvenue au Gondwana, cet État fictif « concentre à lui seul tous les défauts du continent ». Vous y trouverez corruption, absence de politique en matière d’éducation, de santé, déni de démocratie… Tout un lot d’ingrédients qui fait de ce pays une très triste démocratie.